Minerva McGonagall [Harry Potter]

Vous écrivez une fan fiction et vous voulez la partager avec la communauté Booknode? Faire vivre à vos personnages favoris des aventures inédites?
Alors postez vos textes ici afin qu'ils soient bien différenciés des essais classiques tout droit sortis de l'imaginaire d'autres booknautes.
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Cazolie

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Re: Minerva McGonagall [Harry Potter]

Message par Cazolie »

Apparemment ma passion dans la vie c'est d'avoir 2 chapitres de retard en permanence. Je suis une boloooooooooooooooosse
Celle-ci et Grace semblaient être les seules avec Etna, mise au courant, à savoir que la blessure était tout sauf une erreur.
C'était vraiment terrible cette scène
Il n’était pas des plus futés, mais il saurait très bien faire le lien avec le Cognard.
Pouahahah dur pour Dippet
Nan mais plus sérieusement, je sais pas quelle est la pire solution...
Elle a été impulsive et n’a pas assumé, je suis d’accord. Mais votre comportement nuit à notre cohésion de groupe.
Ralala, c'est tellement une bonne adjointe Etna :')
- Il est où le pot de colle qui te sert de copain ?

Cora se retourna et une fois qu’elle l’eut reconnue, haussa les épaules et se détourna.
WOOOOOOOOOOOPS ça sent la dispute
Selon lui, je ne fais pas assez attention.
Quel relouuuu
Bon du coup Minerva a l'air de la trouver super égoïste mais je la comprends, comme elle dit c'est son corps aussi
Mieux vaut ne pas être en couple si tu n’es pas capable de partager cette maladie.
Mais ça c'est vrai (même si je vois mal Alan accepter que Cora le quitte sous prétexte de sa maladie)
Je veux vivre ma propre vie, aussi fichue soit-elle, et je ne veux pas la passer assise à attendre sagement de mourir.
VOILA
Au lieu de descendre sagement sur terre, de détendre ses ailes pour se poser et attendre la faucheuse, elle allait les étendre et atteindre le ciel en montant fièrement pour finalement exploser en plein vol.
Olala, c'était beau mais horrible cette phrase T.T
elle avait de la peine pour Lewis, mais elle ne parvenait pas à ressentir une joie débordante à l’idée de le voir.
Noooon c'est si triste
Elle détestait que d’autres étudiants tentent d’analyser sa personnalité, voire jouent les psychologues. C’était gênant.
#L'Hydre
- J’espère que mes actes n’entacheront pas l’équipe ni la compétition, continua Grace d’une voix raide. J’aime le Quidditch et je ne veux pas que mon premier match scelle mon destin pour cette année.
Je l'admire d'avoir rassemblé le courage d'aller dire ça en vrai
Si elle voulait vraiment lui exprimer sa reconnaissance, alors elle agirait du mieux que possible durant les matchs.
C'est son langage de l'amour :lol: :lol:
- Tu serais si en colère, continua Lewis en observant ses réactions.
Wooooh efectivement ça se la joue psychologue
Ne pas se dévoiler c’est aussi ne pas être rejeté et donc ne pas souffrir.
True story
Elle tourna les talons sous le regard attristé de Lewis. Oh Morgane, comme cela lui était tant difficile.
Nooooooooooon j'espérais un peu qu'elle allait s'ouvrir un minimum et se laisser réconforter par lui ! Tain, le pauvre, il va jamais s'en sortir

Franchement j'aime trop toutes les réflexions de cette fanfic et toutes les interactions des personnages, c'est souvent (et de plus en plus je trouve) très pertinent d'un pdv humain, ça sonne juste et donc ça leur donne une belle profondeur. Puis c'est plus facile de s'identifier à eux
Bref, j'ai l'impression que je le dis à chaque fois mais j'aime trop ces relations tout en finesse !
Cazolie

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Re: Minerva McGonagall [Harry Potter]

Message par Cazolie »

Pour t'encourager à finir ton chapitre, un petit commentaire ! (et pour ne pas être en retard lol)

MDR pourquoi ta description du prof ça m'évoque un vieux prof d'histoire moisi :lol: :lol: (mon futur)
Devant lui, une tasse remplie de café froid avait été abandonnée à côté d'une plante aux feuilles ternies. Une pile de copies entassées attendait d'être corrigée sur le bord du bureau, un stylo rouge au-dessus.
C'est effectivement moi
après avoir recraché une gorgée de café froid
Comme je le comprends
Enfin, vous devriez le savoir j'imagine, vous sortez bien avec lui ?
La gênaaaance ! J'ai trop envie de faire ça avec mon élève qui se tripote tout le temps dans la cour avec sa copine
Sans vouloir avoir l'air d'un scientifique fou, il est très intéressant à étudier.
Unpeu quand même :lol:
Minerva fit semblant de ne pas paraître surprise. Non, elle n'en n'avait eu aucune idée.
Oh on c'est triste pour Lewis :?
Mais j'aime trop ce projet sinon, on en parle jamais dans les HP de ce genre de trucs (pourtant Merlin sait que Harry aurait eu besoin d'un psychologue)
Minerva se mordilla la lèvre : si ce professeur ne lui avait pas particulièrement été utile
C'est comme mes profs à la fac. Quand on leur pose une question ils répondent "vous avez le droit de tout faire" ou "il faut expérimenter"
MERCI
Tous étaient d'un certain Kanner excepté pour un essai de Bettelheim.
OOOH mais t'es allée faire des recherches du coup ?
- Sir Sanchance ! appelait-il. Pincez-la s'il le fait, mais elle doit pleurer dans cette scène !

- Ne me touche pas, toi !
Tu m'as tuée :lol: :lol: :lol: :lol:
De ce qui semble à première vue être une course égoïste où le meilleur est récompensé, le conte prend une tout autre tournure. Saurez-vous trouver laquelle ?
Moi non plus je m'attendais pas aux réflexions philosophiques à 8h du matin :lol:
- Mais vous êtes parti sur l'enseignement.
C'est une représentation d'un autre genre hha
Seul, nous n'arriverons à rien, alors qu'accompagné, on est capables de tout
COUCOU MINERVA ON PARLE DE TOI
autant que sa jambe et demie le lui permettait.
:lol: :lol: :lol:
Apparemment, ses douze Niffleurs de compagnie avaient détruit sa maison ainsi que sa jambe de bois quelques semaines auparavant.
Mais :lol: :lol: :lol: Tellement de choses absurdes dans ce chapitre :lol:
Ton sarcasme est blessant, parfois.
ouuuuuuuuuuuuuups
Ils restèrent tous les trois silencieux, observant leurs chaussures.
C'est tellement gênant de se réconcilier avec les gens haha
- Je ne parviens pas à trouver l'énigme de la salle commune des Serdaigle, murmura-t-il du bout des lèvres.
Oh non !!
Grace n'avait finalement pas tort en disant qu'elle ne remplissait pas son rôle de préfète en cheffe.
J'avoue que c'est pas terrible....
Je doute qu'il ait un vrai groupe d'amis, tu sais...
ça me fait trop de peiiiiiiine
Minerva pensait que Dumbledore avait un peu forcé la main au directeur suite aux multiples questionnements de la Gryffondor l'année précédente
Dumby voulait pas perpétuer la tradition ensuite ? :lol: Histoire queles élèves soient autre chose que Auror ou médicomage
Si elle-même ne se connaissait pas, comment pouvait-elle espérer connaître les autres ?
C'est beau cette remise en question :')
, le Ministère avait bien compris à quel point il était nébuleux et qu'au fond, personne ne savait exactement quels emplois chacun pouvait trouver.
Faut aider les auteurs de fanfic un peu



Oups l'homme s'est levé j'essaierai de finir plus tard !!

Allez je reprends
La Gryffondor remarqua avec peine que Filius n'osait pas s'approcher des stands de peur de se faire rejeter ou d'affronter un bureau trop haut pour sa petite taille
Oh mais non le pauuuuvre
Filius, tu es le meilleur que je connaisse en sortilèges, tu as de quoi les impressionner.
C'est bien Minnie, encourage le !
de prouver aux autres que sa petite taille ne diminuait en rien ses capacités.
C'est pas la taille qui compte MDR
Du haut de ce qui semblait être sa grosse vingtaine d'année
CHELOUUUUUUUUUUUUUUUUUUUUUUUU
- Regarde où tu vas, vigilance constante !
Il l'aura trainée longtemps cette expression :lol:
Au dernier moment, elle se protégea et fut surprise de la puissance du sortilège.
Qu'est-ce que je disais

Eh elle est trop stylée ta description du duel !

Welp je dois encore m'arrêter :lol:

Cette fois c'est la bonne :lol:
- Elphinstone ! Va voir l'étudiante là-bas !
Joli nom :lol:
Minerva se demanda si elle avait réellement affaire à un homme qui travaillait dans la Justice.
Ils sont pas tous obligés d'être laids et bedonnants :lol:
sourire patient qui faisait ressortir une fossette sur sa joue gauche mal rasée.
Sexyyyyy 8-) 8-) 8-)
Doucement Bonnie prince Charlie
Pouahahahah
C'est pour cela que nous travaillons en étroites relations avec la Gazette du Sorcier d'ailleurs.
Pour les censurer eet leur dire quoi érire ?
On vous demandera un dossier irréprochable de votre scolarité ainsi que des notes exemplaires aux examens.
Je m'inquiète pas trop pour elle haha
La Justice Magique, les Conseillers de Justice décisionnelle... étaient-ce bien eux qui avaient pour rôle de « s'attaquer à la racine » ?
Oooooooooooh !*

Je sais pas si c'est crédible mais en tout cas c'était fort bien expliqué et intéressant ! Je trouve ça chouette de les voir tous se pencher sur des carrières différentes en plus
Et Filius <3 courage petit père

J'ai beaucoup aimé ce chapitre, je l'ai trouvé super fluide dans la rédaction et l'enchaînement des événements ! Puis c'était chouette de voir Minerva se remettre en cause, et aider Fifi
Dernière modification par Cazolie le dim. 26 sept., 2021 6:58 pm, modifié 2 fois.
PtiteCitrouille

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Re: Minerva McGonagall [Harry Potter]

Message par PtiteCitrouille »

Heyyyyyy
Bon beh voici cette suite ! J'ai repris les cours dons j'espère être plsu efficace dans l'écriture vu que j'aurai un rythme plus classique haha

Bonne lecture ! <3

Chapitre 29 : La mauvaise fortune


Si Minerva était toujours aussi occupée par le travail, le Quidditch lui avait apportée une amélioration singulière au moral grâce à leur victoire contre les Serdaigle. Grace s’était bien tenue et par un miracle digne des meilleures prédictions de centaures, Audric était parvenu à arracher le Vif des mains de son adversaire. L’absence de Zimmerman et de sa bande avait dû beaucoup jouer dans le comportement de la batteuse qui n’avait pas bronché du match et s’en était tenue à sa collaboration avec un Fabio soulagé.

