Au temps des Maraudeurs - Terminé [Harry Potter]

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Mimie99

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Re: Au temps des Maraudeurs [Harry Potter]

Message par Mimie99 »

Je n'ai pas commenté le dernier chapitre, mais il était super comme d'habitude! ;)

Maintenant... COMMENT ÇA, C'ÉTAIT LE DERNIER CHAPITRE? (On respire, on respire) Non, mais plus sérieusement, j'étais certaine qu'il en restait au moins un ou deux (sans compter l'épilogue). Maintenant je suis triste et en plus... La dernière phrase de Sirius :cry: Comment je vais faire pour survivre quand je n'aurai plus ta fanfiction? J'aimerais tant savoir la suite de leur histoire (et en même temps non, car on sait tous comment ça finit... :cry: )

En tout cas, bravo! C'était vraiment un super chapitre et ta fanfiction va beaucoup me manquer. J'attends l'épilogue avec impatience (et une certaine agonie, car je ne veux pas que ça se termine!) Bref, voilà, à la prochaine!
Charmimnachirachiva

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Re: Au temps des Maraudeurs [Harry Potter]

Message par Charmimnachirachiva »

Le dernier chapitre !!!!! :cry: :cry: :cry: :cry: :cry: :cry:

Ce chap est trop bien !!!
Sirius !!!!! Pauvre Sirius !!
Et se dire que finalement Reg, il va se faire tuer par Voldemort pour s'être élever contre lui, c'est horrible !

Un chapitre plutôt triste,( en même temps c'est le dernier donc... ) mais génial comme tout les autres !
Cazolie

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Re: Au temps des Maraudeurs [Harry Potter]

Message par Cazolie »

Je ne pensais pas avoir autant de retard AHA
Ca s'explique très simplement par 1) mes propres chapitres à écrire 2) moi qui décide de me mettre enfin au boulot pour mon mémoire 3) un garçon très prenant dans ma vie 4) Netflix

MAIS ME VOILA
PRETE
A
TOUT
RATTRAPER
COMMENTAIRES CITATIONS A LAPPUI

C EST PARTI

BUCKLE UP KIDS

annabethfan a écrit :

Chapitre XXXIV : L’espoir meurt en dernier


Lorsque Remus vit James et Lily passer le trou du portrait et rentrer dans la salle commune, il comprit immédiatement que quelque chose était arrivée. Leurs vêtements étaient déchirés, leurs mains égratignées… Lily avait même des brindilles dans les cheveux et un filet de sang coulait le long de son poignet. Pourtant, ils souriaient Ils ont vraiment un souci hahah et aucun d’eux ne paraissait blessé gravement.
Soulagé, il laissa échapper un soupir reconnaissant. Sa réaction fit se retourner Sirius et Peter qui dévisagèrent le couple à leur tour.

- Bon sang, où est-ce que vous étiez ? S’exclama Sirius.
- Le dîner a commencé depuis quinze minutes….
- On se fiche du dîner, Pete Hahahah Peter ne perd jamais le nord ! Vous avez disparu pendant des heures ! Qu’est-ce que t’as été faire dans la Forêt Interdite ? Sans nous ? J'adore comment le problème c'est pas qu'il soit allé dans la FI, mais sans les Maraudeurs :lol:

Remus aurait voulu corriger, le « sans nous » High five n’était sans doute pas nécessaire, mais il se contenta de s’enfoncer un peu plus dans son fauteuil. Il savait pertinemment pourquoi James était allé dans la forêt. Pour lui.

- On a eu un léger contretemps, répondit James en se passant une main dans les cheveux. Désolé.
- Quel contretemps… ? Commença Peter.

La voix de Sirius couvrit la sienne.

- Désolé ? Bon sang, Cornedrue, pourquoi tu ne m’as pas attendu ?
- Tu étais à l’hôpital, je pouvais m’en occuper tout seul, dit-il, surpris.
- Comment va Alexia ? Intervint Lily. Et où est Marlène ? Vous êtes revenus ensemble ?
- Elle va mieux, elle revient à la fin de la semaine… expliqua Remus d’une voix posée en voyant que Sirius était toujours agacé. Et Marlène est partie manger avec Dorcas et Alice, on a préféré attendre que vous reveniez.

La salle commune autour d’eux était effectivement déserte, tout le monde étant descendu il y a plusieurs minutes. Remus avait rassuré les filles et leur avait dit qu’ils les rejoindraient une fois que James et Lily seraient revenus. Elles avaient hésité, mais sans aucune raison concrète pour s’inquiéter la faim l’avait emporté. Comme je les comprends

- J’ai hâte qu’elle revienne, dit Lily en soupirant. Par contre, avant d’aller manger, il faut que je passe me changer. Et me laver les mains.

Pour leur montrer, elle leva ses mains devant elle et Remus remarqua qu’elles étaient pleines de terre et de sang séché. Son estomac se contracta.

- Merlin, qu’est-ce qui s’est passé ?
- On a dû… monter dans un arbre. C’est juste des égratignures.
- Monter dans un arbre ? Répéta Peter. Pourquoi ? UN SANGLIER
- Des centaures, révéla James, un brin trop enthousiasme Hahaha il me tue, je l'adore. Ca me fait bizarre de le voir comme ça, il a tellement changé dans L&J, je trouve - par rapport à ses années à Poudlard veux-je dire. Tout un troupeau, Pete ! T’aurais dû voir ça !
- James, c’était tout sauf une partie de plaisir. Arrête. Pouahahhahahahahah
- Désolé…

Remus laissa un échapper un rire étouffé. Il n’était pas surpris, après tout lorsque James avait appris pour sa lycanthropie, une fois le premier choc passé, il s’était exclamé que c’était quand même cool d’avoir un ami loup-garou James aurait dû être magizoologiste en fait. Puis, il n’avait rien trouvé de mieux que de se transformer illégalement en animagus pour rester avec lui pendant les pleines lunes. En comparaison, un troupeau de centaure n’était pas grand-chose.

- Et vous êtes juste restés en haut d’un arbre pendant deux heures ?
- Au moins plus d’une heure en tout cas, dit Lily. Mon dos peut en attester… Tout ça pour une maudite clairière que tu aurais pu aller chercher à un autre moment… Et on dit que les cerfs sont intelligents.
- Eh ! Protesta James en lui donnant un coup de coude.

Remus sursauta. Abasourdi, il crut une seconde avoir mal entendu, mais Sirius dévisagea Lily aussi et Peter blêmit, les yeux écarquillés.

- Qu’est-ce… qu’est-ce que tu as dit ? Murmura-t-il, le cœur battant.
- Que j’avais mal au dos…
- Non après… Le cerf… Comment tu… ?
- Oh ! S’exclama James. Elle sait ! Je lui ai montré Cornedrue.
- Tu as fait quoi ? S’étrangla Sirius. OUps

Il s’avança brusquement vers James et Lily, l’air aussi stupéfait que Remus devait sûrement l’être. Face à face, le regard des deux garçons s’accrochèrent et il eut à nouveau le sentiment que quelque chose n’allait pas au-delà de la simple mésaventure avec les centaures. Sirius semblait à bout, nerveux, sur les nerfs…

- James, personne ne devait…
- Il fallait qu’on sorte de la forêt, coupa-t-il. Cornedrue était le moyen le plus rapide. Je sais ce qu’on avait dit, Patmol, mais Lily ne dira rien.
- Je le promets, intervint-elle. Ce que vous avez fait pour Remus… Peu importe si c’est illégal, je trouve ça incroyable. Dangereusement stupide, mais incroyable quand même…
- Et ça devait rester entre les Maraudeurs ! On risque de se faire jeter à Azkaban, James ! Toi le premier, tu avais dit que personne ne devait être au courant en dehors de nous. Ce n’est pas contre toi, Lily, ajouta-t-il, mais ce n’est pas parce que vous êtes ensembles depuis trois mois qu’elle peut connaître tous nos secrets !
- Parce que d’après toi j’aurais dû aller le dire à Rogue en premier ?

La question jeta un froid brutal. C'est un coup bas en vrai Tout le monde se tendit et Remus tressaillit. C’était un coup bas Décidément on est en accord avec Remus ce soir :lol: , mais il savait que remettre en cause Lily était un point sensible pour James qui avait fait de la confiance envers les gens qu’il aimait une valeur essentielle. Et même si l’incident du saule cogneur avait été pardonné il y a longtemps, personne ne l’avait oublié.

- Je… je ne voulais pas dire ça, murmura James. Patmol…
- Va te faire voir.

Remus écarquilla les yeux. Dans un même mouvement, ils dévisagèrent tous Sirius. Lui-même semblait surpris de son éclat de colère envers son meilleur ami.

- Sirius, intervint-il prudemment. Tu devrais peut-être aller dormir, on en parlera demain matin…
- Je n’ai pas besoin de dormir ! Merlin, personne ne voit le problème ?
- Lily ne dira rien, elle savait déjà pour la lycanthropie…
- Et maintenant qu’elle sait, elle risque autant que nous ! Alors quoi ? On entraîne tous nos amis en prison ? On manque tous de se faire tuer par des centaures sans en parler aux autres ?
- Tu dramatises un peu, Sirius, commenta Peter. C'est pas grave is je balance l'emplacement de leur maison lalalla Ils n’ont rien, juste des égratignures. T’as déjà eu pire.

Du coin de l’œil, Remus vit James approcher lentement. Presque prudemment, il força Sirius à croiser son regard.

- Eh Patmol… ça va ? T’es sûr qu’Alex… ?
- Elle va bien, coupa-t-il, cassant. C’est juste…
- Juste ?
- J’ai rencontré Orion à l’hôpital… Il était là avec toute ma famille. Genre, vraiment toute. Et disons que mon père n’a pas changé…
- Quoi ? Mais tu lui as parlé ?
- Il m’a parlé, corrigea Sirius. Et comme d’habitude, il avait son avis sur tout. Rien de bien nouveau…

Remus commençait à comprendre ce qui s’était passé. Il n’en avait plus l’habitude depuis la fugue de Sirius, mais il reconnaissait les signes de malaise et de renfermement qu’il montrait quand il était question de sa famille ou un d’un sujet sensible.

- Et il a dit quelque chose en particulier ? Demanda-t-il d’un ton neutre.
- Une connerie sur l’héritage, le respect… Il… Il a dit que je serai toujours son fils, peu importe ce que je ferai… Comme si je ne pouvais jamais lui échapper…
- Il peut dire ce qu’il veut, c’est faux, contra Lily. Tu as choisis pour toi-même. C'est cool que Lily prenne part à cette discussion. Ca montre qu'elle fait vraiment partie du groupe !
- Pour moi-même, oui, répéta-t-il vertement. J’avais justement choisis pour moi-même de garder le secret des animagi.
- Sirius, gronda James, agacé. On avait fait le choix ensemble et je suis désolé, mais Lily commençait à se douter de quelque chose. Si je ne lui avais pas dit ce soir, elle l’aurait deviné assez vite, comme pour le loup-garou. Tout le monde va bien, personne n’aura de problème. Affaire réglée.

Au vu de l’expression de Lily, Remus devina aisément ce qu’elle pensait. Elle n’aurait sans doute pas deviné si facilement. Les animagi étaient rares dans le monde sorcier, très rares. Le processus était mal connu et surtout dangereux. Malgré toute son intuition et son intelligence, il n’était pas sûr que Lily ait su à percer leur secret si James ne l’avait pas mis dans la confidence. Dans le fond, ça ne le dérangeait pas. Il l’avait fait par nécessité, pour se sortir de la Forêt, et il savait que Lily était digne de confiance. Elle le lui avait maintes fois prouvé.
Sirius laissa échapper un rire proche de l’hystérie qui ne le rassura pas. Son manque de sommeil se lisait clairement sur ses traits et Remus se demanda une seconde s’il n’avait pas l’air fiévreux.

- Affaire réglée ? Oh Morgane… Pourquoi vous ne réfléchissez jamais aux conséquences ? Pourquoi vous agissez sans penser aux autres ? Qu’est-ce que j’aurais fait si vous n’étiez pas ressortit de la forêt ?
- C’est un peu St-Mangouste qui se moque de la charité, lança Peter impulsivement. Toi aussi tu…
- On ne parle pas de moi, Queudver ! Je ne suis pas responsable, ce n’est pas ma faute…

Remus haussa un sourcil. Les phrases de Sirius devenaient de plus en plus confuses.

- On n’a pas dit que c’était de ta faute, dit James, perplexe. Calme-toi sérieusement ; tout le monde va bien, personne n’est mort, personne n’a tué quelqu’un…

Ce qui n’était qu’une simple plaisanterie parut être le déclencheur. Brusquement, les lumières vacillèrent, plongeant la salle commune dans le noir durant une fraction de seconde Oups, et une tasse laissée sur la table basse explosa en une pluie de fragments. Lily laissa échapper un cri effrayé. Instinctivement, Remus porta sa main vers sa baguette, mais il arrêta son geste en voyant Sirius chanceler.
Il était d’une pâleur extrême, le visage contracté et il semblait sur le point de vomir. La sueur plaquait ses mèches sombres contre sa peau. James le saisit par le coude, inquiet.

- Sirius…
- Il… il est brûlant… murmura Lily en lui posant une main délicate sur le front tandis qu’il se laissait tomber sur le canapé.
- Sirius, sérieusement, tu devrais aller t’allonger. Tu es épuisé…
- Il… il l’a tué… c’était lui…
- Quoi ?
- Qu’est-ce qu’il a dit ? Demanda Peter.

Sirius plongea sa tête dans ses mains, les épaules défaites.

- J’ai vu la marque sur son bras… Il l’a fait, il les a rejoints. Et c’est lui qui a tué Gemma. Je…

Une sensation glacée se répandit au creux du ventre de Remus en comprenant de qui Sirius parlait. Il croisa le regard de James dans lequel se reflétait son propre sentiment d’horreur. Derrière le dossier du canapé, Peter hoqueta.

- Je ne pensais pas… j’étais sûr qu’il n’irait pas jusque-là.
- Je… je ne comprends pas, intervint Lily d’une voix faible. Qu’est-ce qui se passe ?
- Tu ne peux rien dire, ordonna Sirius avant même que l’un d’eux puisse répondre. Si tu sais si bien garder des secrets, Evans, alors garde celui-ci. Personne ne doit savoir, il ne peut pas… il…
- Il ne peut pas s’en sortir comme ça, coupa James, tremblant. Si… s’il a vraiment tué Gemma, les Aurors doivent…
- Non ! Non, James !
- Tu ne peux pas le protéger pour ça ! C’est un meurtre !
- Ça ne la ramènera pas !
- C’est une question de justice, pense à sa famille, à son frère !
- Je pense au mien !

Cette confusion de répliques est aussi bien écrite qu'affreuse, ça retranscrit très bien la difficulté de la situation, l'impasse de Sirius, et toute l'horreur qu'est cette guerre

James se détourna, agité. Il se mit à faire les cents pas et Remus le suivit des yeux, incapable de vider son esprit et de penser clairement.

- Il a seulement seize ans, James, croassa Sirius. Il ne peut pas payer pour le reste des mangemorts. Il va servir d’exemple pour tous les sangs-purs qui se sont engagés auprès de Tu-Sais-Qui. L’affaire a fait la une de la Gazette ; le mangenmagot va le condamner au baiser du détraqueur pour satisfaire l’opinion publique… Il a peut-être jeté le sort, et crois-moi je le déteste pour ça, mais je… c’est mon petit frère…

Le dernier mot, à peine un murmure, resta suspendu entre eux. Lily était blême, mais elle resta silencieuse, et Remus se douta qu’elle avait dû comprendre ce dont ils parlaient. Peter tentait visiblement de disparaître derrière un fauteuil, comme s’il avait peur qu’on lui demande son avis, et lui-même se sentit incapable de parler.
D’un geste lourd de sens, il se contenta de poser une main réconfortante sur l’épaule de Sirius. Son soutien sans mot ne passa pas inaperçu. James se figea. Remus soutint son regard. Il savait ce que ça faisait de commettre des actes dont on n’était pas réellement responsable, de se sentir comme le pantin d’une force extérieure qui vous entraînait, qui était trop forte pour lutter contre elle.

- Tous les mangemorts sont responsables de la mort de Gemma, Tu-Sais-Qui aussi. Regulus ne peut pas payer pour eux tous… dit-il calmement.
- Alors quoi ? Il s’en sort sans rien ? Gemma n’aura jamais de justice ?
- Il y a des sorts pires que la prison ou la mort, souffla Lily dans un filet de voix. Son acte le hantera toute sa vie, il a perdu Sirius, il n’a plus le choix de son avenir… Il ne s’en sort pas sans rien, James. Lily se montre hyper compréhensive là. C'est marrant, je pense qu'a priori je l'aurais plutôt vue en freak de la loi alors que James aurait plus pris la défense de Regulus... Mais c'est cohérent en fait, quand on y réfléchit un peu. Ou les deux options se défendent en tout cas

Devant tous leurs regards insistants, James poussa un soupir résigné. Il se passa une main dans les cheveux, comme s’il luttait intérieurement, mais Remus connaissait déjà sa décision. Il ne le faisait pas pour Regulus, il le faisait pour Sirius.

- Très bien… murmura-t-il. Comme vous voulez…

Sirius laissa échapper un soupir de soulagement. Il avait l’air prêt à s’évanouir.

- Je vais… je vais aller marcher… J’ai besoin….
- James… dit Lily en secouant la tête.
- Je ne sors pas du château, la rassura-t-il. J’ai vraiment juste besoin de marcher pour me vider la tête. Je reviens avant le couvre-feu, promis. Et va dormir, Patmol. Sérieusement.
Remus aida Sirius à se remettre sur ses pieds.

Avec tendresse, James embrassa Lily avant de s’approcher d’eux. Sans cérémonie, il étreignit Sirius et ce dernier s’accrocha brièvement à son meilleur ami, reconnaissant. Si proche, Remus entendit ce que James lui glissa à l’oreille :

- Ce n’est pas de ta faute, Patmol…

Puis il se dégagea comme si de rien était. Il traversa la salle commune, le pas lourd. Lui aussi paraissait épuisé après sa course poursuite avec les centaures, mais Remus ne pouvait pas lui reprocher d’être incapable d’aller dormir tout de suite.
James allait atteindre le portrait lorsqu’il s’arrêta soudainement. Remus fronça les sourcils.

- Marlène…

Son cœur loupa un battement. Il ne l’avait pas vu. Il n’avait pas regardé, ni pensé à jeter un sonorus autour d’eux. Pourtant, Marlène était bien là. A moitié dissimulé dans l’ombre dans le passage qui faisait le lien entre l’entrée et la salle commune, elle avait deux assiettes à la main. Des larmes emplissaient ses yeux. Oh non

- Je… je venais vous apporter à dîner, à toi et Lily… Vous… vous aviez loupé les plats… Je ne voulais pas écouter… Regulus…
- Qu’est-ce que tu as entendu ? Depuis combien de temps… ?

Remus sentit son ventre se contracter. Si elle avait entendu pour les animagi aussi…

- Juste… juste Regulus…. et Gemma… Oh Merlin…
- Marlène… dit Sirius, la voix rauque.

Il voulut s’avancer vers elle, mais Marlène émit un sanglot étouffé, comme une bête blessée Oh non c'est affreux, mon petit coeur se brise. D’un mouvement heurté, elle mit les assiettes qu’elle tenait dans les mains de James qui n’eut pas le temps de réagir avant qu’elle ne tourne les talons dans un tourbillon de cheveux blonds. Elle s’enfuit en courant.
Par réflexe, James amorça un geste pour la rattraper, mais la voix de Lily s’éleva.

- Laisse-la, intima-t-elle. Ça ne sert plus à rien, elle sait…
- Mais si elle le dénonce ?
- Elle ne le fera pas…
- Comment tu peux en être si sûre ? Dit Sirius, nerveux.

Les yeux de Lily se perdirent dans le vague et les flammes de la cheminée jetèrent des ombres sur sa peau blanche.

- Parce qu’elle tient à lui autant que toi....

**
*


- Tu m’avais promis ! Tu m’avais promis, Black ! aaaaaaaaaargh
Justement je suis en train d'écouter : https://www.youtube.com/watch?v=F0PHIhm ... UM&index=3
et à la fin les paroles c'est "what a lie, what a lie, you and I", je me dis que c'est un peu ce que doit ressentir Marlène


Regulus sursauta en entendant la porte claquer contre le mur et il releva la tête juste à temps pour voir Marlène entrer dans leur salle de classe vide, le visage ravagé par les larmes. Il bondit sur ses pieds.

- Marlène…
- Je te déteste ! Hurla-t-elle. Je te déteste ! No you don't
- Je…

Elle se jeta sur lui. Regulus ne vit pas le coup venir. Une seconde, il tendait la main vers elle, celle suivante, une vive douleur explosait contre sa peau. La gifle de Marlène raisonna dans l’air. Lentement, il porta ses doigts à sa joue.

- Qu’est-ce qui te prend ? S’emporta-t-il. T’es folle ?
- Tu l’avais prévu depuis le début, c’est ça ? Les promesses, les doutes, tout ça… C’était des paroles en l’air ? Tu te moquais de moi depuis le début ?
- De quoi… ?
- Je parle de ça, Reg !

D’un geste brusque, elle lui attrapa le bras et il sentit ses ongles s’enfoncer dans sa chair. Il siffla, essayant de se dégager, mais elle releva sa manche avant qu’il n’ait pu s’écarter. Ses yeux tombèrent sur la marque qui s’étalait sur son avant-bras et son souffle se bloqua dans sa gorge. Les orbites vides semblaient le défier, comme si Gemma s’était imprimée en lui au-delà de la mort, fidèle à sa promesse : « quand mon petit frère pleurera ma mort, ne détourne pas la tête, tu seras responsable ». Elle avait eu raison. Il n’arrivait pas à oublier ce qu’il avait fait, à détourner la tête. Il avait appris à vivre avec.
Pourtant, en voyant les yeux embués de larmes de Marlène, un goût de cendre se répandit dans sa bouche. C'est une jolie expression ça

- Laisse-moi t’expliquer, souffla-t-il. McKinnon, s’il te plait…
- Je t’ai défendu ! Tout le monde me disait que j’avais tort et je t’ai défendu, je n’ai pas cessé de croire… de croire que tu étais quelqu’un de bien ! Et tu as écouté Rosier, tu les as rejoints…
- Je n’avais pas le choix !
- On a toujours le choix ! S’écria-t-elle à s’en déchirer la gorge. C’est ta vie, tes choix ! Tu as juste été trop lâche pour dire « non » !
- Je ne suis pas lâche !
- Si ! Si, tu l’es ! Je ne te ferai pas l’insulte de dire que tu es idiot et ça rend la situation encore pire !

Regulus trembla.

- Tu ne sais pas ce qui s’est passé ce jour-là… Vous ne savez rien ! Vous ne comprenez rien ! Vous n’écoutez rien !
- Moi ? Moi je n’écoute pas ? Je n’ai fait que ça, de t’écouter ! J’ai passé des heures à te dire que je croyais en toi et que tu valais mieux que ça ! Mais Dorcas avait raison, j’étais juste trop naïve pour voir ce que tout le monde voyait. Sirius a eu raison de partir, il n’y avait rien à sauver ! Ce paragraphe est tellement affrreux

Il eut l’impression de se prendre une autre gifle et ses poings se crispèrent le long de son corps.

- Tu veux le connaître mon choix, Reg ? Reprit-elle, la voix vibrante de colère. Je vais me battre. Je vais me battre contre eux, contre toi. Alors qu’est-ce que tu vas faire ? Tu vas me tuer ? Tu vas exécuter les ordres ? Vas-y, ne perds pas de temps. Je suis en face de toi !

En prononçant la dernière phrase, Marlène écarta les bras, comme une victime offerte. La même lueur de défi que Gemma Ackerley avait eu avant sa mort brillait au fond de ses yeux. Regulus eut l’impression de perdre pied, que le sol se dérobait sous lui. Il se demanda ce qu’il aurait fait si c’était Marlène que Voldemort lui avait ordonné de tuer ce jour-là, ce qu’il ferait si c’était elle qu’il devait tuer un jour. Il se revit, enfant, le visage collé aux barreaux de l’escalier alors que ses parents hurlaient après Sirius pour une bêtise qu’il avait faite. Comment était-il passé du petit garçon qui tressaillait et retenait ses pleurs à ce qu’il était aujourd’hui ?
Jamais il n’avait vu Marlène si en colère, si déçue. La déception était sûrement pire que sa colère.

- Marlène… s’étrangla-t-il. Je t’en prie…
- Elle t’a supplié aussi ? Gemma ?
- Elle serait morte de toute façon, ils l’auraient tué…
- Ils l’auraient tué, oui sans doute, admit-elle. Pas toi. Ou du moins je le pensais. Je le croyais tellement, Reg…

Elle recula d’un pas et appuya ses paumes contre ses yeux, comme si elle pouvait bloquer la réalité ou peut-être comme s’il allait disparaître de sa vue. La réaction de Sirius avait presque été plus simple, il s’était contenté de le repousser, de lui dire de disparaître définitivement de sa vie. Il y était presque habitué. Marlène était la dernière personne à encore s’accrocher. C'est affreux l'usage de ce verbe. On dirait qu'il crève d'envie que les gens s'accrochent à lui, à leurs espoirs en lui, mais qu'il ne sait pas comment faire pour y parvenir

- Tu m’avais promis que tu ne me laisserais pas…
- Et tu m’avais promis que tu ne rejoindrais pas les mangemorts, rétorqua-t-elle. Les promesses sont faites pour être brisées apparemment…
- Alors tu es comme lui. Sirius, toi… Vous prétendez, vous promettez, mais vous partez quand même. La noblesse d’âme des Gryffondor c’est ça ?
- Arrête, cingla-t-elle. Ne fais pas comme si je te tournais le dos sans raison. C'est clair il est un peu hypocrite Je me suis battue pour toi, pour être ton amie. J’ai accepté de garder le secret parce que tu avais honte de moi…
- Je n’avais pas…
- … bien sûr que si, tu avais honte de moi, qu’on nous voit ensemble. Tu avais peur de ce que les autres allaient penser et j’ai fermé les yeux. J’ai accepté de jouer le jeu parce que je voulais sincèrement être ton amie.
- Juste mon amie ?

Regulus se mordit la lèvre. La phrase lui avait échappé et il vit Marlène rougir, une lueur étrange dans le regard. Au bout de quelques secondes, elle détourna finalement la tête.

- Je suppose que ça ne vaut plus la peine de le savoir maintenant, pas vrai ?
- Marlène…
- Je ne comprends pas, tu sais. Je n’arrive pas à comprendre ! Je… Comment est-ce que je ne l’ai pas vu venir ? Comment j’ai pu être aussi idiote ?
- Ce n’est pas ça… Je n’aurais pas pu la laisser…

Il s’interrompit brusquement, mais Marlène fronça les sourcils.

- La laisser ? Répéta-t-elle. Laisser qui ?
- Personne…
- Reg… Tu viens de me reprocher de ne pas écouter et de ne pas comprendre. Je ne peux pas le faire si tu ne parles pas. C’est ta dernière chance.

Regulus sentit son cœur s’accélérer et sa gorge se serrer. Il vit la détermination de Marlène. S’il la laissait passer cette porte sans avoir le courage de parler, il la perdrait pour toujours, comme il avait perdu son frère lorsqu’il était parti de Square Grimmaurd.
Epuisé, il se rassit avec lassitude sur le vieux canapé vert défoncé qui leur servait de refuge.

- Ça risque d’être long… Je ne sais pas si ça suffira…
- C’est à moi d’en juger, répondit Marlène d’un ton dur. Je t’écoute.

Regulus soupira. Les souvenirs de ce fameux jour brumeux envahirent son esprit et il eut l’impression de revoir une autre personne, un étranger qui avait fait ce qu’il devait faire pour survivre.

- Je n’étais pas au courant, commença-t-il, les yeux dans le vague. Rosier m’avait approché quelques mois plus tôt, je ne pouvais plus lui dire non. Et puis je n’ai plus eu de nouvelles jusqu’à ce qu’il revienne à Poudlard avec Bellatrix, ma cousine. Mais je ne suis pas parti seul avec eux ce jour-là, tu te souviens ?
- Oui, peut-être… je… Il y avait Yaxley, non ? Elizabeth Yaxley, la fiancée de Rosier ?
- C’est ça. Elle devait aussi rejoindre les mangemorts.

Marlène tressaillit en entendant le nom.

- Ils… Ils acceptent aussi les femmes ?
- Peu. Bellatrix et Alecto Carrow sont les seules, les autres ne sont que des soutiens lointains, les épouses, mais elles ne font pas partie des rangs. Elizabeth aurait dû être de celles-là, je ne comprenais pas ce qu’elle faisait avec nous. Et puis elle m’a avoué la vérité. Son père voulait faire annuler ses fiançailles avec Rosier, presque la déshériter en l’envoyant à l’étranger pour étouffer le scandale.
- Quel scandale ?
- Elle est enceinte, Marlène, révéla-t-il.

La surprise se peignit sur son visage. Regulus savait qu’il avait promis de ne rien dire, mais il avait confiance en Marlène, et surtout Elizabeth ne pourrait plus garder le secret bien longtemps. Ce n’était qu’une question de semaines avant que les autres ne remarquent son ventre qui s’arrondissait chaque jour un peu plus. Les pulls ne suffiraient bientôt plus à le couvrir.

- Par Merlin… souffla-t-elle. Et elle veut le garder ?
- Apparemment. C’est pour ça qu’elle voulait rejoindre les rangs. Le Seigneur des Ténèbres lui avait promis une protection en échange de sa loyauté, des avantages que donnent son nom et sa réputation à elle et Rosier. Mais elle n’aurait jamais pu, McKinnon. Tu l’aurais vu ce jour-là. Je ne pouvais… je ne pouvais pas la laisser…
- Comment ça ?
- On devait tuer Gemma… Mais penses-y, Marlène. Une seule personne pouvait jeter le sort fatal. C’était elle ou moi. Et le Seigneur des Ténèbres ne voulaient pas vraiment d’Elizabeth comme mangemort, il me voulait moi, il voulait l’héritier des Black. Je n’allais pas laisser une femme enceinte commettre un meurtre…

Marlène déglutit, les larmes aux yeux. L’air frustrée, elle croisa les bras et Regulus sentit son ventre se serrer à nouveau. Il avait envie de se lever, de la retenir physiquement.

- Donc quoi ? Tu as tué Gemma Ackerley par bonté d’âme ?
- Je l’ai tué parce qu’elle était condamnée. Je l’ai tué parce que si ce n’était pas elle, c’était moi. C’était mes parents et ma famille. Les mangemorts ne m’auraient pas laissé repartir, ils s’en seraient pris à mes proches ! Après la disgrâce qu’avaient causée Andromeda et Sirius, je ne pouvais pas leur tourner le dos. Il faut que tu comprennes, Marlène ! Tout ça, toute cette guerre, c’est politique. Je fais partie d’une des familles les plus anciennes, l’héritage ne peut pas être brisé. Mais il casse tellement tout. Franchement qu'il n'ait pas voulu laisser Elizabeth le faire, ça se tient. J'approuve pas hein :lol: mais ça se tient, et ça aurait peut-être adouci Marlène. Mais cette fin là ? c'est jamais une bonne raison
- C’est des conneries ton héritage ! Rétorqua-t-elle dans un nouvel accès de colère. Si personne ne fait rien pour changer les choses, elles ne changeront pas. Tes parents ne sont pas des mangemorts, pourquoi est-ce que tu devais absolument… ?
- Parce que les parents ne se battent pas si leur fils peut le faire pour eux ! Ils ne se préoccupent pas des moldus, des nés-moldus… Du moins, ils ne se battront pas physiquement pour ça. Ils sont au-dessus de tout ça dans leur tour d’ivoire. Ce qui compte pour eux, c’est la famille. La famille Black et son honneur. Je représente cet honneur. Alors si le Seigneur des Ténèbres me demande, que ça soit à cause de ma cousine ou à cause de moi personnellement, je ne peux pas reculer. Tu comprendrais si tu n’étais pas…
- Si je n’étais pas quoi ? Dit Marlène sèchement. Pauvre ? D’une famille normale, pas influente ? Si je venais plutôt d’une famille qui avait des racines françaises et dont la lignée remontait au IXe siècle ?

Regulus sera la mâchoire à s’en faire mal. Le ton condescendant de Marlène l’irrita et il tenta de garder son calme. Qu’est-ce qu’il devait faire ? S’excuser d’être né Black ? Il savait au fond de lui que malgré toute sa compassion, toute son ouverture d’esprit, elle serait incapable de comprendre. Livia comprenait parce qu’elle vivait la même chose depuis l’enfance, mais même elle ne saisissait pas tous les enjeux. Personne n’était au rang des Black.

- Tu voulais la vérité, tu l’as, McKinnon, souffla-t-il. Je ne l’ai pas tué parce que je le voulais, je l’ai tué parce que je le devais… Et si être un mangemort me permet de sauver mes parents, de te sauver toi, alors je le ferai. Je comprends et en même temps c'est tellement tordu et malsain,ça me tue

Secouant la tête, Marlène fit volte-face, les traits crispés par une myriade d’émotion. Il crut qu’elle allait partir, mais elle se retourna à nouveau vers lui. Une vague d’espoir le traversa en voyant son visage s’adoucir. Doucement, elle se baissa à sa hauteur et leurs regards s’accrochèrent.
Elle leva la main, ses doigts effleurant sa joue, là où elle l’avait frappé il y a quelques minutes. Regulus sentit sa peau le brûler.

- Et ce que tu penses toi, dans tout ça ? Murmura-t-elle. Tu parles des autres, d’héritage, d’obligation, d’Elizabeth, de tes parents, de moi, de Sirius, de Livia, de ta cousine… Mais toi, qu’est-ce que tu veux ? Qu’est-ce que tu penses, Reg ? ARGH tu me tues Anna, c'est tellement bien vu
- Ca n’intéresse personne… ça n’a pas d’importance…
- Ca en a pour moi. Qu’est-ce que tu penses ?
- Je pense qu’il est trop puissant, Marlène. Tu l’aurais vu. Cet homme… il est allé au-delà de ce qu’on connait, il a repoussé les limites de la magie. On ne pourra pas l’arrêter… Même Dumbledore, je ne sais pas si… Il est trop puissant. Je sais reconnaître de la magie noire et pourtant je ne comprends pas comment il a fait…
- Et tu espères le découvrir ?
- Peut-être… Non…

Il avait conscience que sa peur et sa fascination mêlées devaient se lire sur son visage. Les larmes réapparurent dans les yeux de Marlène et il se sentit mal de lui infliger ça. Pourtant, il était incapable de lâcher prise. Il avait pensé des dizaines de fois à mettre fin à leur amitié, à leur relation étrange et inexplicable, mais il n’arrivait pas à se résoudre à ne plus avoir Marlène McKinnon dans sa vie.
Sans réfléchir, il agrippa sa main dans la sienne avec force, les entremêlant ensemble.

- Ne m’abandonne pas… supplia-t-il. Marlène…

Marlène déglutit, puis, après de longues secondes, elle posa son front contre le sien. Il sentit son souffle contre sa peau. Lui contre elle. Elle contre lui.

- Je ne te laisserai pas, Regulus Black. Jusqu’au bout. J’ai encore espoir…
ARGH
So, la partie sur Sirius est vraiment top, tu retranscris très bien ses sentiments vis à vis de son frère, même sans en parler pendant une grande partie du PDV, ce qui est une belle performance je trouve
La partie Regulus-Marlène est juste heart-breaking. Marlène est incroyable, et Regulus est a little piece of shit, il m'insupporte mais en même temps je l'aime bien - enfin je crois que c'est le personnage que j'aime, formellement parlant. Je l'aime pas pour tout ce qu'il pense mais la personnalité que tu lui as créée me plaît, tu vois ? :lol:
Cazolie

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Re: Au temps des Maraudeurs [Harry Potter]

Message par Cazolie »

annabethfan a écrit :
Chapitre XXXV : Le Phénix naît dans les cendres
TIENS TIENS TIENS JE ME DEMANDE DE QUOI ON VA PARLER

Alexia passa les portes du château, son sac sur l’épaule, et un grand sourire fleurit sur son visage. Elle avait enfin l’impression de revenir à la maison. Elle n’avait eu aucun regret de quitter sa chambre d’hôpital, ni les repas infectes qu’on lui servait depuis une semaine. L’infirmière de garde lui-même avait adressé un signe de la main en la voyant partir, l’air heureux pour elle. Oh bah c'est chou ça. Ou alors elle l'aime pas et elle est contente de la voir partir haha
Dans son dos, McGonagall referma fermement la porte.

- Heureuse de vous revoir, miss Cassidy, dit-elle avec un de ses rares sourires.
- Moi aussi, professeur. Le château m’avait manqué…
- Vous allez avoir le week-end pour le retrouver et rattraper les cours. Tout ira bien ?
- Oui, mes amis m’ont pris des notes, je vais travailler pour rattraper mon retard, je vous le promets, assura Alexia.
- Parfait. N’hésitez à venir moi ou un autre professeur si vous avez besoin, nous sommes à votre disposition si vous avez la moindre question.
- Merci, professeur…
McGonagall hocha la tête.
- Je ne vais pas vous retenir d’avantage, miss Cassidy. Bon retour.

Dès que sa directrice de maison s’éloigna, Alexia resserra sa prise sur son sac et se retint de monter les escaliers en courant Peut-être pas une bonne idée vu la raison pour laquelle elle a été hospitalisée. Entre les étages, elle croisa plusieurs de ses camarades qui s’arrêtèrent pour lui dire qu’ils étaient contents de la revoir. Une chaleur bienveillante se répandit dans sa poitrine.
Elle donna le mot de passe à la Grosse Dame, le cœur battant, et entra dans la salle commune. L’effervescence l’entoura immédiatement. Le contraste avec le calme de sa chambre d’hôpital lui fit tourner la tête une seconde. Le moindre recoin de la pièce avait été pris d’assaut par les élèves qui profitaient de leur samedi après-midi, à l’abri du vent déchaîné qui faisait claquer les branches contre les carreaux Ouais, je rentre d'Ecosse et mon gars CE VENT, EN PERMANENCE.
Près de l’escalier qui menait au dortoir des filles, Alexia repéra brusquement la chevelure auburn de Lily, assise à même le sol faute de place, entourée par Alice et Marlène. Elle se fraya un chemin entre ses camarades, veillant à ne pas mettre un coup de sac à quelqu’un. Lily fut la première à lever les yeux vers elle.

- Alex ! S’exclama-t-elle.
- Oh Merlin, t’es là !

Alexia se laissa tomber au sol et s’immisça dans leur cercle, sourire aux lèvres.

- J’ai l’impression d’être partie depuis des mois, dit-elle. Même revoir McGo m’a fait plaisir !
- On n’était pas sûres que tu reviennes aujourd’hui, on serait venue t’accueillir sinon…
- Les médicomages ont dit que j’étais stable, ça ne servait à rien que je reste plus longtemps. Et de toute façon, s’ils me faisaient rester une heure de plus, je m’évadais moi-même !
- Donc tu vas mieux ? Demanda Alice, l’air inquiet.
- En pleine forme. Je vous expliquerai plus tard. Pour l’instant dites-moi tout ce que j’ai loupé !

Impatiente, elle s’attendit à ce que ses amies se lancent dans un récit détaillé de la semaine qu’elle avait manqué, mais il y eu un moment de flottement pendant lequel Lily et Marlène échangèrent un regard entendu.

- Oh Merlin, c’est vrai que tu ne sais pas !
- Alice… marmonna Marlène.
- Oui, je sais, je sais, c’est méchant d’en parler, elle doit être assez mal comme ça. Mais bon sang, ne me dis pas qu’elle mérite d’être la cible de tous les ragots pour une fois. Elle n’a jamais eu de scrupule avant pour les autres…
- Qui ça ? De quoi on parle ?
- Elizabeth Yaxley. Elle est enceinte, révéla Alice.

Alexia écarquilla les yeux. Un rire nerveux gonfla dans sa poitrine et elle crut sincèrement que ses amies se moquaient d’elle avant de réaliser que l’air sérieux de Marlène n’était pas feint. Mais comment ça ragotte hahahaha

- Enceinte ? Répéta-t-elle. Genre… d’un bébé ?
- Non, d’un gnome de jardin, Alex, répliqua Lily en roulant des yeux. :lol: :lol: :lol: :lol:
- Très drôle… mais qui est le père ? Rosier ?
- D’après les rumeurs, oui. Même si Bertha Jorkins raconte partout que Yaxley a trompé Rosier, mais ça me semble peu probable.
- J’arrive pas à y croire… Elizabeth Yaxley, miss parfaite et hautaine. Et elle va le garder ?
- Apparemment, répondit Lily. C’est trop tard maintenant…

Alexia secoua la tête. Si ça lui arrivait aujourd’hui, elle était sûre de ne pas garder l’enfant. Sirius et elle savaient à peine jeter un sortilège ménager et garder une plante en vie en botanique. Un bébé serait une catastrophe.

- Et attends, tu n’as pas manqué que ça, reprit Alice.

Les ragots de Poudlard lui avait manqué, c’était certain. Elle avait l’impression de retrouver une vie normale et elle se pencha un peu plus en avant.

- Lucinda en a pris plein la tête aussi… Tout le monde a découvert qu’elle est née-moldu.
- Comment… ?
- On ne sait pas, dit Lily en se mordant la lèvre. La rumeur a traversé le château en moins d’une journée, comme d’habitude. Les Serpentard n’ont pas apprécié, même si la plupart sont restés en retrait à cause de son poste de capitaine. Mulciber et Avery par contre… ils n’ont pas arrêté de la harceler dans les couloirs. Et je ne parle même pas de Sabine Travers.
- Mais elle est à Poufsouffle…

Alexia grimaça en constatant son ton naïf.

- Ça ne veut plus dire grand-chose, Alex. Enfin… Dorcas est avec elle pour le moment, elle essaye de lui remonter le moral.
- Elle joue les gardes du corps surtout, commenta Alice. Avec les agressions l’année dernière, on ne sait jamais…
- Et les garçons ? Qu’est-ce qu’ils font ?

A nouveau, ses amis échangèrent un regard éloquent. L’estomac d’Alexia fit un soubresaut.

- Ce n’est pas très grave, commença Marlène d’un ton prudent, mais Sirius est malade depuis mercredi soir. Il s’est senti mal quand on est revenu de Sainte-Mangouste.
- A cause de… de son père ?

