Thème d'écriture Septembre 2022 : Le Chemin des écoliers

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Florale

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Thème d'écriture Septembre 2022 : Le Chemin des écoliers

Message par Florale »

Bonjour tout le monde !!

Nous voilà repartis avec un très bon thème proposé par Vanget : Le Chemin des écoliers
Je sais que ça a été compliqué le mois dernier, nous avons eu peu de participations, mais l'important, c'est que nous puissions échanger les uns avec les autres sur nos écrits. Je trouve que ce que nous faisons est convivial et constructif.

Les petites consignes :

♦ Tous les types de textes sont acceptés (fiction, histoire vraie, nouvelle, essai, en vers, en prose) du moment qu'ils collent au thème !
♦ Il n'y a pas de limites minimum de caractères. En terme de taille, le format d'une nouvelle de 15 000 signes (environ 7 pages) est le maximum qui sera accepté.
♦ Faites attention à votre expression et à votre orthographe, il est toujours plus agréable de lire des textes écrits dans un français correct ;)
♦ Les textes écrits avant le concours ne seront pas acceptés. Vos textes doivent avoir été écrits spécifiquement dans le cadre du concours.
♦ Attention : Seuls les membres de Booknode dont le profit sera un minimum complété (quelques livres en biblio et infos sur le profil) pourront participer, peu importe votre date d'inscription. Vous pouvez très bien vous être inscrits la veille, il n'y a aucun soucis, tant qu'il est clair que vous ne vous êtes pas inscrits sur le site juste pour participer et ne jamais y revenir ;)

Voilà voilà !
Nous espérons vous voir nombreux à participer ! Surtout n'hésitez pas, nous sommes là pour nous faire plaisir !
Bonne soirée à vous, et à vos plumes !
Vanget

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Re: Thème d'écriture Septembre 2022 : Le Chemin des écoliers

Message par Vanget »

Bonjour à tous,
Voici mon texte avec un brin de nostalgie…

La rue de l’école dans le quartier de mon enfance


Une à une, les mères de famille se réunissent en petits groupes devant le portail de l’école primaire. Certaines, volubiles, semblent mimer leurs dernières péripéties, quelques-unes hochent la tête, d’autres écoutent, impassibles…

Colorées par l’automne, les feuilles des platanes majestueux, virevoltent aux alentours, nonchalantes, sans se presser, essayant de garder un peu plus longtemps un brin de vie de l’été finissant. Assemblées par centaines sur les fils électriques, au milieu d’un joyeux concert, les hirondelles impatientes de nouveaux rivages échangent leurs derniers conseils avant de s’envoler d’un seul coup pour un grand voyage au-dessus des mers du sud.

À vingt pas de là, le dos courbé, les mêmes habits, étés comme hivers, toujours alerte malgré ses quatre-vingt-dix ans, madame Leroux l’épicière, remet de l’ordre dans son étal. De l’autre côté de la rue, les ciseaux à la main, impeccable dans sa blouse amidonnée, Donatien, le coiffeur, hume l’air et regarde le ciel, puis satisfait, rentre pour s’occuper de son client. Devant la porte, assis dans son fauteuil roulant, un souvenir de la Grande Guerre, le buraliste handicapé guette son prochain visiteur. Sorti tout droit d’un film de Jacques Tati, Albert, le facteur dégingandé, distribue le courrier sans descendre de vélo, ralentissant à peine, innovant ainsi la "tournée américaine"...

Devant le numéro 20, tous les passants s’arrêtent afin de contempler, émerveillés, le jardin de monsieur Grégoire. Les bougainvilliers, les lilas des indes, les nénuphars colorés, les jasmins d'Andalousie, les hibiscus pourpres liaient leurs parfums exotiques que le vent d’autan dispersait soudain sous les nez des spectateurs ébahis, enivrés alors, du mystère des contrées lointaines.

De nos jours, la petite école est fermée, les hirondelles ne reviennent plus et le printemps hésite, il ne sait plus s'il appartient à l'hiver ou à l'été… Les platanes sont élagués, mutilés, les commerces ont disparu, les tags défigurent les murs, la maison de monsieur Grégoire se retrouve squattée. Dans le jardin à l’abandon, les seules couleurs proviennent des nombreux plastiques que le vent d’autan entrechoque… Derniers sons sourds d’une modernité effrénée, sans garde-fous, sans vie, sans âme.

