Minerva McGonagall [Harry Potter]

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Charmimnachirachiva

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Re: Minerva McGonagall [Harry Potter]

Message par Charmimnachirachiva »

J'ADORE ce chapitre !!

Lewis cache quelque chose mais je pense, qu'au fond il est gentil !! (et je serais extrement déçu s'il est méchant 8-) :twisted: )
L'animagus est génial !!!!!!
Et Alan encore plus !!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!
annabethfan

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Re: Minerva McGonagall [Harry Potter]

Message par annabethfan »

PtiteCitrouille a écrit :Hey !
Je sais je sais, j'ai toujours pas avancé dans ce que je devais faire, argh je fais tout ça dès que possible :?
Merci pour vos commentaires (Charm, Perri et Anna j'y réponds très vite !), ça me fait toujours autant plaisir !! :D
Bonne lecture avec ce chapitre!
(au fait, je vais pas nommer mes chapitres selon un personnage marquant du chapitre, sinon on va finir avec 25000 personnages dont je vais devoir "m'occuper" et ça va être trop galère :lol: )
Ca m'a fait bizarre de pas voir de prénom en titre ^^


Chapitre 12 : Connection

- Bougez-vous ! Vous avez des cognards accrochés aux balais ou quoi ? Vous croyez qu’on va gagner la coupe comme ça ? :lol: :lol: Tu m'étonnes qu'elle effrayait les élèves plus tard!
Minerva dégagea une mèche trempée de son front et attrapa le souaffle que lui lançait Etna. Elle savait qu’elle était dure envers son équipe pour la séance du jour, mais la pluie ne devait pas les empêcher de jouer à leur niveau.certains ont joué avec de la pluie et des détraqueurs... donc on se bouge :lol: Et surtout, ils ne devaient pas se relâcher à l’approche de la première rencontre Gryffondor contre Serdaigle qui avait lieu ce week-end. Fabio en était si angoissé qu’un cognard avait failli le percuter alors qu’il essayait de frapper dedans. Elle avait essayé de ne pas être trop sévère avec lui, car elle avait elle-même eu des difficultés à son tout premier match. Ce qu’il fallait, c’était le mettre en confiance. Elle le félicita d’ailleurs pour son renvoi précis qui l’aurait envoyée à terre si elle n’avait pas été concentrée sur le jeu du jeune batteur.
À la fin de l’entraînement, ils étaient tous dégoulinants de boue et d’eau et Charlie grelottait de froid.
- C’est bien tout le monde, les complimenta-t-elle une fois à l’abri, vous allez voir, on va écraser les Serdaigle samedi.
Elle vit Fabio hocher frénétiquement la tête, l’air plus angoissé que jamais.
- Tu vas y arriver Fabio, le rassura-t-elle, ne t’en fais pas pour ça. Vous pouvez aller aux vestiaires, c’est fini pour aujourd’hui, rendez-vous demain pour le dernier entraînement avant le match.
Quand elle se fut entièrement lavée, séchée et réchauffée, Minerva fit un signe d’au revoir à ses coéquipières et repartit vers la tour de Gryffondor.
Il n’était pas vraiment tard, mais la mauvaise météo avait assombri le ciel et Minerva devait faire attention où elle mettait les pieds sur le chemin.
Elle poussa les lourdes portes et croisa le regard mauvais de la concierge, Mme Esmelda. Minerva préféra essuyer du mieux que possible ses pieds avant de raser les murs jusqu’au Grand Escalier.
Tous les élèves étaient déjà dans leur salle commune aussi, lorsqu’elle entendit des bruits étouffés de pas, Minerva s’arrêta, l’oreille tendue. La personne semblait marcher vite. Minerva se tapit instinctivement contre la rambarde et zyeuta entre les barreaux de pierre.j'aime le verbe zyeuter :lol: Un garçon apparut à l’angle du couloir du premier étage et grimpa au deuxième sans remarquer Minerva un peu plus bas. Celle-ci eut le temps d’apercevoir une tignasse blonde avant de se décider à la suivre à pas feutrés. La silhouette bifurqua dans un autre couloir et Minerva emprunta ses pas avec curiosité. j'aime comment elle se met à suivre un élève qui va juste un peu vite ^^ elle devient un peu parano :lol:
Elle reconnut le couloir en même temps qu’elle identifia l’élève qui filait en douce en dehors de son dortoir. Elle laissa échapper une exclamation de surprise. Non seulement elle se trouvait au niveau des toilettes des filles mais en plus le garçon en question était Lewis Rollin. ok j'ai rien dit il est louche lui!
Lewis s’arrêta brutalement et se retourna alors que Minerva se cachait derrière une armure dans un renfoncement de pierre.trop de cachette à Poudlard ^^ C'est parfait pour des filatures :lol: Cela lui rappela étrangement le jour où elle avait surpris la conversation entre Dippet et Dumbledore. Lewis apparut, les sourcils froncés, sa baguette illuminée tendue devant lui. Minerva s’aplatit contre le mur, le cœur battant. Quoiqu’il fût en train de faire, elle était certaine qu’il ne souhaitait vraiment pas être surpris. Il finit par partir, le regard suspicieux et plus méfiant que jamais.c'est lui qui paraît plus suspicieux que jamais!
Minerva laissa passer de longues minutes avant de sortir de sa cachette. Elle jeta un coup d’œil par où s’était dirigé le Serpentard mais ne le vit pas. Elle avança à travers les couloirs mais elle dut bien vite se rendre à l’évidence : il avait disparu.
Elle décida de retourner à sa salle commune, l’esprit songeur. Que faisait Lewis à traîner dans les couloirs, et surtout encore une fois, à proximité des toilettes des filles ? Cela ne pouvait plus être une simple coïncidence.
Alan l’attendait dans la salle commune, une tasse de chocolat chaud et un sandwich à la main pour elle. Elle le remercia et s’affala à ses côtés.
- Qu’est-ce qui se passe ? demanda-t-il. L’entraînement s’est mal déroulé ?
Minerva lui raconta ce qu’elle venait de voir et combien ça l’intriguait. Alan sauta sur ses pieds et faillit faire tomber la tasse de Minerva.
- Je te l’avais dit ! s’écria-t-il. Il cache quelque chose.
- Mais quoi ?
Alan se rassit, l’air plus perplexe.
- Qu’est-ce qu’il y a au deuxième étage ?
- Le bureau de Dippet, répondit immédiatement Minerva. Et les toilettes de Mimi Geignarde entre autres.Ca se trouve il sait du tout pour la chambre ou Jedusor, c'est après Dippet qu'il en a!
- Tu crois qu’il sait pour Mimi et Jedusor ?
Minerva fronça les sourcils et secoua la tête.
- Comment le pourrait-il ? Non, il doit y avoir une autre raison…
Mais laquelle ?

***

- Peut-être que tu ne te concentres pas assez ?
Ils étaient dans un recoin de la bibliothèque à l’abri des regards. Minerva jeta un regard agacé à Alan qui avait eu le malheur de suggérer une telle hypothèse alors qu’elle tentait depuis une heure de reprendre contact avec son Animagus.
- Ou peut-être que si, rectifia rapidement Alan en déglutissant. Mais justement, tu ne devrais pas plutôt laisser les choses se faire au lieu de forcer ton Animagus ? un chat c'est quand il veut, pas quand tu veux :lol:
Minerva faillit répliquer que lui n’avait pas essayé la moindre étape de la transformation aussi elle ne voyait pas comment il pouvait donner de conseils. Elle se ravisa et tenta quand même sa proposition. Elle ferma les yeux et fit le vide autour d’elle. Même la respiration de son ami disparut et le silence se fit. Elle attendait à l’affût de la moindre émotion extérieure à elle, à la moindre présence dans sa tête. Et soudain, le frémissement tant attendu survînt. Une forme floue se forma dans l’esprit de Minerva et elle sut immédiatement que c’était son Animagus. Elle l’appela avec espoir et le chat sembla regarder dans sa direction. Ils s’observèrent ainsi pendant quelques secondes. Puis le chat disparut dans un nuage. ca faisait tellement chat ^^
Lorsqu’elle rouvrit les yeux, Alan avait le menton appuyé dans sa main, l’air de s’ennuyer ferme. Il se redressa vivement en croisant son regard.
- Alors ? Ça a marché ? T’es restée immobile pendant presque une demi-heure !
Minerva tiqua. Tant de temps ?
- Désolée, je ne m’en suis pas rendue compte. Mais oui, ça a marché. Du moins, j’ai pu voir la forme de mon Animagus, c’était la première fois qu’il se montrait depuis que je l’avais perdu. C’est bon signe.
Alan ne lui servit pas son regard du « Je te l’avais bien dit » et Minerva lui en fut reconnaissante. Elle le remercia et se leva de sa chaise.
- J’ai décidé que j’allais interroger Mimi Geignarde à propos de Lewis. Peut-être qu’elle sait quelque chose. Tu viens avec moi ? c'est pour ça qu'elle trouve pas son animagus, elle est trop focus sur son enquête :lol:
Alan accepta avec joie et la suivit jusque dans les toilettes des filles. Le fantôme n’y était pas. Minerva fit quelques pas au milieu de la pièce inondée, balayant l’endroit du regard.
- Elle doit traîner dans les tuyaux de canalisation, supposa Alan en s’approchant des lavabos.
Minerva grimaça, refoulant l’image d’une Mimi gigotant dans l’eau sale des toilettes.Berk
- Eh, ce robinet ne fonctionne pas ?
Minerva se retourna sur Alan qui tournait le robinet d’eau que Minerva avait déjà tenté d’activer lorsqu’elle avait voulu se nettoyer le visage.
- Selon Mimi, il n’est plus en état depuis un bout de temps, expliqua-t-elle.
- Bizarre.
Minerva haussa les épaules.
- C’est des toilettes abandonnées, pourquoi s’embêter à les réparer ? si quelqu'un s'en était occupé l'histoire n'aurait pas été la même ^^
Elle croisa le regard d’Alan dans le miroir et ce faisant, tomba sur l’apparence fantomatique de Mimi Geignarde qui les observait, sourcils froncés.
- Vous vous connaissez tous les deux ?
Minerva et Alan s’entre-regardèrent avant d’acquiescer.
- C’est elle qui t’as envoyé la dernière fois ? accusa-t-elle en pointant Minerva du doigt.
- Heu non, mentit Alan, il se trouve qu’on a seulement les mêmes, hum, centres d’intérêt.
- Et nous nous demandions, continua Minerva pour éviter que Mimi ne pose trop de questions, si Lewis Rollin, un Serpentard blond, passait de temps en temps par ici ?
Mimi fit mine de réfléchir, évaluant plutôt si elle pouvait se permettre de révéler certaines choses au duo.
- C’est possible…, finit-elle par répondre. Pourquoi ?
- Nous voulions savoir s’il cherchait également à connaître les raisons de ta mort.
Le visage de Mimi devînt plus opaque, signe qu’elle rougissait de colère.
- C’est ce qu’il fait, mais avec plus de tact que toi ! Après on va dire que Mimi n'a pas énormément de tact non plus ^^
Alan s’avança les mains levées dans un geste apaisant.
- Minerva ne veut pas paraître impolie. Si elle pose tant de questions concernant ta mort et Jedusor, c’est parce qu’un être qui lui était cher est décédé il y a quelques années et elle soupçonne ce Tom.
Minerva souffla d’agacement alors qu’il révélait tout à un fantôme susceptible qui ne l’appréciait pas. Mais contrairement à ce qu’elle pensait, Mimi se détendit et prit un air intéressé.
- Vraiment ? Eh bien, je peux dire que ce Rollin -très charmant d’ailleurs- me parlait bien de ma mort et de Tom Jedusor.
- Et qu’est-ce que tu lui as dit ? demanda Alan.
- La même chose qu’à toi. Ce qu’il y avait d’effrayant à son propos, à quel point il était étrange.
Alan jeta un coup d’œil interrogateur à Minerva pour savoir si elle voulait connaître autre chose mais elle secoua la tête. Ils remercièrent le fantôme et sortirent des toilettes.
- Bon, on aura au moins appris que Rollin fouine du même côté que nous, dit Alan. Mais pourquoi ? IL EST LOUCHE!
Minerva n’avait pas la réponse à cette question.

***

- Bienvenue à ce tout premier match de la saison qui verra s’affronter Serdaigle contre Gryffondor !
Minerva entendait la voix diffuse du présentateur, un Serpentard de septième année, à travers les portes qui les séparaient du stade. Elle pouvait ressentir l’anxiété de l’équipe, mais surtout d’Alex et Fabio. Elle se tourna vers ses coéquipiers.
- Ok tout le monde, fit-elle, c’est le premier match, mais faut se donner à fond. On n’a pas le droit à l’erreur. Nous nous sommes entraînés durs malgré le peu de temps qui s’offrait à nous et nous sommes capable de battre les joueurs d’en face. Vous connaissez votre job, jouez votre Quidditch à vous et tout se passera pour le mieux. Appliquez ce que l’on a testé aux entraînements, tentez des choses. Ce n’est pas grave si vous échouez, ne rien faire ne fera pas avancer le match en notre faveur.
Elle adressa particulièrement cette dernière phrase aux deux nouveaux qui pourraient être moins confiants dans leurs actions. Minerva savait ce que cela faisait, son premier match avait été un bon exemple, et elle ne souhaitait pas que cela arrive aux autres.
La porte dans son dos s’ouvrit et les acclamations des élèves retentirent.
- C’est désormais à l’équipe de Gryffondor menée par Minerva McGonagall d’entrer sur le stade ! Seulement deux changements chez elle, comment Gibson et Solomon vont-ils se débrouiller pour leur premier match ? Ah, voilà l’équipe de Serdaigle qui conserve tous ses joueurs, une chance ! Malheureusement, plus de la moitié part en fin d’année, et la reconstitution risque d’être difficile. L’arbitre s’avance désormais avec le coffret. Les deux capitaines se serrent la main avec fair-play… ou parce qu’elles sont obligées, qui sait.
Minerva et Andrea Berlin, la capitaine de Serdaigle eurent un léger sourire. Il n’y avait pas d’animosité entre elles, juste un fort esprit de compétition, autrement il leur arrivait même de discuter au détour d’un couloir.
- On se revoit à ta défaite McGonagall, sourit Andrea. J’ai calculé l’intensité des vents, et mon petit doigt me dit que toi non. Ne tombe pas de ton balai.
Minerva ricana avant de se détourner pour rejoindre son équipe. Le cerveau de Serdaigle de son adversaire n’était pas particulièrement un plus dans les victoires des bleu et bronze.
Tous les joueurs se mirent en place et Minerva se plaça entre Etna et Alex, le regard concentré. Puis, le coup de sifflet retentit et Minerva oublia tout son entourage, les acclamations de la foule, les encouragements, et se rua en avant afin d’attraper le Souaffle avant les Serdaigle. Etna réussit à le prendre sous le nez d’Andrea et fila vers les cercles adverses. Un batteur lui envoya un cognard et elle fut forcée de lâcher la balle en faisant un tonneau. Minerva tenta de le récupérer mais Binnes, un poursuiveur adverse, fit mouche avant elle et partit de l’autre côté du terrain. Alors qu’elle allait taper dans la balle, Binnes fit la passe à Andrea. Alex se retrouva sur le chemin entre les cercles et son adversaire. Minerva la vit raffermir son emprise sur le balai avant de s’élancer. Elle fit une queue de poisson à Andrea qui freina brusquement et Fabio en profita pour lancer un cognard dans sa direction. Un coéquipier avertit Andrea et elle lâcha le Souaffle en virant pour éviter la balle noire. Alex récupéra le Souaffle et accéléra vers les cercles sous les acclamations des élèves. Etna arriva à ses côtés pour l’épauler et Minerva se plaça en dessous, au cas où elle lâcherait la balle. Finalement, Alex tira et marqua ainsi les premiers points des rouges et or. c'est ce que j'appelle une belle action de jeu!!
Le match continua dans cette même dynamique : Alex et Fabio avait vaincu leur stress et se débrouillaient très bien. Minerva pouvait par moments entendre le présentateur louer la symbiose entre les poursuiveurs de Gryffondor et elle se félicitait du travail qu’ils avaient accomplis tous ensemble aux entraînements.
Charlie bloqua un énième tir sous les vivats hystériques des Gryffondor. Enfin, alors qu’ils menaient 180 à 80, Holly ne laissa aucune chance à son adversaire dans la chasse au Vif d’Or. Elle se jeta en avant et prit des risques que Minerva aurait trouvés dangereux si ce n’avait pas été Holly. Osée, rapide et précise, elle filait dans le vent alors que tout le stade retenait son souffle. Puis, après une course affolante, Holly se redressa le poing en l’air.
Les Gryffondor explosèrent de joie et Minerva et ses coéquipiers se rejoignirent pour célébrer leur victoire. Fabio rougit sous les frappes amicales d’Alfie tandis qu’Alex s’enorgueillissait de son succès.
Cette année, Gryffrondor gagnera la coupe de Quidditch, pensa Minerva, c’était certain. je lui souhaite trop, je veux la voir faire la fête et lâcher prise :D
Après s’être changée dans les vestiaires, elle ne perdit pas de temps et rentra immédiatement dans sa salle commune où une fête se déroulait en l’honneur de leur victoire. Elle avait souvent essayé d’éviter ces effusions de joie où l’alcool proliférait, mais elle avait remarqué que plus elle repoussait sa venue, plus les élèves étaient agités et l’accusaient en riant de se faire attendre. Là, elle avait une chance de s’éclipser plus rapidement après avoir échangé quelques paroles pour faire bonne mesure. Elle comprenait leur besoin de s’amuser, mais cette habitude ne correspondait pas à sa personnalité et elle n’arrivait pas à se sentir à l’aise au milieu de cet environnement. Alan essayait souvent de la jeter dans la cage aux lions, mais elle arrivait la plupart du temps à lui échapper, au grand dépit de son ami.
Soudain, alors qu’elle grimpait quatre à quatre les marches des escaliers, elle sentit une main l’entraîner dans un recoin. Elle se débattit et tenta de dégager son bras en frappant son agresseur.Minerva, ninja sorcière :lol:
- Arrête Minerva ! C’est moi, Lewis !
Minerva s’immobilisa et plissa les yeux afin de distinguer les traits fins du Serpentard.
- Lewis ? Mais qu’est-ce qui te prend ?
Il n’avait toujours pas lâché son emprise sur son bras et Minerva se raidit, sa main prête à plonger dans sa poche où se trouvait sa baguette.
- Qu’est-ce que tu veux ? demanda-t-elle avec méfiance.
- Jedusor, murmura-t-il immédiatement et Minerva sentit son souffle se bloquer dans sa gorge, que sais-tu de lui ?
Comme savait-il qu’elle s’intéressait à Jedusor ? Comment était-il remonté à elle ? De la même façon que tu es remonté jusqu'à lui ^^La main sur son bras se fit pressante.
- Je sais que t’as interrogé Mimi sur lui, tu connais des choses à son propos, tu dois me le dire, continua-t-il avec une voix fiévreuse.
Elle songea à Jérémy, mort parce qu’il s’était approché de trop près de Jedusor, parce qu’il avait découvert des choses qu’il n’aurait pas dû découvrir. Elle pensa à sa propre enquête, à Alan qu’elle avait mêlé à tout cela. Elle se rappela du regard méfiant et suspicieux de Lewis la nuit où elle l’avait découvert dans les couloirs de Poudlard, toutes ces fois où elle et lui s’étaient croisés devant les toilettes des filles. Elle baissa les yeux sur la main qui enserrait son bras. Alors elle nia.
- Je ne vois pas de quoi tu parles, dit-elle froidement, je ne connais pas ce Jedusor.
- Arrête ça, répliqua Lewis en fronçant les sourcils, je ne vais rien te faire, mais j’ai besoin que tu me donnes les informations dont tu disposes.
- Lâche-moi, Rollin, où je te jure que tu recevras un sort dont tu te rappelleras toute ta vie.
Lewis sembla comprendre qu’elle était mortellement sérieuse car sa main se desserra et Minerva en profita pour se dégager brusquement. Elle s’éloigna à reculons, les doigts tremblants, avant de partir à grands pas en direction de sa salle commune. En vrai ça se trouve ils ont le même but et pourrait s'entraider!
Elle ne fit pas attention aux appels de son équipe lorsqu’elle débarqua dans la pièce et monta directement dans son dortoir. Elle s’assit sur son lit et ramena ses genoux contre sa poitrine, ses pensées tourbillonnant dans sa tête.
Elle aurait dû être plus discrète. Elle aurait dû arrêter de fouiner dans cette sombre histoire. Était-il possible que Lewis connaisse Jedusor et travaille pour lui ? Après tout, Tom pourrait très bien avoir encore quelques taches à accomplir à Poudlard. Pourquoi sinon rechercher un poste de professeur au château ? Minerva frissonna en songeant au pétrin dans lequel elle s’était mise. Peut-être valait-il mieux mettre son enquête sous silence pendant un moment et faire profil bas. Et dire qu’elle avait entraîné Alan dans tout cela. Il avait eu raison, Lewis manigançait sûrement quelque chose.

***

Depuis l’incident de l’après-match, Minerva ne s’approchait plus du tout de Lewis qui semblait à chaque fois la chercher du regard. Alan avait fini par remarquer son manège ainsi que son angoisse constante et l’avait forcée à révéler ses inquiétudes. Aussitôt, il avait bondi sur ses pieds et s’était écrié qu’il fallait aller voir le professeur Dippet. Mais Minerva avait refusé net.
- Nous n’avons aucune preuve, avait-elle expliqué, nous ne savons même pas si ce Jedusor est coupable de quoi que ce soit.
- Tu as toi-même dit que Dumbledore se méfiait de lui ! Ça doit bien valoir quelque chose non ? avait rétorqué Alan. S'il savait à quel point...Jedusor est coupable et une fois qu’on l’aura prouvé, on pourrait inculper Rollin également et peut-être même le faire exclure.
- Tu vas trop vite Alan. Si ça se trouve, Rollin est complètement innocent. Et puis, imagine qu’il ne l’est pas et que Dippet le renvoie ? Il se retrouvera en liberté et pourra même rejoindre Jedusor dans ses sombres desseins.
Et alors elle serait encore plus en danger, ainsi qu’Alan. Suite à ces paroles, Alan n’avait pas argumenté et s’était rassis sur le canapé, songeur. Minerva s’en voulait de le mêler à toute cette histoire.
Les cours, le Quidditch ainsi que ses tentatives pour renouer avec son Animagus lui permirent cependant d’occuper son esprit autrement. Lewis n’insistait pas pour la voir et rien d’étrange n’était survenu depuis leur confrontation. Alors qu’Alan souhaitait toujours découvrir les raisons des actes de Lewis, Minerva elle, tentait d’oublier ce qu’il s’était passé. Savoir qu’elle risquait d’être en danger à plus fouiner avait suffi à tempérer ses ardeurs. Elle avait vu ce qui était arrivé à Jimmy. Sitôt qu’il était sorti de Poudlard, il avait été assassiné.
Elle décida de se concentrer momentanément sur son Animagus dont elle s’occupait que de temps en temps quand elle avait des instants de liberté. Aussi, elle s’autorisa des pauses dans son travail et tous les soirs, elle essayait de reconnecter avec lui. Elle commençait à percevoir chaque évolution : son Animagus restait plus longtemps, semblait plus intéressé par ses propos et paraissait plus enclin à communiquer. Jusqu’au soir où, au bout de deux semaines de dur labeur, elle se retrouva dans un recoin de la librairie et le chat refit son apparition, son poil tigré pour la première fois visible aux yeux de Minerva. Ses yeux verts fixèrent les siens, ou du moins rentrèrent en contact avec ses pensées, et Minerva ressentit instantanément la connexion se faire. C’était comme une corde qui se tendait au fur et à mesure et les tiraient l’un vers l’autre. Minerva tendit la main, comme essayant de toucher le chat. Dès le premier contact, elle sentit ses cheveux de la nuque se hérisser, des frissons parcoururent ses bras et son cœur s’accéléra. Elle ressentit des picotements désagréables sur tout son corps et ses membres rapetissèrent douloureusement jusqu’à ce que la table lui paraisse trop haute pour elle. Surprise, elle faillit tomber de sa chaise mais réussit inexplicablement à se rétablir de manière souple. Elle baissa les yeux et se retrouva le nez collé à sa poitrine… tigrée ? Elle tendit les bras devant elle et soudainement, se mit à tomber en avant. C’est en observant son environnement, de couleurs pastel, clairs et flous, qu’elle réalisa qu’elle avait réussi sa transformation. Ahhhh cette scène est trop bad-ass!!!
- Incroyable, murmura-t-elle.
Ou du moins, tenta. À la place, ce fut un miaulement qui sortit de sa bouche. Oui j'allais dire ^^Un élève qui passait par là, la remarqua et ouvrit de grands yeux.
- Mais qu’est-ce que tu fais là ? demanda-t-il. Où est ton maître ?
Minerva le trouva stupide de parler à un chat en espérant qu’elle lui réponde. Puis, l’élève commença à s’approcher et instinctivement, elle alla se cacher sous la table. Ce qui était ridicule, songea-t-elle, puisqu’elle savait qu’il n’allait pas lui faire de mal. Cependant, son instinct de chat semblait prendre le dessus et quand il tendit la main pour la caresser, elle feula et le griffa. Oh non le pauvre! Il voulait juste un chat perdu ^^ (je trouve ça trop triste :lol: ) Le garçon poussa un cri de douleur et recula en pestant :
- Que se passe-t-il ici ?
Alertée par le bruit, Mme Pince était apparue comme par magie et les toisait d’un air sévère jusqu’à ce que son regard se fige d’horreur en voyant Minerva.
- Un chat ! tenta-t-elle de hurler tout en chuchotant. :lol: :lol: :lol: cette phrase ^^ Un chat dans ma bibliothèque ? Febbin, sortez-le de là !
- Mais ce n’est pas le mien, protesta-t-il en se tenant la main griffée.
Mme Pince lui jeta un air tellement furibond qu’il finit par obéir tout en déglutissant.
Hors de question que Minerva se fasse éjecter de la bibliothèque ainsi. Tant pis pour ses affaires de cours, elle les récupérerait plus tard.
Elle détala hors de portée des mains de l’élève et, peu habituée par sa nouvelle condition, dérapa et percuta les jambes de Mme Pince. j'imagine tellement la scène ^^ Etourdie, elle réussit à échapper à son coup de pied en titubant et reprit sa course en direction de la sortie. Tout lui semblait plus grand, plus trouble, plus effrayant, mais un millier d’odeurs lui parvenait aux narines au point de lui faire tourner la tête : le bois, le parchemin, la transpiration ou le parfum des élèves, l’eau et la boue collée aux chaussures, le shampoing à la cannelle d’une fille de Serpentard, l’odeur de l’encre, la cire des bougies, le vernis des tableaux, une bombabouse cachée dans le sac d’un Gryffondor… un chat. Mais ce n’était pas son odeur, plus celle d’un concurrent, un adversaire à chasser du terri… Concentre-toi Minerva ! Elle n’était pas un chat, mais une humaine. :lol: :lol: Elle entendit un feulement derrière elle et Minerva vit le chat du concierge la regarder furieusement. Elle ne mit pas longtemps à comprendre qu’elle n’avait que quelques secondes pour s’enfuir avant qu’il ne la réduise en charpie. Elle pouvait tout aussi bien se transformer à nouveau mais elle ne savait pas comment faire.
Alors elle tourna les talons (les coussinets ? pas faux! :lol: ) et s’enfuit dans la direction opposée, l’autre chat poussant des miaulements peu engageants.
Elle slaloma entre les étudiants qui poussaient des cris de surprise en voyant débouler deux félins en pleine course poursuite.
Outre son agacement envers l’autre chat, Minerva pouvait pleinement ressentir les effets de sa transformation : ses foulées étaient longues et souples, ses pattes semblaient voler au-dessus du sol, ses sens étaient accrus au maximum et elle ne pouvait s’empêcher de trouver les humains lourds, patauds et ridiculement maladroits.
Soudain, une odeur qu’elle reconnaissait lui parvînt aux narines : Alan. Elle se tordit le cou et l’aperçut en train de discuter avec une fille de Poufsouffle. Sans aucun remord, elle interrompit leur conversation en fonçant dans les jambes de son ami et en miaulant comme une possédée. Alan poussa un glapissement dont Minerva se promit de lui rappeler plus tard et recula contre le mur. Minerva se faufila au niveau de ses chevilles et leva un regard suppliant vers son ami. :lol: :lol: :lol: Je suis morte c'est énorme comme scène!
- D’où tu sors toi ? demanda-t-il.
Arrêtez de me parler, jamais je ne vous répondrai ! Elle feula à l’attention du chat du concierge et lança un regard insistant à Alan. Celui-ci fit de grands gestes menaçants et le chat finit par s’enfuir.
La fille de Poufsouffle se pencha avec un air attendri.
- Regarde-moi cet adorable chat, minauda-t-elle, ce qui fit cracher Minerva. Ouh, pas très aimable !
Bizarrement, ce fut ces mots qui semblèrent faire réaliser à Alan qui elle était.
- Oh mon dieu, dit-il d’un air éberlué.
- Quoi ? s’enquit la fille.
Le visage d’Alan se troubla alors qu’il essayait de trouver une excuse. Minerva lui lança un regard d’avertissement mais Alan l’ignora joyeusement.
- C’est le chat errant d’une amie. Malpoli, insupportable, ingrat et en plus il a des puces. :lol: :lol: Alan c'est mon personnage préféré
La fille recula vivement la main et se redressa.
- Oh, eh bien, je te laisse avec ce… chat, alors. A un de ces jours, Alan !
Elle partit, faisant virevolter sa jupe d’uniforme, et Alan s’accroupit face à Minerva qui lui lança un regard furieux, révoltée par ses paroles.
- C’est bien toi Minerva ? demanda-t-il.
Celle-ci hocha la tête et Alan faillit tomber sur les fesses.
- Incroyable… Alors, tu as réussi… Heu, pourquoi ne pas te transformer à nouveau ?
Minerva essaya de hausser un sourcil, dans le sens « A ton avis ? ».
- Tu peux pas, c’est ça ? OK, alors heu… j’imagine qu’il faudrait aller voir Dumbledore c’est ça ?
Bien joué Alan, pensa-t-elle ironiquement. Elle emprunta le chemin et son ami la suivit derrière, légèrement perturbé par la situation.
- Et ça fait combien de temps que tu traînes sous cette forme de chat ? s’enquit-il avant de rectifier après avoir reçu un regard de travers : d’accord, donc je parle et tu écoutes ? Pas de souci, les gens vont penser que je suis fou.
Minerva ne le montrait pas, mais elle était inquiète des conséquences de sa mutation. Et si elle n’arrivait pas à reprendre forme humaine ? Elle deviendra le chat de compagnie de Dumbledore ^^Bien sûr, Dumbledore serait de bons conseils, mais elle avait eu tellement de mal pour regagner la confiance du chat qu’elle avait peur d’échouer dans sa transformation.
- Imagine un peu ce que tu pourras faire avec ton Animagus, s’émerveillait Alan. Espionner les gens, sortir des dortoirs la nuit, passer inaperçue… traumatiser et impressionner des générations d'élèves!
Minerva leva les yeux au ciel et ne réagit pas jusqu’à ce qu’ils arrivent au bureau du professeur de métamorphoses. Celui-ci leur indiqua d’entrer et Minerva sentit ses yeux bleus perçants se poser avec inquisition sur Alan puis sur elle. Alan eut un regard embarrassé et Minerva s’avança au centre de la pièce. Fort heureusement, Dumbledore comprit immédiatement de quoi il retournait et Minerva remercia sa rapidité d’esprit.
- Miss McGonagall ?
Dumbledore se leva de son fauteuil et s’accroupit afin de mieux l’observer. Minerva se tortilla, gênée d’être le centre d’attention sous sa forme de chat.
- C’est tout simplement prodigieux, murmura-t-il. Puis il s’adressa à Alan : Vous étiez présent lors de la transformation ?
Alan secoua la tête.
- Je l’ai croisée dans un couloir et nous sommes venus directement. Elle n’arrive pas à reprendre sa forme humaine, ou du moins, elle ne sait pas vraiment comment faire.
Dumbledore se redressa et caressa longuement sa barbe auburn d’un air pensif avant de déclarer :
- Je suis désolé Mr Vendrars, mais il va falloir que votre amie se concentre pour redevenir telle qu’elle était, aussi, je vous prierais de bien vouloir sortir de mon bureau. Mais d’abord, j’aimerais que vous récupériez les affaires de Miss McGonagall. Où étiez-vous miss ? Dans la salle commune ?
Minerva secoua la tête.
- Ah monsieur, sourit Alan, vous ne semblez pas la connaître aussi bien que moi. Elle devait sûrement être à la bibliothèque.
Même si cela lui faisait mal de l’admettre, Minerva acquiesça de manière récalcitrante et Alan ne retînt pas son ricanement. Il ne s’attarda pas et sortit du bureau en quête du sac de son amie.
- Bien, à nous deux Miss McGonagall, fit Dumbledore en se rasseyant derrière son bureau. Quand Mr Vendrars reviendra avec votre baguette nous pourrons nous atteler à votre transformation. C’est tout simplement un processus inverse à celui que vous venez de réaliser. Il faudra visualiser votre corps humain et souhaiter reprendre cette forme. À force d’exercices, vous n’aurez plus besoin de votre baguette.
Minerva acquiesça avec soulagement. Elle ne se voyait pas se trimballer sa baguette dans sa gueule pendant ses balades (ou ses filatures, pour faire plaisir à Alan).Ca serait assez contraignant ^^ Cela ne réglait cependant pas son problème de comment reprendre forme humaine. Dumbledore dut le sentir car il sourit :
- Ne vous en faites pas, vous avez fait le plus compliqué. Je dois dire que je suis très impressionné par votre réussite Miss McGonagall. Redevenir humaine devrait être une facilité pour vous.
Si vous le dites, songea Minerva.
- Je vous enverrai un hibou quand il faudra nous rendre au Ministère pour vous enregistrer, continua le professeur. Il faudra faire vite cependant, car vous êtes désormais dans l’illégalité et si jamais quelque chose arrive et que vous êtes d’une quelconque façon inculpée, vous risquez beaucoup.
Ce n’était pas dans les projets de Minerva de chercher les problèmes, mais elle nota une lueur dans le regard de Dumbledore, comme s’il savait qu’elle avait longuement enquêté sur Jedusor, et qu’elle n’aurait pas dû. Comment il fait pour tout savoir? ^^ Ou pour faire croire qu'il sait tout? Ce qu’il ne savait pas en revanche, c’était qu’elle avait décidé de prendre une pause dans toute cette histoire. Les évènements prenaient une tournure inquiétante.
Quelqu’un frappa à la porte et Alan entra, le sac de Minerva à la main. Il tendit le tout à Dumbledore qui s’accroupit et plaça la baguette au sol.
- Je vous prie de bien vouloir poser la patte sur la baguette miss, comme si vous essayiez de la prendre.
Minerva obéit maladroitement et attendit la suite.
- Maintenant, songez à votre forme humaine, pensez que votre fourrure se rétracte et que vos membres s’agrandissent. Imaginez votre corps dans votre esprit en souhaitant redevenir humaine.
Minerva se détendit du mieux que possible et imposa à son esprit son corps. L’image de son menton pointu, de ses traits effilés et de son nez autoritaire la firent grimacer mais elle continua. L’esprit du chat commença à s’effacer, acceptant de se mettre à l’écart et de disparaître jusqu’à nouvel ordre. Alors, Minerva sentit ses jambes la picoter et se peau frémir. La transformation était étrangement moins douloureuse dans ce sens, étant donné qu’elle pouvait considérer cela comme un écartèlement, et rapidement, elle gagna en hauteur, sa vision se brouilla et sa seule pensée fut pour ses vêtements et l’espoir que ceux-ci l’aient suivie. Ca aurait été tellement gênant et drôle :lol:
Elle tituba et Alan lui prit le bras afin de la stabiliser. Elle tenait dans la main sa baguette et –Merlin, merci- son uniforme paraissait n’avoir subi aucun changement durant le processus.
Elle jeta un coup d’œil à son ami qui l’observait d’un air éberlué.
- Il te reste une moustache, dit-il.
- Quoi ? s’affola Minerva en portant la main à son visage –qui évidemment, n’avait rien d’anormal. :lol: :lol: :lol:
Alan éclata de rire et Minerva se dégagea en levant les yeux au ciel. Elle se tourna vers Dumbledore et reçut un coup au cœur lorsqu’elle vit son regard briller de fierté. Elle rosit de plaisir et se tortilla sur place, gênée.
- Félicitations Minerva, congratula-t-il –et elle nota l’usage de son prénom-, vous avez réalisé une magnifique performance que peu de monde, si ce n’est personne, ne peut se targuer d’avoir réussi. Ne vous inquiétez pas, plus vous vous entraînerez, plus la transformation sera facile et naturelle. Vous en viendrez à ne plus vous rendre compte des changements opérés.
Minerva soupira de soulagement. Elle ne souhaitait pas passer autant de temps à réfléchir à quelle apparence prendre avant de se transformer.
- Je pense que vous feriez mieux d’aller déposer vos affaires dans votre salle commune et d’aller dîner ensuite, sourit Dumbledore, le buffet est déjà servi.
Les deux amis s’empressèrent d’obéir mais Minerva s’immobilisa, la main sur la poignée. Son père la rabrouerait sévèrement s’il avait été là. Elle se retourna et présenta à son professeur un sourire mi-reconnaissant mi-embarrassé d’avoir presque oublié.
- Merci professeur, dit-elle sincèrement, merci pour tout. Merci de m’avoir offert cette opportunité et de m’avoir fait confiance. Je n’aurais jamais réussi sans vous. OHHHH!
- Je pense que si, répliqua gentiment Dumbledore.
Minerva fit un léger salut de la tête et rejoignit Alan qui l’attendait dans le couloir.
- J’imagine que je te dois des félicitations, fit-il en haussant un sourcil.
Minerva ne répondit rien et Alan reprit son sérieux.
- Vraiment, c’est super ce que tu as fait, et je suis content que tu n’aies pas abandonné.
- Parce que je vais pouvoir espionner tout le monde pour toi, c’est ça ? ironisa Minerva.
Alan ouvrit de grands yeux innocents.
- Eh bien, maintenant que tu proposes si élégamment…

***

Ils avaient fini de dîner depuis un moment déjà, et Minerva s’était attelé à quelques révisions, assise dans un sofa de la salle commune. Alan et elle avaient annoncé la nouvelle à Pomona et Filius qui s’étaient retenus d’exploser de joie en pleine Grande Salle.
Désormais, Alan se morfondait devant la cheminée, jouant avec les fils de son pull.
- Tu ne veux pas prendre une pause ? gémit-il. Tu la mérites pourtant.
- Non, Alan, répéta-t-elle pour la cinquième fois, le temps consacré à ma transformation m’a empêchée de travailler correctement, je dois rattraper mon retard.
Alan soupira mais ne répondit rien. Il y eut un bref silence, seulement entrecoupé par les crépitements des flammes dans l’âtre. Soudain, Minerva redressa la tête et sentit l’air sous le regard interloqué d’Alan.
- Il va y avoir un orage, annonça-t-elle de but-en-blanc.
- Heu… comment tu sais ça ? s’enquit Alan.
Elle rosit.
- J’ai une furieuse envie de faire ma toilette. :lol: :lol: :lol: Cette fin :lol:
cochyo

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Re: Minerva McGonagall [Harry Potter]

Message par cochyo »

Très bon chapitre ! Une fin ! :lol: :lol: :lol:
Perripuce

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Re: Minerva McGonagall [Harry Potter]

Message par Perripuce »

PtiteCitrouille a écrit :Hey !Coucou j'ai du temps à tuer avant l'Equipe d'Estelle (et vas-y le biathlon m'a blasé ...) MAIS PARLONS D'HIER : est-ce que mon copain et moi avons hurlé à en réveiller toute la maison au but de ManUnited qui élimine le PSG de la ligue des Champions? OH QUE OUI. Bon sang c'est pire que la Remontada, la Remontada c'était le FC Barcelone au Camp Nou, c'était spectaculaire mais encore voilà quoi. La c'est à Paris, et surtout c'est l'équipe C de Manchester United, ils avaient gagné 2_0 à l'allé, c'est de l'abus là :lol: :lol: :lol: Pardon, je suis dans l'euphorie depuis hier, après l'élimination du Real par l'Ajax (avec quatre buts MAGNIFIQUES mais incroyables) et là celle du PSG, ça va être une édition fort intéressante :mrgreen:
Je sais je sais, j'ai toujours pas avancé dans ce que je devais faire, argh je fais tout ça dès que possible :?
Merci pour vos commentaires (Charm, Perri et Anna j'y réponds très vite !), ça me fait toujours autant plaisir !! :D
Bonne lecture avec ce chapitre!
(au fait, je vais pas nommer mes chapitres selon un personnage marquant du chapitre, sinon on va finir avec 25000 personnages dont je vais devoir "m'occuper" et ça va être trop galère :lol: )



Chapitre 12 : Connection J'ai beugué ahah :lol: :lol:

- Bougez-vous ! Vous avez des cognards accrochés aux balais ou quoi ? Vous croyez qu’on va gagner la coupe comme ça ? Tant de gentillesse en une phrase.
Minerva dégagea une mèche trempée de son front et attrapa le souaffle que lui lançait Etna. Elle savait qu’elle était dure envers son équipe pour la séance du jour, mais la pluie ne devait pas les empêcher de jouer à leur niveau. Et surtout, ils ne devaient pas se relâcher à l’approche de la première rencontre Gryffondor contre Serdaigle qui avait lieu ce week-end. Fabio en était si angoissé qu’un cognard avait failli le percuter alors qu’il essayait de frapper dedans arf, pas un futur capitaine ça. . Elle avait essayé de ne pas être trop sévère avec lui, car elle avait elle-même eu des difficultés à son tout premier match. Ce qu’il fallait, c’était le mettre en confiance. Elle le félicita d’ailleurs pour son renvoi précis qui l’aurait envoyée à terre si elle n’avait pas été concentrée sur le jeu du jeune batteur.
À la fin de l’entraînement, ils étaient tous dégoulinants de boue et d’eau et Charlie grelottait de froid.
- C’est bien tout le monde, les complimenta-t-elle une fois à l’abri, vous allez voir, on va écraser les Serdaigle samedi.
Elle vit Fabio hocher frénétiquement la tête, l’air plus angoissé que jamais.
- Tu vas y arriver Fabio, le rassura-t-elle, ne t’en fais pas pour ça. Vous pouvez aller aux vestiaires, c’est fini pour aujourd’hui, rendez-vous demain pour le dernier entraînement avant le match.
Quand elle se fut entièrement lavée, séchée et réchauffée, Minerva fit un signe d’au revoir à ses coéquipières et repartit vers la tour de Gryffondor.
Il n’était pas vraiment tard, mais la mauvaise météo avait assombri le ciel et Minerva devait faire attention où elle mettait les pieds sur le chemin.
Elle poussa les lourdes portes et croisa le regard mauvais de la concierge, Mme Esmelda Aussi revêche que peut ne l'être Rusard? . Minerva préféra essuyer du mieux que possible ses pieds avant de raser les murs jusqu’au Grand Escalier.
Tous les élèves étaient déjà dans leur salle commune aussi, lorsqu’elle entendit des bruits étouffés de pas, Minerva s’arrêta, l’oreille tendue. La personne semblait marcher vite. Minerva se tapit instinctivement contre la rambarde et zyeuta entre les barreaux de pierre. Un garçon apparut à l’angle du couloir du premier étage et grimpa au deuxième sans remarquer Minerva un peu plus bas. Celle-ci eut le temps d’apercevoir une tignasse blonde avant de se décider à la suivre à pas feutrés. La silhouette bifurqua dans un autre couloir et Minerva emprunta ses pas avec curiosité. Non mais cette curiosité maladive oulala :lol: :lol:
Elle reconnut le couloir en même temps qu’elle identifia l’élève qui filait en douce en dehors de son dortoir. Elle laissa échapper une exclamation de surprise. Non seulement elle se trouvait au niveau des toilettes des filles mais en plus le garçon en question était Lewis Rollin. Tadadada !
Lewis s’arrêta brutalement et se retourna alors que Minerva se cachait derrière une armure dans un renfoncement de pierre. Cela lui rappela étrangement le jour où elle avait surpris la conversation entre Dippet et Dumbledore. Lewis apparut, les sourcils froncés, sa baguette illuminée tendue devant lui. Minerva s’aplatit contre le mur, le cœur battant. Quoiqu’il fût en train de faire, elle était certaine qu’il ne souhaitait vraiment pas être surpris. Il finit par partir, le regard suspicieux et plus méfiant que jamais.
Minerva laissa passer de longues minutes avant de sortir de sa cachette. Elle jeta un coup d’œil par où s’était dirigé le Serpentard mais ne le vit pas. Elle avança à travers les couloirs mais elle dut bien vite se rendre à l’évidence : il avait disparu.
Elle décida de retourner à sa salle commune, l’esprit songeur. Que faisait Lewis à traîner dans les couloirs, et surtout encore une fois, à proximité des toilettes des filles ? Cela ne pouvait plus être une simple coïncidence. Et pourquoi pas ma chérie? Sur un malentendu :lol: :lol:
Alan l’attendait dans la salle commune, une tasse de chocolat chaud et un sandwich à la main pour elle. Elle le remercia et s’affala à ses côtés.
- Qu’est-ce qui se passe ? demanda-t-il. L’entraînement s’est mal déroulé ?
Minerva lui raconta ce qu’elle venait de voir et combien ça l’intriguait. Alan sauta sur ses pieds et faillit faire tomber la tasse de Minerva.
- Je te l’avais dit ! s’écria-t-il. Il cache quelque chose.
- Mais quoi ?
Alan se rassit, l’air plus perplexe.
- Qu’est-ce qu’il y a au deuxième étage ?
- Le bureau de Dippet, répondit immédiatement Minerva. Et les toilettes de Mimi Geignarde entre autres.
- Tu crois qu’il sait pour Mimi et Jedusor ?
Minerva fronça les sourcils et secoua la tête.
- Comment le pourrait-il ? Non, il doit y avoir une autre raison…
Mais laquelle ? Peut-être que lui-même trouve Minerva louche et va sur les traces qu'elle suit !