Une lueur indéchiffrable passa dans les yeux de Marlène.

- Non, une espèce de grippe. Il a loupé les cours jeudi et hier. Je crois qu’il va un peu mieux, il est juste remonté tôt dans son dortoir. Remus doit être avec lui, James et Peter sont allés en salle d’étude pour réviser. Je pense que tu peux monter le voir avant le dîner… ça le remettra peut-être sur pied.

Alexia hocha la tête. Elle amorça un mouvement pour se lever lorsque Lily lui saisit le poignet pour la retenir.

- Alex… dit-elle, hésitante. Juste… ne mentionne pas les Black. Surtout Regulus HMM HMM. Il est toujours contrarié.
- D’accord…

Les genoux douloureux, Alexia se releva et monta les escaliers qui menaient au dortoir des garçons. Elle ne savait pas vraiment à quoi s’attendre. C’était étrange de voir leur situation renversée ainsi. La dernière fois qu’elle avait vu Sirius, c’était lui qui venait lui rendre visite alors qu’elle était malade.
D’un geste lent, elle poussa la porte des septièmes années, au fond du couloir. Le dortoir était plongé dans une semi-pénombre et Alexia cligna des yeux, perturbée. Elle ne distingua d’abord que la forme des lits à baldaquins et les braises rougeâtres dans l’âtre du poêle, puis ses yeux s’habituèrent à l’obscurité. Assis devant le bureau près de la fenêtre, Remus lisait à la lueur de sa baguette. Il leva la tête en l’entendant entrer et Alexia sentit un sourire spontané lui monter aux lèvres.

- Eh Remus…
- Tu es revenue ! Souffla-t-il. Comment tu te sens ?
- Mieux, assura-t-elle. Les filles m’ont dit que Sirius….

Elle n’eut pas à terminer sa phrase. Remus lui indiqua le lit sur sa droite et elle se rendit compte qu’une masse était enfouit sous les couvertures. D’un pas lent, Alexia s’approcha prudemment et distingua les cheveux noirs de Sirius qui s’étalaient sur l’oreille. Dans son dos, elle entendit Remus sortir de la pièce discrètement et elle s’allongea aux côtés de Sirius. Aaaaaw
Même séparé par l’épaisseur du couvre-lit, son corps paraissait irradier contre le sien et il émit un grognement indistinct en se retournant vers elle. Les yeux à moitié ouvert, il mit quelques secondes à prendre conscience de sa présence.

- Princesse…
- Salut toi, murmura-t-elle. Ah ce qui paraît tu brûlais d’impatience de me voir ? Hahahaha mais non :lol:

Sirius laissa échapper un rire incrédule.

- C’est la pire blague de l’histoire, dit-il d’une voix rauque. Les médicomages t’ont volé ton humour avant de te laisser sortir ?
- Non… mais ils m’ont donné mon bulletin de santé. Ils ont trouvé l’origine de la crise.
- Sérieusement ? Alors ?

Alexia sourit et le repoussa doucement en voyant qu’il tentait de se redresser. Malgré l’obscurité, elle remarqua son teint pâle et ses traits tirés, comme s’il avait peu dormi ces derniers jours.

- Tu ne vas pas y croire… C’étaient les fioles du remède.
- Quoi ?
- Le remède a causé la crise, expliqua-t-elle, un rire incrédule encore dans la voix. Le dosage n’était plus adapté, il était trop fort ! Les cellules de la fibroris pulmonis ont régressé !
- Donc… ça veut dire que la maladie a reculé ? IIIIIIh ça manque toujours d'un emoji pom pom girl par ici

Incapable de réprimer son sourire et les larmes qui lui montaient aux yeux, Alexia hocha la tête. Elle avait passé des années à être prisonnière de son corps et elle avait l’impression de littéralement revivre grâce au sentiment de liberté qu’elle ressentait depuis ce matin. La première personne à laquelle elle avait pensé avait été Sirius.

- Elle a tellement reculé que le remède déséquilibrait les réactions des cellules et entraînaient les symptômes au lieu de les corriger. Je ne suis pas guérie, c’est sûr, mais les médicomages disent qu’ils n’ont jamais rien vu de pareil. Je suis leur sujet le plus jeune, ils ne comprennent pas encore tout mais… mais ils n’excluent plus totalement une guérison…

Sirius la dévisagea longuement. Dans le noir, elle n’arrivait pas à distinguer ses prunelles grises, mais elle lut un soulagement indicible sur son visage.
Brusquement, il porta la main à sa joue et écrasa ses lèvres brûlantes contre les siennes. Alexia hoqueta de surprise mais répondit à son baiser, le cœur affolé. Il l’embrassait avec un désespoir criant, comme s’il s’était retenu tout ce temps de peur de lui voler le peu de souffle de vie qu’elle avait encore.
Au fond de son esprit, Alexia se souvint de l’avertissement de Lily. Ne rien dire sur les Black ou Regulus. Elle se demanda si le désespoir et la rage que Sirius mettait dans son baiser était entièrement pour elle, mais elle garda le silence. Aucun d’eux n’avait le courage d’y faire face pour le moment. Je comprends très bien ce sentiment. Parfois t'as juste pas envie d'être triste
**
*


Les mains fermement enfoncées dans ses poches, James remontait le chemin qui menait à la grille du château en direction de Pré-au-Lard. Il avait loupé les calèches à quelques minutes près DOMMAGE et devait maintenant se rendre au village à pied malgré le vent glacial qu’il lui revenait de face. S’il avait su que le rendez-vous fixé par Dumbledore avait été si tôt, il n’aurait jamais programmé un entraînement de Quidditch ce matin-là. En tant que capitaine, il avait dû rester ranger le matériel alors que les autres, même Sirius qui lui avait pourtant proposé de l’attendre, s’étaient dépêchés de partir pour attraper les dernières calèches.
Le mot du directeur n’était arrivé que peu avant le couvre-feu, la veille au soir, et il n’avait pas pu changer ses plans. L’écriture élégante de Dumbledore s’étalait sur le fin parchemin à l’encre noire, leur demandant d’arriver à midi pile à la Tête de Sanglier le lendemain durant la sortie à Pré-au-Lard. Une plume de phénix accompagnait le message.
James ne savait pas exactement à quoi s’attendre. Au mois de février, lorsque le directeur leur avait parlé de l’Ordre pour la première fois, il s’était posé des centaines de questions jusqu’à arriver à la conclusion qu’il ne pouvait pas refuser. Il avait besoin de se battre. Apprendre la vérité sur la mort de Gemma Ackerley l’avait conforté dans son choix. Des gens qui demandaient à un gamin de seize ans de tuer une jeune fille, juste pour faire ses preuves, ne pouvaient pas continuer à agir impunément ; et si le Ministère était résolu à fermer les yeux, lui-même était résolu à agir. C'est cool qu'il voit que le souci c'est pas tellement Regulus mais plutôt les gens qui lui ont donné l'ordre
Jetant un coup d’œil à sa montre, il allait accélérer le pas lorsqu’un mouvement attira son attention à la périphérie de sa vision. Il distingua vaguement une silhouette qui avançait en titubant, le pas instable, et il s’arrêta, incertain. Ses doigts se refermèrent sur sa baguette. Soit il s’agissait d’un élève qui avait fêté le week-end avec un verre d’hydromel en trop, soit…

- Dorcas… murmura-t-il.

Son esprit avait mis une seconde à l’identifier, mais il reconnut son amie alors qu’elle s’approchait, chancelante. Il se mit à courir vers elle. Il n’était plus qu’à quelques mètres lorsqu’il comprit pourquoi son apparence lui avait semblée si étrange. Elle était trempée, littéralement.
James faillit ne pas la reconnaître à cause de ses cheveux, d’ordinaire si épais, plaqués par l’eau contre son cou et les contours de son beau visage pâle.

- Dorcas… haleta-t-il en arrivant enfin à sa hauteur. Bon sang, qu’est-ce qui s’est passé ?
- J’ai pris une douche et j’ai oublié de me sécher, répondit-elle, acerbe. A ton avis ? Pouahahah
- Je…
- Ils m’ont jeté dans le Lac Noir ! Les yeux bandés !
- Qu… Quoi ?
- J’allais prendre les calèches quand ils sont arrivés derrière moi, expliqua-t-elle en claquant des dents. Ils m’ont attrapé et je n’ai pas eu le temps de me retourner, ils m’ont bandé les yeux. Ils disaient… ils disaient des choses affreuses sur Lucinda, sur les… les sangs-de-bourbe. Ils ont dit que j’étais une traître à mon sang pour « m’associer » avec elle. Et ils m’ont jeté dans le lac ! Le temps que je retourne à la surface et que j’enlève le bandeau, ils étaient partis. Les lâches… C'est clair
- Merlin…

James serra la mâchoire. L’indignation paraissait devenir une constante dans sa vie depuis plusieurs mois.
Brusquement, il réalisa que Dorcas frissonnait toujours en face de lui, les bras enroulés autour d’elle pour tenter de se réchauffer. Il enleva sa cape avec précipitation pour l’enrouler autour de ses épaules.

- Tiens, dit-il, prends ça. Il faut que tu retournes au château…
- Et louper la réunion de l’Ordre ? Pas question. Je viens.
- Dorcas, tu vas attraper une pneumonie.
- Jette-moi un sort de séchage… pour mes vêtements… J’ai essayé mais je ne suis pas douée pour ce genre de sortilège. Mon elfe le faisait toujours.

James n’osa pas avouer que c’était le cas pour lui aussi Dans une fic Jily j'ai déjà lu un truc genre "James ne savait sans doute même pas lasser ses chaussures", c'est si vrai hahaha. Il dû faire un effort de concentration pour se rappeler la formule et, sans grand espoir, jeta le sortilège. Une légère brume s’éleva de la robe de Dorcas, s’évanouissant dans l’air, signe qu’il n’avait pas dû complètement échoué.

- Mieux ?
- Encore un peu humide, mais supportable. Merci.
- Tu es sûre que ça va ?

Dorcas détourna la tête. Ses longs cheveux bruns épais, toujours gorgés d’eau, lui cachèrent le visage pendant quelques secondes avant qu’elle ne hausse les épaules, l’air déterminé.

- J’ai eu peur, reconnut-elle. Mais je sais nager, ils ne m’ont pas ligoté. C’est surtout le froid qui m’a paralysé… j’étais juste trop en colère pour penser correctement. Je suppose que je dois commencer à m’habituer, non ? Les mangemorts ne se contenteront pas de me jeter à l’eau, ils feront pire. TRUE

Un tel pragmatisme laissa James sans voix un instant. Il contempla Dorcas profondément et réalisa soudain qu’elle n’était plus la petite fille caractérielle qu’il connaissait depuis l’enfance. Elle avait mûri cette année. Il ne savait pas s’il devait attribuer ce changement à Lucinda ou à la guerre prête à éclater, mais il ressentit un sentiment de malaise devant la vérité qu’elle venait d’énoncer. Il y a encore quelques mois, il se serait indigné que des élèves osent s’en prendre à une de ses amis et la jettent dans le Lac Noir parce qu’elle sortait avec une née-moldu… mais depuis Gemma était morte, Regulus Black était devenu un meurtrier, Elizabeth Yaxley était apparemment enceinte de Rosier, ils étaient en route pour rencontrer des personnes appartenant à un groupe de résistance Oh well, ça fait beaucoup en quelques mois haha. Tout avait changé. Dorcas avait raison, les mangemorts feraient bien pire.
Il se souvint aussi de leur dispute, au retour des vacances de noël, lorsqu’elle avait reproché à Marlène son amitié avec Regulus. Avec ce qu’il savait désormais, James regretta de ne pas l’avoir écouté. Peut-être que la douleur pour Sirius et Marlène n’aurait pas été si grande.

- J’espère au moins que tu as réussi à en frapper un au passage, commenta-t-il finalement, le fantôme d’un sourire au coin des lèvres.

Dorcas eut un rictus moqueur.

- Le tibia de l’un d’entre eux va lui faire mal quelques jours, confirma-t-elle. Et je crois que j’en ai choqué un quand j’ai répondu que je ne m’étais pas « associée » à Lucinda, je couchais avec. Dommage, je n’ai pas pu voir sa tête offusquée à cause du bandeau.

James éclata de rire. La répartie de Dorcas Meadowes ne manquerait jamais de le surprendre.

**
*


Enfoncé contre le dossier de sa chaise, Peter essayait de se faire oublier et priait intérieurement pour que personne ne lui adresse la parole AH BON . Mal à l’aise, il détourna la tête lorsque la jeune femme en face de lui tenta de croiser son regard. Il n’avait pas retenu son nom lors des présentations, trop occupé à observer la pièce dans laquelle il se trouvait.
Dumbledore leur avait seulement dit de venir dans un bar isolé de la rue principale de Pré-au-Lard, la Tête de Sanglier. Inutile de dire que Madame Rosemerta n’avait rien à craindre de la concurrence. La véritable tête de sanglier suspendue à une vieille potence en bois près de l’entrée aurait déjà dû lui mettre la pixie à l’oreille Belle expression. En entrant, ils avaient découvert un lieu plutôt miteux, petit, crasseux et imprégné d'une forte odeur de chèvre. La lumière du jour avait du mal à traverser les fenêtres incrustées de saletés ; et Peter avait d’abord cru que le sol était en simple terre battue avant de réaliser qu’il s’agissait de pierres sous des couches de salissures Ca fait vraiment rêver haha. Le gérant, un homme d’une cinquantaine d’année aux cheveux gris et aux yeux bleus vifs, s’était contenté de désigner un escalier branlant sur le côté sans un mot.
Ils étaient montés, méfiants, pour découvrir une pièce étroite mais étonnement propre dans laquelle se trouvait une simple table entourée d’une dizaine de chaise. Lily avait juste froncé le nez et parcourut le vieux bois du bout du doigt Hahaha nan mais Lily, traçant un sillon dans la poussière, mais ils s’étaient tous assis sans rien dire. Une minute plus tard, la porte se rouvrait pour laisser entrer le garçon de Poufsouffle qui était déjà dans le bureau de Dumbledore il y a quelques mois. Il avait lui aussi marqué un temps d’arrêt avant de s’assoir. Peter aurait tout donné pour que James soit avec eux, il aurait réussi à détendre l’atmosphère avec une plaisanterie, comme d’habitude ; mais il avait dû rester sur le terrain de Quidditch pour ranger le matériel.
Désormais, presque quinze minutes plus tard, James n’était toujours pas arrivé, contrairement aux membres de l’Ordre envoyés par Dumbledore. Trois hommes et une femme. Le premier, un homme d’une quarantaine d’année à la moustache parfaitement taillé, les jugeait presque du regard depuis le bout de la table. A ses côtés, deux jeunes hommes proches de la trentaine s’agitaient impatiemment sur leur chaise. Ils se ressemblaient trop pour ne pas être frères, même si l’un arborait une barbe rousse de trois jours et que l’autre avait un nez brusqué qui témoignait de nombreuses bagarres Coucou les Prewett. Enfin, la sorcière en face de Peter se tenait simplement droite et calme, les scrutant de ses grands yeux sombres. Elle devait avoir une dizaine d’année de plus qu’eux, à peine, et ses cheveux bruns profonds lui tombaient jusqu’à la taille.

- Bon… grommela l’un des frères. On commence ou pas ?
- James n’est pas encore là, répliqua Sirius pour la troisième fois d’un ton sec.
- James n’avait qu’à être à l’heure.
- De toute façon, il manque encore Dorcas, intervint Marlène en soupirant. On peut encore attendre cinq minutes ?
- Les lycéens… Qu’est-ce qui est passé par la tête de Maugrey déjà ?
- Fabian, soupira la sorcière. On connait tous ton avis sur la question, mais malgré ce que tu prétends, tu ne peux pas assurer des missions de surveillance pendant 48h. On a besoin de renforts. Ce qui est bien c'est que cette question ne cessera jamais de se poser

Fabian se contenta d’émettre un claquement de langue agacé et de croiser les bras. Une tension certaine s’installa dans l’air et Peter déglutit. Il n’aimait pas ça. Ça lui rappelait ses parents qui se criaient dessus quand il était enfant, avant que son père ne parte en claquant la porte pour ne jamais revenir.

- Emmeline a raison, déclara l’homme plus âgé. Ce n’est pas avec Mondingus Fletcher que l’Ordre va arrêter Vous-Savez-Qui. Ces jeunes gens sont indispensables.
- Ce n’est pas parce qu’on a besoin de renforts qu’on peut accepter n’importe qui. Ils ne sont même pas diplômés.
- Ils le seront dans deux mois, Gideon. Quand ils rejoindront l’Ordre.
- Tu es juste enthousiaste de les voir débarquer parce que tu ne veux plus être ma partenaire de surveillance, Vance, rétorqua-t-il d’un air suffisant.
- Tu te demandes encore pourquoi ?
- Emmeline, Gideon. On a dit qu’on ne parlait plus de cette histoire. Ah je pensais que c'était Fabian, ça correspond plus à son caractère chez moi :lol: ça me fait bizarre haha, comme on voit très peu ces personnages dans les fanfictions j'ai un peu l'impression que ce sont les miens :lol:
- Désolée, Edgar. Papa Edgar.

Peter se souvint soudain du nom de l’homme. Edgar Bones. Le frère aîné d’Amelia, l’ancienne préfète en chef qui avait quitté Poudlard l’année passée. Il était sensiblement plus âgé que sa sœur et son plus jeune frère qui était tout juste en quatrième année actuellement. Leur famille était une des plus reconnues, surtout à cause des postes importants que ses membres avaient occupés. Edgar Bones était actuellement à la tête du Département de la Justice Magique au Ministère.
Brusquement, la porte de la pièce s’ouvrit en grinçant. Tout le monde tourna la tête dans un même mouvement et Peter vit d’abord les cheveux ébouriffés de James. Ce dernier passa le seuil, le visage neutre malgré tous les regards braqués sur lui. Peter lui trouva un air tendu, mais c’était sans doute parce qu’il le connaissait bien. Juste derrière lui, Dorcas entra. Ses cheveux étaient humides, comme si elle n’avait pas eu le temps de les sécher en sortant de la douche. Et là, encore derrière eux, une troisième silhouette se glissa dans la pièce. Peter écarquilla les yeux.
Tiberius Ackerley se tenait devant eux, les bras le long du corps. Pourtant, quelque chose clochait. Peter mit une seconde à comprendre. Il ne souriait pas. Il avait toujours connu Tiberius exubérant et malicieux, penché sur son micro magique alors qu’il commentait les matchs de Quidditch, mais une lueur s’était éteinte au fond de ses yeux. Oh non c'est affreux. Et j'imagine que ça dépend des gens, mais c'pas forcément vrai en fait. La mort d'un proche souffle pas forcément la lumière :)

- Alors c’est ça qu’on attendait ? Un maigrichon à lunettes, une fille qui a l’air d’avoir fait un saut dans le Lac Noir, et un gamin encore plus maigrichon que le premier ?
- Fabian ! S’écria Emmeline Vance. Par Merlin, arrête ! Hahahahahahaahahahahah
- Surtout venant d’une personne qui porte une barbe rousse, commenta Sirius, goguenard. J’éviterais de lancer des piques sur le physique. Ils vont si bien s'entendre
- Patmol… dit Remus, réprobateur.

Fabian haussa un sourcil et fixa Sirius, railleur. Il donna un coup de coude à son frère.

- Regarde-moi ça, Gid, on a un comique parmi nous !
- Presque autant d’humour que sa cousine, confirma Gideon tandis que le visage de Sirius se vidait de ses couleurs. C’est à elle que je dois ça d’ailleurs, ajouta-t-il en désignant son nez cassé.
- Prewett ! Rugit brusquement Edgar Bones. On en a déjà parlé. Le cas des Black est clos. Nous avons tous confiance en Dumbledore ici, c’est pour cela que nous sommes là. Donc plus un mot, c’est clair ? C'est vrai que c'est un truc que j'ai mis longtemps à aborder dans L&J, et jamais de façon aussi directe, mais c'est très bien vu. Evidemment que le cas de Sirius est problématique

Le sous-entendu était clair pour tout le monde. Un débat avait déjà eu lieu en amont sur leur intégration dans l’Ordre à tous et le cas de Sirius avait dû faire couler de l’encre. Un Black dans la résistance contre le Seigneur de Ténèbres, au sein d’une société secrète et sensible, avait dû soulever des protestations. Pendant un instant, Peter fut persuadé que les frères Prewett allaient continuer, mais ils durent voir le regard d’avertissement de James, Alexia et Remus qui semblaient prêts à défendre la loyauté de Sirius pendant des heures, et ils cédèrent.

- Asseyez-vous, invita Emmeline Vance en souriant. Désolée pour ça.

Les nouveaux arrivants prirent place autour de la table.

- Pas de problème, assura Lily, toujours diplomate même si son sourire paraissait crispé. Peut-être que l’on pourrait commencer maintenant que tout le monde est là ? Enfin je crois… Une vraie PEC celle-là
- Oui, Dumbledore avait dit douze élèves. Je ne pensais que vous seriez autant à vrai dire… L’Ordre n’a vu le jour qu’il y a quelques mois, mais nous n’avons pas pu recruter grand monde. Trop risqué, et surtout il y a peu de personnes complètement fiables ces temps-ci.
- Alors que la campagne d’enrôlement du Seigneur des Ténèbres fonctionne plutôt bien, lança Fabian avec cynisme. On pourrait peut-être engager leur responsable communication ?
- S’il ne nous assassine pas avant, marmonna Sirius.

Peter émit un rire étouffé avant de s’interrompre en sentant le regard sévère d’Edgar Bones peser sur lui. Ces gens-là n’étaient pas venus pour rire et sa gorge s’obstrua en prenant conscience de l’enjeu réel de la réunion.

- Bon, tout d’abord, commença Emmeline Vance en se penchant en avant, l’air grave ; il faut que vous compreniez bien une chose. L’Ordre n’est pas un club ou une activité que vous rejoindriez sur votre temps libre. C’est un engagement. On se bat. On se bat réellement, contre des personnes réelles et dangereuses qui n’hésiteront pas à vous jeter des Impardonnables à la moindre hésitation.
- Et moi qui croyais que c’était un stage camping…
- James ! Protesta Lily.
- C’est exactement ce dont je parle. Vous ne pouvez pas prendre ça à la légère, sinon vous n’avez rien à faire ici.
- Dans ce cas, ne nous prenez pas pour des enfants, contra Dorcas Bim bim bim , bras croisées sur sa lourde poitrine avant que James n’ait pu répliquer. Chacun d’entre nous a longuement réfléchi. Certains ont même refusé, ce qui n’est pas notre cas. J’ai été littéralement jetée dans le Lac Noir il y a moins d’une heure parce que je considère l’égalité entre tous les sorciers comme une valeur essentielle. Je ne suis pas là pour recevoir une leçon de morale. Je suis là pour en apprendre davantage sur l’Ordre.
- Ah j’avais raison pour le Lac Noir, commenta Fabian. FRanchement c'est lui le gamin hahaha

Peter retint difficilement un roulement d’yeux agacé.

- Et c’est une première info sur l’Ordre, embraya Gideon. C’est primordial de savoir être observateur, de savoir déduire des choses grâce à des détails. Vous pourrez passer des heures à surveiller une maison en apparence normale, dans un quartier banal, dans une ville ordinaire. Pourtant, un mangemort pourrait y habiter, ou un traître au Ministère qui fait remonter des dossiers sensibles auprès du Vous-Savez-Qui.
- Ses partisans peuvent être n’importe où, être n’importe qui, approuva Edgar Bones en sortant une pipe en bois de sa veste en velours. Une petite vieille au coin de la rue qui en vérité pratique la magie noire, un employé père de famille du Ministère qui veut enfin obtenir une once de reconnaissance, une jeune femme sans histoire qui veut mettre un peu de piment dans son chaudron, un adolescent à peine sorti de l’enfance… N’importe qui. Merci, y a des figures que j'ai pas encore utilisée donc je vais m'en inspirer, c'est bien aimable haha

Au dernier exemple, Peter songea à Regulus et il se força à ne pas se tourner vers Sirius pour ne pas attirer l’attention, même s’il ne manqua pas le tressaillement de Marlène de l’autre côté de la table.

- Je sais que ça peut vous paraître un peu dramatique, concéda Emmeline Vance, mais nous en avons tous fait l’expérience. On devient même un peu parano à force. Mais bon… vigilance constante !

Les membres de l’Ordre échangèrent des regards amusés, comme s’ils partageaient une plaisanterie.

- Maugrey ne doit plus dormir sans sa baguette, marmonna James.
- Je pense qu’il ne dort plus tout court, dit Gideon, amusé.

Emmeline secoua la tête.

- Peu importe… reprit-elle. Tout ça pour vous dire de vous méfier. Ne faites confiance à personne, pas même à ceux que vous n’auriez jamais soupçonné auparavant.

Peter déglutit. Il n’aimait pas ça. Il n’aimait pas ce climat de méfiance qu’ils dépeignaient. S’il avait toujours été doué pour se fondre dans la masse, pour mentir sans se faire prendre (combien de fois avait-il sorti Sirius et James de retenu en inventant une histoire au professeur sans ciller ?), il ne savait en revanche pas se confronter aux autres, ni deviner ce qu’ils étaient réellement. Il laissait ces considérations psychologiques à Remus, Marlène et Lily.

- Et donc… en quoi ça consiste de travailler pour l’Ordre sinon ? Demanda Alexia. A part surveiller des maisons vides pendant des heures, je veux dire ?
- Cela dépend des talents que chaque membre peut offrir, dit Edgar Bones en tirant sur sa pipe, libérant un panache de fumée grisâtre dans l’air. Mondingus Fletcher, par exemple, nous tient informer de tout ce qui circule dans les marchés noirs et les institutions parallèles Quelqu'un que je n'ai pas assez utilisé. C’est une source intéressante. Je tente moi-même d’en apprendre toujours plus grâce à mes contacts dans les services juridiques, car c’est un milieu qui intéresse fortement Vous-Savez-Qui. Maugrey, quant à lui, tente de recueillir des informations depuis son poste au Bureau des Aurors, ce qui nous est fort utile.
- Mon père… commença James.
- … ne fait pas parti de l’Ordre. Fleamont va bientôt prendre sa retraite et nous ne voulions pas le mêler à tout ça, même s’il nous aide sans le savoir en étant plus que conciliant avec les recherches informelles que mènent nos membres. Si j’ai bien compris, deux d’entre vous souhaitent rejoindre les Aurors, c’est bien cela ?
- Oui monsieur, dit Frank.
- Nous avons déjà envoyé nos dossiers de candidatures, ajouta Alice.

Edgar Bones opina, l’air satisfait.

- Parfait. Il faut attendre vos résultats des Aspics, bien sûr, mais des membres au sein du Bureau des Aurors nous aideront grandement. Maugrey est trop reconnaissable désormais, mais deux jeunes recrus devaient passer plus inaperçu. C’est exactement ce dont on a besoin depuis que…

Il s’interrompit. Peter ressentit le profond malaise qui s’installa soudain alors que tout le monde se figeait.

- Depuis que Gemma est morte ? Termina Tiberius d’une voix froide. C’est ce que vous alliez dire ?
- Depuis qu’Ackerley n’est plus avec nous, oui. Mais elle connaissait les risques, elle avait accepté de s’engager à nos côtés en connaissance de cause. C’est aussi ça l’Ordre, il faut que vous le compreniez.

Peter eut la nausée. Il s’imagina à la place de Gemma, capturée par les mangemorts, seule. L’attente insoutenable et l’espoir vain jusqu’à la fin que quelqu’un vienne la libérer. Mais personne n’était venu Ah c'est affreux. Elle avait été tuée par Regulus Black, à peine seize ans, alors même que Dumbledore, Maugrey, et l’Ordre du Phénix devaient veiller sur elle. Quel genre d’homme était Voldemort pour parvenir à cela ? Quelle puissance avait-il vraiment ? Et surtout, était-il possible de se dresser contre lui ?
A côté de lui, Sirius serrait les dents à la mention de Gemma et la lumière de sort du plafonnier vacilla une seconde. Peter se tendit et il vit James et Remus en faire autant, chacun essayant de garder une expression neutre, mais personne ne parut relever l’étrange défaillance, imaginant sans doute qu’elle était due à la vétusté des lieux. Sirius se reprit immédiatement en retrouvant sa nonchalance coutumière, ce masque qu’il maîtrisait mieux que personne.

- On a aussi besoin de potioniste, continua Emmeline Vance pour relancer la conversation. Nos réserves se vident à une vitesse folle. Je ne sais pas si certains sont bons en potions parmi vous…
- Lily, répondirent-ils tous d’une même voix. Hahahah, c'est chou

La jeune fille rougit.

- Je me débrouille, acquiesça-t-elle.
- Elle est brillante, rectifia James d’un ton fier.
- Parfait ! L’Ordre en aura besoin. Il nous faut aussi de bons duellistes et des gens qui s’y connaissent en sortilèges complexes, possiblement aussi en magie noire malheureusement…

Cette fois, personne ne dit rien, mais tout le monde comprit que Sirius serait utile sur ce dernier point. James, Remus, Dorcas et Marlène étaient parmi les meilleurs en sortilèges et en métamorphose. Une idée traversa soudain l’esprit de Peter.

- Je suis doué en cartographie, s’entendit-il déclarer d’une voix mal assurée mais vive. Les plans, les dessins, tout ça… Je… ça pourrait peut-être servir ?
- Bien sûr, approuva Emmeline Vance. On doit souvent intervenir et faire des descentes dans des lieux qu’on ne maîtrise pas. Si on pouvait identifier les lieux sur des cartes avant, ça nous aiderait. Noice

Peter ressentit une vague de chaleur dans la poitrine et il sourit en sentant Remus lui donner une tape sur l’épaule.

- Je… je ne sais pas si je serai d’une grande aide, intervint soudain Alexia. Mon niveau en magie…
- Tu te débrouilles très bien, coupa Sirius, rassurant.
- Pas si je dois faire des allers-retours à St-Mangouste…
- Ah oui, dit Fabian. Dumbledore nous a parlé de ton cas. Mais c’est très bien. Tu seras notre atout secret.
- Comment ça ?

Gideon eut un rictus amusé.

- Personne ne songera à se méfier de toi. Une jeune fille malade et mince, à peine sortie de Poudlard. L’espionne parfaite dans les hautes sphères du Ministère. Une place d’assistante à mi-temps et tu seras libre d’aller à la fois à l’hôpital et de laisser trainer tes oreilles pour écouter les conversations. Et si tu arrives à trouver la preuve que Mrs Julianne de la compta est une vampire en infiltration, je te donne dix noises, ajouta-t-il, l’œil brillant.
- Gide, arrête avec Mrs Julianne !
- Fab, je te dis que…
- Prewett !

Le rappel à l’ordre d’Edgar Bones les fit taire.

- Chacun aura un rôle à jouer, je vous l’assure, dit-il finalement. La seule question que vous devez vous poser est la suivante : êtes-vous prêt à tout risquer pour les empêcher de vaincre et de briser notre monde ? Ah c'est bien c'est pas trop imposant comme mission

Un long silence envahit l’atmosphère. Tout le monde croisait le regard des autres, déterminés. Même le garçon de Poufsouffle, qui n’avait pas décroché un mot de toute la réunion mais qui avait écouté avec attention, se redressa, résolu. Peter ressentit un sentiment étrange parcourir son corps, entre l’adrénaline et l’appréhension.
Au bout de plusieurs secondes, Tiberius reprit la parole, un air solennel sur son visage anguleux.

- Je suis né-moldu, déclara-t-il d’une ton ferme où vibrait et se mêlait à la fois une note de colère et de vulnérabilité. La plupart des gens ont tendance à l’oublier, surtout à cause de mon prénom sorcier. C’est grâce à ma sœur. Elle avait cinq ans quand je suis né et sa magie s’était manifestée tellement tôt qu’un représentant du Ministère avait dû avertir mes parents pour ne pas qu’ils pensent perdre la tête face aux choses bizarres que faisait leur fille. Enfin bref, tout ça pour dire que quand je suis né, et alors même qu’on ne savait même pas si j’étais un sorcier, Gemma a voulu me donner un vrai prénom de « magicien ». Elle a choisi Tiberius….

Il marqua une pause et déglutit, un tremblement dans la voix.

- J’aimerais juste dire une chose devant vous aujourd’hui. Je suis fier d’être né-moldu. Je suis fier de ma sœur. Et Tu-Sais-Qui peut aller se faire voir parce qu’on n’arrêtera pas de se battre. C'est beaaaaaaaaaaaaaau

Voilà !! J’attends votre avis avec impatience :D

Ah et dernière chose… Regardez ce que mes amies m’ont offert pour mon anniv !! Elles ont relié le tome 1 d’ATDM, il est magnifique !!
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Déjà : Ce cadeau :o :o :o
Ensuite : bon honnêtement ça me fait bizarre de lire sur l'Ordre alors que ce n'est pas "le mien", tu vois :lol: J'ai trouvé ça très chouette l'idée que chacun aurait un rôle particulier à jouer. Et l'addition de Tiberius, même si le côté quête personnel risque de mal se termienr pour lui - bon on le verra sans doute pas mais c'est mon avis d'experte de missions de l'Ordre :lol: C'est une chouette histoire qu'il nous raconte là :)
Pareil, avoir l'avis de Dorcas est top aussi. Ils ont tous des raisons hyper différentes de rejoindre l'Ordre et ça fait une chouette diversité bien travaillée !
Je crois que c'est tout pour ce soir dans le domaine des commentaires haha je reprends demain, entre deux bouquins de la BU!

Ah si, encore une chose : superbe jeu de mots sur le phénix et "renaître de ses cendres" !
Cazolie

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Re: Au temps des Maraudeurs [Harry Potter]

Message par Cazolie »

annabethfan a écrit : Chapitre XXXVI : Cinquième Épreuve

Regulus attrapa son manuel de Défense contre les forces du mal et l’ouvrit au hasard. Sous ses yeux, un schéma compliqué s’étalait sur la page et il tenta de déchiffrer la légende. Ses cheveux noirs, qui commençaient décidément à être trop longs, lui retombaient sur le front Jze peux le coiffer s'il veut. Je dois coiffer une amie qui se marie, je sens que ça va être la catastrophe et il les écarta d’un geste impatient tandis qu’Elizabeth attendait patiemment en face de lui.
Ils s’étaient isolés tous les deux dans le dortoir des garçons de sixièmes années il y a une heure quand elle n’avait plus réussi à supporter les regards de tout le monde dans la salle d’étude.
Regulus était avec Livia et Dolohov à ce moment-là, en train de terminer un devoir de métamorphose, et il avait vu Bertha Jorkins se diriger d’un air déterminé vers Elizabeth, assise toute seule à une table. La Poufsouffle s’était penchée pour lui chuchoter quelque chose et Elizabeth avait craqué. D’un bond furieux, elle s’était levée avant de ramasser ses affaires tandis que toute la salle se mettait à chuchoter fiévreusement. Regulus avait cru qu’elle allait sortir directement de la pièce ; mais au lieu de cela, elle avait foncé droit sur lui, tête haute. Ah ça me tue, c'est vraiment méchant. Sales ados. Moment pub tout à fait en rapport : il y a dans plusieurs villes de France un truc qui s'appelle "La maison de Marthe et Marie" et qui recueille des futurs mères qui se sont retrouvées à la rue parce que leurs parents/mec ne voulaient pas s'occuper d'elles. Et elles vivent en coloc avec des jeunes professionnelles qui les aident pendant leur grossesse et puis après avec le bébé, et ensuite on les aide à trouver un travail et un logement et elles peuvent partir avec leur bébé. Et c'est chouette, voilà haha. Plus que Bertha Jorkins

- J’ai besoin de réviser pour mon épreuve du Tournoi, avait-elle dit sans leur laisser de temps d’ouvrir la bouche. Tu veux bien m’aider ?

Il était resté interdit une seconde, surpris. Elizabeth ne lui avait pratiquement pas adressé un mot depuis leur retour du manoir Lestrange.

- Je… pourquoi moi ?
- S’il te plaît, Black…

Sa main s’était crispée sur son ventre arrondi, comme il y a tous ces mois, et il avait senti sa gorge se fermer.

- Va avec elle, Reg, était intervenu Livia d’un ton autoritaire. Ton dortoir devrait être vide à cette heure-ci. Livia est tellement cool. Enfin genre... Droite dans ses bottes ?
- Mais…

Il avait échangé un regard incrédule avec Dolohov, aussi étonné que lui par cette soudaine solidarité féminine.

- Tu demandes sérieusement à ton copain d’aller avec une autre fille dans un dortoir vide ? Avait demandé son ami.
- Les gens me prennent déjà pour une traînée, avait répliqué Elizabeth. Quelle différence ? Ouch ça fait mal

Et c’est comme ça qu’il s’était retrouvé un dimanche matin, à quelques heures à peine de la cinquième Epreuve, à aider Elizabeth Yaxley dans ses révisions. Tous les deux assis par terre, ils se faisaient face, une pile de livres entre eux.

- Quels sont les trois sortilèges principaux de protection ? Interrogea-t-il.
- Protego, et je ne sais plus…
- Yaxley…
- Je n’ai pas eu énormément le temps de réviser ces derniers temps, au cas où tu n’aurais pas remarqué, se défendit-elle d’un ton sec.
- Ton épreuve est dans trois heures…
- Serpentard va perdre de toute façon.

- Encourageant… marmonna-t-il en tournant les pages du manuel.

Elizabeth haussa les épaules.

- Réaliste, corrigea-t-elle. On est en troisième position derrière Gryffondor et Serdaigle, et je sais que je n’ai pas le niveau pour battre les autres.
- Pourtant toute notre maison t’a choisie, non ?
- En début d’année oui. Mes résultats ont chuté drastiquement depuis noël. Je n’arrive plus à me concentrer. Je pense au bébé, à Rosier Elle doit pas beaucoup l'aimer si elle l'appelle par son nom de famille :lol: , à… à ce qui s’est passé chez les Lestrange. Les cours ont l’air de n’avoir aucune importance face à tout ça, tu comprends ? C'est comme ça que je n'ai rien foutu entre septembre et janvier :mrgreen: enfin pas pour les mêmes raisons obviously haha

Regulus comprenait. Il comprenait sûrement mieux qu’elle. Il était celui qui avait jeté le sortilège Impardonnable après tout. Le lendemain matin, après une nuit hantée de cauchemars, il était resté une heure allongé dans son lit, sans bouger. Il aurait voulu ne plus jamais se lever, ni aller en cours. Comme l’avait dit Elizabeth, ça n’avait plus d’importance. Son avenir à la sortie de Poudlard était déjà tracé.
Malgré tout, il se demanda pourquoi est-ce qu’elle lui avouait tout cela maintenant. Ils n’étaient pas proches, ils ne l’avaient jamais été. Plus que leur un an d’écart, leurs fréquentations n’étaient pas les mêmes depuis longtemps, et même hors de Poudlard, lors des bals de sangs-purs, c’est avec Sirius qu’Elizabeth dansait enfant. Hé, ça rapproche ce genre d'épreuve

- Je comprends, dit-il dans un souffle. Mais il faut savoir garder les apparences pour notre maison.

Elizabeth laissa échapper un rire cynique.

- Les apparences, répéta-t-elle, acerbe. Je déteste ce mot. Mon père n’a pas arrêté de me le rabâcher : « il faut que tu sauves les apparences, Lizzie, il en va de la réputation de la famille ! »
- Il n’a pas tort…
- Je te demande pardon ?

Surpris, Regulus releva la tête et croisa son regard indigné. Il haussa les épaules à son tour.

- Il a raison, dit-il. C’est pour ça qu’on a fait ce qu’on a fait, non ? Pour notre famille, pour sa réputation, son honneur…
- Je l’ai fait pour garder mon enfant et maintenir mon mariage avec Evan, Black ! Mon père peut aller se faire voir avec sa morale et sa réputation.
- Tu aurais pu le faire même sans Voldemort, rétorqua-t-il en faisant semblant de ne pas remarquer la façon dont elle tressaillit. Tu pouvais partir avec Evan, loin de ta famille. Mais ça voulait dire renoncer à leur influence et faire du bébé un enfant illégitime, né hors mariage. Donc si, c’est une question d’honneur.
- C’était une question de survie, répliqua-t-elle. Je me fiche de leur honneur, j’ai besoin d’argent et d’un toit quand mon enfant naîtra. Or, je ne suis pas un homme, ce qui signifie que mon coffre à Gringotts est sous la tutelle de mon père jusqu’à mon mariage… Tu saisis le problème ?

Regulus se sentit soudain idiot. Il n’avait pas pensé à ce détail. Il avait beau être le second fils, il avait toujours disposé de son argent comme bon lui semblait. Il ne s’était jamais demandé si ses cousines ou les filles de la famille avaient le même droit.
Il allait s’excuser Oh il est chou un peu lorsqu’Elizabeth se figea en face de lui. Littéralement. Une émotion indicible traversa son visage.

- Yaxley ? S’inquiéta-t-il. Yaxley, tu vas…. ?
- Il a bougé ! S’exclama-t-elle, la voix tremblante.
- Quoi… ?
- Le bébé ! Il a bougé, je l’ai senti ! C'est trow mignon
Et ça détonne vaguement aussi haha


Avec enthousiasme, Elizabeth tendit le bras et s’empara de sa main, puis la guida vers son ventre. Regulus rougit en prenant conscience de leur proximité et baissa les yeux. Sous la couche de vêtements, il ressentait la chaleur de sa peau, la courbe de son ventre arrondi, et là, presque imperceptible, la sensation d’une pulsation comme si quelque chose venait de cogner à l’intérieur de son corps. Son cœur se mit à battre à coups sourds. Les silhouettes des lits à baldaquins s’évanouirent autour de lui et il se mit à rire nerveusement tout en souriant. Le sentiment était indescriptible. Il y avait un enfant, un vrai, qui grandissait au sein d’Elizabeth. SANS BLAGUE
Regulus se remémora sa dernière pensée face à Gemma Ackerley, juste avant qu’il ne jette le sort fatal car il avait pris la décision d’endosser cette responsabilité. Il refusait que cet enfant à naître vive avec une mère à l’âme déchiré. En voyant les yeux embués de larmes et le sourire d’Elizabeth, ses regrets s’envolèrent une seconde. Juste une seconde tellement libératrice qu’il se sentit respirer à nouveau.
Puis, les regrets revinrent s’abattre avec force sur ses épaules. Gemma Ackerley ne connaîtrait jamais cela, elle ne serait jamais mère, ne fonderait jamais une famille. A cause de lui. Il lui avait enlevé la vie avant même qu’elle ne puisse songer à en concevoir une Ca c'est une très jolie phrase . Sa gorge se referma, lui coupant le souffle.