Gérard Taverne (Vanget ) 13/09/2022
Dernière modification par Vanget le sam. 17 sept., 2022 10:05 am, modifié 4 fois.
Larme_Fatale

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Re: Thème d'écriture Septembre 2022 : Le Chemin des écoliers

Message par Larme_Fatale »

Un très beau texte.
Plein d'authenticité énoncée avec une simplicité qu'on adore.
On revoit son école et tout ce qui était autour.
Dans ton cas, les personnages sont marquants et très attachants.
Ton décor m'a vraiment beaucoup plu.
Quant à la fin elle fait un bilan très vrai et bien triste.
Bravo pour ce très joli passage de ta vie.
Vanget

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Re: Thème d'écriture Septembre 2022 : Le Chemin des écoliers

Message par Vanget »

Larme_Fatale,
C'est toujours un plaisir de découvrir tes impressions si précises et touchantes.
Tout est dit, rien ne manque.
Merci pour ce retour.
Florale

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Re: Thème d'écriture Septembre 2022 : Le Chemin des écoliers

Message par Florale »

Bonjour Vanget!

Un très joli texte, plein de nostalgie. Un beau souvenir comme on est nombreux à avoir ! J'aime toujours beaucoup ta façon de détailler, de décrire tous tes décors, c'est captivant !
La petite note triste à la fin rappelle la dureté du monde moderne.
Merci à toi !
Vanget

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Re: Thème d'écriture Septembre 2022 : Le Chemin des écoliers

Message par Vanget »

Bonjour Florale.
Quand on écrit, on ne sait pas si le lecteur sera touché là où on le souhaite.
Vos retours me réconfortent, merci pour cela.
Mellifluence

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Re: Thème d'écriture Septembre 2022 : Le Chemin des écoliers

Message par Mellifluence »

Bonjour,

C'est la première fois que je participe à ce sujet : je ne suis pas sur Booknode depuis très longtemps. J'aime beaucoup écrire, tout comme vous, ce qui explique ma présence.

Vanget, je découvre ta plume, très élégante, aux mots toujours bien choisis, avec grand plaisir. J'ai beaucoup aimé ce texte, qu'on pourrait aisément qualifier de poème en prose étant donné les jeux sur les sons et les rythmes, ainsi que le vocabulaire poétique. L'écriture donne une grande force à ce souvenir, que tu fais revivre sous nos yeux avant de l'éteindre au dernier paragraphe, terrible, mais incroyablement beau.

Je ne sais pas si je peux me permettre quelques remarques qui relèvent du détail ; si jamais cela te dérange, n'hésite pas à m'en faire part. En tout cas, cela ne retire rien à la poésie de ton texte.
Dans la deuxième phrase, j'aurais plutôt écrit "d'autres écoutent, impassibles..." car il m'a fallu un peu de temps pour cerner le sens. Mais il ne s'agit que d'une virgule et c'est plutôt subjectif.
"Impatientes de nouveaux rivages" : j'ai la sensation qu'il manque un verbe, comme découvrir, mais c'était peut-être voulu pour donner un sentiment d'immédiateté ?
Il me semble qu'il manque peut-être une virgule après "l'épicière". Mais cela relève encore du détail !
Je me permets également de mettre en avant une tournure que j'ai trouvé sublimement formulée : "un brin de l'été finissant". J'adore !

Ce thème m'a également inspiré un petit texte, que je laisse là si jamais il vous prend l'envie de le lire. Auquel cas, je vous souhaite une bonne lecture. N'hésitez pas à me faire des remarques, je dois admettre que je me suis relue rapidement. J'ai conscience que ce n'est pas parfait, loin de là, alors vos commentaires m'aideront sans doute à tirer ce texte vers le haut.

Pensée ondoyante

Une longue et épaisse ligne blanche s’étalait au sol, plus ou moins effacée par endroits, mais toujours bien visible malgré les années. Elle séparait deux mondes dans lesquels nous évoluions tour à tour, résolument irréconciliables : l’école et la ville. Pourtant, on ne cessait de nous répéter que la première nous permettrait d’avoir un bon travail, qu’il fallait donc se montrer sérieux, que c’était une chance dont nous devions jouir. Mais à quinze heures cinquante-sept, ces considérations s’envolaient, et nous ne songions plus qu’à nous échapper pour vaquer à la vie.

Les surveillants retenaient les plus hardis qui tâchaient de percer cette mince défense sous nos yeux impressionnés ou scandalisés. J’étais plutôt de ces derniers : j’aimais les règles, synonymes de sécurité, mais surtout de routine. Je ne pouvais comprendre qu’on s’en délestât sans état d’âme. Mais une part de moi enviait ces enfants libres qui riaient aux éclats tout en étant repoussés derrière notre barrière métaphorique.

Nous étions tous attroupés bêtement derrière cette limite, prêts à surgir au premier retentissement de la cloche, tout en sachant pertinemment que nous perdrions du temps au moment de passer le portail engorgé. Nous discutions pour tromper les minutes, mais nous étions tous tournés vers l’extérieur : ces groupes privatifs en forme de cercle que l’on retrouvait volontiers lors de la récréation ne nous semblaient plus si tentants. Il nous fallait voir le but que l’on rêvait pour le concevoir en esprit avant même de l’atteindre : la délivrance aurait dès lors un goût d’autant plus savoureux que l’on en connaissait le prix. Personne ne souhaitait présenter son dos à l’extérieur, pas même moi qui appréciais l’école.