Minerva avait l’impression d’avoir passé un accord tacite avec la jeune fille. En échange de son bon comportement, la capitaine se devait de remplir son rôle de Préfète en cheffe avec sérieux. Même si elle ne considérait pas lui devoir quelque chose, Grace avait eu raison lorsqu’elle l’avait accusée de fermer les yeux sur la vie étudiante. Il ne suffisait pas de porter son badge pour obtenir la reconnaissance de ses supérieurs. En revanche, c’était à travers ses actes qu’elle honorerait la décision du directeur de l’avoir choisie. Si elle ne pouvait pas faire grand-chose contre Zimmerman à part reporter ses agissements -et encore, le Cognard de Grace constituait une barrière à cela- il y avait bien une personne qui méritait qu’elle se bouge un peu dans son investissement de Préfète en cheffe, et cette personne était Filius.

Encore une fois, il était hors de question qu’elle interfère directement au risque de blesser son ami. Mais une idée lui était venue lorsqu’elle l’avait observé écouter attentivement les remarques d’Alastor Maugrey, et plus encore lorsqu’elle l’avait combattu en duel. Non seulement il était doué, mais les sortilèges étaient si innés et ancrés en lui qu’il pouvait tenir lors d’un duel sans trop d’effort. Elle se souvenait de Fleamont Potter qui avait provoqué en duel tous ceux qui se moquaient de son prénom. A force de s’entraîner sur les autres étudiants, il était lui-même devenu un as des combats et plus personne ne lui avait cherché des noises.

C’est ainsi qu’elle s’était retrouvée dans le bureau de Dippet, à proposer un concours de duels à Poudlard. Le directeur avait eu l’air de grommeler pour la bonne cause, mais il semblait réellement intéressé. Apparemment, les sarcasmes des autres directeurs des écoles de magie, lors de leur réunion annuelle, avaient eu raison de sa fierté, et il donnait l’impression de vouloir augmenter le niveau des étudiants (ou ramasser les miettes d’orgueil qu’il lui restait). Minerva n’avait même pas eu besoin de tant argumenter que cela et elle était ressortie un peu abasourdie d’avoir réussi aussi facilement. Dippet prévoyait de mettre ce concours de duels en place après Noël, afin de laisser champ libre au spectacle de théâtre.

Fière d’avoir trouvé une solution et d’enfin avoir l’impression de faire face à ses responsabilités, elle en avait parlé à Lewis qui pourtant, n’avait qu’une réaction qu’elle avait trouvée mitigée.

- C’est bien, lui avait-il simplement dit.

Surprenant sa retenue, Minerva l’avait questionné. Lewis avait refusé pendant un moment de lui répondre, arguant que tout allait bien, qu’il était juste fatigué entre ses cours et le Quidditch. Puis il avait fini par lâcher d’un ton piquant :

- Et puis, mes recherches sur Jedusor m’accaparent également. Maintenant que je suis tout seul…

Cela avait eu l’effet d’un électrochoc sur Minerva. Elle avait presque eu le culot de nier en bloc et d’assurer qu’elle était toujours avec lui, mais cela aurait été un mensonge si gros que même une personne calme comme Lewis aurait pu s’énerver. Elle avait balbutié et pour la première fois depuis un long moment, n’avait pas su quoi répondre et s’était retrouvée au pied du mur. Lewis avait simplement soupiré et avait préféré s’éloigner. Toujours dans sa poche, comme une punition qu’elle s’infligeait, le papier qu’elle avait trouvé chez Jimmy, brûlait encore.

Ce fut au tour de Minerva d’expirer lentement alors qu’elle remontait le chemin qui menait au château, son entraînement de Quidditch venant de s’achever. Audric était parvenu à l’impressionner en osant plus dans ses mouvements. Elle secoua la tête. Elle avait beau essayer de penser à autre chose, elle ne parvenait pas à sortir de son esprit la réaction de Lewis. Si auparavant il laissait couler face au déni de la jeune fille, sa patience semblait avoir atteint un seuil ou en tout cas, avait gravi un autre échelon. A vrai dire, Minerva n’avait plus le cœur ni le courage de fouiller dans le passé sombre de Jedusor. Elle n’avait même pas de preuves tangibles sur son hypothétique lien avec la mort de Jimmy. En outre, elle craignait de s’enfoncer dans les tréfonds de cette quête et perdre de vue sa propre vie. De ce qu’elle voyait, elle avait encore un futur, un travail à trouver, sa pierre à apporter à l’édifice. L’idée d’intégrer le département de la Justice Magique en tant que conseillère de Justice décisionnelle commençait à miroiter dans son esprit. Pour cela, Elphinston Urquart l’avait prévenue : il allait falloir travailler dur, et même si Minerva avait d’excellents résultats, elle savait que Jedusor parviendrait à troubler son esprit comme il l’avait fait par le passé. Elle ne pouvait pas laisser un possible mort la tirailler ainsi. Tout comme Cora voulait mener sa propre vie et même s’il y avait une touche d’égoïsme en cela, Minerva trouvait légitime qu’elle suive le même exemple et décide de se concentrer sur sa propre route au lieu de ressasser les chemins tortueux d’un homme étrange et dangereux.

Lâcheté ou sagesse, la frontière était très mince. Et malheureusement, Minerva et Lewis avait chacun pris parti différent. Elle se rendait tout de même compte qu’elle ne le traitait guère bien. Elle avait fini par s’habituer aux rares marques d’affection qu’il lui offrait et détournait les yeux quand lui en demandait. Elle culpabilisait alors qu’il restait silencieux et acceptait sans rechigner le rôle qu’elle lui avait donné. Si son statut avait changé, si elle était désormais petite amie d’un garçon, son comportement ne différait que très peu. C’était comme si elle s’évitait l’épreuve d’être en couple. Comme si sa peur de s’ouvrir aussi crûment à quelqu’un la figeait et la paralysait. Avec toujours cette éternelle question qui tourbillonnait dans sa tête, « pourquoi moi ? ». De toutes ces jolies filles ou de toutes ces autres filles intéressantes, pourquoi elle ? Qu’avait-elle fait pour cela, était-elle légitime ? Elle ne s’était jamais considérée comme jolie durant son adolescence. Elle était anguleuse. Si Holly était un joli vif d’or, Minerva elle, représentait le balai. Jamais on ne lui avait dit qu’elle était belle, qu’elle avait du charme. Le Quidditch, son caractère froid et fier lui permettait de se raccrocher à une personnalité caractérielle, qui marquait les esprits. Elle se faisait passer pour quelqu’un qui ne souffrait pas du regard des autres, qui n’avait cure de leurs pensées. Après tout, la personnalité n’était-elle pas plus importante que l’apparence physique ? Peut-être que Lewis avait effectivement été attiré par cela. Mais au fond, s’acceptait-elle comment elle était ? Sûrement que non. Alors, pouvait-elle consciemment laisser un garçon s’approcher sachant qu’elle était incapable de s’assumer ?

C’était là des paroles attristantes pour elle, une preuve qu’elle n’était pas en accord avec ses valeurs.

Avec ceci, elle n’avait que très peu eu le temps d’effectuer des recherches parmi les livres que le professeur Rupert lui avait fournis. Mais les quelques données qu’elle avait pu tirer lui avait donné des sueurs froides. Elle se souvenait des mots de Rupert qui la prévenaient de faire attention aux écrits, trop récents pour être officiellement considérés comme aboutis. Si les théories de Léo Kanner avaient été plus ou moins instructifs concernant l’autisme, puisque c’était le sujet principal des différents livres, il avait couché sur papier les mots de « mères réfrigérateurs ». Sans vraiment comprendre de quoi il s’agissait, Minerva s’était retrouvée bouleversée en lisant la théorie cette fois d’un certain Bruno Bettelheim, promoteur de l’expression. Parce qu’en lisant de quoi retournait l’autisme, Minerva était persuadée que le comportement de Robert Jr s’en rapprochait. Les causes de l’autisme, elles, lui apparaissaient comme terrifiantes, et Minerva avait des difficultés à croire à ce qu’elle lisait. Bettelheim comparait le comportement autistique à l’expérience dans les camps de concentration moldus, à savoir le repli sur soi-même. La « mère réfrigérateur » serait en fait une mère n’ayant pas assez donné d’amour à son enfant dans sa plus tendre enfance et en réaction, l’enfant en aurait déduit qu’il n’était pas désiré. Avec horreur, Minerva avait lu que les parents étaient « tout juste suffisamment décongelés pour créer un enfant ». Choquée, Minerva avait changé d’auteur pour finalement tomber sur une explication encore plus terrible de la mère réfrigérateur, qui serait responsable indirectement de l’autisme chez l’enfant.

Ce qui terrifiait le plus Minerva, c’était que malgré le caractère outrageant de la théorie, elle pouvait noter quelques similitudes entre les exemples donnés et le comportement d’Isobel. De peur que le village ne découvre leur magie, elle avait été forcée de surveiller et brider ses enfants. Peut-être Robert Jr avait perçu cela comme un contrôle sur la honte qu’il portait dans son sang de sorcier. Minerva et Malcolm ayant réussi à maîtriser très rapidement leur magie, Isobel avait été plus facilement détendue en leur présence malgré leur jeunesse. Mais cela n’avait pas été le cas du benjamin, qui avait eu de grandes difficultés à ne pas faire gonfler le chat, ou faire voler les vases à travers les pièces. Et si, effectivement, cela l’avait conduit à croire qu’il n’était pas désiré et que le monde se porterait mieux sans lui ? Était-ce pour cela qu’il était plus affectueux envers sa sœur ? Parce que celle-ci avait été plus douce que la mère, plus maternelle ? Était-ce pour cela qu’il pleurait à chaque fois que Minerva partait pour Poudlard ? Avait-il peur de se retrouver tout seul en présence d’une mère dont il croyait l’amour absent, et le ressentiment prégnant ?