***

- Peut-être que tu ne te concentres pas assez ?
Ils étaient dans un recoin de la bibliothèque à l’abri des regards. Minerva jeta un regard agacé à Alan qui avait eu le malheur de suggérer une telle hypothèse alors qu’elle tentait depuis une heure de reprendre contact avec son Animagus.
- Ou peut-être que si, rectifia rapidement Alan en déglutissant :lol: :lol: :lol: . Mais justement, tu ne devrais pas plutôt laisser les choses se faire au lieu de forcer ton Animagus ? En plus les chats détestent être forcé !
Minerva faillit répliquer que lui n’avait pas essayé la moindre étape de la transformation aussi elle ne voyait pas comment il pouvait donner de conseils. Elle se ravisa et tenta quand même sa proposition. Elle ferma les yeux et fit le vide autour d’elle. Même la respiration de son ami disparut et le silence se fit. Elle attendait à l’affût de la moindre émotion extérieure à elle, à la moindre présence dans sa tête. Et soudain, le frémissement tant attendu survînt. Une forme floue se forma dans l’esprit de Minerva et elle sut immédiatement que c’était son Animagus. Elle l’appela avec espoir et le chat sembla regarder dans sa direction. Ils s’observèrent ainsi pendant quelques secondes. Puis le chat disparut dans un nuage.
Lorsqu’elle rouvrit les yeux, Alan avait le menton appuyé dans sa main, l’air de s’ennuyer ferme. Il se redressa vivement en croisant son regard.
- Alors ? Ça a marché ? T’es restée immobile pendant presque une demi-heure !
Minerva tiqua. Tant de temps ?
- Désolée, je ne m’en suis pas rendue compte. Mais oui, ça a marché. Du moins, j’ai pu voir la forme de mon Animagus, c’était la première fois qu’il se montrait depuis que je l’avais perdu. C’est bon signe. Mais oui :mrgreen:
Alan ne lui servit pas son regard du « Je te l’avais bien dit » et Minerva lui en fut reconnaissante. Elle le remercia et se leva de sa chaise.
- J’ai décidé que j’allais interroger Mimi Geignarde à propos de Lewis. Peut-être qu’elle sait quelque chose. Tu viens avec moi ? Mais ce duo de choc d'enquêteur ahah
Alan accepta avec joie et la suivit jusque dans les toilettes des filles. Le fantôme n’y était pas. Minerva fit quelques pas au milieu de la pièce inondée, balayant l’endroit du regard.
- Elle doit traîner dans les tuyaux de canalisation, supposa Alan en s’approchant des lavabos.
Minerva grimaça, refoulant l’image d’une Mimi gigotant dans l’eau sale des toilettes.
- Eh, ce robinet ne fonctionne pas ?
Minerva se retourna sur Alan qui tournait le robinet d’eau que Minerva avait déjà tenté d’activer lorsqu’elle avait voulu se nettoyer le visage.
- Selon Mimi, il n’est plus en état depuis un bout de temps, expliqua-t-elle.
- Bizarre. BON SANG ILS EFFLEURENT LA VERITE DU BOUT DES DOIGTS comme c'est frustrant.
Minerva haussa les épaules.
- C’est des toilettes abandonnées, pourquoi s’embêter à les réparer ?
Elle croisa le regard d’Alan dans le miroir et ce faisant, tomba sur l’apparence fantomatique de Mimi Geignarde qui les observait, sourcils froncés.
- Vous vous connaissez tous les deux ? GRILLES
Minerva et Alan s’entre-regardèrent avant d’acquiescer.
- C’est elle qui t’as envoyé la dernière fois ? accusa-t-elle en pointant Minerva du doigt.
- Heu non, mentit Alan, il se trouve qu’on a seulement les mêmes, hum, centres d’intérêt. Obvioulsy.
- Et nous nous demandions, continua Minerva pour éviter que Mimi ne pose trop de questions, si Lewis Rollin, un Serpentard blond, passait de temps en temps par ici ?
Mimi fit mine de réfléchir, évaluant plutôt si elle pouvait se permettre de révéler certaines choses au duo.
- C’est possible…, finit-elle par répondre. Pourquoi ?
- Nous voulions savoir s’il cherchait également à connaître les raisons de ta mort.
Le visage de Mimi devînt plus opaque, signe qu’elle rougissait de colère.
- C’est ce qu’il fait, mais avec plus de tact que toi ! Mimi, je pense que secrètement tu préfères parler aux garçons parce tu es secrètement heureuse de pouvoir les intéresser un temps soit peu.
Alan s’avança les mains levées dans un geste apaisant.
- Minerva ne veut pas paraître impolie. Si elle pose tant de questions concernant ta mort et Jedusor, c’est parce qu’un être qui lui était cher est décédé il y a quelques années et elle soupçonne ce Tom.
Minerva souffla d’agacement alors qu’il révélait tout à un fantôme susceptible qui ne l’appréciait pas. Mais contrairement à ce qu’elle pensait, Mimi se détendit et prit un air intéressé.
- Vraiment ? Eh bien, je peux dire que ce Rollin -très charmant d’ailleurs- me parlait bien de ma mort et de Tom Jedusor.
- Et qu’est-ce que tu lui as dit ? demanda Alan.
- La même chose qu’à toi. Ce qu’il y avait d’effrayant à son propos, à quel point il était étrange.
Alan jeta un coup d’œil interrogateur à Minerva pour savoir si elle voulait connaître autre chose mais elle secoua la tête. Ils remercièrent le fantôme et sortirent des toilettes.
- Bon, on aura au moins appris que Rollin fouine du même côté que nous, dit Alan. Mais pourquoi ?
Minerva n’avait pas la réponse à cette question. Je réitère : parce qu'il suit les traces de Minerva?

***

- Bienvenue à ce tout premier match de la saison qui verra s’affronter Serdaigle contre Gryffondor !
Minerva entendait la voix diffuse du présentateur, un Serpentard de septième année, à travers les portes qui les séparaient du stade. Elle pouvait ressentir l’anxiété de l’équipe, mais surtout d’Alex et Fabio. Elle se tourna vers ses coéquipiers.
- Ok tout le monde, fit-elle, c’est le premier match, mais faut se donner à fond. On n’a pas le droit à l’erreur. Nous nous sommes entraînés durs malgré le peu de temps qui s’offrait à nous et nous sommes capable de battre les joueurs d’en face. Vous connaissez votre job, jouez votre Quidditch à vous et tout se passera pour le mieux. Appliquez ce que l’on a testé aux entraînements, tentez des choses. Ce n’est pas grave si vous échouez, ne rien faire ne fera pas avancer le match en notre faveur.
Elle adressa particulièrement cette dernière phrase aux deux nouveaux qui pourraient être moins confiants dans leurs actions. Minerva savait ce que cela faisait, son premier match avait été un bon exemple, et elle ne souhaitait pas que cela arrive aux autres. J'ADORE LES MATCHS DE QUIDDITCH
La porte dans son dos s’ouvrit et les acclamations des élèves retentirent.
- C’est désormais à l’équipe de Gryffondor menée par Minerva McGonagall d’entrer sur le stade ! Seulement deux changements chez elle, comment Gibson et Solomon vont-ils se débrouiller pour leur premier match ? Ah, voilà l’équipe de Serdaigle qui conserve tous ses joueurs, une chance ! Malheureusement, plus de la moitié part en fin d’année, et la reconstitution risque d’être difficile. L’arbitre s’avance désormais avec le coffret. Les deux capitaines se serrent la main avec fair-play… ou parce qu’elles sont obligées, qui sait.
Minerva et Andrea Berlin, la capitaine de Serdaigle eurent un léger sourire. Il n’y avait pas d’animosité entre elles, juste un fort esprit de compétition, autrement il leur arrivait même de discuter au détour d’un couloir. Oui, ce n'est pas comme si c'était Seprentard.
- On se revoit à ta défaite McGonagall, sourit Andrea. J’ai calculé l’intensité des vents, et mon petit doigt me dit que toi non. Ne tombe pas de ton balai.
Minerva ricana avant de se détourner pour rejoindre son équipe. Le cerveau de Serdaigle de son adversaire n’était pas particulièrement un plus dans les victoires des bleu et bronze.
Tous les joueurs se mirent en place et Minerva se plaça entre Etna et Alex, le regard concentré. Puis, le coup de sifflet retentit et Minerva oublia tout son entourage, les acclamations de la foule, les encouragements, et se rua en avant afin d’attraper le Souaffle avant les Serdaigle. Etna réussit à le prendre sous le nez d’Andrea et fila vers les cercles adverses. Un batteur lui envoya un cognard et elle fut forcée de lâcher la balle en faisant un tonneau. Minerva tenta de le récupérer mais Binnes, un poursuiveur adverse, fit mouche avant elle et partit de l’autre côté du terrain. Alors qu’elle allait taper dans la balle, Binnes fit la passe à Andrea. Alex se retrouva sur le chemin entre les cercles et son adversaire. Minerva la vit raffermir son emprise sur le balai avant de s’élancer. Elle fit une queue de poisson Pire truc ever sur la route. à Andrea qui freina brusquement et Fabio en profita pour lancer un cognard dans sa direction. Un coéquipier avertit Andrea et elle lâcha le Souaffle en virant pour éviter la balle noire. Alex récupéra le Souaffle et accéléra vers les cercles sous les acclamations des élèves. Etna arriva à ses côtés pour l’épauler et Minerva se plaça en dessous, au cas où elle lâcherait la balle. Finalement, Alex tira et marqua ainsi les premiers points des rouges et or. Mon dieu ça c'est les lensois. "Allez les sangs et ors, vous êtes les plus forts, allez, allez les sangs et ors, vous êtes les plus forts ! " > extrait de "La lensoise" (sorte de remixe de la Marseillaise qu'ils chantent à chaque début de match, et ensuite à la repris ap la mi-temps c'est les Corons. J'avoue les Corons j'ai des frissons).
Le match continua dans cette même dynamique : Alex et Fabio avait vaincu leur stress et se débrouillaient très bien. Minerva pouvait par moments entendre le présentateur louer la symbiose entre les poursuiveurs de Gryffondor et elle se félicitait du travail qu’ils avaient accomplis tous ensemble aux entraînements.
Charlie bloqua un énième tir sous les vivats hystériques des Gryffondor. Enfin, alors qu’ils menaient 180 à 80, Holly ne laissa aucune chance à son adversaire dans la chasse au Vif d’Or. Elle se jeta en avant et prit des risques que Minerva aurait trouvés dangereux si ce n’avait pas été Holly. Osée, rapide et précise, elle filait dans le vent alors que tout le stade retenait son souffle. Puis, après une course affolante, Holly se redressa le poing en l’air. Ouiiii :mrgreen: :mrgreen:
Les Gryffondor explosèrent de joie et Minerva et ses coéquipiers se rejoignirent pour célébrer leur victoire. Fabio rougit sous les frappes amicales d’Alfie tandis qu’Alex s’enorgueillissait de son succès.
Cette année, Gryffrondor gagnera la coupe de Quidditch, pensa Minerva, c’était certain. J'espère pour toi ma grande !
Après s’être changée dans les vestiaires, elle ne perdit pas de temps et rentra immédiatement dans sa salle commune où une fête se déroulait en l’honneur de leur victoire. Elle avait souvent essayé d’éviter ces effusions de joie où l’alcool proliférait C'est so McGonagall :lol: :lol: , mais elle avait remarqué que plus elle repoussait sa venue, plus les élèves étaient agités et l’accusaient en riant de se faire attendre. Là, elle avait une chance de s’éclipser plus rapidement après avoir échangé quelques paroles pour faire bonne mesure. Elle comprenait leur besoin de s’amuser, mais cette habitude ne correspondait pas à sa personnalité et elle n’arrivait pas à se sentir à l’aise au milieu de cet environnement. Alan essayait souvent de la jeter dans la cage aux lions, mais elle arrivait la plupart du temps à lui échapper, au grand dépit de son ami.
Soudain, alors qu’elle grimpait quatre à quatre les marches des escaliers, elle sentit une main l’entraîner dans un recoin. Elle se débattit et tenta de dégager son bras en frappant son agresseur.
- Arrête Minerva ! C’est moi, Lewis ! Aaaaaaah j'écoute !
Minerva s’immobilisa et plissa les yeux afin de distinguer les traits fins du Serpentard.
- Lewis ? Mais qu’est-ce qui te prend ?
Il n’avait toujours pas lâché son emprise sur son bras et Minerva se raidit, sa main prête à plonger dans sa poche où se trouvait sa baguette.
- Qu’est-ce que tu veux ? demanda-t-elle avec méfiance.
- Jedusor, murmura-t-il immédiatement et Minerva sentit son souffle se bloquer dans sa gorge, que sais-tu de lui ? Je suis persuadée qu'il n'est pas méchant, il doit aussi avoir un problème personnel avec lui.
Comme savait-il qu’elle s’intéressait à Jedusor ? Comment était-il remonté à elle ? La main sur son bras se fit pressante.
- Je sais que t’as interrogé Mimi sur lui, tu connais des choses à son propos, tu dois me le dire, continua-t-il avec une voix fiévreuse. Y'a un truc magique, et agréable, ça s'appelle le partage d'info. Tu verras, Lewis, ça met plus en confiance qu'un "tu dois me le dire".
Elle songea à Jérémy, mort parce qu’il s’était approché de trop près de Jedusor, parce qu’il avait découvert des choses qu’il n’aurait pas dû découvrir. Elle pensa à sa propre enquête, à Alan qu’elle avait mêlé à tout cela. Elle se rappela du regard méfiant et suspicieux de Lewis la nuit où elle l’avait découvert dans les couloirs de Poudlard, toutes ces fois où elle et lui s’étaient croisés devant les toilettes des filles. Elle baissa les yeux sur la main qui enserrait son bras. Alors elle nia.
- Je ne vois pas de quoi tu parles, dit-elle froidement, je ne connais pas ce Jedusor.
- Arrête ça, répliqua Lewis en fronçant les sourcils, je ne vais rien te faire, mais j’ai besoin que tu me donnes les informations dont tu disposes.
- Lâche-moi, Rollin, où je te jure que tu recevras un sort dont tu te rappelleras toute ta vie.
Lewis sembla comprendre qu’elle était mortellement sérieuse mortellement, à ce point? car sa main se desserra et Minerva en profita pour se dégager brusquement. Elle s’éloigna à reculons, les doigts tremblants, avant de partir à grands pas en direction de sa salle commune.
Elle ne fit pas attention aux appels de son équipe lorsqu’elle débarqua dans la pièce et monta directement dans son dortoir. Elle s’assit sur son lit et ramena ses genoux contre sa poitrine, ses pensées tourbillonnant dans sa tête.
Elle aurait dû être plus discrète. Elle aurait dû arrêter de fouiner dans cette sombre histoire. Était-il possible que Lewis connaisse Jedusor et travaille pour lui ? Après tout, Tom pourrait très bien avoir encore quelques taches à accomplir à Poudlard. Pourquoi sinon rechercher un poste de professeur au château ? Minerva frissonna en songeant au pétrin dans lequel elle s’était mise. Peut-être valait-il mieux mettre son enquête sous silence pendant un moment et faire profil bas. Et dire qu’elle avait entraîné Alan dans tout cela. Il avait eu raison, Lewis manigançait sûrement quelque chose.

***

Depuis l’incident de l’après-match, Minerva ne s’approchait plus du tout de Lewis qui semblait à chaque fois la chercher du regard. Alan avait fini par remarquer son manège ainsi que son angoisse constante et l’avait forcée à révéler ses inquiétudes. Aussitôt, il avait bondi sur ses pieds et s’était écrié qu’il fallait aller voir le professeur Dippet tant d'emportement, on se demande ce que tu fais à Gryffondor. . Mais Minerva avait refusé net.
- Nous n’avons aucune preuve, avait-elle expliqué, nous ne savons même pas si ce Jedusor est coupable de quoi que ce soit.
- Tu as toi-même dit que Dumbledore se méfiait de lui ! Ça doit bien valoir quelque chose non ? avait rétorqué Alan. Jedusor est coupable et une fois qu’on l’aura prouvé, on pourrait inculper Rollin également et peut-être même le faire exclure. Mais pourquoi tu le détestes? :lol: :lol:
- Tu vas trop vite Alan. Si ça se trouve, Rollin est complètement innocent. Et puis, imagine qu’il ne l’est pas et que Dippet le renvoie ? Il se retrouvera en liberté et pourra même rejoindre Jedusor dans ses sombres desseins.
Et alors elle serait encore plus en danger, ainsi qu’Alan. Suite à ces paroles, Alan n’avait pas argumenté et s’était rassis sur le canapé, songeur. Minerva s’en voulait de le mêler à toute cette histoire.
Les cours, le Quidditch ainsi que ses tentatives pour renouer avec son Animagus lui permirent cependant d’occuper son esprit autrement. Lewis n’insistait pas pour la voir et rien d’étrange n’était survenu depuis leur confrontation. Alors qu’Alan souhaitait toujours découvrir les raisons des actes de Lewis, Minerva elle, tentait d’oublier ce qu’il s’était passé. Savoir qu’elle risquait d’être en danger à plus fouiner avait suffi à tempérer ses ardeurs. Elle avait vu ce qui était arrivé à Jimmy. Sitôt qu’il était sorti de Poudlard, il avait été assassiné.
Elle décida de se concentrer momentanément sur son Animagus dont elle s’occupait que de temps en temps quand elle avait des instants de liberté. Aussi, elle s’autorisa des pauses dans son travail et tous les soirs, elle essayait de reconnecter avec lui. ça me rappelle l'apprivoisement du renard par le petit prince "assis-toi là et chaque jour, tu pourras t'approcher d'un peu plus près" Elle commençait à percevoir chaque évolution : son Animagus restait plus longtemps, semblait plus intéressé par ses propos et paraissait plus enclin à communiquer. Jusqu’au soir où, au bout de deux semaines de dur labeur, elle se retrouva dans un recoin de la librairie et le chat refit son apparition, son poil tigré pour la première fois visible aux yeux de Minerva. Ses yeux verts fixèrent les siens, ou du moins rentrèrent en contact avec ses pensées, et Minerva ressentit instantanément la connexion se faire. C’était comme une corde qui se tendait au fur et à mesure et les tiraient l’un vers l’autre. Minerva tendit la main, comme essayant de toucher le chat. Dès le premier contact, elle sentit ses cheveux de la nuque se hérisser, des frissons parcoururent ses bras et son cœur s’accéléra. Elle ressentit des picotements désagréables sur tout son corps et ses membres rapetissèrent douloureusement jusqu’à ce que la table lui paraisse trop haute pour elle. Surprise, elle faillit tomber de sa chaise mais réussit inexplicablement à se rétablir de manière souple. Elle baissa les yeux et se retrouva le nez collé à sa poitrine… tigrée ? Elle tendit les bras devant elle et soudainement, se mit à tomber en avant. C’est en observant son environnement, de couleurs pastel, clairs et flous, qu’elle réalisa qu’elle avait réussi sa transformation.
- Incroyable, murmura-t-elle.
Ou du moins, tenta. À la place, ce fut un miaulement qui sortit de sa bouche :lol: :lol: Mon dieu elle doit être so cute ! ! . Un élève qui passait par là, la remarqua et ouvrit de grands yeux.
- Mais qu’est-ce que tu fais là ? demanda-t-il. Où est ton maître ?
Minerva le trouva stupide de parler à un chat en espérant qu’elle lui réponde :lol: :lol: :lol: Hey moi je parle à mon chat, où est le problème? . Puis, l’élève commença à s’approcher et instinctivement, elle alla se cacher sous la table. Ce qui était ridicule, songea-t-elle, puisqu’elle savait qu’il n’allait pas lui faire de mal. Cependant, son instinct de chat semblait prendre le dessus et quand il tendit la main pour la caresser, elle feula et le griffa. Le garçon poussa un cri de douleur et recula en pestant :
- Que se passe-t-il ici ?
Alertée par le bruit, Mme Pince était apparue comme par magie et les toisait d’un air sévère jusqu’à ce que son regard se fige d’horreur en voyant Minerva.
- Un chat ! tenta-t-elle de hurler tout en chuchotant. Un chat dans ma bibliothèque ? Febbin, sortez-le de là !
- Mais ce n’est pas le mien, protesta-t-il en se tenant la main griffée.
Mme Pince lui jeta un air tellement furibond qu’il finit par obéir tout en déglutissant.
Hors de question que Minerva se fasse éjecter de la bibliothèque ainsi. Tant pis pour ses affaires de cours, elle les récupérerait plus tard. Oh mon dieu la pauvre, c'est tellement gênant :lol: :lol:
Ah l'équipe d'Estelle 8-) Hier c'était trop drôle de regarder l'équipe du soir après la défaite du PSG, leurs tête c'était beaucoup trop drôles.

Elle détala hors de portée des mains de l’élève et, peu habituée par sa nouvelle condition, dérapa et percuta les jambes de Mme Pince. Etourdie, elle réussit à échapper à son coup de pied en titubant et reprit sa course en direction de la sortie Oh mais pauvre chose, ça doit être tellement déstabilisant ... . Tout lui semblait plus grand, plus trouble, plus effrayant, mais un millier d’odeurs lui parvenait aux narines au point de lui faire tourner la tête : le bois, le parchemin, la transpiration ou le parfum des élèves, l’eau et la boue collée aux chaussures, le shampoing à la cannelle d’une fille de Serpentard, l’odeur de l’encre, la cire des bougies, le vernis des tableaux, une bombabouse cachée dans le sac d’un Gryffondor… un chat. Mais ce n’était pas son odeur, plus celle d’un concurrent, un adversaire à chasser du terri… Ah, elle en prend les instincts .... Concentre-toi Minerva ! Elle n’était pas un chat, mais une humaine. Je dirais même plus, tu es une Animagus ! Elle entendit un feulement derrière elle et Minerva vit le chat du concierge la regarder furieusemen C'est pas déjà Miss Teigne? :lol: t. Elle ne mit pas longtemps à comprendre qu’elle n’avait que quelques secondes pour s’enfuir avant qu’il ne la réduise en charpie. Elle pouvait tout aussi bien se transformer à nouveau mais elle ne savait pas comment faire.
Alors elle tourna les talons (les coussinets ? :lol: :lol: ) et s’enfuit dans la direction opposée, l’autre chat poussant des miaulements peu engageants.
Elle slaloma entre les étudiants qui poussaient des cris de surprise en voyant débouler deux félins en pleine course poursuite.
Outre son agacement envers l’autre chat, Minerva pouvait pleinement ressentir les effets de sa transformation : ses foulées étaient longues et souples, ses pattes semblaient voler au-dessus du sol, ses sens étaient accrus au maximum et elle ne pouvait s’empêcher de trouver les humains lourds, patauds et ridiculement maladroits. J'adore comment tu/elle analyse(s) la transformation !
Soudain, une odeur qu’elle reconnaissait lui parvînt aux narines : Alan. Elle se tordit le cou et l’aperçut en train de discuter avec une fille de Poufsouffle. Sans aucun remord, elle interrompit leur conversation en fonçant dans les jambes de son ami et en miaulant comme une possédée Oh j'ai des pensées tellement mignonne dans l'esprit mon dieu :lol: :lol: . Alan poussa un glapissement dont Minerva se promit de lui rappeler plus tard et recula contre le mur. Minerva se faufila au niveau de ses chevilles et leva un regard suppliant vers son ami.
- D’où tu sors toi ? demanda-t-il.
Arrêtez de me parler, jamais je ne vous répondrai ! Elle feula à l’attention du chat du concierge et lança un regard insistant à Alan. Celui-ci fit de grands gestes menaçants et le chat finit par s’enfuir.
La fille de Poufsouffle se pencha avec un air attendri.
- Regarde-moi cet adorable chat, minauda-t-elle, ce qui fit cracher Minerva. Ouh, pas très aimable ! Non mais je suis morte :lol: :lol: :lol:
Bizarrement, ce fut ces mots qui semblèrent faire réaliser à Alan qui elle était. Bizarrement hein :lol: :lol: :lol:
- Oh mon dieu, dit-il d’un air éberlué.
- Quoi ? s’enquit la fille.
Le visage d’Alan se troubla alors qu’il essayait de trouver une excuse. Minerva lui lança un regard d’avertissement mais Alan l’ignora joyeusement.
- C’est le chat errant d’une amie. Malpoli, insupportable, ingrat et en plus il a des puces. Griffe le Minnie.
La fille recula vivement la main et se redressa.
- Oh, eh bien, je te laisse avec ce… chat, alors. A un de ces jours, Alan !
Elle partit, faisant virevolter sa jupe d’uniforme, et Alan s’accroupit face à Minerva qui lui lança un regard furieux, révoltée par ses paroles.
- C’est bien toi Minerva ? demanda-t-il.
Celle-ci hocha la tête et Alan faillit tomber sur les fesses.
- Incroyable… Alors, tu as réussi… Heu, pourquoi ne pas te transformer à nouveau ?
Minerva essaya de hausser un sourcil, dans le sens « A ton avis ? ».
- Tu peux pas, c’est ça ? OK, alors heu… j’imagine qu’il faudrait aller voir Dumbledore c’est ça ?
Bien joué Alan, pensa-t-elle ironiquement. Elle emprunta le chemin et son ami la suivit derrière, légèrement perturbé par la situation. Hey, sois gentille ce n'es pas facile de communiquer avec un chat !
- Et ça fait combien de temps que tu traînes sous cette forme de chat ? s’enquit-il avant de rectifier après avoir reçu un regard de travers : d’accord, donc je parle et tu écoutes ? Pas de souci, les gens vont penser que je suis fou. Tout va bien.
Minerva ne le montrait pas, mais elle était inquiète des conséquences de sa mutation. Et si elle n’arrivait pas à reprendre forme humaine ? Bien sûr, Dumbledore serait de bons conseils, mais elle avait eu tellement de mal pour regagner la confiance du chat qu’elle avait peur d’échouer dans sa transformation.
- Imagine un peu ce que tu pourras faire avec ton Animagus, s’émerveillait Alan. Espionner les gens, sortir des dortoirs la nuit, passer inaperçue… Pas son genre enfin.
Minerva leva les yeux au ciel et ne réagit pas jusqu’à ce qu’ils arrivent au bureau du professeur de métamorphoses. Celui-ci leur indiqua d’entrer et Minerva sentit ses yeux bleus perçants se poser avec inquisition sur Alan puis sur elle. Alan eut un regard embarrassé et Minerva s’avança au centre de la pièce. Fort heureusement, Dumbledore comprit immédiatement de quoi il retournait et Minerva remercia sa rapidité d’esprit.
- Miss McGonagall ?
Dumbledore se leva de son fauteuil et s’accroupit afin de mieux l’observer. Minerva se tortilla, gênée d’être le centre d’attention sous sa forme de chat.
- C’est tout simplement prodigieux, murmura-t-il. Puis il s’adressa à Alan : Vous étiez présent lors de la transformation ?
Alan secoua la tête.
- Je l’ai croisée dans un couloir et nous sommes venus directement. Elle n’arrive pas à reprendre sa forme humaine, ou du moins, elle ne sait pas vraiment comment faire.
Dumbledore se redressa et caressa longuement sa barbe auburn d’un air pensif avant de déclarer :
- Je suis désolé Mr Vendrars, mais il va falloir que votre amie se concentre pour redevenir telle qu’elle était, aussi, je vous prierais de bien vouloir sortir de mon bureau. Mais d’abord, j’aimerais que vous récupériez les affaires de Miss McGonagall. Où étiez-vous miss ? Dans la salle commune ?
Minerva secoua la tête.
- Ah monsieur, sourit Alan, vous ne semblez pas la connaître aussi bien que moi. Elle devait sûrement être à la bibliothèque.
Même si cela lui faisait mal de l’admettre, Minerva acquiesça de manière récalcitrante et Alan ne retînt pas son ricanement. Ils sont tellement adorable, je les aime en amis :lol: :lol: :lol: :lol: Il ne s’attarda pas et sortit du bureau en quête du sac de son amie.
- Bien, à nous deux Miss McGonagall, fit Dumbledore en se rasseyant derrière son bureau. Quand Mr Vendrars reviendra avec votre baguette nous pourrons nous atteler à votre transformation. C’est tout simplement un processus inverse à celui que vous venez de réaliser. Il faudra visualiser votre corps humain et souhaiter reprendre cette forme. À force d’exercices, vous n’aurez plus besoin de votre baguette. Question : vous croyez que de la même manière, on a plus besoin de la baguette après pour le transplanage?
Minerva acquiesça avec soulagement. Elle ne se voyait pas se trimballer sa baguette dans sa gueule pendant ses balades (ou ses filatures, pour faire plaisir à Alan). Cela ne réglait cependant pas son problème de comment reprendre forme humaine. Dumbledore dut le sentir car il sourit :
- Ne vous en faites pas, vous avez fait le plus compliqué. Je dois dire que je suis très impressionné par votre réussite Miss McGonagall. Redevenir humaine devrait être une facilité pour vous.
Si vous le dites, songea Minerva.
- Je vous enverrai un hibou quand il faudra nous rendre au Ministère pour vous enregistrer, continua le professeur. Il faudra faire vite cependant, car vous êtes désormais dans l’illégalité et si jamais quelque chose arrive et que vous êtes d’une quelconque façon inculpée, vous risquez beaucoup.
Ce n’était pas dans les projets de Minerva de chercher les problèmes, mais elle nota une lueur dans le regard de Dumbledore, comme s’il savait qu’elle avait longuement enquêté sur Jedusor, et qu’elle n’aurait pas dû. Ah cher Albus, vous savez toujours tout. Ce qu’il ne savait pas en revanche, c’était qu’elle avait décidé de prendre une pause dans toute cette histoire. Les évènements prenaient une tournure inquiétante.
Quelqu’un frappa à la porte et Alan entra, le sac de Minerva à la main. Il tendit le tout à Dumbledore qui s’accroupit et plaça la baguette au sol.
- Je vous prie de bien vouloir poser la patte sur la baguette miss, comme si vous essayiez de la prendre.
Minerva obéit maladroitement et attendit la suite.
- Maintenant, songez à votre forme humaine, pensez que votre fourrure se rétracte et que vos membres s’agrandissent. Imaginez votre corps dans votre esprit en souhaitant redevenir humaine.
Minerva se détendit du mieux que possible et imposa à son esprit son corps. L’image de son menton pointu, de ses traits effilés et de son nez autoritaire la firent grimacer mais elle continua Mais non tu es belle <3 . L’esprit du chat commença à s’effacer, acceptant de se mettre à l’écart et de disparaître jusqu’à nouvel ordre. Alors, Minerva sentit ses jambes la picoter et se peau frémir. La transformation était étrangement moins douloureuse dans ce sens, étant donné qu’elle pouvait considérer cela comme un écartèlement, et rapidement, elle gagna en hauteur, sa vision se brouilla et sa seule pensée fut pour ses vêtements et l’espoir que ceux-ci l’aient suivie.
Elle tituba et Alan lui prit le bras afin de la stabiliser. Elle tenait dans la main sa baguette et –Merlin, merci- son uniforme paraissait n’avoir subi aucun changement durant le processus. Oui sinon ça aurait été bien gênant.
Elle jeta un coup d’œil à son ami qui l’observait d’un air éberlué.
- Il te reste une moustache, dit-il.
- Quoi ? s’affola Minerva en portant la main à son visage –qui évidemment, n’avait rien d’anormal.
Alan éclata de rire et Minerva se dégagea en levant les yeux au ciel j'aime vraiment beaucoup Alan, de plus en plus :lol: :lol: . Elle se tourna vers Dumbledore et reçut un coup au cœur lorsqu’elle vit son regard briller de fierté. Elle rosit de plaisir et se tortilla sur place, gênée.
- Félicitations Minerva, congratula-t-il –et elle nota l’usage de son prénom-, vous avez réalisé une magnifique performance que peu de monde, si ce n’est personne, ne peut se targuer d’avoir réussi. J'aime mon chat. Mais je crois que je deviens allergique parce que je viens de la caresser et je dois avoir mis la main à mes lèvres parce qu'elles sont en train de gonfler, ça fait mal. Tu t'en fiches, mais puisqu'on parle de chat :lol: :lol: Ne vous inquiétez pas, plus vous vous entraînerez, plus la transformation sera facile et naturelle. Vous en viendrez à ne plus vous rendre compte des changements opérés.
Minerva soupira de soulagement. Elle ne souhaitait pas passer autant de temps à réfléchir à quelle apparence prendre avant de se transformer.
- Je pense que vous feriez mieux d’aller déposer vos affaires dans votre salle commune et d’aller dîner ensuite, sourit Dumbledore, le buffet est déjà servi.
Les deux amis s’empressèrent d’obéir mais Minerva s’immobilisa, la main sur la poignée. Son père la rabrouerait sévèrement s’il avait été là. Elle se retourna et présenta à son professeur un sourire mi-reconnaissant mi-embarrassé d’avoir presque oublié.
- Merci professeur, dit-elle sincèrement, merci pour tout. Merci de m’avoir offert cette opportunité et de m’avoir fait confiance. Je n’aurais jamais réussi sans vous. Oooooooh
- Je pense que si, répliqua gentiment Dumbledore.
Minerva fit un léger salut de la tête et rejoignit Alan qui l’attendait dans le couloir.
- J’imagine que je te dois des félicitations, fit-il en haussant un sourcil.
Minerva ne répondit rien et Alan reprit son sérieux.
- Vraiment, c’est super ce que tu as fait, et je suis content que tu n’aies pas abandonné.
- Parce que je vais pouvoir espionner tout le monde pour toi, c’est ça ? ironisa Minerva.
Alan ouvrit de grands yeux innocents.
- Eh bien, maintenant que tu proposes si élégamment… :lol: :lol: :lol: :lol: :lol:

***

Ils avaient fini de dîner depuis un moment déjà, et Minerva s’était attelé à quelques révisions, assise dans un sofa de la salle commune. Alan et elle avaient annoncé la nouvelle à Pomona et Filius qui s’étaient retenus d’exploser de joie en pleine Grande Salle.On voit moins Filius :(
Non mais les buts c'est tellement des buts gags, mais c'est incroyable cette affaire. INCROYABLE.

Désormais, Alan se morfondait devant la cheminée, jouant avec les fils de son pull.
- Tu ne veux pas prendre une pause ? gémit-il. Tu la mérites pourtant.
- Non, Alan, répéta-t-elle pour la cinquième fois, le temps consacré à ma transformation m’a empêchée de travailler correctement, je dois rattraper mon retard.
Alan soupira mais ne répondit rien. Il y eut un bref silence, seulement entrecoupé par les crépitements des flammes dans l’âtre. Soudain, Minerva redressa la tête et sentit l’air sous le regard interloqué d’Alan.
- Il va y avoir un orage, annonça-t-elle de but-en-blanc.
- Heu… comment tu sais ça ? s’enquit Alan.
Elle rosit.
- J’ai une furieuse envie de faire ma toilette. :lol: :lol: :lol: :lol: :lol: :lol:
Super chapitre Clem ! J'ai adoré le moment de la transformation, c'était vif, épique et jouissif ! A dans deux semaines :mrgreen:
PtiteCitrouille

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Re: Minerva McGonagall [Harry Potter]

Message par PtiteCitrouille »

Helloooo

Merci beaucoup pour vos commentaires qui m'ont fait très chaud au coeur !! Je vais y répondre dès que possible, mais là c'est la course pour mes exams finaux, je dois écrire 5 essays en 5 semaines maintenant (ah oui et me trouver un boulot pour cet été) donc j'ai très peu de temps pour moi... et aussi je vous l'avoue, je n'ai plus aucune avance sur cette fanfiction dooonc, le prochain chapitre est presque terminé donc il devrait pas y avoir de retard mais pour la suite ça va être extrêmement compliqué, je m'excuse et je vous promets qu eje vais faire mon possible pour maintenir la cadence des deux semaines :?

En attendant bonne lecture, en espérant que ce chapitre vous plaira !


