Concours d'écriture : Novembre 2021 - Une minute

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Roxane10th

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Concours d'écriture : Novembre 2021 - Une minute

Message par Roxane10th »

Hello !!

Comme vous pouvez le voir, et depuis quelques mois maintenant, il n'y a plus de modérateurs pour gérer les concours, alors c'est à nous, jeune écrivain.es en herbe, de maintenir cette tradition en vie !

Je vous invite donc à juger vous-même les écrits de chacun et de partager vos propres classements, afin que chacun puisse avoir un retour sur son travail :)

Par ailleurs, ce ne sont plus vraiment des concours, simplement l'occasion pour nous d'écrire sur un thème particulier, de s'entre aider, de s'améliorer, et bien sur de partager cette passion commune ;)

Sur ce pour ce doux mois de Novembre je vous propose le thème suivant : Une minute

Alors, à vos plumes cher.es Booknautes ;)


Petit rappel des règles :

♦ Tous les types de textes sont acceptés (fiction, histoire vraie, nouvelle, essai, en vers, en prose) du moment qu'ils collent au thème !
♦ Il n'y a pas de limites minimum de caractères. En terme de taille, le format d'une nouvelle de 15 000 signes (environ 7 pages) est le maximum qui sera accepté.
♦ Faites attention à votre expression et à votre orthographe, il est toujours plus agréable de lire des textes écrits dans un français correct ;)
♦ Les textes écrits avant le concours ne seront pas acceptés. Vos textes doivent avoir été écrits spécifiquement dans le cadre du concours.
♦ Attention : Seuls les membres de Booknode dont le profit sera un minimum complété (quelques livres en biblio et infos sur le profil) pourront participer, peu importe votre date d'inscription. Vous pouvez très bien vous être inscrits la veille, il n'y a aucun soucis, tant qu'il est clair que vous ne vous êtes pas inscrits sur le site juste pour participer et ne jamais y revenir ;)
Oihana

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Re: Concours d'écriture : Novembre 2021 - Une minute

Message par Oihana »

Cool merci d'avoir pris l'initiative!
Anais39

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Re: Concours d'écriture : Novembre 2021 - Une minute

Message par Anais39 »

Merci beaucoup de l'initiative, je vais essayer d'avoir l'inspiration ! Bonne chance à tous, faites crisser les plumes ;)
FleurDuNord

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Re: Concours d'écriture : Novembre 2021 - Une minute

Message par FleurDuNord »

Bonjour, merci pour ce concours j'ai très hâte de vous montrer mon travail et de lire vos commentaire ! Bonne chance à vous.
Winter_Louna

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Re: Concours d'écriture : Novembre 2021 - Une minute

Message par Winter_Louna »

Bonjour, merci d'avoir pris l'initiative, c'est avec plaisir que je participerai à ce "concours" (si l'inspiration ne me fait pas défaut) !
Bonne chance à tous ! <3
Karine-28

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Re: Concours d'écriture : Novembre 2021 - Une minute

Message par Karine-28 »

Bonjour est-il possible de me dire comment faire pour participer svp ? J’avoue n’avoir jamais fait attention à ve type de « concours » je me sers surtout de l’apli piurnmes bibliothèques mais j’avoue que l’idée est plaisante 🙃 merci d’avance de votre aide
Anais39

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Re: Concours d'écriture : Novembre 2021 - Une minute

Message par Anais39 »

Karine-28 a écrit : sam. 06 nov., 2021 11:35 am Bonjour est-il possible de me dire comment faire pour participer svp ? J’avoue n’avoir jamais fait attention à ve type de « concours » je me sers surtout de l’apli piurnmes bibliothèques mais j’avoue que l’idée est plaisante 🙃 merci d’avance de votre aide
Bonjour ! Il vous suffit d'écrire un texte, de le poster dans les commentaires ainsi les autres pourront lire et présenter leur classement. Il.n y a pas de date butoir il me semble mais avant la fin de novembre je pense :)
FleurDuNord

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Re: Concours d'écriture : Novembre 2021 - Une minute

Message par FleurDuNord »

Bonjour à tous, voici le texte j'ai écrit, j'espère qu'il vous plaira et n'hésitez surtout pas à me donner des conseils cela m'aiderait énormément. Bonne lecture.

Une Minute…
Une minute… Cela fait une minute que je l’attends. Cette minute me paraît longue, tellement longue que cela devient une heure puis une journée et enfin une décennie. Cette minute représente de l’angoisse mais aussi de la joie. Depuis le temps que je l’attends, mon cœur palpite et mes yeux se mettent à rire. En une seule minute tellement d’émotion envahissent mon corps. Je ressens tout ce que l’humain peut éprouver, la joie de le revoir, la peur qu’il reparte, la colère qu’il soit partis et enfin la tristesse. Je ne sais pas pourquoi mais je ressens cette légère tristesse, comme s’il était mort. Mais je sais que ce n’ait pas le cas, enfin je crois… Après dix années d’absence je vais enfin pouvoir le revoir mais une partie de moi perd espoir. Pendant une minute mon corps fait des montagnes russes d’émotions mais la plus forte est celle de la colère. Je suis en colère car il s’en est allé, sans une lettre ni une parole. Était-il énervé contre moi ? Ou peut-être qu’il ne m’aime pas. Je ne sais pas. La tristesse se met à envahir mon corps, puis mon esprit. Je me mets à voir flou puis je sens une larme descendre tout au long de mon visage. Je me mets à sourire bêtement sans aucune raison et à cet instant je sens son odeur. Oui ! Je sais que c’est son odeur alors j’ouvre mes yeux et la colère se met à m’envahir de plus en plus.
Anais39

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Re: Concours d'écriture : Novembre 2021 - Une minute

Message par Anais39 »

Rédigé en un un quart d' heure en cours après avoir fini mon évaluation :lol: , voici mon texte. en espérant qu'il vous plaira ! :D


En une minute… Qu’avons-nous le temps de faire en une minute ? Nous, pas grand-chose. Mais la vie, elle, peut faire beaucoup.

Voici la dernière phrase du livre que je viens de finir. Elle m’intrigue, me questionne. Comme une petite voix elle me murmure dans l’oreille. Je n’en saisi pas tout le sens mais je suis captivée par la gravité qui en émane et me donne des frissons. Bon, ce n’est pas tout, mais ma mère m’attend pour aller au lycée. Je préférerais nettement réfléchir sur cette dernière phrase intrigante plutôt que de sortir dans le froid. Tout cela pour de la physique chimie que je ne réutiliserai sûrement pas. Dans l’entrée, j’entends ma mère qui rouspète et m’annonce que je vais devoir y aller à pieds car le moteur ne démarre pas. Pour la forme, je râle lorsque je passe vers ma mère ce qui me vaut un regard noir. Mais, intérieurement, je pense qu’ainsi j’aurai tout le loisir de méditer, sur cette maxime captivante, durant le chemin. Je dévale l’escalier de notre immeuble défraichi et entame d’un bon pas ma marche sur le sol de béton gris. Autour de moi ça piaille, des enfants pleurent, un vendeur à la sauvette crie. Autour de moi il fait froid, on est en décembre et le vent est mordant. Mais à l’intérieur je n’entends que me pensées qui tentent de décortiquer la fameuse phrase, de lui faire révéler tout son potentiel, toutes ses senteurs, toutes ses vérités. A l’intérieur, je suis tellement bouleversée que j’en oublie le dehors. J’ai vaguement conscience de passer la ruelle pour arriver sur le boulevard et je manque plusieurs fois de rentrer dans des passants. Une fois de plus, je percute quelqu’un et tente de me rattraper mais… mais, mais ! Je n’avais pas vu, trop obnubilée par mes pensées que j’étais, que la route du boulevard arrivait juste derrière moi avec ses voitures qui roulaient à toute allure. Les fesses sur le bitume, une douleur lancinante à la jambe je ne parvenais à bouger. Je vis soudain débouler de l’autre côté une voiture, le conducteur déconcentré par son téléphone. Et je compris.

En une minute je ne pourrai rien faire mais la vie, elle, eut le temps de partir.
Karine-28

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Re: Concours d'écriture : Novembre 2021 - Une minute

Message par Karine-28 »

Anais39 a écrit : sam. 06 nov., 2021 12:27 pm
Karine-28 a écrit : sam. 06 nov., 2021 11:35 am Bonjour est-il possible de me dire comment faire pour participer svp ? J’avoue n’avoir jamais fait attention à ve type de « concours » je me sers surtout de l’apli piurnmes bibliothèques mais j’avoue que l’idée est plaisante 🙃 merci d’avance de votre aide
Bonjour ! Il vous suffit d'écrire un texte, de le poster dans les commentaires ainsi les autres pourront lire et présenter leur classement. Il.n y a pas de date butoir il me semble mais avant la fin de novembre je pense :)
merci beaucoup Anais pour votre réponse <3
Karine-28

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Re: Concours d'écriture : Novembre 2021 - Une minute

Message par Karine-28 »

quand je vois la taille de vos écrits je me dis que je n'ai pas du tout compris :( moi j'ai fait une tranche de ma vie sur ce que peut faire une minute parfois .... mais c'est long j'espère que certains d'entre vous prendront le temps de me lire, mais pour tout vous dire, le "publier" me soulage surtout moi, pas que ma peine va s'effacer, mais la partager atténue un peu. Alors si tout le monde peut prendre une minute de ma peine, la joie va vite revenir dans mon cœur

