Concours "Un jour à..." Quatrième mois : Septembre 2011

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Virgile

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Concours "Un jour à..." Quatrième mois : Septembre 2011

Message par Virgile »

:)
Clo0301

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Re: Concours "Un jour à..." Troisième mois : Août 2011

Message par Clo0301 »

Un jour à San Francisco

On ne sait pas où on va, on ne sait pas si on aura froid ou chaud. En faite, on ne sait rien à part que nous allons rester là une journée pas plus, ni moins. Ca fait déjà vingt jours qu'on voyage pour cette émission de télé réalité ridicule ''Voyager pendant 30 jour''. Par une journée, je veux dire de 9 heures à 21 heures à faire des activités physique où autre. Chaque équipe doit être composée de 4 personnes, deux filles et deux garçons, les personnes qui seront dans l'équipe gagnante auront droit de réaliser chacun, un voeux de leur choix. Comment gagné après chaque activité ? Facile, après chaque activité, on a des points et c'est l'équipe qui en aura le plus qui gagnera. Thomas, Julien, Lisa et moi ont à réussi à avoir 300 points grâce à ça nous somme en tête ! On est premier sur quatre équipe ! On est trop content.

Pour le moment, on est dans le Jet privé de l'émission, on a démarré de Phoenix à 3 heures du matin et il est 5 heures 30 donc on ne va pas tarder à atterrir, on arrive toujours vers 6 heures. Une demi-heure plus tard, nous sortons de l'avion et nous voyons une pancarte ''Bienvenue à San Francisco'' On prend nos valises puis nous dirigeons vers la sortie où quatre limousine (une pour chaque équipe). Nous montons dans la limousine 1, nous prenons le petit déjeuner pendant le traget, et comme d'habitude, Thomas et Julien se mettent à nous faire rire avec leurs blagues stupides. Le problème c'est que on n'est pas autorisés à sortir de la limousine avant neuf heures donc on décide de ce reposer une petite heure.

Il est 9 heures, nous sortons de la limousine sur un parking. Nos rivaux sont également présent. On nous remet une enveloppe, on l'ouvre et il y a un papier à l'interrieur où il est noté ''Rendez-vous au Golden Gate''. Le Golden Gate est un grand pond de 2km737. Il y a aussi 100 dollars dans l'enveloppe. On nous donne le top départ, nous sommes sur le point d'entrer dans une boutique souvenir pour trouver une carte de San Francisco quand je vois un bus avec comme destination le Golden Gate.

- Attendez ! Criais-je.

Thomas, Lisa et Julien se retournent et disent en même temps :

- Quoi ?

Je leur montre le bus du doigt et ils sautent de joie.

- Super, Ally, je t'adore !

Nous payons 8 dollars pour nous 4 pour prendre le bus. Nous démarrons et arrivons 15 minutes plus tard au Golden Gate. Nous sommes les premiers, ce qui nous donne 20 points. On nous donne une nouvelle enveloppe avec une nouvelle mission de faire un aller-retour en vélo sur le Golden Gate. Ce qui fait plus de 5km. Cela nous prend 45 minutes. Nous gagnons 60 points. Nous faisons d'autres activités dans San Francisco, ce qui nous donne en tout 140 points. Nous mangeons puis avant de montez dans ma chambre d'hôtel avec Lisa. Julien m'appelle et me félicite pour tout ce que je fais pour aider l'équipe.

- C'est normal, il faut être solidaire dans ce jeu.

Il me dit bonne nuit et je monte dormir avant de reprendre un avion dans quelques heures pour une nouvelle aventure.

FIN
elexia_keenan

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Re: Concours "Un jour à..." Quatrième mois : Septembre 2011

Message par elexia_keenan »

Un Jour à Nairobi,
L’aube se leva encore cette fois ce matin sur les bidonvilles de Nairobi, Hadiya réveilla prestement son frère Jabari. Encore plongé dans un demi-sommeil, celui-ci soupira faiblement. Il faut dire que pour ses dix ans d’existences sur cette terre, le pauvre Jabari semblait bien chétif. Squelettique, émacié, et affamé voilà les caractéristiques de ce pauvre Jabari. Sa sœur aînée ne semblait guère mieux. Dans la famille de Jabari, ils sont dix en tout, comme le père de Jabari avait succombé à une maladie il y a trois ans maintenant, c’était sa mère qui avait pris les commandes. Ses frères et sœurs étaient déjà en train de prendre une maigre collation avant de partir travailler. Daraja, leur mère faisait ce qu’elle pouvait pour trouver de la nourriture. Et c’était au marché de fortune qui s’était organisé autour des bidonvilles, que les gens ramassaient ce qu’ils trouvaient et le vendaient aussitôt.

Daraja se fournissait là-bas la plupart du temps. Ainsi on pouvait observer le boulanger et des croûtes de pain rassis trouvées à même le sol, la viande elle était avariée mais cela ne faisait rien pour ces pauvres habitants. Quelques objets faisaient parfois leur apparition, des robots cassés, un sac à dos d’enfant déchiré, à Nairobi tout était bon à la récupération. Comme le Gouvernement n’aidait pas ses pauvres parce qu’il avait suffisamment à faire selon lui pour faire perdurer le pouvoir, c’était ses pauvres-là qui trouvaient de quoi survivre dans ce monde hostile.
L’Heure n’était pas aux lambins selon Daraja, il fallait arriver à l’heure. Elle menait sa tribu d’une main de fer. Alors que Jabari se mettait en route, il observa le paysage sec et désolé dans lequel il vivait. Il avait fini par accepter son quotidien après avoir constaté qu’aucune issue de secours n’était possible. Enfin, ils arrivèrent sur leur lieu de travail.

La Grande Décharge se dressait devant eux, immonde, infâmes, les relents de puanteur se déversaient sur plusieurs centaines de mètres. Elle était haute et dangereuse, Jabari avait plusieurs fois faillit y laisser la vie, tant les immondices menaçaient de l’enfouir. Il avait eu un cousin qui y avait laissé ses deux jambes, maintenant il était devenu incapable de se relever et d’aider aux tâches.

Il fallait se mettre au travail, Daraja intima des ordres brefs à ses enfants. Jabari devait s’occuper des sacs plastiques qui étaient ce dont ils vivaient principalement. Une laborieuse journée commença, Jabari s’attela aux tâches avec courage. Parfois un Grand lui chipait ses sacs plastiques, Jabari ne se laissait pas toujours faire, mais il n’avait pas toujours le choix.

Quand il pensa en avoir ramassé assez, il se dirigea à travers les ordures. Il contemplait au passage, une centaine d’enfants crasseux accroupis, dénichant quelques moindres trésors dérisoires. Certains se bagarraient pour les maigres récoltes. Il aperçut enfin sa mère qui soufflait comme un bœuf tant l’effort et la chaleur était durs à supporter. Elle lui prit les sacs plastiques des bras et se dirigea vers la rivière. C’est là où elle irait les nettoyer pour les revendre après. Au fil du temps la rivière avait pris une teinte marron, mais elle était indispensable aux travailleurs de la décharge pour se réhydrater et se nettoyer. L’eau était tant sale, qu’il arrivait souvent des maladies, les moustiques frappaient inexorablement quiconque habitait à proximité.