Chapitre 13 : Explications

C’était la deuxième fois que Minerva se rendait au Ministère en compagnie d’Albus Dumbledore. Les sorciers marchaient de manière tout aussi affairée, le regard fixe et concentré, les notes de papiers volant au-dessus de la tête des gens et l’air bourdonnant de discussions énergiques. Dumbledore l’entraîna vers l’ascenseur et un sorcier se plia en quatre pour les faire passer avant les autres. Le professeur eut un petit sourire amusé devant le regard ébahi de son élève.
- Je dois reconnaître que ma célébrité a ses avantages des fois.
Ils sortirent à l’étage traitant des créatures magiques et se rendirent au bureau des Animagus, tenu par la même Himelda Connor que la dernière fois. Jouant avec sa baguette, elle s’amusait à faire voler un oiseau de papier, totalement inconsciente de leur présence. Affalée contre sa chaise, elle avait l’air de s’ennuyer plus que jamais.
- Mme Connor ? appela Dumbledore poliment.
- Oh Merlin tout puissant, souffla Himelda en se redressant alors que l’oiseau partait en fumée. Je… réalisais une expérience.
Minerva cacha un sourire alors que Dumbledore haussait les sourcils et que Himelda s’éclaircissait la gorge avec gêne.
- J’espère qu’elle a été fructueuse alors, dit-il. Nous sommes venus il y a quelques années pour enregistrer un début de processus Animagus.
Himelda Connor évalua les deux du regard.
- Ah oui, je me souviens, vous n’êtes pas nombreux à venir ici. C’est pour la petite, c’est ça ?
Minerva prit un air indigné mais n’eut pas le temps de répliquer que Dumbledore prenait à nouveau la parole.
- Pour miss McGonagall, effectivement. Nous sommes venus pour l’inscrire dans le registre.
Himelda s’immobilisa.
-Pour l’inscrire ? Vous voulez dire … qu’elle peut se transformer ?
- Oui je peux, affirma Minerva d’une voix sèche, appréciant peu que la dame l’ignore.
Sans doute pensait-elle qu’ils venaient pour annuler la procédure. Himelda cligna trois fois des yeux et considéra Minerva d’un œil inquisiteur, puis Dumbledore, comme pour demander confirmation (ce qui agaça encore plus la jeune fille). Le professeur acquiesça et Mme Connor se mit sur ses pieds, les yeux brillant d’excitation. Elle n’avait sûrement jamais connu autant d’événements depuis le début de son contrat.
- Suivez-moi, il faut remplir quelques formalités pour vous inscrire.
Elle leur fit signe de passer de l’autre côté de son bureau et Dumbledore poussa légèrement Minerva, l’intimant d’avancer. La Gryffondor obéit et passa une porte qui s’ouvrait sur une grande salle remplie de box de travail où les employés s’affairaient à écrire, analyser, recopier des documents. De hauts lustres étincelants étaient suspendus au plafond et illuminaient les dorures qui serpentaient sur les boiseries des murs. Minerva emboîta le pas à Mme Connor qui ne ralentissait pas l’allure, toute excitée à sa tâche.
- Eh bah alors Himelda, fit une voix amusée venant d’un box, tu t’es perdue ?
Himelda redressa les épaules et jeta un regard hautain à un homme aux cheveux poivre et sel qui portait une tasse de café à la bouche.
- J’ai du travail Peggins, un client figure-toi.
Le fameux Peggins s’étouffa dans sa gorgée et regarda bizarrement Minerva. Puis Dumbledore apparut et il poussa un cri étranglé.
Himelda s’éloigna en trottinant alors que les deux la suivaient derrière.
- Entrez, dit-elle en désigant une porte sombre toute simple.
Minerva pénétra dans la pièce, avec un simple bureau tout à fait normal à l’intérieur. Mme Connor s’installa sur la chaise et ouvrit un tiroir pour en sortir un carnet vert émeraude qu’elle ouvrit.
- Bien, maintenant que nous y sommes, dit-elle en s’emparant d’une plume. J’ai besoin que vous vous transformiez. Ensuite, nous nous occuperons des papiers administratifs.
La bouche de Minerva eut un tic nerveux.
- Vous voulez que je me transforme ?
Himelda leva les yeux.
- C’est bien ce que je vous ai demandé.
Minerva jeta un regard angoissé à son professeur. Et si elle n’y arrivait pas ? Après tout, elle n’avait réussi la transformation qu’une seule fois. Dumbledore eut un sourire encourageant.
- Ne vous en faites pas, dit-il, la transformation est intégrée désormais, il suffit juste de vous concentrer.
Minerva hocha la tête. Il était hors de question d’échouer devant Himelda Connor. Elle ferma les yeux et fit le vide dans son esprit, ne se focalisant que sur son Animagus. Très vite, le chat apparut, ses yeux vert émeraude cerclés de fourrure noire. Minerva sentit ses membres se raccourcir et sa vision s’altérer. Le monde devînt plus grand et le bureau bien trop haut, même s’il était très facilement atteignable avec une simple détente.
- Ah, hum, fit la voix de Connor cachée derrière le bureau, je ne vous vois plus.
Eh bien décale-toi, songea Minerva qui n’allait certainement pas bouger. Dumbledore, qui l’avait bien compris, se pencha et, avant qu’elle puisse se carapater, la prit dans ses mains aux doigts fins et la porta jusqu’au bureau. Minerva poussa un miaulement plaintif, entre l’humiliation et la gêne de se faire transporter par son professeur.
- Excusez-moi miss McGonagall, dit Dumbledore qui semblait grandement s’amuser.
Himelda se pencha, ses yeux marron étudiant avec attention le félin.
- Mmh, donc un chat, très bien, très, très bien.
Elle ouvrit le carnet et trempa sa plume dans l’encrier juste à côté.
- Race : chat de gouttière. Fourrure tigrée, pupilles vertes… signe distinctif…
Himelda releva les yeux et scruta attentivement le chat.
- Je pencherais pour les lunettes, intervînt Dumbledore.
- Ah oui, bien sûr. Cercles noirs autour des yeux… Permettez que je vous mesure.
Elle fit apparaître un mètre de sa baguette et commença à évaluer la taille du chat.
- Ving-six centimètres au garrot, quarante-huit de longueur –grand chat, dis donc.
Les moustaches de Minerva frémirent d’agacement. Elle avait du sang écossais par Merlin, forcément qu’elle était grande. Himelda fit apparaître une balance et lui demanda de se tenir dessus.
- Quatre kilos et deux cents grammes, parfait. Vous pouvez reprendre forme humaine.
Minerva descendit du bureau avec, ce qu’elle espérait, de la grâce et se concentra sur son corps humain. Elle accueillit avec soulagement le nouveau panel de couleurs qui s’offrait à elle alors qu’elle grandissait au fur et à mesure. Dumbledore lui présenta un sourire approbateur et Himelda reprit la parole et lui montra le carnet dans lequel elle avait écrit une présentation de son Animagus.
- À quoi sert le signe distinctif ? demanda Minerva.
- Au cas où vous deveniez une criminelle, répondit Himelda avec légèreté. Vos cercles noirs sont des signes présents chez aucun autre chat et qui permettront de vous identifier facilement.
Minerva préféra ne rien dire, passant outre le fait qu’elle pouvait être considérée comme une criminelle. Himelda lui fit signe de s’asseoir et trempa à nouveau sa plume dans l’encrier.
- Bien, nom complet je vous prie.
- Minerva Isobel McGonagall.
- Date et lieu de naissance ?
- 4 octobre 1935, à Caithness en Écosse.
Himelda continuait d’écrire tout en marmonnant :
- Début de procédure : 28 novembre 1950, fin de procédure : 2 décembre 1952. Parfait, je vais vous demander une signature en bas de votre dossier.
Minerva prit la plume que lui tendait Mme Connor et jeta un coup d’œil à ce qu’avait écrit l’employée. Tous ses détails avaient été inscrits à côté de la description de son Animagus. Au-dessus, se trouvait une liste des autres Animagus existants, mais peu avait été écrit à leur propos.
- Ces Animagus ont été enregistrés post-mortem, expliqua Himelda en la voyant regarder les noms. Le registre n’existait pas encore à leur époque.
Elle pointa le premier nom, Falco Aesalon.
- Cet homme est considéré comme le premier Animagus au monde. Il nous vient de la Grèce Antique et avait la capacité de se transformer en faucon.
Son doigt descendit légèrement sur la page.
- Ensuite, nous vient Cliodna, une druidesse de l’Irlande du Xème siècle. La mouette était son Animagus. Puis évidemment, la Fée Morgane, dont on ne connaît pas la race de l’oiseau dans lequel elle prenait forme. Sa provenance et ses dates sont également assez floues, bien qu’on la situe en Grande-Bretagne dans les années 1100.
Deux autres noms s’affichaient plus bas. Lisette de Lapin, une sorcière française née en 1417 et capable de se transformer en lapin. Et enfin, en 1472, un certain Morrigan, un irlandais dont l’Animagus était un corbeau.
- Pourquoi y a-t-il si peu d’Animagus dans le monde ? demanda Minerva.
Himelda croisa ses mains.
- Un processus dangereux, long, fastidieux. L’intérêt pour beaucoup dans le fait d’être Animagus tient du hors-la-loi. Le suivi par le Ministère et la condamnation pour Azkaban en cas de fraude en découragent certain qui ne voient plus la peine de se donner tant de mal alors qu’ils peuvent prendre l’apparence d’un animal d’un simple coup de baguette. De plus, le faible nombre d’Animagus empêche l’enseignement pour en devenir un. Il est extrêmement difficile d’entreprendre le processus tout seul, si ce n’est impossible à votre âge. Vous avez eu la chance d’avoir été l’élève d’Albus Dumbledore.
Minerva hocha la tête, bien consciente de l’opportunité qui s’était offerte à elle. Dumbledore se racla la gorge alors qu’elle signait rapidement le registre.
- Je crois qu’il est temps pour nous de rentrer à Poudlard.
Himelda sembla déçue, elle qui avait enfin une activité dans son travail. Minerva se leva et Mme Connor reprit la tête du trio.
Lorsqu’ils reprirent l’ascenseur, Dumbledore baissa les yeux sur son élève.
- Vous voici donc officiellement une Animagus. Félicitations.
Minerva eut un petit sourire, mais une question lui trottait dans la tête et elle en fit part à son mentor.
- Professeur, Mme Connor a parlé des sorciers qui ne voyaient pas l’intérêt d’être Animagus puisqu’on pouvait se transformer d’un coup de baguette. Qu’est-ce qui nous différencie d’eux alors ? Pourquoi chercher compliqué quand on peut faire simple ?
Dumbledore prit quelques secondes pour répondre. L’ascenseur s’arrêta et ils sortirent dans le hall principal.
- Miss McGonagall, si je vous proposais un bonbon au citron et un bonbon aux arômes de citron, lequel choisiriez-vous ?
- Celui au citron…
- Pourtant les deux sont au citron. Pourquoi celui-là ?
- Ils sont peut-être au citron, mais ils sont différents, se défendit Minerva. L’un est naturel, l’autre artificiel.
Dumbledore eut un sourire.
- C’est exactement la même chose avec les Animagus et la transformation en animal. Ce dernier est temporaire et demande une grande maîtrise pour garder ne serait-ce qu’une griffe réaliste. La grande majorité ne se contentera que de prendre une forme assez crédible pour tromper le commun des sorciers mais un œil averti ne se laissera pas avoir. Le sorcier ne gagnera pas les capacités de l’animal : ni agilité, ni odorat, ni vision. Pour en revenir à notre métaphore des bonbons, ce type de transformation n’est qu’un arôme de ce qu’un Animagus acquiert : une mutation naturelle entre l’homme et son Animagus, les aptitudes de l’animal tout en gardant un cerveau humain, la possibilité de rester un temps indéfini sous la forme Animagus –même si je vous le déconseille, certaines études tendent à penser que les instincts animals peuvent déteindre sur le sorcier. Sans oublier la prouesse technique évidemment, un peu d’orgueil ne fait jamais de mal ! Prenez mon bras, miss.
Minerva obéit et ils transplanèrent, réapparaissant devant les grilles de Poudlard.
- Vous comprenez ce que je veux dire ? fit Dumbledore en pénétrant dans l’enceinte.
Minerva hocha la tête.
- Je crois professeur, et je pense pouvoir vous dire que mon choix se porterait toujours sur les bonbons au citron.
- C’est bien ce que j’espérais ! sourit Dumbledore

***

- Je ne pensais pas que le professeur Dumbledore ferait autant preuve de favoritisme envers ses élèves.
Minerva leva les yeux au ciel, sachant très bien qu’Alan aimait la taquiner sur le professeur de métamorphoses et son affection pour elle.
- Je pourrais dire la même chose avec Slughorn et toi, répoliqua-t-elle. Il est même pire.
Le professeur de potions avait pris l’habitude d’avantager ses étudiants préférés en leur donnant quelques indices sur les potions. Alan en faisait partie, et bien qu’il ne le dise pas, il en devenait légèrement ennuyé. Il disait ne pas avoir besoin de Slughorn pour terminer correctement sa potion et qu’à l’examen, il ne serait pas derrière à lui indiquer quoi faire.
- Tu crois qu’on peut animer n’importe quel objet avec la magie ? demanda-t-elle en songeant au dernier cours de métamorphoses qu’ils avaient eu.
Alan haussa les épaules.
- Je ne sais pas, pourquoi ?
- Par intérêt, répondit-elle tout en louchant sur les statues de chevaliers de pierre qui surplombaient le hall d’entrée.
Alan suivit son regard et il eut un rire incrédule.
- Attends, à quoi tu penses avec ces statues ?
- Cela pourrait être intéressant de les actionner. Seraient-elles animées d’une vie propre ou obéiraient-elles aux ordres du conjureur du sort ?
- Je n’en ai aucune idée, dit Alan en secouant la tête, mais ce que je sais c’est que ça m’a l’air bien compliqué pour de simples étudiants. Et puis, pourquoi t’aurais besoin de faire ça ?
Minerva n’eut pas le temps de répondre qu’une main se posa sur son épaule. Elle se retourna et sentit un frisson remonter sa colonne vertébrale en reconnaissant Lewis Rollin.
- Je t’en prie, il faut qu’on parle, dit celui-ci avec un air sérieux.
- Et pourquoi on devrait ? répliqua Alan en plissant les yeux. La dernière fois que tu as vu Minerva c’était pour l’agresser.
Un éclair d’étonnement passa dans les yeux de Lewis avant qu’il ne rougisse d’embarras. Il se tourna vers Minerva avec une expression heurtée.
- C’est vraiment ce que tu penses ?
Minerva croisa les bras et releva le menton. Bien qu’il soit un an plus jeune qu’elle, il arrivait presque à atteindre sa taille, ce qui était un sacré exploit étant donné ses gênes écossais.
- Qu’est-ce que tu veux, Rollin ?
Lewis jeta un coup d’œil à Alan, peu certain de pouvoir parler devant lui.
- Je ne pars pas, fit sèchement celui-ci et Minerva acquiesça.
Lewis soupira puis jeta un coup d’œil autour de lui.
- Très bien, mais pas ici alors, allons dans un endroit calme.
Alan ricana.
- Ouais, dans un recoin sombre pour cacher nos corps.
Lewis cligna des yeux avant de reprendre ses esprits.
- Pas besoin d’un recoin sombre pour cacher ton petit corps de maigrichon.
Alan protesta mais Lewis prenait déjà la direction des cachots. Minerva réfléchit durant de brèves secondes avant de souffler à son ami :
- On est à Poudlard et nous sommes deux…
- Y a peut-être une embuscade pas loin. Dis, tu me trouves vraiment maigrichon ?
- Ouais, répondit franchement Minerva, mais entre maigrichons, on peut bien battre un Serpentard plus jeune, non ?
Elle n’attendit pas la réponse de son ami et emboîta le pas de Lewis, la baguette à portée de main. Derrière elle, elle entendit Alan la suivre en maugréant dans sa barbe. Il arrêta dès qu’il vit Lewis les regarder s’approcher, immobile. Minerva vit son ami jeter un coup d’œil en arrière et Rollin renifla d’agacement. Elle se posta à distance respectueuse et demanda :
- Pourquoi ici ? J’aurais préféré un endroit neutre pour discuter, pas une zone serpentarde.
- C’est le seul lieu au château où tu ne trouveras pas de portraits pour écouter, expliqua Lewis en la regardant droit dans les yeux.
Minerva ne broncha pas et le fixa en retour jusqu’à ce qu’Alan demande la raison de leur venue.
Lewis détourna le regard au grand plaisir de Minerva, plaisir qui s’effrita lorsqu’elle entendit la réponse, même si elle n’avait jamais eu de doutes à propos de la conversation qu’ils allaient entretenir.
- Je dois parler de Jedusor avec McGonagall, je n’ai pas envie de tout t’expliquer à son sujet alors…
- Mais je suis au courant de tout, coupa Alan avec un petit sourire. Je t’en prie, on attend.
Lewis jeta un regard incrédule à Minerva.
- Tu lui as dit ?
- C’est mon ami et son aide m’est précieuse. Tu devrais essayer un jour d’ailleurs.
Lewis haussa un sourcil.
- Peu importe, tu m’as affrimé l’autre jour que tu ne savais rien de lui. Ton pote Vendrars vient d’insinuer le contraire.
Alan murmura un « désolé » mais Minerva ne lui en tînt pas rigueur. Elle voulait savoir pourquoi Rollin s’intéressait autant à Jedusor et cette discussion allait enfin répondre à ses questions.
- J’ai besoin que tu me dises ce que tu… vous savez à propos de ce Jedusor.
- Et pourquoi tu ne nous dirais pas toi, ce que tu sais à son sujet ? répliqua Minerva.
- Parce que vous être deux et que logiquement vous avez dû grappiller plus d’informations que moi. Ou alors, vous n’êtes tout simplement pas doués.
Minerva sentit Alan se gonfler d’indignation et elle preféra parler avant qu’il ne décide d’avouer toutes les infos dont ils disposaient.
- Et pourquoi on te ferait confiance ? Tu travailles peut-être pour Jedusor.
Lewis plissa les yeux et Minerva sut qu’elle avait touché une corde sensible.
- Travailler pour cet infâme… ? Jamais.
Ah. Donc une vendetta personnelle, songea Minerva en analysant le visage de Lewis.
- Il semblerait qu’aucun de nous ne dise quoi que ce soit dans ce cas, dit Minerva. De toute façon, Alan et moi avons ce dont nous avons besoin à propos de Jedusor, alors…
Elle sentit Alan tiquer à ses côtés mais à son grand soulagement, il ne réagit pas.
- Viens Alan, rien ne peut nous être utile dans cette discussion, mentit-elle en tournant le dos à Lewis.
Alan l’imita, toujours incertain de la conduite à tenir. Ils eurent le temps de faire quelques pas avant que la voix de Lewis ne leur parvienne à nouveau :
- Attendez.
Minerva cacha un sourire et se retourna en dressant un sourcil.
Lewis avait les mains plongées dans ses poches et évitait leur regard.
- Je vais vous dire pourquoi je fais ces recherches. Mais en échange, vous devez me promettre de tout me révéler également.
Minerva fit mine de réfléchir, histoire de bien lui faire comprendre qui détenait le pouvoir dans leur négociation.
- Ça marche, finit-elle par dire.
Lewis soupira, semblant chercher ses mots longuement. Minerva finit par lui demander :
- Comment as-tu entendu parler de Jedusor ?
- Comme toi j’imagine, répondit-il de manière raide, le bouche à oreille chez les Serpentard…
- Pas de mensonges, Rollin, coupa-t-elle les bras croisés. Tu es bien trop impliqué dans cette histoire pour t’y intéresser par simple bouche à oreille. Et je te rappelle que tu es celui qui a besoin de réponses, alors si tu continues de nous mentir comme ça, nous partons.
Lewis eut un soupir de dépit.
- Très bien. Mon frère aîné était un ami de Jedusor.
Minerva sentit Alan tiquer à ses côtés et elle-même dut se forcer à rester impassible.
- Proche ami ?
- Tout dépend de ta définition du mot ami. Jedusor en avait une conception assez… particulière.
- Particulière comment ? continua de demander Minerva.
Lewis se passa une main dans les cheveux.
- Dans le sens où Jedusor prenait, prenait sans jamais donner. De ce que j’ai compris d’après les dires de mon frère, c’était une relation empoisonnée. Tant que tu as quelque chose à lui offrir, tu restes dans ses grâces, mais une fois que c’est terminé… tu ne sers plus à grand-chose et il te lâche.
Sans aucune surprise, le tableau que lui brossait Lewis n’étonnait guère Minerva et ne rajoutait qu’à l’horreur du personnage. À ses côtés, Alan écoutait en silence mais elle était certaine que son cerveau tournait lui aussi à plein régime, essayant de distinguer le lien qui unissait Lewis à Jedusor. Certes, le frère agissait comme pont entre les deux, mais rien n’expliquait le soudain intérêt du cadet pour le mystérieux Serpentard.
- Et ensuite ? s’enquit Alan.
- Le reste est peu flou pour moi, avoua Lewis. Durant sa dernière année d’étude, mon frère est devenu agité, plus secret et plus renfermé.
Il se tut un bref moment, une lueur blessée traversant brièvement son regard.
- Nous… nous avons toujours été proches et d’un seul coup, il s’est mis à m’éviter. C’était forcément à cause de ce Jedusor. À la fin de ses études, il a abandonné la magie, il est parti et a dit qu’il ne pouvait plus rester en Angleterre, que ça valait mieux pour tout le monde.
- Où est-il maintenant ?
Le visage de Lewis s’assombrit encore plus.
- En Angleterre.
Alan cligna des yeux.
- Je croyais…
- Son corps a été rapatrié.
Minerva ouvrit de grands yeux pendant que son meilleur ami pâlissait.
- Comment est-ce arrivé ? demanda-t-elle prudemment.
Lewis serra la mâchoire et darda un regard incrédule sur elle.
- Pas besoin d’être Merlin pour deviner. Il est mort par le sortilège Impardonnable. Il s’est exilé en Albanie, Merlin sait pourquoi là-bas et il y a quelques mois, on nous a ramené son corps.
Ce frère avait dû être vraiment terrifié pour s’exiler dans un pays aussi reclu de l’Europe, songea Minerva.
- Jedusor est forcément lié à son assasssinat, conclut Lewis.
Minerva ne dit rien. S’il disait vrai, alors Tom était bien plus qu’un simple meurtrier. Assassiner une née-moldue, un jeune homme qui enquêtait sur lui et un autre qui s’était exilé par peur n’étaient pas de simples victimes collatérales mais faisaient sûrement partie d’un plan plus large et méticuleusement préparé. Minerva frissonna de malaise et de crainte mêlée.
- Il reste quelque chose que je ne comprends pas, dit-elle tout de même. Pourquoi est-ce que tu nous suivais ?
Lewis la regarda d’un air interloqué.
- Je ne vous suivais pas.
- Pourtant tu traînais tout le temps vers les toilettes des filles, répliqua Alan.
- Trois fois, précisa Minerva.
Lewis fronça les sourcils.
- Deux fois, tu veux dire. Je ne vous ai croisés que deux fois.
- Certes, admit Minerva, mais je t’ai vu y retourner un soir, tu étais seul.
La lumière sembla se faire dans l’esprit de Rollin alors qu’il plissait les yeux dans sa direction.
- C’était toi qui était là, n’est-ce-pas ?
- Et tu n’avais pas l’air serein d’être suivi, acquiesça Minerva avec un sourcil dressé.
- Evidemment, quand tu enquêtes sur Tom Jedusor, il faut bien être méfiant continuellement. Toi-même tu es bien placée pour le savoir, étant donné que tu me prenais pour un agresseur.
- Tu étais toujours comme par hasard dans les parages quand nous enquêtions, se défendit Minerva, j’avais mes raisons. Pourquoi les toilettes des filles, Rollin ?
Lewis haussa les épaules.
- Pour les mêmes raisons que vous, j’imagine.
Minerva ne fit pas mine de vouloir continuer à sa place. Ils avaient passé un accord, il allait le respecter et raconter tout ce qu’il savait. Lewis sembla le lire dans son regard car il continua, un soupir au bord des lèvres.
- Mimi Geignarde. Quand j’ai voulu l’interroger, vous sortiez tout juste de ses toilettes, et ça m’a intrigué. J’ai pensé à une coïncidence, mais je vous ai revus une seconde fois dans les parages. J’ai commencé à poser des questions au fantôme, mais elle a trouvé ça louche d’être interrogée sur le même sujet à un si proche intervalle. Elle a dit que vous lui aviez parlé de Jedusor, de sa mort. Elle n’a rien voulu me dire plus.
- Et la fois où tu étais seul alors ? demanda Minerva.
- J’y retournais, en espérant que cette fois, elle répondrait à mes questions. Je n’ai pas pu en retirer grand-chose. Elle n’accuse pas Jedusor évidemment, mais je suis certain qu’il est mêlé à tout ça, tout comme il est mêlé à la mort de mon frère.
- Tu te rends compte que tout cela est basé sur des soupçons, releva Minerva.
Elle avait des raisons d’approuver ses paroles, mais elle-même doutait de pouvoir un jour trouver des preuves contre le Serpentard.
- C’est mon problème, répliqua Lewis. En attendant, vous devez respecter notre accord.
Minerva jeta un coup d’œil à Alan. Elle ne souhaitait pas parler de Jimmy. Elle n’avait encore aucun lien tangible entre la mort de Mimi Geignarde et celle de son ami.
- Mimi Geignarde est morte dans les toilettes des filles, juste après avoir croisé des yeux jaunes. Un garçon parlait dans une langue étrange également, mais elle n’a pas été capable de reconnaître la voix. Elle avait peur de Jedusor et ne se sentait pas en sécurité avec lui dans les parages.
Minerva se tut et Lewis haussa lentement les sourcils.
- C’est tout ?
- C’est tout ce qui est intéressant dans l’histoire. Je n’ai moi aussi que des soupçons, pas de preuves.
Lewis resta silencieux un long moment et Alan se trémoussa, mal à l’aise. Minerva non plus n’en menait pas large, après tout, il avait plus donné qu’elle.
- Tu m’as embobiné, n’est-ce pas ? finit-il par dire.
Minerva le regarda avec un faux air d’incompréhension.
- Toi aussi tu étais en manque d’informations.
- Peut-être, répondit Minerva avec un air indéchiffrable.
Lewis la considéra un moment, mais au lieu de se sentir floué et de s’agacer, il eut un petit sourire en coin.
- T’aurais fait une Serpentarde pas trop mauvaise.
Il les dépassa et partit sans un mot hors des cachots. Minerva et Alan le suivirent du regard avant que celui-ci dise :
- C’était censé être un compliment ?
Minerva haussa les épaules.
- Les Serpentards sont rusés et malins, je le prends effectivement comme un compliment.
- La ruse, la ruse, fit Alan, c’était limite réglo ton affaire quand même.
- Peut-être, mais on a obtenu ce qu’on voulait non ? Pas beaucoup d’informations, mais on sait maintenant que Rollin ne représente pas une menace. Qu’il se concentre sur sa vendetta personnelle, nous on va chercher plus loin.
Alan la regarda longuement.
- T’es vraiment sûre que tu n’es pas également en train de te venger, Minerva ? T’es sûre de ne pas faire ça pour Jimmy ?
- Bien sûr que non, répliqua-t-elle en pinçant les lèvres. Je te parle de stopper un possible criminel, ou de le dénoncer avant qu’il ne continue. Je te rappelle que Dumbledore aussi s’en méfie.
- Donc si je comprends bien, si Jimmy était encore vivant, tu enquêtrais quand même ?
- Sauf que Jimmy est mort, Alan ! Ça n’a pas entièrement à voir avec lui.
Minerva s’éloigna, les épaules tendues. Tendues, parce qu’au fond, elle ne savait pas si Alan avait raison ou pas.

***

Minerva se dirigeait vers son dernier cours avant les vacances, l’arithmancie. Alan était parti en divination, matière qu’elle avait abandonnée très rapidement pour des raisons évidentes.
Elle ne cessait de songer aux propos de son ami ainsi qu’à la discussion avec Lewis, quelques jours plus tôt. Jimmy était-il la seule raison pour laquelle elle se lançait dans une enquête sur Jedusor ? En tout cas, il était bien l’une des principales pistes, avec Mimi Geignarde. Mais les deux étaient des fils que Minerva ne parvenait pas à connecter, il manquait un bon nombre de pièces du puzzle et cela la menait à croire avec frustration que la mort de Jimmy n’avait rien à voir avec Jedusor.
Un fracas la sortit de ses pensées et elle vit une fille un peu plus loin se tenir la tête avec fatigue. Ses affaires étaient éparpillées au sol mais elle ne faisait pas mine de les récupérer, une main sur le front, l’autre contre le mur. Minerva reconnut les cheveux noirs de Cora Greengrass, et elle s’approcha pour l’aider. La Serpentarde l’aperçut et grogna tout en se penchant sur ses manuels.
- Ça va, c’est bon, je n’ai pas besoin de ton aide.
Elle ramassa rapidement ses affaires d’une main que Minerva ne manqua pas de trouver tremblante et se redressa. Minerva s’apprêtait à la laisser tranquille quand soudain, après deux pas, Cora poussa un faible gémissement et s’adossa lourdement au mur, le teint pâle.
- Greengrass, appela Minerva, ça ne va pas ?
Pas de réponse, et Minerva remarqua une fine goutte de sueur glisser sur sa tempe et sur sa peau blême. Les quelques tâches de rousseurs sur le nez en trompette de la Serpentard semblaient même ressortir encore plus que la normale.
- J’ai l’air en pleine forme selon toi ? maugréa Cora en fermant les yeux.
- Je t’emmène à l’infirmerie, décréta Minerva en voyant son état.
Elle la prit par la taille mais Cora la repoussa aussi férocement que possible, autant dire faiblement.
- Je peux me débrouiller seule, merci bien.
Elle tituba sur quelques mètres avant que ses jambes ne se mettent à trahir sa faiblesse. Minerva décida de la rejoindre et de la guider en dépit de ses protestations.
Quand elles arrivèrent à l’infirmerie, Cora avait arrêté de gesticuler et s’appuyait volontiers sur l’épaule de Minerva, le front brillant de sueur, les lèvres blanches et les yeux hébétés et luisant de fièvre.
Madame Pomfresh, leur nouvelle infirmière depuis la rentrée, leva la tête à leur approche. Etrangement, elle sembla immédiatement comprendre de quoi il retournait car elle arracha la Serpentarde des bras de Minerva et l’allongea dans un lit. Puis elle alla prendre quelques potions dans sa réserve tandis que Minerva tentait de lui expliquer ce qu’il s’était passé.
- Je sais miss McGonagall, vous avez bien fait de l’amener ici.
Cora était désormais dans un sommeil agité et une potion entreprit de la calmer un peu, mais à l’air navré de l’infirmière, Minerva déduisit qu’elle ne pouvait rien faire de plus.
- Qu’est-ce qu’elle a, madame Pomfresh ? s’enquit-elle avec inquiétude.
L’infirmière lui jeta un regard bleu perçant derrière ses lunettes à fine monture et ne répondit rien. Minerva comprit que ce n’était pas ses affaires et qu’elle devait se rendre à son cours et la laisser travailler en paix.
Durant toute l’heure, elle songea à Cora, clairement malade mais qui avait refusé son aide par deux fois, ainsi qu’à Madame Pomfresh, avec qui elle semblait partager un secret sûrement médical. Elle espérait que ce n’était pas trop grave, mais le visage livide et les yeux vides de la Serpentard ne cessaient de danser devant ses yeux, comme morts.
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Re: Minerva McGonagall [Harry Potter]

Message par PtiteCitrouille »

Charmimnachirachiva a écrit :J'ADORE ce chapitre !!

Lewis cache quelque chose mais je pense, qu'au fond il est gentil !! (et je serais extrement déçu s'il est méchant 8-) :twisted: )
L'animagus est génial !!!!!!
Et Alan encore plus !!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!
Hey !! Merci beaucoup pour ton commentaire !!
Pour Lewis, je sais pas si t'as lu la suite alors je peux rien dire de peur de spoiler haha !
Très très contente que tu aies aimé la transformation et aussi Alan !!
Merci, bisous !
PtiteCitrouille

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Re: Minerva McGonagall [Harry Potter]

Message par PtiteCitrouille »

annabethfan a écrit :
PtiteCitrouille a écrit :Hey !
Je sais je sais, j'ai toujours pas avancé dans ce que je devais faire, argh je fais tout ça dès que possible :?
Merci pour vos commentaires (Charm, Perri et Anna j'y réponds très vite !), ça me fait toujours autant plaisir !! :D
Bonne lecture avec ce chapitre!
(au fait, je vais pas nommer mes chapitres selon un personnage marquant du chapitre, sinon on va finir avec 25000 personnages dont je vais devoir "m'occuper" et ça va être trop galère :lol: )
Ca m'a fait bizarre de pas voir de prénom en titre ^^ haha ouais mais c'était dans l'intérêt de la fanfiction !


Chapitre 12 : Connection

- Bougez-vous ! Vous avez des cognards accrochés aux balais ou quoi ? Vous croyez qu’on va gagner la coupe comme ça ? :lol: :lol: Tu m'étonnes qu'elle effrayait les élèves plus tard!
Minerva dégagea une mèche trempée de son front et attrapa le souaffle que lui lançait Etna. Elle savait qu’elle était dure envers son équipe pour la séance du jour, mais la pluie ne devait pas les empêcher de jouer à leur niveau.certains ont joué avec de la pluie et des détraqueurs... donc on se bouge :lol: pas encore :lol: Et surtout, ils ne devaient pas se relâcher à l’approche de la première rencontre Gryffondor contre Serdaigle qui avait lieu ce week-end. Fabio en était si angoissé qu’un cognard avait failli le percuter alors qu’il essayait de frapper dedans. Elle avait essayé de ne pas être trop sévère avec lui, car elle avait elle-même eu des difficultés à son tout premier match. Ce qu’il fallait, c’était le mettre en confiance. Elle le félicita d’ailleurs pour son renvoi précis qui l’aurait envoyée à terre si elle n’avait pas été concentrée sur le jeu du jeune batteur.
À la fin de l’entraînement, ils étaient tous dégoulinants de boue et d’eau et Charlie grelottait de froid.
- C’est bien tout le monde, les complimenta-t-elle une fois à l’abri, vous allez voir, on va écraser les Serdaigle samedi.
Elle vit Fabio hocher frénétiquement la tête, l’air plus angoissé que jamais.
- Tu vas y arriver Fabio, le rassura-t-elle, ne t’en fais pas pour ça. Vous pouvez aller aux vestiaires, c’est fini pour aujourd’hui, rendez-vous demain pour le dernier entraînement avant le match.
Quand elle se fut entièrement lavée, séchée et réchauffée, Minerva fit un signe d’au revoir à ses coéquipières et repartit vers la tour de Gryffondor.
Il n’était pas vraiment tard, mais la mauvaise météo avait assombri le ciel et Minerva devait faire attention où elle mettait les pieds sur le chemin.
Elle poussa les lourdes portes et croisa le regard mauvais de la concierge, Mme Esmelda. Minerva préféra essuyer du mieux que possible ses pieds avant de raser les murs jusqu’au Grand Escalier.
Tous les élèves étaient déjà dans leur salle commune aussi, lorsqu’elle entendit des bruits étouffés de pas, Minerva s’arrêta, l’oreille tendue. La personne semblait marcher vite. Minerva se tapit instinctivement contre la rambarde et zyeuta entre les barreaux de pierre.j'aime le verbe zyeuter :lol: haha moi aussi c'est tellement imagé ! :lol: Un garçon apparut à l’angle du couloir du premier étage et grimpa au deuxième sans remarquer Minerva un peu plus bas. Celle-ci eut le temps d’apercevoir une tignasse blonde avant de se décider à la suivre à pas feutrés. La silhouette bifurqua dans un autre couloir et Minerva emprunta ses pas avec curiosité. j'aime comment elle se met à suivre un élève qui va juste un peu vite ^^ elle devient un peu parano :lol: oui je l'admets c'était limite ^^
Elle reconnut le couloir en même temps qu’elle identifia l’élève qui filait en douce en dehors de son dortoir. Elle laissa échapper une exclamation de surprise. Non seulement elle se trouvait au niveau des toilettes des filles mais en plus le garçon en question était Lewis Rollin. ok j'ai rien dit il est louche lui!
Lewis s’arrêta brutalement et se retourna alors que Minerva se cachait derrière une armure dans un renfoncement de pierre.trop de cachette à Poudlard ^^ C'est parfait pour des filatures :lol: Cela lui rappela étrangement le jour où elle avait surpris la conversation entre Dippet et Dumbledore. Lewis apparut, les sourcils froncés, sa baguette illuminée tendue devant lui. Minerva s’aplatit contre le mur, le cœur battant. Quoiqu’il fût en train de faire, elle était certaine qu’il ne souhaitait vraiment pas être surpris. Il finit par partir, le regard suspicieux et plus méfiant que jamais.c'est lui qui paraît plus suspicieux que jamais!
Minerva laissa passer de longues minutes avant de sortir de sa cachette. Elle jeta un coup d’œil par où s’était dirigé le Serpentard mais ne le vit pas. Elle avança à travers les couloirs mais elle dut bien vite se rendre à l’évidence : il avait disparu.
Elle décida de retourner à sa salle commune, l’esprit songeur. Que faisait Lewis à traîner dans les couloirs, et surtout encore une fois, à proximité des toilettes des filles ? Cela ne pouvait plus être une simple coïncidence.
Alan l’attendait dans la salle commune, une tasse de chocolat chaud et un sandwich à la main pour elle. Elle le remercia et s’affala à ses côtés.
- Qu’est-ce qui se passe ? demanda-t-il. L’entraînement s’est mal déroulé ?
Minerva lui raconta ce qu’elle venait de voir et combien ça l’intriguait. Alan sauta sur ses pieds et faillit faire tomber la tasse de Minerva.
- Je te l’avais dit ! s’écria-t-il. Il cache quelque chose.
- Mais quoi ?
Alan se rassit, l’air plus perplexe.
- Qu’est-ce qu’il y a au deuxième étage ?
- Le bureau de Dippet, répondit immédiatement Minerva. Et les toilettes de Mimi Geignarde entre autres.Ca se trouve il sait du tout pour la chambre ou Jedusor, c'est après Dippet qu'il en a!qui en voudrait après Dippet ? Il a pas eu l'air d'être controversé comme directeur lui :lol:
- Tu crois qu’il sait pour Mimi et Jedusor ?
Minerva fronça les sourcils et secoua la tête.
- Comment le pourrait-il ? Non, il doit y avoir une autre raison…
Mais laquelle ?

***

- Peut-être que tu ne te concentres pas assez ?
Ils étaient dans un recoin de la bibliothèque à l’abri des regards. Minerva jeta un regard agacé à Alan qui avait eu le malheur de suggérer une telle hypothèse alors qu’elle tentait depuis une heure de reprendre contact avec son Animagus.
- Ou peut-être que si, rectifia rapidement Alan en déglutissant. Mais justement, tu ne devrais pas plutôt laisser les choses se faire au lieu de forcer ton Animagus ? un chat c'est quand il veut, pas quand tu veux :lol: c'est tellement ça :lol:
Minerva faillit répliquer que lui n’avait pas essayé la moindre étape de la transformation aussi elle ne voyait pas comment il pouvait donner de conseils. Elle se ravisa et tenta quand même sa proposition. Elle ferma les yeux et fit le vide autour d’elle. Même la respiration de son ami disparut et le silence se fit. Elle attendait à l’affût de la moindre émotion extérieure à elle, à la moindre présence dans sa tête. Et soudain, le frémissement tant attendu survînt. Une forme floue se forma dans l’esprit de Minerva et elle sut immédiatement que c’était son Animagus. Elle l’appela avec espoir et le chat sembla regarder dans sa direction. Ils s’observèrent ainsi pendant quelques secondes. Puis le chat disparut dans un nuage. ca faisait tellement chat ^^
Lorsqu’elle rouvrit les yeux, Alan avait le menton appuyé dans sa main, l’air de s’ennuyer ferme. Il se redressa vivement en croisant son regard.
- Alors ? Ça a marché ? T’es restée immobile pendant presque une demi-heure !
Minerva tiqua. Tant de temps ?
- Désolée, je ne m’en suis pas rendue compte. Mais oui, ça a marché. Du moins, j’ai pu voir la forme de mon Animagus, c’était la première fois qu’il se montrait depuis que je l’avais perdu. C’est bon signe.
Alan ne lui servit pas son regard du « Je te l’avais bien dit » et Minerva lui en fut reconnaissante. Elle le remercia et se leva de sa chaise.
- J’ai décidé que j’allais interroger Mimi Geignarde à propos de Lewis. Peut-être qu’elle sait quelque chose. Tu viens avec moi ? c'est pour ça qu'elle trouve pas son animagus, elle est trop focus sur son enquête :lol:
Alan accepta avec joie et la suivit jusque dans les toilettes des filles. Le fantôme n’y était pas. Minerva fit quelques pas au milieu de la pièce inondée, balayant l’endroit du regard.
- Elle doit traîner dans les tuyaux de canalisation, supposa Alan en s’approchant des lavabos.
Minerva grimaça, refoulant l’image d’une Mimi gigotant dans l’eau sale des toilettes.Berk
- Eh, ce robinet ne fonctionne pas ?
Minerva se retourna sur Alan qui tournait le robinet d’eau que Minerva avait déjà tenté d’activer lorsqu’elle avait voulu se nettoyer le visage.
- Selon Mimi, il n’est plus en état depuis un bout de temps, expliqua-t-elle.
- Bizarre.
Minerva haussa les épaules.
- C’est des toilettes abandonnées, pourquoi s’embêter à les réparer ? si quelqu'un s'en était occupé l'histoire n'aurait pas été la même ^^"breaking news: un basilic retrouvé coincé dans la tuyauterie de Poudlard, les plombiers font de leur mieux pour décoincer la pauvre bête" :lol:
Elle croisa le regard d’Alan dans le miroir et ce faisant, tomba sur l’apparence fantomatique de Mimi Geignarde qui les observait, sourcils froncés.
- Vous vous connaissez tous les deux ?
Minerva et Alan s’entre-regardèrent avant d’acquiescer.
- C’est elle qui t’as envoyé la dernière fois ? accusa-t-elle en pointant Minerva du doigt.
- Heu non, mentit Alan, il se trouve qu’on a seulement les mêmes, hum, centres d’intérêt.
- Et nous nous demandions, continua Minerva pour éviter que Mimi ne pose trop de questions, si Lewis Rollin, un Serpentard blond, passait de temps en temps par ici ?
Mimi fit mine de réfléchir, évaluant plutôt si elle pouvait se permettre de révéler certaines choses au duo.
- C’est possible…, finit-elle par répondre. Pourquoi ?
- Nous voulions savoir s’il cherchait également à connaître les raisons de ta mort.
Le visage de Mimi devînt plus opaque, signe qu’elle rougissait de colère.
- C’est ce qu’il fait, mais avec plus de tact que toi ! Après on va dire que Mimi n'a pas énormément de tact non plus ^^
Alan s’avança les mains levées dans un geste apaisant.
- Minerva ne veut pas paraître impolie. Si elle pose tant de questions concernant ta mort et Jedusor, c’est parce qu’un être qui lui était cher est décédé il y a quelques années et elle soupçonne ce Tom.
Minerva souffla d’agacement alors qu’il révélait tout à un fantôme susceptible qui ne l’appréciait pas. Mais contrairement à ce qu’elle pensait, Mimi se détendit et prit un air intéressé.
- Vraiment ? Eh bien, je peux dire que ce Rollin -très charmant d’ailleurs- me parlait bien de ma mort et de Tom Jedusor.
- Et qu’est-ce que tu lui as dit ? demanda Alan.
- La même chose qu’à toi. Ce qu’il y avait d’effrayant à son propos, à quel point il était étrange.
Alan jeta un coup d’œil interrogateur à Minerva pour savoir si elle voulait connaître autre chose mais elle secoua la tête. Ils remercièrent le fantôme et sortirent des toilettes.
- Bon, on aura au moins appris que Rollin fouine du même côté que nous, dit Alan. Mais pourquoi ? IL EST LOUCHE!
Minerva n’avait pas la réponse à cette question.