- Je suis désolé, s’étrangla-t-il. Je suis tellement désolé…

Sa main se resserra contre le ventre d’Elizabeth et il sentit un nouveau coup, comme si l’enfant lui répondait. D’un geste lent, elle vint recouvrir sa main de la sienne.

- Ne le sois pas, Black, murmura-t-elle. Tu m’as sauvé. Tu as sauvé mon bébé. Cette fille était condamnée… Je… je ne te l’ai jamais dit, je n’ai jamais eu le courage de revenir te voir mais… merci. Merci. Aaaaaw
J'ai dû mal à croire que je les trouve aussi choux après ce qu'ils ont fait, mais quand même :lol:

**
*


L’Epreuve se passait à nouveau sur le terrain de Quidditch, un des seuls endroits capables de contenir autant de monde. Les élèves étaient déjà installés dans les gradins, mais depuis sa place James pouvait voir d’autres personnes s’agiter sur la pelouse Ca me fiat bizarre qu'il y ait toujours le tournoi après tout ce qu'il s'est passé dans les deux derniers chapitre. Tellement Poudlard en vrai, il se passe des trucs affreux mais vous inquiétez pas la vie à Poudlard continue hahas. Pour la dernière épreuve, des journalistes avaient été invités à Poudlard, et cinq d’entre eux se massaient au bord du terrain pour avoir la meilleure place afin de couvrir l’évènement. Quelques photographes étaient également présents, aveuglant les autres alors qu’ils mitraillaient ce qui se passait, c’est-à-dire pas grand-chose pour le moment. Près des vestiaires, le corps enseignant discutait avec les quelques politiques qui avaient le déplacement, dont le Ministre en personne, Harold Minchum COUCOU, ton fils est encore vivant et ta femme ne t'a pas quitté, je suis contente pour toi :lol: , et le chef du Département des jeux et sports magiques. Moins visibles, mais tout aussi présents, une dizaine d’Aurors encerclaient le périmètre pour assurer la sécurité de tout le monde. James tendit le cou et réussi à apercevoir Maugrey dont l’œil magique tourbillonnait dans son orbite Il a pas encore d'oeil magique :) dans le 5è, quand Harry assiste au procès de Karkaroff, il a encore ces deux yeux :D .
Malgré tout, les yeux étaient principalement braqués sur les quatre champions qui patientaient, le visage fermé. Si Sirius se contentait d’avoir l’ai ennuyé, même si James n’était pas dupe, les lèvres d’Augustus Rookwood se mouvaient silencieusement, comme s’il récitait ce qu’il avait appris pour se rassurer. A côté de lui, Ophélia Edwards, l’élève de Poufsouffle, piétinaient anxieusement. Elizabeth Yaxley, quant à elle, semblait détonner. Ses longs cheveux blonds dorés étaient rassemblés en une tresse crânienne dans son dos et sa peau paraissait pâle sous l’effet des flashes des photographes. Son ventre arrondi avait l’air de ravir les journalistes qui ne cessaient de tenter de l’approcher.

- Ce n’est pas dangereux de la laisser participer… dans son état ? Demanda Peter en haussant un sourcil.
- Elle est enceinte, pas malade, rétorqua Lily. Si elle avait voulu se désister, elle l’aurait fait.
- Elle aurait eu le droit ?
- Ce n’est pas le vrai Tournoi des Trois Sorciers, donc je suppose que oui, dit Remus. Normalement, les champions sont liés par un contrat magique, mais comme c’est une compétition interne, ils ne l’ont pas fait ici.

James imaginait déjà le scandale dans la maison des serpents si leur championne s’était défilée au dernier moment.

- Vous trouvez pas que Minchum a encore perdu des cheveux ? Lança soudain Dorcas.
- Ses cheveux sont le dernier de mes soucis, dit-il. Sa politique par contre…
- Il continu à dire que le Ministère sait ce qu’il fait avec Tu-Sais-Qui et les mangemorts ?
- Non seulement il l’affirme, confirma Marlène, mais en plus il a l’air de le croire.

Harold Minchum n’avait en effet pas l’air préoccupé le moins du monde. Il souriait allégrement en discutant avec le professeur Slughorn en lui offrant une corbeille d’ananas confi. Hahahaha mais tellement absurde
James soupira avant de se tourner à nouveau vers les champions. Pendant une seconde, il croisa le regard de Sirius qui venait de les trouver dans les gradins et il tenta de lui faire passer quelque chose, sans savoir exactement quoi. Calme ? Force ? En tout cas, Sirius eut un rictus et ses épaules se détendirent.
Habillé d’une robe bleue nuit parsemée d’étoiles, Dumbledore s’avança soudain d’un pas lent vers le centre du terrain. Ils mirent tous quelques secondes à s’en rendre compte et le silence tomba sur les gradins progressivement à mesure que les conversations s’évanouissaient. Dumbledore sourit.

- Bienvenu à tous ! Dit-il d’une voix forte, amplifiée par magie. Je suis ravi de vous accueillir tous aujourd’hui pour assister à la dernière Epreuve du Tournoi de Poudlard qui s’est déroulé dans notre magnifique école depuis le début de l’année. Je remercie encore une fois monsieur le Ministre pour son soutien dans cette entreprise et l’ensemble du Département des jeux et magiques. Je ne vais pas vous faire attendre davantage car je suis persuadé que tout le monde attend le dénouement de ces mois de travail et de persévérance avec impatiente. Je rappelle toutefois que le classement à l’issu de cette épreuve ne serait être définitif, puisqu’il faudra encore ajouter les points de bonnes conduites et de bonnes réponses à la fin de l’année… ou en enlever dans le cas contraire, même si j’ose espérer que cela ne soit pas nécessaire.

Quelques rires résonnèrent.

- Cette épreuve de Défense contre les forces du mal se fera en deux temps, continua Dumbledore, toujours sur un ton léger comme s’il annonçait le menu du prochain banquet "A quelle sauce va-t-on tuer les élèves cette année... Je réserve le prof à tête de Voldemort pour plus tard". Les champions de chaque maison passeront les uns après les autres dans un ordre défini par tirage au sort préalablement. Leur tâche sera simple. Ils doivent tout d’abord faire preuve de réflexion et mettre à profit leurs connaissances afin de répondre à l’énigme qui leur sera posée. S’ils réussissent, ils pourront accéder à la seconde tâche en affrontant… un épouvantard. Parfois, le plus grand mal est notre propre peur, et ils devront ainsi la surmonter en faisant cette fois-ci preuve d’habilité en magie et de sang-froid. Leur parcours sera chronométré. Celui qui parviendra à réaliser les deux tâches le plus vite possible recevra la première place et les 150 points, et ainsi de suite pour les champions suivants. Je leur souhaite bonne chance à tous ! Que la cinquième épreuve du Tournoi commence ! J’invite miss Ophélia Edwards de la maison Poufsouffle à s’avancer. Ca va c'est pas dangereux pour Elizabeth. Elle risque pas de se prendre un sortilège dans la tronche - oui les femmes enceintes en temps de guerre sorcière, c'est une problématique qui m'est familière :lol:

Une clameur immense monta des tribunes et une vague de jaune et noir s’agita juste en face. James se pencha en avant, les mains contre la balustrade pour mieux voir. Ophélia se détacha du groupe et vint rejoindre Dumbledore qui lui indiqua de s’avancer encore un peu. Elle fit un pas et sembla passer sous un voile transparent qui ondula à cet instant. Le sort qui avait dû dissimuler ce qui se trouvait sur le terrain s’effondra, révélant une sphinx au visage inexpressif et juste derrière une caisse en bois, fermé par un loquet en fer.
La sphinx se tenait tête haute et couvait Ophélia de son regard perçant, son corps de lionne visible même de loin. James écarquilla les yeux. Il n’avait jamais vu de sphinx auparavant, mâle ou femelle.

- Toi qui te présente devant moi, entonna-t-elle d’une voix sourde et mélodieuse à la fois, veux-tu entendre mon énigme ?
- Oui…

James haussa un sourcil.

- Elle n’a pas l’air sûr d’elle, murmura-t-il à Lily.
- Je ne le serai pas non plus face à elle, répliqua-t-elle. Tu as vu ses griffes ?

Il grimaça. Le directeur n’avait pas précisé ce qu’il se passerait si le champion donnait la mauvaise réponse et s’il se rappelait bien de ses cours de Défense, le sphinx pouvait justement devenir agressif dans ce cas-là. Je sens Dumbledore ravi à cette idée

- Mon premier est une note de musique, commença la sphinx et tout le monde retint son souffle. Mon second est source de vie et se trouve en ton sein. Mon troisième est un composant du risque. Mon tout te causera la plus grande souffrance. Qui suis-je ?

Un grand silence suivit l’énonciation de l’énigme et James remercia Merlin de ne pas avoir été choisi pour cette épreuve. Son balai lui allait très bien. Autour de lui, il entendait les autres réciter à nouveau la charade, comme des dizaines d’échos qui s’entrechoquaient, tandis que sur la pelouse Ophélia les yeux fermés, concentrée.

- Vous avez trouvé ?
- J’ai une idée… admit Remus.

Lily se retourna vers lui.

- Je bloque sur le second, dit-elle. Qu’est-ce que c’est ?
- L’eau, répondit-il comme si c’était évident. Bon du coup ça m'éclaire :lol: J'étais partie sur les ovules ou quoi :lol: :lol:

James ne voyait pas le rapport, mais Lily hocha la tête, satisfaite. Il allait lui demander d’expliciter pour son pauvre cerveau quand Ophélia rouvrit les yeux.

- Le sortilège Doloris ! Dit-elle haut et fort. La note de musique est le Do, l’eau est source de vie et se trouve dans mon corps, la première syllabe de risque est « ris », et c’est un sortilège qui cause de la souffrance. Doloris !
- Correct.

La sphinx inclina la tête, un léger sourire aux lèvres, puis se décala légèrement pour laisser Ophélia passer. Les Poufsouffle poussèrent des cris de joie.
Sur l’immense pelouse du terrain de Quiddicth, la simple boîte en bois paraissait insignifiante, pourtant tout le monde savait ce qu’elle contenait. Les mains d’Ophélia tremblaient lorsqu’elle souleva le couvercle.
James se demandait bien quelle peur profonde elle pouvait avoir lorsqu’un bourdonnement sonore résonna. Une énorme abeille jaillit de la boîte. Ophélia ne fut pas la seule à pousser un cri strident. Lily recula même si vivement qu’elle faillit tomber de son siège et James s’empressa de la stabiliser en glissant une main dans son dos.

- Merlin… souffla Peter.

L’abeille géante voletait à quelques mètres du sol C'est comme dans le bouquin Red and Hope. Ca commence par des gens qui se font utiliser par des guêpes géantes - genre elles mettent des larves dans leur corps. C'était vraiment un début répugnant. Son corps aux rayures jaunes et noires était plus grand qu’un sorcier adulte et ses yeux translucides n’avaient rien de rassurant. En voyant la championne de Poufsouffle si pétrifiée, James fut persuadé qu’elle n’allait pas réussir. Elle était en train de reculer de plusieurs pas, l’air de se retenir de fuir à toutes jambes. Elle s’arrêta juste à temps pour ne pas franchir la limite du cercle où se déroulait l’épreuve.
Dans les gradins, tout le monde, toutes maisons confondues, se mit à crier pour l’encourager.

- Allez !
- Vas-y !
- Tu peux le faire !

Ophélia resserra sa prise sur sa baguette et la leva lentement.
- Ridi… Ridik… Riddikulus !

Les ailes de l’abeille disparurent. La gravité fit son effet et elle chuta avant de s’étaler au sol et de se mettre à tourner sur elle-même en agitant les pattes, comme une toupie géante. Un éclat de rire parcourut les tribunes. Je pense que je trouverais ça toujours aussi terrifiant :lol:

- Félicitations, miss Edwards ! Dit Dumbledore en s’approchant tandis qu’un professeur remettait l’épouvantard dans sa boîte. Vous avez réussi à compléter l’épreuve en 12min et 34 secondes. Vous pouvez regagner votre place, encore bravo à vous ! J’appelle maintenant monsieur Sirius Black ! Iiiiiiiiiiiiih

James se tendit. Les choses sérieuses commençaient.

**
*


Sirius s’interdit de lever les yeux vers les gradins, il regarda droit devant lui en avançant vers la sphinx qui avait repris sa place, son corps félin se mouvant avec grâce. Il essayait de ne pas penser à l’épouvantard qui l’attendait derrière, ni quelle forme il pourrait prendre. Alexia, la poitrine immobile et étendue sur un lit mortuaire ? Lui-même sans les Maraudeurs ? La Harpie ? C'est vrai que tu t'exposes vachement face à toute l'école du coup

- Toi qui te présente devant moi, déclama la sphinx, veux-tu entendre mon énigme ?

Il se contenta d’hocher la tête, le cœur battant.

- Mon premier est en réalité un quatrième, mon second suit sa piste sans relâche, mon tout embrasse les âmes désœuvrées. Qui suis-je ?
- Un détraqueur, répondit-il sans hésitation. Ben ouais :lol:

La sphinx parut étonnée et ne s’écarta pas immédiatement.

- D est la quatrième lettre de l’alphabet, un traqueur suit la piste de sa proie, et les détraqueurs embrassent surtout les personnes à l’esprit troublé, explicita-t-il devant le lourd silence qui l’entourait.
- C’est juste, souffla-t-elle.

Pendant une brève seconde, elle s’inclina, puis le laissa passer. Sirius marqua un temps d’arrêt, comme s’il s’attendait à ce qu’elle change d’avis, mais il la dépassa sans encombre. Sur sa gauche, il sentait le regard interloquée de McGonagall et encore plus haut, ceux de ses amis. Il les comprenait. Il ne s’était jamais illustré par sa connaissance des charades. L’oncle Alphard par contre Hahaha ça m'étonne pas tiens… A chaque repas de famille, tous les enfants se rassemblaient autour de lui pour entendre l’énigme du jour. Narcissa finissait la plupart du temps par partir, frustrée parce qu’elle ne trouvait jamais la réponse, mais lui-même et Bellatrix se battaient pour la résoudre en premier. Il adorait voir son air suffisant se décomposer quand il trouvait avant elle. Quand la sphinx avait posé sa question, il s’était rappelé de son oncle, assis dans son large fauteuil en cuir, qui récitait presque la même le soir de Noël lors de sa première année.
Alors qu’il tendait la main vers le coffre en bois qui gardait l’épouvantard, il entendit des applaudissements. Il osa finalement relever la tête pour voir James et Alexia qui criaient et tapaient dans leurs mains pour l’encourager, vite rejoint par les autres Gryffondor. Il leva les yeux au ciel, un rictus aux lèvres, puis il se rappela qu’il était chronométré. Sans réfléchir davantage, il souleva le couvercle qui grinça sur ses gonds.
Il ne s’attendait pas à ce qui sorti de la boîte. Tout son corps se figea et il eut brusquement l’impression qu’une main glacée se refermait lui. Un silence pesant et perplexe était retombé sur le stade en voyant l’épouvantard.

- Non…

Il se tenait face à lui-même. OUCH
Je m'y attendias pas non plus
Well done Anna' !

Sirius déglutit, conscient de prendre trop de temps. Il aurait déjà dû réagir. Pourtant, il y avait quelque chose de fascinant et d’effrayant à la précision de l’illusion que l’épouvantard avait réussi à créer. Il aurait pu être en train de se regarder dans un miroir. Son double avait les mêmes traits fins, les mêmes cheveux noirs, la même stature. Et le même sourire narquois qu’il avait arboré tant de fois se dessina sur son visage tandis qu’il remontait lentement sa manche. OH NON
OH NOOOOOOOOOOOOON

Des exclamations choquées s’élevèrent de plusieurs endroits. Sirius, lui, ne pouvait qu’observer la tête de mort entremêlée avec un serpent qui se détachait sur sa peau. Instinctivement, il porta la main à son bras, à son vrai bras, comme pour s’assurer que la brûlure qu’il ressentait n’était qu’imaginaire.
Soudain, l’épouvantard Sirius se mit à parler. Même la voix était identique.

- « Oh Sirius… Tu crois ne pas être comme nous mais regarde-toi. L’insolence, la morgue des Black. Tu ne peux pas rejeter le sang qui coule dans tes veines ». « Tu es un Black. Tu es mon fils. Tu le resteras et tu ne seras jamais rien d’autre ».

Avec horreur, Sirius reconnut les paroles de sa mère le jour de son départ, et celles de son père il y a quelques semaines à Ste-Mangouste. Son cœur se mit à battre frénétiquement. Il détestait cette version de lui, il la haïssait. Elle représentait ce qu’il aurait pu devenir, ce qu’il aurait pu être.
Ses doigts se crispèrent sur sa baguette.

- Assez ! Riddikulus

Rien ne se passa. Il n’arrivait à pas à se concentrer, incapable de quitter les yeux la marque qui se détachait sur son bras, si semblable à celle de… Une lueur passa dans le regard de son double. En un bruit qui ressemblait à celui d’un coup de fouet claquant dans l’air, l’épouvantard changea de forme et cette fois Sirius recula violemment.
Sur la pelouse du terrain de Quidditch se tenait désormais un enfant. Un enfant aux grands yeux sombres expressifs, à la frange de cheveux noirs sur le front, et à l’expression sérieuse. Regulus, âgé de six ans, le dévisageait comme s’il n’avait jamais grandi.

- Tu m’avais promis, dit l’enfant d’un ton accusateur. Tu m’avais promis que tu ne m’abandonnerais pas.

S’il n’avait pas eu conscience de toutes les personnes présentes, Sirius se serait effondré à genoux. Son cœur paraissait sur le point d’exploser, emprisonné dans un étau, et sa vision se brouilla.

- Tu avais dit que tu serais toujours mon grand frère, reprit Regulus de sa voix enfantine. Oh mais c'est horrible aaaargh lqgjrhjghqejkh
- Assez… souffla-t-il. Ça suffit !
- Ne pars pas, Sirius ! Ne pars pas ! Se mit à crier Regulus en tendant les mains vers lui.

Sirius ferma les yeux. Il en avait oublié l’épreuve, il avait oublié le sortilège, il avait oublié la baguette aux creux de sa paume. Il ne voyait que Regulus le suppliant.

- Tu m’avais promis, tu m’avais promis, tu m’avais promis !
- Arrêtez ça ! S’écria brusquement une voix réelle.

Avec un temps de retard, Sirius reconnut James. Il rouvrit les yeux. Le Regulus de six ans s’était mis à pleurer, mais au moins il avait cessé de parler. Ou c’est ce qu’il crut pendant une seconde.

- Tu n’es plus mon frère, murmura-t-il. Tu as brisé ta promesse.

Sirius sentit son estomac se retourner. Sa plus grande peur était là, devant ses yeux, et il ne pouvait pas y échapper. Parce que peut-être qu’après tout ce n’était pas la faute de Regulus si leur relation s’était brisée… c’était le sienne.
D’un coup, ses forces l’abandonnèrent et il fit volte-face, incapable de soutenir plus longtemps le regard de cet enfant qui n’existait que dans ses souvenirs.

- J’abandonne, déclara-t-il à Dumbledore. NOOOOOOOOOOOOOOOOOOON C ETAIT HORRIBLE ET SI BIEN TROUVE

**
*


Une vague de consternation traversa les gradins à cette annonce. Immobile, Regulus regarda son frère franchir la limite et retourner sur le bord du terrain tandis que Dumbledore appelait Rookwood et que l’épouvantard disparaissait. Il n’arriva pourtant pas à chasser ce sentiment perturbant qu’il avait ressenti à la seconde où la créature avait pris sa forme d’enfant. Il n’avait pas réussi à cacher son trouble et sa surprise malgré les centaines d’yeux qui s’étaient tournés vers lui pour évaluer sa réaction.

- Tu vas bien ? Souffla Livia en se penchant vers lui.
- Je ne comprends pas…
- Quoi ?
- Pourquoi moi ? Pourquoi est-ce que je suis… une de ses peurs ?
- Aucune idée, dit-elle, mais apparemment il n’arrive pas à la surmonter.

Cette constatation le perturba encore plus. Sirius lui avait bien fait comprendre qu’il ne voulait plus de lui dans sa vie, qu’il le méprisait. Avec une pointe de colère, il se demandait comment Sirius osait avoir comme peur Regulus qui lui disait « tu n’es plus mon frère ». Il n’avait pas le droit. Il n’avait pas le droit, pas quand il lui avait jeté lui-même au visage.
Du côté des Gryffondor, c’était la débâcle. Personne ne se préoccupait de l’énigme de Rookwood, trop occupé à discuter de ce qui venait de se passer. De loin, il vit Alexia Cassidy qui dévalait les marches pour tenter de rejoindre le terrain, mais un Auror lui bloqua l’entrée. Toujours assise à sa place, un peu plus haut, Marlène semblait chercher quelqu’un dans la foule et Regulus réalisa que ça devait être lui. Pourtant, il ne fit pas un geste. Il ne voulait pas affronter son regard tout de suite.

- Ironique, commenta soudain Livia. Le champion de Serdaigle qui n’arrive pas à répondre à l’énigme du sphinx !
- Il abandonne ?
- Je ne sais pas… ça en a l’air…

Une minute plus tard, Augustus Rookwood déclarait forfait. Mais genre hahahah, tu crois qu'il arrive à rentrer dans sa salle commune parfois ?

- Elizabeth a peut-être une chance en fin de compte, dit une des jumelles Zabini. Si j’avais su que Poufsouffle serait la seule des autres maisons à réussir… Eh un peu de respect pour Poufsouffle, elle a l'air étonné haha

Regulus tenta de se concentrer à nouveau pour le passage d’Elizabeth malgré la boule dans sa gorge qui refusait de partir.

- Mon premier parvient à se mouvoir sans être vu, entonna la sphinx. Mon second est au meilleur ce que le blanc est au noir. Mon tout ne saurait mourir par perte de sang. Qui suis-je ? J'ai envie de dire zombie mais ça colle pas du tout :lol: Vampire !

Le calme était revenu. Elizabeth se mit à murmurer, comme si elle essayait d’assembler les pièces du puzzle en raisonnant à voix haute, mais ils étaient trop loin pour l’entendre. Regulus essaya de résoudre l’énigme lui-même, mais il avait mal à la tête, et même l’entraînement de l’oncle Alphard ne suffisait pas à le motiver.
Sans pouvoir résister, son regard quitta Elizabeth pour glisser vers les autres champions. Rookwood avait l’air énervé contre lui-même, Ophélia curieuse de voir ce qui allait suivre, et Sirius… oh Sirius paraissait dévasté et furieux en même temps. Il gardait la tête haute, comme s’il défiait quiconque de lui faire une remarque.

- Le vent est invisible mais bouge, le contraire de meilleur est pire, et un vampire survit grâce au sang qu’il fait perdre à ses victimes, s’exclama brusquement Elizabeth. Donc un vampire ?
- Vous devez être sûre…
- Un vampire, affirma-t-elle.
- Tout juste.

Une dernière fois, la sphinx céda ainsi le passage.
Lentement, une main serrant sa baguette et l’autre posée sur son ventre, Elizabeth s’avança vers la seconde partie de l’épreuve. Regulus eut un mauvais pressentiment dès qu’elle ouvrit le coffre et il ferma les yeux.
Puis il entendit le hurlement d’Elizabeth et de plusieurs dizaines de personnes.

- Par Morgane, s’étrangla Livia.

Regulus eut un haut le cœur en découvrant la forme de l’épouvantard. Un corps s’étendait sur un tapis ouvragé. Des cheveux châtains emmêlés, un nez retroussé, des taches de rousseur. Tout le monde la reconnut, son visage avait fait la une de la Gazette. Le cadavre de Gemma Ackerley gisait sur le terrain de Quidditch de Poudlard à la vue de tous. Oh no
En face, dans les gradins des Serdaigle, une silhouette se leva. Tiberius se tenait juste là, livide, et contemplait sa sœur sans vie aux pieds d’Elizabeth Yaxley. Son visage se déforma sous le coup de l’horreur et de la colère.

- Meurtrière ! S’écria-t-il à s’en déchirer la gorge. Tu l’as tuée !

Regulus écarquilla les yeux.

- Non… non… balbutia Elizabeth en secouant la tête.
- Meurtrière ! Scandèrent plusieurs élèves. Meurtrière ! Oh mais c'est horrible
Petite inspi GoT haha ? SHAME SHAME


Impuissant, Regulus vit se répandre l’insulte jusqu’à ce qu’un concert de voix brisées se mettent à hurler dans un brouhaha infernal. Livia lui saisit la main avec force. Elle avait les larmes aux yeux.

- Elle n’a pas pu… oh Merlin…
- Elle n’a rien fait ! Protesta-t-il.
- Mais comment est-ce qu’elle connait le corps alors ? Comment est-ce qu’elle peut l’avoir comme plus grande peur ?

Regulus aurait pu avancer des tas de raisons, même s’il connaissait la vérité. Ce n’était qu’une peur irrationnelle, elle avait vu la photo de Gemma dans les journaux et s’était imaginée sa mort. Elle aurait pu être amie avec la jeune fille sans que personne ne le sache et personne n’était au courant. Mais peu importait. La foule l’avait déclarée coupable.
Dans les escaliers, plusieurs dizaines de personnes se bousculaient pour sortir. Tiberius tentait de descendre, comme s’il était prêt à se jeter sur celle qu’il croyait être la meurtrière de sa sœur. Un chaos indescriptible commença à se répandre et Regulus perdit la pelouse du regard au moment où les Aurors s’élançaient pour se saisir d’Elizabeth.

Bon en fait le tournoi s'inscrit très bien dans tout ce qu'il s'est passé avant :lol:
La fin est affreuse (bon j'ai un peu survolé, désolée, j'aime pas trop lire les sentiments de Tiberius) mais je trouve que le pire - et le meilleur- c'était les épouvantards de Sirius. C'était vraiment super bien trouvé et très bien écrit
:)
Cazolie

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Re: Au temps des Maraudeurs [Harry Potter]

Message par Cazolie »

Je suis en train d'écouter le tout premier album de Taylor Swift alors que je commente ce chapitre. C'est si country hahaha elle me tue
annabethfan a écrit :
Chapitre XXXVII : La fugitive Ca commence bien

Le chaos qui suivi fut indescriptible. Les gens se bousculaient pour tenter de sortir des gradins ou pour voir ce qui se passait sur le terrain et les cris rebondissaient en échos de tous les côtés. James sentit quelqu’un lui donner un coup d’épaule et il manqua de trébucher alors qu’il essayait de garder la main de Lily dans la sienne pour ne pas la perdre. Il raffermit sa prise. Oh c'est chou

- James, par-là, lui cria-t-elle par-dessus le bruit.

Il se laissa entraîner, tentant en vain de ne pas rentrer dans les gens. Devant eux, il distinguait vaguement Remus qui ouvrait la voie, Dorcas et Marlène sur les talons. Il espérait que Peter et Alexia étaient toujours derrière lui.

- Il faut qu’on arrive à rejoindre le terrain, dit-il. Sirius est toujours en bas.
- Il nous retrouvera. Pour l’instant, on doit guider les élèves.
- Mais…
- James, on est préfets-en-chef. Il faut qu’on aide à rétablir le calme avant que quelqu’un soit blessé.

Comme toujours, Lily avait raison. Il hocha la tête à contrecœur. Tu ferais mieux de t'habituer buddy
James monta sur un banc et surplomba la foule, puis il se mit à crier pour obtenir l’attention des autres C'est là que l'expériece de capitaine de Quidditch est utile haha. Plusieurs regards étonnés se levèrent vers lui. A quelques mètres, Remus parut réaliser ce qu’il faisait et l’imita immédiatement. En une dizaine de minutes, ils réussirent à guider la plupart des élèves de leur côté du stade vers la sortie.
Tandis qu’il faisait la circulation, James essaya d’arrêter de penser. Il ne voulait plus voir le corps de Gemma, ni l’expression de Sirius quand il avait réalisé la forme de son épouvantard, et encore moins l’air horrifié d’Elizabeth Yaxley. Il tournait fermement le dos au terrain pour ne pas voir où en étaient les Aurors.

- Je crois que c’est bon, on peut y aller… souffla Lily. Tu viens ?
- J’arrive…

Malgré sa résolution, il ne put s’empêcher de jeter un œil derrière lui en contrebas. Alastor Maugrey se tenait au milieu de la pelouse, dans l’axe des poteaux. Il était en train d’hurler sur un de ses collègues En plus vu que c'est une de ses Aurors (ou pas ? Elle travaillait uniquement pour l'Ordre ? Bref pour Maugrey c'est pareil) il doit être hyper énervé, mais le vent emportait ses cris, et James n’arriva pas à distinguer ce qu’il disait. Il espérait que ce n’était pas une condamnation imminente pour Elizabeth. De toute façon, l’enquête qui allait suivre devrait l’innocenter… et désignerait le véritable coupable. James avait promis à Sirius de ne pas dénoncer son frère et il ne l’aurait jamais fait… Pourtant, une part de lui ne pouvait s’empêcher de ressentir un certain soulagement. Le meurtre de Gemma ne resterait pas impuni.
Quand ils passèrent les portes du hall, un peu après tout le monde, des dizaines d’élèves étaient massés au pied des escaliers et parlaient à tort et à travers. Il saisit les noms de Gemma et d’Elizabeth au vol.
Lily arrêta une fille de Serdaigle qui passait.

- Excuse-moi… Qu’est-ce qui se passe ?
- Je ne sais pas trop… Certaines personnes qui étaient au premier rang racontent ce qu’ils ont vu… Apparemment, elle s’est échappée.
- Quoi ? S’exclama James. Qui ?
- Yaxley. Elle s’est mise à courir dès que les Aurors ont voulu l’arrêter et ils n’ont pas pu la stupéfixier à cause du dôme protecteur autour du terrain de l’épreuve. Elle s’est enfuie, ils sont en train de la chercher.

James sentit son estomac se contracter.

- Mais…
- Excusez-moi ! Résonna soudain une voix.

Tout le monde se retourna. Le professeur Slughorn se tenait près des portes, juste à côté des sabliers. La lueur des émeraudes de Serpentard lui donnaient un air maladif. Tu sais que j'oublie tout le temps qu'il y a des sabliers ? J'ai l'impression que JK en parle presque plus une fois la rpemière description de Poudlard passée haha (ou alors j'ai juste trop l'image des films en tête)
Pour en revenir à Slug, c'est moche pour sa maison cette affaire


- En raison des récentes… révélation, commença-t-il en s’épongeant le front, et de la situation actuelle, nous vous demandons de regagner vos salles communes dans le calme afin de laisser les Aurors travailler au mieux. Si l’un d’entre vous sait quoique ce soit ou est en possession d’une information concernant où se trouve miss Yaxley, surtout venez en informer un professeur. Il est interdit de sortir du château jusqu’à nouvelle ordre également. Les sorties sont solidement gardées, je vous conseille de rester dans votre salle commune si possible et de ne pas vagabonder dans les couloirs. Merci à tous.

Un moment de flottement suivit les paroles de Slughorn, puis les élèves commencèrent à se disperser, toujours en chuchotant entre eux. James, lui, serait resté immobile à fixer les sabliers si Lily ne l’avait pas une fois de plus tirer par la main pour qu’il la suive.
Ses pensées valsaient dans sa tête à toute vitesse. Elizabeth avait réussi à s’échapper malgré les Aurors présents et était désormais en fuite… pour un crime qu’elle n’avait pas commis. Si le destin de Regulus n’avait pas été en jeu, il serait sans doute aller voir Maugrey, mais sa promesse faite à Sirius le retenait de toute façon.
Incapable d’arrêter les images qui lui venaient à l’esprit, il revit encore une fois Sirius devant son épouvantard. Devant ses épouvantards. Il avait cru connaître Sirius par cœur, et pourtant les deux formes l’avaient pris par surprise. Les peurs les plus fondamentales de son meilleur ami l’avaient pris par surprise… Tu ne peux pas être lui mon petit James

- On monte dans ton dortoir ? Oulala Lilyyy Les autres y sont tu crois ?
- Hum ? Oui… oui… répondit-il distraitement.

Lily ne commenta pas et se contenta de passer devant lui dans les escaliers. Personne ne fit attention à cette entorse au règlement dans un moment pareil. De toute façon, il était préfet-en-chef, il n’aurait qu’à s’enlever des points à lui-même.
En entrant dans sa chambre, il constata que Lily avait raison. Remus, Peter et Marlène étaient tous les trois déjà là.

- Dorcas… ? Commença Lily nerveusement.
- Elle est partie voir si Lucinda va bien, rassura Marlène. Alice et Frank l’accompagnent. Mais… Sirius n’est pas avec vous ?
- Non… On pensait qu’il reviendrait tout seul, il était sur le terrain en bas…
- Il a dû aller faire un tour, dit Remus d’une voix apaisante en voyant le regard inquiet de James. Je suis sûr qu’il ne va pas tarder. Alexia vient de partir voir si elle le trouvait…
- Tout le château est bouclé, il ne peut pas aller bien loin, ajouta Lily. Il va revenir.

Ils se regardèrent tous, comme pour essayer de rassurer mutuellement. Personne n’avait par contre l’air de vouloir être le premier à crever l’abcès et James sentait les mots se bousculer dans sa bouche, mais Peter fut le premier à craquer.

- Est-ce qu’on va parler de ce qui s’est passé ? Demanda-t-il, incertain.
- Quoi ? De Gemma Ackerley qui apparaît comme ça ?
- Non, je veux dire… les épouvantards de Sirius ? Lui-même et son frère ? C’est… étrange, non ?

Remus détourna les yeux et James se passa une main dans les cheveux, mal à l’aise. Sans un mot, il traversa la pièce pour venir se percher sur le rebord de la fenêtre et son regard se porta sur l’extérieur. Dans le parc, au loin, il repéra deux Aurors qui patrouillaient.

- Ca ne m’a pas semblé si surprenant que ça… dit Marlène lentement, comme si elle n’était pas sûre que son avis importe sur la question.
- Comment ça ?
- Je veux dire… Il n’avait pas peur de lui-même. Son double portrait la marque des ténèbres, on l’a tous vu. Il avait peur de ce qu’il aurait pu être.
- Ou de ce qu’il pourrait être, dit Lily d’un souffle.

James resta figé. Il ne comprenait pas. Il ne comprenait pas et ça le perturbait au plus haut point. Il avait toujours compris Sirius, il le connaissait par cœur. Alors pourquoi Marlène et Lily avaient l’air de trouvé ça normal contrairement à lui ?

- Ca n’a de sens, protesta-t-il. Sirius n’est pas comme ça. Il le sait.
- Une peur n’est pas rationnelle, James. Surtout une peur aussi profonde.
- Et Regulus ?
- Celle-là aussi est assez clair, dit Marlène avec douceur. Ce n’est pas de son frère en tant que tel qu’il a peur. C’est du souvenir d’un enfant à qui il avait promis de ne jamais l’abandonner. Il n’a pas tenu sa promesse…
- Il n’a pas brisé sa promesse, coupa Peter sèchement.
- Sa mère l’a jeté dehors, ajouta Remus, sur la défensive. Nuance.
- Et ce que vous dites est encore une fois la version rationnelle. Mais Lily a raison. Les peurs ne le sont pas et Sirius a toujours eu une relation compliquée avec Regulus. Pas étonnant que… qu’il ressente ça…

C'est chouette de voir comme les garçons sont peu objectifs sur Sirius, alors que les filles bien plus. Bien vu Anna' :)

James commençait à comprendre où elles voulaient en venir. Il supposait qu’à force d’être si proche de Sirius, de partager son point de vue, ils avaient tous oublié de prendre du recul. Et surtout, à force de prétendre que Sirius était comme son frère, il avait sans doute oublié qu’il en avait déjà un…
Brusquement, la porte s’ouvrit à nouveau et Alexia se glissa dans la pièce. James devina ce qu’elle allait dire rien qu’en voyant son expression.

- Je ne l’ai pas trouvé…
- Vous croyez qu’il est resté avec les autres champions ? Marmonna Peter.

Alexia secoua la tête.

- Ils sont tous retournés dans leur salle commune… Enfin à part Yaxley évidemment mais…
- James, la carte, dit Remus. On ne va pas perdre plus de temps. Regarde où il est.

Instinctivement, James voulut tendre la main vers la malle au pied de son lit, mais il se rappela soudain pourquoi il ne s’était pas servi de la carte plus tôt.

- C’est Sirius qui l’a…
- Oh Merlin ! Jura Remus, exaspéré.

**
*


Sirius jeta un coup d’œil par-dessus son épaule, s’assurant que personne ne les suivait. Le seul bruit dans le couloir était celui de leurs pas contre le sol en pierre.

- Regulus, siffla-t-il Où est-ce qu’on va, bon sang ? Ah je pensais qu'il serait avec Elizabeht, pas Reg haha
- Deux minutes… On y est presque. S’il te plaît.

Il serra la mâchoire, mais continua à suivre son frère, se traitant mentalement d’idiot au passage. Il ne savait pas pourquoi il acceptait. Le « s’il te plait » sans doute… Jamais Regulus ne se serait résolu à le prononcer si ce n’était pas important. A moins que ça ne soit le souvenir encore vivace dans son esprit de son épouvantard qui lui faisait baisser la garde.
Dès que Regulus était venu le chercher en plein milieu de la foule qui tentait de sortir du terrain dans un chaos infernal, il avait su que quelque chose se passait. Il avait d’abord cru que son petit frère avait peur d’être arrêté par les Aurors, qu’Elizabeth le dénonce, mais il ne lui avait demandé qu’une chose : « suis-moi et ne pose pas de question ».
Sa première réaction avait été de l’envoyer balader. Encore une fois. Il avait été clair lors de la dernière conversation. Il ne voulait plus de Regulus dans sa vie, plus après ce qu’il avait fait, ce qu’il était devenu. Mais encore une fois également, sa promesse faite une nuit d’orage l’avait poussé à obtempérer.
Malgré tout, Sirius plongea la main dans sa poche et ses doigts se refermèrent autour de sa baguette, juste au cas où. Il allait à nouveau s’impatienter lorsque Regulus s’arrêta devant une simple porte en bois. Par expérience, il savait que toutes les salles de classe qui se trouvaient dans cette partie du château étaient inexploitées.

- Reg… s’impatienta-t-il.
- Panique pas, d’accord ?
- Quoi… ?

Regulus poussa la porte d’un coup d’épaule et entra dans la pièce. Sur ses gardes, Sirius l’imita. Les rideaux étaient tirés et obstruaient les fenêtres, mais par un interstice un rayon de soleil éclairait suffisamment pour qu’il arrive à distinguer ce qui se trouvait autour de lui. Un vieux canapé vert, un tableau dont les battants étaient rabattus, une table aux pieds branlants. Et là, presque collée au mur comme si elle voulait disparaître… Elizabeth Yaxley.

- Merlin…
- Je peux expliquer, dit Regulus avec empressement. Les Aurors allaient l’arrêter, je ne pouvais pas la laisser… Regulus a un sens de la loyauté tellement tordue, ça me tue
- … être jugée pour un crime que tu avais commis ? Termina-t-il d’une voix tranchante.

Son frère eu la décence de baisser les yeux. Sirius sentit la panique accélérer son rythme cardiaque.

- Il voulait juste m’aider.

Elizabeth s’avança. Elle n’avait plus rien à voir avec la championne de Serpentard, impeccable sous tous rapports, d’il y a une heure. Ses cheveux étaient décoiffés et son visage reflétait l’expression d’un animal traqué. Sous son uniforme, son ventre arrondi, que plus personne ne pouvait ignorer, rendait l’image encore plus pathétique. Elizabeth Yaxley avait chuté de son piédestal.

- Et vous allez vous retrouver tous les deux à Azkaban, rétorqua-t-il, furieux. Les Aurors sont littéralement partout dans le château à sa recherche !
- Mais elle n’a pas tuée cette fille !
- Gemma Ackerley, Reg. Cette fille avait un nom. Et je sais très bien qu’elle ne l’a pas tuée, mais toi oui ! En plus elle était avec toi à ce moment-là. Ça ne la rend pas innocente !
- C’est pour ça qu’on a besoin d’aide… Tu pourrais la faire sortir du château ?

Sirius en resta sans voix et il se contenta de dévisager Regulus. Un rire incrédule lui échappa.

- Tu m’as pris pour Merlin ? Comment est-ce que tu veux que je la fasse sortir alors que Maugrey surveille chaque porte et fenêtre de ce maudit château ?
- Ne joue pas les idiots non plus, contra Regulus. Tu connais des passages, pas vrai ? Des passages secrets ? Tu pourrais la faire sortir par là. Elle n’aurait plus qu’à transplaner depuis Pré-au-Lard.
- Reg…
- C’est ça ou la livrer aux Aurors ! Et moi et son bébé avec par la même occasion.

Sirius se détourna, incapable de réfléchir clairement.
Soudain, à la mention du bébé, son regard glissa presque mécaniquement sur le ventre arrondi d’Elizabeth et il dévisagea les deux Serpentard en face de lui tandis qu’une idée lui traversait brusquement l’esprit. Il désigna la jeune fille d’un geste vague.

- Pitié… ne me dis pas que… que tu… je veux dire, le bébé…

Regulus écarquilla les yeux, horrifié. Pendant une seconde, Sirius eut la vision de l’expression de son petit frère, âgé de sept ans, lorsque Narcissa lui avait révélé comment on faisait les enfants.

- Merlin non ! S’écria-t-il. C’est Rosier, pas moi ! Bon sang, Sirius !
- Quoi ? Tu m’amène une fille enceinte en me disant qu’il faut que je t’aide… c’était ambigu. Hahahahahahaha mais Sirius :lol: :lol: :lol:
- Je vous assure que l’enfant est d’Evan, intervint Elizabeth en roulant des yeux.

Sirius retint un soupir de soulagement tandis que Regulus frissonnait à nouveau d’un air traumatisé. Si la situation n’avait pas été si grave, si rien n’avait changé, Sirius aurait sûrement éclaté de rire.