UNE MINUTE :
Une minute ! Voilà le temps qu’il te faut pour avoir le droit de vie ou de mort sur un être aimé. Quelle douleur, quelle tristesse quand ton esprit continue à tourner à plein régime. Et si… et si… et si.. aies-je pris la bonne décision ? Est-ce que je ne vais pas le regretter ? Pourquoi si vite ? Pourquoi elle ? Et là vous vous demandez de qui je peux parler ainsi, d’un être humain ou d’autre chose ? Chose ? Pour moi le terme est inapproprié car la chose en question est mon animal de compagnie, un amour de chat, ma Lithium affectueusement surnommée Lili. Lithium et moi c’est l’histoire magnifique d’une rencontre non programmée. Je m’explique. J’ai perdu mon Golden Retriever Molière en 2011 et la peine avait été tellement intense que je ne voulais plus souffrir comme ça avait été le cas. Mais les années passent et l’absence est toujours là, même si la douleur s’est tue. Deux années plus tard, nouvelle peine, nouvelle perte ; celle d’un amour de 17 ans qui au fil du temps s’était changée plus en amitié/colocation. Nous vide dans mon coeur, nouvelle vie à mettre en place, nouvelles habitudes à prendre. Renouveau quoi ! Autour de moi on me disait « reprends un animal, ça comblera le vide et puis surtout c’est moins chiant qu’un mec ». Désolée messieurs pour le coup, ce n’est pas totalement faux ! Oui, je sais que nous les femmes aussi ne sommes pas faciles à vivre. Bref, la graine est plantée, l’idée germine petit à petit, la graine pousse dans mon esprit jusqu’à ce qu’un jour je me décide. J’appelle une association, je n’avais pas de critères particuliers ans ma recherche, je voulais juste une boule de poils à aimer voilà tout. On me présente une jolie minette, on m’explique qu’elle est câline et qu’il faut un minimum de présence. A ce moment là, j’avais donné mes horaires et ça ne semblait pas poser de problèmes. La bénévole me dit qu’ils veulent venir chez moi pour voir comment est mon intérieur histoire de savoir si l’animal se sentira bien. Pas de problème pour moi. Je rentre toute heureuse en me voyant déjà câliner la dite minette. Toutefois, le lendemain je reçois un appel pour me dire que tout compte fait vu mes horaires (de bureau…) ça fera trop de temps d’absence pour cette chatte mais que comme j’avais proposé d’adopter Harry 8 ans, les bénévoles se proposaient de me l’amener. Va pour Harry ! A peine arrivé ce Monsieur n’a pas arrêté de cracher ou me feuler dessus. Il faisait également ses besoins à côté de sa caisse : neuve et propre je précise. Ou si il daignait faire dedans, vidait le reste de la litière à l’extérieur ! Je me suis dit qu’il fallait laisser un peu de temps à Harry, MAIS quand il a décidé de se soulager sur mon canapé j’ai dit STOP !! ça faisait déjà quasiment une semaine qu’il était là, que je ne le voyais pas puisqu’il se cachait sous mon living, mais qu’en plus il mettait le bazar dans la maison pendant la nuit et que rien ne changeait quand je l’approchais, il tentait de me griffer en plus de feuler. Ma première chatte Baghera, une panthère noire aux yeux verts, prise dans une association aussi, n’avait pas de suite accepté notre cohabitation elle avis mis un peu de temps mais au bout d’une semaine elle ronronnait comme un tracteur. J’ai donc appelé l’association pour qu’ils viennent récupérer ce malotru que j’en avais assez d’écouter leurs conseils qui ne fonctionnaient pas. Je les avais appelé plusieurs fois pour essayer de trouver une solution pour amadouer le fauve. Elle m’ont demandé si je pouvais le garder encore une semaine à cause d’un vaccin qui devait lui être fait et que je devais l’emmener. J’ai accepté de le garder pour le vaccin mais leur ai fait comprendre qu’elles devraient se débrouiller par leurs propres moyens pour l’emmener l’animal de toute façon ne se laissant pas attraper. CE fut comique vous pouvez me croire de voir les deux bénévoles à quatre pattes essayer d’attraper Harry « sans le stresser » comme elles disaient si bien. Elles ont tout tenté pendant une bonne trentaines de minutes, mais la patience ne faisant pas partie de mes gênes et ayant rendez-vous pour aller chercher ma futures boule d’amour à la fondation Assistance aux Animaux, j’ai perdu patience, j’ai bloqué Harry dans un coin je l’ai chopé par le coup et collé manu militari dans sa caisse. C’est vrai quoi j’allais pas y passer l’après-midi. Mais l’aventure ne se termine pas, le chemin jusqu’à ma Lili n’était pas encore d’actualité. Lili n’était pas mon « choix », j’avais vu une jolie Chartreuse « Mercedès » sauf que la demoiselle en question a démarré sur les chapeaux de roues quand la bénévole a voulu l’attraper. De ce fait je suis allée dehors pour carresser d’autres chats. Etes-vous déjà allés dans un refuge ? ça prend aux tripes de vois tant d’animaux abandonnés. Ils ne sont pas malheureux là bas, ils sont nourris, logés, câlinés, mais il leur manque tout de même l’amour d’un maître ! Je voulais pouvoir redonner du baume au coeur à un animal, peut m’importait sa race, son âge, sa couleur. Et là vous vous dites « ah oui, ben pourtant tu avais choisi un Chartreux et c’est un chat de race ça non ? » Alors je vous réponds que oui en effet le Chartreux est un chat de race et j’en suis love depuis la pub Sheba et comme il y en avait une pourquoi bouder mon plaisir ? J’étais donc dehors accroupie à câliner mes amis félins quand une petite rouquine se frotte à moi, me fait des « miamiaou », monte sur mes genoux, prend deux, trois caresses, redescend, se retourne et là je lui dit « ben ça va tranquille tu t’es essuyée les pattes sur mon jean » elle me regarde et refait « miamiaou » et là j’ai senti mon cœur fondre. J’ai regardé la bénévole qui n’était pas loin et qui essayait encore d’attraper Mercédès « c’est pas la star du jour sur FAcebook que j’ai vu ce matin » et là elle me dit, « oui c’est LIthium » « vous en pensez quoi pour moi ? » « elle serait parfaite pour vous, en plus c’est elle qui est venue, elle vous a choisie ». Notre histoire d’amour a commencée là, au milieu de la cour du refuge avec des traces de pattes mouillées sur mon jean. Elle a pris à ce moment là une partie de mon cœur. Je me suis empressée de remplir tous les papiers. La bénévole m’a dit « vous savez, les premiers temps il se peut qu’elle se cache un peu, le temps de s’habituer, de trouver ses marques » « Oui je connais le principe, je lui ai raconté ma mésaventure juste à quelques heures près, ça l’a fait sourire elle m’a dit qu’elle espérait que ça se passerait mieux avec Lithium mais qu’elle n’avait pas de doutes. A peine à la maison, ma Lili s’est sentie comme chez elle, elle a fait un petit tour du propriétaire puis s’est installée sur mes jambes, petit rituel qu’elle aura gardé jusqu’au bout. Je ne remercierai jamais assez mon amie Céline qui m’a dit après l’aventure Harry « viens je t’emmène à Villevaudé, on va te trouver un vrai chat ». Comme elle avait raison. Ma lili m’a donné à quelques jours près 5 années de pur bonheur. J’avais demandé au refuge pourquoi ils l’avaient appelée Lithium et on m’avait répondu « oh vous allez vite comprendre » je confirme que c’était une vraie pile électrique, elle ne s’arrêtait jamais. J’avais besoin de vous confier tout ça pour que vous puissiez comprendre mon état d’esprit. Une minute. ça peut paraître court quand on doit rendre un examen, mais ça peut paraître une éternité quand on cherche une réponse à sa question. Quel droit je m’octroie de lui ôter la vie ? Ne voudrait-elle pas rester encore un peu ? Et si je fais ça, n’est-ce pas purement égoïste ? Je vous dois un peu plus d’explications, Lili pendant les 4 premières années a été en super forme toujours vive à vouloir jouer, peut-être que si certains aspects n’avaient pas existés chez elle j’aurais sûrement découvert ses boules sous son ventre avant !! Mais ma Lili détestait être prises dans les bras à peu près autant qu’elle haïssait les trajets en voiture. Mais je lui imposais ces voyages pour qu’elle puisse être en vacances avec moi. Sitôt arrivées sur nos lieux de vacances les câlins et les ronrons reprenaient de plus belle et cerise sur le gâteau elle avait aussi la possibilité d’aller gambader dans les jardins en toute liberté contrairement à la maison où elle n’avait qu’un balcon à sa disposition. Ma Lili distribuait les câlins sans compter. Ce qu’elle aimait c’était squatter mes jambes en se couchant dessus ou si la place était prise par mon ordinateur par exemple, elle s’arrangeait pour que ses pattes me touchent au minimum. Il m’était difficile de jouer sur mon téléphone sans qu’elle le dégage pour prendre sa place, elle avait besoin d’attention et j’avoue lui en avoir distribuer encore plus sur la fin, elle était devenue mon unique priorité. Un jour je ne sais pas pour quelle raison, j’ai voulu déroger à la règle de ne pas la prendre dans les bras, de ne pas toucher son ventre et en la palpant j’ai ressenti 3 boules, et la douleur s’est insinuée en moi ! J’ai aussitôt pris rendez-vous chez le vétérinaire qui a confirmé mes craintes : tumeur mammaire. On pourrait se dire, pas grave, ce genre d’opération est courante, une fois passée tout ira mieux. L’opération a été programmée, la vétérinaire m’a dit avoir tout bien retiré être confiance, nous avons envoyé les tumeurs pour biopsie afin de savoir ce qu’il en était. Le retour a été un véritable coup de hache sur la tête, le verdict est tombé on donnait 9 mois d’espérance de vie à Lithium. J’étais effondrée. On m’a proposé de faire l’autre côté pour ralentir un peu l’avancée du cancer. Ce que j’ai évidemment accepté, le peu que je pouvais prolonger de présence de ma fille j’étais preneuse. En rentrant de la deuxième opération qui avait été faite 3 semaines après la première seulement elle est revenue apathique, elle se cognait. Je me suis dit que c’était son anesthésie. A un moment elle était dans mes bras elle ronronnait et d’un seul coup « poupée de chiffons » je crois que je n’ai jamais eu aussi peur, je l’ai secouée un peu, je lui dit dit « ma Lili ne me quitte pas j’ai trop besoin de toi », j’étais paniquée, j’ai appuyé doucement au niveau de son cœur, tout en la secouant et en lui parlant, et elle est revenue. La vétérinaire m’a dit qu’elle avait fait un contre coup à l’anesthésie et que j’avais eu les bonnes réactions. Parfait, mais comment dire que sur le moment je n’avais aucune certitude et que j’étais en totale panique. Nous avons continué à partager de bons moments, même si les premiers temps je dormais extrêmement mal me posant trop de questions et stressant pour un oui ou pour un non. Tout allait assez bien mais fin août je l’ai emmenée pour un contrôle et là il est apparu que le cancer avait gagné du terrain qu’il était maintenant au niveau de son thorax. Lili mangeait de moins en moins, je ne savais plus quoi faire, j’ai tenté beaucoup de choses, même de lui faire de la soupe à ma façon. Si vous aviez vu sa tête quand elle a regardé, on aurait pu se dire qu’elle me demandait si j’essayais pas de l’empoisonner. Sa petite bouille était si expressive. Il y avait comme pour les humains des jours avec et des jours sans. Elle perdait forcément du poids et pour moi il était dur de sentir ses côtes comme lorsque je l’avais adoptée et qu’elle pesait à peine 3 kg et que je l’ai fait aller à son poids de forme de 4,5kg. Elle était juste magnifique. Oui vous avez bien lu, elle était. J’ai dû en effet me résoudre à la laisser partir. Une minute, le temps que coule le liquide de fin de vie dans ses veines. Une minute pour lui dire combien je l’aime. Une minute à la remercier pour ces belles années de pur bonheur qu’elle a su me distribuer. Une minute à la sentir partir entre mes bras doucement. Pour moi une minute de souffrance dans le cœur, mais pour elle ? Comment savoir ? A t’elle pensé que je me débarrassais d’elle ? Que j’aurais encore pu faire cette nouvelle ponction dans ses poumons et repousser de quinze jours ? Ou au contraire m’a t’elle remerciée en silence dans mes bras ses yeux dans mes yeux débordants d’amour, mais les siens devenant de plus en plus noirs ? Je ne le saurais jamais, seule me reste son absence, la douleur des nuits sans sa tête au creux de mon coude et son corps le long de mon bras. Sans nos câlins du soir pendant que je lis avant d’éteindre la lumière ou son petit miaou du matin quand je me lève, sa façon de frotter le radiateur de la salle de bain pendant que j’allume la radio. Son câlin quand je sors de sous ma douche et mon câlin du soir quand j’ouvre la porte après la journée de boulot. Elle me faisait miaou et courait vite dans la salle à manger se mettre par terre pour ses caresses. Tous ces rituels sont lourds de ton absence ma Lili. Et t’avoir dit au revoir un 1novembre fait que cette date sera d’autant plus symbolique encore dans mon esprit. Je t’avais adoptée un 4 novembre, nous allions fêter nos 5 ans ma chérie. La vie en a décidé autrement et que je sais que là où tu es maintenant au moins tu ne souffres plus, mais moi tu me manque horriblement. Pour ma part je vais aller chercher cet après-midi du 6 novembre un nouveau compagnon, mais ma peine de ton absence ne s’effacera pas aussi facilement. Tu es dans mon cœur pour toujours mon amour. Et si je peux rendre une boule de poils de nouveau heureuse.. j’aurais réussi à faire quelque chose de bien. Une minute, ce thème tombait à point nommé car j’avais besoin de pouvoir vider ce trop plein de chagrin. Je ne voulais pas concourir à proprement parler, mais ça m’a permis de me soulager un peu que de partager cette tranche de vie avec vous. J’espère que vous aurez apprécié de lire ma joie, ma peine et que vous aurez reçu cette dose d’amour que je distribuais à ma Lili comme un cadeau pour vous. Nous avons la possibilité d’aider nos amis les animaux à partir dignement. Je l’ai fait. J’espère qu’un jour cette possibilité sera donnée à l’homme également. merci à ceux qui m’auront lue.
Karine-28