***

- Bienvenue à ce tout premier match de la saison qui verra s’affronter Serdaigle contre Gryffondor !
Minerva entendait la voix diffuse du présentateur, un Serpentard de septième année, à travers les portes qui les séparaient du stade. Elle pouvait ressentir l’anxiété de l’équipe, mais surtout d’Alex et Fabio. Elle se tourna vers ses coéquipiers.
- Ok tout le monde, fit-elle, c’est le premier match, mais faut se donner à fond. On n’a pas le droit à l’erreur. Nous nous sommes entraînés durs malgré le peu de temps qui s’offrait à nous et nous sommes capable de battre les joueurs d’en face. Vous connaissez votre job, jouez votre Quidditch à vous et tout se passera pour le mieux. Appliquez ce que l’on a testé aux entraînements, tentez des choses. Ce n’est pas grave si vous échouez, ne rien faire ne fera pas avancer le match en notre faveur.
Elle adressa particulièrement cette dernière phrase aux deux nouveaux qui pourraient être moins confiants dans leurs actions. Minerva savait ce que cela faisait, son premier match avait été un bon exemple, et elle ne souhaitait pas que cela arrive aux autres.
La porte dans son dos s’ouvrit et les acclamations des élèves retentirent.
- C’est désormais à l’équipe de Gryffondor menée par Minerva McGonagall d’entrer sur le stade ! Seulement deux changements chez elle, comment Gibson et Solomon vont-ils se débrouiller pour leur premier match ? Ah, voilà l’équipe de Serdaigle qui conserve tous ses joueurs, une chance ! Malheureusement, plus de la moitié part en fin d’année, et la reconstitution risque d’être difficile. L’arbitre s’avance désormais avec le coffret. Les deux capitaines se serrent la main avec fair-play… ou parce qu’elles sont obligées, qui sait.
Minerva et Andrea Berlin, la capitaine de Serdaigle eurent un léger sourire. Il n’y avait pas d’animosité entre elles, juste un fort esprit de compétition, autrement il leur arrivait même de discuter au détour d’un couloir.
- On se revoit à ta défaite McGonagall, sourit Andrea. J’ai calculé l’intensité des vents, et mon petit doigt me dit que toi non. Ne tombe pas de ton balai.
Minerva ricana avant de se détourner pour rejoindre son équipe. Le cerveau de Serdaigle de son adversaire n’était pas particulièrement un plus dans les victoires des bleu et bronze.
Tous les joueurs se mirent en place et Minerva se plaça entre Etna et Alex, le regard concentré. Puis, le coup de sifflet retentit et Minerva oublia tout son entourage, les acclamations de la foule, les encouragements, et se rua en avant afin d’attraper le Souaffle avant les Serdaigle. Etna réussit à le prendre sous le nez d’Andrea et fila vers les cercles adverses. Un batteur lui envoya un cognard et elle fut forcée de lâcher la balle en faisant un tonneau. Minerva tenta de le récupérer mais Binnes, un poursuiveur adverse, fit mouche avant elle et partit de l’autre côté du terrain. Alors qu’elle allait taper dans la balle, Binnes fit la passe à Andrea. Alex se retrouva sur le chemin entre les cercles et son adversaire. Minerva la vit raffermir son emprise sur le balai avant de s’élancer. Elle fit une queue de poisson à Andrea qui freina brusquement et Fabio en profita pour lancer un cognard dans sa direction. Un coéquipier avertit Andrea et elle lâcha le Souaffle en virant pour éviter la balle noire. Alex récupéra le Souaffle et accéléra vers les cercles sous les acclamations des élèves. Etna arriva à ses côtés pour l’épauler et Minerva se plaça en dessous, au cas où elle lâcherait la balle. Finalement, Alex tira et marqua ainsi les premiers points des rouges et or. c'est ce que j'appelle une belle action de jeu!!
Le match continua dans cette même dynamique : Alex et Fabio avait vaincu leur stress et se débrouillaient très bien. Minerva pouvait par moments entendre le présentateur louer la symbiose entre les poursuiveurs de Gryffondor et elle se félicitait du travail qu’ils avaient accomplis tous ensemble aux entraînements.
Charlie bloqua un énième tir sous les vivats hystériques des Gryffondor. Enfin, alors qu’ils menaient 180 à 80, Holly ne laissa aucune chance à son adversaire dans la chasse au Vif d’Or. Elle se jeta en avant et prit des risques que Minerva aurait trouvés dangereux si ce n’avait pas été Holly. Osée, rapide et précise, elle filait dans le vent alors que tout le stade retenait son souffle. Puis, après une course affolante, Holly se redressa le poing en l’air.
Les Gryffondor explosèrent de joie et Minerva et ses coéquipiers se rejoignirent pour célébrer leur victoire. Fabio rougit sous les frappes amicales d’Alfie tandis qu’Alex s’enorgueillissait de son succès.
Cette année, Gryffrondor gagnera la coupe de Quidditch, pensa Minerva, c’était certain. je lui souhaite trop, je veux la voir faire la fête et lâcher prise :D je veux la voir bourrée !!! :lol: :lol:
Après s’être changée dans les vestiaires, elle ne perdit pas de temps et rentra immédiatement dans sa salle commune où une fête se déroulait en l’honneur de leur victoire. Elle avait souvent essayé d’éviter ces effusions de joie où l’alcool proliférait, mais elle avait remarqué que plus elle repoussait sa venue, plus les élèves étaient agités et l’accusaient en riant de se faire attendre. Là, elle avait une chance de s’éclipser plus rapidement après avoir échangé quelques paroles pour faire bonne mesure. Elle comprenait leur besoin de s’amuser, mais cette habitude ne correspondait pas à sa personnalité et elle n’arrivait pas à se sentir à l’aise au milieu de cet environnement. Alan essayait souvent de la jeter dans la cage aux lions, mais elle arrivait la plupart du temps à lui échapper, au grand dépit de son ami.
Soudain, alors qu’elle grimpait quatre à quatre les marches des escaliers, elle sentit une main l’entraîner dans un recoin. Elle se débattit et tenta de dégager son bras en frappant son agresseur.Minerva, ninja sorcière :lol:
- Arrête Minerva ! C’est moi, Lewis !
Minerva s’immobilisa et plissa les yeux afin de distinguer les traits fins du Serpentard.
- Lewis ? Mais qu’est-ce qui te prend ?
Il n’avait toujours pas lâché son emprise sur son bras et Minerva se raidit, sa main prête à plonger dans sa poche où se trouvait sa baguette.
- Qu’est-ce que tu veux ? demanda-t-elle avec méfiance.
- Jedusor, murmura-t-il immédiatement et Minerva sentit son souffle se bloquer dans sa gorge, que sais-tu de lui ?
Comme savait-il qu’elle s’intéressait à Jedusor ? Comment était-il remonté à elle ? De la même façon que tu es remonté jusqu'à lui ^^La main sur son bras se fit pressante.
- Je sais que t’as interrogé Mimi sur lui, tu connais des choses à son propos, tu dois me le dire, continua-t-il avec une voix fiévreuse.
Elle songea à Jérémy, mort parce qu’il s’était approché de trop près de Jedusor, parce qu’il avait découvert des choses qu’il n’aurait pas dû découvrir. Elle pensa à sa propre enquête, à Alan qu’elle avait mêlé à tout cela. Elle se rappela du regard méfiant et suspicieux de Lewis la nuit où elle l’avait découvert dans les couloirs de Poudlard, toutes ces fois où elle et lui s’étaient croisés devant les toilettes des filles. Elle baissa les yeux sur la main qui enserrait son bras. Alors elle nia.
- Je ne vois pas de quoi tu parles, dit-elle froidement, je ne connais pas ce Jedusor.
- Arrête ça, répliqua Lewis en fronçant les sourcils, je ne vais rien te faire, mais j’ai besoin que tu me donnes les informations dont tu disposes.
- Lâche-moi, Rollin, où je te jure que tu recevras un sort dont tu te rappelleras toute ta vie.
Lewis sembla comprendre qu’elle était mortellement sérieuse car sa main se desserra et Minerva en profita pour se dégager brusquement. Elle s’éloigna à reculons, les doigts tremblants, avant de partir à grands pas en direction de sa salle commune. En vrai ça se trouve ils ont le même but et pourrait s'entraider!
Elle ne fit pas attention aux appels de son équipe lorsqu’elle débarqua dans la pièce et monta directement dans son dortoir. Elle s’assit sur son lit et ramena ses genoux contre sa poitrine, ses pensées tourbillonnant dans sa tête.
Elle aurait dû être plus discrète. Elle aurait dû arrêter de fouiner dans cette sombre histoire. Était-il possible que Lewis connaisse Jedusor et travaille pour lui ? Après tout, Tom pourrait très bien avoir encore quelques taches à accomplir à Poudlard. Pourquoi sinon rechercher un poste de professeur au château ? Minerva frissonna en songeant au pétrin dans lequel elle s’était mise. Peut-être valait-il mieux mettre son enquête sous silence pendant un moment et faire profil bas. Et dire qu’elle avait entraîné Alan dans tout cela. Il avait eu raison, Lewis manigançait sûrement quelque chose.

***

Depuis l’incident de l’après-match, Minerva ne s’approchait plus du tout de Lewis qui semblait à chaque fois la chercher du regard. Alan avait fini par remarquer son manège ainsi que son angoisse constante et l’avait forcée à révéler ses inquiétudes. Aussitôt, il avait bondi sur ses pieds et s’était écrié qu’il fallait aller voir le professeur Dippet. Mais Minerva avait refusé net.
- Nous n’avons aucune preuve, avait-elle expliqué, nous ne savons même pas si ce Jedusor est coupable de quoi que ce soit.
- Tu as toi-même dit que Dumbledore se méfiait de lui ! Ça doit bien valoir quelque chose non ? avait rétorqué Alan. S'il savait à quel point...Jedusor est coupable et une fois qu’on l’aura prouvé, on pourrait inculper Rollin également et peut-être même le faire exclure.
- Tu vas trop vite Alan. Si ça se trouve, Rollin est complètement innocent. Et puis, imagine qu’il ne l’est pas et que Dippet le renvoie ? Il se retrouvera en liberté et pourra même rejoindre Jedusor dans ses sombres desseins.
Et alors elle serait encore plus en danger, ainsi qu’Alan. Suite à ces paroles, Alan n’avait pas argumenté et s’était rassis sur le canapé, songeur. Minerva s’en voulait de le mêler à toute cette histoire.
Les cours, le Quidditch ainsi que ses tentatives pour renouer avec son Animagus lui permirent cependant d’occuper son esprit autrement. Lewis n’insistait pas pour la voir et rien d’étrange n’était survenu depuis leur confrontation. Alors qu’Alan souhaitait toujours découvrir les raisons des actes de Lewis, Minerva elle, tentait d’oublier ce qu’il s’était passé. Savoir qu’elle risquait d’être en danger à plus fouiner avait suffi à tempérer ses ardeurs. Elle avait vu ce qui était arrivé à Jimmy. Sitôt qu’il était sorti de Poudlard, il avait été assassiné.
Elle décida de se concentrer momentanément sur son Animagus dont elle s’occupait que de temps en temps quand elle avait des instants de liberté. Aussi, elle s’autorisa des pauses dans son travail et tous les soirs, elle essayait de reconnecter avec lui. Elle commençait à percevoir chaque évolution : son Animagus restait plus longtemps, semblait plus intéressé par ses propos et paraissait plus enclin à communiquer. Jusqu’au soir où, au bout de deux semaines de dur labeur, elle se retrouva dans un recoin de la librairie et le chat refit son apparition, son poil tigré pour la première fois visible aux yeux de Minerva. Ses yeux verts fixèrent les siens, ou du moins rentrèrent en contact avec ses pensées, et Minerva ressentit instantanément la connexion se faire. C’était comme une corde qui se tendait au fur et à mesure et les tiraient l’un vers l’autre. Minerva tendit la main, comme essayant de toucher le chat. Dès le premier contact, elle sentit ses cheveux de la nuque se hérisser, des frissons parcoururent ses bras et son cœur s’accéléra. Elle ressentit des picotements désagréables sur tout son corps et ses membres rapetissèrent douloureusement jusqu’à ce que la table lui paraisse trop haute pour elle. Surprise, elle faillit tomber de sa chaise mais réussit inexplicablement à se rétablir de manière souple. Elle baissa les yeux et se retrouva le nez collé à sa poitrine… tigrée ? Elle tendit les bras devant elle et soudainement, se mit à tomber en avant. C’est en observant son environnement, de couleurs pastel, clairs et flous, qu’elle réalisa qu’elle avait réussi sa transformation. Ahhhh cette scène est trop bad-ass!!! ooh merci ^^
- Incroyable, murmura-t-elle.
Ou du moins, tenta. À la place, ce fut un miaulement qui sortit de sa bouche. Oui j'allais dire ^^Un élève qui passait par là, la remarqua et ouvrit de grands yeux.
- Mais qu’est-ce que tu fais là ? demanda-t-il. Où est ton maître ?
Minerva le trouva stupide de parler à un chat en espérant qu’elle lui réponde. Puis, l’élève commença à s’approcher et instinctivement, elle alla se cacher sous la table. Ce qui était ridicule, songea-t-elle, puisqu’elle savait qu’il n’allait pas lui faire de mal. Cependant, son instinct de chat semblait prendre le dessus et quand il tendit la main pour la caresser, elle feula et le griffa. Oh non le pauvre! Il voulait juste un chat perdu ^^ (je trouve ça trop triste :lol: ) bon si tu t'apitoies sur tous les élèves de cette fanfic t'as pas fini hein :lol: Le garçon poussa un cri de douleur et recula en pestant :
- Que se passe-t-il ici ?
Alertée par le bruit, Mme Pince était apparue comme par magie et les toisait d’un air sévère jusqu’à ce que son regard se fige d’horreur en voyant Minerva.
- Un chat ! tenta-t-elle de hurler tout en chuchotant. :lol: :lol: :lol: cette phrase ^^ Un chat dans ma bibliothèque ? Febbin, sortez-le de là !
- Mais ce n’est pas le mien, protesta-t-il en se tenant la main griffée.
Mme Pince lui jeta un air tellement furibond qu’il finit par obéir tout en déglutissant.
Hors de question que Minerva se fasse éjecter de la bibliothèque ainsi. Tant pis pour ses affaires de cours, elle les récupérerait plus tard.
Elle détala hors de portée des mains de l’élève et, peu habituée par sa nouvelle condition, dérapa et percuta les jambes de Mme Pince. j'imagine tellement la scène ^^ Etourdie, elle réussit à échapper à son coup de pied en titubant et reprit sa course en direction de la sortie. Tout lui semblait plus grand, plus trouble, plus effrayant, mais un millier d’odeurs lui parvenait aux narines au point de lui faire tourner la tête : le bois, le parchemin, la transpiration ou le parfum des élèves, l’eau et la boue collée aux chaussures, le shampoing à la cannelle d’une fille de Serpentard, l’odeur de l’encre, la cire des bougies, le vernis des tableaux, une bombabouse cachée dans le sac d’un Gryffondor… un chat. Mais ce n’était pas son odeur, plus celle d’un concurrent, un adversaire à chasser du terri… Concentre-toi Minerva ! Elle n’était pas un chat, mais une humaine. :lol: :lol: Elle entendit un feulement derrière elle et Minerva vit le chat du concierge la regarder furieusement. Elle ne mit pas longtemps à comprendre qu’elle n’avait que quelques secondes pour s’enfuir avant qu’il ne la réduise en charpie. Elle pouvait tout aussi bien se transformer à nouveau mais elle ne savait pas comment faire.
Alors elle tourna les talons (les coussinets ? pas faux! :lol: ) et s’enfuit dans la direction opposée, l’autre chat poussant des miaulements peu engageants.
Elle slaloma entre les étudiants qui poussaient des cris de surprise en voyant débouler deux félins en pleine course poursuite.
Outre son agacement envers l’autre chat, Minerva pouvait pleinement ressentir les effets de sa transformation : ses foulées étaient longues et souples, ses pattes semblaient voler au-dessus du sol, ses sens étaient accrus au maximum et elle ne pouvait s’empêcher de trouver les humains lourds, patauds et ridiculement maladroits.
Soudain, une odeur qu’elle reconnaissait lui parvînt aux narines : Alan. Elle se tordit le cou et l’aperçut en train de discuter avec une fille de Poufsouffle. Sans aucun remord, elle interrompit leur conversation en fonçant dans les jambes de son ami et en miaulant comme une possédée. Alan poussa un glapissement dont Minerva se promit de lui rappeler plus tard et recula contre le mur. Minerva se faufila au niveau de ses chevilles et leva un regard suppliant vers son ami. :lol: :lol: :lol: Je suis morte c'est énorme comme scène!
- D’où tu sors toi ? demanda-t-il.
Arrêtez de me parler, jamais je ne vous répondrai ! Elle feula à l’attention du chat du concierge et lança un regard insistant à Alan. Celui-ci fit de grands gestes menaçants et le chat finit par s’enfuir.
La fille de Poufsouffle se pencha avec un air attendri.
- Regarde-moi cet adorable chat, minauda-t-elle, ce qui fit cracher Minerva. Ouh, pas très aimable !
Bizarrement, ce fut ces mots qui semblèrent faire réaliser à Alan qui elle était.
- Oh mon dieu, dit-il d’un air éberlué.
- Quoi ? s’enquit la fille.
Le visage d’Alan se troubla alors qu’il essayait de trouver une excuse. Minerva lui lança un regard d’avertissement mais Alan l’ignora joyeusement.
- C’est le chat errant d’une amie. Malpoli, insupportable, ingrat et en plus il a des puces. :lol: :lol: Alan c'est mon personnage préféréyeeeesss trop bien !! :D :D
La fille recula vivement la main et se redressa.
- Oh, eh bien, je te laisse avec ce… chat, alors. A un de ces jours, Alan !
Elle partit, faisant virevolter sa jupe d’uniforme, et Alan s’accroupit face à Minerva qui lui lança un regard furieux, révoltée par ses paroles.
- C’est bien toi Minerva ? demanda-t-il.
Celle-ci hocha la tête et Alan faillit tomber sur les fesses.
- Incroyable… Alors, tu as réussi… Heu, pourquoi ne pas te transformer à nouveau ?
Minerva essaya de hausser un sourcil, dans le sens « A ton avis ? ».
- Tu peux pas, c’est ça ? OK, alors heu… j’imagine qu’il faudrait aller voir Dumbledore c’est ça ?
Bien joué Alan, pensa-t-elle ironiquement. Elle emprunta le chemin et son ami la suivit derrière, légèrement perturbé par la situation.
- Et ça fait combien de temps que tu traînes sous cette forme de chat ? s’enquit-il avant de rectifier après avoir reçu un regard de travers : d’accord, donc je parle et tu écoutes ? Pas de souci, les gens vont penser que je suis fou.
Minerva ne le montrait pas, mais elle était inquiète des conséquences de sa mutation. Et si elle n’arrivait pas à reprendre forme humaine ? Elle deviendra le chat de compagnie de Dumbledore ^^Bien sûr, Dumbledore serait de bons conseils, mais elle avait eu tellement de mal pour regagner la confiance du chat qu’elle avait peur d’échouer dans sa transformation.
- Imagine un peu ce que tu pourras faire avec ton Animagus, s’émerveillait Alan. Espionner les gens, sortir des dortoirs la nuit, passer inaperçue… traumatiser et impressionner des générations d'élèves!
Minerva leva les yeux au ciel et ne réagit pas jusqu’à ce qu’ils arrivent au bureau du professeur de métamorphoses. Celui-ci leur indiqua d’entrer et Minerva sentit ses yeux bleus perçants se poser avec inquisition sur Alan puis sur elle. Alan eut un regard embarrassé et Minerva s’avança au centre de la pièce. Fort heureusement, Dumbledore comprit immédiatement de quoi il retournait et Minerva remercia sa rapidité d’esprit.
- Miss McGonagall ?
Dumbledore se leva de son fauteuil et s’accroupit afin de mieux l’observer. Minerva se tortilla, gênée d’être le centre d’attention sous sa forme de chat.
- C’est tout simplement prodigieux, murmura-t-il. Puis il s’adressa à Alan : Vous étiez présent lors de la transformation ?
Alan secoua la tête.
- Je l’ai croisée dans un couloir et nous sommes venus directement. Elle n’arrive pas à reprendre sa forme humaine, ou du moins, elle ne sait pas vraiment comment faire.
Dumbledore se redressa et caressa longuement sa barbe auburn d’un air pensif avant de déclarer :
- Je suis désolé Mr Vendrars, mais il va falloir que votre amie se concentre pour redevenir telle qu’elle était, aussi, je vous prierais de bien vouloir sortir de mon bureau. Mais d’abord, j’aimerais que vous récupériez les affaires de Miss McGonagall. Où étiez-vous miss ? Dans la salle commune ?
Minerva secoua la tête.
- Ah monsieur, sourit Alan, vous ne semblez pas la connaître aussi bien que moi. Elle devait sûrement être à la bibliothèque.
Même si cela lui faisait mal de l’admettre, Minerva acquiesça de manière récalcitrante et Alan ne retînt pas son ricanement. Il ne s’attarda pas et sortit du bureau en quête du sac de son amie.
- Bien, à nous deux Miss McGonagall, fit Dumbledore en se rasseyant derrière son bureau. Quand Mr Vendrars reviendra avec votre baguette nous pourrons nous atteler à votre transformation. C’est tout simplement un processus inverse à celui que vous venez de réaliser. Il faudra visualiser votre corps humain et souhaiter reprendre cette forme. À force d’exercices, vous n’aurez plus besoin de votre baguette.
Minerva acquiesça avec soulagement. Elle ne se voyait pas se trimballer sa baguette dans sa gueule pendant ses balades (ou ses filatures, pour faire plaisir à Alan).Ca serait assez contraignant ^^ Cela ne réglait cependant pas son problème de comment reprendre forme humaine. Dumbledore dut le sentir car il sourit :
- Ne vous en faites pas, vous avez fait le plus compliqué. Je dois dire que je suis très impressionné par votre réussite Miss McGonagall. Redevenir humaine devrait être une facilité pour vous.
Si vous le dites, songea Minerva.
- Je vous enverrai un hibou quand il faudra nous rendre au Ministère pour vous enregistrer, continua le professeur. Il faudra faire vite cependant, car vous êtes désormais dans l’illégalité et si jamais quelque chose arrive et que vous êtes d’une quelconque façon inculpée, vous risquez beaucoup.
Ce n’était pas dans les projets de Minerva de chercher les problèmes, mais elle nota une lueur dans le regard de Dumbledore, comme s’il savait qu’elle avait longuement enquêté sur Jedusor, et qu’elle n’aurait pas dû. Comment il fait pour tout savoir? ^^ Ou pour faire croire qu'il sait tout? bonne question. Il est TRES futé ^^ et puis je l'imagine bien jeter un petit coup d’œil dans les pensées de Minerva des fois de façon très très rapide et de voir le visage de Jedusor apparaître juste très rapidement Ce qu’il ne savait pas en revanche, c’était qu’elle avait décidé de prendre une pause dans toute cette histoire. Les évènements prenaient une tournure inquiétante.
Quelqu’un frappa à la porte et Alan entra, le sac de Minerva à la main. Il tendit le tout à Dumbledore qui s’accroupit et plaça la baguette au sol.
- Je vous prie de bien vouloir poser la patte sur la baguette miss, comme si vous essayiez de la prendre.
Minerva obéit maladroitement et attendit la suite.
- Maintenant, songez à votre forme humaine, pensez que votre fourrure se rétracte et que vos membres s’agrandissent. Imaginez votre corps dans votre esprit en souhaitant redevenir humaine.
Minerva se détendit du mieux que possible et imposa à son esprit son corps. L’image de son menton pointu, de ses traits effilés et de son nez autoritaire la firent grimacer mais elle continua. L’esprit du chat commença à s’effacer, acceptant de se mettre à l’écart et de disparaître jusqu’à nouvel ordre. Alors, Minerva sentit ses jambes la picoter et se peau frémir. La transformation était étrangement moins douloureuse dans ce sens, étant donné qu’elle pouvait considérer cela comme un écartèlement, et rapidement, elle gagna en hauteur, sa vision se brouilla et sa seule pensée fut pour ses vêtements et l’espoir que ceux-ci l’aient suivie. Ca aurait été tellement gênant et drôle :lol:
Elle tituba et Alan lui prit le bras afin de la stabiliser. Elle tenait dans la main sa baguette et –Merlin, merci- son uniforme paraissait n’avoir subi aucun changement durant le processus.
Elle jeta un coup d’œil à son ami qui l’observait d’un air éberlué.
- Il te reste une moustache, dit-il.
- Quoi ? s’affola Minerva en portant la main à son visage –qui évidemment, n’avait rien d’anormal. :lol: :lol: :lol:
Alan éclata de rire et Minerva se dégagea en levant les yeux au ciel. Elle se tourna vers Dumbledore et reçut un coup au cœur lorsqu’elle vit son regard briller de fierté. Elle rosit de plaisir et se tortilla sur place, gênée.
- Félicitations Minerva, congratula-t-il –et elle nota l’usage de son prénom-, vous avez réalisé une magnifique performance que peu de monde, si ce n’est personne, ne peut se targuer d’avoir réussi. Ne vous inquiétez pas, plus vous vous entraînerez, plus la transformation sera facile et naturelle. Vous en viendrez à ne plus vous rendre compte des changements opérés.
Minerva soupira de soulagement. Elle ne souhaitait pas passer autant de temps à réfléchir à quelle apparence prendre avant de se transformer.
- Je pense que vous feriez mieux d’aller déposer vos affaires dans votre salle commune et d’aller dîner ensuite, sourit Dumbledore, le buffet est déjà servi.
Les deux amis s’empressèrent d’obéir mais Minerva s’immobilisa, la main sur la poignée. Son père la rabrouerait sévèrement s’il avait été là. Elle se retourna et présenta à son professeur un sourire mi-reconnaissant mi-embarrassé d’avoir presque oublié.
- Merci professeur, dit-elle sincèrement, merci pour tout. Merci de m’avoir offert cette opportunité et de m’avoir fait confiance. Je n’aurais jamais réussi sans vous. OHHHH!
- Je pense que si, répliqua gentiment Dumbledore.
Minerva fit un léger salut de la tête et rejoignit Alan qui l’attendait dans le couloir.
- J’imagine que je te dois des félicitations, fit-il en haussant un sourcil.
Minerva ne répondit rien et Alan reprit son sérieux.
- Vraiment, c’est super ce que tu as fait, et je suis content que tu n’aies pas abandonné.
- Parce que je vais pouvoir espionner tout le monde pour toi, c’est ça ? ironisa Minerva.
Alan ouvrit de grands yeux innocents.
- Eh bien, maintenant que tu proposes si élégamment…

***

Ils avaient fini de dîner depuis un moment déjà, et Minerva s’était attelé à quelques révisions, assise dans un sofa de la salle commune. Alan et elle avaient annoncé la nouvelle à Pomona et Filius qui s’étaient retenus d’exploser de joie en pleine Grande Salle.
Désormais, Alan se morfondait devant la cheminée, jouant avec les fils de son pull.
- Tu ne veux pas prendre une pause ? gémit-il. Tu la mérites pourtant.
- Non, Alan, répéta-t-elle pour la cinquième fois, le temps consacré à ma transformation m’a empêchée de travailler correctement, je dois rattraper mon retard.
Alan soupira mais ne répondit rien. Il y eut un bref silence, seulement entrecoupé par les crépitements des flammes dans l’âtre. Soudain, Minerva redressa la tête et sentit l’air sous le regard interloqué d’Alan.
- Il va y avoir un orage, annonça-t-elle de but-en-blanc.
- Heu… comment tu sais ça ? s’enquit Alan.
Elle rosit.
- J’ai une furieuse envie de faire ma toilette. :lol: :lol: :lol: Cette fin :lol:
spécial ouais :lol: :lol:

Merci infiniment pour ton commentaire ça m'a fait trop plaisir !!
Gros bisous !
PtiteCitrouille

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Re: Minerva McGonagall [Harry Potter]

Message par PtiteCitrouille »

cochyo a écrit :Très bon chapitre ! Une fin ! :lol: :lol: :lol:
Heyyy
Haha merci beaucoup !! Oui écoute on va pas se plaindre, pour une fois que c'est pas tragique :lol:
Merciiii
PtiteCitrouille

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Re: Minerva McGonagall [Harry Potter]

Message par PtiteCitrouille »

Perripuce a écrit :
PtiteCitrouille a écrit :Hey !Coucou j'ai du temps à tuer avant l'Equipe d'Estelle (et vas-y le biathlon m'a blasé ...) MAIS PARLONS D'HIER : est-ce que mon copain et moi avons hurlé à en réveiller toute la maison au but de ManUnited qui élimine le PSG de la ligue des Champions? mdr ma coloc a regardé le match et 3 jours plus tard j'avais un cours sur le sport au cinéma et le prof a pris l'exemple du PSG battu par Manchester pour prouver que le sport intéresse parce que c'est imprévisible :lol: OH QUE OUI. Bon sang c'est pire que la Remontada, la Remontada c'était le FC Barcelone au Camp Nou, c'était spectaculaire mais encore voilà quoi. La c'est à Paris, et surtout c'est l'équipe C de Manchester United, ils avaient gagné 2_0 à l'allé, c'est de l'abus là :lol: :lol: :lol: Pardon, je suis dans l'euphorie depuis hier, après l'élimination du Real par l'Ajax (avec quatre buts MAGNIFIQUES mais incroyables) et là celle du PSG, ça va être une édition fort intéressante :mrgreen:
Je sais je sais, j'ai toujours pas avancé dans ce que je devais faire, argh je fais tout ça dès que possible :?
Merci pour vos commentaires (Charm, Perri et Anna j'y réponds très vite !), ça me fait toujours autant plaisir !! :D
Bonne lecture avec ce chapitre!
(au fait, je vais pas nommer mes chapitres selon un personnage marquant du chapitre, sinon on va finir avec 25000 personnages dont je vais devoir "m'occuper" et ça va être trop galère :lol: )



Chapitre 12 : Connection J'ai beugué ahah :lol: :lol: je pensais pas que ça vous avait autant marqué cette histoire de titre prénom :lol:

- Bougez-vous ! Vous avez des cognards accrochés aux balais ou quoi ? Vous croyez qu’on va gagner la coupe comme ça ? Tant de gentillesse en une phrase.
Minerva dégagea une mèche trempée de son front et attrapa le souaffle que lui lançait Etna. Elle savait qu’elle était dure envers son équipe pour la séance du jour, mais la pluie ne devait pas les empêcher de jouer à leur niveau. Et surtout, ils ne devaient pas se relâcher à l’approche de la première rencontre Gryffondor contre Serdaigle qui avait lieu ce week-end. Fabio en était si angoissé qu’un cognard avait failli le percuter alors qu’il essayait de frapper dedans arf, pas un futur capitaine ça. c'est pas prévu effectivement ^^. Elle avait essayé de ne pas être trop sévère avec lui, car elle avait elle-même eu des difficultés à son tout premier match. Ce qu’il fallait, c’était le mettre en confiance. Elle le félicita d’ailleurs pour son renvoi précis qui l’aurait envoyée à terre si elle n’avait pas été concentrée sur le jeu du jeune batteur.
À la fin de l’entraînement, ils étaient tous dégoulinants de boue et d’eau et Charlie grelottait de froid.
- C’est bien tout le monde, les complimenta-t-elle une fois à l’abri, vous allez voir, on va écraser les Serdaigle samedi.
Elle vit Fabio hocher frénétiquement la tête, l’air plus angoissé que jamais.
- Tu vas y arriver Fabio, le rassura-t-elle, ne t’en fais pas pour ça. Vous pouvez aller aux vestiaires, c’est fini pour aujourd’hui, rendez-vous demain pour le dernier entraînement avant le match.
Quand elle se fut entièrement lavée, séchée et réchauffée, Minerva fit un signe d’au revoir à ses coéquipières et repartit vers la tour de Gryffondor.
Il n’était pas vraiment tard, mais la mauvaise météo avait assombri le ciel et Minerva devait faire attention où elle mettait les pieds sur le chemin.
Elle poussa les lourdes portes et croisa le regard mauvais de la concierge, Mme Esmelda Aussi revêche que peut ne l'être Rusard? moins je pense!. Minerva préféra essuyer du mieux que possible ses pieds avant de raser les murs jusqu’au Grand Escalier.
Tous les élèves étaient déjà dans leur salle commune aussi, lorsqu’elle entendit des bruits étouffés de pas, Minerva s’arrêta, l’oreille tendue. La personne semblait marcher vite. Minerva se tapit instinctivement contre la rambarde et zyeuta entre les barreaux de pierre. Un garçon apparut à l’angle du couloir du premier étage et grimpa au deuxième sans remarquer Minerva un peu plus bas. Celle-ci eut le temps d’apercevoir une tignasse blonde avant de se décider à la suivre à pas feutrés. La silhouette bifurqua dans un autre couloir et Minerva emprunta ses pas avec curiosité. Non mais cette curiosité maladive oulala :lol: :lol: c'est vrai que c'était peut-être too much haha
Elle reconnut le couloir en même temps qu’elle identifia l’élève qui filait en douce en dehors de son dortoir. Elle laissa échapper une exclamation de surprise. Non seulement elle se trouvait au niveau des toilettes des filles mais en plus le garçon en question était Lewis Rollin. Tadadada !
Lewis s’arrêta brutalement et se retourna alors que Minerva se cachait derrière une armure dans un renfoncement de pierre. Cela lui rappela étrangement le jour où elle avait surpris la conversation entre Dippet et Dumbledore. Lewis apparut, les sourcils froncés, sa baguette illuminée tendue devant lui. Minerva s’aplatit contre le mur, le cœur battant. Quoiqu’il fût en train de faire, elle était certaine qu’il ne souhaitait vraiment pas être surpris. Il finit par partir, le regard suspicieux et plus méfiant que jamais.
Minerva laissa passer de longues minutes avant de sortir de sa cachette. Elle jeta un coup d’œil par où s’était dirigé le Serpentard mais ne le vit pas. Elle avança à travers les couloirs mais elle dut bien vite se rendre à l’évidence : il avait disparu.
Elle décida de retourner à sa salle commune, l’esprit songeur. Que faisait Lewis à traîner dans les couloirs, et surtout encore une fois, à proximité des toilettes des filles ? Cela ne pouvait plus être une simple coïncidence. Et pourquoi pas ma chérie? Sur un malentendu :lol: :lol:
Alan l’attendait dans la salle commune, une tasse de chocolat chaud et un sandwich à la main pour elle. Elle le remercia et s’affala à ses côtés.
- Qu’est-ce qui se passe ? demanda-t-il. L’entraînement s’est mal déroulé ?
Minerva lui raconta ce qu’elle venait de voir et combien ça l’intriguait. Alan sauta sur ses pieds et faillit faire tomber la tasse de Minerva.
- Je te l’avais dit ! s’écria-t-il. Il cache quelque chose.
- Mais quoi ?
Alan se rassit, l’air plus perplexe.
- Qu’est-ce qu’il y a au deuxième étage ?
- Le bureau de Dippet, répondit immédiatement Minerva. Et les toilettes de Mimi Geignarde entre autres.
- Tu crois qu’il sait pour Mimi et Jedusor ?
Minerva fronça les sourcils et secoua la tête.
- Comment le pourrait-il ? Non, il doit y avoir une autre raison…
Mais laquelle ? Peut-être que lui-même trouve Minerva louche et va sur les traces qu'elle suit ! ce genre de quiproquo :lol:

***

- Peut-être que tu ne te concentres pas assez ?
Ils étaient dans un recoin de la bibliothèque à l’abri des regards. Minerva jeta un regard agacé à Alan qui avait eu le malheur de suggérer une telle hypothèse alors qu’elle tentait depuis une heure de reprendre contact avec son Animagus.
- Ou peut-être que si, rectifia rapidement Alan en déglutissant :lol: :lol: :lol: . Mais justement, tu ne devrais pas plutôt laisser les choses se faire au lieu de forcer ton Animagus ? En plus les chats détestent être forcé !
Minerva faillit répliquer que lui n’avait pas essayé la moindre étape de la transformation aussi elle ne voyait pas comment il pouvait donner de conseils. Elle se ravisa et tenta quand même sa proposition. Elle ferma les yeux et fit le vide autour d’elle. Même la respiration de son ami disparut et le silence se fit. Elle attendait à l’affût de la moindre émotion extérieure à elle, à la moindre présence dans sa tête. Et soudain, le frémissement tant attendu survînt. Une forme floue se forma dans l’esprit de Minerva et elle sut immédiatement que c’était son Animagus. Elle l’appela avec espoir et le chat sembla regarder dans sa direction. Ils s’observèrent ainsi pendant quelques secondes. Puis le chat disparut dans un nuage.
Lorsqu’elle rouvrit les yeux, Alan avait le menton appuyé dans sa main, l’air de s’ennuyer ferme. Il se redressa vivement en croisant son regard.
- Alors ? Ça a marché ? T’es restée immobile pendant presque une demi-heure !
Minerva tiqua. Tant de temps ?
- Désolée, je ne m’en suis pas rendue compte. Mais oui, ça a marché. Du moins, j’ai pu voir la forme de mon Animagus, c’était la première fois qu’il se montrait depuis que je l’avais perdu. C’est bon signe. Mais oui :mrgreen:
Alan ne lui servit pas son regard du « Je te l’avais bien dit » et Minerva lui en fut reconnaissante. Elle le remercia et se leva de sa chaise.
- J’ai décidé que j’allais interroger Mimi Geignarde à propos de Lewis. Peut-être qu’elle sait quelque chose. Tu viens avec moi ? Mais ce duo de choc d'enquêteur ahah
Alan accepta avec joie et la suivit jusque dans les toilettes des filles. Le fantôme n’y était pas. Minerva fit quelques pas au milieu de la pièce inondée, balayant l’endroit du regard.
- Elle doit traîner dans les tuyaux de canalisation, supposa Alan en s’approchant des lavabos.
Minerva grimaça, refoulant l’image d’une Mimi gigotant dans l’eau sale des toilettes.
- Eh, ce robinet ne fonctionne pas ?
Minerva se retourna sur Alan qui tournait le robinet d’eau que Minerva avait déjà tenté d’activer lorsqu’elle avait voulu se nettoyer le visage.
- Selon Mimi, il n’est plus en état depuis un bout de temps, expliqua-t-elle.
- Bizarre. BON SANG ILS EFFLEURENT LA VERITE DU BOUT DES DOIGTS comme c'est frustrant. oui extrêmement frustrant :lol:
Minerva haussa les épaules.
- C’est des toilettes abandonnées, pourquoi s’embêter à les réparer ?
Elle croisa le regard d’Alan dans le miroir et ce faisant, tomba sur l’apparence fantomatique de Mimi Geignarde qui les observait, sourcils froncés.
- Vous vous connaissez tous les deux ? GRILLES
Minerva et Alan s’entre-regardèrent avant d’acquiescer.
- C’est elle qui t’as envoyé la dernière fois ? accusa-t-elle en pointant Minerva du doigt.
- Heu non, mentit Alan, il se trouve qu’on a seulement les mêmes, hum, centres d’intérêt. Obvioulsy.
- Et nous nous demandions, continua Minerva pour éviter que Mimi ne pose trop de questions, si Lewis Rollin, un Serpentard blond, passait de temps en temps par ici ?
Mimi fit mine de réfléchir, évaluant plutôt si elle pouvait se permettre de révéler certaines choses au duo.
- C’est possible…, finit-elle par répondre. Pourquoi ?
- Nous voulions savoir s’il cherchait également à connaître les raisons de ta mort.
Le visage de Mimi devînt plus opaque, signe qu’elle rougissait de colère.
- C’est ce qu’il fait, mais avec plus de tact que toi ! Mimi, je pense que secrètement tu préfères parler aux garçons parce tu es secrètement heureuse de pouvoir les intéresser un temps soit peu. franchement, c'est ce que je pense aussi
Alan s’avança les mains levées dans un geste apaisant.
- Minerva ne veut pas paraître impolie. Si elle pose tant de questions concernant ta mort et Jedusor, c’est parce qu’un être qui lui était cher est décédé il y a quelques années et elle soupçonne ce Tom.
Minerva souffla d’agacement alors qu’il révélait tout à un fantôme susceptible qui ne l’appréciait pas. Mais contrairement à ce qu’elle pensait, Mimi se détendit et prit un air intéressé.
- Vraiment ? Eh bien, je peux dire que ce Rollin -très charmant d’ailleurs- me parlait bien de ma mort et de Tom Jedusor.
- Et qu’est-ce que tu lui as dit ? demanda Alan.
- La même chose qu’à toi. Ce qu’il y avait d’effrayant à son propos, à quel point il était étrange.
Alan jeta un coup d’œil interrogateur à Minerva pour savoir si elle voulait connaître autre chose mais elle secoua la tête. Ils remercièrent le fantôme et sortirent des toilettes.
- Bon, on aura au moins appris que Rollin fouine du même côté que nous, dit Alan. Mais pourquoi ?
Minerva n’avait pas la réponse à cette question. Je réitère : parce qu'il suit les traces de Minerva?