Parfois des camions poubelles arrivaient pour déverser leur charges, c’était alors l’euphorie à travers la décharge. Tous les travailleurs se précipitaient pour dénicher de nouvelles trouvailles, s’ensuivait alors de redoutables bagarres. Des gangs avaient commencés à se mettre en place, et c’était leur chef qui décidait de se servir le premier. Ce jour-là, il se précipita vers le camion et monta à bras le corps. Il se jeta alors sur un reste de nouilles chinoises pour les engloutir. Jabari au début avait commencé à faire comme les autres et se placer vers le camion, mais on l’avait cogné plusieurs fois. La douleur était si vive qu’il n’avait plus recommencé. Il attendait alors sagement comme les autres enfants autour de lui de ramper dans les restes des autres.

Quand arriva enfin la fin de la journée, Jabari et les siens étaient épuisés, ils avaient les muscles ankylosés et l’estomac qui ne grondait que plus fort. Jabari avait réussi à vendre quelques babioles qu’il avait accumulées tout au long de l’après-midi. Couché à même le sol pour dormir, il ne trouva pas tout de suite le sommeil. Il sortit alors quelque chose de sa poitrine et l’observa attentivement. C’était sa paie de la journée, l’équivalent d’un dollar qu’il serra très fort contre lui. Un immense sourire éclaira alors son visage, il finit par s’endormir rêvant d’un monde meilleur.
marquisedemerteuil

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Re: Concours "Un jour à..." Quatrième mois : Septembre 2011

Message par marquisedemerteuil »

Un jour à Oslo


Ce matin, je me réveille en sursaut dans le petit chalet que j’ai loué pour mes vacances de Noël. Je regarde par la fenêtre, m’attendant à voir un ciel noir, s’étendant de l’horizon lointain aux profondeurs infinies de l’univers, jalonné de milliards d’étoiles et d’astres brûlants. Et pourtant je ne vois que du blanc. De ce blanc immaculé et pur qui ne peut être que celui des nuages les plus cotonneux des débuts de printemps éphémères, ou de la neige qui vient tout juste de tomber, rendue plus brillante encore par l’éclat de cet astre du jour que l’on nomme soleil.

Étourdie par cette vision vertigineuse, je décide de sortir du chalet pour me laisser transporter par ce froid enivrant. Mais la porte refuse de s’ouvrir. J’insiste durant ce qui me semble être une éternité, mais rien n’y fait. La porte du chalet demeure close.

Je décide de téléphoner à quelqu’un pour appeler à l’aide, mais, sans doute du fait de cette malchance si inhérente à ma personne (ou bien en raison de l’altitude à laquelle je me trouve), il n’y a pas de réseau. Je me retrouve donc bloquée ici jusqu’à ce que la glace qui s’est insinuée jusque dans les fissures de la porte fonde un peu…

Je reste donc là, à regarder le vague, sans doute pendant deux ou trois heures, lorsque soudain quelqu’un frappe à la porte du chalet. Pensant rêver, je me lève tout de même pour voir s’il y aurait quelqu’un. De toute façon, je n’ai rien à perdre…

Emmitouflée dans mon pull-over bleu nuit, je m’avance vers la porte et tente de l’ouvrir, avant de me rappeler que c’est chose impossible jusqu’à ce que la glace qui bloque l’entrée expire dans un mouvement aquatique.

— Désolée mais je ne peux pas ouvrir la porte… La neige s’y est comme soudée et il m’est impossible de bouger la porte d’un millimètre. Qui est là ?

—Ne vous inquiétez, je suis là pour vous aider. J’ai simplement frappé à la porte pour ne pas vous effrayer en rentrant sans m’être manifesté auparavant.

—Merci beaucoup. Mais qui êtes-vous ?

Mais avant même d’avoir eu le temps de répondre à ma question, il se tient devant moi. C’est sans doute l’homme le plus repoussant qu’il m’a été donné de voir depuis des années. Ses yeux sont petits et inexpressifs, et pour ne rien arranger, ils louchent. Sa bouche est maigre et asymétrique, le côté gauche étant plus gros que le côté droit. Son nez est petit et gros, et en outre il est rempli de cicatrices. Mais les cicatrices de son nez me semblent négligeables puisque la totalité de son visage en est rempli. Et pourtant, comme indifférente à la laideur de ses traits, je ressens une chaleur étrange, un trouble inexplicable lorsque j’entends sa voix…

—Je suis celui qui te prédira ton avenir.

Ce tutoiement me trouble encore davantage que le contenu de sa réponse. Car il implique le fait qu’il sait qui je suis, qu’il me connait… Or je ne l’ai jamais rencontré de ma vie. Le crainte me saisit et glace le sang qui circule dans mes veines, alors que paradoxalement, mes sens sont embrasés par cette peur de l’inconnu et de l’étrange, mêlée à la crainte d’avoir l’air idiot en laissant paraitre que j’ignore totalement de quoi il parle… Alors je demande tout simplement :

—Mon avenir ?

—Ton avenir. Il est inscrit quelque part depuis des millions d’années, comme celui de tous les êtres vivants de cet univers. Quelque part, si loin, bien trop haut pour que tu puisses simplement t’en rendre compte. Et moi, je suis le messager, celui qui se doit de te le transmettre.

—Je suis désolée mais je ne comprends rien du tout à ce que vous me racontez là. Et… et quel est cet avenir dont vous me parlez depuis tout à l’heure ?

— « Tu deviendras tout autre et ta vie changera. Ton âme se consumera et deviendra fumée. Tes yeux tour à tour pâliront et deviendront noirs comme la nuit. Même le son de ta voix s’envolera et se dissipera comme l’éther. Ton sourire se glacera et expirera pour devenir un rictus démoniaque. Tu seras une autre. Ton ombre disparaitra et tu te languiras d’elle sous les flammes vacillantes de ces feux éternels. Ta mémoire s’effacera comme l’encre de chine sous l’onde. Les flots emporteront toute ta personne, et personne ne te reconnaitra. Et que restera-t-il alors de toi ? Tu n’en as aucune idée… En tout cas rien de ce qui aujourd’hui vit en toi… ».

Un effroi sans nom et sans adverbe s’insinue alors en moi. Mon sang glacé déjà figé dans mes veines s’embrase alors, mes joues deviennent brûlantes, brûlantes comme l’enfer. Je vais donc me métamorphoser, devenir une autre ? J’ai déjà tant changé depuis dix ans, depuis vingt ans… Je me souviens alors de la vieille balançoire de ma jeunesse, des vieux vinyles, des cerisiers blancs. Je me souviens aussi de mon adolescence, de ces longues errances sous la pleine lune, des pavés qui vacillent sous mes pas, des fous-rires d’antan et de la solitude. Oui, j’ai changé depuis lors. Et je sais que je changerai encore. Et pourtant j’ai peur de la prédiction de cet horrible homme qui se tient devant moi, et dont la voix contraste tellement avec l’affreuse prédiction qu’il vient d’énoncer.

—Si tu ne me crois pas, regarde-toi dans le miroir… Tu verras bien.

Pour toute réponse, je sors un miroir de poche de mon sac à main le plus proche, et ce que je vois m’arrache un cri de terreur. La matérialisation de mon effroi. Je suis devenue une autre. Et quelle autre ! En fait, je suis devenue son double féminin, l’expression la plus concrète de la laideur. Le reflet de l’horreur. Non, ce ne peut être moi…

—Et maintenant nous allons rester ensemble pour toujours, enfermés dans ces étendues de neige infinie…

Ces paroles m’arrachent un autre cri, bien plus perçant encore que le précédent.