- Très bien, dit-il, résigné. Admettons que je l’aide. Qu’est-ce qu’elle fera une fois en dehors du château ? Les Aurors ne vont pas juste abandonner comme ça.
- Je transplane, répondit Elizabeth d’une voix ferme. Je rejoins Evan. On avait déjà envisagé de partir précipitamment au cas où… on pensait que ça serait à cause de mon père mais… Enfin, il a de la famille en France et en Espagne, et je crois que j’ai une tante aux Etats-Unis. Je quitte le pays, je disparais. Je recommence.
- Je ne sais pas si ça peut être aussi simple…
- Non, mais c’est mon seul espoir, contra-t-elle.

Sirius savait au fond de lui qu’elle avait raison. Elle était coincée entre les Aurors et Voldemort, la fuite hors du pays restait donc sa seule solution.

- Le Ministère a des liens avec les autres pays. Ils pourraient te retrouver même à l’étranger…
- C’est vrai, mais ils n’ont aucune preuve pour leur dossier. Ce n’était qu’une peur, ils n’ont aucun moyen de prouver que c’est un souvenir sans plonger dans mon esprit, et c’est interdit par la loi s’ils n’ont aucune preuve. Ils sont coincés. En plus, s’ils examinent ma baguette et les sorts que j’ai jeté, ils ne trouveront rien non plus…

Regulus piétina sur place, gêné, et Sirius se tourna vers lui.

- Quoi ?
- Ils ne trouveront pas de de sortilège fatal, concéda-t-il lentement, mais… le Doloris n’était pas légal…

Sirius blêmit.

- Vous lui avez jeté… Oh Merlin…
- Les mangemorts ne m’auraient pas laissé juste regarder les bras croisés, se défendit Elizabeth. Et un sortilège de torture n’est pas un meurtre. Ma famille ne les laisserait pas faire non plus pour ça… Si l’accusation ne repose que sur le Doloris, mon père donnera quelques pièces au juge et ça sera terminé. Ils pourraient m’arrêter, mais tu crois vraiment qu’ils prendront la peine de me chercher à l’autre bout du monde avec ce qui se passe en ce moment ? Par contre, Vous-Sais-Qui risque de venir après moi… C’est plus sûr si je disparais à l’étranger.

De toute évidence, Elizabeth avait longuement réfléchi à la question et Sirius se demanda depuis quand elle prévoyait ce plan de secours. Il se demanda aussi depuis quand il se retrouvait impliqué dans la couverture d’une affaire de meurtre.
Une douleur commençait à lui marteler la tête et il porta ses mains à ses tempes, épuisé. Juste un instant, il considéra véritablement l’idée de partir, de les laisser se débrouiller, mais il savait qu’ils n’y parviendraient pas, tout simplement parce qu’ils ne connaissaient pas le château aussi bien que lui… et surtout parce qu’ils n’avaient pas de carte du Maraudeurs avec eux.

- D’accord, souffla-t-il. On va le faire. Mais vous me suivez, vous faites ce que je vous dis, et surtout on se dépêche. Plus tôt on la fait sortir, plus on a de chances de réussir. En vrai, Sirius aussi a un sens de la loyauté complètement tordu
- Pas de problème, accepta Elizabeth en hochant vigoureusement la tête. Fais-moi sortir d’ici.

Sirius plongea la main dans sa poche arrière et attrapa la carte avant de se détourner pour l’ouvrir. Dans son dos, il entendit Regulus murmurer quelque chose à Elizabeth, mais il se concentra plutôt sur l’encre qui se déployait sur la carte. Il repéra Maugrey immédiatement dans le bureau de Dumbledore et il pria intérieurement pour qu’ils y restent un moment.
Un peu partout dans les couloirs, des individus circulaient, et Sirius devina qu’il s’agissait des Aurors. Pourtant, les alentours du passage de la sorcière borgne étaient étonnement dégagés. Il prit sa décision en une seconde.

- On y va, déclara-t-il. Vite.
- Déjà ?
- Suivez-moi… Non, attends Yaxely ! On va te jeter un sortilège de désillusion, juste au cas où. Reg, tu sais… ?
- Je m’en occupe.

Regulus sortit sa baguette et la pointa sur Elizabeth qui fut parcouru d’un frisson avant que sa silhouette ne semble se confondre avec celle du vieux canapé vert à mesure qu’elle s’effaçait presque. Sirius approuva d’un hochement de tête, satisfait. Il espérait quand même qu’ils ne croiseraient personne car n’importe quel élève ne manquerait pas de relever l’étrangeté de la situation s’il voyait les deux frères Black se balader ensemble. Mais tellement ahha
Prudemment, il ouvrit la porte de la salle puis jeta un coup d’œil au couloir désert et ils se mirent en route. A ses côtés, Regulus gardait les yeux droits devant lui, le visage imperturbable, mais Sirius le connaissait assez pour voir qu’il était tendu.
Ils atteignirent le troisième étage sans encombres, ni rencontrer personne. Même Peeves resta en dehors de leur chemin. Ils s’apprêtaient juste à tourner à l’angle du dernier couloir lorsqu’une voix résonna dans leur dos :

- Sirius !

Sirius se figea en même que Regulus… et sûrement Elizabeth, même s’il n’arrivait pas réellement à voir où elle se trouvait désormais. Il avait reconnu la voix, évidemment. Le cœur battant à tout rompre, il se retourna, dépourvu d’expression, et les poings enfoncés fermement dans les poches pour éviter que ses mains ne se mettent à trembler.

- Fleamont… Qu’est-ce que vous faites là ? Oupsie

D’une démarche assurée, Mr Potter arriva à leur hauteur. Il haussa un sourcil et son regard dériva brièvement sur Regulus qui redressa le menton, inflexible.

- Je pensais que c’était évident, dit-il finalement avec un demi-sourire. Les Aurors ont été appelés en renfort, je suis venu superviser les équipes pour retrouver la jeune fille recherchée. Mais je te retourne la question. Je croyais que la consigne était que les élèves devaient retourner dans leur salle commune ?

Sirius déglutit. Il détestait mentir au père de James qui l’avait toujours soutenu.

- On nous a juste conseillé de limiter nos déplacements, corrigea-t-il, mal à l’aise. Ce n’était pas obligatoire de rester dans la salle commune…
- Et donc tu devais aller quelque part ?
- Ca vous concerne ?
- Reg ! S’indigna-t-il. Merlin, tais-toi ! Désolé, ajouta-t-il précipitamment.

Mais visiblement le ton effronté et froid de Regulus n’était pas suffisant pour que Fleamont perde son sourire. Il se contenta de les fixer un peu plus avec insistance, comme s’il essayait de résoudre un problème d’arithmancie particulièrement complexe.

- Regulus Black, je présume ? Dit-il en tendant la main. Je ne crois pas que nous nous soyons déjà rencontrés. Enchanté.

Pendant une seconde, Sirius fut persuadé que son frère allait refuser de serrer la main à Mr Potter. Pourtant, lentement et avec réticence, Regulus tendit le bras mais garda la bouche fermé, la mâchoire contractée.

- Je sais bien que ça ne me concerne pas… mais qu’est-ce que vous faites ici alors que tout le château est en alerte ?
- On… on allait…
- On passait du temps ensemble dans l’enceinte de l’école, comme on a parfaitement le droit, rétorqua Regulus d’un ton cassant. Quoi ? Ça aussi vous allez me le prendre ? Oh mais il abuse parle pas comme ça à Fleamont toi
T AURAIS PAS D AUSSI BEAUX CHEVEUX SANS LUI


Sirius se retint sérieusement de l’envoyer dans le mur.

- Pas du tout, assura Fleamont en levant les mains en signe d’apaisement. Tu as raison. Mais j’insiste, tous les Aurors sont en train de patrouiller et je ne voudrais que vous ayez des ennuis. Allez en salle d’étude ou à la bibliothèque, d’accord ?
- Oui, bien sûr…

Rassuré, Fleamont posa brièvement sa main sur l’épaule de Sirius, comme un geste de réconfort ou d’approbation, il ne savait pas trop, puis il reprit son chemin et s’éloigna jusqu’à disparaître à l’angle du couloir.
Sirius sentit la tension quitter son corps et il expira de soulagement. Il jeta un coup d’œil en biais à son frère qui avait les bras croisés sur la poitrine, sur ses gardes.

- C’est bon ? Tu as fini ta crise d’ado ? Demanda-t-il, exaspéré.
- Où est Yaxley ? Répliqua Regulus en l’ignorant.

Ils tournèrent sur eux-mêmes sans rien voir, jusqu’à ce qu’une présence les frôle soudain sans prévenir.

- C’est moi, chuchota Elizabeth. Je m’étais éloignée, juste au cas où…
- Raison de plus de se dépêcher avant de croiser quelqu’un d’autre. Venez.

La statue de la sorcière borgne n’était plus qu’à quelques mètres. Ils l’atteignirent, le cœur oppressé par une tension croissante, et Sirius ouvrit le passage en vitesse. Il sentit Elizabeth se glisser sur sa droite pour entrer dans le tunnel. Le sortilège de désillusion s’effaça, les laissant voir à nouveau la jeune fille, baguette à la main et une moue inquiète accrochée aux lèvres.
Sirius jeta un dernier regard à la carte avant de la refermer.

- Tu as juste à aller tout droit, souffla-t-il, et tu ressortiras dans la réserve d’Honeydukes. Des Aurors doivent être en route pour Pré-au-Lard maintenant, tu ferais mieux de te dépêcher. Dès que tu seras en mesure de transplaner, fais-le. Rejoins Rosier et quitte le pays au plus vite.
- Les choses devraient se tasser, ajouta Regulus, nerveux. Comme tu l’as fait remarquer, ils n’ont aucune preuve contre toi.

Elizabeth acquiesça.

- Merci… murmura-t-elle. Merci pour tout.

Elle commença à s’éloigner. Sirius s’apprêtait à refermer le passage quand Regulus s’élança en avant et la rattrapa par le poignet, la forçant à se retourner une dernière fois.

- Yaxley… Promets-moi quelque chose…
- Oui… ?
- Ne laisse pas Evan gâcher ta vie, dit-il avec ferveur.

Sirius déglutit. Il aurait tellement aimé retourner le même conseil à son frère, tout en sachant que ça ne servirait pas plus que les fois précédentes. Parfois, les personnes étaient incapables de suivre elles-mêmes ce qu’elles demandaient aux autres. Regulus a l'air de savoir qu'il gâche sa vie en plus. C 'est affreux

**
*


Derrière les vitres du dortoir, James regardait l’amoncellement des nuages noirs au loin, au sommet des montagnes. Un orage ne manquerait pas d’éclater dans la soirée. Littéralement et métaphoriquement, souffla une petite voix dans sa tête. Il soupira et Lily lui adressa un sourire contrit depuis le lit sur lequel elle était assise.
Ils étaient tous dans leur dortoir depuis au moins une heure à attendre des nouvelles de Sirius. James avait décidé intérieurement que si son meilleur ami n’était revenu d’ici dix minutes, ils iraient de toute façon le chercher, même s’il devait retourner toute le château.
Marlène les avait maintenant rejoints après avoir laissé Dorcas avec Lucinda. James croisa son regard en se détournant de la fenêtre. Il allait lui demander si elle voulait venir avec lui arpenter les couloirs quand la porte se rouvrit une nouvelle fois.

- Sirius ! S’exclama Alexia en bondissant sur ses pieds.

Surpris, il vacilla sur ses pieds alors qu’elle se jetait contre lui et enroulait ses bras autour de son cou.

- T’étais où ? Demanda Remus. On t’a pas vu sortir du terrain, les Aurors…
- Je sais, coupa Sirius d’une voix rauque. J’étais…

Il s’interrompit et ses yeux balayèrent toutes les personnes présentes. Les Maraudeurs, Lily, Alexia, Marlène… Le silence se prolongea et James sut que quelque chose n’allait pas, comme il comprenait toujours quand quelque chose s’était passé avec Sirius et qu’il refusait d’en parler.

- J’ai fait un tour, dit-il finalement, faute de mieux.

James retint un haussement de sourcil face à ce mensonge éhonté. Un pressentiment germa dans son esprit et il se passa une main dans les cheveux pour les ébouriffer. L’absence de Sirius et l’apparition de Gemma sous forme d’épouvantard lors de l’épreuve ne pouvaient pas être une coïncidence pour la simple raison que Regulus était le seul point commun entre les deux.

- Et Alex, tu pourrais aller chercher des chocolats chauds en cuisine ? Demanda-t-il. Je pense que tout le monde en a besoin non ? Peter peut t’accompagner…
- Mais…
- Bonne idée, intervint Remus. J’aimerais bien du chocolat aussi.

James remercia Remus d’un regard. Les protestations d’Alexia et Peter s’évanouirent d’ailleurs dès la demande de Remus, comme s’ils venaient de se souvenir que la pleine lune tombait bientôt, et ils acceptèrent immédiatement.
Dès que la porte se referma derrière eux, James jeta un sort d’insonorisation.

- C’est bon, Alex n’est plus là… Donc ? T’étais où ?
- James…
- Yaxley a disparu. Personne ne sait où elle est, les Aurors la cherche. Et toi… tu es allé faire un tour ?

Sirius baissa les yeux.

- Arrête, si tu connais déjà la réponse, pourquoi tu te donnes la peine de demander ? Grommela-t-il.
- Oh Merlin tu l’as fait… Tu l’as aidé ? Où elle est ?
- Normalement elle devrait être arrivée à Pré-au-Lard maintenant… Elle doit avoir transplané et si elle réussit elle aura quitté le pays dans une heure.
- Quoi ?
- Elle était innocente, tu le sais…
- Ne pas avoir jeté le sortilège elle-même ne la rend pas innocente, Sirius ! Elle restait liée aux mangemorts, elle aurait pu témoigner.
- Et risquer qu’ils arrêtent… Regulus ? J'ai un peu envie de taper tout le monde là :lol: Je comprends Sirius et en même temps, à quel moment il va arrêter de le protéger?

James sentit son ventre se serrer. Il savait que Sirius avait raison. Malgré son indignation, il savait qu’il n’aurait pas pu dénoncer Regulus.

- C’était la dernière fois, Cornedrue, assura Sirius. Je lui ai dit. Mais je devais l’aider… je devais l’aider parce que… la prochaine fois qu’on se verra, j’en serai incapable, on ne sera plus dans le même camp… C’était la dernière fois… Ah bon bah c'est là qu'il arrête alors haha
Je crois qu'à sa place je préférerais le dénoncer aux Aurors plutôt que devoir l'attaquer frontalement
Bref

On se retrouve donc pour l'épilogue... En espérant que vous avez aimé, j'attends vos avis ;)
Eh mais j'ai rattrapé mon retard !
Je m'attendais pas à ce que l'histoire prenne ce tour-là, c'est marrant. Que ça se termine en étant aussi centré sur Regulus, tu vois ? Mais c'est pas une mauvaise chose, hein, pas du tout :) C'était une fort bonne et fort originale direction! Je me demande comment tu vas conclure ça dans l'épilogue !
annabethfan

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Re: Au temps des Maraudeurs [Harry Potter]

Message par annabethfan »

Ça me fait presque étrange de venir poster aujourd'hui... pour la dernière fois. Bon je pense que je reviendrais poster des bonus, vous me connaissez, mais du moins c'est terminé pour l'histoire principale.

J'ai mis environ 4 ans à écrire cette fanfiction. Je me souviens encore de la première fois où j'en ai parlé à ma meilleure amie dans le bus en terminale... Les Maraudeurs m'ont accompagné pour mon bac, pour mes années de prépa, ma découverte de la fac en licence et maintenant pour mon master (qui porte sur Harry Potter, comme quoi...).

C'est sûrement l'histoire la plus aboutie que j'ai écrite. J'avais une grande tendresse pour Next Generation, mais j'ai l'impression d'avoir mis beaucoup plus de moi dans ATDM, d'avoir plus développé les personnages et les relations qui me tenaient à coeur. Bon on en reparle dans cinq ans et ça se trouve j'aurais sûrement changé d'avis, mais pour le moment je suis assez fière de cette fanfiction.

Et évidemment, même si c'est cliché de le dire, rien n'aurait été pareil ou possible sans vous. Ecrire sur un doc word c'est marrant, ça libère, mais le véritable intérêt c'est de partager l'histoire et de découvrir vos retours/commentaires/remarques chaque semaine. Vous m'avez fait rire, vous m'avez émue... J'ai juste adoré poster sur ce site pendant quatre ans. Merci infiniment. Le mot lui-même n'exprime même plus ce que vous avez apporté à cette histoire.

Plus précisément, j'aimerais remercier Clem, Perri et Cazo qui ont été là pour moi à chaque moment pratiquement! Toujours là pour commenter, toujours là pour débattre ou pour suggérer des idées quand je bloquais (et dieu seul sait que j'ai bloqué plusieurs fois sur cette fanfic :lol: ). Un énorme merci à vous!!!
Celle qui mérite aussi toute ma reconnaissance, et même si vous ne la connaissez pas elle mérite d'être citée, c'est Ophélie. Sachez que vous n'auriez pas eu la même fanfic sans elle! Elle m'a donné tellement d'idées, elle restait éveillée hyper tard en attendant que je lui envoie les chapitres, elle m'engueulait quand je prenais trop de temps :lol:

Donc voici l'épilogue... J'espère que vous aimerez. Il a pas mal changé par rapport à ce que j'avais dans la tête. Je voulais écrire la mort des personnages, et évidemment je n'y suis pas parvenue. (Je laisse ça à Cazo ^^). Il n'est pas non plus hyper optimiste, mais c'est une fin plus douce-amère qui correspond encore à la période. Ils entrent en guerre, mais ils sont encore des enfants, ne serait-ce que pour quelque temps et je voulais retranscrire ça.

Je n'ai pas le temps de prévenir tout de suite, mais je le fais dans l'aprèm ^^ Ah et le titre vient évidemment de Peter Pan ;)

On se retrouve en bas, je vous poserai une ou deux questions ^^ Encore merci et bonne lecture!!


Epilogue : « Tous les enfants grandissent… »

28 juin 1978 – Marlène & Regulus


Adossée contre l’épais tronc d’arbre qui bordait le Lac Noir, Marlène jeta son jeu de carte devant elle, défaite, et soupira. C’était la troisième partie d’affilée qu’elle perdait contre Dorcas.

- Je laisse tomber, s’avoua-t-elle vaincue. Tu veux prendre ma place, Peter ?
- Pour me faire battre à plat de couture ?
- C’est ton défi, lança Dorcas. Arriveras-tu à détrôner la reine de la bataille explosive ?
- Vas-y Pete ! Encouragea Sirius depuis la branche d’arbre sur laquelle il était perché avec Alexia. On croit en toi !

Marlène éclata de rire en voyant Peter accepter le paquet de cartes qu’elle lui tendait et se mit à simplement observer la partie.
Elle aurait voulu figer ce moment pour toujours, le graver dans sa mémoire ou le mettre dans une pensive pour ne pas qu’il lui échappe un jour. Les examens s’étaient terminés hier, ils reprendraient tous le train demain soir, et elle avait du mal à réaliser qu’une période de sa vie allait se terminer. La prochaine fois qu’elle prendrait le Poudlard Express pour rentrer, ça serait pour ne plus jamais y remonter.
Une vague de nostalgie la traversa et elle ferma les yeux, le visage baigné par le soleil. Elle ne voulait pas y songer. Elle préférait repenser aux bons moments de cette année, aux rires et aux blagues, à l’ambiance du Tournoi qui avait changé le château pendant des mois.
La veille, juste après le banquet, Dumbledore avait annoncé les résultats du Tournoi, malgré les rumeurs d’annulation à cause de la façon dont s’était terminée la cinquième Epreuve. Elizabeth Yaxley n’avait pas été retrouvée et était apparemment en fuite hors du pays. C’était précisément parce leur championne n’avait pas pu terminer son épreuve que la victoire avait échappé à Serpentard. Gryffondor, avec 590 points, remportait le Tournoi en dépit des points perdus pour comportement. Marlène devait toutefois accorder que les Maraudeurs s’étaient assez tenus à carreau cette année, selon leurs critères bien évidemment. Dans tous les cas, le directeur avait annoncé que le Tournoi ne serait pas reconduit car il demandait certains ajustements, ce qui revenait à dire que le Tournoi des Trois Sorciers avait peu de chance d’être à nouveau organisé avant au moins vingt ans.

- James ! Lâche-moi ! Cria soudain Lily.

Marlène rouvrit les yeux et découvrit, amusée, que James menaçait de faire tomber Lily dans l’eau en la portant à bout de bras.

- James, si tu fais ça je jure que je te quitte !
- Ah non, intervint Alexia, j’ai déjà choisi ma robe pour votre mariage. Vous ne pouvez pas me faire ça !
- Dans ces conditions, soupira James.

Il reposa Lily sur ses deux pieds et la lumière du soleil accrocha ses cheveux roux. Marlène sourit, profondément heureuse, assise dans l’herbe juste entre amis.
Un léger vent se mit soudain à souffler entre les branches de l’arbre et elle tentait de chasser ses mèches blondes qui lui revenaient dans la figure lorsque son regard tomba sur une silhouette au loin, à moitié dissimulée dans l’ombre d’un bosquet. Son cœur loupa un battement. Regulus.

- Je reviens, s’entendit-elle dire d’une voix lointaine en se levant.
- Où est-ce que… ? Commença Dorcas.
- Laisse-la, intima Lily doucement. Elle revient.
- Mais…

Les protestations de ses amis se perdirent dans son dos tandis qu’elle remontait la pente vers lui, nerveuse. Demain, elle quitterait Poudlard. Demain, leur amitié prendrait fin et ils ne se reverraient sans doute plus, ou du moins plus dans les mêmes circonstances.
Marlène ne se rendit compte qu’elle avait déjà les yeux embués de larmes qu’en arrivant devant lui, la vision floue. Il tendit vers la main vers elle avant de la laisser retomber.

- Eh McKinnon, souffla-t-il.
- Eh Black…

Ils restèrent face à face, les bras le long du corps, incapables de trouver les mots.

- Désolé de te déranger… marmonna-t-il finalement. Je voulais juste… Enfin, comme on part demain…
- Dire au revoir ? Ou… adieu ?

Regulus se crispa et il déglutit.

- Pas besoin d’être dramatique, tu sais, dit-il. Je voulais juste te voir, parler une dernière fois. Félicitations pour le Tournoi d’ailleurs.
- Je n’ai rien fait…
- Gryffondor a gagné.
- On sait tous que la dernière épreuve n’a pas été terminée, protesta-t-elle en haussant les épaules. Vous auriez pu remporter le titre aussi. Mais merci.

Le silence s’installa, s’étirant entre eux comme la distance qui semblait se creuser un peu plus à chaque seconde qui passait, comme un poids pesant qu’ils ne faisaient que prétendre ignorer.
Marlène se rendit compte qu’ils étaient ridicules. Elle en avait marre de prétendre.

- Qu’est-ce qu’on fait là ? Demanda-t-elle. On dirait deux étrangers qui se disent au revoir sur le quai d’une gare…
- Je te l’ai déjà dit, on n’est pas amis, McKinnon, dit-il d’un ton exaspéré sans réussir à cacher la pointe d’amusement dans sa voix.
- Toi-même tu n’y crois plus, arrête !

Pour la forme, elle lui donna un coup dans l’épaule. Il parut troublé un instant du contact avant de se ressaisir, mais Marlène sentit à nouveau les larmes lui monter aux yeux.

- Je n’ai pas envie de te dire au revoir, avoua-t-il soudain, le regard perdu dans le vague.
- Tu vas bien devoir le faire, pourtant… L’année prochaine, tu me rejoindras plus dans le repère pour manger du chocolat et te plaindre de tes devoirs. Tu n’auras plus à supporter mon chat…
- Il va me manquer je crois finalement… ton monstre sur pattes…

Marlène émit un bruit étranglé entre rire et larmes. Un étau lui enserrait la poitrine, comme si son corps n’arrivait pas à supporter la montée brusque d’émotions qui se diffusait dans ses veines.

- C’est tout ce qui va te manquer ? Articula-t-elle.
- A ton avis ? Rétorqua Regulus sèchement.

Elle ne s’en formalisa pas. Elle avait compris depuis le temps la façon dont il réagissait et elle savait pertinemment qu’il n’aimait pas qu’elle le mette dos au mur, qu’elle le force à admettre ses sentiments, mais elle savait aussi que c’était sûrement sa dernière occasion.

- Je voulais juste te l’entendre dire…
- Qu’est-ce que ça changerait ?

Tout, songea-t-elle. Pour moi, tout, Reg. Mais elle décida de changer de sujet, le ventre noué.

- Tu as parlé à Rosier récemment, sinon ?

Sa fausse nonchalance tomba à plat.

- Non, dit-il froidement.
- Pas même des nouvelles de Yaxley ?
- Comm… ? Je…
- Oh Reg, tu ne vas pas me faire croire que tu ne l’as pas aidé à s’échapper de Poudlard ? Pas après ce que tu m’as dit sur ce qui s’est passé au manoir Lestrange.

Elle se refusa à prononcer le nom de Gemma Ackerley, mais Regulus blêmit malgré tout, sa frange de cheveux noirs se
détachant sur sa peau pâle.

- Non, répéta-t-il avec fermeté. Aucune nouvelle. Il me reste un an d’étude à faire, j’ai le temps avant… Enfin, tu sais…

Marlène eut l’impression que l’air se coinçait dans sa gorge, l’empêchant de respirer. Elle aurait voulu lui dire qu’un an ne représentait rien, à peine un battement de cil. Le délai qu’il croyait avoir partirait en fumée avant même qu’il ne s'en rende compte et il serait seul au moment où il en prendrait conscience.
Un sanglot lui échappa.

- Marlène, non… S’il te plaît…

Il l’attira contre lui et elle s’agrippa à ses épaules, le visage enfouit dans son cou. Elle devait presque se tenir sur la pointe des pieds désormais. Il avait grandi depuis l’année dernière, lors de leur rencontre dans un couloir sombre. Pourtant, il n’était encore qu’un enfant, tout comme elle.
Marlène continua à pleurer, incapable de s’arrêter, leur corps pressé l’un contre l’autre. Ce n’était pas un adieu normal, elle ne quittait pas juste l’école. Elle le laissait à son sort et elle savait qu’elle avait échoué malgré tous ses efforts. Au fond de son esprit, elle savait aussi qu’elle n’était pas responsable et ne pouvait pas faire ses choix à sa place, mais le goût amer des regrets emplit quand même sa bouche.
Elle sentit son emprise se resserrer autour d’elle au moment où Regulus tournait la tête, ses lèvres frôlant son oreille.

- Ne pleure pas pour moi, McKinnon, murmura-t-il. Je suis désolé…
- Reg…
- Ne doute pas une seconde de ce que tu as fait, dit-il dans un souffle qui caressa sa peau. Tu m’as sauvé de toutes les manières possibles, Marlène. Et… et tu vas me manquer. Merlin, évidemment que tu vas me manquer. Je suis désolé…
- Fais pas ça, Reg, s’étrangla-t-elle. Je t’en prie.

C’était une supplication désespérée qui ne servait plus à rien, ils en avaient consciences l’un comme l’autre. Marlène savait que le poids du devoir ne faisait pas tout, Regulus avançait aussi en partie par choix et elle ne pouvait pas le faire changer d’avis. Le Seigneur des Ténèbres était un adversaire trop puissant contre lequel elle ne pouvait lutter.
Il ne prit pas la peine de lui répondre. Doucement, il se détacha d’elle, mais vint poser son front contre le sien immédiatement. Ils étaient si proches et si éloignés à la fois.

- Marlène… Est-ce que je peux… Avant qu’on…. ?

Son esprit embrumé ne comprit pas ce qu’il lui demandait et Regulus déglutit, nerveux.

- Juste une fois… est-ce que je peux… ?
- Je… Oui… Oui, bien sûr…

Regulus écrasa ses lèvres sur les siennes, comme un cri de désespoir muet. Sa main glissa sur sa taille et Marlène ferma les yeux, son cœur cognant à coups sourds dans sa poitrine. Elle avait l’impression de ne plus rien ressentir à part la sensation de leur bouche qui se mouvait ensemble, de ce baiser qui lui volait son souffle.
Les jambes tremblantes, elle l’embrassa encore et encore, tant qu’elle le pouvait. Ils n’y avaient plus qu’eux à cet instant. Les mois de frustration, de complicité, de cris et de rires semblèrent se mêler et se confondre.
La respiration haletante, Marlène s’écarta et son regard accrocha celui de Regulus dont les yeux gris la fixaient avec une émotion indéchiffrable.

- Pourquoi ? Dit-elle, la voix brisée. Pourquoi tu as attendu aussi longtemps ? Tu savais que je… Pourquoi, Reg ?
- Je suppose qu’on se rend compte qu’on tient à certaines personnes qu’au moment de les perdre…

Marlène eut envie de lui mettre une claque.

- Jusqu’au bout, s’exaspéra-t-elle. Tu m’en aurais fait voir jusqu’au bout.
- Je t’avais dit que tu ne savais pas dans quoi tu t’embarquais, répliqua-t-il en ayant l’audace de sourire.
- Reg… soupira Marlène. Tu peux me promettre une dernière chose ?

Il se raidit imperceptiblement.

- On n’est pas très doués pour garder nos promesses je te rappelle…
- Juste celle-là.
- Vas-y, McKinnon, demande, céda-t-il en roulant des yeux.
- Tu me promets que tu ne m’oublieras pas ?

La phrase lui avait échappé, comme si elle avait été incapable de la retenir, et le regard de Regulus s’adoucit une dernière fois.

- Comment est-ce que je pourrais oublier ma meilleure amie ?

Marlène sentit un sourire étirer son visage. Puis un rire monta dans sa gorge et traversa ses lèvres. Il l’avait dit. Il avait fini par le reconnaître. Et elle savait que « meilleure amie » signifiait tellement plus.
Ces deux petits mots signifiaient tellement plus que leur simple signification ; mais après tout leur relation n’avait jamais été normale.

- Bonne chance, Regulus Black, souffla-t-elle.

Toujours sur la pointe des pieds, elle déposa un dernier baiser sur sa joue et fit volte-face pour retourner près du Lac Noir et ses amis. Elle se refusa à jeter un coup d’œil en arrière. Elle savait que si elle se retournait, elle ne le laisserait pas partir. Un pas après l’autre, un pied devant l’autre.
Marlène continua à avancer résolument, le cœur au bord des lèvres et les yeux brûlants de larmes.
Quand elle revint s’asseoir près de Dorcas, ignorant Sirius qui la regardait comme s’il la voyait pour la première fois, son amie l’observa longuement à travers ses longs cils et Marlène lut ses excuses dans son regard. Elle tenta de lui adresser un sourire rassurant, mais elle avait dû être peu convaincante car une seconde plus tard, Lily et Alexia vinrent l’entourer également.
Aucune d’elles ne prononça un mot. Elles se contentèrent de l’engloutir dans une étreinte et Marlène s’accrocha à elles, reconnaissante. Elle irait mieux. Avec le temps.

8 juillet 1978 – Sirius & Alexia


- Sirius, allez, laisse-moi voir !
- Patience, dit-il d’une voix chantante. Avance encore un peu.

Alexia roula des yeux derrière les mains de Sirius qui lui couvraient la vue et avança de quelques pas. Le parquet craqua sous ses pieds.

- Un… deux… trois…

Il retira ses mains. Alexia cligna des yeux, juste le temps de s’habituer à la soudaine luminosité, et l’appartement se révéla devant elle. Sirius en avait récupéré les clés il y a une heure à peine et elle était venue le rejoindre le plus vite possible. Elle considérait comme une fierté personnelle de découvrir le nouvel appartement de Sirius avant James.

- Oh Merlin !

Elle tourna sur elle-même. Ils se trouvaient dans le salon qui n’était pas encore réellement meublé. Un canapé poussé contre le mur, une table en bois entourée de trois chaises dans un coin, et une étagère avec quelques livres près de la fenêtre. Mais Alexia devait avouer qu’il avait quand même du charme avec son vieux parquet et sa cheminée du début du siècle.

- La plupart de mes affaires sont encore chez Fleamont et Euphemia, expliqua Sirius. J’irai les récupérer ce week-end, si Maugrey me laisse deux minutes pour échapper à son entraînement.
- Je pourrais t’aider si tu veux… Je n’ai pas besoin d’être aux entraînements ou au QG tout le temps et ça m’occupera.
- Si ça t’amuse de déballer mes quatre cartons, dit-il en souriant. Avec plaisir !

Alexia ne prit même pas la peine de lui faire remarquer qu’il aurait un peu plus de quatre cartons malgré le peu d’affaires qu’il possédait. Elle savait qu’il n’avait pas emporté grand-chose de chez les Black, voire rien du tout, et que la plupart des choses actuellement dans sa chambre appartenaient en réalité au Potter ; mais il faudrait bien meubler ce nouvel appartement. Et si elle avait l’occasion de le traîner dans un magasin de décoration, elle ne la laisserait pas passer, juste pour voir son regard perdu face aux rayons.

- Qu’est-ce qui te fait rire ?
- Rien, mentit-elle, incapable de réprimer le rictus qui lui montait aux lèvres. Tu me montres le reste ?
- Suivez-moi, princesse !

Il attrapa sa main pour la tirer vers le couloir qui donnait sur une minuscule salle de bain, une cuisine à peine plus grande, et enfin la chambre. Là encore, la pièce n’était que partiellement meublée ; juste un lit, un bureau et un miroir à pied occupaient l’espace. Alexia tourna sur elle-même.

- J’ai du mal à m’y faire, avoua-t-elle. C’est vraiment à toi.
- Il faut croire que je deviens un adulte responsable !
- Tu parles, tu appelleras Lily dès que tu voudras te faire une tasse de thé.

Sirius eut l’air indigné et il l’attrapa par la taille, la soulevant littéralement du sol.

- Sirius ! S’exclama-t-elle en riant. Arrête !
- Je fais le meilleur thé d’Angleterre, affirma-t-il sans obéir. Retire ce que tu viens de dire !
- Lâche-moi !

Elle se rendit de son erreur à la seconde où il la lâcha sans cérémonie sur le lit. Avec un cri de surprise, Alexia rebondit sur le matelas et Sirius se jeta à côté d’elle, évitant de justesse de l’écraser.

- Je vais rompre si tu continues, menaça-t-elle en le pointant du doigt.
- Ça voudrait dire renoncer à cet appartement… Tu ne pourrais même pas en profiter !
- Tu me laisserais rester avec toi ?

Sirius tourna la tête pour planter ses yeux gris dans les siens, ses cheveux noirs en désordre sur les couvertures formant une sorte d’halo autour de sa tête.

- Toujours, assura-t-il. Toi et moi, princesse.
- Et James, Remus, Peter, ajouta-t-elle en riant. Je ne suis pas assez naïve pour croire qu’ils ne seront pas là six soirs sur sept !
- C’est un reproche ?

Malgré son ton léger, elle sentit que la question était sincère et elle s’empressa de secouer la tête.
Pendant un temps, si elle devait être honnête avec elle-même, l’amitié fusionnelle des Maraudeurs l’avait mise mal à l’aise. Elle avait eu l’impression qu’une partie de Sirius lui échappait et ne serait jamais tout à fait à elle. Elle ne comptait même plus les fois où quelqu’un avait fait une remarque ou une plaisanterie qu'elle n'avait pas compris, mais que Sirius avait croisé le regard de James puis éclater de rire. Elle ne comptait plus non plus les fois où elle avait cherché Sirius partout dans le château avant de le retrouver en pleine partie de bataille explosive avec ses amis et plusieurs bouteilles de bières au beurre.

- Non, murmura-t-elle, j’ai même plutôt hâte. Je préfère qu’on soit tous ensemble les uns sur les autres que d’être en guerre…
- Ça sera les deux, princesse. En vrai, je ne suis même pas sûr de passer beaucoup de temps ici. On sera souvent au QG, surtout cet été pour l’entraînement…
- Moi par contre, je pourrais aller au Ministère en quelques arrêts de métro ! Tu vas voir, je serai la secrétaire parfaite.

Sirius éclata de rire.

- Je ne sais pas comment tu arrives à te repérer dans le métro. On l’a étudié en cours d’étude des moldus l’année dernière, j’avais décroché au bout de cinq minutes.
- Ce n’est pas compliqué quand on a grandi avec, dit-elle. Et puis je vais mieux en ce moment, donc je laisse le transplanage de côté, juste au cas où.
- Bonne idée. Plus jamais de transplanage.

Alexia se mordit la lèvre. Elle savait qu’il restait hanté par le jour où il avait dû la ramener en urgence à Poudlard par transplanage et qu’elle avait arrêté de respirer. Elle le savait parce qu’il lui avait confié à l’hôpital quand ils étaient tous les deux, si proches qu’elle avait pu lire la peur dans ses yeux. C’était dans ces moments-là qu’elle avait aussi compris que Sirius la laissait entrevoir des choses qu’il ne montrait pas aux autres, qu’elle aussi avait accès à une partie de lui que les Maraudeurs ne voyaient pas.
Un jour, il lui avait avoué qu’il détestait son physique. Alexia avait failli éclater de rire sur le coup, une réplique moqueuse aux lèvres, avant de réaliser qu’il était sérieux. Sans la regarder, il lui avait alors expliqué qu’à chaque fois qu’il regardait dans un miroir, il les voyait eux. Ses pommettes hautes et sa mâchoire dessinée lui rappelaient son père, debout devant l’âtre de la cheminée, le visage impassible ombré d’une barbe parfaitement taillée, et qui jetait sur son fils aîné un regard de déception et de mépris. Ses longs cils et ses cheveux épais lui renvoyaient l’image de sa mère, l’air condescendante et désapprobatrice. Il avait aussi hérité du nez et des lèvres de sa tante Lucretia, du menton de son oncle Cygnus et des yeux gris de son grand-père Arcturus. Pour lui, il n’était qu’un assemblage complexe, un puzzle rassemblant des pièces de toute sa famille. Il détestait cette idée. Pour lui, son physique était un rappel constant de qui il était, d’où il venait, et que du fait que peu importe à quel point il essayait de s’en libérer, l’emprise des Black ne faiblirait jamais.

- Tu sais quoi ? Murmura-t-elle après de longues secondes, la voix enrouée. T’as raison
- Hum ? Sur le transplanage ?
- Non, sur nous.

Alexia tendit la main et effleura sa joue, heureuse. Pour l’instant. Elle voulait s’accrocher à ce sentiment pour encore quelques temps, avant que la guerre n’éclate vraiment, avant qu’ils soient obligés de grandir.

- Ça sera toujours toi et moi, promit-elle.

14 août 1978 – Lily & James


La main de James fermement dans la sienne, Lily inspira une grande goulée d’air. C’était une nuit d’été particulièrement chaude et elle écarta une de ses mèches de cheveux avec impatiente, le pas léger. Elle avait encore du mal à réaliser qu’ils avaient leur soirée de libre, loin du QG de l’Ordre qu’ils n’avaient pratiquement pas quitté depuis un mois.
L’entraînement de Maugrey était intensif, ses courbatures pouvaient en attester. Elle n’en pouvait plus de faire des kilomètres de course à pied pour améliorer son endurance, surtout quand elle voyait James faire des foulées sans sourciller. Ses années de Quidditch payaient. Elle était plus à l’aise pendant leurs entraînements de duel et de sortilèges, même lorsque Gideon ou Fabian jouaient les instructeurs en chef sans pitié. Elle les soupçonnait de trouver divertissant de pousser à bout les petits nouveaux.
Malgré tout ça, Lily commençait à se faire à sa nouvelle vie, aux repas partagés dans la petite cuisine avec les autres et leurs soirées passées ensemble. Elle savait que le rythme changerait une fois qu’ils seraient sur le terrain, qu’ils iraient tous en mission pour de vrai, mais pour l’instant elle profitait de son dernier été avant d’entrer dans la vie d’adulte.
Du coin de l’œil, elle regarda James à la dérobée qui avait l’air beaucoup moins détendu qu’elle.

- Tout va bien ? Demanda-t-elle.
- Ouais… bien sûr…
- Ils vont t’adorer, James ! Tu vas voir !
- Mais…
- Pas de mais, coupa-t-elle en souriant. Mes parents veulent te rencontrer depuis des mois. Tout va très bien se passer, sois toi-même et ça ira. Comme avec moi.

James n’eut pas l’air rassuré outre mesure et Lily serra un peu sa main dans la sienne avant de pousser la barrière du jardin pour remonter l’allée qui menait à la maison. Ses souvenirs d’enfance valsèrent dans son esprit alors qu’ils dépassaient l’affreux nain de jardin que son père avait un jour trouvé dans une brocante et qu’ils avaient gardé pour rire.
Ils n’avaient pas atteint le perron que la porte s’ouvrit sur une femme aux cheveux d’un blond sombre et à la silhouette mince.

- Lily ! S’exclama-t-elle.
- Maman !

Dès que les bras de sa mère se refermèrent sur elle, Lily eut l’impression de redevenir une petite fille. Elle inspira son parfum, celui qui avait imprégné tous les vêtements de sa mère qu’elle essayait en cachette durant son enfance, et une vague de soulagement la traversa.

- Tu m’as manqué, souffla Mrs Evans. Oh regarde-toi, tu vas me dépasser…
- Tu m’as manqué aussi…

A regret, elle se détacha légèrement et sa mère recula de quelques pas, les yeux humides. Elles ne s’étaient pas vues depuis la fin du mois de juin lors de la remise des diplômes.

- Entre, entre. Le repas est prêt, on t’attendait avec impatience.
- Pétunia… ?
- Oh… elle n’est pas là, elle est avec Vernon ce soir. Je lui ai dit que tu venais mais elle n’a pas pu annuler… Désolée, ma chérie.

Lily ravala sa déception et se força à sourire.

- Ce n’est pas grave, dit-elle. Je suis contente d’être à la maison.
- Moi aussi ! Oh et mon dieu je manque à tous mes devoirs… Tu dois être James ?

Lily se retourna, honteuse d’avoir oublié James pendant une seconde. Il se tenait dans l’embrasure de la porte d’entrée, incertain et nerveux, mais il adressa un sourire à Mrs Evans en lui tendant la main.

- C’est ça. James Potter, dit-il. Enchanté, madame.
- Ravie de te rencontrer. Et je t’en prie, appelle-moi Marguerite.