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Re: Concours d'écriture : Novembre 2021 - Une minute

Message par Karine-28 »

Anais39 a écrit : mer. 10 nov., 2021 5:44 pm Rédigé en un un quart d' heure en cours après avoir fini mon évaluation :lol: , voici mon texte. en espérant qu'il vous plaira ! :D


En une minute… Qu’avons-nous le temps de faire en une minute ? Nous, pas grand-chose. Mais la vie, elle, peut faire beaucoup.

Voici la dernière phrase du livre que je viens de finir. Elle m’intrigue, me questionne. Comme une petite voix elle me murmure dans l’oreille. Je n’en saisi pas tout le sens mais je suis captivée par la gravité qui en émane et me donne des frissons. Bon, ce n’est pas tout, mais ma mère m’attend pour aller au lycée. Je préférerais nettement réfléchir sur cette dernière phrase intrigante plutôt que de sortir dans le froid. Tout cela pour de la physique chimie que je ne réutiliserai sûrement pas. Dans l’entrée, j’entends ma mère qui rouspète et m’annonce que je vais devoir y aller à pieds car le moteur ne démarre pas. Pour la forme, je râle lorsque je passe vers ma mère ce qui me vaut un regard noir. Mais, intérieurement, je pense qu’ainsi j’aurai tout le loisir de méditer, sur cette maxime captivante, durant le chemin. Je dévale l’escalier de notre immeuble défraichi et entame d’un bon pas ma marche sur le sol de béton gris. Autour de moi ça piaille, des enfants pleurent, un vendeur à la sauvette crie. Autour de moi il fait froid, on est en décembre et le vent est mordant. Mais à l’intérieur je n’entends que me pensées qui tentent de décortiquer la fameuse phrase, de lui faire révéler tout son potentiel, toutes ses senteurs, toutes ses vérités. A l’intérieur, je suis tellement bouleversée que j’en oublie le dehors. J’ai vaguement conscience de passer la ruelle pour arriver sur le boulevard et je manque plusieurs fois de rentrer dans des passants. Une fois de plus, je percute quelqu’un et tente de me rattraper mais… mais, mais ! Je n’avais pas vu, trop obnubilée par mes pensées que j’étais, que la route du boulevard arrivait juste derrière moi avec ses voitures qui roulaient à toute allure. Les fesses sur le bitume, une douleur lancinante à la jambe je ne parvenais à bouger. Je vis soudain débouler de l’autre côté une voiture, le conducteur déconcentré par son téléphone. Et je compris.

En une minute je ne pourrai rien faire mais la vie, elle, eut le temps de partir.

TOP !! belle image de la vie qui peut basculer en un instant. Bravo :)
Anais39

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Re: Concours d'écriture : Novembre 2021 - Une minute

Message par Anais39 »

Karine-28 a écrit : mer. 10 nov., 2021 7:17 pm
Anais39 a écrit : mer. 10 nov., 2021 5:44 pm Rédigé en un un quart d' heure en cours après avoir fini mon évaluation :lol: , voici mon texte. en espérant qu'il vous plaira ! :D


En une minute… Qu’avons-nous le temps de faire en une minute ? Nous, pas grand-chose. Mais la vie, elle, peut faire beaucoup.

Voici la dernière phrase du livre que je viens de finir. Elle m’intrigue, me questionne. Comme une petite voix elle me murmure dans l’oreille. Je n’en saisi pas tout le sens mais je suis captivée par la gravité qui en émane et me donne des frissons. Bon, ce n’est pas tout, mais ma mère m’attend pour aller au lycée. Je préférerais nettement réfléchir sur cette dernière phrase intrigante plutôt que de sortir dans le froid. Tout cela pour de la physique chimie que je ne réutiliserai sûrement pas. Dans l’entrée, j’entends ma mère qui rouspète et m’annonce que je vais devoir y aller à pieds car le moteur ne démarre pas. Pour la forme, je râle lorsque je passe vers ma mère ce qui me vaut un regard noir. Mais, intérieurement, je pense qu’ainsi j’aurai tout le loisir de méditer, sur cette maxime captivante, durant le chemin. Je dévale l’escalier de notre immeuble défraichi et entame d’un bon pas ma marche sur le sol de béton gris. Autour de moi ça piaille, des enfants pleurent, un vendeur à la sauvette crie. Autour de moi il fait froid, on est en décembre et le vent est mordant. Mais à l’intérieur je n’entends que me pensées qui tentent de décortiquer la fameuse phrase, de lui faire révéler tout son potentiel, toutes ses senteurs, toutes ses vérités. A l’intérieur, je suis tellement bouleversée que j’en oublie le dehors. J’ai vaguement conscience de passer la ruelle pour arriver sur le boulevard et je manque plusieurs fois de rentrer dans des passants. Une fois de plus, je percute quelqu’un et tente de me rattraper mais… mais, mais ! Je n’avais pas vu, trop obnubilée par mes pensées que j’étais, que la route du boulevard arrivait juste derrière moi avec ses voitures qui roulaient à toute allure. Les fesses sur le bitume, une douleur lancinante à la jambe je ne parvenais à bouger. Je vis soudain débouler de l’autre côté une voiture, le conducteur déconcentré par son téléphone. Et je compris.

En une minute je ne pourrai rien faire mais la vie, elle, eut le temps de partir.

TOP !! belle image de la vie qui peut basculer en un instant. Bravo :)
Merci beaucoup pour ton retour ! ;)
normalement

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Re: Concours d'écriture : Novembre 2021 - Une minute

Message par normalement »

Voilà ma participation de ce mois ! Je suis ravie de la reprise des concours, de quoi aiguiser sa plume :)

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Cet instant fut bref. Dans un souffle, il avait disparu. Dans un souffle, je ne pus rien faire d’autre que regarder et ressentir.

Le printemps arrivait doucement au fil des jours. L’odeur au dehors du château a d’ores et déjà changer. Plus de feuilles en décomposition ni même l’odeur vive du froid et des feux de cheminé en bas de la butte. L’herbe se relève enfin de sa trêve hivernale, les premières jonquilles pointent leurs bouilles jaunes sur les collines et les bourgeons verts vifs clamaient au monde leur beauté.

Je ferme les yeux et inspire cette douce atmosphère. Oui, s’était une belle journée en effet.
Je n’entends que le gazouillis des premiers piverts chantant au loin. Les exclamations de la foule ne me viennent qu’au second plan, comme une douce mélodie dans un rêve. Je perçois le bruit du bois en train d’être coupé dans la cour. Rythme régulier, lancinant mais fascinant. Le bois se joint à celui des couteaux des cuisinières dans l’arrière-salle des servants. L’heure du déjeuner approche en effet. Dans une cadence effrénée, je les écoute frapper les légumes de leurs lames acérées dans une danse si rapide que personne ne pourrait la reproduire sans y perdre un doigt ou deux.

Je souris à l’idée d’une bonne soupe chaude au coin du feu, mon chien se prélassant à mes pieds.

Je rouvre les yeux et les lève au ciel. Ce sera une belle saison. Le ciel est d’un bleu vif, généreux. Quelques timides nuages le parsemait mais sans animosité aucune. Rien ne semble plus être hostile aujourd’hui.

J’entends la foule s’enhardir mais je ne baisse pas le regard vers elle. Non, plus de conflit, seulement la sérénité. Je ne demande plus que le repos et la contemplation.

C’eut-été une belle journée pour se prélasser au bord de la rivière ou pour observer les premiers oiseaux faire leur nid. Mais je ne peux laisser ma place. Je suis où je dois être.

J’inspire un grand coup, m’enivrant de l’air frais de ce début de journée.
On m’amène sur mes genoux et me pose la tête sur une souche.
Les oiseaux se font plus nombreux encore lorsque je me concentre sur leur chant. Une véritable chorale. J’entends au loin des aboiements. Je souris à la pensée de mon chien. Je souris à cette dernière minute. Merveilleux instants, réduits à un souffle.

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Winter_Louna

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Re: Concours d'écriture : Novembre 2021 - Une minute

Message par Winter_Louna »

Bonjour ! Voici ma participation !