Mais à ce cri, je me réveille et je me rends compte que tout cela n’est qu’un rêve. Je me lève pour regarder par la fenêtre, et ne vois que du noir, cette noirceur infinie que j’attendais lorsque je me suis levée une première fois, c’est-à-dire dans mon rêve.

Je me dirige alors vers la salle de bain pour me rafraichir un peu. Je me regarde dans le petit miroir, avec l’impression d’avoir les yeux plus rapprochés qu’avant, et les lèvres légèrement asymétriques…
Margaux13500

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Re: Concours "Un jour à..." Quatrième mois : Septembre 2011

Message par Margaux13500 »

Un jour à Bergerac.

Voilà maintenant 26 ans que je contemple le même coucher de soleil chaque soir. Bien sûr, je ne le sais pas, car la notion que j’ai du temps est très différente de la vôtre. Pour mon peuple, et à l’époque où je vis, je suis une femme d’âge mûr. D’ailleurs, c’est ce soir que je participerai au rite de passage, qui fera de moi l’Ancienne de la tribu. Les tâches qui me seront confiées seront bien moins fatigantes que celle d’une jeune femme, mais je devrais me montrer à la hauteur de mon rang, car mon nouveau rôle sera de les conseiller grâce à mon expérience de la vie. Toute la tribu vit dans une immense cavité, constituée de nombreuses petites grottes qui servent de foyer à chacune des familles. Je vis dans l’une de ces cavernes, seule, car mon compagnon a succombé à la chasse il y a deux lunes. Mon fils aîné est un grand chasseur respecté qui vit avec sa compagne et leurs enfants depuis plusieurs saisons dans une grotte voisine, et son cadet a choisi la voie des guérisseurs. Il n’aura donc ni compagne, ni enfant, mais le rang le plus élevé après le chef de la tribu. Ma fille est partie à la dernière lune, juste après les rites de passage à l’âge adulte, vivre avec son nouveau compagnon dans une tribu voisine. Je vis donc seule, mais mon statut est élevé, je suis respectée par tous et fière de mes enfants. De plus, après le rite de ce soir, je le serai encore plus puisque je représenterai la voix de la sagesse pour toutes les femmes dans le doute. Pourtant la solitude me pèse, et le doute m’envahit. Serais-je capable de conseiller toutes les jeunes femmes comme une véritable Ancienne ? Et malgré moi, l’égoïsme surgit : Serais-je heureuse pour les dernières saisons de ma vie ? Sans compagnon et sans enfants, la vie me paraissait bien triste, et aider les autres à aller mieux, en souffrant plus encore, n’était pas forcément plaisant. Pourtant, j’avais toujours rêvé de ce rôle, de ce statut, et j’avais réussi à être choisie. Le guérisseur m’a contacté au coucher de soleil, et m’a annoncé que les esprits avaient fait leur choix : j’étais la femme la plus sage et expérimentée de la tribu, et c’est à moi que revenais l’honneur et l’immense tâche d’être l’Ancienne. Bien sûr, mon cœur s’est empli d’une immense joie et d’une gratitude profonde envers les esprits. Mais maintenant que j’ai passé toute la nuit à prier et à les remercier, le soleil a ramené avec lui le doute et l’angoisse et je ne sais y faire face. Lorsque le soleil sera à son zénith, le guérisseur annoncera à tous que les esprits m’ont choisi, à condition que je vienne avant cela lui confirmer que tel est mon désir et que je dévouerai le reste de ma vie à améliorer celle des autres. C’est alors que me viens l’idée. Ce à quoi j’aurai dû penser tout de suite et qui m’aurait immédiatement soulagée. Je me lève de la peau de daim où je méditais pour me diriger vers la grotte qui pourrait être mienne ce soir, la grotte de l’Ancienne. Bien sûr, elle est encore là et peut me conseiller, puisque c’est encore son rôle. Je peux tout lui confier, en toute confiance, et elle m’aidera de son mieux. Lorsqu’elle apprend que j’ai été choisi par les esprits et que je suis en proie au doute, elle a un drôle de rictus qui me fait un instant douter de ma démarche. Puis, celui-ci se transforme en un sourire amical, et elle me déclare que nous sommes toutes passées par ce moment. Comment ne pas douter d’être capable de ne jamais douter ? Elle me demande si j’ai toujours souhaité le faire, je réponds par l’affirmative et elle me dit que c’était également son cas, que les esprits choisissent notre voie dès la naissance et qu’ils nous protègent. Il ne faut pas douter. Est-ce que je souhaite le faire ? Oui bien sûr, c’est mon rêve. Alors les esprits me guideront, et tout se passera très bien. De toute façon, pendant les premières lunes, nous serons deux, pour mettre en confiance les femmes qui la connaissent mieux, et m’habituer à mon nouveau rôle. Elle me conseille finalement d’aller méditer avant de prendre une décision définitive que je donnerai au guérisseur. Je la remercie et suis tous ses conseils. Je médite un long moment, mais ma décision est prise. Puis, je marche d’un pas sûr vers le guérisseur, juste avant que le repas soit servi, alors que tous me regardent et je lui confirme que je suivrai ma Destinée. Il sourit, acquiesce et m’incite à aller m’asseoir, avant de l’annoncer à tout le monde. Tous les membres de la tribu me regardent en souriant, visiblement heureux que je sois l’élue, celle qui les guidera pendant de nombreuses saisons. Puis, je dois aller me préparer pour les rites. Tout d’abord, une longue méditation est nécessaire, afin d’établir le contact avec les esprits. C’est donc jusqu’au coucher du soleil que je reste seule, dans le plus grand silence, assise sur ma peau de daim, à méditer sur les esprits, la Destinée et l’avenir. Lorsque le dernier rayon de Soleil disparut, je me dirigeai vers le cours d’eau qui longeait la colline où se trouvait notre cavité, et me déshabillai. Ensuite, je me lavai longuement dans la rivière, me servant d’une plante qui moussait lorsqu’on l’écrasait pour être totalement propre. On appelait ça : la purification. Lorsque ce fut fini, je m’habillais avec une tunique que le guérisseur avait discrètement déposée, et me dirigeai finalement vers une grotte à l’écart de toutes les autres, où l’on procédait aux différents rites et où logeaient les esprits. Le rite fut très complexe, le guérisseur s’adressa en Ancien Langage aux esprits et je dus répéter de nombreuses phrases que je ne comprenais pas vraiment. Mais j’avais pleine confiance en eux et cela suffit apparemment, puisqu’à la fin du rite, après une courte méditation, il me déclara officiellement Ancienne de la tribu, et désigna la précédente pour m’épauler dans les débuts. Je m’inclinai, prit un couteau en os posé sur l’autel et m’ouvrit les veines du poignet gauche, pour y laisser mon sang en sacrifice, comme le veut la coutume. Ensuite, je dus à nouveau me purifier, et lorsque ce fut fini, le soleil refit son apparition. Je m’habillai rapidement et allai voir le guérisseur pour qu’il bande mon poignet qui me faisait souffrir.
Je suis l’Ancienne de la tribu.
Mokuren