***

- Bienvenue à ce tout premier match de la saison qui verra s’affronter Serdaigle contre Gryffondor !
Minerva entendait la voix diffuse du présentateur, un Serpentard de septième année, à travers les portes qui les séparaient du stade. Elle pouvait ressentir l’anxiété de l’équipe, mais surtout d’Alex et Fabio. Elle se tourna vers ses coéquipiers.
- Ok tout le monde, fit-elle, c’est le premier match, mais faut se donner à fond. On n’a pas le droit à l’erreur. Nous nous sommes entraînés durs malgré le peu de temps qui s’offrait à nous et nous sommes capable de battre les joueurs d’en face. Vous connaissez votre job, jouez votre Quidditch à vous et tout se passera pour le mieux. Appliquez ce que l’on a testé aux entraînements, tentez des choses. Ce n’est pas grave si vous échouez, ne rien faire ne fera pas avancer le match en notre faveur.
Elle adressa particulièrement cette dernière phrase aux deux nouveaux qui pourraient être moins confiants dans leurs actions. Minerva savait ce que cela faisait, son premier match avait été un bon exemple, et elle ne souhaitait pas que cela arrive aux autres. J'ADORE LES MATCHS DE QUIDDITCH
La porte dans son dos s’ouvrit et les acclamations des élèves retentirent.
- C’est désormais à l’équipe de Gryffondor menée par Minerva McGonagall d’entrer sur le stade ! Seulement deux changements chez elle, comment Gibson et Solomon vont-ils se débrouiller pour leur premier match ? Ah, voilà l’équipe de Serdaigle qui conserve tous ses joueurs, une chance ! Malheureusement, plus de la moitié part en fin d’année, et la reconstitution risque d’être difficile. L’arbitre s’avance désormais avec le coffret. Les deux capitaines se serrent la main avec fair-play… ou parce qu’elles sont obligées, qui sait.
Minerva et Andrea Berlin, la capitaine de Serdaigle eurent un léger sourire. Il n’y avait pas d’animosité entre elles, juste un fort esprit de compétition, autrement il leur arrivait même de discuter au détour d’un couloir. Oui, ce n'est pas comme si c'était Seprentard.
- On se revoit à ta défaite McGonagall, sourit Andrea. J’ai calculé l’intensité des vents, et mon petit doigt me dit que toi non. Ne tombe pas de ton balai.
Minerva ricana avant de se détourner pour rejoindre son équipe. Le cerveau de Serdaigle de son adversaire n’était pas particulièrement un plus dans les victoires des bleu et bronze.
Tous les joueurs se mirent en place et Minerva se plaça entre Etna et Alex, le regard concentré. Puis, le coup de sifflet retentit et Minerva oublia tout son entourage, les acclamations de la foule, les encouragements, et se rua en avant afin d’attraper le Souaffle avant les Serdaigle. Etna réussit à le prendre sous le nez d’Andrea et fila vers les cercles adverses. Un batteur lui envoya un cognard et elle fut forcée de lâcher la balle en faisant un tonneau. Minerva tenta de le récupérer mais Binnes, un poursuiveur adverse, fit mouche avant elle et partit de l’autre côté du terrain. Alors qu’elle allait taper dans la balle, Binnes fit la passe à Andrea. Alex se retrouva sur le chemin entre les cercles et son adversaire. Minerva la vit raffermir son emprise sur le balai avant de s’élancer. Elle fit une queue de poisson Pire truc ever sur la route. :lol: :lol: à Andrea qui freina brusquement et Fabio en profita pour lancer un cognard dans sa direction. Un coéquipier avertit Andrea et elle lâcha le Souaffle en virant pour éviter la balle noire. Alex récupéra le Souaffle et accéléra vers les cercles sous les acclamations des élèves. Etna arriva à ses côtés pour l’épauler et Minerva se plaça en dessous, au cas où elle lâcherait la balle. Finalement, Alex tira et marqua ainsi les premiers points des rouges et or. Mon dieu ça c'est les lensois. "Allez les sangs et ors, vous êtes les plus forts, allez, allez les sangs et ors, vous êtes les plus forts ! " > extrait de "La lensoise" (sorte de remixe de la Marseillaise qu'ils chantent à chaque début de match, et ensuite à la repris ap la mi-temps c'est les Corons. J'avoue les Corons j'ai des frissons). heu.. peut-être, aucune idée je suis pas le foot :lol:
Le match continua dans cette même dynamique : Alex et Fabio avait vaincu leur stress et se débrouillaient très bien. Minerva pouvait par moments entendre le présentateur louer la symbiose entre les poursuiveurs de Gryffondor et elle se félicitait du travail qu’ils avaient accomplis tous ensemble aux entraînements.
Charlie bloqua un énième tir sous les vivats hystériques des Gryffondor. Enfin, alors qu’ils menaient 180 à 80, Holly ne laissa aucune chance à son adversaire dans la chasse au Vif d’Or. Elle se jeta en avant et prit des risques que Minerva aurait trouvés dangereux si ce n’avait pas été Holly. Osée, rapide et précise, elle filait dans le vent alors que tout le stade retenait son souffle. Puis, après une course affolante, Holly se redressa le poing en l’air. Ouiiii :mrgreen: :mrgreen:
Les Gryffondor explosèrent de joie et Minerva et ses coéquipiers se rejoignirent pour célébrer leur victoire. Fabio rougit sous les frappes amicales d’Alfie tandis qu’Alex s’enorgueillissait de son succès.
Cette année, Gryffrondor gagnera la coupe de Quidditch, pensa Minerva, c’était certain. J'espère pour toi ma grande !
Après s’être changée dans les vestiaires, elle ne perdit pas de temps et rentra immédiatement dans sa salle commune où une fête se déroulait en l’honneur de leur victoire. Elle avait souvent essayé d’éviter ces effusions de joie où l’alcool proliférait C'est so McGonagall :lol: :lol: , mais elle avait remarqué que plus elle repoussait sa venue, plus les élèves étaient agités et l’accusaient en riant de se faire attendre. Là, elle avait une chance de s’éclipser plus rapidement après avoir échangé quelques paroles pour faire bonne mesure. Elle comprenait leur besoin de s’amuser, mais cette habitude ne correspondait pas à sa personnalité et elle n’arrivait pas à se sentir à l’aise au milieu de cet environnement. Alan essayait souvent de la jeter dans la cage aux lions, mais elle arrivait la plupart du temps à lui échapper, au grand dépit de son ami.
Soudain, alors qu’elle grimpait quatre à quatre les marches des escaliers, elle sentit une main l’entraîner dans un recoin. Elle se débattit et tenta de dégager son bras en frappant son agresseur.
- Arrête Minerva ! C’est moi, Lewis ! Aaaaaaah j'écoute !
Minerva s’immobilisa et plissa les yeux afin de distinguer les traits fins du Serpentard.
- Lewis ? Mais qu’est-ce qui te prend ?
Il n’avait toujours pas lâché son emprise sur son bras et Minerva se raidit, sa main prête à plonger dans sa poche où se trouvait sa baguette.
- Qu’est-ce que tu veux ? demanda-t-elle avec méfiance.
- Jedusor, murmura-t-il immédiatement et Minerva sentit son souffle se bloquer dans sa gorge, que sais-tu de lui ? Je suis persuadée qu'il n'est pas méchant, il doit aussi avoir un problème personnel avec lui.
Comme savait-il qu’elle s’intéressait à Jedusor ? Comment était-il remonté à elle ? La main sur son bras se fit pressante.
- Je sais que t’as interrogé Mimi sur lui, tu connais des choses à son propos, tu dois me le dire, continua-t-il avec une voix fiévreuse. Y'a un truc magique, et agréable, ça s'appelle le partage d'info. Tu verras, Lewis, ça met plus en confiance qu'un "tu dois me le dire". tu me tues :lol: :lol:
Elle songea à Jérémy, mort parce qu’il s’était approché de trop près de Jedusor, parce qu’il avait découvert des choses qu’il n’aurait pas dû découvrir. Elle pensa à sa propre enquête, à Alan qu’elle avait mêlé à tout cela. Elle se rappela du regard méfiant et suspicieux de Lewis la nuit où elle l’avait découvert dans les couloirs de Poudlard, toutes ces fois où elle et lui s’étaient croisés devant les toilettes des filles. Elle baissa les yeux sur la main qui enserrait son bras. Alors elle nia.
- Je ne vois pas de quoi tu parles, dit-elle froidement, je ne connais pas ce Jedusor.
- Arrête ça, répliqua Lewis en fronçant les sourcils, je ne vais rien te faire, mais j’ai besoin que tu me donnes les informations dont tu disposes.
- Lâche-moi, Rollin, où je te jure que tu recevras un sort dont tu te rappelleras toute ta vie.
Lewis sembla comprendre qu’elle était mortellement sérieuse mortellement, à ce point? rooh, façon de parler, c'est une expression (on dirait cochyo !) :lol: car sa main se desserra et Minerva en profita pour se dégager brusquement. Elle s’éloigna à reculons, les doigts tremblants, avant de partir à grands pas en direction de sa salle commune.
Elle ne fit pas attention aux appels de son équipe lorsqu’elle débarqua dans la pièce et monta directement dans son dortoir. Elle s’assit sur son lit et ramena ses genoux contre sa poitrine, ses pensées tourbillonnant dans sa tête.
Elle aurait dû être plus discrète. Elle aurait dû arrêter de fouiner dans cette sombre histoire. Était-il possible que Lewis connaisse Jedusor et travaille pour lui ? Après tout, Tom pourrait très bien avoir encore quelques taches à accomplir à Poudlard. Pourquoi sinon rechercher un poste de professeur au château ? Minerva frissonna en songeant au pétrin dans lequel elle s’était mise. Peut-être valait-il mieux mettre son enquête sous silence pendant un moment et faire profil bas. Et dire qu’elle avait entraîné Alan dans tout cela. Il avait eu raison, Lewis manigançait sûrement quelque chose.

***

Depuis l’incident de l’après-match, Minerva ne s’approchait plus du tout de Lewis qui semblait à chaque fois la chercher du regard. Alan avait fini par remarquer son manège ainsi que son angoisse constante et l’avait forcée à révéler ses inquiétudes. Aussitôt, il avait bondi sur ses pieds et s’était écrié qu’il fallait aller voir le professeur Dippet tant d'emportement, on se demande ce que tu fais à Gryffondor. . Mais Minerva avait refusé net.
- Nous n’avons aucune preuve, avait-elle expliqué, nous ne savons même pas si ce Jedusor est coupable de quoi que ce soit.
- Tu as toi-même dit que Dumbledore se méfiait de lui ! Ça doit bien valoir quelque chose non ? avait rétorqué Alan. Jedusor est coupable et une fois qu’on l’aura prouvé, on pourrait inculper Rollin également et peut-être même le faire exclure. Mais pourquoi tu le détestes? :lol: :lol:
- Tu vas trop vite Alan. Si ça se trouve, Rollin est complètement innocent. Et puis, imagine qu’il ne l’est pas et que Dippet le renvoie ? Il se retrouvera en liberté et pourra même rejoindre Jedusor dans ses sombres desseins.
Et alors elle serait encore plus en danger, ainsi qu’Alan. Suite à ces paroles, Alan n’avait pas argumenté et s’était rassis sur le canapé, songeur. Minerva s’en voulait de le mêler à toute cette histoire.
Les cours, le Quidditch ainsi que ses tentatives pour renouer avec son Animagus lui permirent cependant d’occuper son esprit autrement. Lewis n’insistait pas pour la voir et rien d’étrange n’était survenu depuis leur confrontation. Alors qu’Alan souhaitait toujours découvrir les raisons des actes de Lewis, Minerva elle, tentait d’oublier ce qu’il s’était passé. Savoir qu’elle risquait d’être en danger à plus fouiner avait suffi à tempérer ses ardeurs. Elle avait vu ce qui était arrivé à Jimmy. Sitôt qu’il était sorti de Poudlard, il avait été assassiné.
Elle décida de se concentrer momentanément sur son Animagus dont elle s’occupait que de temps en temps quand elle avait des instants de liberté. Aussi, elle s’autorisa des pauses dans son travail et tous les soirs, elle essayait de reconnecter avec lui. ça me rappelle l'apprivoisement du renard par le petit prince "assis-toi là et chaque jour, tu pourras t'approcher d'un peu plus près" belle comparaison Elle commençait à percevoir chaque évolution : son Animagus restait plus longtemps, semblait plus intéressé par ses propos et paraissait plus enclin à communiquer. Jusqu’au soir où, au bout de deux semaines de dur labeur, elle se retrouva dans un recoin de la librairie et le chat refit son apparition, son poil tigré pour la première fois visible aux yeux de Minerva. Ses yeux verts fixèrent les siens, ou du moins rentrèrent en contact avec ses pensées, et Minerva ressentit instantanément la connexion se faire. C’était comme une corde qui se tendait au fur et à mesure et les tiraient l’un vers l’autre. Minerva tendit la main, comme essayant de toucher le chat. Dès le premier contact, elle sentit ses cheveux de la nuque se hérisser, des frissons parcoururent ses bras et son cœur s’accéléra. Elle ressentit des picotements désagréables sur tout son corps et ses membres rapetissèrent douloureusement jusqu’à ce que la table lui paraisse trop haute pour elle. Surprise, elle faillit tomber de sa chaise mais réussit inexplicablement à se rétablir de manière souple. Elle baissa les yeux et se retrouva le nez collé à sa poitrine… tigrée ? Elle tendit les bras devant elle et soudainement, se mit à tomber en avant. C’est en observant son environnement, de couleurs pastel, clairs et flous, qu’elle réalisa qu’elle avait réussi sa transformation.
- Incroyable, murmura-t-elle.
Ou du moins, tenta. À la place, ce fut un miaulement qui sortit de sa bouche :lol: :lol: Mon dieu elle doit être so cute ! ! . Un élève qui passait par là, la remarqua et ouvrit de grands yeux.
- Mais qu’est-ce que tu fais là ? demanda-t-il. Où est ton maître ?
Minerva le trouva stupide de parler à un chat en espérant qu’elle lui réponde :lol: :lol: :lol: Hey moi je parle à mon chat, où est le problème? ah oui moi aussi. "oh MON BEBE D'AMOUUUUUR" oui je suis niaise avec lui, j'assume. Puis, l’élève commença à s’approcher et instinctivement, elle alla se cacher sous la table. Ce qui était ridicule, songea-t-elle, puisqu’elle savait qu’il n’allait pas lui faire de mal. Cependant, son instinct de chat semblait prendre le dessus et quand il tendit la main pour la caresser, elle feula et le griffa. Le garçon poussa un cri de douleur et recula en pestant :
- Que se passe-t-il ici ?
Alertée par le bruit, Mme Pince était apparue comme par magie et les toisait d’un air sévère jusqu’à ce que son regard se fige d’horreur en voyant Minerva.
- Un chat ! tenta-t-elle de hurler tout en chuchotant. Un chat dans ma bibliothèque ? Febbin, sortez-le de là !
- Mais ce n’est pas le mien, protesta-t-il en se tenant la main griffée.
Mme Pince lui jeta un air tellement furibond qu’il finit par obéir tout en déglutissant.
Hors de question que Minerva se fasse éjecter de la bibliothèque ainsi. Tant pis pour ses affaires de cours, elle les récupérerait plus tard. Oh mon dieu la pauvre, c'est tellement gênant :lol: :lol:
Ah l'équipe d'Estelle 8-) Hier c'était trop drôle de regarder l'équipe du soir après la défaite du PSG, leurs tête c'était beaucoup trop drôles.

Elle détala hors de portée des mains de l’élève et, peu habituée par sa nouvelle condition, dérapa et percuta les jambes de Mme Pince. Etourdie, elle réussit à échapper à son coup de pied en titubant et reprit sa course en direction de la sortie Oh mais pauvre chose, ça doit être tellement déstabilisant ... . Tout lui semblait plus grand, plus trouble, plus effrayant, mais un millier d’odeurs lui parvenait aux narines au point de lui faire tourner la tête : le bois, le parchemin, la transpiration ou le parfum des élèves, l’eau et la boue collée aux chaussures, le shampoing à la cannelle d’une fille de Serpentard, l’odeur de l’encre, la cire des bougies, le vernis des tableaux, une bombabouse cachée dans le sac d’un Gryffondor… un chat. Mais ce n’était pas son odeur, plus celle d’un concurrent, un adversaire à chasser du terri… Ah, elle en prend les instincts .... Concentre-toi Minerva ! Elle n’était pas un chat, mais une humaine. Je dirais même plus, tu es une Animagus ! Elle entendit un feulement derrière elle et Minerva vit le chat du concierge la regarder furieusemen C'est pas déjà Miss Teigne? :lol: ttoujours plus, ça lui ferait quel âge en 90 ?? non c'est une autre, surtout que c'est même pas Rusard donc c'est un autre chat aussi. Elle ne mit pas longtemps à comprendre qu’elle n’avait que quelques secondes pour s’enfuir avant qu’il ne la réduise en charpie. Elle pouvait tout aussi bien se transformer à nouveau mais elle ne savait pas comment faire.
Alors elle tourna les talons (les coussinets ? :lol: :lol: ) et s’enfuit dans la direction opposée, l’autre chat poussant des miaulements peu engageants.
Elle slaloma entre les étudiants qui poussaient des cris de surprise en voyant débouler deux félins en pleine course poursuite.
Outre son agacement envers l’autre chat, Minerva pouvait pleinement ressentir les effets de sa transformation : ses foulées étaient longues et souples, ses pattes semblaient voler au-dessus du sol, ses sens étaient accrus au maximum et elle ne pouvait s’empêcher de trouver les humains lourds, patauds et ridiculement maladroits. J'adore comment tu/elle analyse(s) la transformation ! merciii !
Soudain, une odeur qu’elle reconnaissait lui parvînt aux narines : Alan. Elle se tordit le cou et l’aperçut en train de discuter avec une fille de Poufsouffle. Sans aucun remord, elle interrompit leur conversation en fonçant dans les jambes de son ami et en miaulant comme une possédée Oh j'ai des pensées tellement mignonne dans l'esprit mon dieu :lol: :lol: . Alan poussa un glapissement dont Minerva se promit de lui rappeler plus tard et recula contre le mur. Minerva se faufila au niveau de ses chevilles et leva un regard suppliant vers son ami.
- D’où tu sors toi ? demanda-t-il.
Arrêtez de me parler, jamais je ne vous répondrai ! Elle feula à l’attention du chat du concierge et lança un regard insistant à Alan. Celui-ci fit de grands gestes menaçants et le chat finit par s’enfuir.
La fille de Poufsouffle se pencha avec un air attendri.
- Regarde-moi cet adorable chat, minauda-t-elle, ce qui fit cracher Minerva. Ouh, pas très aimable ! Non mais je suis morte :lol: :lol: :lol:
Bizarrement, ce fut ces mots qui semblèrent faire réaliser à Alan qui elle était. Bizarrement hein :lol: :lol: :lol: on se demande pourquoi :lol:
- Oh mon dieu, dit-il d’un air éberlué.
- Quoi ? s’enquit la fille.
Le visage d’Alan se troubla alors qu’il essayait de trouver une excuse. Minerva lui lança un regard d’avertissement mais Alan l’ignora joyeusement.
- C’est le chat errant d’une amie. Malpoli, insupportable, ingrat et en plus il a des puces. Griffe le Minnie.
La fille recula vivement la main et se redressa.
- Oh, eh bien, je te laisse avec ce… chat, alors. A un de ces jours, Alan !
Elle partit, faisant virevolter sa jupe d’uniforme, et Alan s’accroupit face à Minerva qui lui lança un regard furieux, révoltée par ses paroles.
- C’est bien toi Minerva ? demanda-t-il.
Celle-ci hocha la tête et Alan faillit tomber sur les fesses.
- Incroyable… Alors, tu as réussi… Heu, pourquoi ne pas te transformer à nouveau ?
Minerva essaya de hausser un sourcil, dans le sens « A ton avis ? ».
- Tu peux pas, c’est ça ? OK, alors heu… j’imagine qu’il faudrait aller voir Dumbledore c’est ça ?
Bien joué Alan, pensa-t-elle ironiquement. Elle emprunta le chemin et son ami la suivit derrière, légèrement perturbé par la situation. Hey, sois gentille ce n'es pas facile de communiquer avec un chat !
- Et ça fait combien de temps que tu traînes sous cette forme de chat ? s’enquit-il avant de rectifier après avoir reçu un regard de travers : d’accord, donc je parle et tu écoutes ? Pas de souci, les gens vont penser que je suis fou. Tout va bien.
Minerva ne le montrait pas, mais elle était inquiète des conséquences de sa mutation. Et si elle n’arrivait pas à reprendre forme humaine ? Bien sûr, Dumbledore serait de bons conseils, mais elle avait eu tellement de mal pour regagner la confiance du chat qu’elle avait peur d’échouer dans sa transformation.
- Imagine un peu ce que tu pourras faire avec ton Animagus, s’émerveillait Alan. Espionner les gens, sortir des dortoirs la nuit, passer inaperçue… Pas son genre enfin.
Minerva leva les yeux au ciel et ne réagit pas jusqu’à ce qu’ils arrivent au bureau du professeur de métamorphoses. Celui-ci leur indiqua d’entrer et Minerva sentit ses yeux bleus perçants se poser avec inquisition sur Alan puis sur elle. Alan eut un regard embarrassé et Minerva s’avança au centre de la pièce. Fort heureusement, Dumbledore comprit immédiatement de quoi il retournait et Minerva remercia sa rapidité d’esprit.
- Miss McGonagall ?
Dumbledore se leva de son fauteuil et s’accroupit afin de mieux l’observer. Minerva se tortilla, gênée d’être le centre d’attention sous sa forme de chat.
- C’est tout simplement prodigieux, murmura-t-il. Puis il s’adressa à Alan : Vous étiez présent lors de la transformation ?
Alan secoua la tête.
- Je l’ai croisée dans un couloir et nous sommes venus directement. Elle n’arrive pas à reprendre sa forme humaine, ou du moins, elle ne sait pas vraiment comment faire.
Dumbledore se redressa et caressa longuement sa barbe auburn d’un air pensif avant de déclarer :
- Je suis désolé Mr Vendrars, mais il va falloir que votre amie se concentre pour redevenir telle qu’elle était, aussi, je vous prierais de bien vouloir sortir de mon bureau. Mais d’abord, j’aimerais que vous récupériez les affaires de Miss McGonagall. Où étiez-vous miss ? Dans la salle commune ?
Minerva secoua la tête.
- Ah monsieur, sourit Alan, vous ne semblez pas la connaître aussi bien que moi. Elle devait sûrement être à la bibliothèque.
Même si cela lui faisait mal de l’admettre, Minerva acquiesça de manière récalcitrante et Alan ne retînt pas son ricanement. Ils sont tellement adorable, je les aime en amis :lol: :lol: :lol: :lol: tant mieux j'en suis contente ! :D Il ne s’attarda pas et sortit du bureau en quête du sac de son amie.
- Bien, à nous deux Miss McGonagall, fit Dumbledore en se rasseyant derrière son bureau. Quand Mr Vendrars reviendra avec votre baguette nous pourrons nous atteler à votre transformation. C’est tout simplement un processus inverse à celui que vous venez de réaliser. Il faudra visualiser votre corps humain et souhaiter reprendre cette forme. À force d’exercices, vous n’aurez plus besoin de votre baguette. Question : vous croyez que de la même manière, on a plus besoin de la baguette après pour le transplanage? mmmh... pour moi on en a besoin.. je sais pas pourquoi mais selon moi c'est pas quelque chose qui fait partie de toi comme l'Animagus, c'est un sort comme les autres
Minerva acquiesça avec soulagement. Elle ne se voyait pas se trimballer sa baguette dans sa gueule pendant ses balades (ou ses filatures, pour faire plaisir à Alan). Cela ne réglait cependant pas son problème de comment reprendre forme humaine. Dumbledore dut le sentir car il sourit :
- Ne vous en faites pas, vous avez fait le plus compliqué. Je dois dire que je suis très impressionné par votre réussite Miss McGonagall. Redevenir humaine devrait être une facilité pour vous.
Si vous le dites, songea Minerva.
- Je vous enverrai un hibou quand il faudra nous rendre au Ministère pour vous enregistrer, continua le professeur. Il faudra faire vite cependant, car vous êtes désormais dans l’illégalité et si jamais quelque chose arrive et que vous êtes d’une quelconque façon inculpée, vous risquez beaucoup.
Ce n’était pas dans les projets de Minerva de chercher les problèmes, mais elle nota une lueur dans le regard de Dumbledore, comme s’il savait qu’elle avait longuement enquêté sur Jedusor, et qu’elle n’aurait pas dû. Ah cher Albus, vous savez toujours tout. Ce qu’il ne savait pas en revanche, c’était qu’elle avait décidé de prendre une pause dans toute cette histoire. Les évènements prenaient une tournure inquiétante.
Quelqu’un frappa à la porte et Alan entra, le sac de Minerva à la main. Il tendit le tout à Dumbledore qui s’accroupit et plaça la baguette au sol.
- Je vous prie de bien vouloir poser la patte sur la baguette miss, comme si vous essayiez de la prendre.
Minerva obéit maladroitement et attendit la suite.
- Maintenant, songez à votre forme humaine, pensez que votre fourrure se rétracte et que vos membres s’agrandissent. Imaginez votre corps dans votre esprit en souhaitant redevenir humaine.
Minerva se détendit du mieux que possible et imposa à son esprit son corps. L’image de son menton pointu, de ses traits effilés et de son nez autoritaire la firent grimacer mais elle continua Mais non tu es belle <3 . L’esprit du chat commença à s’effacer, acceptant de se mettre à l’écart et de disparaître jusqu’à nouvel ordre. Alors, Minerva sentit ses jambes la picoter et se peau frémir. La transformation était étrangement moins douloureuse dans ce sens, étant donné qu’elle pouvait considérer cela comme un écartèlement, et rapidement, elle gagna en hauteur, sa vision se brouilla et sa seule pensée fut pour ses vêtements et l’espoir que ceux-ci l’aient suivie.
Elle tituba et Alan lui prit le bras afin de la stabiliser. Elle tenait dans la main sa baguette et –Merlin, merci- son uniforme paraissait n’avoir subi aucun changement durant le processus. Oui sinon ça aurait été bien gênant.
Elle jeta un coup d’œil à son ami qui l’observait d’un air éberlué.
- Il te reste une moustache, dit-il.
- Quoi ? s’affola Minerva en portant la main à son visage –qui évidemment, n’avait rien d’anormal.
Alan éclata de rire et Minerva se dégagea en levant les yeux au ciel j'aime vraiment beaucoup Alan, de plus en plus :lol: :lol: . Elle se tourna vers Dumbledore et reçut un coup au cœur lorsqu’elle vit son regard briller de fierté. Elle rosit de plaisir et se tortilla sur place, gênée.
- Félicitations Minerva, congratula-t-il –et elle nota l’usage de son prénom-, vous avez réalisé une magnifique performance que peu de monde, si ce n’est personne, ne peut se targuer d’avoir réussi. J'aime mon chat. Mais je crois que je deviens allergique parce que je viens de la caresser et je dois avoir mis la main à mes lèvres parce qu'elles sont en train de gonfler, ça fait mal. Tu t'en fiches, mais puisqu'on parle de chat :lol: :lol: ah noooon ! dur dur :cry: :cry: non en vrai je m'en fiche pas, je suis allergique aussi mais que si je le caresse et que je me frotte les yeux après, donc j'évite ^^ Ne vous inquiétez pas, plus vous vous entraînerez, plus la transformation sera facile et naturelle. Vous en viendrez à ne plus vous rendre compte des changements opérés.
Minerva soupira de soulagement. Elle ne souhaitait pas passer autant de temps à réfléchir à quelle apparence prendre avant de se transformer.
- Je pense que vous feriez mieux d’aller déposer vos affaires dans votre salle commune et d’aller dîner ensuite, sourit Dumbledore, le buffet est déjà servi.
Les deux amis s’empressèrent d’obéir mais Minerva s’immobilisa, la main sur la poignée. Son père la rabrouerait sévèrement s’il avait été là. Elle se retourna et présenta à son professeur un sourire mi-reconnaissant mi-embarrassé d’avoir presque oublié.
- Merci professeur, dit-elle sincèrement, merci pour tout. Merci de m’avoir offert cette opportunité et de m’avoir fait confiance. Je n’aurais jamais réussi sans vous. Oooooooh
- Je pense que si, répliqua gentiment Dumbledore.
Minerva fit un léger salut de la tête et rejoignit Alan qui l’attendait dans le couloir.
- J’imagine que je te dois des félicitations, fit-il en haussant un sourcil.
Minerva ne répondit rien et Alan reprit son sérieux.
- Vraiment, c’est super ce que tu as fait, et je suis content que tu n’aies pas abandonné.
- Parce que je vais pouvoir espionner tout le monde pour toi, c’est ça ? ironisa Minerva.
Alan ouvrit de grands yeux innocents.
- Eh bien, maintenant que tu proposes si élégamment… :lol: :lol: :lol: :lol: :lol:

***

Ils avaient fini de dîner depuis un moment déjà, et Minerva s’était attelé à quelques révisions, assise dans un sofa de la salle commune. Alan et elle avaient annoncé la nouvelle à Pomona et Filius qui s’étaient retenus d’exploser de joie en pleine Grande Salle.On voit moins Filius :(
Non mais les buts c'est tellement des buts gags, mais c'est incroyable cette affaire. INCROYABLE.
oui c'est vrai que suis désolée je vais faire de mon mieux pour le remettre !
Désormais, Alan se morfondait devant la cheminée, jouant avec les fils de son pull.
- Tu ne veux pas prendre une pause ? gémit-il. Tu la mérites pourtant.
- Non, Alan, répéta-t-elle pour la cinquième fois, le temps consacré à ma transformation m’a empêchée de travailler correctement, je dois rattraper mon retard.
Alan soupira mais ne répondit rien. Il y eut un bref silence, seulement entrecoupé par les crépitements des flammes dans l’âtre. Soudain, Minerva redressa la tête et sentit l’air sous le regard interloqué d’Alan.
- Il va y avoir un orage, annonça-t-elle de but-en-blanc.
- Heu… comment tu sais ça ? s’enquit Alan.
Elle rosit.
- J’ai une furieuse envie de faire ma toilette. :lol: :lol: :lol: :lol: :lol: :lol:
Super chapitre Clem ! J'ai adoré le moment de la transformation, c'était vif, épique et jouissif ! A dans deux semaines :mrgreen:
merci beaucoup beaucoup pour ton commentaire !! je suis contente que ça t'ai plu en tout cas !! Bisouus !
Charmimnachirachiva

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Re: Minerva McGonagall [Harry Potter]

Message par Charmimnachirachiva »

Hum, hum, un chapitre intéressant au niveau des informations...

Me voila rassuré à propos de Lewis :)
L'Albanie, il me semble que c'est là que la dame grise et le baron sanglant sont mort ?!?!...
cochyo

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Re: Minerva McGonagall [Harry Potter]

Message par cochyo »

Au loup au loup ! :D
Tres bon chapitre.
annabethfan

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Re: Minerva McGonagall [Harry Potter]

Message par annabethfan »

Je suis désolée j'ai pas trop le temps de commenter cette semaine, je passe en coup de vent (en vrai je suis en cours d'histoire littéraire mais le prof m'ennuie je préfère lire ton chapitre -et puis je regarde les championnats du monde patinage en même temps, je suis multi-tâche- :lol:) Allons-y pour commenter!
Dumbledore l’entraîna vers l’ascenseur et un sorcier se plia en quatre pour les faire passer avant les autres.
Je me suis littéralement imaginée quelqu'un se plier en quatre :lol:
Jouant avec sa baguette, elle s’amusait à faire voler un oiseau de papier, totalement inconsciente de leur présence
La pauvre :lol: En même temps, comme ils étaient venus la dernière fois, elle pensait plus voir quelqu'un avant dix ans au moins ^^
Eh bah alors Himelda, fit une voix amusée venant d’un box, tu t’es perdue ?
Ca aurait été encore mieux s'il lui avait demandé "qui êtes-vous? Vous travaillez ici vraiment" tellement elle a jamais personne :lol: Mais sinon, j'adore le prénom Himelda, je voulais te le dire ^^
Dumbledore, qui l’avait bien compris, se pencha et, avant qu’elle puisse se carapater, la prit dans ses mains aux doigts fins et la porta jusqu’au bureau. Minerva poussa un miaulement plaintif, entre l’humiliation et la gêne de se faire transporter par son professeur.
Oh mon dieu cette scène :lol: :lol: Tellement drôle et surréaliste à la fois!
Elle avait du sang écossais par Merlin, forcément qu’elle était grande.
Cette fierté nationale ^^
Quatre kilos et deux cents grammes, parfait.
Oh la la quand je pense au poids de mon chat ^^ Elle doit en faire le double :lol:
Un processus dangereux, long, fastidieux. L’intérêt pour beaucoup dans le fait d’être Animagus tient du hors-la-loi.
*Regard intense en direction des Maraudeurs*
Sinon, j'ai adoré le récapitulatif des animagi dans l'histoire ^^ Je connaissais la page sur le wiki mais j'adore justement quand on retrouve tout ça dans les fanfics!
Qu’est-ce qui nous différencie d’eux alors ? Pourquoi chercher compliqué quand on peut faire simple ?
Et bah je me posais la question aussi ^^
Et la réponse de Dumbledore (avec l'exemple du bonbon citron en plus :lol: ) était tellement claire et parfaite!
Par intérêt, répondit-elle tout en louchant sur les statues de chevaliers de pierre qui surplombaient le hall d’entrée.
Oh cette scène était tellement bad-ass dans le film ^^ J'aime beaucoup toutes les petites références que tu fais, c'est toujours marrant de les repérer :)
- Pas besoin d’un recoin sombre pour cacher ton petit corps de maigrichon.
:lol: :lol: :lol: :lol:
Parce que vous être deux et que logiquement vous avez dû grappiller plus d’informations que moi. Ou alors, vous n’êtes tout simplement pas doués.
Je l'aime bien, il a de la répartie et il est pas bête ^^ Toujours louche certes, mais je l'aime bien :lol:
Pas besoin d’être Merlin pour deviner. Il est mort par le sortilège Impardonnable. Il s’est exilé en Albanie, Merlin sait pourquoi là-bas et il y a quelques mois, on nous a ramené son corps.
Question idiote sûrement, mais je sais plus pourquoi l'Albanie était le pays important pour Voldemort? Qu'est-ce qu'il y avait là-bas déjà? ^^
- T’aurais fait une Serpentarde pas trop mauvaise.
Punchline!!
En vrai ça peut-être un bon compliment si on prend leur qualité ^^
Qu’est-ce qu’elle a, madame Pomfresh ? s’enquit-elle avec inquiétude.
Ok c'est encore une fois très louche... et inquiétant. Je me demande vraiment ce qu'elle a...
Elle espérait que ce n’était pas trop grave, mais le visage livide et les yeux vides de la Serpentard ne cessaient de danser devant ses yeux, comme morts
Cette dernière phrase est hyper stylée, vraiment... Angoissante, mais stylée.

Super chapitre Clem :D
Perripuce

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Re: Minerva McGonagall [Harry Potter]

Message par Perripuce »

PtiteCitrouille a écrit :Helloooo Hiiiii

Merci beaucoup pour vos commentaires qui m'ont fait très chaud au coeur !! Je vais y répondre dès que possible, mais là c'est la course pour mes exams finaux, je dois écrire 5 essays en 5 semaines maintenant (ah oui et me trouver un boulot pour cet été) donc j'ai très peu de temps pour moi... Bon courage Clem <3 et aussi je vous l'avoue, je n'ai plus aucune avance sur cette fanfiction dooonc, le prochain chapitre est presque terminé donc il devrait pas y avoir de retard mais pour la suite ça va être extrêmement compliqué, je m'excuse et je vous promets qu eje vais faire mon possible pour maintenir la cadence des deux semaines :? Fais comme tu le sens, comme tu le peux Clem :mrgreen:

En attendant bonne lecture, en espérant que ce chapitre vous plaira !