"En une minute, il peut se passer beaucoup de choses. La vie peut faire beaucoup. Nous pouvons faire beaucoup.
La vie peut quitter un corps ou s’insuffler dans un de ces derniers. Les humains peuvent réaliser une série d’actions en une minute. Ils peuvent ressentir maintes émotions ou maints sentiments durant ce court laps de temps.
Je sais mieux que personne tout ce que nous pouvons faire en une minute. Je m’appelle Eria Less, et je peux voir l’avenir. C’est assez étrange et peu commun, comme don, il faut en convenir. En fait, je peux voir une minute – et pas une seconde de plus – dans le futur. Ce don ne se déclenche que lorsque quelque chose qui va changer radicalement la vie de quelqu’un doit se produire autour de moi une minute après.
J’avais découvert ce pouvoir à mes huit ans. Un ami était venu chez moi, et était allé aux toilettes dans l’après-midi. J’étais dans la pièce d’à côté – ma chambre – , pour l’attendre. Je l’avais vu sortir des toilettes, se diriger vers les escaliers, et tomber. Jusqu’en bas. Je l’avais vu par terre, roulé en boule, son bras tordu dans une position non naturelle. J’avais pris une grande inspiration et j’avais attendu d’entendre des pleurs et des cris de douleurs. Ils n’étaient pas venus. Je m’étais donc levée, et j’avais regardé dans les escaliers. Il n’y avait personne en bas. J’avais secoué la tête, pour me remettre les idées en place – j’eus vite fait de penser que j’étais folle – et j’étais retournée dans ma chambre. J’avais entendu mon ami sortir des toilettes et se diriger vers les escaliers. Je n’avais pas réagi. Je m’étais levée pour le rejoindre au rez-de-chaussée, mais j’avais entendu les bruits d’une chute. J’avais avancé en courant pour voir ce qu’il s’était passé, et j’avais vu mon ami dans la même position que dans ma « vision ». Quelques secondes plus tard, il s’était mis à crier. C’est ce jour là que je me rendis compte que je pouvais voir l’avenir. Mais seulement une minute de cet avenir, et seulement une minute avant qu’il ne se produise. J’avais mis des mois à comprendre tout ce que cela signifiait. Et des mois à me remettre du choc que tout cela m’avait causé.
Aujourd’hui, j’avais appris à utiliser ce don à bon escient, pour sauver des gens, principalement. Mais ce pouvoir ne me montrait pas des choses qui changeraient la vie des gens négativement. Je pouvais aussi voir lorsque quelqu’un entendrait une nouvelle tellement bonne qu’elle changerait sa vie – comme une déclaration d’amour – …
Cela faisait maintenant quelques mois que mon pouvoir ne s’était pas déclenché. Je vivais donc une vie tranquille, sans avoir à me préoccuper de la sécurité d’untel ou untel. Ce matin, j’avais décidé de partir lire au parc, sur un banc en face du petit lac. Quelques heures après, ma petite amie, Cass, m’envoya un message pour me dire qu’elle m’attendait devant chez moi. Cela faisait presque un mois que nous ne nous étions pas vues. Elle était partie en vacances avec sa famille, et venait de rentrer. Je lui dis que j’étais au parc, et qu’elle pouvait me rejoindre. Je décidai de lui faire une surprise en allant à sa rencontre sur le chemin. Je pris mon livre, et continuai à lire en marchant. J’étais devenue experte dans cette activité au fil du temps, et j’arrivais à me concentrer sur mon livre et sur ce qu’il se passait autour en même temps.
Je marchais tranquillement, quand mon don se déclencha à nouveau. Lorsqu’il s’activait, c’était comme si j’arrêtai de respirer pendant une minute. C’était bizarre. Je m’attendais à voir l’avenir d’un passant, mais je me vis, moi. J’en lâchai mon livre, de surprise.
Je me vis traverser la route, plongée dans mon livre, un de mes lacets défait. Je me regardai trébucher et tomber sur la chaussée. Je vis une voiture arriver à toute vitesse – bien plus que la limitation -, son conducteur au téléphone, l’air énervé, et l’air pris dans sa conversation. Il regardait son téléphone en faisant de grands gestes. Je me vis me relever, en boitant ; ma cheville s’était tordue. Je regardai la voiture arriver sur moi. Beaucoup trop vite. Je n’eus pas le temps de me relever entièrement et de partir que, déjà, la voiture était sur moi.
Je pris une grande inspiration tremblante. D’accord. Il fallait rester calme. Je ramassai mon livre et remarquai que mon lacet était défait. Je le refis, et attendis sur le trottoir. Il ne fallait pas que je traverse, sinon, ce que j’avais vu allait se réaliser. Je continuai à marcher sur le trottoir pour traverser plus loin. Une minute après je vis la voiture avec son conducteur énervé. Je fis bien attention à l’éviter, et traversai ensuite rapidement, de peur qu’il ne m’arrive quelque chose d’autre. J’entendis quelqu’un m’appeler, je levai la tête et vis Cass. Au final, elle n’avait pas pris le même chemin que moi, et elle avait dû arriver au parc alors que j’étais partie. Elle courait sur le trottoir que je venais de quitter. Elle commença à traverser la route, sur le passage piéton, mais elle ne regarda pas avant si des voitures arrivaient. Je ne les vis que trop tard. Je criai, mais le conducteur eu un moment d’inattention, il se tourna vers l’arrière de son véhicule, et dit quelque chose à l’attention des deux enfants assis derrière. Il ne vit donc pas Cass. Quand il se retourna vers la route, c’était trop tard. Je ne pouvais plus rien faire. Ma Cass s’était figée sur la chaussée, une expression de terreur absolue sur le visage. Un autre cri m’échappa lorsque la voiture arriva sur mon amie. Le conducteur freina trop tard. Je me précipitai aux côtés de Cass, en pleurant et criant. Une vague de peur, de panique et de détresse me submergea. Mon cœur battait à une vitesse inimaginable. Mes larmes traçaient un sillon glacé et humide sur mes joues. La tête me tournait.
C’était fini. Je ne trouvai pas son pouls. Mon don m’avait servi, pour moi-même. Mais je n’avais pas pu sauver la personne qui comptait le plus pour moi. Une minute c’était trop court. J’aurais pu éviter cet accident si j’avais pu voir plus d’une minute dans l’avenir. En une minute, il pouvait se passer tellement de choses. En voilà l’exemple. Il n’avait suffi que d’une seconde d’inattention du conducteur, de Cass, et de moi et voilà ce qui s’était passé. Il n’avait fallu qu’une minute pour que la voiture percute Cass, et pour que la vie quitte le corps de celle-ci.
Une minute pour que mon cœur se brise en mille morceaux."


Voila! J'espère que mon texte vous aura plu ! Bonne soirée à toutes/tous.
Florale

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Re: Concours d'écriture : Novembre 2021 - Une minute

Message par Florale »

Bonjour! J'espère que je n'envoie pas ma participation trop tard! Bonne chance à tous pour ce concours!

Essoufflé, Timéo s'arrêta et regarda son chronomètre : 1m07. Il ragea intérieurement : cétait toujours trop long!
Il rentra chez lui. Après une douche et un verre d'eau, il s'assit sur son lit, un peu découragé. Le garçon avait décidé de participer au cross du collège. Son école primaire n'en organisait pas. Le jeune sixième était heureux de pouvoir se lancer là-dedans. Surtout que le collège prenait ce cross très au sérieux. S'il gagnait, il aurait une petite popularité, et peut-être que Quentin et les autres brutes qui avaient été dans sa classe ces deux dernières années le laisserait enfin tranquille...
Sauf que pour gagner, il fallait être bon. Le record des sixième au 400m était d'une minute. Timéo s'était donc fixé cet objectif. S'il faisait maximum une minute, il avait une chance. Mais il n'y arrivait pas.
Si la perspective de se débarasser de Quentin encourageait le jeune garçon, il ne courait pas que pour ça : courir, c'était sa passion. Son rêve, c'était d'être athlète. Partciper à des courses, gagner et qui sait, peut-être, un jour, participer aux championnats d'athlétisme. Mais pour le moment, il n'était pas assez rapide...
Sa mère apparut alors à la porte de sa chambre. Elle entra et s'assit à côté de son fils :
<< Tout va bien, mon chéri?
- Je suis trop lent...
- Tu vas y arriver! Tu t'entraînes dur.
- Oui, mais ça ne suffit pas! Il faut que je me rendes à l'évidence : je ne serai jamais un athlète! Et Quentin et les autres vont continuer à se moquer de moi...
- Timéo, on en a déjà parlé! Ce n'est pas à toi de régler ça tout seul! >>
Devant les yeux pleins de larmes de son fils, elle l'attira à elle et lui caressa doucement les cheveux :

<< Mon chéri, tu as bien fait de nous en parler. N'écoutes pas ceux qui te traitent de balance ou d'autres choses horribles du genre. Tu n'as pas à gérer ça tout seul!
- Mais ils ne s'arrêteront jamais...
- Si, mon chéri. Nous les arrêterons.>>
La jeune femme savait que le véritable problème, c'était que l'on arrivait jamais à prendre les harceleurs sur le fait. Elle n'arrivait pas à croire qu'il soit si dur de coincer une bande d'abrutis de 11 ans. Elle n'arrivait pas non plus à croire que son fils avait été persécuté pendant près de deux ans sans oser en parler à qui que se soit. Elle était fier qu'il est eu le courage d'appeler à l'aide.
Dans les bras de sa mère, Timéo sourit. Il savait que ses parents feraient tout pour le protéger. Savoir que maintenant il pouvait compter sur eux pour gérer ce problème le libérait d'un poids immense.
Mais pour le moment, son problème, c'était cette course. Il devait y arriver. Pas pour ce crétin de Quentin, mais pour lui-même. Pour son rêve. C'est ce qu'il dit à sa mère. Elle le regarda tendrement:
<< Nous allons t'aider. Papa et moi, nous t'entraînerons >>

Et elle tînt parole. A partir de ce jour-là, les parents de Timéo l'entraînèrent pour le cross. Son père l'emmenait sur les tapis de course de la salle de sport, lui faisait faire de la musculation, le chronométrait. Sa mère gérait son alimentation ( Timéo crut défaillir en comprenant que sa consommation de Nutella serait réduite). Le jeune garçon sentait qu'il devenait plus rapide et plus endurant. Même Lola, sa petite soeur de 7 ans, lui faisait des compliments sur ses progrès.
Un matin, J-5 avant le cross, Timéo acheva l'entraînement. Essoufflé, il s'arrêta et lança un regard plein d'espoir à son père, qui tenait le chronomètre. Celui-ci sourit et montra l'écran à son fils. Il affichait 1m00. Pile. Timéo poussa un cris de joie et se jeta dans les bras de son père. Celui-ci riait :
<< Bravo, mon grand! Tu as réussi! >>

Le jeune garçon se senta plus que jamais prêt à gagner cette course, à affronter Quentin et quiconque lui reprocherait d'avoir été courageux.