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Re: Concours "Un jour à..." Quatrième mois : Septembre 2011

Message par Mokuren »

Un jour à… Ruatha (spéciale dédicace à un de mes auteurs préférés)

Aeryn marchait d’un pas nonchalant, suivant le flot des personnes avançant gaiement le long de la route caillouteuse. Observant ce qui se passait autour d’elle, elle souriait à la vue des mères tenant par la main leurs bambins remuants qui criaient qu’ils n’avançaient pas assez vite, des camelots discutant entre eux des bonnes affaires qui les attendaient ou des jeunes gens impatients de rivaliser lors des jeux organisés pendant la foire.
Car une foire est un évènement toujours particulier, c’est bien connu. Un moment où l’on peut enfin rire et s’amuser après une révolution de dur labeur, écouter les dernières compositions des Maitres Harpistes, acheter des objets exotiques, peut-être même arriver à voir cet animal mystérieux débarqué tout juste du continent méridional. Ruatha était un fort réputé, prospérant au pied du puissant Weyr de Benden, et il ne faisait aucun doute que les explorateurs feraient une escale à cette foire pour présenter le fabuleux animal.
Un ombre furtive lui cachant le soleil pendant un instant, elle leva les yeux vers le ciel bleu et, portant une main en visière pour protéger ses yeux de la lumière aveuglante, elle admira le vol des immenses dragons aux couleurs chatoyantes qui faisaient la fierté de tout le peuple pernais.
Le rêve de tous était de pouvoir avoir la chance de fouler un jour une aire d’éclosion afin d’obtenir l’insigne honneur de devenir chevalier-dragon et protéger leur monde contre les fils.
Soupirant avec envie, Aeryn détacha ses yeux de la créature couleur de bronze qui semblait mener l’escadrille pour revenir sur le plancher des Wherries. Il ne servait à rien de rêver à l’impossible et assister à la Foire était déjà une chance énorme dont elle devait profiter.
L’excitation avait grandi au fur et à mesure que les murailles du fort grossissaient à l’horizon.
La foule franchit bientôt le grand portail de métal pour entrer dans l’immense cour et se presser contre les nombreux stands de marchandises ou de nourriture.
Alléchée par une odeur appétissante, la jeune fille se rapprocha le plus vite possible de l’étal de l’artisan boulanger et arriva juste à temps pour le voir sortir une fournée de tourtes aux bulles encore bouillonnantes. Après avoir payé les deux marques requises, elle partit en exploration, tout en mordant dans la pâtisserie bien juteuse.
Elle explorait la foire depuis un bon moment déjà, riant des chansons grivoises qu’elle entendait ou étudiant ici une paire de braies, là une ceinture en cuir de geyt, quand un son mélodieux s’éleva du côté de l’estrade des harpistes. Elle s’approcha doucement et resta à écouter une bande dragonnets miniatures qui chantaient pour accompagner une jeune femme. L’harmonie entre les dragonnets, la voix cristalline de l’artiste et le son de l’instrument était si parfaite, si pure, qu’Aeryn en restait émerveillée et n’osait faire le moindre mouvement de peur que ce spectacle ne s’arrête.
Lorsque ce spectacle s’arrêta, la jeune fille constata qu’elle n’était pas la seule à avoir écouté religieusement en voyant l’attroupement autour d’elle.
- Encore une, Maître Menolly. S’il vous plaît, supplia un homme près d’elle.
La jeune femme ne se fit pas trop prier et entama une vieille ballade populaire à en juger les battements de mains qu’Aeryn percevait de plus en plus fort.
Ainsi cette femme était maître harpiste. Et elle semblait fort connue des gens du coin.
C’est dans ses moments-là qu’elle se mettait à regretter d’être une sans-fort et isolée du reste du monde. Elle savait qu’elle avait de la chance de pouvoir trouver un emploi saisonnier quand elle en avait besoin et était reconnaissante de l’abri qu’elle avait trouvé par hasard pour lui permettre de survivre aux chutes de Fils, mais parfois, elle se disait qu’elle aurait aimé avoir une famille avec qui partager la vie de tous les jours et ne pas toujours se retrouver toute seule, à discuter avec elle-même. A force de parler toute seule, elle allait finir par devenir folle.
Plongée dans ses réflexions moroses, elle ne vit pas le petit dragonnet de couleur or qui venait de se poser sur le muret à côté d’elle jusqu’à ce qu’elle sente un contact doux et chaud sous ses doigts.
Elle baissa les yeux sur la créature et sourit doucement
- Hey… salut toi. Comment tu t’appelles ?
- Son nom est Belle, répondit la Harpiste.
Aeryn sursauta car elle n’avait pas remarqué que les chants s’étaient arrêtés et que l’attroupement s’était dispersé.
- Et moi, je m’appelle Menolly, enchaina la jeune femme en attendant qu’Aeryn se présente à son tour.
Mais Aeryn était trop occupée à regarder, bouche bée, la dizaine de dragonnets qui voletaient au-dessus d’elle et que le petit doré essayait de canaliser.
- Ne t’occupe pas d’eux, repris Menolly, amusée, ils sont assez turbulents parfois, mais Belle sait les tenir en général.
- Vous en avez combien au juste ? demanda Aeryn, médusée.
- Quatorze en tout et pour tout. Je les ai trouvés tous en même temps dans une grotte du bord de mer et leur ai conféré l’empreinte lors de leur éclosion.
- L’empreinte ? Comme pour les dragons ?
- Oui, fit Menolly, un peu surprise. Comme pour les dragons. Même si le lien n’est pas aussi puissant, rajouta-t-elle. Tu n’en as jamais vu auparavant ?
- Jamais. Comment les appelle-t-on ?
Menolly sourit
- Des lézards de feu ou bien dragonnets, mais les dragons n’aiment pas trop ce terme, cela souligne un peu trop les ressemblances entre eux et les lézards, dit-elle en riant.
Elle se remit à observer Aeryn avec attention.
- Je me suis présentée, mais tu ne m’as toujours pas dit ton nom.
- Oh, répondit Aeryn, confuse. Désolée. Mon nom est Aeryn.
- Juste Aeryn ? De quel Fort viens-tu ? Je ne t’ai jamais vue à Ruatha.
Menolly lui parlait avec douceur afin qu’elle ne s’offusque pas de toutes ces questions, aussi décida-t-elle de jouer la franchise. Quitte à prendre un risque, autant le faire immédiatement plutôt que de se bercer d’illusions.
- Je n’ai pas de Fort. Je vis seule dans les collines.
La jeune fille attendit de voir apparaître la grimace de dégoût sur le visage de son interlocutrice. Les sans-forts n’étaient pas appréciés, bien au contraire. Ils faisaient plutôt office de parias, vivant en marge de la société. Mais elle releva la tête avec un air de défi en se disant qu’elle n’avait rien à se reprocher et qu’elle travaillait honnêtement pour gagner les marques qui lui permettaient de survivre un minimum.
Elle fut donc surprise de voir que Menolly ne la regardait pas comme si elle était atteinte d’une maladie contagieuse. Bien au contraire, elle lui souriait avec douceur et gentillesse.
- J’ai moi-même été sans-fort pendant quelques temps avant d’être recueillie par l’atelier des Harpistes du Fort de Fort. Si je peux t’aider d’une quelconque manière, ce sera avec plaisir.
Aeryn n’en revenait pas de voir que cette femme lui proposait ouvertement son aide. N’était-elle donc pas méfiante ? N’avait-elle aucune conscience du danger potentiel que représentait un sans-fort ?
- Pourquoi me proposez-vous votre aide ? Vous ne me connaissez même pas !
- Si personne ne m’avait aidée, je serais encore dans ma grotte du bord de mer avec mes lézards de feu et je n’aurais jamais pu devenir harpiste, répondit calmement Menolly. Donc il est normal que j’en fasse autant pour les autres.
Aeryn était tellement surprise qu’elle ne trouva rien à répondre. Depuis la mort de sa famille et son expulsion de leur ferme par le seigneur de Bitra, elle n’avait toujours dû compter que sur elle-même. Et là, quelqu’un qu’elle ne connaissait pas lui proposait de l’aider avec gentillesse.
Emue et reconnaissante, elle ne put qu’acquiescer et, essayant de retenir les larmes qui menaçaient de couler, tendit une main hésitante à la jeune harpiste en se disant que cette journée était le plus beau jour de sa jeune existence.
helo3