Chapitre 13 : Explications

C’était la deuxième fois que Minerva se rendait au Ministère en compagnie d’Albus Dumbledore. Les sorciers marchaient de manière tout aussi affairée, le regard fixe et concentré, les notes de papiers volant au-dessus de la tête des gens et l’air bourdonnant de discussions énergiques. Dumbledore l’entraîna vers l’ascenseur et un sorcier se plia en quatre pour les faire passer avant les autres L'avantage d'être une star ahah . Le professeur eut un petit sourire amusé devant le regard ébahi de son élève.
- Je dois reconnaître que ma célébrité a ses avantages des fois. Bah voilà :lol:
Ils sortirent à l’étage traitant des créatures magiques et se rendirent au bureau des Animagus, tenu par la même Himelda Connor que la dernière fois. Jouant avec sa baguette, elle s’amusait à faire voler un oiseau de papier, totalement inconsciente de leur présence. Affalée contre sa chaise, elle avait l’air de s’ennuyer plus que jamais.
- Mme Connor ? appela Dumbledore poliment.
- Oh Merlin tout puissant, souffla Himelda en se redressant alors que l’oiseau partait en fumée. Je… réalisais une expérience. :lol: :lol: :lol: :lol: :lol: :lol:
Minerva cacha un sourire alors que Dumbledore haussait les sourcils et que Himelda s’éclaircissait la gorge avec gêne.
- J’espère qu’elle a été fructueuse alors, dit-il. Nous sommes venus il y a quelques années pour enregistrer un début de processus Animagus.
Himelda Connor évalua les deux du regard.
- Ah oui, je me souviens, vous n’êtes pas nombreux à venir ici La pauvre elle doit être tellement blasée :lol: . C’est pour la petite, c’est ça ?
Minerva prit un air indigné mais n’eut pas le temps de répliquer que Dumbledore prenait à nouveau la parole.
- Pour miss McGonagall, effectivement. Nous sommes venus pour l’inscrire dans le registre.
Himelda s’immobilisa.
-Pour l’inscrire ? Vous voulez dire … qu’elle peut se transformer ?
- Oui je peux, affirma Minerva d’une voix sèche, appréciant peu que la dame l’ignore. C'était déjà comme ça la première fois ahah
Sans doute pensait-elle qu’ils venaient pour annuler la procédure. Himelda cligna trois fois des yeux et considéra Minerva d’un œil inquisiteur, puis Dumbledore, comme pour demander confirmation (ce qui agaça encore plus la jeune fille). Le professeur acquiesça et Mme Connor se mit sur ses pieds, les yeux brillant d’excitation. Elle n’avait sûrement jamais connu autant d’événements depuis le début de son contrat. En vrai elle me fait pitié :lol:
- Suivez-moi, il faut remplir quelques formalités pour vous inscrire.
Elle leur fit signe de passer de l’autre côté de son bureau et Dumbledore poussa légèrement Minerva, l’intimant d’avancer. La Gryffondor obéit et passa une porte qui s’ouvrait sur une grande salle remplie de box de travail où les employés s’affairaient à écrire, analyser, recopier des documents. De hauts lustres étincelants étaient suspendus au plafond et illuminaient les dorures qui serpentaient sur les boiseries des murs. Minerva emboîta le pas à Mme Connor qui ne ralentissait pas l’allure, toute excitée à sa tâche.
- Eh bah alors Himelda, fit une voix amusée venant d’un box, tu t’es perdue ? Comment c'est méchant :lol:
Himelda redressa les épaules et jeta un regard hautain à un homme aux cheveux poivre et sel qui portait une tasse de café à la bouche.
- J’ai du travail Peggins, un client figure-toi.
Le fameux Peggins s’étouffa dans sa gorgée et regarda bizarrement Minerva. Puis Dumbledore apparut et il poussa un cri étranglé. ZBIM :mrgreen:
Himelda s’éloigna en trottinant alors que les deux la suivaient derrière.
- Entrez, dit-elle en désigant une porte sombre toute simple.
Minerva pénétra dans la pièce, avec un simple bureau tout à fait normal à l’intérieur. Mme Connor s’installa sur la chaise et ouvrit un tiroir pour en sortir un carnet vert émeraude qu’elle ouvrit.
- Bien, maintenant que nous y sommes, dit-elle en s’emparant d’une plume. J’ai besoin que vous vous transformiez. Ensuite, nous nous occuperons des papiers administratifs.
La bouche de Minerva eut un tic nerveux.
- Vous voulez que je me transforme ? Tu es un Animagus ma grande il faut bien qu'elle vérifie que tu y arrives
Himelda leva les yeux.
- C’est bien ce que je vous ai demandé. C'est Moldavie France ce soir le stade mon dieu, même le stade de mon village est mieux, au moins on a notre beau moulin le ligne de mire, pas des sortes de HLM.
Minerva jeta un regard angoissé à son professeur. Et si elle n’y arrivait pas ? Après tout, elle n’avait réussi la transformation qu’une seule fois. Dumbledore eut un sourire encourageant.
- Ne vous en faites pas, dit-il, la transformation est intégrée désormais, il suffit juste de vous concentrer. Ma fenêtre est ouverte avec les bruits de voitures et je ne résiste pas à l'envie de vous raconter que mon collègue ce matin le lance "Perrine, ferme les yeux, je vais t'amener aux 24H du Mans" pour me faire une sorte de bruit de voiture dégueulasse bref il m'a bien fait rire toujours.
Minerva hocha la tête. Il était hors de question d’échouer devant Himelda Connor. Elle ferma les yeux et fit le vide dans son esprit, ne se focalisant que sur son Animagus. Très vite, le chat apparut, ses yeux vert émeraude cerclés de fourrure noire. Minerva sentit ses membres se raccourcir et sa vision s’altérer. Le monde devînt plus grand et le bureau bien trop haut, même s’il était très facilement atteignable avec une simple détente.
- Ah, hum, fit la voix de Connor cachée derrière le bureau, je ne vous vois plus.
Eh bien décale-toi J'avoue :lol: :lol: :lol: , songea Minerva qui n’allait certainement pas bouger. Dumbledore, qui l’avait bien compris, se pencha et, avant qu’elle puisse se carapater, la prit dans ses mains aux doigts fins et la porta jusqu’au bureau. Minerva poussa un miaulement plaintif, entre l’humiliation et la gêne de se faire transporter par son professeur. Oh la pauvre effectivement c'est tellement humiliant :lol:
- Excusez-moi miss McGonagall, dit Dumbledore qui semblait grandement s’amuser.
Himelda se pencha, ses yeux marron étudiant avec attention le félin.
- Mmh, donc un chat, très bien, très, très bien.
Elle ouvrit le carnet et trempa sa plume dans l’encrier juste à côté.
- Race : chat de gouttière Tout le monde veut devenir un Cat, parce qu'un chat quand il est cat retoooombe sur ses pattes ! . Fourrure tigrée, pupilles vertes… signe distinctif…
Himelda releva les yeux et scruta attentivement le chat.
- Je pencherais pour les lunettes, intervînt Dumbledore.
- Ah oui, bien sûr. Cercles noirs autour des yeux… Permettez que je vous mesure. ça aussi je trouverais ça gênant, griffe la Minnie.
Elle fit apparaître un mètre de sa baguette et commença à évaluer la taille du chat.
- Ving-six centimètres au garrot, quarante-huit de longueur –grand chat, dis donc.
Les moustaches de Minerva frémirent d’agacement. Elle avait du sang écossais par Merlin, forcément qu’elle était grande :lol: :lol: :lol: La fierté ahah . Himelda fit apparaître une balance et lui demanda de se tenir dessus.
- Quatre kilos et deux cents grammes, parfait. Vous pouvez reprendre forme humaine.
Minerva descendit du bureau avec, ce qu’elle espérait, de la grâce et se concentra sur son corps humain Un chat c'est toujours gracieux :mrgreen: . Elle accueillit avec soulagement le nouveau panel de couleurs qui s’offrait à elle alors qu’elle grandissait au fur et à mesure. Dumbledore lui présenta un sourire approbateur et Himelda reprit la parole et lui montra le carnet dans lequel elle avait écrit une présentation de son Animagus.
- À quoi sert le signe distinctif ? demanda Minerva.
- Au cas où vous deveniez une criminelle, répondit Himelda avec légèreté. Vos cercles noirs sont des signes présents chez aucun autre chat et qui permettront de vous identifier facilement.
Minerva préféra ne rien dire, passant outre le fait qu’elle pouvait être considérée comme une criminelle. Himelda lui fit signe de s’asseoir et trempa à nouveau sa plume dans l’encrier.
- Bien, nom complet je vous prie.
- Minerva Isobel McGonagall.
- Date et lieu de naissance ?
- 4 octobre 1935, à Caithness en Écosse.
Himelda continuait d’écrire tout en marmonnant :
- Début de procédure : 28 novembre 1950, fin de procédure : 2 décembre 1952. Parfait, je vais vous demander une signature en bas de votre dossier. Elle a mis deux ans quand même.
Minerva prit la plume que lui tendait Mme Connor et jeta un coup d’œil à ce qu’avait écrit l’employée. Tous ses détails avaient été inscrits à côté de la description de son Animagus. Au-dessus, se trouvait une liste des autres Animagus existants, mais peu avait été écrit à leur propos.
- Ces Animagus ont été enregistrés post-mortem, expliqua Himelda en la voyant regarder les noms. Le registre n’existait pas encore à leur époque.
Elle pointa le premier nom, Falco Aesalon.
- Cet homme est considéré comme le premier Animagus au monde. Il nous vient de la Grèce Antique et avait la capacité de se transformer en faucon. D'où le fait qu'il s'appelle Falco je suppose.
Son doigt descendit légèrement sur la page.
- Ensuite, nous vient Cliodna, une druidesse de l’Irlande du Xème siècle. La mouette était son Animagus. Puis évidemment, la Fée Morgane, dont on ne connaît pas la race de l’oiseau dans lequel elle prenait forme Un jour quand j'aurais la foi, j'écrirais sur la légende Arthurienne - et sur Morgane, bon sang je rêve d'écrire sur Morgane. Voilà, petite réflexion du jour. . Sa provenance et ses dates sont également assez floues, bien qu’on la situe en Grande-Bretagne dans les années 1100. Pardon je regarde l'équipe d'Estelle en même temps et t'a une caricature "Kilian [MBappé], qu'est-ce que ça vous fait d'être plus connu que le pays que vous affronter?" c'est si méchant pour ces pauvres moldaves.
Deux autres noms s’affichaient plus bas. Lisette de Lapin, une sorcière française née en 1417 et capable de se transformer en lapin Non sans déconner :lol: . Et enfin, en 1472, un certain Morrigan, un irlandais dont l’Animagus était un corbeau. C'est pas une déesse Morrigan?
- Pourquoi y a-t-il si peu d’Animagus dans le monde ? demanda Minerva.
Himelda croisa ses mains.
- Un processus dangereux, long, fastidieux. L’intérêt pour beaucoup dans le fait d’être Animagus tient du hors-la-loi. Le suivi par le Ministère et la condamnation pour Azkaban en cas de fraude en découragent certain qui ne voient plus la peine de se donner tant de mal alors qu’ils peuvent prendre l’apparence d’un animal d’un simple coup de baguette. De plus, le faible nombre d’Animagus empêche l’enseignement pour en devenir un. Il est extrêmement difficile d’entreprendre le processus tout seul, si ce n’est impossible à votre âge. Vous avez eu la chance d’avoir été l’élève d’Albus Dumbledore. Ce qui montre à quel point elle peut être exceptionnelle.
Minerva hocha la tête, bien consciente de l’opportunité qui s’était offerte à elle. Dumbledore se racla la gorge alors qu’elle signait rapidement le registre.
- Je crois qu’il est temps pour nous de rentrer à Poudlard.
Himelda sembla déçue, elle qui avait enfin une activité dans son travail. Minerva se leva et Mme Connor reprit la tête du trio.
Lorsqu’ils reprirent l’ascenseur, Dumbledore baissa les yeux sur son élève.
- Vous voici donc officiellement une Animagus. Félicitations.
Minerva eut un petit sourire, mais une question lui trottait dans la tête et elle en fit part à son mentor.
- Professeur, Mme Connor a parlé des sorciers qui ne voyaient pas l’intérêt d’être Animagus puisqu’on pouvait se transformer d’un coup de baguette. Qu’est-ce qui nous différencie d’eux alors ? Pourquoi chercher compliqué quand on peut faire simple ? Parce que tu es une puissante sorcière Minerva, tu cherches l'excellence !
Dumbledore prit quelques secondes pour répondre. L’ascenseur s’arrêta et ils sortirent dans le hall principal.
- Miss McGonagall, si je vous proposais un bonbon au citron et un bonbon aux arômes de citron, lequel choisiriez-vous ?
- Celui au citron…
- Pourtant les deux sont au citron. Pourquoi celui-là ?
- Ils sont peut-être au citron, mais ils sont différents, se défendit Minerva. L’un est naturel, l’autre artificiel. J'aime beaucoup cette comparaison.
Dumbledore eut un sourire.
- C’est exactement la même chose avec les Animagus et la transformation en animal. Ce dernier est temporaire et demande une grande maîtrise pour garder ne serait-ce qu’une griffe réaliste. La grande majorité ne se contentera que de prendre une forme assez crédible pour tromper le commun des sorciers mais un œil averti ne se laissera pas avoir. Le sorcier ne gagnera pas les capacités de l’animal : ni agilité, ni odorat, ni vision. Pour en revenir à notre métaphore des bonbons, ce type de transformation n’est qu’un arôme de ce qu’un Animagus acquiert : une mutation naturelle entre l’homme et son Animagus, les aptitudes de l’animal tout en gardant un cerveau humain, la possibilité de rester un temps indéfini sous la forme Animagus –même si je vous le déconseille, certaines études tendent à penser que les instincts animals peuvent déteindre sur le sorcier. Sans oublier la prouesse technique évidemment, un peu d’orgueil ne fait jamais de mal ! Prenez mon bras, miss.
Minerva obéit et ils transplanèrent, réapparaissant devant les grilles de Poudlard.
- Vous comprenez ce que je veux dire ? fit Dumbledore en pénétrant dans l’enceinte.
Minerva hocha la tête.
- Je crois professeur, et je pense pouvoir vous dire que mon choix se porterait toujours sur les bonbons au citron.
- C’est bien ce que j’espérais ! sourit Dumbledore J'aime beaucoup l'explication et trop bien qu'elle doit Animagus maintenant hiiiii

***

- Je ne pensais pas que le professeur Dumbledore ferait autant preuve de favoritisme envers ses élèves.
Minerva leva les yeux au ciel, sachant très bien qu’Alan aimait la taquiner sur le professeur de métamorphoses et son affection pour elle.
- Je pourrais dire la même chose avec Slughorn et toi, répoliqua-t-elle. Il est même pire.
Le professeur de potions avait pris l’habitude d’avantager ses étudiants préférés en leur donnant quelques indices sur les potions est-ce qu'il fait déjà ses petits soupers? Alan y est-il invité? En fait maintenant que j'y pense aucun prof de Potion n'est partial :lol: :lol: . Alan en faisait partie, et bien qu’il ne le dise pas, il en devenait légèrement ennuyé. Il disait ne pas avoir besoin de Slughorn pour terminer correctement sa potion et qu’à l’examen, il ne serait pas derrière à lui indiquer quoi faire.
- Tu crois qu’on peut animer n’importe quel objet avec la magie ? demanda-t-elle en songeant au dernier cours de métamorphoses qu’ils avaient eu.
Alan haussa les épaules.
- Je ne sais pas, pourquoi ?
- Par intérêt, répondit-elle tout en louchant sur les statues de chevaliers de pierre qui surplombaient le hall d’entrée Est-ce que c'est une référence au 7? Dans le film cette scène m'a tuée :lol: :lol: :lol: .
Alan suivit son regard et il eut un rire incrédule.
- Attends, à quoi tu penses avec ces statues ?
- Cela pourrait être intéressant de les actionner. Seraient-elles animées d’une vie propre ou obéiraient-elles aux ordres du conjureur du sort ? J'espère qu'elles vont t'obéir :lol:
- Je n’en ai aucune idée, dit Alan en secouant la tête, mais ce que je sais c’est que ça m’a l’air bien compliqué pour de simples étudiants. Et puis, pourquoi t’aurais besoin de faire ça ?
Minerva n’eut pas le temps de répondre qu’une main se posa sur son épaule. Elle se retourna et sentit un frisson remonter sa colonne vertébrale en reconnaissant Lewis Rollin.
- Je t’en prie, il faut qu’on parle, dit celui-ci avec un air sérieux.
- Et pourquoi on devrait ? répliqua Alan en plissant les yeux. La dernière fois que tu as vu Minerva c’était pour l’agresser.
Un éclair d’étonnement passa dans les yeux de Lewis avant qu’il ne rougisse d’embarras. Il se tourna vers Minerva avec une expression heurtée.
- C’est vraiment ce que tu penses ? QUIPROQUO. C'est TOUJOURS un quiproquo

Bon je reviens après une longue pause (ma mère a invité je sais pas combien de personne j'ai dû aider à préparer et évidemment être présente (et présentable cette blague) et j'ai passé les quarante cinq dernière minutes cachée sur la passerelle au dessus de mon salon avec vue sur la télé et le match - parce que mon petit frère squattait la mienne grrr. Du coup tu vas maintenant avoir le droit à mes légendaires commentaires de match, ça risque d'être tranquille on mène 3-0.

Minerva croisa les bras et releva le menton. Bien qu’il soit un an plus jeune qu’elle, il arrivait presque à atteindre sa taille, ce qui était un sacré exploit étant donné ses gênes écossais.
- Qu’est-ce que tu veux, Rollin ?
Lewis jeta un coup d’œil à Alan, peu certain de pouvoir parler devant lui.
- Je ne pars pas, fit sèchement celui-ci et Minerva acquiesça. quelle solidarité ahah c'est beau.
Lewis soupira puis jeta un coup d’œil autour de lui.
- Très bien, mais pas ici alors, allons dans un endroit calme.
Alan ricana.
- Ouais, dans un recoin sombre pour cacher nos corps. :lol: :lol: :lol:
Lewis cligna des yeux avant de reprendre ses esprits.
- Pas besoin d’un recoin sombre pour cacher ton petit corps de maigrichon. J'ai déjà fait part quelque part de mon amour inconsidéré pour Antoine Griezmann?
ET DD IL A REFAIT SES DENTS ça va tellement mieux :lol: :lol:

Alan protesta mais Lewis prenait déjà la direction des cachots. Minerva réfléchit durant de brèves secondes avant de souffler à son ami :
- On est à Poudlard et nous sommes deux…
- Y a peut-être une embuscade pas loin. Dis, tu me trouves vraiment maigrichon ?
- Ouais, répondit franchement Minerva, mais entre maigrichons, on peut bien battre un Serpentard plus jeune, non ? Cette team de maigrichon olallala ils me tuent :lol: :lol:
Elle n’attendit pas la réponse de son ami et emboîta le pas de Lewis, la baguette à portée de main. Derrière elle, elle entendit Alan la suivre en maugréant dans sa barbe. Il arrêta dès qu’il vit Lewis les regarder s’approcher, immobile. Minerva vit son ami jeter un coup d’œil en arrière et Rollin renifla d’agacement. Elle se posta à distance respectueuse et demanda :
- Pourquoi ici ? J’aurais préféré un endroit neutre pour discuter, pas une zone serpentarde.
- C’est le seul lieu au château où tu ne trouveras pas de portraits pour écouter, expliqua Lewis en la regardant droit dans les yeux. Pas con.
MBappé ça se voit trop qu'il veut avoir son but pour participer à la fête ahah
OK je suis désolée mais y'a mon amour de Pavard, dès qu'ils prononcent son nom dans ma tête ça gueule "SECOND POTEAU PAVAAAAAARD"

Minerva ne broncha pas et le fixa en retour jusqu’à ce qu’Alan demande la raison de leur venue.
Lewis détourna le regard au grand plaisir de Minerva, plaisir qui s’effrita lorsqu’elle entendit la réponse, même si elle n’avait jamais eu de doutes à propos de la conversation qu’ils allaient entretenir.
- Je dois parler de Jedusor avec McGonagall, je n’ai pas envie de tout t’expliquer à son sujet alors…
- Mais je suis au courant de tout, coupa Alan avec un petit sourire. Je t’en prie, on attend. Mais je les aime tellement à deux ils sont chou
'touche obtenue par Raphaël Umtiti ..." "Euh Grégoire, Samuel Umtiti non?" eux aussi c'est un duo que j'aime.

Lewis jeta un regard incrédule à Minerva.
- Tu lui as dit ?
- C’est mon ami et son aide m’est précieuse. Tu devrais essayer un jour d’ailleurs.
Lewis haussa un sourcil.
- Peu importe, tu m’as affrimé l’autre jour que tu ne savais rien de lui. Ton pote Vendrars vient d’insinuer le contraire.
Alan murmura un « désolé » mais Minerva ne lui en tînt pas rigueur. Elle voulait savoir pourquoi Rollin s’intéressait autant à Jedusor et cette discussion allait enfin répondre à ses questions. COMMUNICATION ENFIN.
- J’ai besoin que tu me dises ce que tu… vous savez à propos de ce Jedusor.
- Et pourquoi tu ne nous dirais pas toi, ce que tu sais à son sujet ? répliqua Minerva.
- Parce que vous être deux et que logiquement vous avez dû grappiller plus d’informations que moi. Ou alors, vous n’êtes tout simplement pas doués. TAC TAC TAC ça attaque fort là.
Minerva sentit Alan se gonfler d’indignation et elle preféra parler avant qu’il ne décide d’avouer toutes les infos dont ils disposaient.
- Et pourquoi on te ferait confiance ? Tu travailles peut-être pour Jedusor.
Lewis plissa les yeux et Minerva sut qu’elle avait touché une corde sensible.
- Travailler pour cet infâme… ? Jamais. Infâme quoi? :lol:
Ah. Donc une vendetta personnelle, songea Minerva en analysant le visage de Lewis.
- Il semblerait qu’aucun de nous ne dise quoi que ce soit dans ce cas, dit Minerva. De toute façon, Alan et moi avons ce dont nous avons besoin à propos de Jedusor, alors…
Elle sentit Alan tiquer à ses côtés mais à son grand soulagement, il ne réagit pas.
- Viens Alan, rien ne peut nous être utile dans cette discussion, mentit-elle en tournant le dos à Lewis.
Alan l’imita, toujours incertain de la conduite à tenir. Ils eurent le temps de faire quelques pas avant que la voix de Lewis ne leur parvienne à nouveau :
- Attendez.
Minerva cacha un sourire et se retourna en dressant un sourcil. J'imagine tellement la scène je l'adore :lol:
Lewis avait les mains plongées dans ses poches et évitait leur regard.
- Je vais vous dire pourquoi je fais ces recherches. Mais en échange, vous devez me promettre de tout me révéler également. Y'A PENO LAAAAA MONTREZ MOI LA VIDEO MBAPPE IL FAIT UN VOL PLANE NON MAIS OH.
Bon tacle réglementaire OK je me calme.

Minerva fit mine de réfléchir, histoire de bien lui faire comprendre qui détenait le pouvoir dans leur négociation.
- Ça marche, finit-elle par dire.
Lewis soupira, semblant chercher ses mots longuement. Minerva finit par lui demander :
- Comment as-tu entendu parler de Jedusor ?
- Comme toi j’imagine, répondit-il de manière raide, le bouche à oreille chez les Serpentard…
- Pas de mensonges, Rollin, coupa-t-elle les bras croisés. Tu es bien trop impliqué dans cette histoire pour t’y intéresser par simple bouche à oreille. Et je te rappelle que tu es celui qui a besoin de réponses, alors si tu continues de nous mentir comme ça, nous partons.
Lewis eut un soupir de dépit.
- Très bien. Mon frère aîné était un ami de Jedusor. Huuum ...
Minerva sentit Alan tiquer à ses côtés et elle-même dut se forcer à rester impassible.
- Proche ami ?
- Tout dépend de ta définition du mot ami. Jedusor en avait une conception assez… particulière.C'est cool qu'ils aient ces considérations effectivement.
- Particulière comment ? continua de demander Minerva.
Lewis se passa une main dans les cheveux.
- Dans le sens où Jedusor prenait, prenait sans jamais donner C'est une excellente définition effectivement. C'est beau. . De ce que j’ai compris d’après les dires de mon frère, c’était une relation empoisonnée. Tant que tu as quelque chose à lui offrir, tu restes dans ses grâces, mais une fois que c’est terminé… tu ne sers plus à grand-chose et il te lâche. Qu'est-ce qu'il s'et passé? :(
Sans aucune surprise, le tableau que lui brossait Lewis n’étonnait guère Minerva et ne rajoutait qu’à l’horreur du personnage. À ses côtés, Alan écoutait en silence mais elle était certaine que son cerveau tournait lui aussi à plein régime, essayant de distinguer le lien qui unissait Lewis à Jedusor. Certes, le frère agissait comme pont entre les deux, mais rien n’expliquait le soudain intérêt du cadet pour le mystérieux Serpentard.
- Et ensuite ? s’enquit Alan.
- Le reste est peu flou pour moi, avoua Lewis. Durant sa dernière année d’étude, mon frère est devenu agité, plus secret et plus renfermé. Dernière année. Qu'a fait ce cher Tommy?
"Mais Umtiti a fini par casser la démarche" Non mais Grégoire non NON NON maintenant je vais l'avoir dans la tête !
Oh ce cher Ngolo tu es si fort je t'aime si fort, tu es petit, tu es gentil, tu as stoppé Leo Messi <3

Il se tut un bref moment, une lueur blessée traversant brièvement son regard.
- Nous… nous avons toujours été proches et d’un seul coup, il s’est mis à m’éviter. C’était forcément à cause de ce Jedusor. À la fin de ses études, il a abandonné la magie, il est parti et a dit qu’il ne pouvait plus rester en Angleterre, que ça valait mieux pour tout le monde. Il a carrément abandonné la magie? Pour laisser le moins de traces possibles? Hum, je me demande ce que tu nous concoctes avec les Rollins ...
- Où est-il maintenant ?
Le visage de Lewis s’assombrit encore plus.
- En Angleterre.
Alan cligna des yeux.
- Je croyais…
- Son corps a été rapatrié. C'est si triste ....
Minerva ouvrit de grands yeux pendant que son meilleur ami pâlissait.
- Comment est-ce arrivé ? demanda-t-elle prudemment.
Lewis serra la mâchoire et darda un regard incrédule sur elle.
- Pas besoin d’être Merlin pour deviner. Il est mort par le sortilège Impardonnable. Il s’est exilé en Albanie. L'Albanie. L'ALBANIE. C'EST TOUJOURS L'ALBANIE. , Merlin sait pourquoi là-bas et il y a quelques mois, on nous a ramené son corps.
Ce frère avait dû être vraiment terrifié pour s’exiler dans un pays aussi reclu de l’Europe, songea Minerva.
- Jedusor est forcément lié à son assasssinat, conclut Lewis.
Minerva ne dit rien. S’il disait vrai, alors Tom était bien plus qu’un simple meurtrier. Assassiner une née-moldue, un jeune homme qui enquêtait sur lui et un autre qui s’était exilé par peur n’étaient pas de simples victimes collatérales mais faisaient sûrement partie d’un plan plus large et méticuleusement préparé. Minerva frissonna de malaise et de crainte mêlée.
- Il reste quelque chose que je ne comprends pas, dit-elle tout de même. Pourquoi est-ce que tu nous suivais ?
Lewis la regarda d’un air interloqué.
- Je ne vous suivais pas.
- Pourtant tu traînais tout le temps vers les toilettes des filles, répliqua Alan.
- Trois fois, précisa Minerva.C'est pour Mimiiii
Lewis fronça les sourcils.
- Deux fois, tu veux dire. Je ne vous ai croisés que deux fois.
- Certes, admit Minerva, mais je t’ai vu y retourner un soir, tu étais seul.
La lumière sembla se faire dans l’esprit de Rollin alors qu’il plissait les yeux dans sa direction.
- C’était toi qui était là, n’est-ce-pas ?
- Et tu n’avais pas l’air serein d’être suivi, acquiesça Minerva avec un sourcil dressé.
- Evidemment, quand tu enquêtes sur Tom Jedusor, il faut bien être méfiant continuellement. Toi-même tu es bien placée pour le savoir, étant donné que tu me prenais pour un agresseur. Des Quiproquos. Always.
- Tu étais toujours comme par hasard dans les parages quand nous enquêtions, se défendit Minerva, j’avais mes raisons. Pourquoi les toilettes des filles, Rollin ?
Lewis haussa les épaules.
- Pour les mêmes raisons que vous, j’imagine.
Minerva ne fit pas mine de vouloir continuer à sa place. Ils avaient passé un accord, il allait le respecter et raconter tout ce qu’il savait. Lewis sembla le lire dans son regard car il continua, un soupir au bord des lèvres.
- Mimi Geignarde BAH VOILA . Quand j’ai voulu l’interroger, vous sortiez tout juste de ses toilettes, et ça m’a intrigué. J’ai pensé à une coïncidence, mais je vous ai revus une seconde fois dans les parages. J’ai commencé à poser des questions au fantôme, mais elle a trouvé ça louche d’être interrogée sur le même sujet à un si proche intervalle. Elle a dit que vous lui aviez parlé de Jedusor, de sa mort. Elle n’a rien voulu me dire plus.
- Et la fois où tu étais seul alors ? demanda Minerva.
- J’y retournais, en espérant que cette fois, elle répondrait à mes questions. Je n’ai pas pu en retirer grand-chose. Elle n’accuse pas Jedusor évidemment, mais je suis certain qu’il est mêlé à tout ça, tout comme il est mêlé à la mort de mon frère.
- Tu te rends compte que tout cela est basé sur des soupçons, releva Minerva.
Elle avait des raisons d’approuver ses paroles, mais elle-même doutait de pouvoir un jour trouver des preuves contre le Serpentard.
OK JE VIENS DE ME RENDRE COMPTE QUE LE CHAUFFEUR DE CAMION QUI M'EST RENTRE DEDANS EST MOLDAVE, LES GARS POURQUOI VOUS N'AVEZ MIS QUE TROIS BUTS? IL FAUT LES ACHEVER LA ALLEZ ALLEZ
- C’est mon problème, répliqua Lewis. En attendant, vous devez respecter notre accord.
Minerva jeta un coup d’œil à Alan. Elle ne souhaitait pas parler de Jimmy. Elle n’avait encore aucun lien tangible entre la mort de Mimi Geignarde et celle de son ami.
- Mimi Geignarde est morte dans les toilettes des filles, juste après avoir croisé des yeux jaunes. Un garçon parlait dans une langue étrange également, mais elle n’a pas été capable de reconnaître la voix. Elle avait peur de Jedusor et ne se sentait pas en sécurité avec lui dans les parages.
Minerva se tut et Lewis haussa lentement les sourcils.
- C’est tout ?
- C’est tout ce qui est intéressant dans l’histoire. Je n’ai moi aussi que des soupçons, pas de preuves.
Lewis resta silencieux un long moment et Alan se trémoussa, mal à l’aise. Minerva non plus n’en menait pas large, après tout, il avait plus donné qu’elle.
- Tu m’as embobiné, n’est-ce pas ? finit-il par dire. Elle cache une partie de la vérité ce n'est pas la même chose.
Minerva le regarda avec un faux air d’incompréhension.
- Toi aussi tu étais en manque d’informations.
- Peut-être, répondit Minerva avec un air indéchiffrable.
Lewis la considéra un moment, mais au lieu de se sentir floué et de s’agacer, il eut un petit sourire en coin.
- T’aurais fait une Serpentarde pas trop mauvaise. Elle aurait été dans toute les maisons :lol: :lol: :lol:
Il les dépassa et partit sans un mot hors des cachots. Minerva et Alan le suivirent du regard avant que celui-ci dise :
- C’était censé être un compliment ? Qui sait?
Minerva haussa les épaules.
- Les Serpentards sont rusés et malins, je le prends effectivement comme un compliment.
- La ruse, la ruse, fit Alan, c’était limite réglo ton affaire quand même. :lol: :lol: :lol:
- Peut-être, mais on a obtenu ce qu’on voulait non ? Pas beaucoup d’informations, mais on sait maintenant que Rollin ne représente pas une menace. Qu’il se concentre sur sa vendetta personnelle, nous on va chercher plus loin.
Alan la regarda longuement.
- T’es vraiment sûre que tu n’es pas également en train de te venger, Minerva ? T’es sûre de ne pas faire ça pour Jimmy ? Excellente réfléxion mon cher Watson.
*Frappe de Pavard* Bixente - C'est pas "second Poteau Pavard celle là !" :lol: :lol:

- Bien sûr que non, répliqua-t-elle en pinçant les lèvres. Je te parle de stopper anglicisme un possible criminel, ou de le dénoncer avant qu’il ne continue. Je te rappelle que Dumbledore aussi s’en méfie.
- Donc si je comprends bien, si Jimmy était encore vivant, tu enquêtrais quand même ?
- Sauf que Jimmy est mort, Alan ! Ça n’a pas entièrement à voir avec lui. C'est pas un peu contradictoire.
Minerva s’éloigna, les épaules tendues. Tendues, parce qu’au fond, elle ne savait pas si Alan avait raison ou pas.

***

Minerva se dirigeait vers son dernier cours avant les vacances, l’arithmancie. Alan était parti en divination, matière qu’elle avait abandonnée très rapidement pour des raisons évidentes. ça me surprend même qu'elle ait pris Divination.
Elle ne cessait de songer aux propos de son ami ainsi qu’à la discussion avec Lewis, quelques jours plus tôt. Jimmy était-il la seule raison pour laquelle elle se lançait dans une enquête sur Jedusor ? En tout cas, il était bien l’une des principales pistes, avec Mimi Geignarde. Elle ne s'y serait pas intéresser autant si Jimmy n'était pas mort je pense ...
J'ai trop envie d'aller à l'expo Toutakhamoooon argh. Il faudrait que je regarde.
Mais les deux étaient des fils que Minerva ne parvenait pas à connecter, il manquait un bon nombre de pièces du puzzle et cela la menait à croire avec frustration que la mort de Jimmy n’avait rien à voir avec Jedusor. Hum moi je ne suis pas sûre ...
Grizou quel match ça me fait si plaisir de le voir comme ça <3

Un fracas la sortit de ses pensées et elle vit une fille un peu plus loin se tenir la tête avec fatigue. Ses affaires étaient éparpillées au sol mais elle ne faisait pas mine de les récupérer, une main sur le front, l’autre contre le mur. Minerva reconnut les cheveux noirs de Cora Greengrass, et elle s’approcha pour l’aider. La Serpentarde l’aperçut et grogna tout en se penchant sur ses manuels.
- Ça va, c’est bon, je n’ai pas besoin de ton aide.
Elle ramassa rapidement ses affaires d’une main que Minerva ne manqua pas de trouver tremblante et se redressa. Minerva s’apprêtait à la laisser tranquille quand soudain, après deux pas, Cora poussa un faible gémissement et s’adossa lourdement au mur, le teint pâle. Oh chérie qu'est-ce qu'il t'arrive?
- Greengrass, appela Minerva, ça ne va pas ?
Pas de réponse, et Minerva remarqua une fine goutte de sueur glisser sur sa tempe et sur sa peau blême. Les quelques tâches de rousseurs sur le nez en trompette de la Serpentard semblaient même ressortir encore plus que la normale.
- J’ai l’air en pleine forme selon toi ? maugréa Cora en fermant les yeux. Non justement c'est ce qui est étrange.
Wesh non pas Thauvin, je veux pas qu'il rentre.

- Je t’emmène à l’infirmerie, décréta Minerva en voyant son état.
Elle la prit par la taille mais Cora la repoussa aussi férocement que possible, autant dire faiblement.
- Je peux me débrouiller seule, merci bien.Visiblement, non.
Elle tituba sur quelques mètres avant que ses jambes ne se mettent à trahir sa faiblesse. Minerva décida de la rejoindre et de la guider en dépit de ses protestations.
Quand elles arrivèrent à l’infirmerie, Cora avait arrêté de gesticuler et s’appuyait volontiers sur l’épaule de Minerva, le front brillant de sueur, les lèvres blanches et les yeux hébétés et luisant de fièvre. Entre Alexia chez Anna' et Cora chez toi ...
Madame Pomfresh, leur nouvelle infirmière depuis la rentrée, leva la tête à leur approche. Etrangement, elle sembla immédiatement comprendre de quoi il retournait car elle arracha la Serpentarde des bras de Minerva et l’allongea dans un lit. Puis elle alla prendre quelques potions dans sa réserve tandis que Minerva tentait de lui expliquer ce qu’il s’était passé.
- Je sais miss McGonagall, vous avez bien fait de l’amener ici. ELLE EST MALADE WHY
Cora était désormais dans un sommeil agité et une potion entreprit de la calmer un peu, mais à l’air navré de l’infirmière, Minerva déduisit qu’elle ne pouvait rien faire de plus.
- Qu’est-ce qu’elle a, madame Pomfresh ? s’enquit-elle avec inquiétude.
L’infirmière lui jeta un regard bleu perçant derrière ses lunettes à fine monture et ne répondit rien. Minerva comprit que ce n’était pas ses affaires et qu’elle devait se rendre à son cours et la laisser travailler en paix. Ah bah tiens, on a justement l'Albanie dans notre groupe. Pardon.
Durant toute l’heure, elle songea à Cora, clairement malade mais qui avait refusé son aide par deux fois, ainsi qu’à Madame Pomfresh, avec qui elle semblait partager un secret sûrement médical. Elle espérait que ce n’était pas trop grave, mais le visage livide et les yeux vides de la Serpentard ne cessaient de danser devant ses yeux, comme morts.
C'est joyeux comme fin dis donc.
Mais sinon c'était un super chapitre Clem <3
PtiteCitrouille

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Re: Minerva McGonagall [Harry Potter]

Message par PtiteCitrouille »

Bonsoir bonsoir !

Je sais que je poste le matin d'habitude, mais là, j'ai élu domicile à la BU, y mettre un sac de couchage me serait bien utile! Bref, j'ai pu finir le chapitre cette semaine, il est plus long que d'habitude, j'espère que ça vous plaira!
Merci à tous pour vos commentaires ! J'y réponds juste après! :D

On arrive à la partie moins sympa, je n'ai plus de chapitres d'avance désormais. Et avec tous mes essays que je suis en train d'écrire, je n'aurais pas le temps de continuer la fanfiction pendant mon Erasmus. Je préfère reprendre mon avance dans les prochaines semaines ainsi qu'à mon retour à la mi-mai et ensuite me remettre à poster. Je sais que c'est pas l'idéal et que ça peut être décevant de devoir attendre pour vous et j'en suis désolée. J'espère que vous comprendrez cette pause!

Sinon, je vous souhaite une bonne lecture et on se retrouve pour un nouveau chapitre dès que possible !


Chapitre 14 : Noël à Caithness

- N’espère pas trop Minerva, ils ne vont pas gagner la coupe de la ligue cette fois-ci.
Minerva mit moqueusement son index sur les lèvres pour faire signe à sa mère de se taire.
- Les Pies de Montrose ont amplement le niveau, répliqua-t-elle néanmoins, le regard concentré sur la radio qui trônait sur le bureau.
Minerva et sa mère Isobel étaient toutes les deux rassemblées dans sa chambre, écoutant le match de Quidditch opposant les Pies de Montrose aux Faucons de Falmouth. L’issue indiquerait quelle équipe volerait en finale pour tenter de remporter la coupe de la ligue qui se voyait affronter chaque année les équipes anglaises, écossaises et irlandaises. Le gagnant obtenait le droit de participer au championnat européen qui avait lieu tous les trois ans. Les Pies de Montrose étant une équipe d’origine écossaise, Minerva en était une fervente supportrice et comptait bien sur leur victoire. Du côté de sa mère en revanche, ce n’était pas la même histoire puisqu’elle encourageait le club de Flaquemare qui malheureusement pour elle, avait perdu durant les tours éliminatoires.
- Peut-être, admit Isobel avec un fin sourire, mais même si les Pies de Montrose gagnent ce match, l’équipe devra affronter les Chauves-souris de Fichucastel qui je le rappelle, ont gagné la ligue dix-huit fois et ont déjà été champions d’Europe.
Minerva haussa les épaules. Son équipe en était à quinze victoires de coupe de ligue et elle était certaine que leurs succès ne feraient qu’augmenter.
- T’es juste jalouse parce que le club de Flaquemare n’a même pas atteint les quarts, ricana Minerva en guise de défense.
Isobel grimaça.
- Certes, j’ai comme l’impression qu’ils s’essoufflent un peu, mais ça peut également être une erreur de parcours.
- C’est ça, justifie toi, railla Minerva en haussant un sourcil.
Isobel pouffa et Minerva lui jeta un bref coup d’œil. Cela faisait longtemps qu’elles n’avaient pas eu un moment pour elles toutes seules. Leur relation avait été souvent basée sur des incompréhensions où elles ne parvenaient pas à être sur la même longueur d’onde et les moments intimes s’étaient faits rares. Minerva s’était souvent plus sentie proche de son père, parce qu’il était un homme beaucoup plus posé, beaucoup plus calme. Sa musique avait bercé son enfance et ses contes traditionnels écossais avaient construit ses origines. Heureusement le Quidditch, à défaut d’intéresser pleinement son père, consistait en un terrain familier avec sa mère, une connexion avec le monde magique qui permettait à la fois à Isobel de se rapprocher de sa fille mais également de ne pas lui faire oublier ses racines.
- Et le score est désormais de 110 à 80 pour les Faucons de Falmouth, les Pies de Montrose reviennent à la charge cependant avec une rapide montée de balle… le capitaine rapporte dix points à son équipe, 110 à 90 !
Minerva serra le poing sous le regard amusé de sa mère.
- Grand-père Eugene vient passer quelques jours à la maison pour Noël, dit-elle soudainement.
Minerva la regarda, surprise.
- Vraiment ? Tu n’as pas peur que Robert fasse de la magie par erreur ? Il n’a que six ans…
Isobel tortilla la manche de sa robe tandis que le présentateur annonçait le nouveau score de 120 à 90.
- Justement… nous avons discuté avec ton père et nous nous sommes demandé s’il n’était pas mieux de tout avouer à Eugene. Je connais tes craintes, continua-t-elle alors que Minerva ouvrait la bouche, mais ton père a longuement réfléchi et il en est venu à la même conclusion que moi. J’ai été dans l’incapacité de lui cacher la sorcellerie, pourquoi en serait-il de même avec ton grand-père ? Il a un fils avec qui il doit rattraper le temps perdu et des petits-enfants qu’il rêve de vraiment connaître. Encore une fois, lui cacher cela c’est cacher qui nous sommes réellement. C’est une chose que j’ai apprise à mes dépens avec ton père, regretta-t-elle, et je veux que tu gardes bien cela en tête : ton côté sorcier, cela fait partie de toi et au grand jamais tu ne devrais essayer de la dissimuler ou pire, de la supprimer. C’est pour cela que ton grand-père doit savoir, c’est important comme pour lui que pour nous.
Minerva ouvrit la bouche une seconde fois, après avoir été certaine que sa mère ait fini.
- En fait… j’allais te dire que j’étais d’accord avec toi. Je me fiche de cette loi qui nous interdit de nous révéler aux moldus, là on parle de notre famille et notre famille est plus importante que le ministère.
Isobel sourit d’un air doux et s’apprêtait à dire quelque chose lorsque la voix du présentateur s’écria à travers la radio :
- Walmer l’attrapeur des Pies de Montrose, en pleine chasse du vif d’or, Yolxon me semble bien trop en retard pour le rattraper mais… oh, quelle action déloyale de la part du batteur des Faucons de Falmouth, Gallaner qui fait utilisation du Tranchefoule !
- Sale tricheur ! vociféra Minerva le poing en l’air.
- Les arbitres arrêtent le match et assurent la sécurité du public en renvoyant les cognards dans le jeu, continuait le présentateur. Ils semblent décider si oui ou non la faute était volontaire ou pas.
- Bien sûr que c’était volontaire ! beugla Minerva. Walmer allait attraper le vif !
- Quelle action abjecte, renchérit Isobel malgré l’absence de son équipe favorite dans le jeu. Typique des Faucons.
Le présentateur reprit :
- Et bien sûr, les arbitres sanctionnent le joueur d’un arrêt de jeu et d’un pénalty en faveur des Pies de Montrose.
Des coups furent frappés à la porte, et Robert passa la tête dans l’entrebaîllement.
- Tout se passe bien là dedans ?
- Aucun problème, rassura Isobel l’œil étincelant, un joueur a envoyé une balle vivante dans la foule pour arrêter le jeu et empêcher l’équipe adverse de gagner.
Robert pâlit et referma la porte alors que Minerva éclatait de rire.
- Il faudra mieux gérer nos paroles quand on avouera tout à grand-père !