Le jour-J était enfin arrivé. Il attendait, avec les autres élèves de sixième, à côté du stade où ils allaient courir. Les parents pourraient les encourager dans les estrades prévues à cet effet. Timéo sourit. Mais pas parce qu'il venait de croiser le regard de Julie Rochelle, la jolie blonde aux yeux bleus. Pas du tout. Il croisa ensuite quelqu'un qu'il aurait aimé ne pas voir. Quentin s'approcha de lui, un sourire mauvais aux lèvres:
<< T'es là, le débile? Non mais vraiment, t'as pas honte de te monter ici? Tu es tellement moche. Franchement, à ta place, je ne me léverais pas le matin>>
Timéo avait essayé de rapporter ce genre de propos à ses parents, à d'autres adultes. Mais à chaque fois, son harceleur se contentait de nier, l'air de ne pas comprendre et ses parents étaient indignés qu'on ose penser que leur fils était capable de faire ça. Timéo fut tenté d'être blessé, de fuir en pleurant, comme avant. Mais il pensa à son père, sa mère, ses amis, Axel et Mathieu. Et il sût que tout ce que pouvait dire ou penser Quentin n'était que des mensonges. Il sourit à son tour :
<< Tu as raison Quentin. Tu ne devrait pas te lever le matin. >>
Il laissa Quentin et se dirigea vers la ligne de départ : le surveillant chargé de donner le top dépat approchait. Les garçons se mirent en place : les filles passeraient après eux. Timéo regardait devant lui. Une seule chose comptait : courir. Il était concentré. Le surveillant, bras levé, les dévisageaient tour à tour. Soudain, il baissa le bras.
Timéo partit. Pas à fond, contrairement à d'autres élèves qui s'essouffleraient bien trop vite. il se retint de dépasser ceux devant lui. Le jeune garçon savait ce qu'il avait à faire. Déjà, certains ralentissaient. Timéo les doubla. Il tint le rythme et dépassa d'autres élèves. Devant lui, il vit Quentin. Il continua jusqu'à passer devant lui, et ne lui jeta même pas un regard. Mais Quentin, si. Son regard était plein de haine. Comment ce minable osait lui tenir tête? Le dépasser? Poussé par la rage, il accéléra, et poussa violemment Timéo à terre. Il continua, en écrasant au passage la main de Timéo, qui cria de douleur.
Le jeune homme était à terre. Il voyait devant lui Quentin qui s'éloignait. Certains coureurs lançaient des "ça va?", mais ne s'arrêtaient pas pour l'aider. Il se dit qu'il valait peut-être mieux qu'il ne se relève pas. Qu'il reste, là. Qu'il abandonne. C'était beaucoup plus simple ainsi, non?
Alors, quelque chose en lui dit non. Non, il avait travaillé trop dûr, il avait rêvé de cette victoire trop fort, pour abandonner maintenant. Il ne voulait pas, ne pouvait pas laisser tomber. Il releva la tête, et, tout doucement, se releva, sous les yeux effarés et admiratifs des spectateurs. Il mit un pied devant l'autre, un peu douloureusement, et se remit à courir. Il entendait ses parents, les autres parents et les élèves qui l'encourageaient. Son nom scandé par ceux qui le connaissait. Il courrait à fond. Il sentit un point de côté, mais continua. Il dépassa à nouveau ses adversaires un à un. Il ne fit même pas attention à Quentin, qui le regarda passer, l'air bête. Timéo ne voyait plus rien, n'entendait plus rien. Il se contenta de donner toutes ses forces dans ces derniers mètres. Et alors, il franchit la ligne d'arrivée.
Il y était arrivé. Il était premier. Il avait gagné cette course. Timéo vit ses concurents passer l'un après l'autre la ligne d'arrivée. Il vit ses parents et ses amis accourir pour le féliciter. Il vit Julie Rochelle l'applaudir. Il vit la CPE se diriger vers Quentin, le regard dur et froid. Il réalisa soudain : Son harceleur venait de le pousser devant presque tout le collège. Ils l'avait prit sur le fait. Ils avaient une peuve. Maintenant, ils pouvaient enfin le protéger concrêtement de Quentin.
Il tourna la tête et regarda le chronomètre, qui avait enregistré son temps : 57 secondes.
Il se jeta dans les bras de ses proches en poussant un cris de joie. Non seulement il avait gagné, mais il avait aussi battu le record! Timéo était sûr que cette minute avait tout changé. Après cette minute, une simple petite minute, il se sentait plus fort, plus courageux. Il savait qu'il pourrait réaliser ses rêves.
Il savait tout ce qu'il pouvait y avoir derrière une simple minute.

Voilà, j'espère que ça vous a plut!
Bonne journée à tous!
quoi-de-neuf-docteur

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Re: Concours d'écriture : Novembre 2021 - Une minute

Message par quoi-de-neuf-docteur »

Une minute

Tic Tac
Le bruit du vent dehors. Les feuilles et la pluie s'envolent.
L'automne s'est installé.

Tic Tac
L'odeur du repas en train de cuire. Une tasse qui refroidit.
Un instant de silence.

Tic Tac
Le bazar habituel traîne sur la table. La paperasse à faire.
Une pause dans la journée.

Tic Tac
Enfin à la maison, au chaud. La lumière de l'ordinateur m'éclaire.
Le calme avant la tempête.

Tic Tac
Assise, concentrée, plus le temps de rêvasser. Retour au travail.
Une minute est passée.
larmedesoleil

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Re: Concours d'écriture : Novembre 2021 - Une minute

Message par larmedesoleil »

Combien de temps faut-il pour tomber en amour ? C’est la question que se pose Maël alors qu’il marche sur le chemin du village. Cela fait plusieurs mois déjà que lui et la fille du berger, Jeanne, se courtisent mutuellement et pourtant, il ne croit pas être amoureux, pas encore du moins. Et pourtant, ses parents ne se sont courtisés que quelques semaines avant de se fiancer. La durée serait-elle différente selon les gens ? Gentille douce, souriante, travaillante et d’une sublime beauté, Jeanne avait tout pourtant de la fille parfaite. Tous les garçons du village l’enviaient d’avoir attiré son attention. Alors pourquoi ne pouvait-il pas tomber amoureux ?
- Maël ! Maël ! Viens vite voir ! Un cirque ambulant, un cirque ambulant est arrivé au village !
Interrompu dans la réflexion, Maël se retourna pour retrouver son petit-frère Victor courant dans sa direction, un grand sourire sur le visage. Ses cheveux blonds étaient plein de terre, de même que ses genoux et sa chemise. Il avait également trouvé le moyen de déchirer à nouveau ses pantalons, pourtant fraichement reprisés et comme à son habitude il était nu pieds. Maël soupira, il avait encore dû passer l’après-midi à jouer dans les bois. C’était mère qui allait être contente.
Victor s’arrêta, essoufflé de sa course devant son grand frère et pris un moment pour respirer avant de reprendre son babillage.
- Un cirque ambulant est arrivé. Ils se sont installés dans le champ de M. Thom.
Un cirque ambulant… Il n’y en avait pas eu au village de Aorkell depuis des années. La dernière fois qu’une caravane s’était arrêtée, Maël avait 5 ans. Il en gardait des souvenirs marquants de cracheurs de feu et d’acrobates en tenues étincelantes.
- Un cirque ambulant, dis-tu ? Alors allons voir ça de plus près. Peut-être qu’un magicien de la lumière sera avec eux.
- Un magicien de la lumière ? Mais ce sont des légendes !
- Non, ils sont bien réels, je peux te l’assurer.
- Tu en as déjà vu un ?, demanda-t-il émerveillé.
- Oui une fois, dans une foire d’un village voisin.
Demanda-t-il émerveillé
- Oui une fois, dans une foire d’un village voisin, c'était magique.
Il avait pu assister à une partie de la représentation qu’il donnait et jamais dans sa vie il n’avait été aussi ébloui. Le magicien, un jeune homme dans la vingtaine, jouait avec les couleurs et les illusions. Ainsi soudainement, la foule entière, Maël compris s’était retrouvé sous l’Océan, des poissons arc-en-ciel nageant autour d’eux dans l’eau bleutée. Maël y avait tellement cru qu’il avait retenu sa respiration par réflexe. Il ne croyait pas qu’un souvenir pourrait un jour battre celui-ci.
Alors qu’ils marchaient vers le champ en question, Maël et son petit frère furent rejoints par de nombreux villageois alertés par les cris de Victor. Tous étaient curieux de découvrir le cirque et ses multiples attractions. Ils allaient sans doute donner une représentation une fois le soleil couché et le campement complètement installé. En attendant, ils pourraient faire la connaissance des artistes et les observer préparer le spectacle.
Ils arrivèrent au champ où étaient installées en cercle un grand nombre de caravanes colorées. Des chevaux étaient attachés à droite du cercle, sans doute ceux qui tiraient les caravanes lors du voyage et à gauche du cercle, des hommes étaient en train de monter un chapiteau pourpre. La vie battait son plein dans le campement. Des gens installaient des tentes, un groupe de femmes faisait cuire quelque chose sur un feu, des enfants couraient dans tous les sens et des acrobates semblaient s’entraîner.
Victor saisit la manche de la chemise de Maël et l’entraîna en direction des gitans, tout enthousiaste qu’il était. À vrai dire, Maël devait être tout aussi excité que lui, la visite d’un cirque ambulant étant un évènement assez exceptionnel.
Un grand homme à la peau tannée par le soleil, aux yeux et aux cheveux noirs s’avança à la rencontre des villageois. Une grande cicatrice lui barrait le visage. En d’autres occasions, il aurait pu être effrayant, mais le grand sourire qui lui barrait le visage et ses bras grands ouverts en signe d’accueil lui donnaient l’air fort sympathique.
- Bienvenue ! Je m’appelle Zek, chef du cirque de l’aurore. Et voici ma compagne Martha, dit-il en désignant la femme qui avançait à ses côtés.
La Martha en question avait la peau aussi foncée que son mari et une cascade de cheveux noirs tombaient dans son dos. Avec son tablier, sa robe jaune rapiécée, sa cuillère de bois à la main et son sourire chaleureux, elle lui faisait énormément penser à sa mère.
- Et voici ma fille, Elianne, dit-il en désignant finalement une fille qui sortait d’une caravane rouge à sa droite.
La jeune fille avait des cheveux bruns ondulés qui descendaient jusqu’au milieu de son dos. Son visage était couvert de taches de rousseur qui contrastaient avec sa peau pâle. Il était impossible avec ce teint qu’elle soit la fille biologique de Zek et Martha. Elle était vêtue d’un chemisier blanc, rentré à la taille dans une jupe vert émeraude qui lui arrivait aux chevilles.
À la mention de son nom, elle leva les yeux et observa la foule. Son regard croisa celui de Maël et lui sourit. Celui-ci ne put s’empêcher de répondre en souriant bêtement, le rouge lui montant aux joues. Zek continuait de parler, sans doute présentant les autres membres du cirque, mais Maël n’écoutait plus. À cet instant, Jeanne s’était complètement effacée de son esprit, il était perdu dans les yeux bruns d’Elianne.
C’est à cet instant qu’il sut. Cela prenait seulement une minute. Une minute pour que sa vie soit changée à jamais. Une minute pour qu’une seule personne en éclipse toutes les autres. Une minute pour tomber amoureux.