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Re: Concours "Un jour à..." Quatrième mois : Septembre 2011

Message par helo3 »

Un jour à Paris, quelqu'un est mort. Cette personne était la personne la plus belle, la plus intelligente et la plus gentille que je connaissais. Elle était d'une beauté intérieure impressionnante. Et surtout, elle aimait. Elle aimait les personnes qu'elle connaissait et celles qu'elle ne connaissait pas. Elle aimait les personnes qui sont adorées de tous et celles qui n'ont personne pour être aimé. Elle aimait les gens pour ce qu'ils étaient, pour ce qu'ils sont, et pour ce qu'ils seront, mais aussi pour ce qu'ils veulent être. Elle me disait que l'amour était la seule chose que l'on pouvait offrir à volonté, la seule chose en nous qui est inépuisable. La seule chose que même les plus avares ont envie de partager. La seule chose qui peut nous tenir en vie et aussi nous tuer.Dans les moments les plus sombres elle était là pour me rappeler que les Hommes naissent de l'amour de leurs ascendants, qu'ils sont le fruit de l'Amour. Elle me montrait sans cesse des preuves de cet amour qui est en nous tous. Un jeune couple qui s'embrasse passionnément, des amis qui jouent ensemble, une mère qui couve son nourrisson du regard, un vieil homme qui ramène des fleurs sur la tombe de sa femme...L'amour est quelque chose qui nous vient naturellement, qui fait partie de notre instinct. Et c'est ce quelque chose qui dirige l'activité entière de notre planète, c'est ce quelque chose qui nous fait vivre. Si l'on y réfléchit bien, toutes nos actions sont faîtes par amour. Par amour envers les autres, les choses, les idées et par amour envers soi-même. Moi, c'est par amour envers cette personnequi est morte ce jour que j'écris ceci. Cette personne qui est partie sans que vous ne vous en rendiez compte. Cette personne qui vous aimait malgré vous. Cette personne qui m'a demandé de vous rappeler que vous aimiez le monde et que le monde vous aime.
luciole241998

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Re: Concours "Un jour à..." Quatrième mois : Septembre 2011

Message par luciole241998 »

UN JOUR À ... PARIS

Une ombre se profila dans la nuit et sauta avec agilité au-dessus d’une des minces et sombres ruelles qui séparaient les toits de Paris. Il devait être cinq heures du matin et, pour l’instant, l’endroit était calme, sans les bruits habituels qui faisaient de cette ville la capitale. Même le vent ne soufflait plus et le ciel laissait apparaitre le croissant de lune.
La silhouette qui s’avançait de plus en plus profondément dans un dédale de venelles ne laissait aucun doute quand à sa nature, il s’agissait d’un chat, noir de surcroit et muni de deux pupilles vertes.
Le félin se dirigeait vers les quais. Il glissa le long d’une gouttière et continua sa route, mais sur le sol rigide et froid.
Lorsqu’il y arriva, un peu moins d’une heure plus tard, le soleil se levait déjà et miroitait à la surface de l’eau. Une péniche était amarrée au ponton et le chat noir s’y glissa.
Il se dirigea familièrement vers l’avant du bateau où une jeune fille peignait. Elle lui ressemblait étrangement avec ses cheveux d’ébène et ses yeux émeraudes. Lorsqu’il s’approcha d’elle la jeune fille sourit et tourna vers le félin sa toile. On y voyait le pont situé quelques dizaines de mètres plus loin, le soleil laissant apparaître quelques touches lumineuses de peinture.
Le chat s’approcha, mit la patte dans la peinture noire, et l’apposa sur le coin du tableau. Son geste fut naturellement terminé par la jeune humaine qui signa de son nom : Anita.
Elle prit ensuite une des nombreuses autres toiles vierges sur la péniche, sa peinture et monta sur le quai, son compagnon à sa suite.
Anita se prit bientôt à son jeu favori : errer. Elle prenait une fois à gauche, une autre fois à droite sans prendre le temps de se repérer, et, lorsqu’ils furent complètement perdus dans couloirs pavés, la jeune fille sourit.
Elle et le chat se trouvaient désormais à un embranchement et ce fut lui qui s’avança dans un coin sombre. Il s’agissait en apparence d’un cul-de-sac mais le félin se mit à gratter une porte en bois vermoulu. Anita la poussa et baissa la tête pour entrer dans ce qui se trouvait être un parc abandonné.
De nombreuses ronces, des buissons et des mauvaises herbes avaient poussées ici et là et formaient un gigantesque enchevêtrement de verdure. Un banc aussi était resté. Le fer s’était rouillé à force de subir la pluie mais l’on voyait toujours gravé sur le bois, les initiales de deux amoureux de Paris. La jeune fille tapota le bout du banc, témoin d’un amour éternel, et le chat noir y monta. Il se roula confortablement sur le bois pendant que Anita commençait à peindre la scène.


La touriste regarda le tableau. Il lui paraissait familier comme si cette scène était gravé dans sa mémoire et se rappela son enfance passée dans les lieux abandonnés. Elle venait de Pologne et c’était son premier voyage à l’étranger. Un appareil photo dans les mains, la visiteuse avait vu la plupart des monuments et endroits importants de Paris et pourtant, ce tableau surpassait tout ce qu’elle avait admiré jusque-là. En voyant le nom du tableau, la jeune femme sourit, il lui correspondait bien : «Un jour à Paris».
morgane.j

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Re: Concours "Un jour à..." Quatrième mois : Septembre 2011

Message par morgane.j »

Un jour dans ma ville natale

- C'était il y a quinze ans, j'avais huit ans. La journée c'était passée normalement, jusqu’à ce que je rentre chez moi à pied...