Les présentations faites, ils entrèrent dans la maison. Rien n’avait jamais depuis la dernière fois que Lily était venue, toujours les mêmes meubles et le même papier peint à fleurs, les mêmes photos aux murs. Dans le salon, en train de déposer la dernière assiette, Mr Evans releva la tête en les voyant entrer.

- Ah ! Ils sont là ! Bonjour ma chérie…

Comme avec sa mère, Lily se laissa aller dans l’étreinte de son père, l’une des personnes les plus importantes dans sa vie. Ils avaient toujours eu un lien spécial ensemble.

- Et James bien sûr, dit-il chaleureusement, une pointe moqueuse dans la voix. Le futur mari, n’est-ce pas ?
- Papa !
- Ce sont ses mots, pas les miens, se défendit Mr Evans en riant. Comment vas-tu ?
- Très bien, monsieur. Merci de m’avoir invité.

Lily sourit en roulant des yeux en voyant James si mesuré. De toute évidence, il lui faudrait encore quelques minutes pour se détendre.
Ils discutèrent encore de tout et de rien, rattrapant le temps perdu avant de passer à table, et Lily venait tout de juste de commencer son repas quand l’interrogatoire commença. Elle aurait dû s’y attendre.

- Alors ma chérie, qu’est-ce que tu fais en ce moment ? Demanda sa mère d’un ton faussement léger. On a l’impression de ne plus avoir de tes nouvelles… Tu n’appelles jamais.
- Je te l’ai déjà dit, il n’y a pas de téléphone là où je suis cet été… expliqua-t-elle avec regret. Je vais essayer de vous envoyer quelques lettres, mais ce n’est pas facile…
- Pourquoi ? Vos hiboux sont en grève ? Plaisanta son père.

Lily se tendit. Elle ne leur avait pas réellement avoué dans quoi elle s’était engagée en rejoignant l’Ordre pour ne pas les inquiéter et elle avait veillé à ne pas mentionner les attaques des mangemorts ou la montée de Voldemort qui ne cessait de gagner inexorablement du terrain.
Elle sentit le regard brûlant de James pesé sur elle.

- Non, évidemment, dit-elle. Mais… ça pourrait être dangereux.
- Dangereux ? Comment ça dangereux ?

Lily soupira.

- On en parlera plus tard, d’accord ? Le repas vient de commencer, ça ne sert à rien pour l’instant.
- Mais Lily…
- Promis, demain. Ça peut attendre demain.

Ses parents la dévisagèrent un long moment, comme en plein débat intérieur, mais finalement sa mère dut décider qu’elle avait d’autres questions à poser car elle abandonna et se tourna vers James.

- Très bien, dans ce cas parlons de toi James.
- De moi ?
- Oui, qu’est-ce que tu vas faire maintenant que vos études sont terminées ? Tu as des frères et sœurs ? Et tes parents, qu’est-ce qu’ils font ?
- Maman ! Laisse-le respirer !
- Quoi ?

James lui jeta un regard perdu avant de se tourner à nouveau vers ses parents qui lui souriaient avec bienveillance. Il parut légèrement rassuré, même s’il se passa une main dans les cheveux, anéantissant le faible effort qu’il avait fait pour les garder à peu près coiffés jusqu’ici. Lily se retint de sourire.

- Je ne sais pas encore exactement ce que je veux faire, avoua-t-il, faisant attention à ne pas mentionner l’Ordre. Pendant longtemps, je voulais être joueur de Quidditch, ou au moins travailler dans ce milieu.
- Le Quidditch ?
- Tu sais, le sport avec les balais et les balles, expliqua Lily. Il y avait des équipes à Poudlard.

James faillit s’étouffer devant cette réduction.

- Des balais et des balles ? Répéta-t-il, indigné. Merlin, Evans, je croyais qu’on avait dépassé ce stade.
- Oui, enfin tout le monde a compris.
- Et tu faisais partie d’une équipe, James ? Demanda Mr Evans, amusé.
- Oui, j’étais poursuiveur. Je marquais les buts, élabora-t-il en réalisant sûrement que le poste ne dirait rien à son père.
- Oh allez Potter, la modestie ne te va pas, intervint Lily. Il était capitaine, pas juste poursuiveur. Et il nous a fait gagner la coupe deux années de suite.
- « Nous », dit-il, rictus aux lèvres. Tu n’arrives même pas à monter sur un balai.
- Ne m’en parle pas, elle n’a jamais réussi à taper dans un ballon de foot non plus, déplora faussement son père.

Le visage de Lily s’enflamma et elle les fusilla du regard tous les deux.

- Chris, rabroua sa mère. Arrête. Continues, James.
- Euh… c’était quoi les autres questions ? Ah oui ! Je suis fils unique… Enfin… techniquement, mais pas vraiment…

Ses parents froncèrent les sourcils et Lily ressentit une vague d’affection pour le garçon à côté d’elle alors qu’il buttait pour trouver les mots, pour expliquer sa situation particulière et le lien qui l’unissait à ses amis.

- Comment est-ce qu’on peut être « techniquement » fils unique ?
- Je… Mon meilleur ami vit chez moi. Ou vivait plutôt. Il est… il est un peu comme mon frère.
- Vous avez même de la chance qu’il ne soit pas là ce soir, lança Lily en riant. Impossible à séparer ces deux-là !
- Eh ! Tu aimes bien Sirius !
- J’ai toujours préféré Remus, rétorqua-t-elle sans se départir de son air amusé. Il a l’air beaucoup plus mystérieux. Le genre ténébreux et torturé c’est dépassé.

James éclata de rire.

- Sirius n’a rien de ténébreux et torturé, il pleure en lisant les Contes de Beedle le Barde, mentit-il. Et je peux avoir l’air mystérieux aussi.
- Toi ? Oh Merlin, James, tu as tes émotions écrites sur son visage.

Elle disait la vérité. Elle n’avait jamais vu quelqu’un d’aussi expressif, d’aussi sincère que James quand il s’agissait de ses sentiments envers les personnes qu’il aimait. C’était sans doute paradoxale, étant donné qu’elle avait mis tant de temps à comprendre qu’il l’aimait véritablement, mais elle trouvait James tellement vivant qu’elle ne pouvait s’empêcher de le regarder parfois, juste pour lire les émotions de son visage.

- Je trouve ça amusant ces expressions sorcières, intervint son père. Cette façon que vous avez de dire « Merlin » à tout bout de champ.
- C’est plus simple que les expressions moldus pourtant, dit James. Je n’y comprends jamais rien.

Lily se remit à rire, incapable de s’en empêcher.

- Je confirme !
- Lily, sois gentille, morigéna Marguerite. Et donc, James… Tes parents ? Ils travaillent dans quoi ? On pourrait peut-être les rencontrer ?

Lentement, le sourire de James s’évanouit et il se tendit à nouveau à la mention de ses parents. Lily se réprimanda mentalement de ne pas avoir prévenu les siens. Ces dernières semaines, l’état de Fleamont Potter s’était quelque peu dégradé. Rien d’alarmant, pas encore, mais tout le monde savait que ce n’était plus qu’une question de temps pour lui tout comme pour Euphemia dont le diagnostic était tombé il y a deux jours. Elle avait aussi contracté la maladie.
Les médicomages étaient incertains sur le temps que prendrait la dragoncelle pour évoluer à son stade final, la maladie pouvait prendre aussi bien quelques mois que quelques années.
Après plusieurs secondes malgré tout, James se ressaisit.

- Mes parents sont à la retraite, dit-il. Ma mère n’a jamais vraiment travaillé, elle a surtout fait du bénévolat et des activités caritatives pour le Ministère. Mon père a d’abord fait carrière comme potioniste, et puis il est entré au bureau des Aurors.
- C’est une sorte de police d’élite, traduisit Lily.
- Passionnant !

La conversation dériva à nouveau, un moment sur les anecdotes d’enfance de Lily, puis sur les blagues de James à Poudlard, jusqu’à la rencontre de ses parents à l’université. Elle fut soulagée que ni sa mère ou son père n’évoque les remarques acerbes qu’elle avait pu laisser échapper sur James plus jeune, à l’époque où elle était persuadée de ne pas l’aimer et qu’il était le garçon le plus agaçant au monde. Pourtant, tous les deux paraissaient voir que peu importe son avis passé, ses sentiments avaient changé. Profondément.
Au moment de partir, Lily serra fort ses parents dans ses bras, même si elle avait promis de revenir demain. Elle n’avait pas hâte d’avoir à leur expliquer pour l’Ordre, ni de voir la peur dans leurs yeux, mais elle savait qu’elle leur devait la vérité.
Elle était sur la dernière marche du perron lorsque James se retrouva pris dans une étreinte avec sa mère et elle soupira, embarrassée.

- Maman !
- Je dis au revoir, répliqua-t-elle par-dessus l’épaule de James.

Cependant, avant de le lâcher, Lily fut persuadée qu’elle lui glissa quelque chose à l’oreille. James hocha d’ailleurs la tête, échangeant un long regard avec elle avant de serrer la main de son père et de la rejoindre.
Il prit sa main dans la sienne.

- Faites attention en rentrant…
- Marguerite, dit son père, amusé, ils sont grands. Allez viens, rentre.

La réponse de sa mère s’évanouit dans la nuit tandis qu’ils transplanaient tous les deux, le cœur léger.

15 août 1978 – Les Maraudeurs


Le salon du QG était plongé dans la pénombre, tout le monde était remonté se coucher il y a plusieurs heures, à l’exception des quatre garçons affalés à même le sol.
La tête de James reposait sur les chevilles de Sirius qui avait les jambes tendues devant lui, adossé contre le canapé, et Peter était allongé sur le ventre à côté de Remus. Ce dernier regardait la flamme de la bougie posée au milieu de leur petit groupe.

- Les gars… murmura-t-il.
- Hum ?
- Vous croyez que ça va changer quelque chose ? Cette guerre, je veux dire ?
- Tu poses vraiment la question, Lunard ? Rétorqua Sirius, incrédule.

Remus tourna la tête vers lui, ses yeux ambrés brillant dans la semi-obscurité.

- Non, pas en général… Pour nous. Vous croyez que ça va changer quelque chose entre nous ?

Un long silence suivi. Peter, une expression angoissé sur le visage, regarda Sirius comme s’il s’attendait à ce qu’il réponde quelque chose. Pourtant ce fut James qui prit la parole, les yeux fermés et le corps détendu, un sourire aux lèvres.

- Evidemment que non, dit-il d’un air tranquille. On est les Maraudeurs.

**********


« Messieurs Lunard, Queudver, Patmol, et Cornedrue, spécialistes en assistance aux Maniganceurs de Mauvais Coups sont fiers de vous présenter la Carte du Maraudeurs ».

« Black et Potter, les chefs de leur petite bande. Tous les deux très brillants, bien sûr – exceptionnellement brillants, en vérité – mais je crois que jamais aucun élève ne nous a causé autant d'ennuis que ces deux-là ».

« On aurait dit que Black et Potter étaient deux frères ! Intervint le professeur Flitwick. Absolument inséparables ! ».

« Personne n’aurait songé à me nommer préfet, je passais trop de temps en retenue avec James. C’était Lupin, le bon élève ».

« Harry éprouva le même sentiment d'excitation lorsqu'il vit Sirius répondre à James en levant le pouce. Sirius était confortablement installé sur sa chaise qu'il balançait d'avant en arrière. Il était très beau, ses cheveux bruns tombaient sur ses yeux avec une sorte d'élégance désinvolte, et une fille assise derrière lui l'observait avec un œil plein d'espoir, bien qu'il n'eût aucun regard pour elle ».

« Il leur était impossible de me tenir compagnie sous la forme d'êtres humains, mais sous formes d'animaux, ils ne risquaient plus rien, répondit Lupin. Un Loup-garou ne représente un danger que pour les humains. Chaque mois, ils sortaient du château en se servant de la cape d'invisibilité de James. Et ils se transformaient… Sous leur influence, je devenais mois dangereux. Mon esprit était toujours celui d'un loup, mais mon corps restait de plus en plus humain lorsque j'étais avec eux ».

« Sirius fronça les sourcils en voyant que Harry ne paraissait pas convaincu.
- Ecoute, dit-il, James était le meilleur ami que j'ai jamais eu et c'était un type bien ».

**
*

« J'ai entendu mon père, bredouilla-t-il. C'est la première fois que j'entends sa voix… Il a essayé d'affronter Voldemort tout seul pour donner le temps à ma mère de s'enfuir… »

« Maintenant affronte-moi comme un homme… Droit et fier comme est mort ton père ! »

« - Quand ils sont près de moi… Harry s’interrompit, le regard fixé sur le bureau de Lupin. J’entends Voldemort qui tue ma mère.
Lupin amorça un mouvement comme pour prendre Harry par l’épaule, mais il se ravisa ».

**
*

« - Pardonne-moi, répondit Black.
- Bien sûr, Patmol, mon vieil ami, dit Lupin qui était en train de relever ses manches. Et toi, tu me pardonnes d’avoir cru que c’était toi, l’espion ?
- Évidemment, répondit Black.
- Et l’ombre d’un sourire passa sur son visage. Lui aussi releva ses manches.
- On le tue ensemble ? dit-il ».

« Le petit Queudver était là le week-end dernier, j'ai trouvé qu'il n'avait pas le moral, mais c'est sans doute à cause de ce qui est arrivé aux McKinnon. J'ai pleuré toute la soirée quand j'ai appris la nouvelle ».

« Qu'avait-on à gagner en combattant le sorcier le plus maléfique qui ait jamais existé ? Dit Black, animé d'une terrible fureur. On avait à gagner des vies innocentes, Peter ! »

« – Vous avez tué mes parents, dit Harry, la voix légèrement tremblante, mais la main qui tenait la baguette ne tremblait pas.
Black leva vers lui ses yeux profondément enfoncés dans leurs orbites.
– Je ne le nie pas, dit-il, très calme. Mais si tu connaissais toute l’histoire… »

**
*

« Ta mère est morte pour te sauver la vie […] Avoir été aimé si profondément te donne à jamais une protection contre les autres, même lorsque la personne qui a manifesté cet amour n'est plus là ».

« Le professeur McGonagall observa Harry d'un air grave par-dessus ses lunettes. Puis elle eut soudain un sourire.
- Votre père aurait été fier de vous. Lui aussi était un excellent joueur de Quidditch ».

« La femme était très belle. Elle avait des cheveux auburn et ses yeux… « Ses yeux sont comme les miens », pensa Harry en s'approchant un peu plus près de la glace. D'un vert brillant et d'une forme semblable. Il s'aperçut alors que la femme pleurait. Elle souriait et pleurait en même temps. L'homme qui se tenait à côté d'elle était grand, mince, avec des cheveux très noirs. Il la tenait par les épaules. Il portait des lunettes et ses cheveux étaient très mal coiffés. Il avait des épis qui dépassaient à l'arrière de son crâne, tout comme Harry ».

**
*

« - Vous resterez avec moi ?
- Jusqu'à la toute fin, dit James.
- Ils ne pourront pas vous voir ? Demanda Harry.
- Nous faisons partie de toi, répondit Sirius.
Harry regarda sa mère.
- Reste près de moi, dit-il à voix basse.
Et il se mit en chemin ».


FIN...

J'espère que vous avez aimé! Si ça vous dérange pas, j'aime bien posé des questions à la fin, comme une sorte de bilan ^^ Sans aucune originalité, j'ai repris les questions de Next Generation ^^

1/ Votre passage ou événement préféré de la fanfic (tome 1 et 2)?
2/ Votre personnages préféré dans le groupe des garçons et dans le groupe des filles? Ou juste de façon globale et pourquoi celui-ci en particulier?
3/ Votre couple préféré? Pourquoi?
4/ Votre avis sur l'écriture en générale (dialogue, description, narration, orthographe...ect)
5/ Ce qui pourrait être amélioré ? Est-ce qu'il y a des choses qui n'étaient pas claires ou moins bien sur certains aspects?
6/ Vos idées et vos attentes pour d'éventuels futurs bonus!
7/ Ce que vous voulez dans cette partie, je laisse votre imagination s'exprimer :D

En ce qui concerne de futurs projets, j'en ai en tête (Perri merci pour ton aide ce sujet ^^) donc je reviendrais sûrement vous en parler bientôt! Je ne dis pas totalement non à l'éventualité d'un tome 3, mais j'ai besoin de souffler vraiment, et ce n'est pas à l'ordre du jour. Par contre j'ai deux trois idées de bonus, dont un sur Marlène et Regulus. En fait, je me suis forcée à respecter le canon tout le temps, donc j'aimerais bien m'en éloigner juste une fois et j'avais en tête décrire un AU (alternate univers) où Regulus viendrait demander de l'aide à Marlène avant de se rendre dans la grotte, ce qui changerait évidemment le cours de son destin... Pas encore sûre de le faire, mais à voir ^^

Le mot de la fin maintenant... Merci! Merci mille fois!
Bisous :D
Dernière modification par annabethfan le sam. 13 avr., 2019 4:19 pm, modifié 2 fois.
Perripuce

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Re: Au temps des Maraudeurs [Harry Potter]

Message par Perripuce »

J'ai vraiment pour de vrai des putains de larmes dans mes yeux Anna'.
Mimie99

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Re: Au temps des Maraudeurs [Harry Potter]

Message par Mimie99 »

:cry: :cry: :cry:

Je n'arrive pas à dire quoi que ce soit... J'ai juste envie de mettre des cry partout...

Je suis totalement pour le AU de Reg et Marlène! Leur séparation était... bon sang. :cry:

Alexia et Sirius, Lily et James, les Maraudeurs... Tant d'espoirs qui vont être anéanti. :cry:

C'était vraiment... vraiment, mais vraiment un excellent épilogue. Et maintenant je vais aller me rouler en boule sur mon lit et me lamenter sur le fait que c'est la fin... :cry: :roll:

Je n'arrive vraiment pas à faire quelque chose de construit, mais sérieusement, les citations de fin... ça m'a tué tout aussi bien que tout ce qu'il y avait avant. :shock: :? :cry: Je crois que je n'arriverai pas à répondre à tes questions. Comment choisir ce que j'ai préféré? Jusqu'ici, étrangement, je crois que je vais opter pour l'épilogue, au complet. C'est une fin parfaite pour ta fanfic, je trouve. Je ne peux pas choisir un personnage préféré, tant chez les filles que chez les gars... Ils ont tous leurs bons points et leurs moins bons, alors choisir... I can't. Même chose pour les couples, mais je crois que j'aime le côté torturé du Reg/Marlène. :roll:

Bonne continuation dans tout ce que tu entreprendras par la suite ;) Et j'espère VRAIMENT que des bonus suivront un de ces jours :twisted:
cochyo

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Re: Au temps des Maraudeurs [Harry Potter]

Message par cochyo »

Waouh !
Je suis ... choqué, boulversé.
Tu es la première fanfic que j’ai lu. J’ai même découvert le concept avec ATDM.
Cette fin était tout à fait appropriée.
Un grand bravo !
Ps : je répondrai à tes questions plus tard si tu permet :)
Charmimnachirachiva

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Re: Au temps des Maraudeurs [Harry Potter]

Message par Charmimnachirachiva »

:cry: :cry: :cry: :cry: :cry: :cry:

La fin......
Franchement, ça me donne envie de pleurer.
Elle est bien douce amère , mais comme toute ta fanfic, elle est bien écrite.

Même si je ne la suis que depuis quelques mois, je me suis attaché à cette fanfic, et ça va me faire mal de ne plus avoir un chapitre qui m'attend' toutes les deux semaines. Merci d'avoir écrit ATDM, de nous avoir fait partager tout ça.

Je répondrai aux questions finales, plus tard, peut être demain ou mercredi, quand j'aurai finis de déprimer !
:cry: :cry:
SofiaLove05

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Re: Au temps des Maraudeurs [Harry Potter]

Message par SofiaLove05 »

Ok je pleure :cry: :cry: j’aime pas les fins d’histoire !!!!!
Enfin bref encore une fois je te le dis félicitation tu as vraiment un talent pur !

Aller passons aux questions maintenant


1/ Votre passage ou événement préféré de la fanfic (tome 1 et 2)? Je dirais ce demi au revoir de Marlène et Regulus. C’était tellement mignon et si innocent ET ENFIN CE BAISER QUE J’AI ATTENDU !!!

2/ Votre personnages préféré dans le groupe des garçons et dans le groupe des filles? Ou juste de façon globale et pourquoi celui-ci en particulier? Chez les garçons de dirais Sirius, il a cette faille qui me brise le coeur à chaque chapitre. Chez les filles : Lily, elle a ce côté maternel si magnifique elle fait passer les autres avant elle je me reconnais un peu en elle.

3/ Votre couple préféré? Pourquoi? C’est facile Jily !!! Le couple parfait pour moi même si ils ont pris le temps avant de se mettre en couple. Il y a cette amour inconditionnel qu’ils ont l’un pour l’autre, ils donnent simplement l’exemole.

4/ Votre avis sur l'écriture en générale (dialogue, description, narration, orthographe...ect) En un mot : PARFAIT !

5/ Ce qui pourrait être amélioré ? Est-ce qu'il y a des choses qui n'étaient pas claires ou moins bien sur certains aspects? D’après mes souvenirs tout est parfait rien n’a changer

6/ Vos idées et vos attentes pour d'éventuels futurs bonus! La fin de leur vie.

En ce qui concerne de futurs projets, j'en ai en tête (Perri merci pour ton aide ce sujet ^^) donc je reviendrais sûrement vous en parler bientôt! Je ne dis pas totalement non à l'éventualité d'un tome 3 Ah oui oui je suis totalement pour !, mais j'ai besoin de souffler vraiment, et ce n'est pas à l'ordre du jour. Par contre j'ai deux trois idées de bonus, dont un sur Marlène et Regulus. En fait, je me suis forcée à respecter le canon tout le temps, donc j'aimerais bien m'en éloigner juste une fois et j'avais en tête décrire un AU (alternate univers) où Regulus viendrait demander de l'aide à Marlène avant de se rendre dans la grotteMAIS SE SERAIT GÉNIAL UNE FIN HEUREUSE POUR MON BÉBÉ !!, ce qui changerait évidemment le cours de son destin... Pas encore sûre de le faire, mais à voir ^^

Enfin bref, je te fais de gros bisous baveux Anna et te dis à la prochaine !!
Perripuce

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Re: Au temps des Maraudeurs [Harry Potter]

Message par Perripuce »

Bien. Il est temps de me faire violence et de dire Adieu à ATDM ...

Déjà je tiens à m'excuser de ne pas avoir commenter les deux derniers chapitres (à charge de revanche, tu n'avais pas commenté les derniers de Lucy, héhé "the North remembers"), mais sache que je les ai trouvé extraodinaires. J'ai notamment été touchée par le baiser de Regulus à Marlène - et un peu surprise, j'en étais venue à me dire qu'il n'y avait rien de romantique entre eux ... Mais je suis une buse, et je trouve que ce baiser final est la touche qui complète et achève leur histoire. C'est vraiment le passage qui m'a le plus marqué dans les derniers chapitres.

Et puis la fin. La reprise des phrases de JK, des HP, qui prennent tellement de sens, qui sont tellement plus cruelles une fois qu'on les lit après avoir lu ta fanfiction ... J'étais dans le train et je te jure que j'ai dû faire tout les efforts du monde pour retenir mes larmes. Je te félicite, c'était ... juste la fin parfaite. Ces quelques phrases, une profondeur accrue, une douleur accrue. Un pont entre ton imagination et les HP.

Peut-être qu'un de ces jours, je trouverais la force de faire un com'cit pour ton épilogue, mais ce sera quand j'aurais rendu mon mémoire sans doute :lol: :lol: là je vais me contenter de faire le bilan.

Hum, par où commencer? Allez, peut-être tes questions !


1/ Votre passage ou événement préféré de la fanfic (tome 1 et 2)?
On dirait pas comme ça mais la question est hyper difficile :lol: :lol: J'ai plus de souvenirs du tome 2, donc ça va sans doute se concentrer là-dessus, mais clairement tes meilleurs passages concernent les frères Black. Ils étaient juste MAGISTRAUX, on voit que tu as vraiment travaillé cette famille, la complexité, la psychologie ... Comme je te l'ai déjà dit, tu as réussi à donner une profondeur incroyable à Regulus et à sa relation avec Sirius - chose qui était complètement occulté et sous-exploitée dans les HP - et j'ai adoré découvrir les bas-fonds et les liens de la famille Black dans ta fanfiction.
Et clairement, mes deux chapitres préférés sont le moment où Régulus devient Mangemort et le moment où Sirius l'apprend : tu avais réussi à complètement me happer, ton écriture avait été sublimé, des phrases fortes et choc ... Ces deux chapitres étaient des bijoux.
Après j'ai beaucoup aimé les moments tendres entre Marlène et Reg (on en vient toujours à lui pas vrai? :lol: :lol: ) genre celui où ils répondent à un truc de Sorcière-Hebdo ce chapitre m'avait littéralement fait mourir de rire ahah. Et puis tout les traits d'humour, tout ça, tellement de chose !


2/ Votre personnages préféré dans le groupe des garçons et dans le groupe des filles? Ou juste de façon globale et pourquoi celui-ci en particulier?
Outch, dur aussi. J'ai toujours eu un gros faible pour Remus Lupin chez les garçons, et j'ai beaucoup aimé le tien, son amitié (voir plus?) avortée avec Anaïs, son rapport aux autres, à sa lycanthropie ... Voilà, ce n'est pas le personnage principal mais Remus quoi <3
Après je te l'ai dit, énorme boulot sur Reg, je vais pas revenir là dessus, mais j'adore ce que tu en as fait. Le véritable héros de tragédie que j'imaginais - et ça rend son histoire d'autant plus cruelle.
Chez les filles, j'ai adoré la candeur de Marlène, son combat juste et sincère, une vraie Gryffondor - avec un poil de Poufsouffle ahah. Elle est courageuse, elle est entière, elle donne sans compter et c'est quelque chose qui me touche. Et à l'inverse, j'ai adoré Dorcas, sa vergue, sa franchise, et son couple avec Lucinda.

3/ Votre couple préféré? Pourquoi?
Dorcas et Lucinda <3
Je trouvais que c'était un couple très complémentaire, et j'ai adoré que :
-Ce soit un couple de fille.
-Ce soit un couple Gryffondor/Serpentard.
Ça permettait vraiment de voir que la barrière entre les deux Maisons n'était pas infranchissables - tout comme avec l'amitié Marlène-Reg, certes. Et puis elles étaient trop choux, très touchantes, très humaines.
Marlène-Reg, parlons-en un peu : j'ai adoré la dynamique de leur relation, plus que le côté "couple". Genre un peu duo de l'ombre, un pas dedans, trois pas dehors ... Bref, j'ai adoré leurs moments à deux.

4/ Votre avis sur l'écriture en générale (dialogue, description, narration, orthographe...ect)
C'est l'un de tes gros points forts, Anna'.
Je tiens à le redire : tu t'es améliorée de chapitre en chapitre. Ta narration était fluide, poignantes, des dialogues étaient pertinents, hilarant, prenant, des descriptions étaient toujours hyper-visuelles, et l'orthographe, RAS. Et le nombre de phrases sublimes que tu as pu sortir, des phrases très poignantes, très poétiques ... Je te jure, je vivais à travers tes personnages, je riais avec eux, je pleurais avec eux, et pour ça miss Annabethfan, un grand chapeau *s'incline bien bas*
Continue d'écrire, Anna, entretiens-toi, ne perds surtout pas ta plume ! Elle est sublime !

5/ Ce qui pourrait être amélioré ? Est-ce qu'il y a des choses qui n'étaient pas claires ou moins bien sur certains aspects?
Bon je vais profiter de ça pour mettre en exergues les rares choses qui n'ont pas étés :lol: :lol:
-Je trouve que la fin nous laisse sur notre faim (HAHA. Pardon) concernant l'avenir de quelques personnages et sur leurs relations exactes. Je pense à Anaïs et Remus, à Livia et Regulus (à un moment j'ai complètement perdue de vue leurs relations, on ne sait pas trop comment ça a fini entre eux et j'aurais aimé voir ce que pensais Livia (qui était sa petite-amie, non?) de sa décision d'être Mangemort ou quoi). Donc voilà, quelques points non élucidés qui sont un peu frustrants :lol: :lol:
-J'ai trouvé que la relation entre Dorcas et Lucinda a été trop bien acceptée pour un monde des années 70' - mais ça je pense que je l'ai déjà dit quelque part.
-TU M'AS FAIT PLEURER BON SANG.
-Voilà peut-être dans ton prochain projet, limite les points de vue et les intrigues, ça évitera d'avoir trop de choses à traiter de rester sur notre faim pour les intrigues type Anaïs-Remus, tu vois? Ce n'est pas un reproche, j'ai adoré tout ces moments, c'est juste un petit conseil ;)

En vrai, je pense que c'est tout. Voilà, c'est des trucs minimes, je comprends que tu ne peux pas t'appesantir sur toutes les histoires, mais voilà, j'aurais aimé avoir le fin mot :lol:

6/ Vos idées et vos attentes pour d'éventuels futurs bonus!
Pas de bonus. Planche sur ton idée, c'est de la bombe VAS Y ANNA !!! (D'ailleurs pour des questions je suis toujours là 0:) )

7/ Ce que vous voulez dans cette partie, je laisse votre imagination s'exprimer :D
Euh, je suis censée dire quoi, là? Bon on va s'en servir pour dire juste un immense merci pour cette fanfiction. C'est la première que j'ai commenté sur le forum (même si la première que j'ai lu c'est L&J), c'est sur ces pages que j'ai eu mes premiers délires avec vous (vers la page 22, parfois je relis ça me fait rire). Je t'ai vu t'améliorer, j'ai vécu chaque samedi (bon, un sur deux) en attendant ton chapitre. Donc ça va faire un gros vide. Tu vas laisser un gros vide. Alors tu as intérêt à vite revenir. We waiting for you. Always.
(Et à ne pas abandonner le forum, pitié).

Bref, merci pour ta fanfic', reste comme tu es, et on se revoit bientôt pour de nouvelles aventures ! (tu sais de quelles aventures je parle) (oui je t'attends) (Bisous)

Keur sur toi <3
PtiteCitrouille

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Re: Au temps des Maraudeurs [Harry Potter]

Message par PtiteCitrouille »

Hey hey !
Oui je suis pas morte désolée :oops:

Je m'attaque aux chapitres, qui étaient excellents!

Chapitre 27:

Déjà j'ai calé en voyant que c'était le dernier chapitre
puis il se mit à crier pour obtenir l’attention des autres. Plusieurs regards étonnés se levèrent vers lui
ah ouais, dans le chaos lui il se fait écouter un minimum quand même. Moi ils m'auraient ignorée :lol:
Pourtant, une part de lui ne pouvait s’empêcher de ressentir un certain soulagement. Le meurtre de Gemma ne resterait pas impuni.
surtout qu'on a cette impression qu'ils sont complices du meurtre limite
le premier à crever l’abcès
on avait dit quoi Anna avec cette expression? :lol:
Ca n’a de sens, protesta-t-il. Sirius n’est pas comme ça. Il le sait.
- Une peur n’est pas rationnelle, James. Surtout une peur aussi profonde.
exact. J'aime cette idée que James découvre encore un autre pan du Sirius qu'il croyait connaître par cœur
Et surtout, à force de prétendre que Sirius était comme son frère, il avait sans doute oublié qu’il en avait déjà un…
ah mon cœur
Panique pas, d’accord ?
perso c'est le moment où je commence à m'inquiéter :lol:

Tu me brises le cœur Anna avec toutes ces scènes entre Sirius et Regulus où on a l'impression que tout va s'arranger alors qu'on sait très bien que non...
Elizabeth Yaxley avait chuté de son piédestal.
T'ailes bien ce genre d'image toi ? :lol: je trouve ça stylé aussi, ça rend vraiment bien
Je vous assure que l’enfant est d’Evan, intervint Elizabeth en roulant des yeux.
un Evan qui a l'air vachement impliqué dans toute cette affaire dis donc
Et un sortilège de torture n’est pas un meurtre.
c'est... une vision glauque de voir les choses
- Ca vous concerne ?
au début je croyais que c'était Sirius qui disait ça :shock: :lol:

Sirius me fait vraiment de la peine avec sa relation avec Regulus quand même...

Epilogue:

Laisse moi réaliser que c'est la fin
C'est extrêmement bizarre
si vous ne la connaissez pas elle mérite d'être citée, c'est Ophélie.
celle qui trouve David Tennant "bien mais pas si génial que ça" ? :lol: :lol:

Alors je te le dis direct, la partie Regulus/Marlène est ma préférée, t'as complètement bien géré leur relation, dans toute la fanfiction c'était génial !
Marlène ne se rendit compte qu’elle avait déjà les yeux embués de larmes qu’en arrivant devant lui, la vision floue
quand tu te dis "pleure pas pleure pas" alors que t'as déjà commencé à pleurer :lol: arrête sérieux, hier j'ai dit au revoir à une pote qui quitte l'Irlande et qui rentre chez elle, c'était dur dur
Un étau lui enserrait la poitrine, comme si son corps n’arrivait pas à supporter la montée brusque d’émotions qui se diffusait dans ses veines.
Anna Anna Anna, pourquoi tant de douleur pour nous pauvres lecteurs? Non en vrai, c'est super bien mené leurs au revoir (adieux?), c'est prenant, émotionnel, on a la gorge serrée...
- C’est tout ce qui va te manquer ? Articula-t-elle.
- A ton avis ? Rétorqua Regulus sèchement.
(...)
- Je voulais juste te l’entendre dire…
- Qu’est-ce que ça changerait ?
Avant tu m'attendais au tournant pour celle là :lol: :lol: Doctor Who, le metacrisis, le Doctor qui dit toujours pas "I love you" à Rose toussa toussa...?
Tu m’as sauvé de toutes les manières possibles, Marlène. Et… et tu vas me manquer. Merlin, évidemment que tu vas me manquer. Je suis désolé…
Regulus écrasa ses lèvres sur les siennes, comme un cri de désespoir muet.
et donc toute ta frustration de DW tu l'as déversée ici ? :lol:
Remarque moi ça me va très bien, j'aurais pas supporté des adieux comme entre Rose et le Doctor :cry: :cry:
- Tu me promets que tu ne m’oublieras pas ?
mon coeur était déjà brisé, tu viens de le piétiner sans vergogne
Bon dieu, ces adieux Anna c'était superbe
Si ça t’amuse de déballer mes quatre cartons, dit-il en souriant. Avec plaisir !
déballer ça va, c'est emballé qui est relou
Il faut croire que je deviens un adulte responsable !
va pas trop vite en besogne mon coco :lol:
Sans la regarder, il lui avait alors expliqué qu’à chaque fois qu’il regardait dans un miroir, il les voyait eux.
oh god
C'est atroce, mais c'est bien trouvé Anna
Ça sera toujours toi et moi, promit-elle.
toi je te connais, tu vas vouloir nous faire un OS sur la mort d'Alexia, ou sur sa découverte de la "trahison" de Sirius :(
- Ils vont t’adorer, James ! Tu vas voir !
haha j'aime trop les rencontres avec les parents ! C'est chez Cazo j'ai trop aimé quand les potes de Pétunia croyaient que James était Vernon et qu'après t'as Lily qui descend en mode princesse "nop c'est le mien bitches" :lol: :lol:
Et je t’en prie, appelle-moi Marguerite.
mdr ce genre de famille :lol: :lol: Marguerite, Pétunia et Lily :lol: elles forment un jardin botanique à elles toutes seules :lol:
Le futur mari, n’est-ce pas ?
oh bordel je m'en rappelais plus :lol:
- Très bien, dans ce cas parlons de toi James.
- De moi ?
voix faible : non mais c'est bien de parler de l'Ordre aussi...
Chris, rabroua sa mère
diminutif de chrysanthème...?
J’ai toujours préféré Remus, rétorqua-t-elle sans se départir de son air amusé. Il a l’air beaucoup plus mystérieux. Le genre ténébreux et torturé c’est dépassé.
complètement, on veut des gentils tout choupi nous :mrgreen:
il pleure en lisant les Contes de Beedle le Barde
ce genre de faux frère :lol: :lol:
Ces dernières semaines, l’état de Fleamont Potter s’était quelque peu dégradé. Rien d’alarmant, pas encore, mais tout le monde savait que ce n’était plus qu’une question de temps pour lui tout comme pour Euphemia dont le diagnostic était tombé il y a deux jours. Elle avait aussi contracté la maladie.
hey ! balance pas ce genre de bombe comme ça toi :cry:
Lily fut persuadée qu’elle lui glissa quelque chose à l’oreille.
et du coup elle a dit quoi?

Evidemment que non, dit-il d’un air tranquille. On est les Maraudeurs.
mon pauvre cœur

Argh, les phrases du livres après, dans le genre moral plombé on est bien, mais c'était beau :cry:


1/ Votre passage ou événement préféré de la fanfic (tome 1 et 2)?

Heuuu... en remontant dans mes souvenirs... franchement, les moments Regulus/Marlène et Regulus/Sirius. Que tu aies travaillé Reg c'était original et important au fond, et puis t'as très bien mené tout ça. Le travail sur la personnalité de Sirius par rapport à sa famille était top, t'as un talent pour ça, c'est toi la spécialiste à ce niveau là ! Et aussi, comme Perri, le moment où Sirius apprend que Regulus est Mangemort!

2/ Votre personnages préféré dans le groupe des garçons et dans le groupe des filles? Ou juste de façon globale et pourquoi celui-ci en particulier? Remus, tout simplement parce que c'est mon chouchou :lol: et après... je dirais Marlène, j'ai bien aimé ta façon d'aborder ce personnage qu'on aborde pas forcément dans nos fanfic, de manière générale, et j'ai bien aimé sa douce personnalité. Coup de cœur aussi pour Lucinda, dont j'ai beaucoup apprécié comment tu as travaillé sa personnalité et comment elle "survivait" en tant que née moldue chez des Serpentards Sang-Purs. Aussi par rapport à cette idée qu'elle rejoint pas l'Ordre, ça aussi j'ai beaucoup aimé, ses raisons etc

3/ Votre couple préféré? Pourquoi? Mmmh... Je vais pas dire Lily et James parce que c'est un classique et que tout le monde l'aime, j'ai beaucoup aimé Lucinda/Dorcas, de part le fait que ce soit un couple gay et que ça sort du moule "classique" et aussi parce que ça fait du bien de voir un couple Serpentard/Gryffondor et que c'était bien mené. Regulus/Marlène également, dans le genre tragédie et drame c'était rondement bien mené et bien écrit.

4/ Votre avis sur l'écriture en générale (dialogue, description, narration, orthographe...ect) comme nous tous sur ce forum, tu t'es vraiment améliorée sur l'écriture, ce qui est normal, les intrigues sont mieux ficelées, les relations entre personnages bien travaillées... Je veux dire, t'as dû mener les relations entre Maraudeurs, James/Sirius, Marlène/Regulus, Sirius/Regulus, Sirius et sa famille, James/Lily, Alexia/Sirius, le groupe des filles, Lucinda/Dorcas... Ça en fait du boulot et on a pas été perdus en chemin, donc bravo ! Ensuite, j'ai beaucoup aimé l'accélération de l'aspect tragique, quand Gemma est assassinée et avec toutes les conséquences qui en retournent, Yaxley inculpée, Regulus au bord de l'accusation..
Des petites fautes d'orthographes de temps en temps, mais plus d'inattention qu'autre chose je pense. Big up sur tes images/comparaisons/métaphores du roi qui perd sa couronne etc :lol:

5/ Ce qui pourrait être amélioré ? Est-ce qu'il y a des choses qui n'étaient pas claires ou moins bien sur certains aspects? Quid Lucinda? :?: Et Livia aussi! J'avais bien aimé Livia d'ailleurs
Ah et je viens de voir le comm de Perri et effectivement, l'homosexualité de Lucinda et Dorcas est assez acceptée pour l'époque ce qui est étrange

6/ Vos idées et vos attentes pour d'éventuels futurs bonus! Ah bah pourquoi pas un truc sur Lucinda tu vois, si jamais tu trouves des choses à raconter...! Ton OS sur Regulus et Marlène pourrait être intéressant, mais je voyais aussi un OS sur le pourquoi du comment il a décidé de changer de camp et de "trahir" Voldemort (et du coup utiliser Marlène de façon indirect), ça garderait le registre tragique de leur relation (après je suis une fada de la tragédie alors... :lol: )

7/ Ce que vous voulez dans cette partie, je laisse votre imagination s'exprimer bah du coup j'utilise toujours cette question pour les remerciements :lol: merci beaucoup pour cette fanfiction qui a représenté énormément de temps pour toi, j'ai vraiment adoré ! Cet épilogue clôture bien cette histoire, et effectivement c'est doux-amer, doux parce qu'ils ont leurs espoirs, leur enfance encore, mais amer parce qu'on sait ce qu'il va se passer pour eux.
Merci, merci, merci, désolée d'avoir été longue pour commenter, et argh, je t'attends aussi sur ce forum !!

Gros bisous !!
annabethfan

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Re: Au temps des Maraudeurs [Harry Potter]

Message par annabethfan »

Je viens de voir Avengers Endgame... Je me sens pas bien....
(Je spoil rien mais si quelqu'un veut en parler une fois que vous l'aurez vu I'm here)
Charmimnachirachiva

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Re: Au temps des Maraudeurs [Harry Potter]

Message par Charmimnachirachiva »

Bon finalement, j'ai pris du temps, j'avais plus de connexion :roll:

1/ Votre passage ou événement préféré de la fanfic (tome 1 et 2)?
Je pense que c'est quand même toutes les disputes en Lily et James ( quand ils ne sont pas encore ensemble )
2/ Votre personnages préféré dans le groupe des garçons et dans le groupe des filles? Ou juste de façon globale et pourquoi celui-ci en particulier?
Dorcas et relus je dirais, Dorcaspour le côté sombre et remus parce qu'il est trop attachant !!!
Votre couple préféré ? Pourquoi ?
J'en qui deux, Jily car c'est juste magnifique leuro histoire et marlene et reg car, c'est eux qui m'ont fait ressentir le plus d'émotions
4/ Votre avis sur l'écriture en générale (dialogue, description, narration, orthographe...ect)
Franchement t'écris trop bien :) , t'as une écriture qui fait ressentir plein d'émotions !
5/ Ce qui pourrait être amélioré ? Est-ce qu'il y a des choses qui n'étaient pas claires ou moins bien sur certains aspects?
Euh bah faudrais que je relise ce qui va me prendre un peu de temps donc... pour l'instant globalement rien ne me choque :)
6/ Vos idées et vos attentes pour d'éventuels futurs bonus!
Sur marlene et Reg ( surtout Reg 8-) )
7/ Ce que vous voulez dans cette partie, je laisse votre imagination s'exprimer :D
C'est juste trop génial et c'est trop triste que ce soit fini :cry: !!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!
Cazolie

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Re: Au temps des Maraudeurs [Harry Potter]

Message par Cazolie »

annabethfan a écrit :
Dimanche à Munich, je n'ai rien à faire (ah si, écrire les 1000 mots qui me manquent pour mon chapitre AHA) c'est parti

Epilogue : « Tous les enfants grandissent… »

28 juin 1978 – Marlène & Regulus


Adossée contre l’épais tronc d’arbre qui bordait le Lac Noir, Marlène jeta son jeu de carte devant elle, défaite, et soupira. C’était la troisième partie d’affilée qu’elle perdait contre Dorcas.