***

McGonagall,
J’irais droit au but. Ce qu’il s’est passé la dernière fois dans ce couloir, tu ne dois le dire à personne. Je n’ai pas envie que ça se sache. Et ne cherche pas à me poser des questions, tout ça ne te regarde absolument pas.
C’est ma vie privée et je te demanderais à ce que cela reste entre nous.
Cora Greengrass.


Minerva reposa la lettre sur son bureau avec un air songeur. Cora n’aurait jamais envoyé de lettre si ça n’avait pas été important, elle aurait attendu la rentrée. Minerva se retrouvait tiraillée entre sa curiosité et ses valeurs. La Serpentarde semblait être prise en charge par l’infirmière et ne voulait pas ébruiter son moment de faiblesse ce qui indiquait la gravité de sa situation.
- Minerva ? appela Isobel du bas de l’escalier. Ton grand-père est arrivé.
Minerva releva la tête et parcourut rapidemnt du regard sa chambre, vérifiant que tout était bien rangé. Les parents avaient été clairs : pas d’objets magiques qui trahiraient leur appartenance à la communauté sorcière avant qu’Eugene ne soit mis au courant. Il n’avait pas souvent été invité à venir, en grande partie parce que Robert Jr avait du mal à contrôler sa magie même s’il était bien meilleur que son frère Malcolm qui lui, en avait été incapable. Les années passant et son envoi à Poudlard avaient soulevé un poids des épaules de la famille qui craignait sans cesse que quelqu’un ne découvre leur secret. Eugene n’était venu que très rarement dans leur maison mais il n’avait jamais semblé en être vexé. Son fils lui avait plusieurs fois rendu visite pendant l’année scolaire et Eugene faisait avec.
Minerva descendit rapidement les escaliers et rejoignit sa famille déjà réunie. Sa mère était vêtue des vêtements moldus qu’elle avait acheté quand son mari ignorait encore sa nature. Elle ne les avait pas portés depuis un moment elle ne semblait pas mécontente de revêtir sa robe bleu marine vieille de 20 ans de mode. Elle lui avait un jour dit que les vêtements moldus lui paraissaient plus libérés et moins conventionnels, mais Minerva ne savait pas si les femmes moldues penseraient la même chose.
Malcolm et Robert Jr avaient été forcés de troquer leur pull représentant les Canons de Chudley pour un ensemble plus normal pour Eugene. D’ailleurs celui-ci, impeccable dans son gilet et son pantalon bien coupé, s’était repris en main dès qu’il avait renoué avec la famille de son fils. Il sourit en la voyant et Minerva alla l’embrasser. Le fait que ç’ait été elle qui soit venue le voir chez lui avait créé un lien entre les deux. Isobel attrapa Robert Jr par la main et l’emmena dans la cuisine, sous prétexte de se laver les mains avant de passer à table. Minerva ne savait si la véritable raison de ce départ était d’éviter à Robert de faire de la magie malencontreusement ou si c’était parce qu’Isobel était toujours aussi embarassée face à son beau-père. Sûrement un peu des deux. Malcolm les rejoignit et Robert entraîna sa fille et son père dans le salon, où il servit deux verres de scotch. Eugene demanda des nouvelles de la scolarité de Minerva et celle-ci jeta un regard prudent à son père avant de servir le même mensonge qu’à tout le monde. L’idée était de rester vague, ne pas rentrer dans les détails et utiliser la carte de l’école privée en Ecosse. Elle se sentait peu à l’aise à l’idée de lui mentir, surtout qu’ils étaient tous censés lui dire la vérité dans les prochains jours.
- Minerva est dans la même école que moi quand j’étais plus jeune, intervînt Isobel en revenant de la cuisine.
Minerva nota du coin de l’œil que Robert Jr était dans un coin de la pièce, occupé à empiler des formes géométriques en bois. Elle remarqua le regard légèrement inquiet de sa mère sur lui et se dit qu’il était amplement temps d’arrêter de vivre dans cette crainte continuelle du secret magique. Elle se leva et s’assit aux côtés de son frère afin de le surveiller. Isobel sembla soulagée car elle s’installa près de son mari, le regard plus détendu et entreprit de continuer la conversation avec son beau-père.
- Robert, fit Minerva en lui prenant une pièce de bois des mains, tu es censé faire un cube avec tout ça, pas une tour.
Elle avait de toute manière toujours pensé que ce jeu était bien trop compliqué pour un enfant de six ans. Robert fronça les sourcils mais ne dit rien, continuant sa tour. Malcolm, ennuyé par la discussion d’adultes que tenaient les trois autres, les rejoignit également. Encore une fois, il trouva le moyen de faire remarquer à sa sœur qu’elle n’avait jamais pris le temps de jouer avec lui quand il était plus jeune.
- C’est parce que t’étais un sale morveux, répliqua Minerva en souriant légèrement.
Ce n’était pas entièrement vrai, mais comparé à Robert Jr qui était très silencieux, Malcolm avait été un enfant aussi excité qu’un cognard. Celui-ci ne tînt pas compte de sa sœur, habitué à leurs gentilles chamailleries. Leur différence d’âge n’étant que de deux et demi, les deux arrivaient à garder une bonne relation. Minerva avait un peu peur que Robert soit mis à l’écart. Quand il rentrerait à Poudlard, Malcolm sera parti depuis bien longtemps, sans parler d’elle-même. Qui sera présent pour lui montrer les meilleurs coins de Poudlard, les meilleures astuces pour s’y déplacer ? Ou alors, qui lui indiquera le chemin vers les cuisines ? Pas qu’elle-même en avait particulièrement besoin, mais beaucoup d’élèves se faisaient un devoir de connaître l’emplacement.
Malcolm prit une pièce du tas de Robert et celui-ci se mit à râler. Minerva le lui rendit avec un regard sévère pour son frère.
- Arrête, tu sais bien que si tu l’embêtes il ne pourra pas se contrôler, chuchota-t-elle.
Malcolm souffla du nez et jeta un bref coup d’œil à ses parents.
- Qu’est-ce qu’ils attendent pour tout dire à grand-père ? C’est usant de devoir se cacher de sa propre famille.
Minerva ne répondit rien. Elle était d’accord avec son frère, mais elle songeait également aux paroles de sa mère, à la période dans laquelle elle avait vécue. Une période où Grindelwald sévissait et où les moldus prenaient conscience qu’un autre peuple vivait parmi eux et contre lequel ils semblaient impuissants. Une seconde chasse aux sorcières qui démontraient tant de la terreur des moldus pour les sorciers que celle des sorciers pour leurs tortionnaires. Mais Minerva savait bien que les moldus étaient loins d’être faibles face à la communauté sorcière. Il suffisait de voir de quoi l’humanité avait été capable de faire quelques années plus tôt. Encore une des excuses pour prouver que les sorciers ne devraient au grand jamais se révéler aux moldus.
Minerva observa du coin de l’œil son grand-père. Malgré son lien avec lui, elle était incapable de savoir de quelle façon il allait réagir. Son visage souriant et son air affable ne tarderaient pas à se transformer en un masque d’incompréhension. Le chemin de la rédemption avait été long, fastidieux et délicat, et Minerva ne supporterait pas que tant d’efforts soient réduits à néant.
À la place de tout cela, elle préféra lui dire :
- Patience, chaque chose arrive en son temps.
Un éclat de rire la fit se tourner vers Robert Jr. A priori rien d’anormal, il ne gigotait que seulement sur place, le regard étincelant. Elle ne réalisa que quelque chose clochait que quand Malcolm pointa d’un doigt faible une pièce en bois. Qui se tenait à deux mètres au dessus du sol, flottant dans le vide.
- Mais qu’est-ce que…
Minerva regarda son grand-père, l’air tout pâle, la bouche entrouverte et un verre de scotch à mi-chemin vers ses lèvres. Elle attrapa rapidement la pièce en bois mais le mal était fait. Peut-être que le moment était venu désormais…

***

- Grand-père ?
Eugene ne répondit rien. Minerva s’approcha doucement, de peur de l’effrayer.
Suite à l’acte de Robert Jr sur ces pièces de bois, la famille avait été forcée de tout lui révéler. Il avait d’abord fallu le calmer, après tout, il venait d’être témoin de lévitation, ce qui pour lui, n’était pas censé exister. Robert lui avait servi un autre verre de whisky et Minerva et Malcolm s’étaient faits tout petits, ce qui, compte tenu de leur taille respective, s’était révélé être un échec. Isobel, le visage impassible, avait semblé faire tout son possible pour garder son sang-froid, se demandant sûrement par quel bout commencer. Même en étant le fautif, Robert Jr avait été le plus serein de tous, ce que Minerva avait trouvé injuste. Finalement, tout avait été expliqué à Eugene avec maintes précautions. Il avait fini par décider qu’il avait besoin de prendre l’air, ce qui avait détendu tout le monde. Au moins, ne s’était-il pas enfui.
Il fumait désormais dehors malgré le froid, et Minerva avait attendu avant de le rejoindre, préférant une confrontation directe avec lui plutôt que l’ambiance tendue qui régnait dans le salon depuis son départ.
Elle croisa les mains devant elle, le visage baissé mais les yeux surveillant les expressions de son grand-père. Il ne semblait pas vouloir dire le premier mot. Elle voulait lui demander s’il ne leur en voulait pas de lui avoir caché tout cela et s’il comprenait leur silence, mais à la place elle souffla :
- Dis-moi que tu n’as pas peur de nous…
Peut-être était-ce donc cela qu’elle craignait le plus au fond. Elle ne savait ce qu’elle ressentirait si jamais il se trouvait effrayé par ses propres petits-enfants.
Elle sentit une main hésitante se poser sur son épaule. Elle releva la tête et rencontra le regard incertain de son grand-père.
- Je n’ai pas peur de vous, Minerva.
Elle hocha la tête, les yeux picotant.
- Tu sais, on avait prévu de te le dire, mais Robert nous a un peu… coupé l’herbe sous le pied avec sa…
- Je comprends, interrompit précipitemment Eugene, comme si le mot lévitation faisait encore partie d’un vocabulaire délicat à employer.
Minerva acquiesça une nouvelle fois. Eugene sembla hésiter un instant avant de demander :
- Donc… cette école où tu vas… ce n’est pas un pensionnat pour jeunes filles.
Minerva secoua la tête.
- C’est une école pour les gens comme… nous. Malcolm, maman et moi. Robert Jr ira également. C’est comme une école chez ceux qui n’ont pas de magie, elle nous forme et nous enseigne ce qu’il faut savoir pour plus tard.
- Mais vous n’apprenez pas la littérature, les sciences… ?
- Tout cela ne nous servirait pas à grand-chose pour notre travail chez les sorciers.
Elle nota tout de même son point de vue. Elle aussi s’était plusieurs fois demandée comment les sorciers qui ne souhaitaient plus vivre dans leur communauté faisaient pour s’intégrer chez les moldus, pour trouver un travail alors qu’ils ne disposaient pas des connaissances nécessaires. Sa mère par exemple, promise à une place importante dans le ministère avait dû y renoncer et s’était retrouvée sans travail suite à son absence de connaissances du monde moldu.
- Je comprends un peu mieux pourquoi la famille de ta mère était étrange, fit Eugene en tirant sur sa cigarette.
Minerva se tortilla, gênée. Elle voyait où les pensées de son grand-père allaient arriver.
- Je comprends également que cette… sorcellerie a été un des facteurs de notre éloignement avec ton père.
- C’était trop dangereux de vous dire la vérité, défendit doucement Minerva.
Elle était cependant soulagée car elle avait relevé l’emploi du passé dans la phrase de son grand-père, signe que la découverte de leur particularité ne détruirait pas leur relation. En revanche, elle n’allait pas se risquer à parler de son Animagus. Même sa famille avait frôlé la crise cardiaque en apprenant ce qu’elle avait fait. Malcolm avait trouvé ça « trop cool » et son père, alors qu’il ne connaissait pas les risques, savait qu’elle avait agi de façon dangereuse. Minerva avait cependant pu voir un éclat de fierté dans les yeux de sa mère, mais cela ne l’avait pas empêchée de lui passer un savon.
Les deux finirent par rentrer suite à un frisson de la part de Minerva. Le reste de la famille leva le nez d’une manière incertaine. Eugene sourit d’un air aussi léger que possible :
- Je vois qu’il reste un peu de whisky !

***

Minerva rangea précautionneusement son nécessaire à balai qu’elle avait reçu pour Noël. Elle avait également eu des romans moldus pour noyer un peu le poisson concernant le monde sorcier. Ses parents n’avaient pas voulu que leurs enfants aient trop de présents qui touchaient leur monde, de peur de rendre Eugene mal à l’aise. Robert s’était peu à peu fait à l’idée que ses fils et sa fille reçoivent un balai, des chocolats en grenouille et qui s’animaient, des confiseries aux goûts (trop) spéciaux.
Isobel frappa à la porte tout en passant la tête dans l’entrebaillement.
- J’ai quelque chose pour toi, dit-elle avec un petit sourire.
Elle entra dans la chambre sous le regard intrigué de sa fille. Elle s’assit sur le lit, sortit une enveloppe de sa poche et la tendit à Minerva.
La lettre à l’intérieur lui était adressée et avait été écrite d’une main élégante et soignée.
- Qu’est-ce que c’est ? demanda-t-elle.
Isobel ne dit rien et lui fit signe de lire.
« Chère miss McGonagall,
Je me présente, Rachel Van Kaas journaliste et rédactrice en chef du magazine Métamorphoses de nos jours. Faisant partie de nos abonnés, vous devez sûrement savoir de quoi notre journal retourne. Nous nous intéressons à tous les évènements liés à la métamorphose et il se trouve que nous nous rendons régulièrement au département des créatures magiques du Ministère afin de regarder le registre d’Animagus. Quelle ne fût pas notre surprise en découvrant un nouveau nom inscrit, le premier depuis des siècles !
Nous aimerions consacrer un article sur votre expérience en tant qu’Animagus au cours d’une interview que j’espère, vous accepterez.
Envoyez-moi un hibou avec votre réponse dès que possible, en l’attente d’un retour positif.
Mes sincères salutations,
Rachel Van Kaas, rédactrice en chef du Métamorphoses de nos jours.
»
Minerva leva un visage ébahi sur sa mère qui de toute évidence, avait déjà lu la lettre.
- C’est une blague ?
- Dis-moi que ça te fait plaisir, je voulais te le donner comme cadeau pour Noël, mais je craignais que ce soit trop pour Eugene de savoir que tu pouvais prendre l’apparence d’un chat…
Minerva ne put s’empêcher de sourire, les joues roses d’excitation. Un article sur son expérience d’Animagus ? Bien entendu qu’elle allait accepter ! Elle alla à son bureau et entreprit de griffonner une réponse avant de plier la missive et de l’accrocher à sa chouette qui trépignait depuis qu’elle l’avait vue prendre la plume.
- Attends-toi à ce qu’ils soient surpris par ton âge, dit Isobel avec une étincelle de malice dans les yeux.
Minerva haussa les épaules, partant du principe que son journal préféré ne ferait jamais de commentaires sur sa jeunesse.

Elle reçut une réponse dans l’heure qui lui enjoignait d’aller aux bureaux du journal dans une des rues transversales au Chemin de Traverse le lendemain, à midi.

Quelques minutes avant le départ, Minerva s’observait dans le miroir d’un air critique. Elle avait revêtu une robe simple avec une cape émeraude sur les épaules et espérait ne pas faire trop adolescente. Elle ne voulait pas que les journalistes soient condescendants avec elle.
Isobel passa la tête dans sa chambre.
- Prête ? Je transplane avec toi, j’irai faire un tour dans le Chemin de Traverse pendant ton entretien.
Minerva l’observa légèrement. Les yeux de sa mère pétillaient d’excitation, mais Minerva était certaine que c’était en grande partie dû au fait qu’elle allait pouvoir se rendre dans le monde sorcier. S’occuper de Robert Jr lui prenait un temps fou et elle ne se rendait que rarement dans son monde originel, les seules fois étant une bouffée d’oxygène salvatrice. Cela faisait plaisir à Minerva de voir sa mère ainsi, mais d’un autre côté, cela lui serrait le cœur de voir à quel point Isobel était touchée de se balader dans un endroit qui devrait être habituel.
Elle frotta des poussières inexistantes de sa cape et suivit sa mère en bas des escaliers. Son père lui jeta un coup d’œil, le nez frémissant de perplexité et d’amusement devant ses habits.
- Madame a-t-elle sa calèche de prête ? Souhaite-elle que son humble valet l’accompagne à la cour ?
- Ha ha ha, très amusant, papa, répliqua Minerva d’une voix sarcastique avec néanmoins le sourire aux lèvres.
- C’est moi le valet cette fois, intervînt Isobel. Allez, dépêche-toi, ajouta-t-elle en se tournant vers sa fille, tu ne veux pas être en retard.
Elles sortirent de la maison et après avoir jeté de brefs regards pour vérifier que personne ne les regardait, Isobel transplana. Elles atterrirent dans une ruelle adjacente au Chaudron Baveur. Dans la rue principale, durant les quelques pas qu’elles firent dans le monde non-sorciers, plusieurs moldus se retournèrent face à leur accoutrement. Isobel pressa le pas et poussa la porte du pub. L’ambiance chaleureuse et tellement différente de chez eux les percuta avec délice. Minerva vit dans les yeux de sa mère la bataille interne pour savoir si oui ou non elle devait s’arrêter ici pour boire un verre de peu-importe-tant-que-c’est-sorcier alors elle la traina vers le fond de la boutique lui disant qu’elle pourrait s’arrêter en retour. Elle la laissa tapoter les pierres dans le bon ordre et celles-ci s’écartèrent pour les laisser passer dans le Chemin de Traverse.
- Tu sais où se trouvent les bureaux ? demanda Isobel en observant autour d’elle avec joie.
Minerva acquiesça et ajouta :
- Vas-y, je me débrouille à partir de là.
- T’es sûre ?
Minerva hocha de nouveau la tête. Elle n’avait pas besoin de sa mère dorénavant et elle ne voulait pas la retenir plus longtemps. Elle la remercia de l’avoir amenée et avant de prendre son chemin, nota l’étincelle heureuse dans les prunelles de sa mère. Son cœur se pinça. Décidément, c’était plus triste qu’autre chose de la voir réagir ainsi à son environnement natal.
Elle tournoya entre les passants, croisa quelques étudiants de son âge qu’elle connaissait vaguement, entendit les dernières nouvelles du monde magique comme moldu, s’efforça de ne pas s’attarder devant le magasin de balais. Et soudainement, son regard croisa des yeux sombres et un nez en trompette couvert de tâches de rousseur qu’elle connaissait bien. Cora, comme sentant un poid sur elle, leva les yeux et aperçut Minerva. Les deux filles restèrent un bref moment à s’observer. Cora était accompagnée de quatre personnes plus âgées dont deux étaient sûrement les parents, le même nez pointu dressé d’un air hautain. Les deux autres étaient un couple. Au vu de la rondeur du ventre de la femme, celle-ci était enceinte. L’homme, un peu plus vieux que Minerva, ressemblait comme deux gouttes d’eau à Cora. Celle-ci était à l’arrière, l’air sombre. Les quatre autres discutaient entre eux, semblant ne pas faire attention à la jeune fille.
Quelqu’un bouscula Minerva et elle perdit le contact visuel avec la Serpentarde. Quand elle releva les yeux, elle et sa famille étaient déjà trop loin.
Minerva observa le dos légèrement voûté de sa camarade, ses pieds plus trainants qu’à l’habitude. Ses mains, tremblantes la dernière fois, étaient enfoncées dans ses poches. En bref, elle avait une manière de se tenir qui ne devrait pas plaire à sa famille de Sang-Pur. Et pourtant, c’était à peine si celle-ci remarquait sa présence.
Minerva sortit de ses pensées et se secoua. Elle reprit sa route, ne souhaitant pas arriver en retard.
Les bureaux étaient de grands bâtiments en marbre blanc coincés dans une ruelle étroite. Les battants en bois de la porte étaient entourés de deux colonnes très simples. Un registre l’attendait et une plume à papote flottait au-dessus des mots qui indiquaient « veuillez inscrire votre nom, prénom, et raison de votre venue ». Minerva attrapa la plume et répondit. La feuille disparut dans un trou de la porte comparable aux boîtes aux lettres moldus. La jeune fille attendit un bref moment avec que la porte ne s’ouvre silencieusement.
L’intérieur était somme toutes sans extravagances. Un large couloir se dirigeait vers des escaliers en colimaçon et un bureau était placé sur la droite. La secrétaire y travaillant l’accueillit avec un sourire et lui dit :
- Minerva McGonagall ? Bien, dit-elle en voyant le hochement de tête. Pour l’interview, c’est au quatrième étage, seconde porte sur la droite. Si vous ne trouvez pas, actionnez la sonnette en haut de l’escalier, quelqu’un viendra vous chercher.
Minerva acquiesça et suivit les directions. Arrivée en haut, elle frappa à la porte, simple panneau de bois, et celle-ci s’ouvrit toute seule. Minerva resta là, ne sachant pas trop quoi à faire.
- Madame McGonagall, entrez, fit une voix féminine à l’intérieur.
Minerva obéit et pénétra dans la pièce, un vaste bureau avec un mobilier rustique mais chaleureux. De grandes fenêtres donnaient au-dessus des autres bâtiments extérieurs et Minerva pouvait apercevoir la banque de Gringotts plus loin. Elle reporta son attention sur le groupe de journalistes qui l’observait d’un air perplexe. Un homme et deux femmes.
-Ah, heu… Mademoiselle McGonagall, corrigea une des femmes aux cheveux frisés.
- C’est vous Minerva McGonagall ? demanda ébahi l’homme avec un fort accent irlandais.
Minerva opina de la tête et haussa un sourcil défiant. Il y eut un petit silence avant que la même femme se lève avec un sourire.
- Eh bien, cette interview en sera d’autant plus intéressante ! Asseyez-vous je vous prie. Veuillez nous excuser, nous ne nous attendions pas à une étudiante, c’est tout.
Elle indiqua une chaise entre elle et son collègue et Minerva s’installa, ne sachant pas trop quoi faire ensuite. Les journalistes avaient des feuilles de notes prêtes ainsi que des plumes à papotes trempant dans leur encrier. La femme aux cheveux frisés sourit.
- Je suis Rachel Van Kaas, c’est moi qui vous ai contactée par hiboux. Je suis heureuse que vous ayiez répondu à mon appel. Comme je vous l’ai écrit, les Animagus se font rares, si ce n’est inexistants.
- J’ai vu sur le registre que le dernier vivait au quinzième siècle, souleva Minerva.
- Oh, il y en a forcément qui ne sont pas allés au Ministère pour s’enregistrer, dit le journaliste homme. Par rébellion ou par peur, peu importait. En Amérique par exemple, une légende courait parmi les amérindiens selon laquelle les personnes pouvant se transformer en animal étaient des sorciers malveillants qui utilisaient la magie dans le but de faire du mal. Et bien sûr, les chasses aux sorcières ont joué un rôle immense dans cette baisse d’enregistrement. Pádraig O’Connor, se présenta-t-il finalement, spécialiste dans l’histoire d’Animagus.
L’autre femme, aux traits asiatiques, s’introduisit comme étant Katy Lian, spécialisée dans la juridiction des Animagus.
Van Kaas reprit la parole, indiquant que l’interview pouvait commencer.
- Les plumes à papotes retranscriront toutes nos paroles. Vous pourrez également relire le script final et donner ensuite votre accord. Cela vous semble-t-il correct ?
Minerva acquiesça.
- Pourriez-vous vous présenter de manière très rapide pour commencer ?
- Je m’appelle Minerva, je suis née à Caithness en Ecosse en 1935 d’une mère sorcière et d’un père moldu.
- Pourquoi avez-vous entamé une procédure pour devenir Animagus ? demanda Lian.
Minerva réflchit un bref instant.
- Je suis passionnée par la métamorphose. C’est une magie complexe qui peut faire beaucoup de dommages si elle n’est pas maîtrisée. Je voulais aller plus loin que les cours donnés à Poudlard alors quand le professeur Dumbledore m’a offert cette chance, je l’ai tout simplement saisie.
- Le professeur Dumbledore ? releva Van Kaas.
- C’était mon tuteur.
Les journalistes échnagèrent des regards surpris.
- Pensez-vous qu’Albus Dumbledore est un Animagus ?
Minerva fronça le ssourcils.
- Il m’a dit que non.
- Il vous a dit que non…, répéta Lian les yeux fixés sur elle.
- Il n’a pas forcément besoin d’être Animagus pour enseigner cet art, défendit Minerva. C’est un sorcier excellent et il maîtrise la métamorphose comme personne.
Lian parut sceptique mais n’insista pas. A la place, elle nota quelques mots sur son propre carnet pendant que sa plume à papote gribouillait frénétiquement. Van Kaas s’éclaircit la gorge.
- Quand avez-vous commencé et terminé le processus ?
- Cela m’a pris un peu plus de deux ans. J’ai commencé en novembre 1950 et ait terminé en décembre 1952.
- Seulement deux ans ?
- C’est bien suffisant selon moi !
- Pourquoi ? s’enquit O’Connor. Avez-vous songé à abandonner ?
Minerva se mordit la lèvre et acquiesça.
- Chaque échec est frustrant, avoua-t-elle, et même si ça valait le coup à la fin, je me suis souvent demandé s’il ne serait pas mieux que je fasse une pause pour, pourquoi pas, reprendre dans quelques années.
- Dumbledore vous a-t-il assistée durant vos étapes ?
- Pas directement, mais je sais qu’il veillait à ma sécurité. Il m’a fait confiance, et je lui en suis reconnaissante.
- Et pourquoi pensez-vous que Dumbledore vous aie choisie vous ?
Minerva se tourna vers Lian.
- Je ne sais pas trop… Il dit… il dit que je suis sa meilleure élève en métamorphoses.
Lian pencha la tête.
- Il était lui-même excellent dans cette matière. Pensez-vous qu’il souhaite prodiguer ses compétences en Animagus à une autre génération ?
- Ses compétences ? releva Minerva. Mais il n’est pas Animagus.
- Selon ses dires.
Minerva se redressa. La journaliste commençait à l’agacer avec ses allusions. Qu’est-ce qu’elle essayait de faire, la forcer à insinuer que Dumbledore était un Animagus illégal ?
- Et vous, souhaitez-vous tout simplement provoquer un scandale ? Je ne suis peut-être encore qu’une étudiante mais je ne suis pas stupide au point de ne pas rester méfiante auprès des journalistes comme vous. Contrairement à ce que vous semblez croire.
Van Kaas s’éclaircit la gorge.
- Ce n’est pas ce que Katy voulait dire, dit-elle d’une voix apaisante tout en jetant un regard d’avertissement à sa collègue. Je rappelle que cette interview ne concerne pas Albus Dumbledore mais bien Minerva, si nous pouvions revenir sur le sujet je vous prie…
Pádraig O’Connor n’hésita pas et embraya :
- Vous avez dit que vous étiez née d’un père moldu, selon la loi du Secret Magique vous n’êtes pas censée révéler quoique ce soit à ces personnes là. Comment avez-vous réussi à garder le secret de ce processus long et nous pouvons le dire, assez délicat à cacher ?
Minerva resta un bref moment silencieuse. Lian fronça les sourcils en notant son hésitation. Devait-elle dire que son père était au courant de la magie ? Devait-elle mentir ?
Finalement, elle n’eut pas à tergiverser plus longtemps car Lian demanda :
- Mademoiselle McGonagall, avez-vous révélé le monde magique à votre père ?
Elle ne parvînt pas à dissimuler son inquiétude et O’Connor bondit sur l’occasion :
- Mais vous et votre mère étiez-bien au courant du secret magique ? Tout sorcier le connaît, notre communauté a bien trop souffert des moldus pour oublier ce qui s’est passé.
- Et vous savez qu’il est interdit par la loi de révéler quoi que ce soit, famille ou pas famille, à propos du monde magique ? assena Lian.
- Vos parents sont-ils sorciers ? demanda abruptement Minerva aux deux journalistes.
Ils hochèrent la tête, le sourcil levé.
Minerva serra les dents. Ils n’avaient pas le droit. Ils n’avaient pas le droit de leur reprocher à elle et sa mère, de vouloir protéger l’unité familiale. Pas alors qu’ils étaient de nés de parents sorciers.
- Vous ne savez pas ce que c’est, dit-elle le regard furieux, que devoir vivre en cachette de son propre père, de son propre mari. Vous n’avez pas eu à dissimuler la magie de vos frères en espérant que personne ne verrait quoi que ce soit. Vous n’avez pas eu à croiser les doigts pous que, si jamais le secret venait à être révélé, votre père ne s’enfuie pas et ne vous abandonne pas. J’ai eu la chance de grandir avec une figure paternelle qui m’accepte telle que je suis, contrairement à d’autres, alors je me fiche de savoir si ma famille et moi avons respecté la loi ou non sur ce secret magique.
Minerva se leva, les mains crispées.
- Je pense que je ferais mieux de partir. Et au cas où vous ne l’auriez pas compris, cette loi est stupide et fait plus de mal que de bien.
Elle se tourna vers O’Connor :
- Vous qui êtes un spécialiste en histoire, vous devez bien savoir qu’il est nécessaire d’apprendre du passé pour construire un futur meilleur ? Eh bien il est temps aujourd’hui.
Elle n’attendit pas de réponse de leur part et sortit de la pièce. Cela lui avait paru normal de hausser le ton face aux journalistes afin de défendre son point de vue, mais maintenat, elle se demandait si elle n’allait pas provoquer un scandale. Van Kaas lui avait bien promis qu’elle pourrait voir le compte rendu-final de l’interview mais…
- Mademoiselle, attendez !
Minerva reconnut la voix de Van Kaas et se retourna, tendue. La journaliste n’avait pas soufflé mot durant toute l’altercation et elle ne savait donc pas à quoi s’attendre.
- Je vous prie d’excuser mes collègues, dit-elle avec un sourire crispé. Vous savez forcément que l’on aime bien creuser dans les sujets à problèmes…
- Je n’aime pas trop ça, dit franchement Minerva ce qui fit grimacer la journaliste.
- Je peux le comprendre. Je voulais simplement vous dire qu’il n’y aura pas de suite à cette intervention dans le rapport de l’interview.
- Vos collègues ne vont pas vouloir « creuser dans le sujet » ?
Van Kaas eut un petit sourire.
- Je les forcerai à taire ce léger souci, c’ets moi qui me charge de la rédaction et de l’assemblage final. Et puis…
Elle sembla hésiter un court instant.
- Mon père était un moldu hollandais. Lui aussi était au courant de la magie et l’a pris aussi bien qu’il était possible de prendre ce genre de nouvelles.
- Et maintenant ?
Van Kaas eut un petit sourire triste.
- Il a été déporté pendant la Seconde Guerre Mondiale moldue. Il était Juif, alors peu lui importait que des sorciers se fassent persécuter par des moldus, il avait déjà assez de problème par rapport à sa religion. J’imagine que ça lui a permis d’accepter plus facilement notre singularité.
Minerva hocha la tête, compréhensive. Elle finit par remercier la journaliste et sortit du bâtiment sans un regard en arrière.

***

L’article final était paru deux semaines plus tard, après que Minerva eut donné son accord sur les idées proposées. Aucune allusion à son père n’avait été faite, et elle soupçonnait que Van Kaas en avait été la cause.
« Edition 2194 : transformation en chat tigré : les experts perplexes. P.29 »
Apparemment, cela n’avait pas empêché les journalistes de donner leur avis sur la question. Bien qu’ils soulignaient une « prouesse sans égale et méritante » ils ajoutaient sans vergogne qu’elle avait été réalisée par « une jeune étudiante pas encore diplômée dont l’ambition semblait trop forte pour attendre la fin des Aspics ».
Minerva avait fini par hausser les épaules, désabusée. Elle préférait tout de même cette fin plutôt que son père soit mis sous le jour dans un journal sorcier. Elle reposa l’édition sur son bureau puis ferma son sac à dos et descendit des escaliers.
Sa mère l’attendait en bas, occupée à lire tandis que son mari nettoyait sa cornemuse avec un chiffon. Celui-ci leva les yeux vers sa fille et sourit.
- C’est gentil de te porter volontaire pour aider grand-père.
Avant son départ, Eugene avait recquis de l’aide pour repeindre une des chambres de sa maison et Minerva avait effectivement proposé son assistance. Eugene avait semblé content car il avait souri et embrassé sa petite-fille en la remerciant.
Isobel se chargeait de l’emmener par transplanage, aussi, elle se leva tout en reposant son livre et haussa les sourcils en direction de Minerva.
- On peut y aller, répondit-t-elle à sa question silencieuse.
Les deux femmes sortirent de la maison et partirent se cacher sous l’abri à bois. Ils n’avaient peu de voisins mais on n’était jamais trop prudent.
Quand elles transplanèrent, Minerva vit qu’elle était désormais à quelques centaines de mètres du village, aussi paisible et calme que la dernière fois.
- Je reviendrai ici dans deux jours, d’accord ? fit sa mère.
Minerva acquiesça et la remercia.
- Tu ne veux pas y rentrer ?
Isobel eut une légère grimace et ne répondit pas. Minerva comprenait. Les souvenirs qui y reposaient n’étaient pas forcément joyeux. C’est ici que sa grand-mère, dont elle avait le prénom, avait été enterrée, ici qu’elle avait fui ses parents pour vivre avec Robert. Minerva se demanda un bref moment si ses grands-parents maternels vivaient toujours dans le coin. Si c’était le cas, les reconnaîtrait-elle par instinct, ou passerait-elle devant eux sans même réaliser qu’ils étaient là ?
- À dans deux jours alors, même heure.
Isobel sourit et hocha la tête. Minerva rajusta son sac sur ses épaules, tira sur les manches trop longues du pull moldu qu’elle avait revêtu et marcha en direction du village.
Il n’y avait que quelques rares habitants dehors en cette matinée de début de janvier 1953. Il faisait bien trop froid pour sortir et ne pas profiter de la chaleur d’un feu de cheminée en famille.
Minerva longea la rue principale avant de bifurquer sur une petite ruelle qui menait chez son grand-père. Sa bicyclette, qui semblait éternelle, était toujours posée contre la façade. La terre était fraîchement retournée, comme si des fleurs étaient attendues pour le printemps prochain.
Minerva frappa à la porte et attendit. Alors qu’elle entendait les pas de son grand-père approcher, elle ne put s’empêcher de se souvenir de la dernière fois qu’elle était venue, anxieuse, incertaine de comment approcher cette personne de la famille qu’elle n’avait jamais rencontrée auparavant. Mais lorsque la porte s’ouvrit sur un Eugene souriant, ses souvenirs s’envolèrent et les ressemblances s’arrêtèrent là. Elle lui fit un câlin, respirant son odeur de tabac –qu’elle désapprouvait mais qui lui était familière- et de café –la plupart du temps, bien trop mal dosé.
- Je suis content de te voir, dit-il la bouche dans ses cheveux.
Il s’éloigna et ajouta :
- On a plein de travail à faire, il était temps que tu arrives ! Rentre !
Il lui proposa du café, qu’elle refusa judicieusement, et il lui montra directement la pièce à repeindre.
- C’était la chambre de ton père avant, fit savoir Eugene en ouvrant la porte.
- Pourquoi la repeindre ? s’étonna Minerva. Il n’y vit plus.
Eugene ne répondit pas et entra dans la pièce, sommaire mais confortable et avec le mobilier nécessaire. Il désigna la peinture écaillée à certains endroits et Minerva put remarquer qu’elle avait bien besoin d’un rafraîchissement.
- Il faut d’abord acheter la peinture dans le magasin du coin. Tu m’accompagnes ?
Minerva acquiesça avec enthousiasme et les deux ressortirent. Eugene l’entraîna dans la rue principale, saluant au passage quelques connaissances.
- Tu connais tout le monde ici, s’amusa Minerva.
- Ça fait quarante ans que je vis dans ce village, alors oui, j’en connais des personnes !
- Et tu ne t’es jamais ennuyé ? Je veux dire, c’est assez petit…
Eugene sourit légèrement, et des rides apparurent au coin de ses yeux.
- C’est ici que j’ai rencontré Moyra, ma femme. Le coup de foudre ! C’est ici que je me suis marié, ici que ton père est né, ici qu’il a rencontré ta mère d’ailleurs. C’est aussi ici que ta grand-mère est enterrée. Je ne quitterais ce lieu pour rien au monde, mes attaches y sont bien trop ancrées.
Minerva baissa les yeux, un peu embarassée d’avoir posé cette question. Eugene ne sembla pas lui en tenir rigueur car il l’a pris par les épaules et la guida sur la gauche, vers un magasin qui semblait vendre un peu de tout, tant que ça avait trait au bricolage, la jardinerie ou tout autre travail manuel.
Eugene enleva son chapeau et salua le vendeur.
- Bonjour Ernest ! Belle journée, aujourd’hui !
- N’est-il pas ? répondit avec entrain le vendeur Ernest.
Minerva faillit rire mais elle se retînt, par politesse. Ernest s’approcha d’eux et serra la main d’Eugene, puis celle de Minerva.
- Comment puis-je vous aider ?
- C’est juste pour de la peinture, je te remercie. Ma petite-fille m’aide à repeindre la chambre de mon fils !
- Ta petite-fille ? La chambre de ton fils ?
Ernest jeta un regard surpris sur Minerva mais se rattrapa rapidement avec un sourire.
- Bien, bien, bien, mon fils va vous donner quelques avis. N’hésitez pas à m’appeler s’il est mauvais en conseils !
Il éclata de rire, content de sa blague, alors qu’un jeune homme arrivait par derrière les yeux roulant, l’air vaguement ennuyé par son paternel. Ernest partit dans les rayons et Minerva reporta son regard sur le garçon qui lui sourit. Elle mit quelques secondes à comprendre qu’elle le connaissait. Dougal, celui qui lui avait indiqué le chemin de la boulangerie lorsqu’elle cherchait son grand-père.
Eugene le salua et fit signe à Minerva de le suivre vers le rayon peinture, Dougal à leur suite. Minerva ne se fit pas prier, le souvenir de la dernière fois où elle avait rougi comme une gamine lorsqu’elle l’avait vu, encore dans sa tête. Elle le sentit caler sa cadence sur la sienne, son regard fixé sur son visage. Minerva eut quelques difficultés à l’ignorer du mieux qu’elle le put, mais il finit par craquer en demandant :
- Minerva, c’est ça ?
Celle-ci couina un petit « oui » avant de s’éclaircir la gorge, froncer les sourcils, et répéter avec plus de force.
Eugene se retourna avec suprise.
- Vous vous connaissez ?
Minerva hocha vaguement la tête, un signe entre l’acquiescement et la négation. Après tout, ils s’étaient juste croisés une fois.
- Elle cherchait son chemin et je l’ai aidée, c’était l’été dernier, répondit Dougal.
Eugene fit un petit « ah » et continua à déambuler dans les rayons jusqu’à la peinture, Minerva à sa suite.
- Qu’est-ce que tu préfères comme couleur ? lui demanda-t-il.
Minerva haussa les épaules.
- C’est ta maison, répondit-elle, choisis ce que tu veux. Autrement je prendrais du rouge pour un pan de mur, et une couleur neutre pour le reste.
- Du rouge ? s’étonna Eugene. Cela ne fait pas un peu… sanglant ?
Minerva haussa à nouveau les épaules.
- J’aime bien le rouge.
Eugene reprit son sourire et dit :
- Alors on prend du rouge ! Ce pot-ci conviendra bien pour les murs, jeune homme ? demanda-t-il à Dougal.
Celui-ci acquiesça et conseilla une autre teinte plus claire et passe-partout pour le reste.
- Les pinceaux sont en réduction si vous prenez un troisième pot de peinture, glissa-t-il l’air de rien.
Eugene éclata de rire.
- Ah, je reconnais bien ton père là ! Il t’a bien formé ! Allez on rentre Minerva, on a du travail à faire.
Dougal eut un petit air faussement dépité mais reprit son sourire en croisant le regard de Minerva. Celle-ci décrocha les yeux de ses pupilles chocolat et le salua rapidement avant de suivre son grand-père.
Ils étaient rentrés désormais et Eugene ne perdit pas de temps en installant des bâches au sol dans la chambre. Minerva ouvrit les pots de peintures et sortit des bacs et pinceaux de la remise.
- Où veux-tu mettre la couleur rouge ? demanda Eugene en remontant ses manches.
Minerva réfléchit un court instant et finit par désigner le mur contre lequel était la tête de lit.
- Mmh, fit Eugene, toujours pas convaincu par le rouge, c’est un coup à mal dormir. Enfin, c’est ton choix ma grande !
Il lui tendit un rouleau à peinture et lui conseilla de s’occuper du rouge, pendant que lui commençait un autre pan de mur.
- Tu m’as parue bien silencieuse tout à l’heure au magasin, remarqua Eugene en plongeant son rouleau dans le pot de peinture beige. C’est à cause de ce Dougal ? Ça s’est mal passé votre première rencontre ?
- Non, non, tout va bien, assura Minerva en étalant la peinture sur le mur. Je ne le connais pas trop.
Eugene fit un petit signe d’acquiescement avant de retourner à son mur.
Minerva resta silencieuse quelques secondes avant de demander :
- Dis, ils étaient comment les parents de ma mère ?
Eugene parut surpris.
- Pourquoi est-ce que tu me demandes ça à moi ? Ta mère aurait été plus à même de te répondre.
- Maman n’aime pas trop parler d’eux, expliqua Minerva. Je sais juste qu’ils étaient durs et très conservateurs et que c’est pour ça qu’elle est partie.
Eugene soupira et peignit un bout de mur avant de répondre :
- Je n’en connais pas plus que toi tu sais. Ils ne sortaient que très rarement de leur maison et quand ils le faisaient, ils ne parlaient à personne. Tout le monde était intrigué, et ils étaient souvent dans les sujets de conversation. Ils avaient l’air austère et ta mère Isobel contrastait beaucoup. Le fait qu’elle soit vue en compagnie de Robert étonnait. Et puis, il y avait ton arrière grand-mère aussi. Très joyeuse, très bavarde. Le contraire de son fils et de sa belle-fille. Sa mort a été un coup dur pour Isobel. Robert m’a raconté l’enterrement, apparemment tes grands-parents sont restés très dignes. En revanche il est dit que ton grand-père Léopold avait été touché lors de la cérémonie mias évitait de le montrer. C’est tout ce que je sais, ma chérie.
Minerva acquiesça et demanda :
- Et tu sais s’ils habitent encore ici ?
Eugene secoua la tête.
- Non ils sont partis assez rapidement après la fuite de ta mère. Je ne sais pas où.
Minerva lui offrit un sourire et le remercia. Elle ne savait pas si elle était heureuse de savoir qu’elle ne risquait pas de croiser ses grands-parents ou pas. D’un côté, sa curiosité aurait voulue être assouvie, mettre un visage sur des noms. D’un autre, elle savait que l’accueil n’aurait pas été chaleureux. Peut-être, était-ce plus simple ainsi.