Minerva s’était mise à pousser sa pensée plus loin, et elle avait fini par songer à sa propre relation avec sa mère. Elle doutait être autiste, mais elle réalisait que peut-être ses difficultés à montrer ses émotions étaient également dues à son éducation, où peu de câlins avaient été donnés, peu de gestes affectifs esquissés. Isobel avait passé l’enfance de Minerva à la cacher, à surveiller la moindre once de magie qui paraîtrait. A trop l’encadrer ainsi, elle en était venue à passer outre son éducation maternelle. Minerva avait été de la magie à dissimuler même à son père, une angoisse constante pour sa mère. En face, Robert Sr avait passé des après-midis à jouer aux échecs avec elle, à lui faire découvrir la cornemuse. Isobel, malheureuse dans son secret, avait certes donné le lait à sa fille, mais n’avait pu donner le miel. Son chagrin avait inconsciemment assombri l’amour qu’elle portait à son premier-né.

Minerva n’avait pu continuer. La gorge enserrée dans un étau, les yeux brûlants de peine envers sa mère, elle avait refermé les livres et les avait rendus sans un mot au professeur Rupert. Elle ne savait si elle devait faire confiance aux propos honteux qu’elle avait lus. Il lui était insupportable que sa mère soit accusée ainsi. Isobel en serait détruite d’apprendre toutes ces théories, alors Minerva refusait de lui infliger cela.

D’ici quelques jours, elle serait rentrée chez ses parents pour les vacances de Noël, et jamais Minerva ne prononcerait les mots de « mères réfrigérateurs ».

Les étudiants étaient tous dans la Grande Salle. Au grand regret de Minerva, le spectacle de théâtre avait été maintenu et tout le monde était convié, sans exception aucune. Elle avait retardé son arrivée autant que possible en traînant dans les vestiaires, mais n’avait guère pu faire plus. Il n’y avait pas un seul sorcier aux alentours, à l’exception de deux étudiants au détour d’un couloir, semblant se disputer. Minerva reconnu le garçon qui jouait un des rôles principaux, Sir Sanchance. Celle qui lui postillonnait dessus était une des actrices, le rôle de Dame Ata. Ou était-ce Amata, Minerva ne se souvenait plus trop. Elle ne s’attarda pas, car la fille semblait réellement au bord des nerfs.

Soupirant, elle rejoint Alan qui regarda ostensiblement sa montre pour lui signaler son retard.

- Tu n’aurais pas manqué la participation de Dumbledore tout de même, fit-il remarquer.

Comme le professeur lui avait dit, il avait été chargé des décors qui se limitaient à une fontaine enchantée et une colline sur laquelle les acteurs devaient marcher. Si Minerva avait bien compris, la colline était en fait une simple brume verte qui tourbillonnait autour des chevilles des personnages et ceux-ci allaient devoir marcher en sur-place dessus. Le professeur Brûlopot avait été chargé de rapporter un ver géant pour une des scènes. Minerva se demandait bien comment celui-ci allait réagir en présence d’étudiants.

Plus loin, elle remarqua Lewis qui observait la scène la mine sombre. Il semblait mentalement absent de la salle. Lui aussi s’était installé dans les derniers rangs.

Herbert Beery fit son entrée, affublé d’un costume violet trop court pour lui, ses maigres chevilles apparaissant alors qu’il levait les bras pour les accueillir.

- Bienvenue ! Bienvenue à tous à ce merveilleux spectacle de Noël ! Vous êtes nombreux à être venus nous voir, cela nous fait très plaisir.

Minerva grogna. Ils avaient été contraints de venir.

- Ce soir, nous vous présenterons le conte de Beedle le Barde intitulé La Fontaine de la Bonne Fortune, une histoire qui symbolise l’alliance entre sorciers et moldus.

Certains marmonnèrent dans leur barbe et Minerva se tendit. Ce conte avait toujours été controversé et faisait l’objet de plusieurs demandes de retrait du recueil pour enfants.

- Allons, allons, calma Beery. Je suis sûre que vous allez l’apprécier autant que nous.

Et il disparut se mettre au premier rang, tout sourire alors que de derrière le rideau, provenaient moult chuchotements furieux accompagnés d’un sifflement non identifiable.

La salle se fit silence et obscurité, et le rideau se leva. Apparurent trois jeunes étudiantes, dont deux au visage rouge écrevisse. L’une d’elles était celle qui se disputait avec l’autre acteur dans le couloir. Côté jardin, dans le coin du fond de la scène à gauche, était disposée une magnifique fontaine d’ivoire gravée de spirales argentées, une eau cristalline éclaboussant délicatement et sans bruit son bassin. Minerva devait bien admettre qu’elle était réussie. La pièce commençait alors que les trois sorcières étaient choisies pour entrer dans le jardin enchanté, et qu’Amata, une blonde bouclée attirait avec elle l’étudiant qui jouait Sir Sanchance.

- Pourquoi avoir fait cela ? s’écria l’étudiante au rôle d’Asha. Seule l’une d’entre nous pourra se baigner dans la fontaine et se débarrasser de ses malheurs ! Nous n’avons que faire d’une autre personne !

- Crois-moi, je l’aurais bien laissé en bas ! répliqua Amata.

Minerva dressa les sourcils. Elle n’était pas une adepte de contes, mais elle était presque certaine qu’Amata n’était pas censée prononcer ses mots. Elle remarqua Beery leur fait signe de poursuivre tandis que la dernière étudiante, Altheda soupirait discrètement. Sir Sanchance bredouilla :

- Je vous laisse la fontaine ! Permettez-moi de descendre du jardin, que vous puissiez reprendre votre chemin.

Il fit mine de les quitter, et Amata l’agrippa par la ceinture :

- Espèce de lâche. Ne me tournez pas le dos et sortez votre épée, chevalier !

Alan se pencha légèrement vers Minerva.

- J’ai la vague impression qu’elle ne parle pas de la pièce, là…

- Ils se disputaient tout à l’heure, raconta Minerva en chuchotant. A mon avis, Sir Sanchance et Amata ne s’entendent pas très bien…

- Qu’est-ce que tu racontes, ils sont en couple.

- Ah. C’est problématique alors.

Elle jeta un coup d’œil à Beery qui semblait être dans ses petits souliers, ses doigts tapotant frénétiquement son genou.

Le quatuor commença son ascension de la colline enchantée par Dumbledore, les filles tendues, et la lumière les suivit un moment avant de se déporter jusqu’à la fontaine, où le gigantesque ver de Brûlopot attendait.

- Waouh, il est énorme, commenta Minerva.

Alan se redressa sur sa chaise, le visage interloqué.

- Ce n’est pas un ver ça…

- Tu trouves ? Remarque tu me diras, ça pond des œufs un ver ?

Minerva désigna les œufs qu’elle venait de remarquer alors que le ver gigotait. Alan sembla perdre au moins trois tons de couleurs et il recula brusquement sur sa chaise.

- Ce n’est pas un ver ! répéta-t-il. C’est…

Et puis tout se déroula très vite. Altheda jeta des pierres au pied du ver, Asha fit mine de lui jeter un sort, et Amata en jeta tout bonnement un sur sa camarade. Sciemment ou pas, Amata fit un « oups » et Asha se retourna avec fureur et leva sa baguette.

Elle ne put rien prononcer comme incantation car tout à coup, le ver se ramassa sur lui-même et explosa dans une pluie de mèches enflammées et de poussières. Le décor valdingua à travers la Grande Salle sous les hurlements des étudiants. Tout le monde se mit à terre exceptées Asha et Amata qui s’étaient engagées dans un duel de plus féroces et qui aurait même impressionné Alastor Maugrey.

- Espèce de garce ! hurlait Amata. Voleuse !

Les œufs juste en-dessous du ver (ou du non-ver selon Alan) prirent feu et commencèrent à dévorer le bois de l’estrade, montant sur les poutres de décor. Minerva, au sol, aperçut Beery tenter de s’interposer entre les deux étudiantes. Courageux ou inconscient peu importait, car il fut pris entre deux feux et reçut un sortilège d’Engorgement. Sa tête tripla de volume et il s’effondra au sol, rampant pour échapper aux tirs. Minerva en aurait hurlé de rire si elle n’avait pas entendu des étudiants gémir de douleur, la peau brûlée ou écorchée.

Dippet tenta de prendre la parole au milieu du chaos, mais sa voix ne portait pas, alors Dumbledore accompagnée de la professeure d’Astronomie prirent en charge l’évacuation de la Grande Salle. Avant de sortir, Minerva jeta un coup d’œil dans son dos : les œufs explosés et dorénavant devenus un foyer d’incendie, rongeaient le lambris et le bois de la pièce. Asha et Amata avaient été séparées et éjectées dehors et les professeurs s’attelaient à l’extinction de l’incendie.

A l’extérieur, dans la froide nuit de décembre, les étudiants parlaient frénésie, les yeux exorbités devant l’ampleur des dégâts. L’infirmière Pomfresh accourra, essoufflée, et demanda aux blessés de l’accompagner jusqu’à l’infirmerie. Trois dizaines d’étudiants, principalement ceux qui étaient sur les premières rangées et les acteurs, la suivirent, boîtant, gémissant, parfois pleurant pour les plus jeunes.

- Tu n’es pas blessée ? s’enquit Alan en rejoignant Minerva avec Cora.

Minerva secoua la tête et désigna la Grande Salle.

- C’était quoi ce truc ? demanda-t-elle.

- Un Serpencendre, répondit Alan en grimaçant. Je ne l’avais pas reconnu au début parce qu’il était bien trop gros pour en être un. Mais il a dû subir un sortilège d’Engorgement pour être gonflé ainsi. Quoiqu’il en soit, Brûlopot va passer un sale quart d’heure pour l’avoir fait pénétrer dans l’enceinte de l’école, qui plus est, dans une salle entièrement faite de bois et de lambris.

- Je me méfierai la prochaine fois que Beery organisera quelque chose, grogna Cora en repoussant une mèche trempée de sueur et de poussières. Il se passe toujours des catastrophes avec lui.

Alan approuva vivement et porta une main à son cou. Puis son regard se déporta derrière Minerva et il forma un « o » avec sa bouche. Celle-ci se retourna et aperçut Lewis qui approchait, le visage impassible. Minerva se rendit compte qu’elle n’avait pas pensé à lui ni n’avait cherché à savoir s’il faisait partie des blessés. Elle se sentit coupable.