- Je laisse tomber, s’avoua-t-elle vaincue. Tu veux prendre ma place, Peter ?
- Pour me faire battre à plat de couture ? Comme toujours
- C’est ton défi, lança Dorcas. Arriveras-tu à détrôner la reine de la bataille explosive ?
- Vas-y Pete ! Encouragea Sirius depuis la branche d’arbre sur laquelle il était perché avec Alexia Normal. On croit en toi !

Marlène éclata de rire en voyant Peter accepter le paquet de cartes qu’elle lui tendait et se mit à simplement observer la partie.
Elle aurait voulu figer ce moment pour toujours, le graver dans sa mémoire ou le mettre dans une pensive pour ne pas qu’il lui échappe un jour. Les examens s’étaient terminés hier, ils reprendraient tous le train demain soir, et elle avait du mal à réaliser qu’une période de sa vie allait se terminer. La prochaine fois qu’elle prendrait le Poudlard Express pour rentrer, ça serait pour ne plus jamais y remonter.
Une vague de nostalgie la traversa et elle ferma les yeux, le visage baigné par le soleil. Elle ne voulait pas y songer. Elle préférait repenser aux bons moments de cette année On oublie presque qu'il y en a eu :lol: , aux rires et aux blagues, à l’ambiance du Tournoi qui avait changé le château pendant des mois.
La veille, juste après le banquet, Dumbledore avait annoncé les résultats du Tournoi, malgré les rumeurs d’annulation à cause de la façon dont s’était terminée la cinquième Epreuve. Elizabeth Yaxley n’avait pas été retrouvée et était apparemment en fuite hors du pays. C’était précisément parce leur championne n’avait pas pu terminer son épreuve que la victoire avait échappé à Serpentard. Gryffondor, avec 590 points, remportait le Tournoi en dépit des points perdus pour comportement WOOP WOOP. Marlène devait toutefois accorder que les Maraudeurs s’étaient assez tenus à carreau cette année, selon leurs critères bien évidemment. Dans tous les cas, le directeur avait annoncé que le Tournoi ne serait pas reconduit car il demandait certains ajustements, ce qui revenait à dire que le Tournoi des Trois Sorciers avait peu de chance d’être à nouveau organisé avant au moins vingt ans. AHA

- James ! Lâche-moi ! Cria soudain Lily.

Marlène rouvrit les yeux et découvrit, amusée, que James menaçait de faire tomber Lily dans l’eau en la portant à bout de bras.

- James, si tu fais ça je jure que je te quitte ! Une brioche et c'est arrangé
- Ah non, intervint Alexia, j’ai déjà choisi ma robe pour votre mariage. Vous ne pouvez pas me faire ça !
- Dans ces conditions, soupira James.

Il reposa Lily sur ses deux pieds et la lumière du soleil accrocha ses cheveux roux. Marlène sourit, profondément heureuse, assise dans l’herbe juste entre amis.
Un léger vent se mit soudain à souffler entre les branches de l’arbre et elle tentait de chasser ses mèches blondes qui lui revenaient dans la figure lorsque son regard tomba sur une silhouette au loin, à moitié dissimulée dans l’ombre d’un bosquet. Son cœur loupa un battement. Regulus.

- Je reviens, s’entendit-elle dire d’une voix lointaine en se levant.
- Où est-ce que… ? Commença Dorcas.
- Laisse-la, intima Lily doucement. Elle revient.
- Mais…

Les protestations de ses amis se perdirent dans son dos tandis qu’elle remontait la pente vers lui, nerveuse. Demain, elle quitterait Poudlard. Demain, leur amitié prendrait fin et ils ne se reverraient sans doute plus, ou du moins plus dans les mêmes circonstances.
Marlène ne se rendit compte qu’elle avait déjà les yeux embués de larmes qu’en arrivant devant lui, la vision floue. Il tendit vers la main vers elle avant de la laisser retomber.

- Eh McKinnon, souffla-t-il.
- Eh Black…

Ils restèrent face à face, les bras le long du corps, incapables de trouver les mots.

- Désolé de te déranger… marmonna-t-il finalement. Je voulais juste… Enfin, comme on part demain…
- Dire au revoir ? Ou… adieu ?

Regulus se crispa et il déglutit.

- Pas besoin d’être dramatique, tu sais, dit-il. Je voulais juste te voir, parler une dernière fois. Félicitations pour le Tournoi d’ailleurs.
- Je n’ai rien fait…
- Gryffondor a gagné.
- On sait tous que la dernière épreuve n’a pas été terminée, protesta-t-elle en haussant les épaules. Vous auriez pu remporter le titre aussi. Mais merci.

Le silence s’installa, s’étirant entre eux comme la distance qui semblait se creuser un peu plus à chaque seconde qui passait Ca c'est joli, comme un poids pesant qu’ils ne faisaient que prétendre ignorer.
Marlène se rendit compte qu’ils étaient ridicules. Elle en avait marre de prétendre.

- Qu’est-ce qu’on fait là ? Demanda-t-elle. On dirait deux étrangers qui se disent au revoir sur le quai d’une gare…
- Je te l’ai déjà dit, on n’est pas amis, McKinnon, dit-il d’un ton exaspéré sans réussir à cacher la pointe d’amusement dans sa voix.
- Toi-même tu n’y crois plus, arrête !

Pour la forme, elle lui donna un coup dans l’épaule. Il parut troublé un instant du contact avant de se ressaisir, mais Marlène sentit à nouveau les larmes lui monter aux yeux.

- Je n’ai pas envie de te dire au revoir, avoua-t-il soudain, le regard perdu dans le vague.
- Tu vas bien devoir le faire, pourtant… L’année prochaine, tu me rejoindras plus dans le repère pour manger du chocolat et te plaindre de tes devoirs. Tu n’auras plus à supporter mon chat…
- Il va me manquer je crois finalement… ton monstre sur pattes…

Marlène émit un bruit étranglé entre rire et larmes. Un étau lui enserrait la poitrine, comme si son corps n’arrivait pas à supporter la montée brusque d’émotions qui se diffusait dans ses veines.

- C’est tout ce qui va te manquer ? Articula-t-elle.
- A ton avis ? Rétorqua Regulus sèchement.

Elle ne s’en formalisa pas. Elle avait compris depuis le temps la façon dont il réagissait et elle savait pertinemment qu’il n’aimait pas qu’elle le mette dos au mur, qu’elle le force à admettre ses sentiments, mais elle savait aussi que c’était sûrement sa dernière occasion.

- Je voulais juste te l’entendre dire…
- Qu’est-ce que ça changerait ? Aaaaargh

Tout, songea-t-elle. Pour moi, tout, Reg. Mais elle décida de changer de sujet, le ventre noué.

- Tu as parlé à Rosier récemment, sinon ?

Sa fausse nonchalance tomba à plat.

- Non, dit-il froidement.
- Pas même des nouvelles de Yaxley ?
- Comm… ? Je…
- Oh Reg, tu ne vas pas me faire croire que tu ne l’as pas aidé à s’échapper de Poudlard ? Pas après ce que tu m’as dit sur ce qui s’est passé au manoir Lestrange.

Elle se refusa à prononcer le nom de Gemma Ackerley, mais Regulus blêmit malgré tout, sa frange de cheveux noirs se
détachant sur sa peau pâle.

- Non, répéta-t-il avec fermeté. Aucune nouvelle. Il me reste un an d’étude à faire, j’ai le temps avant… Enfin, tu sais…

Marlène eut l’impression que l’air se coinçait dans sa gorge, l’empêchant de respirer. Elle aurait voulu lui dire qu’un an ne représentait rien, à peine un battement de cil. Le délai qu’il croyait avoir partirait en fumée avant même qu’il ne s'en rende compte et il serait seul au moment où il en prendrait conscience.
Un sanglot lui échappa.

- Marlène, non… S’il te plaît…

Il l’attira contre lui et elle s’agrippa à ses épaules, le visage enfouit dans son cou aaaaaaw. Elle devait presque se tenir sur la pointe des pieds désormais. Il avait grandi depuis l’année dernière, lors de leur rencontre dans un couloir sombre. Pourtant, il n’était encore qu’un enfant, tout comme elle.
Marlène continua à pleurer, incapable de s’arrêter, leur corps pressé l’un contre l’autre. Ce n’était pas un adieu normal, elle ne quittait pas juste l’école. Elle le laissait à son sort et elle savait qu’elle avait échoué malgré tous ses efforts. Au fond de son esprit, elle savait aussi qu’elle n’était pas responsable et ne pouvait pas faire ses choix à sa place, mais le goût amer des regrets emplit quand même sa bouche.
Elle sentit son emprise se resserrer autour d’elle au moment où Regulus tournait la tête, ses lèvres frôlant son oreille.

- Ne pleure pas pour moi, McKinnon, murmura-t-il. Je suis désolé…
- Reg…
- Ne doute pas une seconde de ce que tu as fait, dit-il dans un souffle qui caressa sa peau. Tu m’as sauvé de toutes les manières possibles, Marlène. Et… et tu vas me manquer. Merlin, évidemment que tu vas me manquer. Je suis désolé…
- Fais pas ça, Reg, s’étrangla-t-elle. Je t’en prie.

C’était une supplication désespérée qui ne servait plus à rien, ils en avaient consciences l’un comme l’autre. Marlène savait que le poids du devoir ne faisait pas tout, Regulus avançait aussi en partie par choix et elle ne pouvait pas le faire changer d’avis. Le Seigneur des Ténèbres était un adversaire trop puissant contre lequel elle ne pouvait lutter.
Il ne prit pas la peine de lui répondre. Doucement, il se détacha d’elle, mais vint poser son front contre le sien immédiatement. Ils étaient si proches et si éloignés à la fois.

- Marlène… Est-ce que je peux… Avant qu’on…. ?

Son esprit embrumé ne comprit pas ce qu’il lui demandait et Regulus déglutit, nerveux.

- Juste une fois… est-ce que je peux… ?
- Je… Oui… Oui, bien sûr…

Regulus écrasa ses lèvres sur les siennes, comme un cri de désespoir muet. Sa main glissa sur sa taille et Marlène ferma les yeux, son cœur cognant à coups sourds dans sa poitrine. Elle avait l’impression de ne plus rien ressentir à part la sensation de leur bouche qui se mouvait ensemble, de ce baiser qui lui volait son souffle.
Les jambes tremblantes, elle l’embrassa encore et encore, tant qu’elle le pouvait. Ils n’y avaient plus qu’eux à cet instant. Les mois de frustration, de complicité, de cris et de rires semblèrent se mêler et se confondre.
La respiration haletante, Marlène s’écarta et son regard accrocha celui de Regulus dont les yeux gris la fixaient avec une émotion indéchiffrable.

- Pourquoi ? Dit-elle, la voix brisée. Pourquoi tu as attendu aussi longtemps ? Tu savais que je… Pourquoi, Reg ?
- Je suppose qu’on se rend compte qu’on tient à certaines personnes qu’au moment de les perdre…

Marlène eut envie de lui mettre une claque.

- Jusqu’au bout, s’exaspéra-t-elle. Tu m’en aurais fait voir jusqu’au bout.
- Je t’avais dit que tu ne savais pas dans quoi tu t’embarquais, répliqua-t-il en ayant l’audace de sourire.
- Reg… soupira Marlène. Tu peux me promettre une dernière chose ?

Il se raidit imperceptiblement.

- On n’est pas très doués pour garder nos promesses je te rappelle…
- Juste celle-là.
- Vas-y, McKinnon, demande, céda-t-il en roulant des yeux.
- Tu me promets que tu ne m’oublieras pas ?

La phrase lui avait échappé, comme si elle avait été incapable de la retenir, et le regard de Regulus s’adoucit une dernière fois.

- Comment est-ce que je pourrais oublier ma meilleure amie ? Aaaaargh (je suis désolée j'arrive pas à faire de vrais commentaires :lol: )

Marlène sentit un sourire étirer son visage. Puis un rire monta dans sa gorge et traversa ses lèvres. Il l’avait dit. Il avait fini par le reconnaître. Et elle savait que « meilleure amie » signifiait tellement plus.
Ces deux petits mots signifiaient tellement plus que leur simple signification ; mais après tout leur relation n’avait jamais été normale.

- Bonne chance, Regulus Black, souffla-t-elle.

Toujours sur la pointe des pieds, elle déposa un dernier baiser sur sa joue et fit volte-face pour retourner près du Lac Noir et ses amis. Elle se refusa à jeter un coup d’œil en arrière. Elle savait que si elle se retournait, elle ne le laisserait pas partir. Un pas après l’autre, un pied devant l’autre.
Marlène continua à avancer résolument, le cœur au bord des lèvres et les yeux brûlants de larmes. Mais c'est horriiiiiible
Quand elle revint s’asseoir près de Dorcas, ignorant Sirius qui la regardait comme s’il la voyait pour la première fois, son amie l’observa longuement à travers ses longs cils et Marlène lut ses excuses dans son regard. Elle tenta de lui adresser un sourire rassurant, mais elle avait dû être peu convaincante car une seconde plus tard, Lily et Alexia vinrent l’entourer également.
Aucune d’elles ne prononça un mot. Elles se contentèrent de l’engloutir dans une étreinte et Marlène s’accrocha à elles, reconnaissante. Elle irait mieux. Avec le temps. Ca c'est chou

8 juillet 1978 – Sirius & Alexia


- Sirius, allez, laisse-moi voir !
- Patience, dit-il d’une voix chantante. Avance encore un peu.

Alexia roula des yeux derrière les mains de Sirius qui lui couvraient la vue et avança de quelques pas. Le parquet craqua sous ses pieds.

- Un… deux… trois…

Il retira ses mains. Alexia cligna des yeux, juste le temps de s’habituer à la soudaine luminosité, et l’appartement se révéla devant elle. Sirius en avait récupéré les clés il y a une heure à peine et elle était venue le rejoindre le plus vite possible. Elle considérait comme une fierté personnelle de découvrir le nouvel appartement de Sirius avant James.

- Oh Merlin !

Elle tourna sur elle-même. Ils se trouvaient dans le salon qui n’était pas encore réellement meublé. Un canapé poussé contre le mur, une table en bois entourée de trois chaises dans un coin, et une étagère avec quelques livres près de la fenêtre. Mais Alexia devait avouer qu’il avait quand même du charme avec son vieux parquet et sa cheminée du début du siècle.

- La plupart de mes affaires sont encore chez Fleamont et Euphemia, expliqua Sirius. J’irai les récupérer ce week-end, si Maugrey me laisse deux minutes pour échapper à son entraînement.
- Je pourrais t’aider si tu veux… Je n’ai pas besoin d’être aux entraînements ou au QG tout le temps et ça m’occupera.
- Si ça t’amuse de déballer mes quatre cartons, dit-il en souriant. Avec plaisir !

Alexia ne prit même pas la peine de lui faire remarquer qu’il aurait un peu plus de quatre cartons malgré le peu d’affaires qu’il possédait. Elle savait qu’il n’avait pas emporté grand-chose de chez les Black, voire rien du tout, et que la plupart des choses actuellement dans sa chambre appartenaient en réalité au Potter ; mais il faudrait bien meubler ce nouvel appartement. Et si elle avait l’occasion de le traîner dans un magasin de décoration, elle ne la laisserait pas passer, juste pour voir son regard perdu face aux rayons.

- Qu’est-ce qui te fait rire ?
- Rien, mentit-elle, incapable de réprimer le rictus qui lui montait aux lèvres. Tu me montres le reste ?
- Suivez-moi, princesse !

Il attrapa sa main pour la tirer vers le couloir qui donnait sur une minuscule salle de bain, une cuisine à peine plus grande, et enfin la chambre. Là encore, la pièce n’était que partiellement meublée ; juste un lit, un bureau et un miroir à pied occupaient l’espace. Alexia tourna sur elle-même.

- J’ai du mal à m’y faire, avoua-t-elle. C’est vraiment à toi.
- Il faut croire que je deviens un adulte responsable !
- Tu parles, tu appelleras Lily dès que tu voudras te faire une tasse de thé. Pouahahaha

Sirius eut l’air indigné et il l’attrapa par la taille, la soulevant littéralement du sol.

- Sirius ! S’exclama-t-elle en riant. Arrête !
- Je fais le meilleur thé d’Angleterre, affirma-t-il sans obéir. Retire ce que tu viens de dire !
- Lâche-moi !

Elle se rendit de son erreur à la seconde où il la lâcha sans cérémonie sur le lit. Avec un cri de surprise, Alexia rebondit sur le matelas et Sirius se jeta à côté d’elle, évitant de justesse de l’écraser.

- Je vais rompre si tu continues, menaça-t-elle en le pointant du doigt. Ca fait déjà deux filles qui veulent rompre parce que leur copain les a jeté quelque part :lol: ou a menacé de le faire
- Ça voudrait dire renoncer à cet appartement… Tu ne pourrais même pas en profiter !
- Tu me laisserais rester avec toi ?

Sirius tourna la tête pour planter ses yeux gris dans les siens, ses cheveux noirs en désordre sur les couvertures formant une sorte d’halo autour de sa tête.

- Toujours, assura-t-il. Toi et moi, princesse.
- Et James, Remus, Peter, ajouta-t-elle en riant. Je ne suis pas assez naïve pour croire qu’ils ne seront pas là six soirs sur sept !
- C’est un reproche ?

Malgré son ton léger, elle sentit que la question était sincère et elle s’empressa de secouer la tête.
Pendant un temps, si elle devait être honnête avec elle-même, l’amitié fusionnelle des Maraudeurs l’avait mise mal à l’aise. Elle avait eu l’impression qu’une partie de Sirius lui échappait et ne serait jamais tout à fait à elle. Elle ne comptait même plus les fois où quelqu’un avait fait une remarque ou une plaisanterie qu'elle n'avait pas compris, mais que Sirius avait croisé le regard de James puis éclater de rire. Elle ne comptait plus non plus les fois où elle avait cherché Sirius partout dans le château avant de le retrouver en pleine partie de bataille explosive avec ses amis et plusieurs bouteilles de bières au beurre.

- Non, murmura-t-elle, j’ai même plutôt hâte. Je préfère qu’on soit tous ensemble les uns sur les autres que d’être en guerre…
- Ça sera les deux, princesse. En vrai, je ne suis même pas sûr de passer beaucoup de temps ici. On sera souvent au QG, surtout cet été pour l’entraînement…
- Moi par contre, je pourrais aller au Ministère en quelques arrêts de métro ! Tu vas voir, je serai la secrétaire parfaite.

Sirius éclata de rire.

- Je ne sais pas comment tu arrives à te repérer dans le métro. On l’a étudié en cours d’étude des moldus l’année dernière, j’avais décroché au bout de cinq minutes.
- Ce n’est pas compliqué quand on a grandi avec, dit-elle. Et puis je vais mieux en ce moment, donc je laisse le transplanage de côté, juste au cas où.
- Bonne idée. Plus jamais de transplanage.

Alexia se mordit la lèvre. Elle savait qu’il restait hanté par le jour où il avait dû la ramener en urgence à Poudlard par transplanage et qu’elle avait arrêté de respirer. Elle le savait parce qu’il lui avait confié à l’hôpital quand ils étaient tous les deux, si proches qu’elle avait pu lire la peur dans ses yeux. C’était dans ces moments-là qu’elle avait aussi compris que Sirius la laissait entrevoir des choses qu’il ne montrait pas aux autres, qu’elle aussi avait accès à une partie de lui que les Maraudeurs ne voyaient pas.
Un jour, il lui avait avoué qu’il détestait son physique. Alexia avait failli éclater de rire sur le coup, une réplique moqueuse aux lèvres, avant de réaliser qu’il était sérieux. Sans la regarder, il lui avait alors expliqué qu’à chaque fois qu’il regardait dans un miroir, il les voyait eux. Ses pommettes hautes et sa mâchoire dessinée lui rappelaient son père, debout devant l’âtre de la cheminée, le visage impassible ombré d’une barbe parfaitement taillée, et qui jetait sur son fils aîné un regard de déception et de mépris. Ses longs cils et ses cheveux épais lui renvoyaient l’image de sa mère, l’air condescendante et désapprobatrice. Il avait aussi hérité du nez et des lèvres de sa tante Lucretia, du menton de son oncle Cygnus et des yeux gris de son grand-père Arcturus. Pour lui, il n’était qu’un assemblage complexe, un puzzle rassemblant des pièces de toute sa famille. Il détestait cette idée. Pour lui, son physique était un rappel constant de qui il était, d’où il venait, et que du fait que peu importe à quel point il essayait de s’en libérer, l’emprise des Black ne faiblirait jamais. Meh

- Tu sais quoi ? Murmura-t-elle après de longues secondes, la voix enrouée. T’as raison
- Hum ? Sur le transplanage ?
- Non, sur nous.

Alexia tendit la main et effleura sa joue, heureuse. Pour l’instant. Elle voulait s’accrocher à ce sentiment pour encore quelques temps, avant que la guerre n’éclate vraiment, avant qu’ils soient obligés de grandir.

- Ça sera toujours toi et moi, promit-elle. ARGH

14 août 1978 – Lily & James


La main de James fermement dans la sienne, Lily inspira une grande goulée d’air. C’était une nuit d’été particulièrement chaude et elle écarta une de ses mèches de cheveux avec impatiente, le pas léger. Elle avait encore du mal à réaliser qu’ils avaient leur soirée de libre, loin du QG de l’Ordre qu’ils n’avaient pratiquement pas quitté depuis un mois.
L’entraînement de Maugrey était intensif, ses courbatures pouvaient en attester. Elle n’en pouvait plus de faire des kilomètres de course à pied pour améliorer son endurance, surtout quand elle voyait James faire des foulées sans sourciller. Ses années de Quidditch payaient. Elle était plus à l’aise pendant leurs entraînements de duel et de sortilèges, même lorsque Gideon ou Fabian jouaient les instructeurs en chef sans pitié. Elle les soupçonnait de trouver divertissant de pousser à bout les petits nouveaux. They do
Malgré tout ça, Lily commençait à se faire à sa nouvelle vie, aux repas partagés dans la petite cuisine avec les autres et leurs soirées passées ensemble. Elle savait que le rythme changerait une fois qu’ils seraient sur le terrain, qu’ils iraient tous en mission pour de vrai, mais pour l’instant elle profitait de son dernier été avant d’entrer dans la vie d’adulte.
Du coin de l’œil, elle regarda James à la dérobée qui avait l’air beaucoup moins détendu qu’elle.

- Tout va bien ? Demanda-t-elle.
- Ouais… bien sûr…
- Ils vont t’adorer, James ! Tu vas voir ! Hahahahahahahahahha
- Mais…
- Pas de mais, coupa-t-elle en souriant. Mes parents veulent te rencontrer depuis des mois. Tout va très bien se passer, sois toi-même et ça ira. Comme avec moi.

James n’eut pas l’air rassuré outre mesure et Lily serra un peu sa main dans la sienne avant de pousser la barrière du jardin pour remonter l’allée qui menait à la maison. Ses souvenirs d’enfance valsèrent dans son esprit alors qu’ils dépassaient l’affreux nain de jardin que son père avait un jour trouvé dans une brocante et qu’ils avaient gardé pour rire.
Ils n’avaient pas atteint le perron que la porte s’ouvrit sur une femme aux cheveux d’un blond sombre et à la silhouette mince.

- Lily ! S’exclama-t-elle.
- Maman !

Dès que les bras de sa mère se refermèrent sur elle, Lily eut l’impression de redevenir une petite fille. Elle inspira son parfum, celui qui avait imprégné tous les vêtements de sa mère qu’elle essayait en cachette durant son enfance, et une vague de soulagement la traversa.

- Tu m’as manqué, souffla Mrs Evans. Oh regarde-toi, tu vas me dépasser…
- Tu m’as manqué aussi…

A regret, elle se détacha légèrement et sa mère recula de quelques pas, les yeux humides. Elles ne s’étaient pas vues depuis la fin du mois de juin lors de la remise des diplômes.

- Entre, entre. Le repas est prêt, on t’attendait avec impatience.
- Pétunia… ?
- Oh… elle n’est pas là, elle est avec Vernon ce soir. Je lui ai dit que tu venais mais elle n’a pas pu annuler… Désolée, ma chérie.

Lily ravala sa déception et se força à sourire.

- Ce n’est pas grave, dit-elle. Je suis contente d’être à la maison.
- Moi aussi ! Oh et mon dieu je manque à tous mes devoirs… Tu dois être James ?

Lily se retourna, honteuse d’avoir oublié James pendant une seconde. Il se tenait dans l’embrasure de la porte d’entrée, incertain et nerveux, mais il adressa un sourire à Mrs Evans en lui tendant la main.

- C’est ça. James Potter, dit-il. Enchanté, madame.
- Ravie de te rencontrer. Et je t’en prie, appelle-moi Marguerite.

Les présentations faites, ils entrèrent dans la maison. Rien n’avait jamais depuis la dernière fois que Lily était venue, toujours les mêmes meubles et le même papier peint à fleurs, les mêmes photos aux murs. Dans le salon, en train de déposer la dernière assiette, Mr Evans releva la tête en les voyant entrer.

- Ah ! Ils sont là ! Bonjour ma chérie…

Comme avec sa mère, Lily se laissa aller dans l’étreinte de son père, l’une des personnes les plus importantes dans sa vie. Ils avaient toujours eu un lien spécial ensemble.

- Et James bien sûr, dit-il chaleureusement, une pointe moqueuse dans la voix. Le futur mari, n’est-ce pas ?
- Papa ! Hahahahahaha mais j'avais oublié ça
- Ce sont ses mots, pas les miens, se défendit Mr Evans en riant. Comment vas-tu ?
- Très bien, monsieur. Merci de m’avoir invité.

Lily sourit en roulant des yeux en voyant James si mesuré. De toute évidence, il lui faudrait encore quelques minutes pour se détendre.
Ils discutèrent encore de tout et de rien, rattrapant le temps perdu avant de passer à table, et Lily venait tout de juste de commencer son repas quand l’interrogatoire commença. Elle aurait dû s’y attendre.

- Alors ma chérie, qu’est-ce que tu fais en ce moment ? Demanda sa mère d’un ton faussement léger. On a l’impression de ne plus avoir de tes nouvelles… Tu n’appelles jamais.
- Je te l’ai déjà dit, il n’y a pas de téléphone là où je suis cet été… expliqua-t-elle avec regret. Je vais essayer de vous envoyer quelques lettres, mais ce n’est pas facile…
- Pourquoi ? Vos hiboux sont en grève ? Plaisanta son père.

Lily se tendit. Elle ne leur avait pas réellement avoué dans quoi elle s’était engagée en rejoignant l’Ordre pour ne pas les inquiéter et elle avait veillé à ne pas mentionner les attaques des mangemorts ou la montée de Voldemort qui ne cessait de gagner inexorablement du terrain.
Elle sentit le regard brûlant de James pesé sur elle.

- Non, évidemment, dit-elle. Mais… ça pourrait être dangereux.
- Dangereux ? Comment ça dangereux ?

Lily soupira.

- On en parlera plus tard, d’accord ? Le repas vient de commencer, ça ne sert à rien pour l’instant.
- Mais Lily…
- Promis, demain. Ça peut attendre demain.

Ses parents la dévisagèrent un long moment, comme en plein débat intérieur, mais finalement sa mère dut décider qu’elle avait d’autres questions à poser car elle abandonna et se tourna vers James.

- Très bien, dans ce cas parlons de toi James.
- De moi ? Il a le seum
- Oui, qu’est-ce que tu vas faire maintenant que vos études sont terminées ? Tu as des frères et sœurs ? Et tes parents, qu’est-ce qu’ils font ?
- Maman ! Laisse-le respirer !
- Quoi ? Ma nièce de deux ans dit tout le temps "QUOI ???" comme une poissonnière c'est tellement drôle pouahahhah

James lui jeta un regard perdu avant de se tourner à nouveau vers ses parents qui lui souriaient avec bienveillance. Il parut légèrement rassuré, même s’il se passa une main dans les cheveux, anéantissant le faible effort qu’il avait fait pour les garder à peu près coiffés jusqu’ici. Lily se retint de sourire.

- Je ne sais pas encore exactement ce que je veux faire, avoua-t-il, faisant attention à ne pas mentionner l’Ordre. Pendant longtemps, je voulais être joueur de Quidditch, ou au moins travailler dans ce milieu.
- Le Quidditch ?
- Tu sais, le sport avec les balais et les balles, expliqua Lily. Il y avait des équipes à Poudlard.

James faillit s’étouffer devant cette réduction.

- Des balais et des balles ? Répéta-t-il, indigné. Merlin, Evans, je croyais qu’on avait dépassé ce stade. Mouahahaha
- Oui, enfin tout le monde a compris.
- Et tu faisais partie d’une équipe, James ? Demanda Mr Evans, amusé.
- Oui, j’étais poursuiveur. Je marquais les buts, élabora-t-il en réalisant sûrement que le poste ne dirait rien à son père.
- Oh allez Potter, la modestie ne te va pas, intervint Lily. Il était capitaine, pas juste poursuiveur. Et il nous a fait gagner la coupe deux années de suite.
- « Nous », dit-il, rictus aux lèvres. Tu n’arrives même pas à monter sur un balai.
- Ne m’en parle pas, elle n’a jamais réussi à taper dans un ballon de foot non plus, déplora faussement son père.

Le visage de Lily s’enflamma et elle les fusilla du regard tous les deux.

- Chris, rabroua sa mère. Arrête. Continues, James.
- Euh… c’était quoi les autres questions ? Ah oui ! Je suis fils unique… Enfin… techniquement, mais pas vraiment…

Ses parents froncèrent les sourcils et Lily ressentit une vague d’affection pour le garçon à côté d’elle alors qu’il buttait pour trouver les mots, pour expliquer sa situation particulière et le lien qui l’unissait à ses amis.

- Comment est-ce qu’on peut être « techniquement » fils unique ?
- Je… Mon meilleur ami vit chez moi. Ou vivait plutôt. Il est… il est un peu comme mon frère.
- Vous avez même de la chance qu’il ne soit pas là ce soir, lança Lily en riant. Impossible à séparer ces deux-là !
- Eh ! Tu aimes bien Sirius !
- J’ai toujours préféré Remus, rétorqua-t-elle sans se départir de son air amusé. Il a l’air beaucoup plus mystérieux. Le genre ténébreux et torturé c’est dépassé.

James éclata de rire.

- Sirius n’a rien de ténébreux et torturé, il pleure en lisant les Contes de Beedle le Barde, mentit-il. Et je peux avoir l’air mystérieux aussi.
- Toi ? Oh Merlin, James, tu as tes émotions écrites sur son visage.

Elle disait la vérité. Elle n’avait jamais vu quelqu’un d’aussi expressif, d’aussi sincère que James quand il s’agissait de ses sentiments envers les personnes qu’il aimait. C’était sans doute paradoxale, étant donné qu’elle avait mis tant de temps à comprendre qu’il l’aimait véritablement, mais elle trouvait James tellement vivant qu’elle ne pouvait s’empêcher de le regarder parfois, juste pour lire les émotions de son visage.

- Je trouve ça amusant ces expressions sorcières, intervint son père. Cette façon que vous avez de dire « Merlin » à tout bout de champ.
- C’est plus simple que les expressions moldus pourtant, dit James. Je n’y comprends jamais rien.

Lily se remit à rire, incapable de s’en empêcher.

- Je confirme !
- Lily, sois gentille, morigéna Marguerite. Et donc, James… Tes parents ? Ils travaillent dans quoi ? On pourrait peut-être les rencontrer ? Ah ouais déjà

Lentement, le sourire de James s’évanouit et il se tendit à nouveau à la mention de ses parents. Lily se réprimanda mentalement de ne pas avoir prévenu les siens. Ces dernières semaines, l’état de Fleamont Potter s’était quelque peu dégradé. Rien d’alarmant, pas encore, mais tout le monde savait que ce n’était plus qu’une question de temps pour lui tout comme pour Euphemia dont le diagnostic était tombé il y a deux jours. Elle avait aussi contracté la maladie.
Les médicomages étaient incertains sur le temps que prendrait la dragoncelle pour évoluer à son stade final, la maladie pouvait prendre aussi bien quelques mois que quelques années.
Après plusieurs secondes malgré tout, James se ressaisit.

- Mes parents sont à la retraite, dit-il. Ma mère n’a jamais vraiment travaillé, elle a surtout fait du bénévolat et des activités caritatives pour le Ministère. Mon père a d’abord fait carrière comme potioniste, et puis il est entré au bureau des Aurors.
- C’est une sorte de police d’élite, traduisit Lily.
- Passionnant !

La conversation dériva à nouveau, un moment sur les anecdotes d’enfance de Lily, puis sur les blagues de James à Poudlard, jusqu’à la rencontre de ses parents à l’université. Elle fut soulagée que ni sa mère ou son père n’évoque les remarques acerbes qu’elle avait pu laisser échapper sur James plus jeune Malaiiiise, à l’époque où elle était persuadée de ne pas l’aimer et qu’il était le garçon le plus agaçant au monde. Pourtant, tous les deux paraissaient voir que peu importe son avis passé, ses sentiments avaient changé. Profondément.
Au moment de partir, Lily serra fort ses parents dans ses bras, même si elle avait promis de revenir demain. Elle n’avait pas hâte d’avoir à leur expliquer pour l’Ordre, ni de voir la peur dans leurs yeux, mais elle savait qu’elle leur devait la vérité.
Elle était sur la dernière marche du perron lorsque James se retrouva pris dans une étreinte avec sa mère et elle soupira, embarrassée.

- Maman !
- Je dis au revoir, répliqua-t-elle par-dessus l’épaule de James.

Cependant, avant de le lâcher, Lily fut persuadée qu’elle lui glissa quelque chose à l’oreille. James hocha d’ailleurs la tête, échangeant un long regard avec elle avant de serrer la main de son père et de la rejoindre.
Il prit sa main dans la sienne.

- Faites attention en rentrant…
- Marguerite, dit son père, amusé, ils sont grands. Allez viens, rentre.

La réponse de sa mère s’évanouit dans la nuit tandis qu’ils transplanaient tous les deux, le cœur léger.

15 août 1978 – Les Maraudeurs


Le salon du QG était plongé dans la pénombre, tout le monde était remonté se coucher il y a plusieurs heures, à l’exception des quatre garçons affalés à même le sol.
La tête de James reposait sur les chevilles de Sirius qui avait les jambes tendues devant lui, adossé contre le canapé, et Peter était allongé sur le ventre à côté de Remus. Ce dernier regardait la flamme de la bougie posée au milieu de leur petit groupe.

- Les gars… murmura-t-il.
- Hum ?
- Vous croyez que ça va changer quelque chose ? Cette guerre, je veux dire ?
- Tu poses vraiment la question, Lunard ? Rétorqua Sirius, incrédule.

Remus tourna la tête vers lui, ses yeux ambrés brillant dans la semi-obscurité.

- Non, pas en général… Pour nous. Vous croyez que ça va changer quelque chose entre nous ? Noooooooooooooooooooooon

Un long silence suivi. Peter, une expression angoissé sur le visage, regarda Sirius comme s’il s’attendait à ce qu’il réponde quelque chose. Pourtant ce fut James qui prit la parole, les yeux fermés et le corps détendu, un sourire aux lèvres.

- Evidemment que non, dit-il d’un air tranquille. On est les Maraudeurs.

**********


« Messieurs Lunard, Queudver, Patmol, et Cornedrue, spécialistes en assistance aux Maniganceurs de Mauvais Coups sont fiers de vous présenter la Carte du Maraudeurs ».

« Black et Potter, les chefs de leur petite bande. Tous les deux très brillants, bien sûr – exceptionnellement brillants, en vérité – mais je crois que jamais aucun élève ne nous a causé autant d'ennuis que ces deux-là ».

« On aurait dit que Black et Potter étaient deux frères ! Intervint le professeur Flitwick. Absolument inséparables ! ».

« Personne n’aurait songé à me nommer préfet, je passais trop de temps en retenue avec James. C’était Lupin, le bon élève ».

« Harry éprouva le même sentiment d'excitation lorsqu'il vit Sirius répondre à James en levant le pouce. Sirius était confortablement installé sur sa chaise qu'il balançait d'avant en arrière. Il était très beau, ses cheveux bruns tombaient sur ses yeux avec une sorte d'élégance désinvolte, et une fille assise derrière lui l'observait avec un œil plein d'espoir, bien qu'il n'eût aucun regard pour elle ».

« Il leur était impossible de me tenir compagnie sous la forme d'êtres humains, mais sous formes d'animaux, ils ne risquaient plus rien, répondit Lupin. Un Loup-garou ne représente un danger que pour les humains. Chaque mois, ils sortaient du château en se servant de la cape d'invisibilité de James. Et ils se transformaient… Sous leur influence, je devenais mois dangereux. Mon esprit était toujours celui d'un loup, mais mon corps restait de plus en plus humain lorsque j'étais avec eux ».

« Sirius fronça les sourcils en voyant que Harry ne paraissait pas convaincu.
- Ecoute, dit-il, James était le meilleur ami que j'ai jamais eu et c'était un type bien ».

**
*

« J'ai entendu mon père, bredouilla-t-il. C'est la première fois que j'entends sa voix… Il a essayé d'affronter Voldemort tout seul pour donner le temps à ma mère de s'enfuir… »

« Maintenant affronte-moi comme un homme… Droit et fier comme est mort ton père ! » AAAAAAAAAAAAAARGH

« - Quand ils sont près de moi… Harry s’interrompit, le regard fixé sur le bureau de Lupin. J’entends Voldemort qui tue ma mère.
Lupin amorça un mouvement comme pour prendre Harry par l’épaule, mais il se ravisa ».

**
*

« - Pardonne-moi, répondit Black.
- Bien sûr, Patmol, mon vieil ami, dit Lupin qui était en train de relever ses manches. Et toi, tu me pardonnes d’avoir cru que c’était toi, l’espion ?
- Évidemment, répondit Black.
- Et l’ombre d’un sourire passa sur son visage. Lui aussi releva ses manches.
- On le tue ensemble ? dit-il ».

« Le petit Queudver était là le week-end dernier, j'ai trouvé qu'il n'avait pas le moral, mais c'est sans doute à cause de ce qui est arrivé aux McKinnon. J'ai pleuré toute la soirée quand j'ai appris la nouvelle ».

« Qu'avait-on à gagner en combattant le sorcier le plus maléfique qui ait jamais existé ? Dit Black, animé d'une terrible fureur. On avait à gagner des vies innocentes, Peter ! »

« – Vous avez tué mes parents, dit Harry, la voix légèrement tremblante, mais la main qui tenait la baguette ne tremblait pas.
Black leva vers lui ses yeux profondément enfoncés dans leurs orbites.
– Je ne le nie pas C'est affreux qu'il pense ça, dit-il, très calme. Mais si tu connaissais toute l’histoire… »

**
*

« Ta mère est morte pour te sauver la vie […] Avoir été aimé si profondément te donne à jamais une protection contre les autres, même lorsque la personne qui a manifesté cet amour n'est plus là ».

« Le professeur McGonagall observa Harry d'un air grave par-dessus ses lunettes. Puis elle eut soudain un sourire.
- Votre père aurait été fier de vous. Lui aussi était un excellent joueur de Quidditch ».

« La femme était très belle. Elle avait des cheveux auburn et ses yeux… « Ses yeux sont comme les miens », pensa Harry en s'approchant un peu plus près de la glace. D'un vert brillant et d'une forme semblable. Il s'aperçut alors que la femme pleurait. Elle souriait et pleurait en même temps. L'homme qui se tenait à côté d'elle était grand, mince, avec des cheveux très noirs. Il la tenait par les épaules. Il portait des lunettes et ses cheveux étaient très mal coiffés. Il avait des épis qui dépassaient à l'arrière de son crâne, tout comme Harry ».

**
*

« - Vous resterez avec moi ?
- Jusqu'à la toute fin, dit James. Ca, ça me tue
- Ils ne pourront pas vous voir ? Demanda Harry.
- Nous faisons partie de toi, répondit Sirius.
Harry regarda sa mère.
- Reste près de moi, dit-il à voix basse.
Et il se mit en chemin ».


FIN...


C'était un super épilogue Anna, désolée pour mes commentaires peu constructifs ahem. Mais je crois que ce que j'ai préféré c'est cette idée de citer les bouquins à la fin. C'est vraiment une excellente idée :)

J'espère que vous avez aimé! Si ça vous dérange pas, j'aime bien posé des questions à la fin, comme une sorte de bilan ^^ Sans aucune originalité, j'ai repris les questions de Next Generation ^^

1/ Votre passage ou événement préféré de la fanfic (tome 1 et 2)?

Honnêtement j'en ai aucune idée :lol: La seule chose dont je me rappelle très précisément c'est le début du tome 2, quand tout le monde se retrouve à la fête du village (ça se trouve je raconte du bullshit :lol:) donc on va dire que c'est ça :lol: C'est pas péjoratif quand je dis que je me rappelle pas bien du reste hein, c'est juste que 1) beaucoup de fanfics 2) ça fait un bout de temps

2/ Votre personnages préféré dans le groupe des garçons et dans le groupe des filles? Ou juste de façon globale et pourquoi celui-ci en particulier?

Je dirais Remus et Marlène, parce que ce sont des personnages sur lesquels ons e penche pas forcément beaucoup et tu l'as fort bien fait :)

3/ Votre couple préféré? Pourquoi?