Alors, voilà pour mon texte. Je dois dire que je crois que c’est un des premiers textes créatifs que je réussis à écrire. D’habitude, je suis trop perfectionniste pour commencer. Je ne veux pas me lancer, car ce ne sera pas parfait du premier coup. Mais cette fois-ci, bien que ce ne soit pas parfait (c’est même loin de l’être), je suis plutôt fière de mon texte. J’espère que vous l’aimerez !
Pour ceux qui se poseraient la question, les personnages sont issus d’un univers de fantasy que je suis en train de bâtir tranquillement. Maël et Elianne devraient être des personnages principaux, si un jour je me lance dans l’écriture.
larmedesoleil

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Re: Concours d'écriture : Novembre 2021 - Une minute

Message par larmedesoleil »

Winter_Louna a écrit : lun. 15 nov., 2021 5:30 pm Bonjour ! Voici ma participation !

"En une minute, il peut se passer beaucoup de choses. La vie peut faire beaucoup. Nous pouvons faire beaucoup.
La vie peut quitter un corps ou s’insuffler dans un de ces derniers. Les humains peuvent réaliser une série d’actions en une minute. Ils peuvent ressentir maintes émotions ou maints sentiments durant ce court laps de temps.
Je sais mieux que personne tout ce que nous pouvons faire en une minute. Je m’appelle Eria Less, et je peux voir l’avenir. C’est assez étrange et peu commun, comme don, il faut en convenir. En fait, je peux voir une minute – et pas une seconde de plus – dans le futur. Ce don ne se déclenche que lorsque quelque chose qui va changer radicalement la vie de quelqu’un doit se produire autour de moi une minute après.
J’avais découvert ce pouvoir à mes huit ans. Un ami était venu chez moi, et était allé aux toilettes dans l’après-midi. J’étais dans la pièce d’à côté – ma chambre – , pour l’attendre. Je l’avais vu sortir des toilettes, se diriger vers les escaliers, et tomber. Jusqu’en bas. Je l’avais vu par terre, roulé en boule, son bras tordu dans une position non naturelle. J’avais pris une grande inspiration et j’avais attendu d’entendre des pleurs et des cris de douleurs. Ils n’étaient pas venus. Je m’étais donc levée, et j’avais regardé dans les escaliers. Il n’y avait personne en bas. J’avais secoué la tête, pour me remettre les idées en place – j’eus vite fait de penser que j’étais folle – et j’étais retournée dans ma chambre. J’avais entendu mon ami sortir des toilettes et se diriger vers les escaliers. Je n’avais pas réagi. Je m’étais levée pour le rejoindre au rez-de-chaussée, mais j’avais entendu les bruits d’une chute. J’avais avancé en courant pour voir ce qu’il s’était passé, et j’avais vu mon ami dans la même position que dans ma « vision ». Quelques secondes plus tard, il s’était mis à crier. C’est ce jour là que je me rendis compte que je pouvais voir l’avenir. Mais seulement une minute de cet avenir, et seulement une minute avant qu’il ne se produise. J’avais mis des mois à comprendre tout ce que cela signifiait. Et des mois à me remettre du choc que tout cela m’avait causé.
Aujourd’hui, j’avais appris à utiliser ce don à bon escient, pour sauver des gens, principalement. Mais ce pouvoir ne me montrait pas des choses qui changeraient la vie des gens négativement. Je pouvais aussi voir lorsque quelqu’un entendrait une nouvelle tellement bonne qu’elle changerait sa vie – comme une déclaration d’amour – …
Cela faisait maintenant quelques mois que mon pouvoir ne s’était pas déclenché. Je vivais donc une vie tranquille, sans avoir à me préoccuper de la sécurité d’untel ou untel. Ce matin, j’avais décidé de partir lire au parc, sur un banc en face du petit lac. Quelques heures après, ma petite amie, Cass, m’envoya un message pour me dire qu’elle m’attendait devant chez moi. Cela faisait presque un mois que nous ne nous étions pas vues. Elle était partie en vacances avec sa famille, et venait de rentrer. Je lui dis que j’étais au parc, et qu’elle pouvait me rejoindre. Je décidai de lui faire une surprise en allant à sa rencontre sur le chemin. Je pris mon livre, et continuai à lire en marchant. J’étais devenue experte dans cette activité au fil du temps, et j’arrivais à me concentrer sur mon livre et sur ce qu’il se passait autour en même temps.
Je marchais tranquillement, quand mon don se déclencha à nouveau. Lorsqu’il s’activait, c’était comme si j’arrêtai de respirer pendant une minute. C’était bizarre. Je m’attendais à voir l’avenir d’un passant, mais je me vis, moi. J’en lâchai mon livre, de surprise.
Je me vis traverser la route, plongée dans mon livre, un de mes lacets défait. Je me regardai trébucher et tomber sur la chaussée. Je vis une voiture arriver à toute vitesse – bien plus que la limitation -, son conducteur au téléphone, l’air énervé, et l’air pris dans sa conversation. Il regardait son téléphone en faisant de grands gestes. Je me vis me relever, en boitant ; ma cheville s’était tordue. Je regardai la voiture arriver sur moi. Beaucoup trop vite. Je n’eus pas le temps de me relever entièrement et de partir que, déjà, la voiture était sur moi.
Je pris une grande inspiration tremblante. D’accord. Il fallait rester calme. Je ramassai mon livre et remarquai que mon lacet était défait. Je le refis, et attendis sur le trottoir. Il ne fallait pas que je traverse, sinon, ce que j’avais vu allait se réaliser. Je continuai à marcher sur le trottoir pour traverser plus loin. Une minute après je vis la voiture avec son conducteur énervé. Je fis bien attention à l’éviter, et traversai ensuite rapidement, de peur qu’il ne m’arrive quelque chose d’autre. J’entendis quelqu’un m’appeler, je levai la tête et vis Cass. Au final, elle n’avait pas pris le même chemin que moi, et elle avait dû arriver au parc alors que j’étais partie. Elle courait sur le trottoir que je venais de quitter. Elle commença à traverser la route, sur le passage piéton, mais elle ne regarda pas avant si des voitures arrivaient. Je ne les vis que trop tard. Je criai, mais le conducteur eu un moment d’inattention, il se tourna vers l’arrière de son véhicule, et dit quelque chose à l’attention des deux enfants assis derrière. Il ne vit donc pas Cass. Quand il se retourna vers la route, c’était trop tard. Je ne pouvais plus rien faire. Ma Cass s’était figée sur la chaussée, une expression de terreur absolue sur le visage. Un autre cri m’échappa lorsque la voiture arriva sur mon amie. Le conducteur freina trop tard. Je me précipitai aux côtés de Cass, en pleurant et criant. Une vague de peur, de panique et de détresse me submergea. Mon cœur battait à une vitesse inimaginable. Mes larmes traçaient un sillon glacé et humide sur mes joues. La tête me tournait.
C’était fini. Je ne trouvai pas son pouls. Mon don m’avait servi, pour moi-même. Mais je n’avais pas pu sauver la personne qui comptait le plus pour moi. Une minute c’était trop court. J’aurais pu éviter cet accident si j’avais pu voir plus d’une minute dans l’avenir. En une minute, il pouvait se passer tellement de choses. En voilà l’exemple. Il n’avait suffi que d’une seconde d’inattention du conducteur, de Cass, et de moi et voilà ce qui s’était passé. Il n’avait fallu qu’une minute pour que la voiture percute Cass, et pour que la vie quitte le corps de celle-ci.
Une minute pour que mon cœur se brise en mille morceaux."


Voila! J'espère que mon texte vous aura plu ! Bonne soirée à toutes/tous.
J'adore ton texte. C'est super bien écrit et c'est excellent pour une nouvelle. On ne voit pas du tout la fin venir et bien que l'on ne connaisse le personnage que depuis quelques paragraphes et pourtant, on arrive à vivre sa souffrance, souffrance de perdre quelqu'un de qui on est proche, alors même que c'est un peu de notre faute ce qui est arrivé. Si Eria avait suivi le parcours tracé pour elle, Cass n'aurait pas traversé la rue et leurs rôles auraient alors été inversés. Ça fite vraiment bien dans le thème.
spencer1

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Re: Concours d'écriture : Novembre 2021 - Une minute

Message par spencer1 »

Bonjour, voici ma participation.

Tropisme, Temps de lecture

Beaucoup de choses peuvent se passer en une minute.
Une mère achète son pain tous les matins au même endroit. Des amoureux traversent le boulevard en se tenant la main. Un accident de voiture, une bénédiction de mariage, l’apparition d’un nourrisson, l’accord signé d’une nouvelle entreprise, un décès.
Une minute, c’est le temps qu’il lui a fallu pour me tenir la main, devant un documentaire sur les rares habitants d’une forêt en Alaska. Une minute, c’est le temps de l’appel téléphonique qui annonçait qu’elle n’était plus.
Et pourtant, j’ai besoin de toute une vie pour combler ce manque étrange.
Winter_Louna

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Re: Concours d'écriture : Novembre 2021 - Une minute

Message par Winter_Louna »

larmedesoleil a écrit : jeu. 25 nov., 2021 9:21 pm
Winter_Louna a écrit : lun. 15 nov., 2021 5:30 pm Bonjour ! Voici ma participation !