Dans ces moments-là, nous nous plaignions volontiers de la quantité de devoirs que nous devrions évacuer à vitesse grand V pour sortir tout à fait de notre établissement, qui nous poursuivait encore sa ligne franchie. Mais une fois cette corvée expédiée, nous pourrions manger, jouer, lire, chanter, crier, exulter ; vivre, enfin ! et peut-être oublier le lendemain qui nous ramènerait inexorablement vers ce lieu et cet instant interminable, comme la mer capture un ballon imprudent avant de le rejeter sur le sable une fois lassée de lui, puis le reprend dans un sursaut d’inconsistance, ne pouvant échapper à sa nature profonde et aux lois qui la régissent.

L’attente s’acheva si soudainement que j’oubliais qu’elle avait seulement existé, régentant momentanément ma vie. La cloche résonna par vagues, créant un nouveau mouvement, mais de foule cette fois. Je me sentis poussée par des bras innombrables, agressée par un chœur aigu de voix juvéniles qui m’atteignit bientôt jusqu’aux tréfonds ; primitivement, mon cri vint se joindre à la cohue sans que je me rappelasse l’avoir émis. Je cherchais des yeux mes amies pour leur partager mon euphorie, mais je les avais perdues dans la mêlée. Je m’échouais, rompue tel un naufragé malmené par les éléments, sur le bitume à l’entrée de l’école. Sans un regard en arrière, je traversais le parking, sachant que ma mère y garerait la voiture. Je la cherchais un instant des yeux, pleine d’espoir, mais compris que j’allais encore devoir patienter en ne l’apercevant pas.

Une autre forme de torture commença alors : mon attente se fit solitaire, je voyais passer mes camarades sous mes yeux et ne savais quelle posture adopter. Je portais mon poids d’une jambe à l’autre, mal à l’aise, n’osant regarder les autres, mais n’ayant guère d’autre choix lorsque l’on me frôlait presque. Je voulais fermer les yeux pour ne plus voir et éviter cette gêne ; toutefois, c’est moi qu’on regarderait alors, on s’interrogerait sur cette fille curieuse dormant debout, et peut-être même me poserait-on des questions. En outre, je raterais l’arrivée salvatrice du véhicule familial, qui m’extirperait de ce lieu inconfortable pour me mener au cocon de ma maison.

Quand la voiture pointa le bout de ses phares emplis d’une intime connivence, j’oubliais toutes ces considérations : le bonheur avait le pouvoir de faire disparaître le reste, jusqu’au moment fatal où il s’échapperait à nouveau, aussi inconsistant que la foule ou la mer dans sa manière de se poser sur vous, à la différence près qu’on ne pouvait effectivement pas le palper ; sans doute était-il, de ce fait, plus terrible encore, puisqu’il demeurait à jamais un étranger.
Dernière modification par Mellifluence le dim. 02 oct., 2022 1:24 pm, modifié 1 fois.
Vanget

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Re: Thème d'écriture Septembre 2022 : Le Chemin des écoliers

Message par Vanget »

Bonjour Mellifluence,
Bienvenue dans notre groupe animé par Florale.
Ton ressenti élogieux m'a beaucoup touché. Merci pour "le poème en prose". c'est l'effet que je souhaitais.
Tes remarques sur la place des virgules sont pertinentes et je les ai corrigées. "impatientes de nouveaux rivages" c'était voulu pour l'impression d'immédiateté, en résonance avec "impatientes".
Je ne manquerai pas de lire ton texte et de t'en faire part, et surtout bravo pour ta future vocation !
Dernière modification par Vanget le sam. 17 sept., 2022 10:08 am, modifié 1 fois.
Mellifluence

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Re: Thème d'écriture Septembre 2022 : Le Chemin des écoliers

Message par Mellifluence »

Merci, je suis ravie de vous rejoindre !
On ressent très bien cet effet, alors bravo.
Si cette tournure est motivée je n'ai rien à y redire, effectivement elle donne bien une impression d'immediateté et colle au rythme de la phrase. C'est bien vu.
Merci, j'espère qu'il te plaira.
Je n'y suis pas encore et le plus dur se profile, mais j'ai bon espoir !
Larme_Fatale

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Re: Thème d'écriture Septembre 2022 : Le Chemin des écoliers

Message par Larme_Fatale »