- Comment tu vas ? bredouilla-t-elle en se mordant la lèvre.

- Je peux te parler de quelque chose ? répondit à la place Lewis.

Minerva sentit le sang refluer de son visage et ses bras se firent lourd. Elle sentit derrière elle qu’Alan et Cora s’éloignaient discrètement. Elle se retrouva seule avec Lewis et dans un accord silencieux, ils s’éloignèrent un peu de la foule bruyante d’étudiants.

- Folle soirée hein ? fit Minerva dans une tentative de détendre l’atmosphère. Apparemment c’était un Serpencendre, pas un ver. Brûlopot va avoir de sacrés ennuis…

Elle se tut lorsqu’elle se rendit compte qu’elle ne faisait que répéter les mêmes mots qu’Alan.

- Il vaut mieux que l’on s’arrête là.

Minerva stoppa sa marche et chercha du regard un banc que Lewis semblait avoir trouvé, mais quelque chose dans le ton de sa voix la fit tiquer. Elle se retourna vers lui, incertaine.

- Comment ça… ?

Lewis soupira faiblement.

- J’avais espéré que ce serait toi qui me le dises. Cela fait moins mal à la fierté de rejeter plutôt que de se faire rejeter.

- Tu veux dire que… ?

Lewis hocha la tête.

- Il vaut mieux mettre un terme à notre relation. Je pense qu’elle ne t’apporte rien, sois honnête. Je ne t’apporte rien.

- Oh, tu vas me dire que c’est pas de ma faute, mais que c’est à cause de toi ? ironisa Minerva même si elle sentit que sa voix tremblotait sur le moment.

Lewis se passa une main dans ses cheveux.

- Je t’en prie, Minerva. Non, ce n’est pas ça. Mais soyons honnêtes. Cela a trop manqué dans cette relation. De la part de nous deux. Je ne te parle pas de marques d’affection, si c’est ce que tu te demandes. Jamais je ne te quitterais parce que tu n’es pas tactile ou expressive.

Minerva resta silencieuse, le cœur battant. Tout comme le soir où elle l’avait embrassé pour la première fois, elle avait l’impression d’observer la scène de l’extérieur. Elle n’arrivait pas à croire qu’il état en train de rompre avec elle. C’était ironique que la pleine lune brillât tout aussi fort que lors de la cérémonie du mariage de Fleamont.

- Je veux être honnête, Minerva, continua Lewis. Je suis réellement tombé amoureux de toi. Pour ton intelligence, ta perspicacité, Merlin ton sarcasme. Parce que tu fais ta dure mais au fond tu lâcherais tout pour tes amis. Parce que tu es déterminée et fière. Talentueuse en Quidditch, et oui, meilleure que moi.

Il eut un petit rire amer.

- Je t’aimais pour tes insécurités. Et parce que je voulais sincèrement t’aider à les vaincre. Alors même si je suis en train de rompre avec toi… oui Minerva, tu es belle, même si je sais que tu ne le penses pas. Tes yeux m’ont rendu complètement fou.

Minerva ferma les paupières automatiquement. Il lui faisait peur : lui qui connaissait toutes ses craintes sur elle-même, était en train de la quitter. Elle ne savait toujours pas pourquoi, mais dorénavant, comment ferait-elle pour se protéger si la personne qui la connaissait le mieux quittait son cercle de confort ?

- Mais à vrai dire, je m’en fichais de ton apparence, reprit Lewis. Je suis tombé amoureux parce que tu ne te laissais pas faire. Tu t’es alliée à moi pour traquer Jedusor.

Minerva frissonna. Lewis fit une longue pause. Minerva pouvait à peine entendre le bourdonnement des étudiants plus loin, les professeurs qui parvenaient peu à peu à éteindre l’incendie.

- Mais c’est aussi à cause de Jedusor que je te quitte. C’est lui, la vraie raison.

Minerva leva un regard troublé. Il y avait une raison à laquelle son cerveau ne s’attendait pas, c’était bien celle-là. Son cœur, lui, se mit à accélérer son battement.

- Tu étais pugnace contre Jedusor, tu voulais rendre justice à Jimmy et en cela, je pouvais m’y retrouver. Et moi qui t’aimais, j’étais aveugle à tes hésitations, ton recul, voire tes mensonges, tes secrets.

- Je ne…

- Si tu parles, Minerva, prévint Lewis, c’est pour dire la vérité. Combien de fois m’as-tu menti ? Je sais bien que tu as arrêté toute recherche sur Jedusor. A raison ou pas, je n’en sais rien. Mais notre relation est en train de pourrir. Nous avons laissé entrer Jedusor et si toi tu veux t’en débarrasser et le laisser filer, ce n’est pas mon cas. Ce ne sera jamais mon cas. Alors, Minerva, pour la dernière fois : y-a-t-il quelque chose sur Jedusor que tu dois m’avouer ?

Minerva sentit une sueur froide longer sa colonne vertébrale. Elle ne pouvait pas. Elle ne pouvait pas lui dire. Oh Merlin, ce papier qui dénonçait un « J.T. » comme dangereux, elle aurait dû le brûler. Le brûler pour mieux l’oublier. Le brûler pour qu’il cesse de pincer sa peau à travers le tissu de son uniforme, qu’il cesse de la hanter, qu’il cesse de peser si lourd dans sa poche, si lourd dans sa honte.

Elle allait mentir. Encore et toujours alors même qu’il lui avait demandé de l’honnêteté. Alors même qu’il lui avait ouvert son cœur, lui faisait confiance, était passé outre ses secrets. Jamais il n’abandonnerait sa quête contre Jedusor, seule la mort serait capable de le stopper.

Les larmes de honte lui montèrent aux yeux. Elle le regarda en face, déglutit. Puis elle secoua la tête, un sanglot coincé dans sa gorge. Lewis resta un long moment à la fixer, si long que Minerva ne put supporter ses yeux bleus. Des yeux qui n’étaient pas furieux, mais des yeux dans lesquels la déception prenait toute la place, noyait son regard jusqu’à même submerger la jeune fille. Il n’eut même pas besoin de préciser plus les raisons de la rupture. Outre sa malhonnêteté, Minerva agissait par lâcheté, une lâcheté qui lui crevait la peau. Elle avait tourné le dos à ses valeurs, par crainte, par peur. Elle avait renié son éducation, renié ses idéaux, sa morale ; elle s’était reniée malgré cette dernière main tendue par Lewis. Et la déception qui ruisselait dans ses yeux était la pire des dagues. Minerva aurait préféré qu’il se mette en colère. La colère était éphémère et s’émiettait avec le temps ; sa déception, elle, était comme un brouillard opaque et toxique qui l’enveloppait et l’étouffait dans ses bras accusateurs.

- Alors au revoir, Minerva. J’espère qu’un jour, tu parviendras à devenir celle que tu es réellement au fond de toi.

Lewis tourna les talons une dernière fois et Minerva se recroquevilla, les larmes s’échappant de ses yeux. Au bord du hurlement, elle sortit avec fureur contre elle-même, ce papier qui la faisait tant souffrir. De ses doigts tremblants, elle le déchira et de sa baguette, y mit le feu. De ses yeux brouillés de larmes, elle regarda les coins du papier se corner et brunirent, se recroqueviller comme elle venait de le faire, avant qu’il ne soit réduit en poussières.

Une note concernant les recherches sur l'autisme : les mots "suffisamment décongelés pour procréer" ont bel et bien été écrit par Kanner, des propos qui m'ont assez perturbée donc j'ai décidé de les écrire ici. La théorie de "mères réfrigérateurs" est REELLE. En revanche elle a été prouvée FAUSSE. Cela n'a eu que pour résultat de rendre des mères désespérées et détruites en pensant qu'elles étaient coupables de quoique ce soit. L'autisme n'est PAS dû au comportement maternel, mais cette théorie a été malheureusement très développée dans les années 50/60.
annabethfan

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Re: Minerva McGonagall [Harry Potter]

Message par annabethfan »