"En une minute, il peut se passer beaucoup de choses. La vie peut faire beaucoup. Nous pouvons faire beaucoup.
La vie peut quitter un corps ou s’insuffler dans un de ces derniers. Les humains peuvent réaliser une série d’actions en une minute. Ils peuvent ressentir maintes émotions ou maints sentiments durant ce court laps de temps.
Je sais mieux que personne tout ce que nous pouvons faire en une minute. Je m’appelle Eria Less, et je peux voir l’avenir. C’est assez étrange et peu commun, comme don, il faut en convenir. En fait, je peux voir une minute – et pas une seconde de plus – dans le futur. Ce don ne se déclenche que lorsque quelque chose qui va changer radicalement la vie de quelqu’un doit se produire autour de moi une minute après.
J’avais découvert ce pouvoir à mes huit ans. Un ami était venu chez moi, et était allé aux toilettes dans l’après-midi. J’étais dans la pièce d’à côté – ma chambre – , pour l’attendre. Je l’avais vu sortir des toilettes, se diriger vers les escaliers, et tomber. Jusqu’en bas. Je l’avais vu par terre, roulé en boule, son bras tordu dans une position non naturelle. J’avais pris une grande inspiration et j’avais attendu d’entendre des pleurs et des cris de douleurs. Ils n’étaient pas venus. Je m’étais donc levée, et j’avais regardé dans les escaliers. Il n’y avait personne en bas. J’avais secoué la tête, pour me remettre les idées en place – j’eus vite fait de penser que j’étais folle – et j’étais retournée dans ma chambre. J’avais entendu mon ami sortir des toilettes et se diriger vers les escaliers. Je n’avais pas réagi. Je m’étais levée pour le rejoindre au rez-de-chaussée, mais j’avais entendu les bruits d’une chute. J’avais avancé en courant pour voir ce qu’il s’était passé, et j’avais vu mon ami dans la même position que dans ma « vision ». Quelques secondes plus tard, il s’était mis à crier. C’est ce jour là que je me rendis compte que je pouvais voir l’avenir. Mais seulement une minute de cet avenir, et seulement une minute avant qu’il ne se produise. J’avais mis des mois à comprendre tout ce que cela signifiait. Et des mois à me remettre du choc que tout cela m’avait causé.
Aujourd’hui, j’avais appris à utiliser ce don à bon escient, pour sauver des gens, principalement. Mais ce pouvoir ne me montrait pas des choses qui changeraient la vie des gens négativement. Je pouvais aussi voir lorsque quelqu’un entendrait une nouvelle tellement bonne qu’elle changerait sa vie – comme une déclaration d’amour – …
Cela faisait maintenant quelques mois que mon pouvoir ne s’était pas déclenché. Je vivais donc une vie tranquille, sans avoir à me préoccuper de la sécurité d’untel ou untel. Ce matin, j’avais décidé de partir lire au parc, sur un banc en face du petit lac. Quelques heures après, ma petite amie, Cass, m’envoya un message pour me dire qu’elle m’attendait devant chez moi. Cela faisait presque un mois que nous ne nous étions pas vues. Elle était partie en vacances avec sa famille, et venait de rentrer. Je lui dis que j’étais au parc, et qu’elle pouvait me rejoindre. Je décidai de lui faire une surprise en allant à sa rencontre sur le chemin. Je pris mon livre, et continuai à lire en marchant. J’étais devenue experte dans cette activité au fil du temps, et j’arrivais à me concentrer sur mon livre et sur ce qu’il se passait autour en même temps.
Je marchais tranquillement, quand mon don se déclencha à nouveau. Lorsqu’il s’activait, c’était comme si j’arrêtai de respirer pendant une minute. C’était bizarre. Je m’attendais à voir l’avenir d’un passant, mais je me vis, moi. J’en lâchai mon livre, de surprise.
Je me vis traverser la route, plongée dans mon livre, un de mes lacets défait. Je me regardai trébucher et tomber sur la chaussée. Je vis une voiture arriver à toute vitesse – bien plus que la limitation -, son conducteur au téléphone, l’air énervé, et l’air pris dans sa conversation. Il regardait son téléphone en faisant de grands gestes. Je me vis me relever, en boitant ; ma cheville s’était tordue. Je regardai la voiture arriver sur moi. Beaucoup trop vite. Je n’eus pas le temps de me relever entièrement et de partir que, déjà, la voiture était sur moi.
Je pris une grande inspiration tremblante. D’accord. Il fallait rester calme. Je ramassai mon livre et remarquai que mon lacet était défait. Je le refis, et attendis sur le trottoir. Il ne fallait pas que je traverse, sinon, ce que j’avais vu allait se réaliser. Je continuai à marcher sur le trottoir pour traverser plus loin. Une minute après je vis la voiture avec son conducteur énervé. Je fis bien attention à l’éviter, et traversai ensuite rapidement, de peur qu’il ne m’arrive quelque chose d’autre. J’entendis quelqu’un m’appeler, je levai la tête et vis Cass. Au final, elle n’avait pas pris le même chemin que moi, et elle avait dû arriver au parc alors que j’étais partie. Elle courait sur le trottoir que je venais de quitter. Elle commença à traverser la route, sur le passage piéton, mais elle ne regarda pas avant si des voitures arrivaient. Je ne les vis que trop tard. Je criai, mais le conducteur eu un moment d’inattention, il se tourna vers l’arrière de son véhicule, et dit quelque chose à l’attention des deux enfants assis derrière. Il ne vit donc pas Cass. Quand il se retourna vers la route, c’était trop tard. Je ne pouvais plus rien faire. Ma Cass s’était figée sur la chaussée, une expression de terreur absolue sur le visage. Un autre cri m’échappa lorsque la voiture arriva sur mon amie. Le conducteur freina trop tard. Je me précipitai aux côtés de Cass, en pleurant et criant. Une vague de peur, de panique et de détresse me submergea. Mon cœur battait à une vitesse inimaginable. Mes larmes traçaient un sillon glacé et humide sur mes joues. La tête me tournait.
C’était fini. Je ne trouvai pas son pouls. Mon don m’avait servi, pour moi-même. Mais je n’avais pas pu sauver la personne qui comptait le plus pour moi. Une minute c’était trop court. J’aurais pu éviter cet accident si j’avais pu voir plus d’une minute dans l’avenir. En une minute, il pouvait se passer tellement de choses. En voilà l’exemple. Il n’avait suffi que d’une seconde d’inattention du conducteur, de Cass, et de moi et voilà ce qui s’était passé. Il n’avait fallu qu’une minute pour que la voiture percute Cass, et pour que la vie quitte le corps de celle-ci.
Une minute pour que mon cœur se brise en mille morceaux."


Voila! J'espère que mon texte vous aura plu ! Bonne soirée à toutes/tous.
J'adore ton texte. C'est super bien écrit et c'est excellent pour une nouvelle. On ne voit pas du tout la fin venir et bien que l'on ne connaisse le personnage que depuis quelques paragraphes et pourtant, on arrive à vivre sa souffrance, souffrance de perdre quelqu'un de qui on est proche, alors même que c'est un peu de notre faute ce qui est arrivé. Si Eria avait suivi le parcours tracé pour elle, Cass n'aurait pas traversé la rue et leurs rôles auraient alors été inversés. Ça fite vraiment bien dans le thème.

Bonjour, merci beaucoup <3! Je participais à ce "concours" pour avoir l'avis d'autres personnes sur mes écrits... Je suis vraiment contente que cela t'ai plu !! J'écris énormément, mais j'ai toujours peur que cela ne plaise pas aux autres...
Je suis aussi perfectionniste, mais étrangement, écrire est l'une des seules choses que j'arrive à faire sans prise de tête, ou sans passer des heures dessus pour être sûre que tout soit parfait.
J'adore ton texte aussi ! Je le trouve très joli, et c'est un texte joyeux, contrairement à la plupart des autres. Il se finit bien, et j'adore la façon dont tu expliques qu'il est possible de tomber amoureux en une minute, lorsque c'est le coup de foudre !!! Sincèrement, je trouve ton texte très bien, et je suis sûre que l'univers que tu construis va être génial ! <3
Bonne journée !
Roxane10th

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Re: Concours d'écriture : Novembre 2021 - Une minute

Message par Roxane10th »

Hey Hey Heeeey !

Cela fait longtemps que je n'avais pas écrit pour le forum, et puisque ce mois-ci j'ai choisi le heme, je me suis dit que c'était l'occasion rêvée pour m'y remettre x3

Et voici donc ma participation :

Une Minute.

Une minute, c’est le temps qu’il a fallu pour que mon cœur se décide à se débarrasser de ce poids qui l'étreint. C’est le temps qu’il m'a fallu pour me décider à en parler. Parler de ce qui fait mes larmes derrière mon sourire et de ce froid qui habite mon être même les jours les plus chauds.
En effet, je me déteste. Je hais chacun de mes gestes et de mes mouvements, je regrette chacun de mes choix et de mes actions. J’ai honte de chaque chose qui fait qui je suis.
Le miroir me renvoie une image que je déteste, une image que j’avais pourtant appris à aimer et à respecter.
Je ne vois plus d’avenir heureux. Comme s’il était trop tard pour moi, et que rien de bon ne m'attendait à présent, et cela par ma faute.

Je suis en apnée : Je retiens les mots que mon cœur veut hurler.
Je me suis longtemps contenté de ce quotidien maussade et presque berçant, avec ma haine et mes peurs comme seuls compagnes.

Et un jour, une pensée noir, terrifiante et redoutable a traversé mon esprit : Et si je partais ? Si j’abandonnais ? Purement et simplement.

Cette pensée m'a glacé le sang, a traversé mon échine pour y planter dans mon cœur un fardeau morbide.
Cette idée, qui a dépassé toutes les limites que je croyais possible en moi, m’as surprenamment donné la force d’agir. De parler et de ne pas rester seule avec elle, au risque de l’écouter et d’y sombrer.

Je veux m’accorder cette chance. La chance de vivre et de redevenir la jeune fille joyeuse que j’ai été fut un temps.

La part cynique de moi n’y crois pas, je décide de ne pas l’écouter et d’au moins tenter, tenter d’en parler, à mes risques et périls, peut-être. De libérer ce poids, de dire “Fuck” à ma voix intérieure qui semble vouloir me détruire. De prouver à moi-même que je peux le faire, que j'avais raison d’y croire, pour qu’un jour, je puisse regarder en arrière et me dire que je suis fière d’avoir traversé cette épreuve.

C’est alors que j’ai donné rendez-vous à mon amie dans un parc que j’affectionne beaucoup, pour tout lui avouer.
Et voilà qu’en une minute seulement, je fais le grand saut et déballe tout. Les premiers mots sont lourds et pesants, peut-être même un peu maladroits, et pourtant, ce sont les plus importants. C’est grâce à eux que les autres peuvent arriver sans crainte et sans honte.
Je laisse mes larmes couler sans retenue au fils de mes mots, et certains plus durs que d’autres :

“Je n’en peux plus.”, “Je veux abandonner.", "Je veux mourir.” “J’ai peur !” “J’ai besoin d’essayer.” “J’ai besoin d’aide.” “Je veux y arriver.”