Bonjour Mellifluence.
Ça c'est une plume d'auteur! Ce moment-là de la libération, après une journée enfermée au lycée de jeunes filles qui était le mien, je l'ai connu longtemps. L'angoisse accompagnait mes journées studieuses et je ne rêvais que de donner mon carnet de correspondance à des pions exigeants pour obtenir l'accord vers la liberté.
J'ai revécu ces minutes comme si j'y étais, à travers une écriture magnifique. Riche en comparaisons et en métaphores qui font de cet instant de torture un moment parfois presque poétique: la mer qui inexorablement reprend le ballon dans son mouvement répétitif....
Juste une suggestion. Peut-être pourrais-tu écrire "on vint se joindre à la cohue sans que je me rappelle" plutôt que "je me rappelasse" qui, certes est le subjonctif nécessaire pour la concordance des temps, mais là me semble un peu gâcher la beauté de ton écriture. Dans ces cas-là, le subjonctif présent est souvent accepté sans que ça choque.
Il te reste à nous raconter le chemin du retour avec le même talent.
Bravo pour ce premier essai!!
Dernière modification par Larme_Fatale le sam. 17 sept., 2022 3:21 pm, modifié 1 fois.
Florale

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Re: Thème d'écriture Septembre 2022 : Le Chemin des écoliers

Message par Florale »

Bonjour Mellifluence! Ravie de t'accueillir parmi nous!

J'ai beaucoup aimé ton texte! Je m'y retrouve complètement : le bonheur de pouvoir partir, rentrer chez soi et être libre jusqu'au lendemain matin : c'était très bien décrit et très accrocheur ! On se plonge dans ton texte sans problème !

Merci beaucoup à toi !
Larme_Fatale

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Re: Thème d'écriture Septembre 2022 : Le Chemin des écoliers

Message par Larme_Fatale »

Bonjour à tous. Nos souvenirs!' Comme ça inspire!!
Mon doigt est parti sur le clavier à toute vitesse. Je ne l'ai pas retenu parce qu'en écrivant je revivais ces moments exactement comme dans ma jeunesse.
Je vous livre un texte presque écrit d'un seul jet et sans trop de retouches. J'espère qu'il vous plaira.

CHEMIN FAISANT

Je terminais d’embrasser la joue douce et rosée de ma mère avec «des bisous qui claquent», et je m’emparais de mon lourd cartable pour dévaler les deux étages, traverser notre jardinet, franchir le portillon et m’engager dans l’impasse Nouveau, encore plongée dans la pénombre à cette heure. C’est ainsi que s’appelait cette courte impasse, très inclinée, qui me conduisait sur la large place où se conjuguaient le mouvement bruyant des voitures, des trolleys, des motos, des mobylettes et celui des passants encore engourdis de sommeil.
Je m’étais toujours demandé ce que la petite rue en pente pouvait bien avoir de «nouveau», mais je ne le savais pas.
Une des façades latérales du cinéma l’Impérial donnait sur l’impasse Nouveau. C’était un vieux cinéma à l’ancienne, comme celui de Cinéma Paradiso. Il n’avait rien de nouveau ni de résolument moderne et ce paradoxe du temps me rendait curieuse. Pourquoi impasse Nouveau? Mais la curiosité d’une fillette de 12 ans ne suffisait pas à me donner l’envie de me renseigner. 50 ans après, je ne sais toujours pas et l’impasse Nouveau reste un mystère opaque.
- À ce soir me disait maman, après ma pétarade de bisous.. Les mots signaient pour moi le début d’une longue journée de lutte contre l’angoisse, loin de mes parents.
Ma mère ouvrait la porte fenêtre de la salle à manger et sortait sur le balcon. Elle s’appuyait contre le garde-corps et ne me lâchait pas des yeux, tout au long de mon ascension dans la nuit, jusqu’au monde qui bouge.
Elle veillait ainsi sur moi, redoutant une mauvaise rencontre dans cette ruelle sombre et étroite. Elle sacrifiait ces minutes du petit matin, qu’elle aurait pu passer encore au creux de son lit tiède, pour s’exposer au froid et protéger sa fille du danger. Sous son regard attentif et bienveillant, rien ne pouvait m’arriver.
Une fois franchi le porche de sortie de la petite traverse, je lui adressais un signe de la main comme si c’était le dernier. Elle me répondait. Son geste était léger et je la devinais rassurée et heureuse.
Moi je ne me sentais pas légère. Je quittais ma maison.....