« La brise fraîche me chatouillait le visage et faisait virevolter mais cheveux blonds, je replaçais mon cartable sur mes épaules et offrais mes joues roses aux derniers rayons de soleil qui se cache derrière de vieux bâtiments. Je marchais depuis deux bonnes minutes sur la vielle route de la rue. Longeant le grillage derrière lequel se trouvé la forêt, grande, dense et verte, j’inspirais profondément sont air pur. J'allais tourner à gauche quand j’aperçus quelque chose briller dans l'ombre. Je m’arrêtais et avançais jusqu'au grillage de la forêt. Je scrutais le buisson où j'avais vus quelque chose briller, rien ne vint, je m’apprêtais à faire demi-tour, quand je vis quelque chose sortir du buisson. C'était un petit être qui briller, des petites paillettes dorées danser autour de lui, il n'était pas plus grand que ma main ni plus gros que mes deux doigts. Deux petites ailes brillantes et blanches battait dans son dos, deux petites oreilles pointus était accroché à sa tête, il était habiller d'une tunique verte, d'un petit chapeau pointu vert et de chaussures marrons. Il avait des cheveux bruns clairs qui tiraient sur le roux, un visage fin, des yeux d'un bleu profond ainsi qu'un nez et une bouche fine. Je restais bouche bais devant cet être magique. Il me lança un grand sourire et je le lui rendit. Il voleta et vint se placer en face de mes yeux verts, j’eus un petit mouvement de recule mais me détendis vite. Il volta autour de ma tête ce qui provoqua une petite ligne pailletée et revint se placer devant moi. Il réfléchit et tourna encore autour de moi. Cet fois c'était un rideau de paillettes qui m’enveloppais, chaud et réconfortant, doux et bien-faiseur. Il revint en face de moi, le rideau tomba petit à petit, les paillettes devinrent blanche et s’évaporèrent. Bouche bais, je le regardais les yeux écarquillés. Il souriait encore plus, il s'approcha encore de moi et déposa un petit baiser sur mon front. Il revint en face de mes yeux, le sourire toujours aux lèvres, il repartit dans la forêt. Je regardais toujours l'endroit où il avait disparu quand quelque chose à mes pieds attira mon attention. Un trèfle à quatre feuille d'un vert éclatant, ses feuilles parfaites sans aucuns défauts et de la taille de deux ou trois trèfles. Je me baissais, le ramassais délicatement et le levais à la lueur du soleil. Il brillait comme le petit être qui était venu me voir, mais les paillettes était verte. Je touchais doucement les feuilles et repris ma route... »
- Depuis ce moment là, je sais que ma vie à changée. Depuis cet merveilleuse rencontre avec cet petit elfe. J'ai toujours le trèfle, il est caché, je ne l'ai jamais montré à personne. Sauf à toi.
- Pourquoi seulement à moi ?demanda-t-elle.
- Tu es la personne la plus confiante à qui je puisse te le dire et aussi parce que je veut te le donner, de mère en fille.
La mère tandis le trèfles à quatre feuilles à sa fille de 14ans et quand celle-ci le toucha des étincelles jaunes l'entoura...
mimi78

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Re: Concours "Un jour à..." Quatrième mois : Septembre 2011

Message par mimi78 »

Un jour à Thiais
Mercredi 18 novembre 1998 :
C’est une journée qui restera à jamais gravée dans la mémoire de mes parents, comme étant la pire journée de leur vie.
Quand je suis née, mes parents s’attendaient à des soucis avec des rhumes, otites, poussées dentaires, points de suture ou fracture mais pas ce que à quoi ils ont été confrontés ce jour là.
Je me suis réveillée de bonne heure ce matin là, il devait être à peu près 6h30. Comme d’habitude en pleine forme, j’ai voulu jouer et plus particulièrement avec mes lapins en bois.
Maman était en train de s’habiller dans ma chambre, quand je suis grimpée debout sur mon chien pour pouvoir les attraper. Le temps qu’elle me dise « Emilie ne monte pas sur ton chien » j’étais déjà tombée.
J’ai beaucoup pleuré, on m’a tout de suite passé un gant de toilette avec de l’eau fraiche sur la tête et tout est reparti comme avant.
J’étais un peu sonné mais ils n’ont pas du tout pensé qu’un hématome commençais déjà à se former dans le crane. Ils m’ont déposé chez la nounou ou je leur ai fait un bisou, je me tenais debout, je marchais, tout avait l’air d’aller. Maman et papa sont allés travailler.
Vers 10h00 maman a appelé ma nounou pour prendre de mes nouvelles, car elle s’inquiétait de ma chute. Ma nounou ne me trouvait pas en forme, j’avais refusé de manger et je geignais. Elle me trouvait froide et elle était inquiète.
Maman lui a dit de prendre ma température et d’appeler le médecin si nécessaire.
Pendant ce temps là Maman a appelé Papa, pour lui expliquer ce qu’il se passait. Il a rappelé aussitôt ma nounou, qui lui a dit que je ne réagissais plus à ses paroles, et qu’elle préférait qu’il vienne me chercher, ce qu’il a fait immédiatement.
Quant il est arrivé chez ma nounou, j’étais effectivement très mal. J’avais le teint jaune, j’étais froide, je n’avais plus ni salive, ni larme, mes yeux commençaient à se retourner.
Il m’a aussitôt emmené à la Clinique qui était près de chez nous, où on m’a gardé en observation au bloc opératoire, jusqu’à l’arrivée du Samu 92 Pédiatrique, qui m’a transféré à l’Hôpital Necker Enfants Malades.
On m’a fait passé un scanner en urgence, et de là direction bloc opératoire pour extraire l’hématome extradural qui s’était formé entre le crane et le cerveau suite à ma chute du matin.
Mes parents n’ont pu me voir qu’à 19h00. J’étais dans le service de réanimation neurochirurgicale et branchée à des tas de tuyaux.
J’avais l’air paisible car j’étais sous anesthésie générale pour ne pas souffrir. Papa et Maman ont attendu que je me réveille tout doucement pendant 3 longues journées.
Ils ne pouvaient pas faire grand-chose pour m’aider, mais ils étaient là tous les jours auprès de moi, à me parler, à m’aimer encore plus fort qu’avant, tellement ils avaient peur de me perdre.
Le samedi, les médecins ont décidé de m’extuber afin que je puisse respirer toute seule. C’était un grand pas en avant pour mes parents, et ils n’attendaient qu’une chose, qu’enfin je sois complètement réveillée.
Ceci est arrivé le dimanche, et on m’a transféré dans une chambre normale. Petit à petit j’ai commencé à récupérer.
Le mercredi 25 novembre j’ai été transférée à l’hôpital National de Saint-Maurice, pour la rééducation, car je ne tenais plus assise, je ne marchais plus, je ne pouvais plus me servir de mes bras, de mes mains. J’étais redevenue un nourrisson, mais j’avais 18 mois.
Le vendredi 27 novembre mes parents ont eu l’autorisation de m’emmener à la maison pour le week-end. Ils étaient ravis.
Ca faisait beaucoup de changements pour moi, et j’ai eu beaucoup de mal à dormir. C’était ma première nuit à la maison depuis mon accident.
Durant 15 jours, Papa et Maman venaient tous les après-midi à St Maurice et je rentrais à la maison le week-end.
Durant le week-end, je faisais toujours des progrès. Je me suis de nouveau tenue assise, je recommençais à me servir de mes mains, à dire Papa ou Maman. Je reconnaissais tous les gens qui venaient me voir. C’était pour mes parents très encourageant.
Et enfin le 14 décembre je suis passée en hospitalisation de jour. Une ambulance venait me chercher le matin et me ramenait le soir à la maison. Ça a été très bénéfique pour moi, car tous les soirs je retrouvais ma maison et je faisais de plus en plus de progrès.
J’ai recommencé à faire du 4 pattes à l’hôpital et à partir de là je me suis sentie beaucoup mieux.
Juste avant Noël j’ai recommencé à marcher tout doucement, en donnant la main à Papa ou à Maman dans un premier temps.
Mes parents ont passé un très bon Noël car j’étais avec eux et que j’allais de mieux en mieux.
J’ai continué à aller à l’hôpital jusqu’au 22 janvier, jour où on a dit à mes parents que je n’avais plus besoin de rééducation et qu’il n’y avait que le temps qui me permettrait de redevenir la petite fille que j’étais avant cet accident.
Bien sûr, j’ai fait des bilans psychomoteur, des scanners régulièrement afin d’être sur que tout se remettait progressivement en place, car il faut 2 ans avant que le cerveau ne cicatrise complètement, mais petit à petit tout ça ne restera qu’un mauvais souvenir pour mes parents.
Papa et Maman ont vécu des jours terribles dans l’angoisse et l’attente, mais aujourd’hui je suis là, en forme. Je parle, je ris, je chante, je marche, je joue, et c’est ce qui compte le plus à leurs yeux.
Aujourd’hui j’ai 14 ans je vis comme si rien ne s’était jamais passé. Je suis suivie par une panoplie de médecins mais je n’ai gardé que de petites séquelles de l’accident. Je marche, je chante, je danse, je lis … JE VIS!!!