Allez c'est l'heure de commenter !!
Elle se souvenait de Fleamont Potter qui avait provoqué en duel tous ceux qui se moquaient de son prénom. A force de s’entraîner sur les autres étudiants, il était lui-même devenu un as des combats et plus personne ne lui avait cherché des noises.
Tellement un truc de Potter n'empêche :lol: Et là je me souviens de Harry qui provoque Malefoy en duel et lui qui répond "je te prends quand tu veux" :lol:
et il donnait l’impression de vouloir augmenter le niveau des étudiants (ou ramasser les miettes d’orgueil qu’il lui restait).
Bam ça c'est fait :lol:
Dippet prévoyait de mettre ce concours de duels en place après Noël, afin de laisser champ libre au spectacle de théâtre.
C'est sûr que c'est pas le théâtre qui allait améliorer le niveau ^^
- C’est bien, lui avait-il simplement dit.
Aouch ^^ On est un peu au niveau de :
- t'es en colère ?
- Non.
:lol:
- Et puis, mes recherches sur Jedusor m’accaparent également. Maintenant que je suis tout seul…
Minerva n'a pas des journées de 36h non plus mon coco
Lâcheté ou sagesse, la frontière était très mince. Et malheureusement, Minerva et Lewis avait chacun pris parti différent.
J'aime beaucoup toute cette réflexion sur le parcours de Minerva. Et par tous les aspects, elle n'arrive vraiment pas à connecter avec Lewis surtout depuis qu'elle est en couple avec lui. J'ai l'impressions qu'ils ont pas eu un moment "mignon" ensemble quoi, c'est vraiment une relation illusion presque
Si son statut avait changé, si elle était désormais petite amie d’un garçon, son comportement ne différait que très peu. C’était comme si elle s’évitait l’épreuve d’être en couple.
Voilà c'est exactement ce que je voulais dire ! Et ça veut dire tellement d'ailleurs sur son manque de sentiment mais aussi sur sa relation aux garçons ou sur elle-meme
Si Holly était un joli vif d’or, Minerva elle, représentait le balai.
Mais cette comparaison :lol: :lol: :lol: :lol: Je meurs :lol:
Choquée, Minerva avait changé d’auteur pour finalement tomber sur une explication encore plus terrible de la mère réfrigérateur, qui serait responsable indirectement de l’autisme chez l’enfant.
Cette façon de toujours faire peser la faute - et de façon horrible - sur la mère...
Avait-il peur de se retrouver tout seul en présence d’une mère dont il croyait l’amour absent, et le ressentiment prégnant ?
T'écris tellement bien Clem oh la la *emoji yeux coeur qui manque cruellement sur BN*
Si Minerva avait bien compris, la colline était en fait une simple brume verte qui tourbillonnait autour des chevilles des personnages et ceux-ci allaient devoir marcher en sur-place dessus.
Les effets spéciaux bas de gamme des pièces d'écoles version sorcier :lol:
Herbert Beery fit son entrée, affublé d’un costume violet trop court pour lui, ses maigres chevilles apparaissant alors qu’il levait les bras pour les accueillir.
Ce genre de détail si réaliste qui me flingue :lol:
- Qu’est-ce que tu racontes, ils sont en couple.
Justement donc :lol:
- Tu trouves ? Remarque tu me diras, ça pond des œufs un ver ?
C'est tellement random :lol: :lol:
(J'ai clairement l'image du ver des sables de Dune en tête haha)
Le décor valdingua à travers la Grande Salle sous les hurlements des étudiants.
RIP la colline de Dumby
Minerva, au sol, aperçut Beery tenter de s’interposer entre les deux étudiantes. Courageux ou inconscient peu importait, car il fut pris entre deux feux et reçut un sortilège d’Engorgement.
Entre deux feux
Littéralement :lol:
Sa tête tripla de volume et il s’effondra au sol, rampant pour échapper aux tirs.
Il fait le ver, il est dans son rôle :lol:
inerva jeta un coup d’œil dans son dos : les œufs explosés et dorénavant devenus un foyer d’incendie, rongeaient le lambris et le bois de la pièce
Je me demande ce que c'est quand même ces trucs... Des espèces de Scroutt à pétard avant l'heure ? Ca vient des Crabes de feu et ça sort d'oeufs :lol:
L’infirmière Pomfresh accourra, essoufflée,
Mais elle est là depuis quand elle :lol:
- Un Serpencendre, répondit Alan en grimaçant.
Ah loupé ^^
- Je peux te parler de quelque chose ? répondit à la place Lewis.
Ca sent la rupture
Pour ton intelligence, ta perspicacité, Merlin ton sarcasme. Parce que tu fais ta dure mais au fond tu lâcherais tout pour tes amis. Parce que tu es déterminée et fière.
J'aime tellement le personnage de Minerva. Mais vraiment. J'ai rarement vu un personnage aussi à contre-pied de ce qu'on attend d'un personnage principal. Et le fait qu'elle te ressemble beaucoup n'y est pas pour rien ^^
Tes yeux m’ont rendu complètement fou.
Minerva ferma les paupières automatiquement.
Je suis désolée mais ça m'a rire :lol:
Mais c’est aussi à cause de Jedusor que je te quitte. C’est lui, la vraie raison.
"Pendant mes recherches, je suis aussi tombé amoureux de Jedusor. Je te quitte pour aller vivre une idylle avec lui en Albanie. Adieu"
Nan mais n'empêche lui il aura tout fait foiré pour tout le monde
Le brûler pour qu’il cesse de pincer sa peau à travers le tissu de son uniforme, qu’il cesse de la hanter, qu’il cesse de peser si lourd dans sa poche, si lourd dans sa honte.
MAIS CETTE PLUME !! Rah Clem je suis tellement admirative !
Outre sa malhonnêteté, Minerva agissait par lâcheté, une lâcheté qui lui crevait la peau.
Justement je ne pense pas. Parce que ça serait intéressant, la lâcheté supposerait un comportement contraire à Gryffondor et justement je vais postuler l'hypothèse inverse. Elle pense agir par lâcheté, mais elle le fait de façon courageuse. Dumbledore a bien dit qu'il fallait plus de courage pour affronter ses amis que ses ennemis et c'est ce qu'elle est en train de faire : elle accepte de perdre Lewis pour le protéger.
De ses yeux brouillés de larmes, elle regarda les coins du papier se corner et brunirent, se recroqueviller comme elle venait de le faire, avant qu’il ne soit réduit en poussières.
En ombres et poussières... (allez petite ref)

Mais vraiment ce chapitre était magnifiquement bien écrit, juste sublime !!
PtiteCitrouille

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Re: Minerva McGonagall [Harry Potter]

Message par PtiteCitrouille »

Heyyyy

Lalalalala bon on est lundi donc zou, voici le chapitre que je poste très rapidement avant de me préparer à manger !

Désolée du retard, Marion merciii pour ton commentaire !! <3


Chapitre 30 : « Maman ? Tu m'as manquée. »


Les étudiants de Poudlard étaient rentrés plus tôt à cause de l'incident de la pièce de théâtre. L'odeur de bois brûlé de la Grande Salle avait eu raison du directeur qui avait décidé de renvoyer tout le monde chez eux pour les vacances et ce, quelques jours en avance. Le professeur Brulopôt était tombé encore plus bas dans l'estime de Dippet et ce dernier avait décidé de le mettre en probatio jusqu'à nouvel ordre. Quant à Beery, il avait gagné un séjour prolongé à l'infirmerie en compagnie de sa tête qui avait atteint la taille d'un cerceau de Quidditch.

Heureusement, les blessés n'avaient pas été trop graves et la plupart était sortie en l'espace d'une poignée d'heures. Chacun avait cherché à connaître le fin mot de l'histoire et les raisons du fiasco général. Apparemment Sir Sanchance sortait avec l'actrice qui jouait Amata, et Beery avait trouvé que cela aurait créé une bonne alchimie sur scène. C'était sans compter le caractère volatile de Sir Sanchance qui, juste avant le lever de rideau s'était lassé de la première pour se tourner vers Asha, provoquant la jalousie d'Amata.

Alan avait semblé bien amusé de la situation lorsqu'il avait raconté tout cela dans le train du retour. Minerva avait écouté d'une oreille, l'esprit embrumé et les pensées emmêlées. Cela faisait deux jours que Lewis avait mis fin à leur relation et jamais elle ne s'était sentie plus au fond du trou qu'à ce moment-là. Le pire, c'était qu'elle ne parvenait pas à ressentir de la colère envers le Serpentard. Elle était en partie soulagée que tout soit terminé car elle ne se torturerait plus l'esprit avec Jedusor ou encore sur son comportement en tant que petite amie. Tout ceci avait été un poids constant qu'elle s'était imposée et qu'elle avait subi. Mais les raisons qui avaient poussé Lewis à la quitter lui tiraillaient les entrailles. Contrairement à ce qu'elle avait pensé au tout début, elle ne souffrait pas d'une remise en cause sur sa capacité à être appréciée par un garçon. Si cette confiance restait fragile, Lewis ne l'avait pas détruite. Au contraire, celle-ci s'était même renforcée au fur et à mesure de leur brève relation. Elle saisissait pourquoi Lewis n'avait pas apprécié être celui qui romprait : sûrement avait-il craint qu'elle ne sombre et que son estime d'elle-même en ressorte éprouvée voire entaillée. C'était bien le cas. Mais pas dans le sens où elle l'avait pensé. Lewis ne l'avait pas ménagée : sans dire précisément les mots, il avait fait comprendre à Minerva qu'elle ne vivait toujours pas en accord avec ses valeurs et pire, qu'elle agissait par lâcheté. Minerva était terrifiée. Et elle s'en voulait encore plus d'être soulagée d'en avoir fini avec Jedusor. Elle fuyait, encore et toujours. Derrière son soulagement, reposait de manière accusatrice cette énième dérobade. Mais cette fois-ci, Minerva ignorait si son cœur serait capable d'absorber cette couardise comme il l'avait fait auparavant. Son état actuel n'augurait rien de bon.

Alan finit par réaliser que son amie ne réagissait pas à ses mots, aussi il s'arrêta de blablater et l'observa avec curiosité. Finalement, il eut comme un éclair de compréhension et il dit en posant une main compréhensive sur le genou de la jeune fille :

- Ça va bien se passer tu sais. Dis-toi que lui aussi est heureux avec sa femme. Ce Noël sera différent mais tout aussi joyeux.

Minerva eut un mouvement d'incompréhension avant de réaliser qu'Alan parlait de son grand-père. Au Noël précédent, Eugene avait été présent pour célébrer les festivités et cela avait marqué le début d'une relation plus apaisée au sein de la famille puisqu'il avait découvert le monde de la magie ce jour-là. Sûrement Alan croyait-il que son amie était triste de penser à son défunt grand-père, présent la dernière fois mais dont cette fois, l'absence se ferait très pesante.

Minerva esquissa un bref sourire et acquiesça. Honteuse, elle n'avait pas osé dire que sa relation avec Lewis s'était achevée. Elle n'aurait pas pu lui donner des explications satisfaisantes et n'aurait certainement pas eu le courage de dire la vérité. Sûrement lui enverrait-elle une lettre d'ici quelques jours, telle la lâche qu'elle était. Une action comme celle-ci, une de plus ou une de moins, qu'est-ce cela changerait ? Elle était déjà une moins-que-rien. Elle se faisait honte. Et pourtant, elle avait beau se dire que rien n'allait dans son comportement, elle ne parvenait pas à changer. Jamais elle ne retournerait à son enquête sur Jedusor. Alors elle se cantonnerait à son aveuglement jusqu'à ce que cette histoire s'essouffle.

Elle accueillit leur arrivée à Londres avec soulagement, le panache fumant de la locomotive saluant les parents qui étaient venus les récupérer, le sourire aux lèvres. Minerva observa un instant les visages joyeux avant d'attraper sa valise au-dessus de sa tête, sa chouette toute aussi silencieuse qu'elle dans l'autre main. Depuis quelques années, sa mère avait cessé de venir la chercher sur le quai 9 ¾ et préférait l'attendre dans la partie moldue de King's Cross, car ils avaient découvert que Robert Jr était de plus en plus mal à l'aise au milieu du brouhaha que constituait les sorciers accompagnés de leurs animaux magiques. Robert Sr refusait de transplaner et attendait à la maison qu'ils reviennent. Ainsi, comme à leur habitude, Minerva, Cora et Alan patientaient ensemble d'être rejoints par Malcolm qui avait décidé de traîner en compagnie d'Eli Dawson et de sa copine Beth (mais surtout en compagnie de Beth). Malcolm avait tout de l'attitude de quelqu'un qui attendait patiemment son heure en attendant que Beth ne se lasse du batteur de Poufsouffle ou qu'elle développe un intérêt pour son ami de Serdaigle. Voyant que Minerva commençait à s'agacer de son retard, il coupa court à sa discussion avec ses amis et les rejoints avec un air accusateur.