Après le porche, je tournais à droite vers l’arrêt du 63. Je regardais le cadran rond de ma montre de grande, je n’avais alors qu’une obsession : qu’il ne soit pas 7h21. Le 63 passait à 7h20 exactes et, s’il était 7h21, je serais condamnée au retard. Il serait signalé en rouge sang, à la page de mon carnet de correspondance prévue à cet effet.
J’avais peur.
Je devrais aussi subir le regard et les paroles courroucées d’un surveillant donneur de leçon, fermé et totalement étanche à toute explication.
Je me sentirais sûrement très mal. Peut-être même au point de devoir aller à l’infirmerie.
Je détestais l’infirmerie, sa grande salle de couleur uniformément écru clair, qui sentait la tisane à plein nez. Cette couleur de vieil hospice, à laquelle je pensais en regardant ma montre, augmentait encore le sentiment d’angoisse qui m’étreignait. Si j’étais en retard et si je devais aller à l’infirmerie, il me faudrait m’installer dans un lit écru clair lui aussi, totalement dépouillé, réduit à sa plus simple expression de lit, comme ceux des très vieux hôpitaux, séparés par des paravents, écru clair eux aussi. L’idée me terrifiait.
Il ne fallait pas que je sois en retard, surtout pas !!
Heureusement il n’était le plus souvent que 7h15, et je parcourais, infiniment soulagée, les quelques dizaines de mètres jusqu’à l’arrêt de bus.
Ma voisine y était déjà. Emmitouflée dans son gros col de fourrure, elle m’adressait un sourire apaisant et me disait bonjour. Le grand garçon châtain clair aux yeux bleus fixait la chaussée sans jamais me regarder.
Il était là tous les matins et il m’ignorait avec un mépris féroce. Moi j’étais amoureuse, en attente d’être regardée. Mais rien.
Je savais qu’il serait droit planté devant moi dans le bus, sans qu’on se dise le moindre mot.
Ma déception de chaque matin…. Il n’était pas pour moi. Le premier flirt, ce ne serait pas lui.
Le trolley arrivait. On le voyait sortir du grand virage large, en bas de la rue. Il éclairait le ciel des étincelles produites par ses deux perches électrifiées au contact des câbles. L’énorme véhicule était comme suspendu à ces deux gros câbles parallèles. Les portes du bus s’ouvraient en émettant un bruit net de soufflerie, nous montions silencieusement à bord et nous validions nos tickets sans jamais oublier. Les contrôleurs étaient là, deux arrêts plus bas.
La lourde machine s’ébranlait et reprenait sa route pour me conduire au centre ville où se trouvait le prestigieux lycée de jeunes filles dont j'étais élève.
Vers 7h40, le jour s’était complètement levé et je pouvais voir défiler clairement toutes les boutiques jalonnant mon trajet.
Le grand magasin pour bébés me faisait rêver. Je me voyais maman. J'aurais dévalisé le magasin de tous ses plus beaux articles,. Tout pour mon enfant, à qui je prêterais aussi ma joue douce pour des «bisous qui claquent». La pétarade de baisers me paraissait inscrite dans mes gênes, marque de fabrique d'une bonne mère.
Mon avenir défilait devant moi et j’occultais un futur bien plus proche….

En bas du cours, séparé en deux parties par une longue rangée d’arbres que je n’aimais qu’au printemps, quand leur feuillage était vert tendre, le chauffeur actionnait le gros bouton rouge, à droite sous son énorme volant plat, pour nous ouvrir les portes.
Je descendais. Ma route se séparait de celle du beau garçon mince et élancé, chàtain aux yeux bleus, et je me dirigeais seule vers le lycée.
La boulangerie pâtisserie, Le petit chaperon rouge m’attendait à droite, avant que je m’engouffre dans une rue très sombre, aux façades noircies par les gaz d’échappement de ce centre ville grouillant. Ce temple de la gourmandise était déjà ouvert. Je le trouvais magique.
La vitrine, inondée de lumière vive par les lampes, orientées droit sur les viennoiseries, attirait mon regard irrésistiblement. Sans que je puisse détacher mes yeux de cet étal doré, je savourais virtuellement chaque gourmandise du matin. C'était un rituel délicieux et l'envie de tout goûter me dévorait.
Les rangées régulières de croissants, brioches dodues, pains au chocolat divins, et pains aux raisins me faisait saliver. L’odeur du feuilletage pur beurre, mêlée à celle du cacao sucré et coulant des pains au chocolat, me rendait ivre d’envie.
Mais je ne cédais jamais.
Je ressentais déjà une forte nausée provoquée par l'angoisse qui rampe intérieurement. Mon ventre était noué à l'idée de passer huit interminables heures loin de chez moi et de mes parents. La peur était irrationnelle, je le savais, mais je n'y pouvais rien. Elle m'obsédait, elle me minait. La rumination alimentait ce mal au cœur qui montait en puissance. Il me submergeait et je me sentais à la limite de vomir. Aussi je décidais chaque jour de ne pas encombrer mon estomac de ce pain au chocolat qui me faisait tant envie. Je me contentais d’en humer l’odeur divinement raffinée, et je passais devant la boulangerie pâtisserie à la hâte.
Au bout de la rue sombre où le «coiffeur-visagiste» n’avait pas encore ouvert ses portes, je débouchais sur l’immense Place du lycée.
D’un côté, les engins de travaux publics qui y creusaient un très vaste parking souterrain, de l’autre, la foule serrée des élèves. Les «petits sixièmes et cinquièmes» et les grands de terminale qui fumaient leur dernière cigarette,
s’y cotoyaient de très près. Je regardais les terminales en me disant que je ne serais jamais une grande "nana», que je ne serais jamais émancipée comme eux.
Les échos de cris amusés, de rires, d'embrassades du matin et de conversations palpitantes et animées parvenaient à mes oreilles et se rapprochaient.
Voilà. J’y étais.
Il allait falloir tenir les huit heures de ma journée, en travaillant d’arrache pied et en essayant de chasser mon inquiétude ténue. Chaque demi-heure affichée sur la grosse horloge, que je voyais de ma place assise en classe, me rassurerait. Le soir, je serais enfin de retour chez moi.