mimi78
themsi

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Re: Concours "Un jour à..." Quatrième mois : Septembre 2011

Message par themsi »

Un jour à Lyon

Ce matin je me réveillais,
La lumière du jour m'aveuglais,
Dans ce quartier de Lyon moins pollué,
C'était à un endroit magnifique que j'était.

Assise dans mon lit bien douillet,
J'écoutais mon réveil qui sonnait,
Avec l'impression d'avoir des ailes,
J'ai regagné mon sommeil.

Je lisais des poèmes jolis,
qui me faisais penser à ma vie,
A Lyon, cette ville ensoleillée,
Qui tout les matin m'appelait à me réveiller.

Themsi
N0EM1E

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Re: Concours "Un jour à..." Quatrième mois : Septembre 2011

Message par N0EM1E »

Un jour, à Paris,

Alors qu'il pleuvait dru, Alex, Lindsay et moi riions si forts, que sous leurs parapluies ou leurs capuches, les gens se demandaient : Mais que font ces trois jeunes, en short et en tee shirt sous un temps pareil ?
Je repensai alors comment j'étais arrivée ici. En fait, pendant que mes parents étaient partis pour un reportage à New York pour interroger les gens après l'ouragan, Alex, dont le père est directeur d'une entreprise d'électro-ménager nous avait proposé de partir, moi et ma meilleure ami avec eux. Nous logions dans un superbe hotel où tout les soirs, nous harcelions le room service. Mais, aujourd hui, Mr. Chatlont, le père d'Alex, avait une réunion importante et nous avait laissé à notre guise visiter Paris. Pour vous dire, moi, ça me change ! J'habitais dans un vieil appartement et avant, je voyagais tout le temps ! Comme mes parents sont journalistes, ils m'emenaient avec eux, on restait trois ou quatre mois et on rechangait de pays. Parfois, on pouvait rester jusqu'à un an ! Par exemple, on est restés un ans, trois mois, deux semaines et quatre jours ! C'est notre reccord ! Avant, ça me convenait, mais depuis qu'on s'est instalés à Aix en Provence et que j'ai rencontré Alex et Lindsay, je ne veux plus partir. Alors, mes parents partent sans moi et je ne les vois pas pendant long temps. En fait, ça ne me dérange pas, sauf ma mère qui me manque énormément. J'habite alors chez mon frère, dans un appartement. Quand je suis rentrée au lycée, je me suis tout de suite rapprochée de Lindsay, et un jour, elle m'as présenté Alex, et ce fut le coup de foudre !

Je fus tirée de mes pensées par le fou rire de Alex. Sans me rendre compte, j'avais continuée à marcher et je me tenais debout, trempée jusqu'aux os, devant la tour Eiffel. Ça peux paraitre étonnant, malgrès mes parents voyageurs, mais je ne suis jamais allée à Paris. Je trouvais la tour magnifique, malgré le ciel gris. Les touristes, encouragés par l'amélioration du temps arrivèrent à flots. Nous visitâmes les endroits les plus populaires et nous fîmes un détour pour aller voir la Seine. Arrivés là bas, les souvenirs m'assaillirent :


C'étais l'été, Alex et moi étaient sur une plage déserte, le soleil tapait fort et je mourais de faim. Nous décidâmes alors d'aller acheter une glace. Devant le glacier, Alex n'hésita pas :
« Glace parfum framboise et citron, pour Beth, s'il vous plaît. »
Surprise, je regardais Alex. Je savais qu'il me connaissait mais pas à ce point !
« Et moi... commenca Alex
-Et lui, glace vanille, pistache. »
Le glacier sourit, Alex paya et nous reprîmes la direction de la plage. Sur le chemin, Alex trébucha et me bouscula malencontreusement. Surprise, la glace m'échapa des mains.
« Pardon... Je suis désolé...dit-il »
Je lui pris sa glace et la lui lança. Elle l'atteignit sur le nez. Pris d'un fou rire, je me mis à courir. Mais, il me ratrappa rapidement, il me hissa sur son épaule et se dirigea vers la mer. Pleurant de rire, je lui suppliai de me posait sur le sable, mais, faisant la sourde-oreille, il continua. Bientôt, l'eau lui atteignit le nombril et il me déposa dans l'eau. Nous riâmes encore quelque minutes. Puis, je m'approchai doucement et déposa mes lèvres contre les siennes et nous nous embrassâmes pour la première fois, là, au milieu de l'eau, trempés jusqu'aux os.