- T'abuses Minerva, t'aurais pu me laisser dire au revoir correctement.

- Tu les reverras pendant les vacances ou au pire dans deux semaines, riposta Minerva en faisant un signe de main à Pomona et Filius au loin.

Malcolm grogna.

- T'as de sale humeur toi j'ai l'impression. M'étonne pas que tes au revoir avec Rollin aient pas duré. Il est où d'ailleurs ?

Minerva se crispa et mentit :

- Il est déjà parti. Il était pressé.

Et de ce fait oui, il était bel et bien parti, mais sûrement pour éviter de la croiser. Alan et Cora, qui avaient bien remarqué qu'elle n'était pas allée voir Lewis, lui jetèrent un coup d'œil curieux mais ne dirent rien. Ils traversèrent tous ensemble le mur pour être accueillis par des regards étonnés et perplexes des moldus. Habitués, les quatre étudiants traversèrent la gare pour rejoindre leurs parents qui discutaient sur le parvis. Cora sembla marquer une pause, mais Alan la tira avec lui et elle fut bien obligée de les suivre.

Robert Jr les remarqua en premier et avec une exclamation de joie il les désigna avant de courir vers sa sœur. Le ventre noué, Minerva le prit contre elle après un bref coup d'œil à sa mère.

- Et moi, j'ai pas le droit à un câlin ? râla Malcolm.

- Sois gentil avec lui, lui fit sèchement sa sœur sous son regard surpris.

Il souffla et alla embrasser leur mère. De son côté, Alan paraissait être en train de présenter sa petite-amie car celle-ci avait le visage aussi rouge qu'un Souafle et semblait avoir des difficultés à respirer. Soucieuse que son propre frère n'amène pas Lewis sur le tapis, Minerva détourna son attention en saluant bruyamment Isobel.

- Ah ça fait du bien de rentrer ! Il faut qu'on te raconte ce

qu'il s'est passé durant le spectacle de Noël ! Je savais que ça allait mal se finir.

Sa mère parut prise de court par son enthousiasme extrême mais elle sourit, laissant à Malcolm le soin de commenter :

- T'es franchement bizarre toi en ce moment...

Minerva l'ignora et empoigna ses affaires.

- Qui veut transplaner avec moi ?

Robert Jr s'accrocha à sa main sans faire attention au coup d'œil que lui lançait sa mère. Avec un raclement de gorge, Minerva prit la première le chemin vers une allée vide de moldus et pivota sur ses pieds sans tarder. Accrochée à la sienne, la main de Robert Jr tressaillit violemment. A l'arrivée, il se frotta énergiquement la tête en plissant les yeux. Minerva estima que pour son jeune âge, le Transplanage ne devait pas être agréable. Elle se demanda même d'ailleurs si ce n'était pas déconseillé.

Robert Sr les attendait sur le perron emmitouflé dans un pull tricoté et une écharpe aux motifs écossais, la main en visière devant le faible soleil d'hiver de Caithness.

- Vous revoilà chargés comme des mules ! commenta-t-il en tant que salut. Comment vas-tu, ma chérie ?

Il embrassa sa fille sur le front avant d'aller voir son fils en prenant bien garde à contourner la chouette Bonnie qui l'observait de ses grands yeux jaunes.

- Quoi de neuf à l'école ? demanda-t-il en prenant une des valises.

Minerva fit les gros yeux à son frère qui prenait un sourire carnassier tout en la regardant. Si Isobel remarqua l'échange, elle ne pipa mot et lança :

- Une histoire de spectacle de Noël apparemment...

Sa fille cacha sa mine soulagée et hocha vivement la tête.

- Bien, alors vous allez nous raconter tout cela autour d'un bon thé, il fait trop froid pour rester plus longtemps dehors !

***

Les retrouvailles avaient égaillé le moral de Minerva durant quelques instants. En outre, elle avait reçu une lettre de Holly qui contenait en plus de ses nouvelles, un billet pour assister au match des Harpies contre l'équipe allemande des Heidelberg Harriers. Elle n'y jouerait sûrement pas, mais Holly avait lourdement insisté pour trouver une place à son amie, aussi Minerva était ravie de pouvoir s'y rendre. Un Portoloin serait mis à sa disposition au Ministère pour tous les supporters.

Mais au bout de quelques brefs jours, la réalité l'avait frappée de plein fouet et elle était retournée à sa morosité. Elle avait beau assurer à ses parents qu'elle allait bien, Isobel semblait la moins dupe, l'observant en silence durant les repas. Lorsqu'elle n'était pas plongée dans ses manuels, elle restait assise à son bureau, à ressasser sa dernière conversation avec Lewis. Jamais elle n'avait déçu quelqu'un, encore moins une personne qu'elle estimait, et le coup était très dur pour elle. Elle revoyait encore la dernière chance que lui avait offert le Serpentard, chance qu'elle avait négligée, piétinée, qu'elle avait fuie.

Quelqu'un frappa doucement à sa porte. Sa mère passa la tête dans l'entrebâillement :

- Je peux entrer ?

Minerva acquiesça et se leva. A sa surprise et à son plus grand malaise, Isobel resta un instant debout au milieu de la pièce, se tordant les mains, avant de s'asseoir sur le lit en silence. Ce genre de comportement augurait une conversation qui l'embarrasserait probablement. Sous le signe de main de sa mère, elle s'installa à côté, tout aussi raide qu'elle. Un ange passa avant qu'Isobel ne se râcle délicatement la gorge :

- Tu as besoin de me parler de quelque chose ?

Minerva se raidit. Oui elle avait sûrement besoin de parler. Mais elle savait qu'elle n'avouerait rien à sa mère, du moins pas ainsi, pas de son propre chef. Isobel eut le mérite de connaître sa fille en insistant :

- Je t'ai rarement vue dans cet état-là, tu sais. J'ai l'impression que tu es un peu perdue en ce moment, non ? C'est à cause de ton orientation professionnelle ? D'un garçon ?

Minerva tiqua et Isobel eut un sourire compréhensif.

- Je m'en doutais bien. Je m'avance trop si je dis qu'il s'agit du jeune Rollin ?

- Comment tu sais ? croassa Minerva le menton rentré dans le cou.

- Qui d'autres ? Vous vous êtes beaucoup vus cet été, et vous êtes allés au mariage des Potter ensemble. Et aussi paradoxal que cela puisse paraître, seul un garçon est capable à la fois de t'indifférer et de te perturber ainsi. Bon alors, tu es amoureuse ?

Minerva baissa encore plus la tête. Elle trouvait ce mot si niais, d'autant plus qu'elle ne parvenait pas à ressentir cette émotion.

- On a rompu, souffla-t-elle du bout des lèvres.

- Oh, chérie...

Isobel posa une main hésitante sur les cheveux de sa fille avant de la retirer.

- Tu l'aimes beaucoup ?

Minerva papillonna des yeux.

- Pas comme ça.

Isobel tiqua. Elle devait sûrement se demander ce qui la mettait dans cet état-là si elle n'était pas si accrochée que cela au Serpentard.

- Je crois que j'ai fait quelque chose qu'il ne fallait pas, continua Minerva, ou plutôt je n'ai rien fait alors que j'aurais dû. Et il a rompu.

- Tu veux m'en parler ?

Minerva secoua la tête et Isobel eut un sourire compréhensif. Elle s'estimait forcément chanceuse d'avoir eu autant d'informations de la part de sa fille. Le reste, elle n'était pas prête à l'avouer.

- Je ne l'aimais même pas, murmura Minerva. Je l'appréciais beaucoup, mais je n'arrivais pas à...

- C'est pour ça qu'il t'a quittée ? demanda Isobel en fronçant les sourcils. Parce que tu ne lui montrais pas des sentiments ?

- Non, non ! s'empressa de rectifier sa fille qui ne voulait pas que sa mère aille crier au scandale chez les Rollin. J'ai commis une erreur. Je l'ai déçu. Et moi aussi.

Isobel n'insista pas. Il y avait des choses que sa fille serait incapable de dire. Minerva resta un long moment à fixer les lattes du parquet. Elle ne savait si elle devait aborder le sujet des relations avec sa mère, car elle se sentait gênée d'avoir une telle proximité avec elle sur ce qu'elle considérait être son intimité. Mais c'était bien ce silence qui l'empêchait de comprendre les émotions contradictoires et complexes qu'elle avait ressenti avec Lewis. Le manque d'affection qu'elle lui avait témoigné était-il un reflet de ce qu'elle voyait chez ses parents ? Elle craignait presque de demander. D'un autre côté, elle avait si souvent fui que cela la rendait malade de détourner les yeux à nouveau.

- Toi et papa..., commença-t-elle lentement. Vous vous aimez toujours ?

Isobel eut un léger sursaut. Elle n'avait pas besoin de faire semblant de ne pas comprendre : sa relation avec Robert Sr était elle-même compliquée, basée sur un ancien amour puissant qui s'était fissuré au fil du temps. La question pour Minerva était de savoir s'ils étaient encore ensemble en souvenir du passé, ou par égard pour leurs enfants. Cette question s'adressait surtout à Isobel, car Robert Sr n'aurait jamais considéré l'hypothèse d'une séparation.

- Tu sais...

Isobel sembla chercher ses mots. C'était sûrement la première fois qu'elle formulait sa pensée à voix haute.

- Aimer ne s'arrête pas avec les sentiments. Je sais que cela peut te faire tiquer, ajouta -t-elle en remarquant le tressaillement de sourcils de sa fille. Mais l'amour c'est aussi se donner de la peine pour ce que l'on aime, et c'est aimer se donner de la peine. Ton père et moi nous nous sommes aimés à la folie. Je l'aime encore, et lui aussi.

Isobel soupira et observa ses doigts fins croisés sur ses genoux.

- J'admets que tout ne se déroule pas comme nous le souhaiterions, et cela me fait mal. Mais chacun de nous travaille dur pour perdurer. Tu n'imagines pas à quel point papa s'est donné pour passer outre mon mensonge. Je lui en suis immensément reconnaissante. Si j'ai tourné le dos à ma famille pour nous deux, lui a tourné le dos à sa conviction première.

Elle sourit avec nostalgie.

- Tant qu'il y aura de l'amour à faire croître, lui et moi ne nous quitterons jamais. Il y aura peut-être des jours où notre relation te semblera fanée, mais avec un peu de soins et d'attention, elle en sortira revigorée. Et un jour, continua-t-elle en posant une main sur le genou de sa fille, toi aussi tu rencontreras quelqu'un pour qui tu seras capable de déplacer des montagnes.