***

De la foule bruyante s’élevait toujours l’appel d’une de mes amies. Elles m’avaient repérée, repliée sur moi-même, comme le corps, enroulé et tapi au fond de sa coquille, d’un bigorneau.
Elles me tiraient vers elles d’un geste déterminé, et le petit groupe m’entourait, telle un point de mire au centre de tout. Elles faisaient bloc autour de moi, j’étais l’objet de toutes leurs attentions. Elles me savaient très mal dans ma peau à cet instant précis, et me soutenaient de toutes leurs forces. On s’aimait….
À mon arrivée, je les entendais toujours se raconter la soirée de la veille. Ce n’était qu’éclats de rires francs et détendus. Et moi j’étais paralysée par une peur qui ne me quittait jamais. Ridicule potiche au milieu d'adolescentes normales.....
Ça c’était Moi. Pourquoi étais-je cette pauvre cruche retardée et apeurée? Je ne comprenais pas.
Les minutes passaient devant la grande double porte cintrée, en bois massif. Je la trouvais imposante et majestueuse comme l'entrée d'un petit château fort. Elle allait s’ouvrir lourdement d’ici peu; le compte à rebours était enclenché. Au centre de ma tribu, j'écoutais mes amies, et peu à peu mon visage se détendait, la crispation se faisait plus discrète et la nausée se dissipait. Mes amies me sauvaient de l’effroi. Je leur devais mon salut chaque jour.
La porte s’ouvrait lourdement, les deux battants poussés par des surveillants aux traits sévères. La foule des mille élèves s’engouffrait alors dans le long passage couvert qui nous conduisait à la cour.
Quand le dernier élève avait franchi le seuil, les surveillants impassibles, au facies glacial, repoussaient la porte pour la clore derrière nous.
Ça me faisait penser à une rafle.
Provisoire celle-là. À 17h, nous serions tous libres.
Toutefois, à ce moment, j’imaginais, dans mon esprit de petite fille, les battants se refermant, comme la gueule largement fendue d’une baleine qui venait d'engloutir, d'un seul coup, l’équipage et les passagers d’un bateau à la dérive.
Dernière modification par Larme_Fatale le dim. 18 sept., 2022 12:21 pm, modifié 14 fois.
Mellifluence

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Re: Thème d'écriture Septembre 2022 : Le Chemin des écoliers

Message par Mellifluence »

Bonjour,

Merci pour votre accueil et vos mots encourageants ! Je suis ravie d'avoir pu réveiller vos souvenirs à travers les miens. Je m'étonne toujours de voir que nos expériences les plus personnelles nous surprennent parfois par leur universalité.

Larme_Fatale, je suis ravie que ce passage sur la mer t'ait plu car j'avoue qu'il m'a demandé un peu plus de réflexion. Me voilà rassurée !
Pour ma part j'avoue trouver le subjonctif imparfait très élégant et il finit par me devenir naturel, mais c'est vrai qu'aux premiers temps il me paraissait parfois lourd, donc je vais écouter ton conseil. Je vais voir si je peux tricher un peu pour ne pas du tout utiliser de subjonctif dans ce cas-là, puisque je l'ai employé à un autre moment de ce texte à l'imparfait, si je ne me trompe. Je préfère rester cohérente. Merci pour ta suggestion !

Voilà que tu me donnes des idées pour une suite... Je m'y essaierai sans doute la semaine prochaine, quand j'aurai un peu plus de temps. Merci beaucoup pour tes compliments qui me font chaud au cœur, j'espère ne pas décevoir tes attentes.
Je lirai ton texte dès que possible. J'ai hâte de découvrir ta plume. Pour le moment, je planche sur un redoutable devoir de grammaire. Brrr...
Larme_Fatale

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Re: Thème d'écriture Septembre 2022 : Le Chemin des écoliers

Message par Larme_Fatale »

Prof de lettres Millefluence?
Mellifluence

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Re: Thème d'écriture Septembre 2022 : Le Chemin des écoliers

Message par Mellifluence »

Je suis encore étudiante, mais je passe le concours cette année !
Larme_Fatale

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Re: Thème d'écriture Septembre 2022 : Le Chemin des écoliers

Message par Larme_Fatale »

J'avais cru comprendre.
Bonne chance. Ça devrait marcher vu votre talent.
Mellifluence

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Re: Thème d'écriture Septembre 2022 : Le Chemin des écoliers

Message par Mellifluence »

Merci ! Je suis moins à l'aise à l'oral malheureusement, mais j'y travaille.
J'aimerais beaucoup qu'on se tutoie si ça vous convient.