Un sourire se descina sur mes lèvres. Le soleil commença à se coucher, nous devions retourner à l'hotel. D'après Lindsay, notre GPS officiel nous serions arrivés avant la nuit. Nous le serions, si nous nous étions pas perdus. Nous marchâmes dans un dédale de rues de plus en plus étroites. La brise fraîche ma chatouillait le visage et je respirais profondément quand Lindsay poussa un cri persant. Quatre hommes armés de couteaux se battaient. Quand l'un d'eux nous aperçu, il sourit et je découvris ses dents noires :
"Quelle bonne surprise, le fils de mon vieil ami Chatlont.
-Euh, je crois que vous vous trompez de personne, dit Alex, mal à l'aise, il ne m'a jamais parlé de... vous.
-Regarde moi, dis l'homme en écartant les bras, crois-tu qu'un homme comme lui parlerait de moi à son fils ?
-Je... Vous avez raison...
-Mais, c'est le petit Chatlont ! C'est notre jour de chance ! intervint un autre homme.
-Que lui voulez-vous ? criai-je"
Lindsay recula et Alex me lanca un regard en coin qui voulait dire : C'est déjà assez compliqué,ne t'en mèle pas ! Le premier homme souris et s'approcha de moi. Je ne savais pas si c'étais l'homme ou le couteau qui me faisait le plus peur. Ne voulant pas montrer ma terreur quand il s’avança près de moi, je ne reculais pas. Son haleine empestait l'alcool. C'est quand il pris son couteau que je saisi mon erreur. Bon sang, ça devait être le meilleur voyage de ma vie, et il prenait plutôt une tournure de cauchemard ! Il caressa ma joue avec sa lame et me laissa une éraflure. Une éraflure assez profonde pour se mettre à saigner. Les quatre hommes se mirent à rire tandis que je reculais, une main plaquée contre ma joue.
"Ce que je veux de lui... Hmmmh... Rien. Mais, je désire quelque chose de son père. dit l'homme dans un sourire.
-Et que voulez-vous à mon père, alors ?
-Avant qu'il devienne... riche, il trainait par ici et il jouait. Malheureusement, il a perdu une somme énorme somme d'argent.. qu'il ne m'as pas remboursé.
-Et, Omar, tu n'oublie pas qu'on t'as aidé a lui préter l'argent, hein ?"
Le prénommé Omar, se retourna, une lueur de haine dans les yeux. Ils planta son couteau dans la jambe de l'homme qui s'écroula. Une bagarre éclata et nous en profitâmes pour nous mettre a courir dans le sens inverse. Le plus grand du groupe remarqua notre absence et cria :
"Ils s'en vont, ratrapez-les !"
Ils perdirent encore du temps à savoir quoi faire de l'homme au couteau planté dans la jambe. Ils décidèrent de le prendre avec eux.


Pendant ce temps, nous courions vers la Seine, mais bien sûr, avec le sens sous-dévelopé de l'orientation de Lindsay -et bien, ô surprise- nous nous perdîmes. Les hommes gagnaient du terrain et nous rattraperaient bientôt. Nous tournâmes à droite et arrivés au bout de la rue, nous tombâmes sur un cul-de sac. Il était trop tard pour faire demi-tour, les hommes s'engageaient déjà dans le chemin. Un grillage séparais la rue à un parking, nous décidâmes d'un simple regard que nous devrions tenter notre chance. Nous grimpâmes le grillage, mais, jambe au couteau - comme je l'avais surnommé - pris son couteau et le lança. Il devait être entraîné car il ateignit ma jambe. Je m'écroulais alors de l'autre coté du grillage. Alex me releva, me jeta sur son épaule droite et nous avançâmes vers une voiture. Lindsay essaya d'ouvrir la première voiture. Sans succès. Après trois autre éssais, comprenant que nos agresseurs aller arriver d'une seconde à l'autre, je donnais un coup avec ma jambe valide dans la vitre d'une voiture. Celle-ci se brisa en mille morceaux. Alex m'asseillit au siège conducteur et me remémorant des films américains où le héros arrivait à faire démarer une voiture à la dernière seconde en tripotant des fils, je tentai ma chance. Et c'est à ce moment que ça me revint.

Trois ans plus tôt, j'avais alors 13 ans, lors d'un voyage en Californie, ma mère m'avait appris comment démarer une voiture sans les clés. Ce n'est pas que maman avait envie de voler une voiture, mais elle disait que si il fallait partir en catastrophe, il vallait toujours mieux savoir comment faire. J'avais suivi sa démonstration avec tellement de concentration que j'avais tellement insisté pour moi aussi essayer et j'avais réussi du premier coup. Après, je relevai la tête et ne vis que de la fierté dans les yeux de ma mère.

Je me remémorais les gestes que j'avais fais trois ans auparavent quand une rafale de balles fit exploser toutes les vitres. Un morceau de verre se ficha dans ma jambe déjà blessée. J'entendais les sanglots de Lindsay, Alex la réconfortant à l'arrière de la voiture. J'entendais le cris de Omar ce qui prouvait qu'il se raprochait. Il était devant la voiture quand... celle-ci démara. Je savais déjà conduire. Un avantage d'avoir une mère aussi aventureuse. N'ayant pas le temps de s'écarter de la voiture, Omar se fit renverser. Horrifiée, je pillai. Puis, entendant les cris d'encouragement d'Alex et de Lindsay, je repartis. C'était un parking à étage, très étroit, comme si la chance jouait en notre défaveur. J'entendis une autre voiture démarrer et bientôt elle se retrouva à notre niveau. Elle fit une embardée vers nous. N'ayant pas encore retrouvé tout mes réflèxes, je ne pus l'éviter. Je redressais la voiture juste avant le vide de six étages. Un homme à l'arrière ouvrit la fenêtre et pointa sa mitraillette vers moi. Juste au moment où il tirait, je partis vers la droite et rencontrais l'autre voiture à plus de cent kilomètres heures. Celle-ci fonça dans un mur qui s'écroula. La voiture se balançait doucement, l'avant dans le vide, l'arrière encore sur le parking. Les trois hommes se précipitèrent pour sortir de la voiture mais, déséquilibrée, elle bascula dans le vide, les trois hommes encore à l’intérieur. Omar, alors, miraculeusement sauvé, arrivait à toute vitesse sur une moto. Accélérant, j'arrivais au deuxième niveau. Omar se mis sur ma droite et sourit de toute ses dents en sortant, lui aussi, une mitraillette. Mais qu'avons nous de si précieux pour ces hommes ?! Il tira vers nous mais nous rata. Premier niveau. Omar passa devant nous pour nous couper la route, mais voyant que la voiture ne ralentissait pas, il fit une embardée sur la droite, se retrouvant encore derière nous. Raide chaussée. Nous débouchâmes dans une vaste circulation, provoquant un carambolage. La dernière chose que je vis, c'est la moto d'Omar s'écraser devant nous. Avait-il surement sauté par-dessus nous avec quelque chose qui lui a servi de tremplin ?


Quand je me réveillais, j'étais a bord d'une ambulance. Alex et Lindsay s'en étaient sortis indemnes mais, moi, j'avais reçu tout le choc. Je ne sentais plus ma jambe, mon cou me faisait atrocement souffrir et mon bras était positionné dans un angle insolite. Alex me pressa la main et Lindsay me sourit de toute ses dents. Mes souvenirs étaient confus et je luttais pour rester éveillée. Une infirmière me faisait une piqure. Je vis Omar devant mon ambulance, mais je ne sus pas si c'était une halucination car les images se brouillaient et tout devenaient flou. Je distinguais juste encore les lumières vives de l'ambulance, puis, ce fut le noir...


J'ouvris les yeux. La lumière de la chambre où j'étais m'aveugla. Etais-je vraiment dans une chambre ? Oui, je crois. Je sentais des draps, un matelas et j'avais une couette remontée jusqu'au menton. J'entendais une voix d'homme. Mon père ? Oui, je crois. Puis un sanglot me parvenit aux oreilles. C'étais ma mère. J'étais entourée de ma famille.
"Elle a subit d'énorme séquelles à la jambes. Je pense qu'un jour elle pourra remarché, mais quand ? Surement trois ans ou peu être moins."
J'arrivais à imaginer l'air grave de mon père, hochant la tête. Je fis un énorme effort pour rouvrir les yeux et les laisser ouverts. J'essayai de dire : Bonjour, mais aucun mot ne sortit de ma gorge. Ma mère remarqua que j'étais réveillée et sourit de toutes les dents. Tous mes amis étaient présents. Tout aller mieux. J'étais avec ma famille et je pourrais peu-être remarcher, un jour.
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