Minerva eut l'air sceptique car Isobel s'esclaffa :

- Tu as beau prendre tes grands airs sarcastiques quand j'aborde ce sujet, tu ne me tromperas pas. Tout le monde a besoin de quelqu'un pour cheminer dans sa vie à un moment ou un autre, amour ou ami. Tu es ma fille et en dépit de tout, je sais qu'au fond de toi, tu as envie de trouver cette personne.

Sa main vola sur la crinière brune de Minerva.

- Cela viendra le moment venu.

Isobel se leva avec un dernier sourire et quitta la pièce sous le regard attristé de Minerva. Il était si rare qu'elles aient une conversation rien que toutes les deux. Leur relation avait régulièrement été tendue, à coups d'incompréhensions et de rejets. Discuter de sujets personnels était beaucoup trop étrange pour Minerva qui n'était pas prête pour que cela devienne systématique, mais cela lui avait permis de réaliser à quel point Isobel lui manquait réellement : pas juste parce qu'elle était sa mère, mais surtout parce qu'elle était sa maman.

***

Sept jours. C'était le temps que Minerva avait passé au stade gallois où le match entre les Harpies de Holyheads et les Heidelberg Harriers avait lieu. Tout avait bien commencé : Minerva s'était rendue au Ministère où une queue de supporters attendait déjà d'être envoyée sur les lieux. Minerva avait été sobre dans sa tenue, en enfilant un pull maillé vert foncé aux couleurs des Harpies et une cape émeraude classique chez les sorciers alors que d'autres avaient teint leurs cheveux. Elle avait patienté plus d'une heure avant d'être affiliée à une marmite crasseuse qui l'emmènerait près du stade. Des vagues vertes et violettes (la couleur des Heidelberg) les avaient accueillis dans les cris, les rires et la bière.

Minerva avait été enchantée en constatant qu'elle était remarquablement bien placée sur la partie avant gauche du terrain. Si certains préféraient être au centre, Minerva estimait que sacrifier la vue d'un côté valait le coup étant donné qu'elle était aux premières loges pour observer l'attaque puis la défense d'une équipe. C'était la première fois qu'elle assistait à un match professionnel : chaque équipe avait apporté un orchestre qui prévoyait de jouer à l'annonce des joueurs. Minerva avait entendu dire que les Allemands étaient de redoutables adversaires, malins et rusés, avec une maîtrise du jeu incroyable. Leurs entraînements se révélaient intensifs au point que les Heidelberg inspiraient tant la terreur que le respect. En face, les Harpies n'étaient pas en reste. Peut-être parce qu'elles étaient des femmes dans un monde accaparé par les hommes, mais leur rage de vaincre avait toujours été au sommet. Leur technique de jeu était une des meilleures d'Europe en plus d'offrir un spectacle artistique tout aussi spectaculaire. Elles parvenaient à transformer ce sport en une œuvre d'art à en laisser les spectateurs ébahis. Minerva n'aurait pas pu rêver meilleure rencontre.

Mais voilà, elle avait beau adorer le Quidditch, elle avait eu beau pousser des exclamations et des cris de joie aux points remportés par les Harpies et arrêtés par la gardienne, sept jours commençaient à faire long. Son cœur avait du mal à supporter la vue du score qui augmentait toujours plus au fil des heures, tantôt à la faveur des Harpies, tantôt à celle des Heidelberg. La capitaine des Harpies, Gwendolyn Morgan menait son équipe à la perfection : Minerva n'avait jamais joué pendant plus de trois heures, le maximum autorisé par Poudlard et elle avait fini éreintée, la gorge en feu d'avoir trop crié. Morgan parvenait à maintenir ses joueuses dans son cercle d'écoute tout en gardant un œil sur le terrain. Son jeu était des plus beaux : dans les airs, tout lui semblait plus simple. Elle virevoltait, dansait, frôlait les joueurs adverses, attrapait des Souafles qui paraissaient à première vue perdus, lançait à la fois des tirs d'une puissance hallucinante ou d'une précision chirurgicale. Elle se jouait des règles du jeu, qu'elle connaissait par cœur : souvent à la limite de la faute, toujours dans la sphère de la réglementation, elle y ajoutait une touche de fair-play qui faisait d'elle l'une des meilleures joueuses de ce match.

A l'approche de la nuit, le match avait été arrêté. Des tentes sommaires avaient été installées autour du stade, et Minerva s'était retrouvée entourée d'Allemands aux rires renforcés par l'alcool. Autant dire qu'elle n'avait pas tardé à se rouler dans la couverture et la paillasse fournies par le département de régulation des Sports magiques. Elle avait pu prévenir ses parents grâce à un système de chouettes mis en place ; celles-ci étaient si demandées que durant toute la nuit, Minerva avait entendu leurs ailes claquer au-dessus de sa tente.

Et les jours s'étaient enchaînés ainsi : la longueur du match avait eu pour mérite de faire jouer Holly qui avait dû remplacer l'attrapeuse principale, incapable bien sûr de soutenir un rythme aussi intensif. Minerva avait été agréablement surprise de voir que son amie s'était bien débrouillée. Non pas qu'elle doutait de ses compétences, mais elle craignait que le niveau eût été trop élevé après Poudlard. Il y avait sûrement eu un temps d'adaptation et beaucoup de travail, mais Holly semblait avoir réussi à s'intégrer et à faire sa place. Elle n'avait pas eu d'occasions d'attraper le Vif d'or mais était parvenue à bloquer la trajectoire de son homologue vers la balle sacrée, empêchant leur défaite.

Ils en étaient au septième jour de match. Un quart des spectateurs ne parvenaient plus à se réchauffer grâce à la magie au risque de se fatiguer, et grelottait dans le froid, voire somnolait de fatigue. Minerva avait reçu une écharpe de la part de sa mère et elle lui en était profondément reconnaissante. Un second commentateur avait été appelé à l'aide suite à l'abandon du premier qui ne parvenait plus à croasser un seul mot. Une tente médicale avait été montée à l'extérieur pour ceux qui ne supportaient plus le froid. Le décompte des points affichait des nombres que Minerva n'aurait jamais cru voir de sa vie : les Harpies menaient de 2970 points à 2850. Si un écart de 120 points paraissait irrattrapable dans un jeu à Poudlard, il faisait office de fissure au sol dans un match comme celui-ci, surtout avec un Vif d'or encore en jeu. La plupart du temps, les attrapeurs étaient invisibles aux spectateurs. Certains avaient plaisanté en disant qu'ils avaient dépassé la frontière avec l'Angleterre, mais Minerva se demandait si ce n'était pas réellement impossible et commençait presque à considérer le fait.

Les Allemands marquèrent un autre point lorsque soudain, les attrapeurs apparurent de nulle part (« de Londres ! » s'exclama un gallois), le bras tendu devant eux. La moitié du stade retint son souffle, tandis que l'autre moitié encore consciente, lassée de cette énième action, ouvrit un œil vitreux pour observer la scène. Minerva aperçut un éclat doré virer vers le sol, entraînant deux nuées floues violette et vertes dans son sillage. Alors que le Vif remontait brutalement, Glynnis Griffiths, l'attrapeuse titulaire des Harpies coupa la route de son adversaire en pleine descente vers le sol. Celui-ci, forcé de freiner pour ne pas la percuter, fit une embardée qui aurait jeté n'importe qui à terre, et acheva sa course près des gradins. Griffiths, imperturbable, continua son chemin vers le ciel sous les hurlements du stade qui sentait que cette fois serait la bonne. Minerva avait presque envie de tendre les doigts avec elle tellement l'attrapeuse était proche de l'empocher. Le Vif redescendit au sol et le cœur de Minerva chuta avec alors que Griffiths lâcha le contrôle de son balai pour faire jouer la gravité. Tombant comme une pierre, elle rattrapa le Vif d'or dans sa course et dans un geste qui tenait autant de la chance que du talent, agrippa les ailes dans un cri et reprit en main son balai, stoppant sa chute à quelques petits mètres du sol.

Les sept jours semblèrent flotter encore dans le stade car celui-ci mit du temps à réaliser que le match était fini avec une victoire des Harpies de 3120 à 2870. Le chaos qui s'ensuivit fut tel que Minerva fut incapable de penser correctement. Elle finit dans les bras de sa voisine (bizarrement c'était une Allemande, mais celle-ci semblait juste heureuse que le match s'achève).

L'ambiance aurait pu rester dans cette veine pendant un long moment si le capitaine des Heidelberg, Rudolf Brand, n'avait pas décidé de rendre hommage à son homologue des Harpies. Sous les yeux ahuris du stade, il vola jusqu'à Gwendolyn Morgan, jeta son balai sur le côté... et posa un genou à terre. Minerva n'entendait rien mais il ne fallait pas être Merlin pour deviner qu'il avait pris un coup sur la tête et demandait Morgan en mariage.

Les coéquipières des Harpies se mirent à hurler de rire, sauf Morgan qui posa ses poings sur ses hanches d'un air sévère. Elle empoigna son Brossdur 5 et d'un coup sec, l'asséna sur le crâne de Brand qui s'écroula au sol. Cette fois, ce fut Minerva qui explosa de rire. Elle s'autorisa plus de moquerie quand elle fut assurée que Brand n'était qu'assommé.