En ce qui concerne votre texte, j'aime beaucoup vos descriptions très précises, on s'y croirait vraiment ! Il y a parfois quelques légères redondances toutefois, mais c'est normal quand on cherche l'exhaustivité, il est difficile de dérouler sa pensée sans jamais revenir en arrière. J'ai remarqué cela dans les passages sur l'impasse et la boulangerie. J'ai aussi noté une petite répétitions du mot "amies" vers la fin. Mais sinon je trouve vraiment que ces descriptions font la force de votre texte, elles nous donnent à voir ces décors pourtant inconnus avec l'art d'un peintre.
J'ai beaucoup aimé l'emploi dominant de l'imparfait : vous auriez pu passer au passé simple à de nombreuses reprises, mais en ne le faisant pas vous avez véritablement inscrit votre texte dans l'idée du souvenir. J'ai trouvé ça plutôt original et bien mené.
Il y a quelques tournures que j'ai beaucoup aimées, comme "l'envie de tout goûter me dévorait", où l'inversion est franchement amusante. On se demande qui de la douceur ou de l'enfant va manger l'autre ! La comparaison avec le bigorneau était également excellente. L'image finale confère quant à elle aux derniers mots beaucoup de poésie, c'est une belle manière de clore ce texte.
On ressent aussi très bien l'angoisse qui pèse en filigrane, même si elle est tempérée par tous les chouettes petits détails. Je me retrouve un peu dans vos souvenirs, dans cette incapacité à s'ouvrir. Merci de nous avoir partagé ça !

J'ai noté quelques petits détails qui pourraient éventuellement être modifiés si cela vous paraît pertinent. Désolée, je pose ça de manière un peu barbare, à la chaîne.

Vous pourriez peut-être remplacer "les mots" par "ces mots" pour qu'on comprenne bien qu'on fait allusion aux propos qui viennent d'être prononcés.
Il me semble qu'on dira plutôt dont j'étais l'élève ou dans lequel j'étais élève.
Vous avez fait une faute de frappe à "châtain" au niveau de l'accent. Rien de dramatique, mais je le signale si jamais. Il manque aussi l'accent au mot "faciès".
Je pense qu'il manque une virgule après Le petit chaperon rouge.
En revanche, la virgule après cigarette me paraît de trop, ou bien il faudrait sans doute en ajouter une avant qui.
Tel* un point de mire : on accorde avec ce qui suit, si je ne me trompe.
J'aurais ajouté une virgule après "ça" pour bien marquer le propos.

Voilà, ce ne sont que de menus détails, car votre texte est vraiment très bien construit. J'espère d'ailleurs que nous aurons droit à une suite !
Larme_Fatale

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Re: Thème d'écriture Septembre 2022 : Le Chemin des écoliers

Message par Larme_Fatale »

Bonsoir Mellifluence.
J'avais relevé ces défauts mais je n'ai pas corrigé. Je vais le faire pour les erreurs de frappe, d'accords ou de ponctuation.
Pour "ces mots", j'ai longtemps hésité maisj'ai choisi "les mots" comme pour évoquer les mots qui font mal de manière générale. Je me suis dit qu'il serait quand même clair que c'était aussi ceux de ma mère.
J'ai également volontairement utilisé l'imparfait tout le long pour inscrire mon texte dans un souvenir qui dure.
Pour les redondances, je suis passée à côté il faut que je relise.
Tes remarques sont très précieuses.
Merci!
À bientôt.
Mellifluence

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Re: Thème d'écriture Septembre 2022 : Le Chemin des écoliers

Message par Mellifluence »

Bonsoir Larme_Fatale,

Je comprends, pas de problème ! N'hésite pas à me signaler quand tu fais ce premier relevé, ce n'est peut-être pas la peine que je répète des choses que tu as déjà remarquées.
Effectivement, on comprend tout de même à quoi tu fais référence. Je n'avais pas pensé à cette interprétation et je trouve que c'est une très belle idée !
Bravo pour cet emploi de l'imparfait, j'ai vraiment beaucoup aimé.