Mon amie, dont j’avais peur d'alourdir le cœur et l’esprit, me sourit, puis m’enlace tendrement.
En cet instant magique, je suis redevenue mon alliée.

Mon amie me rassure, me dit que j’ai bien fait de lui en parler, qu’elle est fière de moi et surtout qu’elle m’accompagnera tout au long du chemin.
Elle me dit aussi que je ne suis pas la seule dans ces cas-là et qu’il est possible de s’en sortir. Elle ajoute ensuite que le fait d’en avoir parlé, de ne pas rester seule, représente à lui seul un grand pas et que je devrais bien en prendre compte. Être fière de moi pour ça.

Elle me sourit une nouvelle fois, et ma peur s’envole : Je ne suis plus seule.
Je l’enlace à mon tour et je lâche un soupir, un soupir de soulagement, celui qui se présente une fois les chaudes larmes passées, celui qui annonce la fin d’une souffrance et un nouvel avenir.

Je me remercie d’avoir fait ce choix, et je souris face à cet avenir qui, je l'espère, sera plus joyeux.

Pour le moment, je suis dans les bras de mon amie, mon cœur est léger et je me sens forte.
Je savoure intensément cette douce minute là.

~~~~


Voici voiciiii n'hesitez pas à me dire ce que vous en pensez :)
Florale

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Re: Concours d'écriture : Novembre 2021 - Une minute

Message par Florale »

Roxane10th a écrit : mar. 30 nov., 2021 2:01 pm Hey Hey Heeeey !

Cela fait longtemps que je n'avais pas écrit pour le forum, et puisque ce mois-ci j'ai choisi le heme, je me suis dit que c'était l'occasion rêvée pour m'y remettre x3

Et voici donc ma participation :

Une Minute.

Une minute, c’est le temps qu’il a fallu pour que mon cœur se décide à se débarrasser de ce poids qui l'étreint. C’est le temps qu’il m'a fallu pour me décider à en parler. Parler de ce qui fait mes larmes derrière mon sourire et de ce froid qui habite mon être même les jours les plus chauds.
En effet, je me déteste. Je hais chacun de mes gestes et de mes mouvements, je regrette chacun de mes choix et de mes actions. J’ai honte de chaque chose qui fait qui je suis.
Le miroir me renvoie une image que je déteste, une image que j’avais pourtant appris à aimer et à respecter.
Je ne vois plus d’avenir heureux. Comme s’il était trop tard pour moi, et que rien de bon ne m'attendait à présent, et cela par ma faute.

Je suis en apnée : Je retiens les mots que mon cœur veut hurler.
Je me suis longtemps contenté de ce quotidien maussade et presque berçant, avec ma haine et mes peurs comme seuls compagnes.

Et un jour, une pensée noir, terrifiante et redoutable a traversé mon esprit : Et si je partais ? Si j’abandonnais ? Purement et simplement.

Cette pensée m'a glacé le sang, a traversé mon échine pour y planter dans mon cœur un fardeau morbide.
Cette idée, qui a dépassé toutes les limites que je croyais possible en moi, m’as surprenamment donné la force d’agir. De parler et de ne pas rester seule avec elle, au risque de l’écouter et d’y sombrer.

Je veux m’accorder cette chance. La chance de vivre et de redevenir la jeune fille joyeuse que j’ai été fut un temps.

La part cynique de moi n’y crois pas, je décide de ne pas l’écouter et d’au moins tenter, tenter d’en parler, à mes risques et périls, peut-être. De libérer ce poids, de dire “Fuck” à ma voix intérieure qui semble vouloir me détruire. De prouver à moi-même que je peux le faire, que j'avais raison d’y croire, pour qu’un jour, je puisse regarder en arrière et me dire que je suis fière d’avoir traversé cette épreuve.

C’est alors que j’ai donné rendez-vous à mon amie dans un parc que j’affectionne beaucoup, pour tout lui avouer.
Et voilà qu’en une minute seulement, je fais le grand saut et déballe tout. Les premiers mots sont lourds et pesants, peut-être même un peu maladroits, et pourtant, ce sont les plus importants. C’est grâce à eux que les autres peuvent arriver sans crainte et sans honte.
Je laisse mes larmes couler sans retenue au fils de mes mots, et certains plus durs que d’autres :

“Je n’en peux plus.”, “Je veux abandonner.", "Je veux mourir.” “J’ai peur !” “J’ai besoin d’essayer.” “J’ai besoin d’aide.” “Je veux y arriver.”

Mon amie, dont j’avais peur d'alourdir le cœur et l’esprit, me sourit, puis m’enlace tendrement.
En cet instant magique, je suis redevenue mon alliée.

Mon amie me rassure, me dit que j’ai bien fait de lui en parler, qu’elle est fière de moi et surtout qu’elle m’accompagnera tout au long du chemin.
Elle me dit aussi que je ne suis pas la seule dans ces cas-là et qu’il est possible de s’en sortir. Elle ajoute ensuite que le fait d’en avoir parlé, de ne pas rester seule, représente à lui seul un grand pas et que je devrais bien en prendre compte. Être fière de moi pour ça.

Elle me sourit une nouvelle fois, et ma peur s’envole : Je ne suis plus seule.
Je l’enlace à mon tour et je lâche un soupir, un soupir de soulagement, celui qui se présente une fois les chaudes larmes passées, celui qui annonce la fin d’une souffrance et un nouvel avenir.

Je me remercie d’avoir fait ce choix, et je souris face à cet avenir qui, je l'espère, sera plus joyeux.

Pour le moment, je suis dans les bras de mon amie, mon cœur est léger et je me sens forte.
Je savoure intensément cette douce minute là.

~~~~


Voici voiciiii n'hesitez pas à me dire ce que vous en pensez :)
C'est beau. Très beau.
On devrait tous avoir un ami à qui se confier.
J'aime beaucoup ton texte !
Roxane10th

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Re: Concours d'écriture : Novembre 2021 - Une minute

Message par Roxane10th »

Florale a écrit : mar. 30 nov., 2021 8:25 pm
Roxane10th a écrit : mar. 30 nov., 2021 2:01 pm Hey Hey Heeeey !

Cela fait longtemps que je n'avais pas écrit pour le forum, et puisque ce mois-ci j'ai choisi le heme, je me suis dit que c'était l'occasion rêvée pour m'y remettre x3

Et voici donc ma participation :

Une Minute.

Une minute, c’est le temps qu’il a fallu pour que mon cœur se décide à se débarrasser de ce poids qui l'étreint. C’est le temps qu’il m'a fallu pour me décider à en parler. Parler de ce qui fait mes larmes derrière mon sourire et de ce froid qui habite mon être même les jours les plus chauds.
En effet, je me déteste. Je hais chacun de mes gestes et de mes mouvements, je regrette chacun de mes choix et de mes actions. J’ai honte de chaque chose qui fait qui je suis.
Le miroir me renvoie une image que je déteste, une image que j’avais pourtant appris à aimer et à respecter.
Je ne vois plus d’avenir heureux. Comme s’il était trop tard pour moi, et que rien de bon ne m'attendait à présent, et cela par ma faute.

Je suis en apnée : Je retiens les mots que mon cœur veut hurler.
Je me suis longtemps contenté de ce quotidien maussade et presque berçant, avec ma haine et mes peurs comme seuls compagnes.

Et un jour, une pensée noir, terrifiante et redoutable a traversé mon esprit : Et si je partais ? Si j’abandonnais ? Purement et simplement.

Cette pensée m'a glacé le sang, a traversé mon échine pour y planter dans mon cœur un fardeau morbide.
Cette idée, qui a dépassé toutes les limites que je croyais possible en moi, m’as surprenamment donné la force d’agir. De parler et de ne pas rester seule avec elle, au risque de l’écouter et d’y sombrer.

Je veux m’accorder cette chance. La chance de vivre et de redevenir la jeune fille joyeuse que j’ai été fut un temps.

La part cynique de moi n’y crois pas, je décide de ne pas l’écouter et d’au moins tenter, tenter d’en parler, à mes risques et périls, peut-être. De libérer ce poids, de dire “Fuck” à ma voix intérieure qui semble vouloir me détruire. De prouver à moi-même que je peux le faire, que j'avais raison d’y croire, pour qu’un jour, je puisse regarder en arrière et me dire que je suis fière d’avoir traversé cette épreuve.

C’est alors que j’ai donné rendez-vous à mon amie dans un parc que j’affectionne beaucoup, pour tout lui avouer.
Et voilà qu’en une minute seulement, je fais le grand saut et déballe tout. Les premiers mots sont lourds et pesants, peut-être même un peu maladroits, et pourtant, ce sont les plus importants. C’est grâce à eux que les autres peuvent arriver sans crainte et sans honte.
Je laisse mes larmes couler sans retenue au fils de mes mots, et certains plus durs que d’autres :

“Je n’en peux plus.”, “Je veux abandonner.", "Je veux mourir.” “J’ai peur !” “J’ai besoin d’essayer.” “J’ai besoin d’aide.” “Je veux y arriver.”

Mon amie, dont j’avais peur d'alourdir le cœur et l’esprit, me sourit, puis m’enlace tendrement.
En cet instant magique, je suis redevenue mon alliée.

Mon amie me rassure, me dit que j’ai bien fait de lui en parler, qu’elle est fière de moi et surtout qu’elle m’accompagnera tout au long du chemin.
Elle me dit aussi que je ne suis pas la seule dans ces cas-là et qu’il est possible de s’en sortir. Elle ajoute ensuite que le fait d’en avoir parlé, de ne pas rester seule, représente à lui seul un grand pas et que je devrais bien en prendre compte. Être fière de moi pour ça.

Elle me sourit une nouvelle fois, et ma peur s’envole : Je ne suis plus seule.
Je l’enlace à mon tour et je lâche un soupir, un soupir de soulagement, celui qui se présente une fois les chaudes larmes passées, celui qui annonce la fin d’une souffrance et un nouvel avenir.

Je me remercie d’avoir fait ce choix, et je souris face à cet avenir qui, je l'espère, sera plus joyeux.

Pour le moment, je suis dans les bras de mon amie, mon cœur est léger et je me sens forte.
Je savoure intensément cette douce minute là.

~~~~


Voici voiciiii n'hesitez pas à me dire ce que vous en pensez :)
C'est beau. Très beau.
On devrait tous avoir un ami à qui se confier.
J'aime beaucoup ton texte !

Merciiiii beaucoup !! :D
Oui absolument ! En réalité c'est vraiment important de parler de ce qui nous tracasse et nous fait peur !
C'est important d'apprendre à se confier ^w^
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