En rentrant chez elle, au septième jour, elle se rendit compte qu'elle n'avait presque pas pensé à Lewis.
Cazolie

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Re: Minerva McGonagall [Harry Potter]

Message par Cazolie »

Mais zut, j'ai vraiment deux chapitres de retard encore

je suis vraiment une bolosse, pardon !
J'ai repris les cours dons j'espère être plsu efficace dans l'écriture vu que j'aurai un rythme plus classique haha
Voeu pieux, apparemment :lol:
Audric était parvenu à arracher le Vif des mains de son adversaire.
WOH carrément !
la capitaine se devait de remplir son rôle de Préfète en cheffe avec sérieux.
Il serait temps HMM HMM
il donnait l’impression de vouloir augmenter le niveau des étudiants
Zut, je pensais que Poupou avait meilleure réputation que ça :lol:
Dippet prévoyait de mettre ce concours de duels en place après Noël, afin de laisser champ libre au spectacle de théâtre.
OU ALORS on engage les duellistes dans la troupe et ça devient de l'impro où il faut savoir comment réagir en fonction de l'issue du combat :lol:
Elle ne pouvait pas laisser un possible mort la tirailler ainsi
Rah je comprends. Ca peut paraître un peu lâche et en même temps, on est pas tous des héros, et pourquoi ce serait son combat ?
C'est vraiment horrible, le pauvre
Alors, pouvait-elle consciemment laisser un garçon s’approcher sachant qu’elle était incapable de s’assumer ?
J'approuve cette réflexion *smiley qui applaudit*
Choquée, Minerva avait changé d’auteur pour finalement tomber sur une explication encore plus terrible de la mère réfrigérateur, qui serait responsable indirectement de l’autisme chez l’enfant.
Ah mais sérieux ? Et c'est encore d'actualité ces théories ? C'est violent en tout cas !
Avait-il peur de se retrouver tout seul en présence d’une mère dont il croyait l’amour absent, et le ressentiment prégnant ?
C'est si triiiste
Isobel, malheureuse dans son secret, avait certes donné le lait à sa fille, mais n’avait pu donner le miel.
Ouuuh jolie expression !
qui se limitaient à une fontaine enchantée et une colline sur laquelle les acteurs devaient marcher.
Meerci pour ta participation Dumby :lol:
Et il disparut se mettre au premier rang, tout sourire alors que de derrière le rideau, provenaient moult chuchotements furieux accompagnés d’un sifflement non identifiable.
Euuuuuh pourquoi ça sent le drame
- Qu’est-ce que tu racontes, ils sont en couple.
Sympa le règlement de compte sur scène :lol:
- Ce n’est pas un ver ! répéta-t-il. C’est…
J'étais déjà interloquée par cette idée d'avoir un ver mais si en plus ce n'est pas un ver ??
Altheda jeta des pierres au pied du ver, Asha fit mine de lui jeter un sort, et Amata en jeta tout bonnement un sur sa camarade.
Mais QUE se passe-t-il :lol: :lol:
- Espèce de garce ! hurlait Amata. Voleuse !

Les œufs juste en-dessous du ver (ou du non-ver selon Alan) prirent feu et commencèrent à dévorer le bois de l’estrade,
Mais c'est tellement wtf, je me tape des barres face à tout ce drama :lol:
Sa tête tripla de volume et il s’effondra au sol, rampant pour échapper aux tirs.
Bah voilà c'est loin d'être ennuyeux :lol:
Quoiqu’il en soit, Brûlopot va passer un sale quart d’heure pour l’avoir fait pénétrer dans l’enceinte de l’école
Mais il a fait exprès ??
Minerva se rendit compte qu’elle n’avait pas pensé à lui ni n’avait cherché à savoir s’il faisait partie des blessés.
J'y pensais justement T.T
- Il vaut mieux mettre un terme à notre relation. Je pense qu’elle ne t’apporte rien, sois honnête. Je ne t’apporte rien.
Surtout, ont-ils vraiment une relation
Tes yeux m’ont rendu complètement fou.
Moooooow
Elle avait tourné le dos à ses valeurs, par crainte, par peur. Elle avait renié son éducation, renié ses idéaux, sa morale ; elle s’était reniée malgré cette dernière main tendue par Lewis
Okay du coup je comprends mieux, parce qu'au début je me disais "mec, si votre relation était juste bâtie sur votre traque de Jedusor c'est pas terrible non plus"
Mais je comprends ce qu'il veut dire maintenant !
En revanche elle a été prouvée FAUSSE.
OOOh d'accord !

Tellement de choses dans ce chapitre !
Vraiment je me suis tapée des barres sur la pièce de théâtre ce vaudeville :lol: :lol: :lol:
Je suis sûre que ça a fait rire Dumbledore a posteriori

La partie sur l'autisme était vraiment très intéressante ! Et j'ai trop aimé les pensées de Minerva dessus, et le fiat que même si elle reconnaît les manquements de sa mère elle a surtout pas envie de la blesser

Et enfin la rupture T.T Qui nous pendait au nez
Pauvre Lewis, il me fait vraiment trop de peine. Comme je te disais au début j'étais pas très au clair sur le pourquoi du comment, mais les réflexions de Minerva m'ont bien éclairée sur le sujet. As usual, j'aime trop la psychologie de tes persos ! Et j'aime que Minerva soit loin d'être parfaite, dans son rôle de préfète et dans sa vie perso. Ce que j'aime trop c'est que toute son histoire telle que tu l'a construite permet vraimetn de comprendre qui elle est 50 ans plus tard, mais aussi de voir son évolution, et c'est trop chouette ! Sur le côté préfète par exemple, si elle s'était pas prise en main elle aurait pas pu devenir directrice de Maison

Breeef voilà c'était chouette !
Cazolie

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Re: Minerva McGonagall [Harry Potter]

Message par Cazolie »

On enchaîne sur le chapitre 30 !
L'odeur de bois brûlé de la Grande Salle avait eu raison du directeur qui avait décidé de renvoyer tout le monde chez eux pour les vacances et ce, quelques jours en avance.
Mon élève de 4e qui pensait être en vacances devrait peut-être aller à Poudlard, le pays où on ne passe jamais ses exmaens de fin d'année
Quant à Beery, il avait gagné un séjour prolongé à l'infirmerie en compagnie de sa tête
Le "en compagnie de sa tête" m'a tellement tuée :lol: :lol: :lol:
C'était sans compter le caractère volatile de Sir Sanchance qui, juste avant le lever de rideau s'était lassé de la première pour se tourner vers Asha, provoquant la jalousie d'Amata.
Je pense que c'était volage le bon terme en fait :lol:
Et bref, quel bolosse ce Sanchance :lol: :lol:
Elle saisissait pourquoi Lewis n'avait pas apprécié être celui qui romprait : sûrement avait-il craint qu'elle ne sombre et que son estime d'elle-même en ressorte éprouvée voire entaillée.
Mais tellement prévenant même dans sa façon de rompre avec elle !
- Ça va bien se passer tu sais. Dis-toi que lui aussi est heureux avec sa femme.
J'étais perdue :lol:
Lewis s'est donc marié en l'espace de deux jours ? :shock: :lol:
Eugene
U-jean
Elle était déjà une moins-que-rien. Elle se faisait honte.
Oh mais Minervaaaaaaaaaaaaa
ça fait trop bizarre de la voir comme ça alors qu'on la connaît tellement sûre d'elle !
Robert Jr était de plus en plus mal à l'aise au milieu du brouhaha que constituait les sorciers accompagnés de leurs animaux magiques.
Oh bah va falloir s'habituer
alcolm avait tout de l'attitude de quelqu'un qui attendait patiemment son heure en attendant que Beth ne se lasse du batteur de Poufsouffle ou qu'elle développe un intérêt pour son ami de Serdaigle
C'est tristoune ça un peu
Alan paraissait être en train de présenter sa petite-amie car celle-ci avait le visage aussi rouge qu'un Souafle et semblait avoir des difficultés à respirer.
Est-ce que c'est pas sa maladie d'avoir du mal à respirer? Est-ce que c'est pas un peu embêtant du coup ? :lol:
- Quoi de neuf à l'école ? demanda-t-il en prenant une des valises.
Il faut pas poser cette question au sujet de Poudlard, ça n'amène que des mauvaises nouvelles
Un Portoloin serait mis à sa disposition au Ministère pour tous les supporters.
Noiiice
- Oh, chérie...

Isobel posa une main hésitante sur les cheveux de sa fille avant de la retirer.
Isobel est si chou et elle me fait de la peine
- Toi et papa..., commença-t-elle lentement. Vous vous aimez toujours ?
WOOOOOOOOOOOOH violent
Aimer ne s'arrête pas avec les sentiments. Je sais que cela peut te faire tiquer, ajouta -t-elle en remarquant le tressaillement de sourcils de sa fille. Mais l'amour c'est aussi se donner de la peine pour ce que l'on aime, et c'est aimer se donner de la peine. Ton père et moi nous nous sommes aimés à la folie. Je l'aime encore, et lui aussi.
T'es prête pour animer la préparation au mariage Clem
Il y aura peut-être des jours où notre relation te semblera fanée, mais avec un peu de soins et d'attention, elle en sortira revigorée.
J'aime trop cette phrase, elle est trop mignonne
Sept jours. C'était le temps que Minerva avait passé au stade gallois où le match entre les Harpies de Holyheads et les Heidelberg Harriers avait lieu.
Tant de conversations s'expliquent quand je lis tes chapitres :lol:
Des tentes sommaires avaient été installées autour du stade, et Minerva s'était retrouvée entourée d'Allemands aux rires renforcés par l'alcool.
Franchement je serais rentrée chez moi :lol:

Je finis plus tard !
la longueur du match avait eu pour mérite de faire jouer Holly qui avait dû remplacer l'attrapeuse principale
C'est déjà ça
Elle n'avait pas eu d'occasions d'attraper le Vif d'or mais était parvenue à bloquer la trajectoire de son homologue vers la balle sacrée, empêchant leur défaite.
MOUAIS je suis sûre que tous les spectateurs ont poussé un soupir de déception parce que le match s'est pas terminé
Tombant comme une pierre, elle rattrapa le Vif d'or dans sa course et dans un geste qui tenait autant de la chance que du talent, agrippa les ailes dans un cri et reprit en main son balai, stoppant sa chute à quelques petits mètres du sol.
WOOOOH MAIS QUELLE ACTION
Au début je pensais qu'ellle allait juste s'éclater au sol avec le vif d'or, probablement plus morte que vive mais juste soulagée d'avoir mis fin au match :lol:
Elle empoigna son Brossdur 5 et d'un coup sec, l'asséna sur le crâne de Brand qui s'écroula au sol.
Mais le pauvre :lol: Peut-être qu'il l'aime vraiment !
On enchaîne les scènes comiques en ce moment dis donc, entre ça et la pièce de théâtre :lol:
En rentrant chez elle, au septième jour, elle se rendit compte qu'elle n'avait presque pas pensé à Lewis.
Je le redis, pouor la dernière fois promis, MAIS LE PAUUUUUUUUVRE


Bon du coup j'ai été coupée dans mon élan maiiiis j'ai adoré la discussion avec Isobel ! C'était chouette de les voir faire des efforts l'une vers l'autre
Ce match, c'était tellement absurde :lol: Mais merci d'avoir mis en scène un match de plusieurs jours parce que clairement, personne n'avait jamais osé :lol:
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