Marlène et Reg, pour les mêmes raisons qu'au-dessus. Et puis ce thème "amants maudits" a été exploité de façon brillante, j'ai trouvé que les dialogues les plus poignants étaient généralement entre eux (ou entre Reg et Sirius)


4/ Votre avis sur l'écriture en générale (dialogue, description, narration, orthographe...ect)

Tu t'es beaucoup améliorée depuis Next G ! Bravo :D J'ai pas de trucs plus précis à dire haha, si ce n'est que comme l'a dit Perri tu as parfois des phrases tout simplement magnifiques :)


5/ Ce qui pourrait être amélioré ? Est-ce qu'il y a des choses qui n'étaient pas claires ou moins bien sur certains aspects?

No idea :lol:

6/ Vos idées et vos attentes pour d'éventuels futurs bonus!
7/ Ce que vous voulez dans cette partie, je laisse votre imagination s'exprimer :D

Pas grand chose à dire pour ces deux là haha, juste bravo pour cette fanfiction :) Félicitations d'être allée au bout alors que ça n'a pas toujours été facile ! Je pense que le cadeau de tes amies est la preuve de la qualité du travail que tu as fourni :D Quoi que tu écrives plus tard je serai heureuse de le lire !

En ce qui concerne de futurs projets, j'en ai en tête (Perri merci pour ton aide ce sujet ^^) donc je reviendrais sûrement vous en parler bientôt! Je ne dis pas totalement non à l'éventualité d'un tome 3, mais j'ai besoin de souffler vraiment Comme je te comprends :lol: Ce serait sur la guerre du coup ? GOOD LUCK, et ce n'est pas à l'ordre du jour. Par contre j'ai deux trois idées de bonus, dont un sur Marlène et Regulus. En fait, je me suis forcée à respecter le canon tout le temps, donc j'aimerais bien m'en éloigner juste une fois et j'avais en tête décrire un AU (alternate univers) où Regulus viendrait demander de l'aide à Marlène avant de se rendre dans la grotte, ce qui changerait évidemment le cours de son destin... Pas encore sûre de le faire, mais à voir ^^ Bonne idée :) Parfois mon bêta veut que je change la fin de l'histoire et que Peter crève comme un rat (aha) MAIS J AI PAS COLLE AU CANON (enfin ahem) TOUT CE TEMPS POUR FINIR COMME CA

Le mot de la fin maintenant... Merci! Merci mille fois! Merci à toi :mrgreen:
Bisous :D
Perripuce

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Re: Au temps des Maraudeurs [Harry Potter]

Message par Perripuce »

Qui va encore pleurer en regardant HP7 partie 2 à la télé?

(Déso Anna', juste que je pensais à vous ahah :mrgreen: )
annabethfan

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Re: Au temps des Maraudeurs [Harry Potter]

Message par annabethfan »

Perripuce a écrit :Qui va encore pleurer en regardant HP7 partie 2 à la télé?

(Déso Anna', juste que je pensais à vous ahah :mrgreen: )
Je l'ai tellement vu ce film, au moins 10 fois :lol: Je regarde de temps en temps quand ça passe à la télé mais là je suis dans ma période Avengers (traumatisme bonjour ^^)
Ah et tant que je suis là: je dois rendre mon projet de mémoire dans quelques jours et j'avais mes exams cette semaine donc je suis overbookée mais je disparais pas promis :lol: J'arrive pour commenter tous vos chapitres d'ici une semaine sorry!!
Mali26

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Re: Au temps des Maraudeurs [Harry Potter]

Message par Mali26 »

Hey! Je viens de terminer l'épilogue, les larmes aux yeux.
A ce jour, la meilleure fanfiction que j'ai lu!
Tu as donné une telle profondeur aux personnages, Sirius, Remus, Regulus, Dorceas, Marlène...

Pour tes questions, j'avoue que me mémoire me fait défaut, j'avais tout lu très vite et si j'ai particulièrement bien retenu les personnages parce qu'ils sont marquants j'avoue que les péripéties sont un peu passées à la trappe. Je vais faire avec ce qu'il me reste:
-L'OS sur Lupin à Noël m'a retourné les entrailles, ça je ne l'oublierais pas de si tôt.
-Comme couple, James-Lily, Sirius-Alexia étaient vraiment bien écrits
-les relations Marlène-Sirius-Regulus étaient un crève coeur tant on a envie que Sirius et Marlene réussissent à le sauver
-j'ai adoré connaître les parents de James et leur relation avec Sirius
-Dorceas restera mon personnage préféré je crois, (j'insiste son combat avec Voldemort si tu as le temps/l'envie ^^)
-Peter également, on réussit à l'apprécier même sachant ce qu'il fera par la suite
-je salue également la chronologie, tu t'en es très bien tiré pour que la présence/l'absence des personnages colle au canon notamment Alexia, etc
-question écriture, pas grand chose à dire sinon que tes personnages sont vibrants de réalisme, on compatis très facilement avec eux

Eh bien voilà, si tu veux un retour particulier sur un point n'hésite pas!
Merci pour cette fic, vraiment

Est-ce que tu vas écrire autre chose maintenant? ;)
annabethfan

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Re: Au temps des Maraudeurs [Harry Potter]

Message par annabethfan »

Okkkk..... Ça fait fait trois jours que ça tourne en boucle dans ma tête et j'ai besoin d'avis.

Attention annonce!! :D

Voilà, j'ai commencé à écrire le bonus dont je vous avais parlé sur Regulus, genre l'idée que finalement il demande de l'aide à Marlène avant de se rendre dans la caverne la nuit de sa mort et que ça change son destin. Bon je n'ai écris qu'une page, ne nous emballons pas. A la base, ce bonus devait être un AU (alternate universe) où j'explorais cette idée parce que je ne pouvais pas me résoudre à ne rien écrire sur Regulus avec un happy end.

Mais l'idée s'est étendue, j'ai quelques pistes, et en vérité je ne veux plus juste me concentrer sur lui, j'avais envie d'explorer d'autres personnages... alors que je pensais avoir fait le tour des Maraudeurs & co :lol: Rien de tel que de laisser ses personnages pendant quelques mois pour qu'ils vous manquent. Je pensais notamment à Dorcas qui pourrait encore avoir des choses à livrer.

Donc... J'en suis venue à me demander si je ne voulais pas faire un troisième tome finalement. Cependant, pour la première fois, ce tome s'écarterait du canon. Il faudrait le voir un peu comme un Fix-It.

J'ai pas le courage en fait... je n'ai pas le courage d'écrire sur des personnages qui m'ont accompagné pendant presque quatre ans pour les faire mourir à fin. (Cazo t'as trop de courage). Donc je ne sais pas encore jusqu'où j'irais dans l'éloignement au canon, mais voilà j'y réfléchis. Est-ce qu'un troisième tome de ce genre vous intéresserait, même s'il ne respecte pas les livres? Et à ce moment-là, qu'est-ce que vous attendriez de celui-ci en terme d'intrigue ou de personnages?

Je vous jure cette idée m'obsède mais si je vois que je n'arriverais pas à faire tout un tome, ou que le fait de m'écarter du canon vous pose problème, je m'en tiendrais au bonus autour de Regulus (qui risque d'être long à ce moment-là ^^). J'ai juste besoin de vos avis pour me décider donc n'hésitez pas à me dire ce que vous en pensez et surtout si vous avez des attentes vis-à-vis de ce potentiel projet ;)
Perripuce

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Re: Au temps des Maraudeurs [Harry Potter]

Message par Perripuce »

Whaaaat the fucking Hell j'étais pas préparée à te voir réapparaitre comme ça ahha (et j'ai eu un mini espoir que ce soit un post *soupire*)
annabethfan a écrit :Okkkk..... Ça fait fait trois jours que ça tourne en boucle dans ma tête et j'ai besoin d'avis. Toujours là pour toi.

Attention annonce!! :D

Voilà, j'ai commencé à écrire le bonus dont je vous avais parlé sur Regulus, genre l'idée que finalement il demande de l'aide à Marlène avant de se rendre dans la caverne la nuit de sa mort et que ça change son destin. Bon je n'ai écris qu'une page, ne nous emballons pas. A la base, ce bonus devait être un AU (alternate universe) où j'explorais cette idée parce que je ne pouvais pas me résoudre à ne rien écrire sur Regulus avec un happy end.

Mais l'idée s'est étendue, j'ai quelques pistes, et en vérité je ne veux plus juste me concentrer sur lui, j'avais envie d'explorer d'autres personnages... alors que je pensais avoir fait le tour des Maraudeurs & co :lol: C'est toujours dangereux de se mettre à explorer des pistes, ça m'a mené à O&P ahah Rien de tel que de laisser ses personnages pendant quelques mois pour qu'ils vous manquent. Je pensais notamment à Dorcas qui pourrait encore avoir des choses à livrer. J'adore Dorcas mais je vois pas le rapport avec Julian *smiley songeur* :roll:

Donc... J'en suis venue à me demander si je ne voulais pas faire un troisième tome finalement Mais mais ... Julian ...? :cry: :cry: . Cependant, pour la première fois, ce tome s'écarterait du canon. Il faudrait le voir un peu comme un Fix-It. Je vois. Après personnellement je suis pas une grande fan des UA, ça me perd un peu et dans le peu que j'ai lu ça faisait perdre une partie de son charme ... Après c'est qu'un avis personnel et j'ai aucun doute sur ta qualité d'écriture et d'intrigue qui pourrait rendre le tout intéressant, il faudrait voir !

J'ai pas le courage en fait... je n'ai pas le courage d'écrire sur des personnages qui m'ont accompagné pendant presque quatre ans pour les faire mourir à fin. (Cazo t'as trop de courage). Donc je ne sais pas encore jusqu'où j'irais dans l'éloignement au canon, mais voilà j'y réfléchis. Est-ce qu'un troisième tome de ce genre vous intéresserait, même s'il ne respecte pas les livres? Et à ce moment-là, qu'est-ce que vous attendriez de celui-ci en terme d'intrigue ou de personnages?
Bon comme je te l'ai dit, à titre personnel je ne suis pas une fana des UA mais après comme c'est la continuité de ton personnage, de ton univers et tes liens que tu peux créer ... Je pense que je pourrais possiblement réussir à me détacher de HP pour voir ça que comme la suite de ATDM purement (je ne sais pas si je suis clair, mais en gros ça aurait moins fonctionné sur moi si y'avait pas eu les deux tomes avant, mais comme il y a eu ces deux tomes et que je suis attachée à TON histoire et TES personnages, ça pourrait matcher pour moi).
Après fais réellement comme tu le sens toi, l'écriture c'est avant tout parce que ça nous plait, que ça nous amuse de créer et d'inventer donc je comprends que tu veuilles inventer encore plus. Tu peux toujours essayer d'écrire quelques lignes, voir comment tu le sens ...


Je vous jure cette idée m'obsède mais si je vois que je n'arriverais pas à faire tout un tome, ou que le fait de m'écarter du canon vous pose problème, je m'en tiendrais au bonus autour de Regulus (qui risque d'être long à ce moment-là ^^). J'ai juste besoin de vos avis pour me décider donc n'hésitez pas à me dire ce que vous en pensez et surtout si vous avez des attentes vis-à-vis de ce potentiel projet ;)
Après si tu sens que tu n'arrives pas à faire un tome, tu peux faire une sorte de mini-fanfic, ou alors une série de plusieurs OS sur ce même univers UA? Je sais pas si je suis claire ou même si je suis utile, puisque grosso modo ma réponse c'est "comme tu le sens ma belle" :lol: :lol: :lol:
(Du coup tu enterres définitivement Julian?)
En plus c'est Julian comme Julian Alaphilippe <3 <3 (comment ça je regarde trop le cyclisme? Mais Julian <3)

Voilà j'espère que je t'ai aidé un peu, bisous !
PtiteCitrouille

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Re: Au temps des Maraudeurs [Harry Potter]

Message par PtiteCitrouille »

Heyyyy

Je m'attendais pas à ce come back non plus :lol: :lol:

Comme Perri j'ai un peu plus de mal avec les AU, mais comme Perri encore, ça reste tes personnages auxquels je me suis attachée alors... Mais si l'idée aussi de faire qu'un simple OS te dérange, l'idée de Perri sur les mini-fanfic ça peut être hyper intéressant! Selon moi ça serait la meilleure option, celle que je préférerais pour être honnête. Et puis ça me ferait plaisir de te retrouver dans une histoire !
Mais voilà, je rejoins Perri, écris des chapitres, prends de l'avance et vois comment tu le sens. Dans tous les cas, je suivrai la fanifction/mini-fanfic/OS ! :D
Gros bisouuus !
annabethfan

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Re: Au temps des Maraudeurs [Harry Potter]

Message par annabethfan »

Ouais je comprends ce que vous voulez dire, j'avais exactement le même ressenti en fait et vous l'avez un peu confirmé ^^ Donc je pense que je vais rester sur l'idée de bonus mais en plusieurs parties tout simplement :D
Et non Perri j'abandonne pas Julian :lol: Ca sera mon prochain gros projet mais j'en suis toujours à chercher une intrigue bien ficelée et des idées avant de me lancer :D
Perripuce

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Re: Au temps des Maraudeurs [Harry Potter]

Message par Perripuce »

annabethfan a écrit :
Et non Perri j'abandonne pas Julian :lol: Ca sera mon prochain gros projet mais j'en suis toujours à chercher une intrigue bien ficelée et des idées avant de me lancer :D
Ouiiii je suis rassurée :mrgreen: :mrgreen: :mrgreen:
Tu sais j'avais commencé Lucy en free-style, l'intrigue est venue après peut-être que ça peut être pareil pour Julian :mrgreen: Pas besoin de tout les détails pour commencer à écrire :roll:


En plus je rappelle (un peu partout je crois) qu'il la même prénom qu'Alaphillipe que je commence à réellement aimer d'amour même si tout en haut dans mon coeur y'a d'abord Warren (Barguil) mais Julian ce qu'il a fait aujourd'hui (GAGNER UN CONTRE LA MONTRE mais jamais de ma vie je pensais voir les français gagner un CLM, on est nul en CLM MAIS IL L'A FAIT ET IL A BATTU THOMAS (Team Ineos, dopé, GRR) BREF JE SORS je dois saouler tout le monde ahah

Bisous Anna' <3
cochyo

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Re: Au temps des Maraudeurs [Harry Potter]

Message par cochyo »

Alooooors
J’avoue ne pas du tout aimer ce qui s’eloigne Du canon ... après j’ai tellement envis que tu continue à écrire que je suis prêt à tolérer n’importe quoi ( ou presque ;) )
Mais ce qui est sure c’est que j’adorerais des bonus !
A bon entendeur :lol:
meige

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Re: Au temps des Maraudeurs - Terminé [Harry Potter]

Message par meige »

C'est un super chapitre ! Mais, je sens que les ennuis ne vont pas tarder...
MelleChachow

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Re: Au temps des Maraudeurs - Terminé [Harry Potter]

Message par MelleChachow »

Je viens de finir ton histoire !
Et vraiment, bravo ! J'adore ! :D
Tu écris vraiment bien et j'adore ton style d'écriture !
Je me suis tellement attaché aux personnages que je suis d'accord à fond pour les retrouver dans des bonus !! Surtout Reg' et Marlène !! Mon "couple" chouchou ! Je les adore !
Tu as super bien travaillé le personnage de Regulus et il est vraiment attachant !
J'ai adoré le passage de l'interview de l'équipe ainsi que la révélation de James à Lili pour son Animagi !!
Bref, j'adore !
Continue comme ça :D
NoEtJess

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Re: Au temps des Maraudeurs - Terminé [Harry Potter]

Message par NoEtJess »

Holaaaa !

Alors voilà. Je viens de finir. Comment dire. Je suis en déprime :cry: :cry: ...

Bon avant toute chose (avant que j'arrive à mettre des mots sur mes émotions) pardooooooon d'avoir disparu comme ça de la fanfic et d'avoir arrêté de commenter :oops: . Ce n'est ABSOLUMENT PAS parce que ta fanfic ne me plaisait plus mais parce que j'avais très peu de temps et ayant une mémoire de poisson rouge je n'arrivais plus à suivre l'histoire quand tout est devenu "clairsemé" :roll: . Me souvenant que j'avais lu NG d'une traite et que je ne pouvais littéralement plus lâcher mon ordi, je me suis dit qu'il fallait que je lise celle-ci d'une traite aussi pour ne pas "gâcher" ce si beau travail que tu as fait en lisant qu'à moitié. C'est pourquoi je me suis arrêtée en me disant que je la lirais d'une traite une fois que tu l'aurais terminée. J'ai beaucoup de temps ces dernières semaines et c'est pour ça que je me suis lancée et ai tout recommencé. Et ai tout fini cette fois. Effectivement comme pour NG je n'as de nouveau plus pu lâcher mon ordi ... :D

Donc pour te dire mon ressenti : TA FANFIC EST ABSOLUMENT GÉNIALE ET DIGNE DE JK ROWLING :o *emoji qui a des coeurs à la place des yeux* (pourquoi il existe pas celui-ci sur Booknode).
Je l'ai souvent dit mais c'est tellement dommage que les fanfictions ne puissent pas être publiées ... Car j'aurais acheté tout de suite tes livres. Dans tes histoires (NG et ATDM), on se sent transportés dans le monde de Harry Potter tellement bien que j'oublie que c'est une fanfiction. Donc vraiment, continue d'écrire c'est vraiment génial :D .
ATDM. Alors je suis juste pulvérisée en ce moment même. Je viens de finir là maintenant ton épilogue et ne peux supporter de ne plus pouvoir suivre les Maraudeurs dans leurs aventures. Je crois que ton histoire m'a autant rendue heureuse que triste. Parce qu'a tellement de moment, j'étais contentes pour les perso mais je ne pouvais pas m'empêcher (j'ai 0 volonté, je sais je n'arrive jamais à m'empêcher de penser au pire) de penser droit derrière : "en vrai c'est trop triste parce que dans quelques années ils meurent tous" (mon ressenti :D c'est tellement bien -> :( en vrai ils vont tous mourir -> :D -> :cry: -> :D -> :cry:). Les personnages étaient tous tellement bien approfondis, leurs caractères recherchés, leurs réactions étudiées. Nan vraiment, je me suis sentie tellement transportée avec eux que ça me fait trop mal de les quitter tous, surtout en sachant que tous sans exception meurent dans les années qui suivent... Plusieurs passages ont réussi à me tirer des larmes...

J'ai vu qu'il y a quelques mois tu as lancé l'idée de faire un troisième tome qui s'éloignerait du canon. Bon il me semble aussi que tu as un peu changé cette idée pour faire un groupe de bonus, je me trompe ? Mais sache dans tous les cas que ÇA M'INTERESSERAIT ENORMEMENT BEAUCOUP TROP ! Bon d'habitude je suis pas tellement sur ce genre de fanfic qui s'éloigne de l'histoire originale mais il faut avouer que là je suis tellement triste que j'adorerais une fin heureuse pour tous ces personnages qu'on suit depuis tellement longtemps :D :D . Dans HP, on ne connait que très peu de tes personnages et tu les as tellement développés que je pense que ça pourrait jouer dans le sens où ce n'est plus que du HP mais aussi du toi. Je sais c'est pas très compréhensible mais ce que je veux dire c'est que tu as pu t'approprier ces personnages à ta façon alors pourquoi pas t'approprier aussi un peu leur suite. En tout cas moi ça me dérangerait pas tant que ça car n'ayant pas beaucoup de descriptions d'eux dans HP, je les ai plus découvert imaginé par toi et donc une suite imaginée par toi serait un peu la continuité de TES personnages. Aaaah :shock: je sais pas si j'arrive à me faire comprendre, j'arrive même à m'embrouiller toute seule. Mais enfin bref tout ça pour te dire que j'adore l'idée d'une suite qui se finit un peu mieux que l'original et ça ne m'embête pas tant que ça que ça s'éloigne du canon. Même juste en un paquet de petit bonus. ((MÊME SI CE SERAIT TROP COOL UN TROISIÈME TOME :D !)) Ou les bonus ((même si ce serait quand même TROP COOL UN TROISIÈME TOME TOUUUUT ENTIER :D )).

Maintenant tes fameuses questions:

1/ Votre passage ou événement préféré de la fanfic (tome 1 et 2)?
Alors ... Il y en a tellement :o ! C'est trop difficile pour moi de différencier les tomes, j'oublie dans lequel s'est passée telle ou telle choses haha alors je vais faire les deux réunis.
Je dirais la plupart des moments James/Sirius, et en particulier le jour où Sirius part de chez lui. J'adore vraiment cette relation. Il y a une confiance et une loyauté entre eux tellement forte.
J'ai aussi bien aimé les chapitres sur le week-end de Noël chez James avec tout le monde. Il y a eu beaucoup de moment forts que j'ai adoré.
Les moments entre les maraudeurs juste les quatre ensemble étaient vraiment sympas aussi.
Un moment qui vaut la peine d'être mentionné est aussi la réponse qu'Euphémia sort à Orion, à l'hôpital. J'ai tellement aimé que je l'ai relu plusieurs fois.
J'ai aussi troooop aimé les moments Regulus/Sirius. Surtout dans le deuxième tome. Bon en fait même si y'a peu de conversations frontales. Mais j'étais trop heureuse à la fin du tome 2 de voir qu'ils s'étaient "rapprochés" juste le temps de deux petites conversations que j'ai juste trop aimés. Vraiment les relations frère et soeurs sont toujours mes préférées dans les livres (ce qui explique pourquoi j'ai aussi adoré les moments James/Sirius). En plus qu'on sait que Regulus n'est pas quelqu'un de mauvais vu qu'il finit par vouloir détruire Voldemort. C'est pour cela que j'avais des grandes attentes concernant Regulus et Sirius (deux personnages que j'adore vraiment), sachant que leur relation bien que très complexe n'était pas perdue pour autant. Et je n'ai pas été déçue en voyant à la fin que Sirius ne peut s'empêcher d'aider son frère en refusant de le dénoncer puis en l'aidant avec Elizabeth. Et aussi si tu décides de faire un bonus qui s'éloigne du canon sur leur relation, j'aimerais tellement les voir évoluer :D *emoji coeur*. Mais bon après c'est toi l'auteure donc c'est toi la cheffe et toutes les décisions que tu prendras sur la suite de tes personnages seront les bonnes qu'elles correspondent aux attentes des lecteurs ou non ;) .
Ensuite, je trouve que le passage qui m'a le plus transporté et que je trouve tu as super bien écrit, c'est le jour ou Elizabeth et Regulus vont au manoir des Lestrange pour leur "rite de passage" afin de rejoindre les Mangemorts J'ai bien senti l'ambiance inquiétante et lourde qui règne durant ce passage. La sensation pour Regulus et Elizabeth d'entrer dans quelque chose qui nous dépasse. Et la tristesse qui s'est emparée de moi à la fin du passage. En tout cas bravo ! Je vais pas dire que c'est mon passage préféré parce qu'il était trooooop triste :( mais il fallait que je le mentionne !
Ensuite les passages qui ont eu mes larmes : le dernier jour à Poudlard, sur la berge du lac, avant de prendre leur dernier Poudlard Express (autant les pensées nostalgiques d'Alexia que l'au revoir de Marlène à Regulus).
L'annonce de la maladie de Fleamont Potter et Euphémia qui ne veut pas l'abandonner. N'empêche je me suis toujours dit que c'est vraiment pas cool de la part d'Euphémia de lâcher son fils comme elle le fait ...
Bon c'étaient des bonus mais le premier noël de Remus sans les Maraudeurs qui m'a juste complètement DÉVASTÉE :( :( :( et aussi "Harry rencontre les Maraudeurs".

2/ Votre personnages préféré dans le groupe des garçons et dans le groupe des filles? Ou juste de façon globale et pourquoi celui-ci en particulier?
Ici aussi il y en trop :o ! PETER ! Nan je blague ... Jamais de la vie haha, déso Peter mais t'es le plus gros traitre et le plus gros lâche de tous les temps.
Mais en vrai je dirais : James, Lily, Sirius, Regulus et Marlène. Et Remus aussi. Bon tous ? Nan allez. Alors James est mon premier coup de coeur, j'adore son caractère, sa loyauté et sa joyeuseté (est-ce que ça se dit ?) et toujours avec ce côté tête brûlée qui me plait. Surtout dans le premier tome où je l'ai trouvé vraiment spécial. C'est vraiment un personnage très approfondi.
Ensuite, Lily ! Bon ça fait grave cliché mes deux perso favoris sont les perso "principaux" de l'histoire :lol: . Mais vraiment j'ai adoré le caractère de Lily. Battante mais aussi douce et gentille. Sa phrase qui m'a tué c'est, à la fin du premier tome, lorsque James arrive dans les escalier de la tour d'astronomie pour sauver Lily. Il dit un truc du genre : "Nan je devais te sauver" et j'ai juste ADORÉ le fait qu'elle réponde "Bah je me sauve toute seule." Ça m'a fait trop rire. Donc pour conclure, c'est vraiment une personne à qui j'aimerais m'identifier haha.
Après Sirius. C'est vraiment dans le tome 2 que j'ai beaucoup aimé Sirius. On apprend plus sur son histoire, son passé et il est beaucoup plus présent j'ai l'impression. J'adore son côté un peu ténébreux comme ça alors qu'on sait tous très bien qu'il a un coeur en or, juste à en juger par son choix de renier sa famille et d'abandonner tout ce qu'il a cru toute son enfance aussi radicalement pour faire le bien. D'ailleurs sa relation avec Regulus est quelque chose qui m'a vraiment prise dans cette fanfiction ce qui explique pourquoi je suis vraiment attachée à ces deux personnages.
On en vient donc à Regulus. Je dirais que c'est le personnage le plus complexe de ta fanfiction. On ne sait presque rien de lui juste en aillant lu la saga HP. Ce qui t'a donné presque champ libre pour exploiter ce personnage et je trouve que tu l'as juste fait à la perfection. On assiste à tout le processus qui le pousse à devenir Mangemort: le rejet de Sirius, l'abandon ressenti, le besoin donc de rendre fier ses parents, de garder le lien avec eux, de ne pas les décevoir et de perpétuer la tradition de la famille. Ce qui le pousse inévitablement et malheureusement sur la mauvaise voie. Mais en comprend pourquoi ! Et on sait bien sûr à la fin qu'en fait il va vouloir renverser Voldemort ce qui nous indique qu'il n'était pas perdu. Enfin bref. Je trouve juste que c'est le personnage le plus parfaitement exploité de ta fanfic. Et je l'ai adoré.
Après Marlène. J'aime beaucoup son innocence et surtout le fait qu'elle croit qu'il y ait du bon en chacun. Ce qui explique qu'elle ait fait confiance à Regulus d'emblée et qu'elle ne l'ait pas abandonné. Car malgré l'avancée toujours plus profonde de Regulus vers les Ténèbres, Marlène reste avec lui jusqu'au bout sans se détourner comme Sirius car elle voit le bon qu'il a malgré tout en lui.
Et pour terminer Remus. J'ai bien apprécié le connaître un peu plus car il a beau être un personnage important dans HP, je le trouve franchement assez absent dans la saga. C'est pour ça que je n'ai jamais réussi à m'attacher à lui. Mais dans ta fanfic c'est bien différent : on s'attache vraiment à lui. J'adore le voir essayer tant bien que mal de faire de ses amis des hommes responsables, le voir échouer mais s'amuser de cette situation.

3/ Votre couple préféré? Pourquoi?
Aaah trop dures ces questions ! Nan en vrai je pense James et Lily. Et Marlène et Regulus. Je sais à chaque fois tu demandes une réponse et je t'en donne 5 :oops:. Mais je doit sûrement être une des filles les plus indécises au monde :lol: .
Alors James et Lily bah parce que c'est James et Lily quoi ! On attend tellement tous avec impatience qu'ils se mettent en couple qu'on ne peut s'empêcher de sauter de joie quand ça arrive. D'ailleurs ce sont deux de mes perso préférés et j'ai adoré leur relation un peu chien et chat au début jusqu'à ce que ça devienne une chamaillerie amicale puis du réel attachement. C'est la qu'on sent la vraie complicité entre les deux.
Et puis bah Marlène et Regulus parce que c'est deux perso que j'adoooore aussi et même s'ils ne sont pas vraiment un couple, y'a quand même eu deux baisers alors moi je le compte comme couple :D . Mais enfin bref. C'est comme je l'ai dit plus haut. Ce sont deux opposés total. Marlène peut voir du bon partout même en Regulus alors que lui même n'a pas forcément une réputation de gentil mais plutôt de pessimiste et sombre. Et puis elle n'abandonne pas et persiste pour ne pas le laisser sombrer dans le mauvais côté. Elle s'efforce jusqu'au bout contrairement à d'autre comme Sirius ou Dorcas. Ce qui montre son vrai amour pour lui alors qu'il ne sortait même pas ensemble, et que Regulus à même une copine. Elle le fait donc vraiment pour lui et son choix n'est pas guidé par la relation amoureuse qu'elle aurait avec et donc pour elle. On sent que Regulus s'accroche à elle comme à une bouée de sauvetage, elle et sa candeur et son optimisme sans failles. Comme si chacun avait besoin l'un de l'autre. Enfin bref juste magnifique. Le baiser de la toute fin m'a soufflée. C'était en même temps trop beau et trop triste. Genre tragédie grecque !

4/ Votre avis sur l'écriture en générale (dialogue, description, narration, orthographe...ect)
Tu sais trop bien écrire ! Vraiment.
Concernant la narration, j'ai été impressionnée de voir comment tu arrivais à glisser dans la narration du texte, sans que ça se voit, des passages où on apprend à connaitre le caractère de la personne, qui nous raconte un peu son histoire et son caractère au début de la fanfic ou ses humeurs plus tard. Parfois j'ai l'impression que c'est ce qui rend le texte toujours un peu lourd mais chez toi on ne se rend même pas compte et ça rend vraiment super facile à lire, sans lourdeur.
Les dialogues, rien à redire, parfait. On sait toujours qui parle même si ce n'est pas indiqué car il y a des éléments qui nous le font deviner toujours subtiles mais faciles à trouver.
Concernant les descriptions, j'ai parfois trouvé qu'il y aurait pu y en avoir un poil plus lorsqu'on arrive dans une nouvelle pièce ou lors de dialogues car parfois, quand il est long, on se perd un peu dans la scène et il m'arrive souvent de ne plus me souvenir de comment étaient "installés" les personnages, ou dans quelle pièce ils se trouvaient. Et puis même si on connait déjà Poudlard et tout le reste ce serait sympa de nous rafraichir un peu la mémoire avec la description d'endroit un peu plus détaillée. Mais bon après j'ai aussi une tête de linotte alors ça joue aussi haha.)
Et l'orthographe rien à redire non plus si ce n'est que j'ai remarqué que tu mélanges souvent les participes passés de tes verbes avec les infinitifs mais bon pas de quoi s'affoler vraiment.

5/ Ce qui pourrait être amélioré ? Est-ce qu'il y a des choses qui n'étaient pas claires ou moins bien sur certains aspects?
Parfois il y a beaucoup de personnages, tellement qu'on arrive plus à se concentrer complètement sur un seul. pour te donner un exemple, la première fois que j'ai lu ta fanfic, je n'ai pas réussi à m'accrocher à Dorcas ou à Marlène (que j'adore maintenant) parce que je pense que j'étais concentrée sur les autres personnages plus principaux comme James, Sirius et Lily et que je n'ai pas prêté suffisamment attention aux autres. On a besoin de s'attacher aux personnages et il est difficile de s'attacher à tous de la même manière.
Mais après vraiment je tiens à dire que ta fanfic est juste super donc surtout ne pense pas que ces choses la rendent mauvaise. Ce sont juste des petits détails.

6/ Vos idées et vos attentes pour d'éventuels futurs bonus!

TOUT :D ! Nan allez en vrai ce qui se passe après, pendant la guerre m'intéresse vraiment. Et j'aimerais beaucoup aussi avoir des nouvelles de Regulus ...
J'ai beaucoup aimé aussi le bonus que tu avais fait avec Harry qui rencontrait les maraudeurs. D'autres bonus avec Harry pourrait vraiment être pas mal.

7/ Ce que vous voulez dans cette partie, je laisse votre imagination s'exprimer :D
CONTINUE D'ECRIRE POUR NOUS :D ! J'adore ce que tu fais !
annabethfan

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Re: Au temps des Maraudeurs - Terminé [Harry Potter]

Message par annabethfan »

*sors un oeil pour juger de ce retour triomphal après des mois d'absence*

Bon... Je me dis que poster cette première partie de bonus me poussera sans doute à terminer plus vite la deuxième partie pour ne pas vous faire attendre :lol: Et comme ça Perri arrêtera de me harceler pendant quelques semaines *je plaisante évidemment, elle est une source de motivation sans fin, merciiii*

Vous vous souvenez peut-être que j'avais évoqué la possibilité décrire un bonus qui changerait le destin de Regulus ? Et bien le voici. Le titre changera sûrement, je n'ai rien trouvé de mieux pour l'instant que "Et si..." dans le sens "et si cela s'était passé différemment, qu'est-ce que ça aurait changé à l'histoire ?". Mon "et si" à moi se résume un peu à Marlène, ou plutôt à la relation entre Marlène et Regulus. Bien sûr, Sirius aura un grand rôle dans tout ça, parce que si j'aime écrire quelque chose, c'est bien la relation des frères Black ^^

Je ne suis pas sûre de la qualité de ce bonus, je l'ai un peu écris de manière soit haché soit au fil de la plume; c'est surtout que j'avais besoin de sortir l'idée de ma tête donc j'espère que vous aimerez! :D

Enfin, j'aimerais dédier ce bonus à Clem qui traverse une période difficile en ce moment. Je pense fort à toi mon bébé citrouille!!

*Alerte deux parties pour cause de limite de caractères (Perri tu peux être fière de moi ^^)


Et si...


Partie 1 : Dans les griffes du phénix

La brume s’était abattue sur Londres depuis ce matin et avait plongé la capitale dans un épais brouillard. Alors que ses pas résonnaient contre les pavés, Regulus remit sa capuche en place avant de s’engouffrer dans une ruelle adjacente. Pour la troisième fois, il referma sa main autour de sa baguette et du médaillon qu’il gardait dans sa poche. Dans sa poitrine, son cœur battait à coups sourds à un rythme erratique. Il avait à peine dormi cette nuit et son esprit avait ressassé son plan jusqu’à l’épuisement. Même s’il essayait de ne pas y penser, il savait que la mission qu’il s’était donné pourrait être la dernière chose qu’il ferait.
Comme dans un état second, il s’engagea sur le pont qui s’étendait devant lui et traversa la Tamise pour rejoindre l’ouest londonien. Il devait retourner à Square Grimmaurd pour la tombée de la nuit, une fois que ses parents seraient partis à la soirée organisée chez les Malefoy, et prendre Kreattur avec lui pour qu’il l’amène à la grotte dont il lui avait parlé il y a plusieurs mois. Il se souvenait encore de ce jour-là, le jour où son monde avait paru basculer sous ses pieds.
Regulus ne pouvait pas dire qu’il détestait appartenir aux mangemorts. Il avait fini par intégrer les rangs, juste après ses Aspics à la sortie de Poudlard, et il avait l’impression d’avoir appris tellement en seulement un an. Comme si sa magie avait explosé dans ses veines. Il avait appris des sorts dont il n’avait jamais osé rêver, des techniques de duel, des élixirs et des poisons oubliés. Il avait eu raison, Voldemort avait véritablement repoussé les limites de la magie. Et Regulus, qui avait vécu sa vie entière enfermé par des limites, des traditions et des règles, avait trouvé cet homme fascinant. Jusqu’à ce qu’il cesse d’être un homme.
Il lui avait fallu du temps pour ouvrir les yeux. Peut-être trop. Mais maintenant qu’il savait, il ne pouvait plus détourner le regard. Voldemort avait fracturé son âme au-delà de tout ce qu’il avait pu imaginer. Il devait agir et il le pouvait. Ou du moins, il l’espérait.
Regulus n’avait pas immédiatement compris pour les Horcruxes, bien au contraire. Il avait passé des mois à voir les indices danser dans son esprit, il avait vu l’apparence physique de Voldemort changer toujours plus, et même si la trace de la magie noire était évidente, il n’avait pas compris avant les vacances de noël il y a quatre mois. Il était revenu chez ses parents pour le bal annuel des Black où toute la famille se réunissait. Même les traditions familiales passaient avant les mangemorts visiblement. Vers minuit, il avait pourtant réussi à s’éclipser dans la bibliothèque pour échapper au bruit et au rire haut perché de la tante Lucretia. Quand il était enfant, c’était toujours là aussi qu’il venait se réfugier avec Sirius, Bellatrix, Andromeda et Cissy. Désormais, il ne restait plus que lui.
C’était ce soir-là qu’il avait enfin découvert la vérité. Les Horcruxes. Un simple mot écrit au détour d’une page d’un livre rangé sur la plus haute étagère de la bibliothèque de son père. Jamais il n’avait vu ou entendu parler d’une magie si noire. Voldemort n’avait pas simplement repoussé les limites de la magie comme Regulus l’avait cru pendant longtemps, il avait fracturé son âme en deux. Il était allé au-delà de l’humanité. Ce qui l’avait fasciné en cet homme pendant presque trois ans s’était alors transformé en une horreur pure en écoutant les révélations de Kreattur dans cette même bibliothèque le soir du bal.
L’elfe de maison, qui avait longtemps été son seul ami enfant ou après le départ de son frère, s’était mis à sangloter, les oreilles frémissantes, alors qu’il lui racontait ce qu’il avait vécu dans la caverne où le Seigneur des Ténèbres l’avait emmené. Regulus avait dû physiquement le retenir par sa tunique pour qu’il arrête de se cogner la tête contre un volume encyclopédique presque aussi grand que lui.
Depuis ce soir-là, il n’avait pas cessé d’élaborer son plan. La partie la plus difficile, au-delà de la façon de détruire un Horcruxe qui restait encore à déterminer, avait été de se procurer une réplique du médaillon que lui avait décrit Kreattur. Il avait passé des heures à rechercher des illustrations du médaillon de Salazar Serpentard et il avait même écumé les antiquaires de l’Allée des Embrumes pour en trouver des copies. Après un mois de recherche, il avait enfin trouvé la réplique qui se trouvait désormais dans sa poche. Il resserra sa prise autour de la chaîne, comme pour s’assurer qu’elle était toujours là, puis traversa la rue, tête rentrée dans les épaules.
Regulus ne releva pas les yeux en sentant deux silhouettes le frôler de part et d’autre tandis qu’il remontait une ruelle obscure. Il évoluait dans les ténèbres depuis deux ans, il pensait pouvoir se fondre dans les ombres et n’être remarqué par personne dans ce quartier de Londres. Il ne comprit son erreur qu’une seconde trop tard, au moment où l’une des deux personnes le saisit violement par le poignet.

- Alors comme ça les mangemorts font des balades ?

Instinctivement, il voulut sortir sa baguette, une crampe de panique au ventre ; mais une autre main se referma sur son bras et lui tordit dans le dos. Sa baguette lui glissa des doigts et heurta le sol presque sans faire de bruit. Il se mit à se débattre avant de sentir la pointe d’une autre baguette s’enfoncer au creux de son dos.

- Je te conseillerais d’arrêter, lui souffla une voix. Ça ne sert plus à rien. Et ne pense même pas à transplaner ou je te fais sauter les jambes avant que tu aies pu faire un tour. C’est clair ?

Regulus eut envie de rire et de crier à la fois. Jamais, de toute son existence, il n’avait été désarmé avec autant de faciliter et aussi rapidement. Ses agresseurs devaient se dire la même chose car celui qui le tenait toujours fermement s’adressa brusquement à son acolyte.

- Eh Fab ? Tu trouves pas que c’était un peu trop facile ?
- Pourquoi ? Tu voulais te battre jusqu’au coucher du soleil ? Rétorqua celui que Regulus n’avait pas dans son champ de vision. Dis-toi que Maugrey serait fier de nous !
- Tu parles, même si on arrêtait cette foutue guerre il trouverait encore un moyen de nous reprocher quelque chose.
- Ça, c’est de ta faute. Si tu n’avais pas manqué ton tour de garde dans le Sussex à cause des beaux yeux d’Emmeline, il…
- C’est bon, coupa l’autre. J’ai compris. Voyons plutôt ce qu’on a là. Stupéfix !

Sans prévenir, son corps se raidit et Regulus se retrouva incapable de bouger ou de s’échapper. Des mains fermes le saisirent par les épaules, puis le retournèrent. Il se retrouva face à face avec Gideon Prewett. Avec sa barbe rousse de trois jours qui lui mangeait le menton et ses yeux perçants, il était facilement reconnaissable. Leur route s’était déjà croisée à plusieurs reprises lors des affrontements entre l’Ordre et les mangemorts.

- Tiens tiens ! Mais c’est le petit Black, non ? Fabian ! Regarde !
- Arrête de crier, je suis juste là, imbécile, intima-t-il d’un air exaspéré. Le périmètre est dégagé, il est seul.
- Ce n’est pas prudent ça, Black, dit Gideon, un rictus aux lèvres. T’as perdu ton troupeau ?

Si Regulus avait pu bouger la bouche, il l’aurait insulté.

- Qu’est-ce que tu faisais ici tout seul, hum ? Reprit-il d’une voix chantante. Pas de réponse ? Eh Fab ? On en fait quoi du petit Black ?

Fabian regarda au loin, comme s’il réfléchissait à quoi faire de ce mangemort encombrant.

- On le ramène au QG, décida-t-il. Il faut l’interroger, on obtiendra peut-être des infos sur leurs prochaines descentes ou sur leurs nouvelles recrues.
- Mais les autres ne sont pas encore revenus… ?
- Les filles seront là. C’est suffisant.
- D’accord, concéda Fabian qui avait retrouvé son sérieux. Tu transplanes avec lui ?