Je t'en prie, c'est un plaisir !
À très vite.
Larme_Fatale

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Re: Thème d'écriture Septembre 2022 : Le Chemin des écoliers

Message par Larme_Fatale »

Bonjour Mellifluence.
Même si j'ai pensé à certaines choses, c'est très aidant de lire tes remarques.
On continue.
Le partenariat est efficace 😊😊.
À bientôt. MarieF
Mellifluence

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Re: Thème d'écriture Septembre 2022 : Le Chemin des écoliers

Message par Mellifluence »

Bonsoir !
Très bien, on fait comme ça 😊 Je suis ravie de pouvoir aider.
À bientôt,
Marine
Larme_Fatale

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Re: Thème d'écriture Septembre 2022 : Le Chemin des écoliers

Message par Larme_Fatale »

Bonjour à tous.
Je suis tellement noyée en ce moment que je n'arrive plus à voler mes moments de sérénité À MOI!!
La lecture et l'écriture en souffrent. Je lis, mais sur une longue période, tant pis l'essentiel est de lire et de "se régaler" à lire (un mot familier que j'aime)
Je suis donc tellement noyée qu'un thème possible pour octobre a jailli comme ça d'un coup :
Complètement débordée.
Ça peut donner tellement de choses, de l'humour à la Bridget Jones, qui me détendrait, à la vision sombre des hommes coureurs après le temps que nous sommes. Terrible constat..
À plus.
MarieF
Larme_Fatale

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Re: Thème d'écriture Septembre 2022 : Le Chemin des écoliers

Message par Larme_Fatale »

Micum?
On n'a pas lu ta poésie en septembre.
Larme_Fatale

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Re: Thème d'écriture Septembre 2022 : Le Chemin des écoliers

Message par Larme_Fatale »

Micum?
On n'a pas lu ta poésie en septembre.
Mellifluence

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Re: Thème d'écriture Septembre 2022 : Le Chemin des écoliers

Message par Mellifluence »

Bonsoir !
Ton thème me parle d'autant plus que je viens d'apprendre que je vais probablement soutenir mon mémoire en novembre... C'est la cata ! Un week-end cauchemardesque s'il en est un. Moi qui comptais écrire une suite à mon petit texte, je crains de devoir reporter ça à une autre fois.
J'avoue que j'avais aussi pensé à un thème, assez différent, et je le propose donc pour avoir un panel plus large de choix : nuit blanche. On pourrait aller du côté de l'horreur (en particulier le 31 octobre) ou du côté du texte poétique. Mais peut-être a-t-il déjà été proposé ?
J'espère que tu vas bientôt pouvoir retrouver du temps pour toi !
Bon week-end,
Marine
Larme_Fatale

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Re: Thème d'écriture Septembre 2022 : Le Chemin des écoliers

Message par Larme_Fatale »

Bonsoir Marine.
Nuit blanche c'est aussi mon "noctidien".
J'en passe beaucoup et je pourrais en parler.
Les autres proposeront à leur tour et chacun optera pour ce qui l'inspire. Ensuite Florale nous dira le thème qu'on adopte.
Pas de panique, tout va bien se passer pour la soutenance.
Tu écriras la suite de ton texte après.
Il faut renoncer parfois provisoirement.
Quant à moi, pour le moment je suis toujours noyée.
Je me contente de mes micro lectures.
À bientôt.
Marie F
Mellifluence

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Re: Thème d'écriture Septembre 2022 : Le Chemin des écoliers

Message par Mellifluence »

Bonjour Marie,
Merci pour tes explications 😊 Je suis ravie que ce thème te parle, même si cela signifie malheureusement que tes nuits sont courtes.
Je ne m'inquiète pas tant pour la soutenance que pour tout ce qu'il me reste à faire pour terminer mon mémoire dans les temps, mais je te remercie pour ton soutien ! Effectivement, je pense écrire un peu moins pendant un temps.
Alors je te souhaite encore bon courage et de bonnes micro lectures (c'est toujours mieux que rien !)
À bientôt,
Marine
Micum

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Re: Thème d'écriture Septembre 2022 : Le Chemin des écoliers

Message par Micum »

Bonjour à tous et toutes !

Larme_Fatale
Mille excuses pour non-retour du mois passé. Si, j'ai le temps, je jetterai un œil, je sais à quel point les avis sont profitables et tant bienvenus.
J'ai été submergé par la reprise et les autres écritures.
Je vais essayer de produire quelque chose pour ce mois, mais il ne me vient rien de bien satisfaisant, à voir avec le temps...
Ravi que vous fassiez perdurer le concours mensuel, et qu'il attire encore un peu.

A bientôt !
Larme_Fatale

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Re: Thème d'écriture Septembre 2022 : Le Chemin des écoliers

Message par Larme_Fatale »

Micum.
Moi aussi je suis submergée.
Je m'étonnais de ne pas avoir lu votre poésie.
On essaie de faire durer ce défi écriture. C'est un vrai moment agréable.
À bientôt.
MF
Micum

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Re: Thème d'écriture Septembre 2022 : Le Chemin des écoliers

Message par Micum »

Un vouvoiement n'est point nécessaire ni souhaité ! ;)
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