Son frère acquiesça d’un hochement de tête et, toujours incapable du moindre mouvement, Regulus fut transféré entre les mains de Fabian Prewett. Son nez brusqué, souvenir d’un duel sanglant avec Bellatrix, lui donnait un air plus intimidant que Gideon.
Au fond de lui, Regulus se sentait trop calme et ce sentiment le perturbait. Il aurait dû sentir son cœur battre à en avoir l’impression d’exploser, son ventre aurait dû être serré par l’angoisse, mais une étrange sérénité avait pris possession de lui en même temps que les frères Prewett avait pris possession de son corps et de son libre arbitre. Dans sa poche, la réplique du médaillon le brûlait presque.
Qu’est-ce qu’avait dit Fabian déjà ? « Les filles seront là » ? Sans pouvoir s’en empêcher, Regulus songea immédiatement à Marlène et cette fois son cœur loupa un battement, erratique. Il ne l’avait pas revu depuis la fin de sa scolarité, ou du moins pas à proprement parler. Il y a quelques mois, il s’était retrouvé face à elle, une poignée de secondes lors d’un affrontement dans la banlieue de Manchester. Il s’était figé alors qu’elle était étendue par terre, sa baguette à quelques mètres après avoir reçu un sortilège de Mulciber. Elle n’avait pas pu le reconnaître à cause de son masque et elle l’avait dévisagé, terrifiée et déterminée à la fois ; comme il y a toutes ces années lorsqu’elle s’était mise à lui crier dessus en apprenant sa participation à l’attaque de Pré-au-Lard, les bras écartés telle une victime offerte.
En y repensant, il trouvait ça tellement risible aujourd’hui. Pré-au-Lard avait été une blague, un mauvais coup d’enfants riches et impatients qui n’avaient fait que casser des vitrines et effrayer leurs camarades.
Plongé dans ses pensées qui valsaient de Marlène à Poudlard, Regulus ne comprit qu’il transplanait qu’au moment où la sensation familière d’un crochet au creux de l’estomac le fit vaciller et que ses pieds quittèrent le sol pavé de Londres. Les couleurs se brouillèrent devant ses yeux, les formes se tordirent, puis son corps tourna sur lui-même à toute vitesse.
Il n’avait jamais transplané en étant stupéfixié et il pria pour ne jamais recommencer. Il eut l’impression d’étouffer, comme si ses poumons, à l’image du reste de son corps, étaient compressés et incapables de bouger pour faire circuler l’air dans son sang. La sensation ne dura que quelques secondes, puis ses jambes rencontrèrent à nouveau la terre ferme. Le transplanage d’escorte doublé à la stupéfaxion rendit son atterrissage moins contrôlé qu’à l’ordinaire et ses genoux lâchèrent sous son poids, l’entraînant vers le sol.
Les mains à plat contre l’herbe humide, Regulus ferma les yeux pour tenter de refouler sa nausée. Il se sentait toujours étrangement vide, comme s’il était détaché de lui-même et que tout ça arrivait à quelqu’un d’autre. Malgré tout, au fond de son esprit, il n’oubliait pas la mission qu’il s’était donné. Le poids du médaillon était un rappel constant de la promesse qu’il s’était fait d’être le début de la fin pour le Seigneur du Ténèbres.

- Allez Black, debout, ordonna Fabian. Et avance.

Fabian le tira par le bras d’un geste sec, le remettant sur ses pieds. Immédiatement, Regulus balaya son environnement du regard, cherchant une échappatoire, et constata avec surprise qu’ils étaient au milieu de nulle part.
Le vent soufflait sur des plaines d’herbes hautes et de bruyères à perte de vue et au loin des collines se détachaient sur le ciel gris chargé de nuages orageux. La seule trace humaine était une maison en vieilles pierres et au toit en chaume à seulement quelques mètres. Ses volets en bois sombres claquaient à cause des bourrasques glacées. Si Regulus devait deviner où il était, il aurait été incapable d’être plus précis que « la campagne anglaise ». A moins qu’il soit en Irlande ou en Ecosse. Merlin, il n’en savait rien. C’était sûrement pour cela que ni Fabian ni Gideon n’avait pris la peine de lui bander les yeux. Ou alors, ils n’avaient pas prévu de le laisser repartir vivant d’ici. De toute façon, peu lui importait où il se trouvait, l’important était où il devait aller pour détruire ce maudit Horcruxe.
Toujours incapable de se mouvoir complètement, même s’il sentait ses sensations revenir doucement au bout de ses doigts et dans les jambes ; Fabian et Gideon le traînèrent presque entre eux jusqu’à la chaumière. Le premier avait sa baguette à la main qu’il leva devant lui. L’air ondula, comme si un voile entourait la maison, et Regulus retint un juron. Des sorts de protection, évidemment. Ils n’étaient pas assez stupides pour laisser leur QG sans protection, mais ça lui rendrait la tâche plus difficile au moment de s’échapper.
La porte s’ouvrit avant qu’ils n’arrivent à sa hauteur. Une jeune femme rousse s’encadra dans l’ouverture, sa baguette dégainée. Regulus reconnut sans peine Lily Evans qui marqua un temps de surprise en le voyant. Elle se reprit en une seconde et s’adressa aux frères Prewett d’une voix claire portée par le vent :

- La première chose que vous m’ayez dite quand je vous ai annoncé mes fiançailles avec James ?
- Que tu pouvais trouver mieux qu’un hérisson mal coiffé et binoclard ! Répondit Gideon sans hésiter. Et je le pense toujours !

Evans roula des yeux mais abaissa sa baguette.

- C’est bon, marmonna-t-elle. Entrez.

Elle s’effaça pour les laisser passer et Regulus pénétra dans la maison, toujours escorté par les deux hommes, tandis qu’Evans refermait le battant dans leur dos.
L’intérieur de la maison était peu meublé. Ils passèrent dans un couloir au sol pavé de tomettes qui déboucha sur une cuisine faiblement éclairée par un feu de cheminée qui crépitait dans l’âtre noirci. Une table en bois branlante était placée au milieu et Gideon le força à s’assoir sur l’une des chaises avant de jeter un sortilège informulé. Aussitôt, des liens s’enroulèrent autour de ses chevilles et de ses poignets, l’immobilisant.
Face à lui, Evans le dévisagea cette fois ouvertement avant de se tourner vers Fabian, adossé au mur.

- Qu’est-ce qu’il fait ici ? Demanda-t-elle enfin.
- Du tourisme, lança Gideon en passant près d’elle pour se laisser tomber sur une chaise. Il voulait visiter l’Ordre, voir nos paysages et la chambre d’Emmeline qui est quand même classé par le Ministère !
- Gideon…
- A ton avis, Evans ? On était du côté de Trafalgar Square quand on l’a pris en filature. L’occasion était trop belle, surtout qu’on a besoin d’informations ces derniers temps. J’ai l’impression qu’ils ont toujours un coup d’avance sur nous depuis plusieurs semaines, peut-être qu’on va enfin réussir à inverser la tendance.
- Et vous comptez faire quoi ? L’interroger ici ?
- On peut difficilement le ramener au Ministère, commenta Fabian avec flegme. Je vais prévenir Maugrey et attendre ses ordres. Il te reste du véritaserum dans tes réserves, Evans ?

Regulus déglutit. Il s’était entraîné, au début, à résister au véritaserum ; mais le résultat était toujours aléatoire en fonction de la force de l’élixir. Et s’il se rappelait bien, Lily Evans était une très bonne potionniste.
Derrière lui, une théière siffla et tout le monde se tendit, à l’affut. Evans le contourna pour l’enlever du feu.

- Une ou deux fioles, pas plus, répondit-elle finalement. Et arrête de m’appeler Evans.
- Ah oui… Potter, corrigea Gideon d’un air goguenard. Où est-ce qu’il est d’ailleurs, ton chevalier servant ?

Evans coula un regard dans sa direction, probablement hésitante à révéler des informations devant un mangemort.

- En mission, éluda-t-elle. Il est parti ce matin.

Elle avait l’air nerveuse et Regulus comprit ce que son silence ne disait pas. Les missions de l’Ordre étaient variées, d’après ce qu’il avait pu observer au fil des mois, mais la majorité consistait à pourchasser les mangemorts ou à infiltrer différents réseaux proches de Voldemort. En début d’année, Remus Lupin avait failli se faire tuer après plusieurs semaines sous couverture dans un groupe de loup-garou qui vivait reclus dans les montagnes du mont Snowdon au Pays de Galles.
Une rare expression de compassion traversa le visage de Gideon.

- Te fais pas de bile, Evans, dit-il. Il reviendra comme d’habitude pour t’embêter et te faire des déclarations d’amour idiotes. Il en a vu d’autres et il n’est pas seul si ma mémoire est bonne.

La jeune femme esquissa un mince sourire reconnaissant alors que soudain des bruits de pas se firent entendre, comme si quelqu’un descendait un escalier en vitesse, et une voix s’éleva :

- J’ai entendu « embêter » et « idiot » ? On parle de James ?

Dans un geste contrôlé, Alexia Cassidy entra dans la cuisine, les mains accrochées au chambranle. Son air amusé s’estompa pourtant comme si elle venait de voir un détraqueur dès qu’elle aperçut Regulus et elle se figea.
Ils se dévisagèrent mutuellement, exactement comme Lily Evans l’avait fait il y a plusieurs minutes. Regulus la trouva différente de l’adolescente qu’il gardait en souvenir, mais cette impression venait sûrement du fait qu’il n’avait jamais pu effacer de sa mémoire le jour où il l’avait vu pâle et inanimée sur un lit d’infirmerie. Ses cheveux châtains lui arrivaient désormais au-dessus des épaules, ce qui lui donnait l’air plus mature. S’il ne se trompait pas, elle avait aussi pris du poids et paraissait en meilleure santé.

- Regulus… ? Laissa-t-elle échapper sous le coup de la surprise.
- C’est ça ! S’exclama Gideon en claquant des doigts. Regulus ! Impossible de m’en rappeler.

Fabian haussa un sourcil.

- C’était pour ça tout ton cinéma avec « petit Black » ?
- J’avoue, j’ai manqué d’imagination sur le coup, concéda Gideon. Mais Regulus ouvre de nouvelles voies ! Pas vrai, Petit Roi ? Ajouta-t-il en s’adressant à lui.

Regulus se contenta d’une œillade assassine. Il haïssait ce surnom. Gideon pensait sans doute être original, mais son grand-père Arcturus l’appelait souvent comme ça depuis des années, lorsqu’il avait réalisé que Sirius était une déception pour la famille. Sans doute une façon de lui montrer que Regulus avait pris sa place en tant qu’héritier.

- Petit Roi, répéta Fabian, consterné. T’as rien de mieux qu’une pauvre traduction ?

Intérieurement, Regulus se disait la même chose ; mais Gideon n’eut pas le temps de répondre car Cassidy s’avança un peu plus dans la pièce.

- Comment… comment il est arrivé ici ?
- Par magie !
- Gide, soupira Fabian. Tais-toi un peu et bois du thé, ça t’empêchera de parler.

Gideon leva les mains, résigné, tandis que Fabian reportait son attention vers Cassidy.

- On a transplané depuis Londres avec lui. Ça faisait un moment qu’on le suivait à la trace. Il était seul et semblait agité. Quand on s’est retrouvé à l’écart des moldus, on a tenté notre chance. Il ne s’est pas vraiment défendu.

Regulus aurait aimé objecter qu’il n’en avait surtout pas eu l’occasion. L’embuscade des frères Prewett avait été rapide et inattendue, et son esprit avait été trop embrumé par sa mission. Il aurait déjà dû être à Square Grimmaurd à l’heure qu’il était.

- Vous avez prévenu Maugrey ?
- Non, mais je vais le faire, dit Fabian. Fouillez-le en attendant. Et Lily, on va avoir besoin de tes fioles de veritaserum.

Dès qu’il quitta la pièce, probablement pour envoyer un patronus, Evans l’imita. Ses cheveux roux volèrent dans son dos et Regulus la regarda partir avec appréhension. Être seule avec Gideon et Cassidy ne l’enchantait pas plus que ça, mais il tenta de relativiser. Moins de personne dans le pièce signifiait moins de personne pour l’intercepter quand il s’échapperait.
Il sentait le sortilège de stupéfaxion faiblir de seconde et seconde, mais il se garda bien de bouger un muscle. Autour de ses chevilles et de ses poignets, une douce chaleur irradiait des liens qui le retenaient à la chaise, l’empêchant de toute façon de faire le moindre geste.
Pendant de longues secondes, ils se contentèrent tous de rester à leur place sans rien faire. Ce fut évidemment Gideon qui brisa le silence.

- Bon, tu le fouilles ?
- Moi ? Non ! Refusa Cassidy.
- Pourquoi ? Je l’ai déjà capturé, j’ai le droit de me reposer non ?
- Arrête… ça serait bizarre, tu le sais.

Un rictus amusé vint ourler les lèvres de Gideon.

- Bizarre ? Parce que tu tapes son frère ? Nargua-t-il.

Le teint pâle de Cassidy s’enflamma et Regulus sentit ses propres joues rougirent, embarrassé. Il avait tout fait pour ne pas penser à Sirius jusqu’ici, mais sa soudaine apparition dans la conversation le déstabilisa. Leur expression devait en tout cas être amusante puisque Gideon éclata de rire. Il secoua la tête et se leva.

- C’est bon, j’ai compris, dit-il l’air fier de lui. Je vais le faire. Alors, Petit Roi, qu’est-ce que tu trimballes sur toi ?

Gideon s’agenouilla face à lui et Regulus tenta de reculer instinctivement. Les liens magiques autour de ses poignets se resserrèrent, lui brûlant la peau au passage. Il laissa échapper un sifflement de douleur.

- Ne bouge pas, conseilla Cassidy. Tu vas te faire mal…
- Merci pour ta perspicacité, Alex, railla Gideon. Il avait sûrement besoin de toi pour le savoir. Depuis quand tu t’inquiètes pour un mangemort ?
- Ça s’appelle de la compassion, tu devrais essayer de temps en temps.
- Je n’ai pas de compassion pour les mangemorts, objecta-t-il par-dessus son épaule. Nuance.

Cassidy le fixa longuement, le visage impassible.

- Alors tu n’es pas mieux qu’eux, asséna-t-elle finalement. Mais c’est pas grave, je sais que t’aimes jouer au gros dur pour te donner un genre.

Gideon roula des yeux, même si un sourire amusé se devinait à la commissure de ses lèvres. Il ne tenta même pas de protester et reporta son attention vers Regulus qui se tendit à nouveau. Du coin de l’œil, il pouvait voir sa baguette négligemment posée sur la table et il retint l’impulsion de tendre la main pour s’en saisir. Gideon lui vida les poches en quelques secondes, étalant devant lui la réplique du médaillon et l’invitation au bal des Malefoy auquel il aurait dû se rendre ce soir.

- Qu’est-ce que c’est ? Demanda Cassidy. Un collier ?
- Aucune idée… Un avis, Evans ?

Lily Evans venait de revenir dans la cuisine, une fiole dans chaque main, et elle se pencha pour mieux observer. Les pierres vertes au centre scintillèrent en accrochant un rayon de soleil.

- On dirait un vieux médaillon, peut-être forgé par des gobelins, supposa-t-elle. Il y a un serpent gravé sur le loquet… Une référence à Serpentard ?
- Pas nécessairement, les sangs-purs ont souvent des serpents sur leurs objets de famille ou sur des bijoux. Le serpent n’est pas officiellement l’emblème des Black, mais ils l’utilisent parfois, expliqua Alexia. Enfin, c’est ce que Sirius m’a dit…
- Et pourquoi le Petit Roi aurait besoin d’un joli collier, hum ? Interrogea Gideon en balançant le médaillon au bout de sa chaîne en or. Un cadeau pour ta maman ?
- Comme s’il allait te répondre, lança Fabian en se glissant par la porte d’entrée. C’est tout ce qu’il avait sur lui ? Vous avez fouillé la poche intérieure de sa cape ?
- J’allais le faire… Maugrey arrive ?
- Dès que sa réunion avec le Ministre est terminée.

Approbateur, Gideon hocha la tête et tendit la main vers la doublure de sa cape pour continuer la fouille, et Regulus fut pris d’un mouvement de panique. Cette fois, il recula si brutalement que ses liens grésillèrent contre sa peau. Il serait tombé à la renverse avec sa chaise si Gideon ne l’avait pas retenu à la dernière seconde.

- Oh la Petit Roi, doucement. Quelque chose à cacher ?

A cacher ? Regulus ne savait pas lui-même. Il se maudit d’avoir gardé cette foutue lettre sur lui. Il n’aurait jamais dû. C’était une marque de faiblesse, une angoisse qu’il n’avait pas réussi à réprimer. Laisser un mot dans le médaillon à l’intention du Seigneur des Ténèbres était une chose – et il se demandait quand est-ce que les membres de l’Ordre allaient avoir l’idée d’ouvrir le médaillon pour le découvrir – mais une lettre aussi personnelle en était une autre.
Gideon tenta à nouveau de l’approcher et Regulus serra les poings.

- Non ! Gronda-t-il d’une voix rauque.
- Regardez tous ! Le Petit Roi parle ! S’exclama Gideon, grandiloquent. Le peuple est impressionné.
- Va te faire voir, Prewett. Laisse-moi partir, c’est ta seule chance de mettre fin à cette guerre. Vous ne pourrez pas gagner contre lui.
- Bien tenté… mais non. Vous n’avez épargné personne parce qu’on vous l’avait demandé, n’espère pas un traitement différent. Comme je l’ai dit, je n’ai aucune compassion pour les mangemorts. Tu ne mettras pas plus fin à cette guerre que nous aujourd’hui, Black, donc tiens-toi tranquille.

D’un geste vif, Gideon plongea la main dans la poche intérieure de sa cape et saisit la lettre froissée que Regulus avait glissé sur un coup de tête, persuadé de mourir dans quelques heures. Il lutta contre ses liens, la mâchoire contractée, et regarda impuissant les autres se rassembler pour mieux lire le nom inscrit sur l’enveloppe.

- « Marlène McKinnon », lut Evans. Oh…
- Marlène ? Notre McKinnon ? S’étonna Fabian, surpris. Qu’est-ce qu’elle vient faire là-dedans ?
Cassidy et Evans échangèrent un regard entendu. Regulus ne fut pas étonné que Marlène n’ait pas parlé de leur amitié – ou bien leur relation, il ne savait même pas comment appeler ce qu’il avait eu avec elle – aux autres membres de l’Ordre. Ce n’était pas quelque chose dont on pouvait se vanter en entrant dans un groupe de résistance.
- Tu vas pouvoir lui demander toi-même, dit soudain Gideon. Elle arrive.

Ils tournèrent tous leur tête en même temps. A travers la fenêtre, Regulus vit Marlène qui traversait la pelouse en direction de la maison et il eut l’impression d’avoir avalé un bol entier de couleuvres. Parce que Marlène n’était pas seule. Elle était encadrée de James Potter et de Sirius.
Avant même qu’il réussisse à intégrer ce qu’il venait de voir, la porte s’ouvrit puis claqua avec fracas. La voix de Potter résonna depuis l’entrée.

- Je déteste faire des missions de surveillance ! On est resté trois heures dehors à regarder les feuilles tomber ! Lily, j’ai besoin d’une aide psychologique !
- Quand je te dis que tu peux faire mieux… marmonna Gideon.

Evans n’eut pas le temps de le rembarrer sèchement que les trois autres entrèrent. Et comme tout le monde, ils se figèrent en découvrant Regulus ligoté sur sa chaise.
En tête du groupe, Sirius fut le premier à le voir. Tout son corps se raidit et son attitude légère parut s’envoler, comme si un poids venait de lui tomber brutalement sur les épaules. Regulus ressentait la même chose. Après deux ans sans voir son frère, sans avoir à vivre constamment dans son ombre aux yeux de tous, il avait oublié ce sentiment d’être jugé dès que leur regard s’accrochait. Pourtant, de façon ambivalente, un certain soulagement se diffusa dans ses veines en voyant son frère. « Je te protégerai toujours, promis ». C’est ce qu’il lui avait dit ce fameux soir d’orage 1966. Le petit garçon en lui n’arrivait pas à se défaire de cette promesse.
Potter, lui, se contenta d’un haussement de sourcil étonné avant de se tourner vers Sirius, l’inquiétude inscrite sur ses traits. Regulus eut envie de lui crier que ce n’était pas pour son meilleur ami qu’il devait s’inquiéter, que ce n’était pas Sirius qui était capturé dans le camp ennemi ou qui avait la responsabilité du plus grand secret du Seigneur des Ténèbres. Que tout ne concernait pas toujours Sirius. Mais il garda le silence.
Et au bout de secondes interminables, il se résolut enfin à tourner la tête vers Marlène et son souffle se bloqua. Elle se tenait à seulement quelques pas de lui, confuse. Il ne pouvait pas lui reprocher. Lui-même ne comprenait pas comment tout avait pu basculer à ce point depuis plusieurs heures et il était le principal concerné. Il aurait aimé tendre la main vers elle, lui dire tout ce qu’il avait passé la nuit à écrire, persuadé qu’il ne la reverrait plus jamais. Marlène avait changé elle aussi. Ses cheveux blonds paraissaient plus sombres et lui arrivaient désormais à la poitrine. Elle avait perdu les rondeurs qu’elle affichait à Poudlard, surtout au niveau des hanches et du visage, ce qui lui donnait l’air plus dur.

- Gideon et Fabian l’ont capturé il y a une heure, expliqua Lily en constatant que personne ne prenait la parole. On a prévenu Maugrey, il doit arriver après sa réunion au Ministère. Il n’a pratiquement rien dit et avait ça sur lui.

Elle désigna le médaillon d’un mouvement de menton. Lentement, Potter s’en approcha et l’observa.

- Une amulette qui contient un mauvais sort ? Tenta-t-il.
- Pas à notre connaissance, dit Cassidy en secouant la tête. En tout cas, le collier ne nous a rien fait quand on l’a examiné, mais on n’a pas non plus eu le temps de l’étudier plus que ça…
- Et on a aussi trouvé ça dans sa cape, ajouta Gideon en levant l’enveloppe comme s’il présentait une pièce à conviction. Elle t’est adressée, McKinnon.

Marlène tressaillit, sans détacher son regard de Regulus. Son pouls s’accéléra.

- Moi ? S’étonna-t-elle.
- En personne. On ne savait pas que tu connaissais le Petit Roi.

Cette fois, Marlène reporta son attention sur Gideon, perplexe ; et même Potter et Sirius eurent un haussement de sourcil.

- Comment tu l’as appelé ? Dit ce dernier.
- Petit Roi, c’est une traduction de…
- Je sais ce que ça veut dire, coupa Sirius, agacé. Ne l’appelle plus comme ça.

De toute évidence, son frère n’avait pas oublié plus que lui le surnom dont leur grand-père l’avait affublé. Ils avaient eu de nombreux différents au cours des années, mais Regulus partageait au moins une chose avec Sirius : leur aversion pour Arcturus. Le patriarche de la famille n’avait jamais montré la moindre once de compassion envers eux, enfants, et même Walburga répugnait à le laisser seul avec ses fils. Sa canne en argent ne lui servait pas qu’à marcher. Avant sa mort, Regulus se souvenait des marques et des bleus sur les bras de sa grand-mère Melania qui était décédée avant qu’il entre à Poudlard.
Gideon eut un rictus presque effronté et carra les épaules.

- Un problème, Black ? Je ne peux pas me moquer d’un mangemort maintenant ? Ou… de ce mangemort en particulier ?
- Tu insinue vraiment quelque chose, là ? Demanda Sirius d’une voix sourde.
- Je dis juste que…
- Je peux voir la lettre ? Claqua Marlène sèchement, la main tendue. T’as dit qu’elle était pour moi, non ?

Pendant une seconde, Regulus crut que Gideon n’allait pas lâcher Sirius aussi facilement, mais Potter fit un pas en avant pour se mettre épaule contre épaule avec lui et il renonça en soupirant. D’un geste ample, il déposa l’enveloppe dans la paume de Marlène.

- Ça ne répond pas à ma question, dit-il néanmoins. Comment tu le connais ? Ou plutôt à quel point pour qu’il prenne la peine de t’écrire ?

Marlène garda le silence et se contenta d’ouvrir la lettre, les mains tremblantes. Pour la première fois aujourd’hui, Regulus fut heureux que les siennes soient attachées car ça lui évitait la même chose. Mais si ses mains ne tremblaient pas, son cœur paraissait prêt à sortir de sa poitrine comme un oiseau qui tentait de se libérer de sa cage. Son rythme erratique lui faisait tourner la tête et il serra les dents, un cri dans la gorge, incapable d’utiliser sa voix.
Les yeux de Marlène bougeaient au rythme de sa lecture tandis qu’elle parcourait les lignes que Regulus avait mémorisé et récitait dans sa tête en même temps.

McKinnon,

Tu ne liras jamais cette lettre. Et si c’est le cas, c’est que je ne suis plus de ce monde.

Je ne sais pas pourquoi je t’écris. Il ne me reste que quelques heures avant de partir, et je n’arrive pas à dormir. J’ai pensé à laisser un mot à mes parents mais ils ne comprendraient pas et je ne veux pas les mettre en danger. Et puis j’ai pensé à toi.

Marlène McKinnon. Un nom du passé, une fille qui pensait pouvoir changer le monde parce qu’elle le croyait. Tu ne dois plus vouloir entendre parler de moi et je le comprends. Mais avant de mourir, c’est ton souvenir qui m’est revenu. La fille discrète de Poudlard, toujours prête à aider les autres sans condition, à sauver ce qui ne pouvait pas l’être. Les gens ne te voyaient pas, ils n’avaient d’yeux que pour les héros de l’école, les Maraudeurs ; pour le couple parfait, James Potter et Lily Evans ; pour le garçon à l’aura mystérieuse, Remus Lupin. Mais au milieu de tout ça, il y avait toi.

Tu te souviens de Poudlard ? De notre repère avec le vieux canapé, le tableau avec nos dessins à la craie ? Parfois, j’aimerais y retourner pour échapper à mon quotidien et à ce qui m’attend. Je ne savais pas dans quoi je m’engageais en les rejoignant… Ce n’est pas ce dont mes parents ou Bellatrix avaient pu parler. Tu devrais le voir, le Seigneur des Ténèbres… Il est plus puissant que vous ne le croyez, toi et tes amis de l’Ordre. Vous êtes fous si vous pensez pouvoir l’arrêter.

Je dois être fou aussi j’imagine car je vais faire quelque chose à l’aube et je ne pense pas revenir en vie. Je ne sais pas… Je l’espère… En tout cas, je préfère écrire cette lettre maintenant, juste au cas où, parce que la vérité…la vérité, McKinnon, c’est que j’ai peur. Est-ce que vous aussi, de votre côté, vous avez peur ? Est-ce que les héros ont peur ? En tout cas, je n’en suis pas un.

Ce soir, ce que je vais faire ne sera pas courageux ni héroïque, je le fais juste parce qu’il faut que quelqu’un commence. Si ce que je pense avoir découvert est vrai, alors la tâche est immense et personne, ni moi ni l’Ordre, ne pourra rien faire. Tu ne comprends pas ? Il est trop puissant. Mais il faut que quelqu’un commence. Et peut-être qu’un jour quelqu’un de courageux, plus courageux que moi, quelqu’un comme Sirius ou comme toi, pourra le vaincre.

J’ai hésité à lui laisser une lettre aussi. Mais ce n’est pas pareil. Parce qu’il m’a abandonné il y a longtemps, contrairement à toi. Il criait toujours haut et fort qu’un jour il partirait, il me jetait au visage qu’il quitterait notre famille, mais j’avais cru que ce n’était que des mots. Après tout, il n’avait nulle part où aller et pas d’argent pour vivre. C’était sans compter Saint James Potter, n’est-ce pas ? Je me suis longtemps demandé ce qui se serait passé s’il n’avait pas rencontré Potter dans ce train. Est-ce qu’il serait resté mon frère, est-ce qu’il ne m’aurait pas abandonné ? Toi, tu n’as jamais laissé tomber, tu as toujours cru en moi, même quand il n’y avait plus rien à espérer et que j’avais fait mon choix de les rejoindre. Dis-lui, dis à Sirius, qu’à la fin j’ai essayé de faire ce qu’il aurait fait. Ou non… Non, ne le lui dis pas. Qu’est-ce que ça changerait ?
Je t’ai vu, il y a quelques semaines. Est-ce que tu avais deviné que c’était moi ? Je suppose que oui. Quel autre mangemort t’aurais épargné ? Je m’étais juré que si je t’avais en face de moi, je n’hésiterais pas. Ce sont les ordres. Peu importe la personne, la cause du Seigneur des Ténèbres passe avant tout et on doit être prêt à tout, à tuer l’ennemi. Je n’ai pas pu. Par Merlin, il fallait que tu le fasses n’est-ce pas ? T’engager dans l’Ordre !

Sauve-toi… Arrête ça tant que tu le peux. Moi, je ne peux pas partir. On ne quitte pas le Seigneur des Ténèbres. Mais toi ? Tu pourrais vivre heureuse. Tu vas dire que je ne te connais pas si je te dis ça, que tu te battras jusqu’au bout parce que c’est ce qui est juste. Réfléchis bien. Vous n’êtes tous que des gamins qu’ils envoient à la mort. Bientôt, si ce n’est pas déjà le cas, il sera invincible. Crois-moi, je suis au cœur de leur rang.

En vérité, je suis terrifié. Et si je n’arrivais même pas à faire ce que je dois accomplir ? Et si tout ça ne servait à rien ? Je devine ce que tu penses… Mais non, je ne peux pas te dire ce que je vais faire ni ce que j’ai découvert. C’est trop dangereux. Si je te le dis, qui me dit que tu ne te lanceras pas toi-même dans la tâche ? Je ne le permettrais pas.
Tu étais incroyable. Toi et ton maudit chat. Il va me manquer aussi… je pense. C’est un peu grâce à lui qu’on s’est rencontré, non ? S’il n’était pas venu saccager ma salle commune et que tu n’étais pas venue le chercher, je n’aurais jamais été ton ami. Ah je t’imagine déjà pleurer en lisant ce mot. C’est bien ce qu’on était, n’est-ce pas ? Des amis.
Ne pleure pas. Pas pour moi.

Je ne regrette rien, saches-le. Ni nos rires ni nos disputes. Je ne sais pas si j’aurais pu faire ce que je vais faire cette nuit sans toi, si tu ne m’avais pas ouvert les yeux. Je ne prenais pas assez Livia au sérieux pour ça en tout cas. Elle a quitté l’Angleterre, tu le savais ? Son père voulait la marier à un mangemort et lui faire rejoindre nos rangs. Elle a refusé, bien sûr. Encore une personne qui a eu plus de courage que moi.

Et tu te souviens un jour quand tu m’as demandé si je croyais en quelque chose ? Je me suis trompé. Peut-être que je ne crois pas en dieu ni au mariage ni au destin mais si je crois en une chose, je crois en toi, Marlène McKinnon.

Tu m’as fait voir le monde différemment, Marlène. Et je t’aimais du mieux que je pouvais.

Adieu. Ne pleure pas.

RAB
PS : Brûles cette lettre


Après de longues secondes de silence durant lesquelles tout le monde dévisageait Marlène, tendu par la curiosité, elle releva enfin la tête. Regulus sentit un goût de cendre se répandre dans sa bouche en voyant ses yeux emplis de larmes.

- Marlène, souffla Evans en s’avançant d’un pas vers elle.

D’un mouvement sec de la main, Marlène l’arrêta. Sa poitrine se soulevait à un rythme saccadé et Regulus avait l’impression de recevoir sa colère et sa détresse par vague.

- Tu es un idiot, dit-elle d’une voix tranchante. Tu comptais vraiment faire ça ? Et me laisser une simple lettre ?
- McKinnon…
- Faire quoi ? Intervint Fabian. Qu’est-ce qu’il a écrit ? Donne-la moi.

Paniqué, Regulus implora Marlène du regard. Il refusait que quelqu’un d’autre lise cette lettre. Pas temps qu’il était encore en vie. Elle parut comprendre et hésiter. Après tout, elle n’avait aucune raison de lui être loyale, elle appartenait à l’Ordre et il était l’ennemi. Pourtant, un éclat déterminé s’alluma dans ses yeux bleus et elle releva le menton en reculant lentement.
Regulus réalisa qu’elle se trouvait dos à la cheminée. « Brûles cette lettre »

- Marlène ne fait pas ça, gronda Fabian, un éclair de compréhension déchirant ses traits. On a besoin d’informations, tu ne sais pas ce qui pourrait nous être utile là-dedans !
- Il n’y a rien qui ne soit pas pour moi, affirma-t-elle. On pourra l’interroger ou étudier le médaillon.

Et avant que quiconque puisse protester, elle lâcha la lettre. La feuille sembla se suspendre dans l’air, puis tourbillonna avant d’être avalé par les flammes. Le papier se recroquevilla sur lui-même tandis que les bords noircissaient jusqu’à devenir des cendres dispersées par les volutes de fumée.

- Non ! S’écria Gideon en se précipitant en avant. McKinnon !

Il voulut plonger la main dans le feu, mais elle lui saisit le poignet à la dernière seconde.

- Ne fais pas l’idiot, tu vas te brûler !
- Que moi je ne fasse pas l’idiot ? Persiffla-t-il, furieux. T’as perdu la tête, par Merlin ? Cette lettre aurait pu contenir des informations sur les mangemorts, leurs planques, leurs réseaux ! Il ne voulait pas qu’on la lise et tu lui as accordé la seule chose qu’il voulait !
- Je te le redis, asséna-t-elle, il n’avait rien écrit qui aurait pu nous aider. C’était personnel.
- Personnel ? Rugit Fabian à son tour. Je m’en tape que ça soit personnel ! Je me tape de vos histoires de lycéens à la con ! Ça fait des semaines que les mangemorts jouent avec nous comme des hippogriffes avec des furets, ils arrivent à avoir des informations classées secrètes, et quand on arrive enfin à avoir un coup d’avance, tu le détruis sans même nous consulter ? Qu’est-ce qui ne va pas chez toi ?!

Le cri de Prewett se répercuta contre les murs et tout le monde tressaillit. La gorge nouée, Regulus se sentit soudain mal d’avoir ainsi compromis Marlène. Elle n’avait rien à voir dans tout ça, il n’aurait même dû être ici. Il avait tout fait pour qu’elle reste à l’écart. Encore une grande réussite dans sa vie, songea-t-il avec cynisme.

- Vous savez quoi ? Débrouillez-vous avec lui ! Reprit Fabian en le pointant du bout de sa baguette. J’attends que Maugrey arrive et je ne bougerai pas un cil quand il vous beuglera dessus !
- Merlin… maugréa Gideon, l’air défait.

Sur ces paroles, les deux frères quittèrent la pièce d’un pas lourd et la porte de la cuisine claqua dans leur dos avec une telle force que les vitres vibrèrent.
Sirius ferma brièvement les yeux, les lèvres pincées, puis soupira.

- J’ai besoin d’air, admit-il. Je vais faire un tour.
- Attends, l’arrêta Evans précipitamment. Est-ce que tu peux mieux regarder le médaillon ? Pour voir si tu sais quelque chose… c’est peut-être un objet de famille ou un bijou qui appartenait à des sang-purs.
- On va regarder ça, dit James en s’emparant du collier sur la table. On revient. Vous venez avec nous ?

Cassidy et Evans hésitèrent, mais un coup d’œil en direction de Marlène parut les décider. Elles hochèrent la tête et tout le groupe sortit par la porte de devant.
Pour la première fois depuis qu’il était arrivé, Regulus réalisa qu’il était en surveillance réduite. Si les liens ne l’avaient pas retenu, il aurait pu bouger maintenant que les effets du stupéfix s’étaient entièrement dissipés. Mais il n’eut pas le temps de penser davantage à un plan d’évasion car Marlène attrapa une chaise et la fit glisser devant lui pour lui faire face.
Un nœud se forma dans sa gorge et lui coupa le souffle. C’était étrange d’être confronté une personne qu’on pensait ne plus jamais revoir. Il ne se faisait pas d’illusion, il s’agissait bien d’une confrontation. Marlène avait cette lueur dans le regard. Elle voulait se battre, avoir des réponses, et elle n’abandonnerait pas. Il se demanda si elle le trouvait autant changé que lui la trouvait différente.

- Tu comptais vraiment le faire ? Souffla-t-elle. Mourir sans rien dire à personne ?
- Quel intérêt ? Je n’avais personne…
- Arrête de jouer au martyr. Je viens te prouver que tu pouvais me faire confiance et je vais sûrement avoir de gros problèmes d’ici ce soir. Alors aie au moins la décence d’être honnête avec moi, Reg.

Regulus frissonna. Personne ne l’avait plus appelé comme ça depuis longtemps. Trop longtemps.

- Qu’est-ce tu veux que je te dise ? Tu as lu ma lettre… J’ai tout écrit…
- Je t’en prie, ne te moque pas de moi, s’énerva-t-elle. Imagine si j’avais vraiment reçu ta lettre en apprenant ta mort… j’aurais eu tellement de questions. Qu’est-ce que tu essayais d’accomplir ? Pourquoi tu n’es pas venu me voir plus tôt ? Est-ce que tu avais réellement tourné le dos à Tu-Sais-Qui ? Pourquoi tu pensais que ce que tu avais découvert était trop dangereux ?

Les coudes sur les genoux, elle se pencha en avant et planta ses yeux dans les siens. Elle avait l’air prête à pleurer et à le tabasser en même temps.

- Aujourd’hui, j’ai l’occasion de te poser ces questions. Et je veux des réponses, Reg. Je peux t’aider.
- Non, tu ne peux pas… protesta-t-il. Dès que Maugrey ou Dumbledore arriveront, je serai jeté à Azkaban si les mangemorts ne me retrouvent pas et ne me tue pas avant.
- Pas si tu parles ! Tu peux passer un accord…

Regulus secoua la tête et un rire amer lui échappa. Peut-être qu’elle n’avait pas autant changé qu’il l’avait cru. Toujours à vouloir sauver ce qui ne pouvait pas l’être. Et alors que Marlène l’observait, suppliante ; un sentiment d’urgence et une idée folle germèrent dans son esprit.

- Tu veux vraiment m’aider ? Murmura-t-il. Aide-moi à partir d’ici.

Immédiatement, Marlène recula froidement et croisa les bras sur sa poitrine.

- Ne me prends pas pour une idiote non plus, s’agaça-t-elle. Hors de question.
- McKinnon… Marlène… dit-il en inspirant un grand coup. Crois-moi. Il faut que je parte, je dois accomplir la mission dont je parlais dans la lettre. C’est le seul moyen de lutter contre Lui. Tu dois me laisser partir.
- Non. Et ne le demande pas encore une fois. Je ne trahirai par l’Ordre. Je ne te laisserai pas partir en mission suicide, je ne te laisserai pas mourir.
- Pourquoi ? Pourquoi est-ce que ça t’importe ? Ma vie contre une chance d’arrêter le Seigneur des Ténèbres est un faible prix à payer…
- Pas pour moi. Ta vie a autant de valeur que celle des autres et si tu as trouvé quelque chose qui pourrait nous aider à le vaincre, si tu veux vraiment changer de camp, alors on peut…
- Arrête ! S’écria-t-il brusquement, la faisant sursauter. Arrête, par Merlin ! Tu ne comprends pas Marlène ? Ça va au-delà de moi, ça a toujours été au-delà de moi ! Cette guerre, Voldemort, tout ! Arrête d’essayer de me sauver, je n’en vaux pas la peine, ce que j’ai à faire est plus important. (Il marqua une pause, la respiration saccadée). Gemma Ackerley, elle, méritait d’être sauvée… et je l’ai tué. Les dizaines de sorciers assassinés par nos rangs méritaient d’être sauvés ! Et aujourd’hui je peux enfin essayer… essayer de sauver ceux qui restent. Mais pour ça, tu dois me laisser partir… Laisse-moi une chance de faire taire les voix, Marlène, je t’en prie…

Haletant, Regulus ferma les yeux. Dans son emportement, il s’était à nouveau brûlé contre ses liens et la douleur l’ancrait presque au moment présent, même si les voix n’étaient jamais bien loin. La voix des fantômes qui hantaient son esprit ne gardaient jamais le silence. Elles faisaient partie de lui, et celle de Gemma paraissait toujours dominer les autres.
Depuis deux ans, il ne cessait de suivre le mouvement et les attentes de ses proches. La fierté de ses parents réussissait à faire taire sa conscience, les ordres de Bellatrix parvenaient à atténuer ses doutes… Mais les voix reprenaient inévitablement le dessus. Il ne savait pas exactement quand est-ce qu’elles étaient apparues ni quand est-ce qu’il avait commencé à remettre en question le système dans lequel il évoluait depuis sa naissance. Peut-être qu’elles avaient toujours été là et peut-être qu’il n’avait jamais véritablement cru en la cause qui semblait pourtant animer Bellatrix au cœur de son âme.
Intérieurement, il savait qu’il ne pouvait s’en prendre qu’à lui-même pour ne pas avoir compris plus tôt jusqu’où le Seigneur des Ténèbres était capable d’aller. Il avait repoussé les limites de la magie noire tellement loin que Regulus n’avait plus rien trouvé de fascinant en cet homme et ses croyances.

- Reg, respire, murmura Marlène en prenant sa main. Respire. Ça va aller…

Le contact de sa peau contre la sienne était étrange. Personne n’avait cherché à le réconforter physiquement depuis longtemps et il fut presque étonné qu’elle ose le toucher. La marque des ténèbres parut le brûler sous sa manche.

- Laisse-moi partir, supplia-t-il. Je ne serai pas une menace pour l’Ordre, tu ne me reverras plus…
- J’avais oublié ton entêtement… Regulus, écoute-moi. Je ne sais pas ce que tu crois devoir garder pour toi, mais on ne peut pas te libérer. Si tu parles à Dumbledore, il pourra t’aider, l’Ordre te protégera…
- Dumbledore ? L’Ordre ? Tu t’entends ? S’exclama-t-il. Albus Dumbledore est peut-être le plus grand sorcier du siècle, mais c’est un vieux fou idéaliste qui ne fera pas changer les choses avec sa bande de justiciers secrets. Je refuse de… de devenir le traitre, celui qui tourne le dos à sa famille. Les pratiques du Seigneur des Ténèbres sont peut-être révoltantes, mais je ne me fais pas d’illusions. Je ne pourrais jamais être comme eux, comme vous ! Je reste un Black, Marlène, et je ne trahirai pas mon nom en m’associant à l’Ordre.

Le visage de Marlène se durcit. Il avait conscience d’insulter tout ce en quoi elle croyait, mais cette conviction était la seule chose qui lui restait. S’il n’était pas un mangemort, il était quand même l’héritier des Black et personne ne pourrait le lui enlever. Son père lui répétait sans cesse que la famille était la seule chose qui valait la peine de se battre.
Il ouvrit la bouche, sans même savoir ce qu’il allait dire, mais une voix le devança :

- Qu’est-ce que c’est un Horcruxe ?
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