***

- Ça rend bien le rouge, en fin de compte.
Minerva approuva, admirant leur travail final. Le rouge lui rappelait les couleurs de Gryffondor, une des raisons pour lesquelles elle avait choisi cette couleur, et les tons de beige adoucissaient l’ensemble et permettaient à la pièce de rester illuminée même par temps de grisaille.
- Tu arriverais à dormir ici, tu crois ? demanda Eugene avec un sourire.
Minerva se tourna vers lui en fronçant les sourcils.
- Comment ça ?
- Voyons, tu penses bien que nous n’avons pas repeint cette chambre pour que personne n’y dorme ! Qu’est-ce que tu en penses ? Pour passer quelques jours quand tu en auras envie. Ça pourrait être bien, non ?
Minerva eut un large sourire. Elle n’arrivait pas à croire qu’Eugene se soit si bien remis de la révélation sur la sorcellerie et qu’il ne se soit pas éloigné d’eux. Au contraire, fournir des explications semblait avoir forgé des liens plus forts. Et sa proposition faisait grandement plaisir à Minerva.
Oui, ça pourrait être vraiment bien.
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Re: Minerva McGonagall [Harry Potter]

Message par PtiteCitrouille »

Charmimnachirachiva a écrit :Hum, hum, un chapitre intéressant au niveau des informations...

Me voila rassuré à propos de Lewis :)
L'Albanie, il me semble que c'est là que la dame grise et le baron sanglant sont mort ?!?!...
Coucou !
Merci pour ton commentaire ! :D
Haha, ouf, je suis sauvée :lol:
Heuuu c'est bien possible ! Oui c'est ça, mais il s'est passé plein de trucs en Albanie après ;)
Bisous!
cochyo a écrit :Au loup au loup ! :D
Tres bon chapitre.
Haha exact, merciii pour ton commentaire ! :D
annabethfan a écrit :Je suis désolée j'ai pas trop le temps de commenter cette semaine, je passe en coup de vent (en vrai je suis en cours d'histoire littéraire mais le prof m'ennuie je préfère lire ton chapitre -et puis je regarde les championnats du monde patinage en même temps, je suis multi-tâche- :lol:) Allons-y pour commenter!Heyyy ! Y a pas de problème ! Merci beaucoup d'être passée et d'avoir laissé ce commentaire c'est génial ! :D D'ailleurs j'ai pensé à toi quand j'ai voulu l'alerte info sur mon portable que la France avait gagné les championnats du monde en duo de patinage :D
Dumbledore l’entraîna vers l’ascenseur et un sorcier se plia en quatre pour les faire passer avant les autres.
Je me suis littéralement imaginée quelqu'un se plier en quatre :lol:
Jouant avec sa baguette, elle s’amusait à faire voler un oiseau de papier, totalement inconsciente de leur présence
La pauvre :lol: En même temps, comme ils étaient venus la dernière fois, elle pensait plus voir quelqu'un avant dix ans au moins ^^en vrai ce job, il existerait pas dans la vrai vie, il est totalement inutile ^^
Eh bah alors Himelda, fit une voix amusée venant d’un box, tu t’es perdue ?
Ca aurait été encore mieux s'il lui avait demandé "qui êtes-vous? Vous travaillez ici vraiment" tellement elle a jamais personne :lol: Mais sinon, j'adore le prénom Himelda, je voulais te le dire ^^ça aurait pu^^ haha merci :D
Dumbledore, qui l’avait bien compris, se pencha et, avant qu’elle puisse se carapater, la prit dans ses mains aux doigts fins et la porta jusqu’au bureau. Minerva poussa un miaulement plaintif, entre l’humiliation et la gêne de se faire transporter par son professeur.
Oh mon dieu cette scène :lol: :lol: Tellement drôle et surréaliste à la fois!
Elle avait du sang écossais par Merlin, forcément qu’elle était grande.
Cette fierté nationale ^^je suis sûre que les écossais sont comme les irlandais, ultra fiers de NE PAS ETRE SURTOUT PAS ETRE anglais :lol:
Quatre kilos et deux cents grammes, parfait.
Oh la la quand je pense au poids de mon chat ^^ Elle doit en faire le double :lol: ah moi, il fait le double, même pas j'hésite :lol:
Un processus dangereux, long, fastidieux. L’intérêt pour beaucoup dans le fait d’être Animagus tient du hors-la-loi.
*Regard intense en direction des Maraudeurs*
Sinon, j'ai adoré le récapitulatif des animagi dans l'histoire ^^ Je connaissais la page sur le wiki mais j'adore justement quand on retrouve tout ça dans les fanfics!merci beaucoup !! mais je me suis toujours dit que c'était bizarre qu'il y ait aussi peu d'Animagus... je veux dire le dernier date du quinzième, ça fait loin..
Qu’est-ce qui nous différencie d’eux alors ? Pourquoi chercher compliqué quand on peut faire simple ?
Et bah je me posais la question aussi ^^je me suis posé la question aussi au fur et à mesure que j'écrivais le chapitre et je me suis dit "aïe aïe aïe, Clémence, tu vas devoir trouver une explication qui tient la route" :lol:
Et la réponse de Dumbledore (avec l'exemple du bonbon citron en plus :lol: ) était tellement claire et parfaite! ah cool, merci beaucoup ! :D :D
Par intérêt, répondit-elle tout en louchant sur les statues de chevaliers de pierre qui surplombaient le hall d’entrée.
Oh cette scène était tellement bad-ass dans le film ^^ tellemeeent je l'adore aussi !!J'aime beaucoup toutes les petites références que tu fais, c'est toujours marrant de les repérer :) c'est mon péché mignon :oops: :lol:
- Pas besoin d’un recoin sombre pour cacher ton petit corps de maigrichon.
:lol: :lol: :lol: :lol:
Parce que vous être deux et que logiquement vous avez dû grappiller plus d’informations que moi. Ou alors, vous n’êtes tout simplement pas doués.
Je l'aime bien, il a de la répartie et il est pas bête ^^ Toujours louche certes, mais je l'aime bien :lol: contente que tu l'apprécies !
Pas besoin d’être Merlin pour deviner. Il est mort par le sortilège Impardonnable. Il s’est exilé en Albanie, Merlin sait pourquoi là-bas et il y a quelques mois, on nous a ramené son corps.
Question idiote sûrement, mais je sais plus pourquoi l'Albanie était le pays important pour Voldemort? Qu'est-ce qu'il y avait là-bas déjà? ^^ :mrgreen: :mrgreen: :mrgreen:
- T’aurais fait une Serpentarde pas trop mauvaise.
Punchline!!
En vrai ça peut-être un bon compliment si on prend leur qualité ^^franchement ouais!
Qu’est-ce qu’elle a, madame Pomfresh ? s’enquit-elle avec inquiétude.
Ok c'est encore une fois très louche... et inquiétant. Je me demande vraiment ce qu'elle a...
Elle espérait que ce n’était pas trop grave, mais le visage livide et les yeux vides de la Serpentard ne cessaient de danser devant ses yeux, comme morts
Cette dernière phrase est hyper stylée, vraiment... Angoissante, mais stylée. merciiii

Super chapitre Clem :D
merci beaucoup Anna !! C'est trop gentil que tr'aies pris le temps alords que justement, tu l'as pas le temps ! Ca m'a fait super plaisir merci !! Bisous !
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Re: Minerva McGonagall [Harry Potter]

Message par PtiteCitrouille »

Perripuce a écrit :
PtiteCitrouille a écrit :Helloooo Hiiiii Je voulais te remercier, parce que tu fais toujours des com-cit et ça doit te prendre un temps fou quand même, alors merci beaucoup !

Merci beaucoup pour vos commentaires qui m'ont fait très chaud au coeur !! Je vais y répondre dès que possible, mais là c'est la course pour mes exams finaux, je dois écrire 5 essays en 5 semaines maintenant (ah oui et me trouver un boulot pour cet été) donc j'ai très peu de temps pour moi... Bon courage Clem <3 et aussi je vous l'avoue, je n'ai plus aucune avance sur cette fanfiction dooonc, le prochain chapitre est presque terminé donc il devrait pas y avoir de retard mais pour la suite ça va être extrêmement compliqué, je m'excuse et je vous promets qu eje vais faire mon possible pour maintenir la cadence des deux semaines :? Fais comme tu le sens, comme tu le peux Clem :mrgreen:

En attendant bonne lecture, en espérant que ce chapitre vous plaira !


Chapitre 13 : Explications

C’était la deuxième fois que Minerva se rendait au Ministère en compagnie d’Albus Dumbledore. Les sorciers marchaient de manière tout aussi affairée, le regard fixe et concentré, les notes de papiers volant au-dessus de la tête des gens et l’air bourdonnant de discussions énergiques. Dumbledore l’entraîna vers l’ascenseur et un sorcier se plia en quatre pour les faire passer avant les autres L'avantage d'être une star ahah . Le professeur eut un petit sourire amusé devant le regard ébahi de son élève.
- Je dois reconnaître que ma célébrité a ses avantages des fois. Bah voilà :lol:
Ils sortirent à l’étage traitant des créatures magiques et se rendirent au bureau des Animagus, tenu par la même Himelda Connor que la dernière fois. Jouant avec sa baguette, elle s’amusait à faire voler un oiseau de papier, totalement inconsciente de leur présence. Affalée contre sa chaise, elle avait l’air de s’ennuyer plus que jamais.
- Mme Connor ? appela Dumbledore poliment.
- Oh Merlin tout puissant, souffla Himelda en se redressant alors que l’oiseau partait en fumée. Je… réalisais une expérience. :lol: :lol: :lol: :lol: :lol: :lol:
Minerva cacha un sourire alors que Dumbledore haussait les sourcils et que Himelda s’éclaircissait la gorge avec gêne.
- J’espère qu’elle a été fructueuse alors, dit-il. Nous sommes venus il y a quelques années pour enregistrer un début de processus Animagus.
Himelda Connor évalua les deux du regard.
- Ah oui, je me souviens, vous n’êtes pas nombreux à venir ici La pauvre elle doit être tellement blasée :lol: . C’est pour la petite, c’est ça ?
Minerva prit un air indigné mais n’eut pas le temps de répliquer que Dumbledore prenait à nouveau la parole.
- Pour miss McGonagall, effectivement. Nous sommes venus pour l’inscrire dans le registre.
Himelda s’immobilisa.
-Pour l’inscrire ? Vous voulez dire … qu’elle peut se transformer ?
- Oui je peux, affirma Minerva d’une voix sèche, appréciant peu que la dame l’ignore. C'était déjà comme ça la première fois ahah y a comme une impression de déjà-vu ^^
Sans doute pensait-elle qu’ils venaient pour annuler la procédure. Himelda cligna trois fois des yeux et considéra Minerva d’un œil inquisiteur, puis Dumbledore, comme pour demander confirmation (ce qui agaça encore plus la jeune fille). Le professeur acquiesça et Mme Connor se mit sur ses pieds, les yeux brillant d’excitation. Elle n’avait sûrement jamais connu autant d’événements depuis le début de son contrat. En vrai elle me fait pitié :lol:
- Suivez-moi, il faut remplir quelques formalités pour vous inscrire.
Elle leur fit signe de passer de l’autre côté de son bureau et Dumbledore poussa légèrement Minerva, l’intimant d’avancer. La Gryffondor obéit et passa une porte qui s’ouvrait sur une grande salle remplie de box de travail où les employés s’affairaient à écrire, analyser, recopier des documents. De hauts lustres étincelants étaient suspendus au plafond et illuminaient les dorures qui serpentaient sur les boiseries des murs. Minerva emboîta le pas à Mme Connor qui ne ralentissait pas l’allure, toute excitée à sa tâche.
- Eh bah alors Himelda, fit une voix amusée venant d’un box, tu t’es perdue ? Comment c'est méchant :lol:
Himelda redressa les épaules et jeta un regard hautain à un homme aux cheveux poivre et sel qui portait une tasse de café à la bouche.
- J’ai du travail Peggins, un client figure-toi.
Le fameux Peggins s’étouffa dans sa gorgée et regarda bizarrement Minerva. Puis Dumbledore apparut et il poussa un cri étranglé. ZBIM :mrgreen:
Himelda s’éloigna en trottinant alors que les deux la suivaient derrière.
- Entrez, dit-elle en désigant une porte sombre toute simple.
Minerva pénétra dans la pièce, avec un simple bureau tout à fait normal à l’intérieur. Mme Connor s’installa sur la chaise et ouvrit un tiroir pour en sortir un carnet vert émeraude qu’elle ouvrit.
- Bien, maintenant que nous y sommes, dit-elle en s’emparant d’une plume. J’ai besoin que vous vous transformiez. Ensuite, nous nous occuperons des papiers administratifs.
La bouche de Minerva eut un tic nerveux.
- Vous voulez que je me transforme ? Tu es un Animagus ma grande il faut bien qu'elle vérifie que tu y arrives
Himelda leva les yeux.
- C’est bien ce que je vous ai demandé. C'est Moldavie France ce soir le stade mon dieu, même le stade de mon village est mieux, au moins on a notre beau moulin le ligne de mire, pas des sortes de HLM. ce genre de match :lol:
Minerva jeta un regard angoissé à son professeur. Et si elle n’y arrivait pas ? Après tout, elle n’avait réussi la transformation qu’une seule fois. Dumbledore eut un sourire encourageant.
- Ne vous en faites pas, dit-il, la transformation est intégrée désormais, il suffit juste de vous concentrer. Ma fenêtre est ouverte avec les bruits de voitures et je ne résiste pas à l'envie de vous raconter que mon collègue ce matin le lance "Perrine, ferme les yeux, je vais t'amener aux 24H du Mans" pour me faire une sorte de bruit de voiture dégueulasse bref il m'a bien fait rire toujours. il est cool ton collègue :lol:
Minerva hocha la tête. Il était hors de question d’échouer devant Himelda Connor. Elle ferma les yeux et fit le vide dans son esprit, ne se focalisant que sur son Animagus. Très vite, le chat apparut, ses yeux vert émeraude cerclés de fourrure noire. Minerva sentit ses membres se raccourcir et sa vision s’altérer. Le monde devînt plus grand et le bureau bien trop haut, même s’il était très facilement atteignable avec une simple détente.
- Ah, hum, fit la voix de Connor cachée derrière le bureau, je ne vous vois plus.
Eh bien décale-toi J'avoue :lol: :lol: :lol: , songea Minerva qui n’allait certainement pas bouger. Dumbledore, qui l’avait bien compris, se pencha et, avant qu’elle puisse se carapater, la prit dans ses mains aux doigts fins et la porta jusqu’au bureau. Minerva poussa un miaulement plaintif, entre l’humiliation et la gêne de se faire transporter par son professeur. Oh la pauvre effectivement c'est tellement humiliant :lol:
- Excusez-moi miss McGonagall, dit Dumbledore qui semblait grandement s’amuser.
Himelda se pencha, ses yeux marron étudiant avec attention le félin.
- Mmh, donc un chat, très bien, très, très bien.
Elle ouvrit le carnet et trempa sa plume dans l’encrier juste à côté.
- Race : chat de gouttière Tout le monde veut devenir un Cat, parce qu'un chat quand il est cat retoooombe sur ses pattes ! si y avait une ref... je l'ai pas eu :oops: . Fourrure tigrée, pupilles vertes… signe distinctif…
Himelda releva les yeux et scruta attentivement le chat.
- Je pencherais pour les lunettes, intervînt Dumbledore.
- Ah oui, bien sûr. Cercles noirs autour des yeux… Permettez que je vous mesure. ça aussi je trouverais ça gênant, griffe la Minnie.
Elle fit apparaître un mètre de sa baguette et commença à évaluer la taille du chat.
- Ving-six centimètres au garrot, quarante-huit de longueur –grand chat, dis donc.
Les moustaches de Minerva frémirent d’agacement. Elle avait du sang écossais par Merlin, forcément qu’elle était grande :lol: :lol: :lol: La fierté ahah . Himelda fit apparaître une balance et lui demanda de se tenir dessus.
- Quatre kilos et deux cents grammes, parfait. Vous pouvez reprendre forme humaine.
Minerva descendit du bureau avec, ce qu’elle espérait, de la grâce et se concentra sur son corps humain Un chat c'est toujours gracieux :mrgreen: . Elle accueillit avec soulagement le nouveau panel de couleurs qui s’offrait à elle alors qu’elle grandissait au fur et à mesure. Dumbledore lui présenta un sourire approbateur et Himelda reprit la parole et lui montra le carnet dans lequel elle avait écrit une présentation de son Animagus.
- À quoi sert le signe distinctif ? demanda Minerva.
- Au cas où vous deveniez une criminelle, répondit Himelda avec légèreté. Vos cercles noirs sont des signes présents chez aucun autre chat et qui permettront de vous identifier facilement.
Minerva préféra ne rien dire, passant outre le fait qu’elle pouvait être considérée comme une criminelle. Himelda lui fit signe de s’asseoir et trempa à nouveau sa plume dans l’encrier.
- Bien, nom complet je vous prie.
- Minerva Isobel McGonagall.
- Date et lieu de naissance ?
- 4 octobre 1935, à Caithness en Écosse.
Himelda continuait d’écrire tout en marmonnant :
- Début de procédure : 28 novembre 1950, fin de procédure : 2 décembre 1952. Parfait, je vais vous demander une signature en bas de votre dossier. Elle a mis deux ans quand même. justement, c'est pas considéré comme beaucoup. Avec toutes les dates à respecter, si jamais y a des échec, ou même y a des saisons où tu peux prendre les ingrédients et d'autres saisons ou tu peux pas... donc 2 ans ça va en vrai ^^ (enfin j'aurais pété un câble hein perso)
Minerva prit la plume que lui tendait Mme Connor et jeta un coup d’œil à ce qu’avait écrit l’employée. Tous ses détails avaient été inscrits à côté de la description de son Animagus. Au-dessus, se trouvait une liste des autres Animagus existants, mais peu avait été écrit à leur propos.
- Ces Animagus ont été enregistrés post-mortem, expliqua Himelda en la voyant regarder les noms. Le registre n’existait pas encore à leur époque.
Elle pointa le premier nom, Falco Aesalon.
- Cet homme est considéré comme le premier Animagus au monde. Il nous vient de la Grèce Antique et avait la capacité de se transformer en faucon. D'où le fait qu'il s'appelle Falco je suppose. bah du coup non, il s'appelait déjà Falco, et il se transforme en conséquence en faucon
Son doigt descendit légèrement sur la page.
- Ensuite, nous vient Cliodna, une druidesse de l’Irlande du Xème siècle. La mouette était son Animagus. Puis évidemment, la Fée Morgane, dont on ne connaît pas la race de l’oiseau dans lequel elle prenait forme Un jour quand j'aurais la foi, j'écrirais sur la légende Arthurienne - et sur Morgane, bon sang je rêve d'écrire sur Morgane. Voilà, petite réflexion du jour. tu préviendras !. Sa provenance et ses dates sont également assez floues, bien qu’on la situe en Grande-Bretagne dans les années 1100. Pardon je regarde l'équipe d'Estelle en même temps et t'a une caricature "Kilian [MBappé], qu'est-ce que ça vous fait d'être plus connu que le pays que vous affronter?" c'est si méchant pour ces pauvres moldaves. oh nooon les pauvres :lol: :lol:
Deux autres noms s’affichaient plus bas. Lisette de Lapin, une sorcière française née en 1417 et capable de se transformer en lapin Non sans déconner :lol: . Et enfin, en 1472, un certain Morrigan, un irlandais dont l’Animagus était un corbeau. C'est pas une déesse Morrigan? aucune idée ^^ je viens de checker, effectivement c'est une déesse irlandaise de la guerre ^^ et elle est représenté comme un vol de corbeau ^^ bon bah, on va changer le sexe de mon Morrigan hein :lol:
- Pourquoi y a-t-il si peu d’Animagus dans le monde ? demanda Minerva.
Himelda croisa ses mains.
- Un processus dangereux, long, fastidieux. L’intérêt pour beaucoup dans le fait d’être Animagus tient du hors-la-loi. Le suivi par le Ministère et la condamnation pour Azkaban en cas de fraude en découragent certain qui ne voient plus la peine de se donner tant de mal alors qu’ils peuvent prendre l’apparence d’un animal d’un simple coup de baguette. De plus, le faible nombre d’Animagus empêche l’enseignement pour en devenir un. Il est extrêmement difficile d’entreprendre le processus tout seul, si ce n’est impossible à votre âge. Vous avez eu la chance d’avoir été l’élève d’Albus Dumbledore. Ce qui montre à quel point elle peut être exceptionnelle.
Minerva hocha la tête, bien consciente de l’opportunité qui s’était offerte à elle. Dumbledore se racla la gorge alors qu’elle signait rapidement le registre.
- Je crois qu’il est temps pour nous de rentrer à Poudlard.
Himelda sembla déçue, elle qui avait enfin une activité dans son travail. Minerva se leva et Mme Connor reprit la tête du trio.
Lorsqu’ils reprirent l’ascenseur, Dumbledore baissa les yeux sur son élève.
- Vous voici donc officiellement une Animagus. Félicitations.
Minerva eut un petit sourire, mais une question lui trottait dans la tête et elle en fit part à son mentor.
- Professeur, Mme Connor a parlé des sorciers qui ne voyaient pas l’intérêt d’être Animagus puisqu’on pouvait se transformer d’un coup de baguette. Qu’est-ce qui nous différencie d’eux alors ? Pourquoi chercher compliqué quand on peut faire simple ? Parce que tu es une puissante sorcière Minerva, tu cherches l'excellence !
Dumbledore prit quelques secondes pour répondre. L’ascenseur s’arrêta et ils sortirent dans le hall principal.
- Miss McGonagall, si je vous proposais un bonbon au citron et un bonbon aux arômes de citron, lequel choisiriez-vous ?
- Celui au citron…
- Pourtant les deux sont au citron. Pourquoi celui-là ?
- Ils sont peut-être au citron, mais ils sont différents, se défendit Minerva. L’un est naturel, l’autre artificiel. J'aime beaucoup cette comparaison. merci ! :D
Dumbledore eut un sourire.
- C’est exactement la même chose avec les Animagus et la transformation en animal. Ce dernier est temporaire et demande une grande maîtrise pour garder ne serait-ce qu’une griffe réaliste. La grande majorité ne se contentera que de prendre une forme assez crédible pour tromper le commun des sorciers mais un œil averti ne se laissera pas avoir. Le sorcier ne gagnera pas les capacités de l’animal : ni agilité, ni odorat, ni vision. Pour en revenir à notre métaphore des bonbons, ce type de transformation n’est qu’un arôme de ce qu’un Animagus acquiert : une mutation naturelle entre l’homme et son Animagus, les aptitudes de l’animal tout en gardant un cerveau humain, la possibilité de rester un temps indéfini sous la forme Animagus –même si je vous le déconseille, certaines études tendent à penser que les instincts animals peuvent déteindre sur le sorcier. Sans oublier la prouesse technique évidemment, un peu d’orgueil ne fait jamais de mal ! Prenez mon bras, miss.
Minerva obéit et ils transplanèrent, réapparaissant devant les grilles de Poudlard.
- Vous comprenez ce que je veux dire ? fit Dumbledore en pénétrant dans l’enceinte.
Minerva hocha la tête.
- Je crois professeur, et je pense pouvoir vous dire que mon choix se porterait toujours sur les bonbons au citron.
- C’est bien ce que j’espérais ! sourit Dumbledore J'aime beaucoup l'explication et trop bien qu'elle doit Animagus maintenant hiiiii ça me fait plaisir merci beaucoup !!

***

- Je ne pensais pas que le professeur Dumbledore ferait autant preuve de favoritisme envers ses élèves.
Minerva leva les yeux au ciel, sachant très bien qu’Alan aimait la taquiner sur le professeur de métamorphoses et son affection pour elle.
- Je pourrais dire la même chose avec Slughorn et toi, répoliqua-t-elle. Il est même pire.
Le professeur de potions avait pris l’habitude d’avantager ses étudiants préférés en leur donnant quelques indices sur les potions est-ce qu'il fait déjà ses petits soupers? Alan y est-il invité? En fait maintenant que j'y pense aucun prof de Potion n'est partial :lol: :lol: j'y ai pas réfléchi :lol: . Alan en faisait partie, et bien qu’il ne le dise pas, il en devenait légèrement ennuyé. Il disait ne pas avoir besoin de Slughorn pour terminer correctement sa potion et qu’à l’examen, il ne serait pas derrière à lui indiquer quoi faire.
- Tu crois qu’on peut animer n’importe quel objet avec la magie ? demanda-t-elle en songeant au dernier cours de métamorphoses qu’ils avaient eu.
Alan haussa les épaules.
- Je ne sais pas, pourquoi ?
- Par intérêt, répondit-elle tout en louchant sur les statues de chevaliers de pierre qui surplombaient le hall d’entrée Est-ce que c'est une référence au 7? Dans le film cette scène m'a tuée :lol: :lol: :lol: yep, la scène est trop stylée :lol: .
Alan suivit son regard et il eut un rire incrédule.
- Attends, à quoi tu penses avec ces statues ?
- Cela pourrait être intéressant de les actionner. Seraient-elles animées d’une vie propre ou obéiraient-elles aux ordres du conjureur du sort ? J'espère qu'elles vont t'obéir :lol:
- Je n’en ai aucune idée, dit Alan en secouant la tête, mais ce que je sais c’est que ça m’a l’air bien compliqué pour de simples étudiants. Et puis, pourquoi t’aurais besoin de faire ça ?
Minerva n’eut pas le temps de répondre qu’une main se posa sur son épaule. Elle se retourna et sentit un frisson remonter sa colonne vertébrale en reconnaissant Lewis Rollin.
- Je t’en prie, il faut qu’on parle, dit celui-ci avec un air sérieux.
- Et pourquoi on devrait ? répliqua Alan en plissant les yeux. La dernière fois que tu as vu Minerva c’était pour l’agresser.
Un éclair d’étonnement passa dans les yeux de Lewis avant qu’il ne rougisse d’embarras. Il se tourna vers Minerva avec une expression heurtée.
- C’est vraiment ce que tu penses ? QUIPROQUO. C'est TOUJOURS un quiproquo

Bon je reviens après une longue pause (ma mère a invité je sais pas combien de personne j'ai dû aider à préparer et évidemment être présente (et présentable cette blague) et j'ai passé les quarante cinq dernière minutes cachée sur la passerelle au dessus de mon salon avec vue sur la télé et le match - parce que mon petit frère squattait la mienne grrr. Du coup tu vas maintenant avoir le droit à mes légendaires commentaires de match, ça risque d'être tranquille on mène 3-0.

Minerva croisa les bras et releva le menton. Bien qu’il soit un an plus jeune qu’elle, il arrivait presque à atteindre sa taille, ce qui était un sacré exploit étant donné ses gênes écossais.
- Qu’est-ce que tu veux, Rollin ?
Lewis jeta un coup d’œil à Alan, peu certain de pouvoir parler devant lui.
- Je ne pars pas, fit sèchement celui-ci et Minerva acquiesça. quelle solidarité ahah c'est beau.
Lewis soupira puis jeta un coup d’œil autour de lui.
- Très bien, mais pas ici alors, allons dans un endroit calme.
Alan ricana.
- Ouais, dans un recoin sombre pour cacher nos corps. :lol: :lol: :lol:
Lewis cligna des yeux avant de reprendre ses esprits.
- Pas besoin d’un recoin sombre pour cacher ton petit corps de maigrichon. J'ai déjà fait part quelque part de mon amour inconsidéré pour Antoine Griezmann?
ET DD IL A REFAIT SES DENTS ça va tellement mieux :lol: :lol:
ça fait longtemps qu'il a refait ses dents quand même, à Noël je voyais des interviews de lui c'était déjà refait :lol:
Alan protesta mais Lewis prenait déjà la direction des cachots. Minerva réfléchit durant de brèves secondes avant de souffler à son ami :
- On est à Poudlard et nous sommes deux…
- Y a peut-être une embuscade pas loin. Dis, tu me trouves vraiment maigrichon ?
- Ouais, répondit franchement Minerva, mais entre maigrichons, on peut bien battre un Serpentard plus jeune, non ? Cette team de maigrichon olallala ils me tuent :lol: :lol:
Elle n’attendit pas la réponse de son ami et emboîta le pas de Lewis, la baguette à portée de main. Derrière elle, elle entendit Alan la suivre en maugréant dans sa barbe. Il arrêta dès qu’il vit Lewis les regarder s’approcher, immobile. Minerva vit son ami jeter un coup d’œil en arrière et Rollin renifla d’agacement. Elle se posta à distance respectueuse et demanda :
- Pourquoi ici ? J’aurais préféré un endroit neutre pour discuter, pas une zone serpentarde.
- C’est le seul lieu au château où tu ne trouveras pas de portraits pour écouter, expliqua Lewis en la regardant droit dans les yeux. Pas con.
MBappé ça se voit trop qu'il veut avoir son but pour participer à la fête ahah
OK je suis désolée mais y'a mon amour de Pavard, dès qu'ils prononcent son nom dans ma tête ça gueule "SECOND POTEAU PAVAAAAAARD"

Minerva ne broncha pas et le fixa en retour jusqu’à ce qu’Alan demande la raison de leur venue.
Lewis détourna le regard au grand plaisir de Minerva, plaisir qui s’effrita lorsqu’elle entendit la réponse, même si elle n’avait jamais eu de doutes à propos de la conversation qu’ils allaient entretenir.
- Je dois parler de Jedusor avec McGonagall, je n’ai pas envie de tout t’expliquer à son sujet alors…
- Mais je suis au courant de tout, coupa Alan avec un petit sourire. Je t’en prie, on attend. Mais je les aime tellement à deux ils sont chou merciii
'touche obtenue par Raphaël Umtiti ..." "Euh Grégoire, Samuel Umtiti non?" eux aussi c'est un duo que j'aime.

Lewis jeta un regard incrédule à Minerva.
- Tu lui as dit ?
- C’est mon ami et son aide m’est précieuse. Tu devrais essayer un jour d’ailleurs.
Lewis haussa un sourcil.
- Peu importe, tu m’as affrimé l’autre jour que tu ne savais rien de lui. Ton pote Vendrars vient d’insinuer le contraire.
Alan murmura un « désolé » mais Minerva ne lui en tînt pas rigueur. Elle voulait savoir pourquoi Rollin s’intéressait autant à Jedusor et cette discussion allait enfin répondre à ses questions. COMMUNICATION ENFIN.
- J’ai besoin que tu me dises ce que tu… vous savez à propos de ce Jedusor.
- Et pourquoi tu ne nous dirais pas toi, ce que tu sais à son sujet ? répliqua Minerva.
- Parce que vous être deux et que logiquement vous avez dû grappiller plus d’informations que moi. Ou alors, vous n’êtes tout simplement pas doués. TAC TAC TAC ça attaque fort là.
Minerva sentit Alan se gonfler d’indignation et elle preféra parler avant qu’il ne décide d’avouer toutes les infos dont ils disposaient.
- Et pourquoi on te ferait confiance ? Tu travailles peut-être pour Jedusor.
Lewis plissa les yeux et Minerva sut qu’elle avait touché une corde sensible.
- Travailler pour cet infâme… ? Jamais. Infâme quoi? :lol: mais c'est en mode "cet espèce de..." et hop, je retiens l'insulte parce que je suis polie ^^
Ah. Donc une vendetta personnelle, songea Minerva en analysant le visage de Lewis.
- Il semblerait qu’aucun de nous ne dise quoi que ce soit dans ce cas, dit Minerva. De toute façon, Alan et moi avons ce dont nous avons besoin à propos de Jedusor, alors…
Elle sentit Alan tiquer à ses côtés mais à son grand soulagement, il ne réagit pas.
- Viens Alan, rien ne peut nous être utile dans cette discussion, mentit-elle en tournant le dos à Lewis.
Alan l’imita, toujours incertain de la conduite à tenir. Ils eurent le temps de faire quelques pas avant que la voix de Lewis ne leur parvienne à nouveau :
- Attendez.
Minerva cacha un sourire et se retourna en dressant un sourcil. J'imagine tellement la scène je l'adore :lol:
Lewis avait les mains plongées dans ses poches et évitait leur regard.
- Je vais vous dire pourquoi je fais ces recherches. Mais en échange, vous devez me promettre de tout me révéler également. Y'A PENO LAAAAA MONTREZ MOI LA VIDEO MBAPPE IL FAIT UN VOL PLANE NON MAIS OH.
Bon tacle réglementaire OK je me calme.
dans l'excès toi :lol: :lol: :lol:
Minerva fit mine de réfléchir, histoire de bien lui faire comprendre qui détenait le pouvoir dans leur négociation.
- Ça marche, finit-elle par dire.
Lewis soupira, semblant chercher ses mots longuement. Minerva finit par lui demander :
- Comment as-tu entendu parler de Jedusor ?
- Comme toi j’imagine, répondit-il de manière raide, le bouche à oreille chez les Serpentard…
- Pas de mensonges, Rollin, coupa-t-elle les bras croisés. Tu es bien trop impliqué dans cette histoire pour t’y intéresser par simple bouche à oreille. Et je te rappelle que tu es celui qui a besoin de réponses, alors si tu continues de nous mentir comme ça, nous partons.
Lewis eut un soupir de dépit.
- Très bien. Mon frère aîné était un ami de Jedusor. Huuum ...
Minerva sentit Alan tiquer à ses côtés et elle-même dut se forcer à rester impassible.
- Proche ami ?
- Tout dépend de ta définition du mot ami. Jedusor en avait une conception assez… particulière.C'est cool qu'ils aient ces considérations effectivement.
- Particulière comment ? continua de demander Minerva.
Lewis se passa une main dans les cheveux.
- Dans le sens où Jedusor prenait, prenait sans jamais donner C'est une excellente définition effectivement. C'est beau. . De ce que j’ai compris d’après les dires de mon frère, c’était une relation empoisonnée. Tant que tu as quelque chose à lui offrir, tu restes dans ses grâces, mais une fois que c’est terminé… tu ne sers plus à grand-chose et il te lâche. Qu'est-ce qu'il s'et passé? :(
Sans aucune surprise, le tableau que lui brossait Lewis n’étonnait guère Minerva et ne rajoutait qu’à l’horreur du personnage. À ses côtés, Alan écoutait en silence mais elle était certaine que son cerveau tournait lui aussi à plein régime, essayant de distinguer le lien qui unissait Lewis à Jedusor. Certes, le frère agissait comme pont entre les deux, mais rien n’expliquait le soudain intérêt du cadet pour le mystérieux Serpentard.
- Et ensuite ? s’enquit Alan.
- Le reste est peu flou pour moi, avoua Lewis. Durant sa dernière année d’étude, mon frère est devenu agité, plus secret et plus renfermé. Dernière année. Qu'a fait ce cher Tommy?
"Mais Umtiti a fini par casser la démarche" Non mais Grégoire non NON NON maintenant je vais l'avoir dans la tête !
Oh ce cher Ngolo tu es si fort je t'aime si fort, tu es petit, tu es gentil, tu as stoppé Leo Messi <3

Il se tut un bref moment, une lueur blessée traversant brièvement son regard.
- Nous… nous avons toujours été proches et d’un seul coup, il s’est mis à m’éviter. C’était forcément à cause de ce Jedusor. À la fin de ses études, il a abandonné la magie, il est parti et a dit qu’il ne pouvait plus rester en Angleterre, que ça valait mieux pour tout le monde. Il a carrément abandonné la magie? Pour laisser le moins de traces possibles? Hum, je me demande ce que tu nous concoctes avec les Rollins ... tulululu
- Où est-il maintenant ?
Le visage de Lewis s’assombrit encore plus.
- En Angleterre.
Alan cligna des yeux.
- Je croyais…
- Son corps a été rapatrié. C'est si triste ....
Minerva ouvrit de grands yeux pendant que son meilleur ami pâlissait.
- Comment est-ce arrivé ? demanda-t-elle prudemment.
Lewis serra la mâchoire et darda un regard incrédule sur elle.
- Pas besoin d’être Merlin pour deviner. Il est mort par le sortilège Impardonnable. Il s’est exilé en Albanie. L'Albanie. L'ALBANIE. C'EST TOUJOURS L'ALBANIE. , Merlin sait pourquoi là-bas et il y a quelques mois, on nous a ramené son corps.
Ce frère avait dû être vraiment terrifié pour s’exiler dans un pays aussi reclu de l’Europe, songea Minerva.
- Jedusor est forcément lié à son assassinat, conclut Lewis.
Minerva ne dit rien. S’il disait vrai, alors Tom était bien plus qu’un simple meurtrier. Assassiner une née-moldue, un jeune homme qui enquêtait sur lui et un autre qui s’était exilé par peur n’étaient pas de simples victimes collatérales mais faisaient sûrement partie d’un plan plus large et méticuleusement préparé. Minerva frissonna de malaise et de crainte mêlée.
- Il reste quelque chose que je ne comprends pas, dit-elle tout de même. Pourquoi est-ce que tu nous suivais ?
Lewis la regarda d’un air interloqué.
- Je ne vous suivais pas.
- Pourtant tu traînais tout le temps vers les toilettes des filles, répliqua Alan.
- Trois fois, précisa Minerva.C'est pour Mimiiii
Lewis fronça les sourcils.
- Deux fois, tu veux dire. Je ne vous ai croisés que deux fois.
- Certes, admit Minerva, mais je t’ai vu y retourner un soir, tu étais seul.
La lumière sembla se faire dans l’esprit de Rollin alors qu’il plissait les yeux dans sa direction.
- C’était toi qui était là, n’est-ce-pas ?
- Et tu n’avais pas l’air serein d’être suivi, acquiesça Minerva avec un sourcil dressé.
- Evidemment, quand tu enquêtes sur Tom Jedusor, il faut bien être méfiant continuellement. Toi-même tu es bien placée pour le savoir, étant donné que tu me prenais pour un agresseur. Des Quiproquos. Always.
- Tu étais toujours comme par hasard dans les parages quand nous enquêtions, se défendit Minerva, j’avais mes raisons. Pourquoi les toilettes des filles, Rollin ?
Lewis haussa les épaules.
- Pour les mêmes raisons que vous, j’imagine.
Minerva ne fit pas mine de vouloir continuer à sa place. Ils avaient passé un accord, il allait le respecter et raconter tout ce qu’il savait. Lewis sembla le lire dans son regard car il continua, un soupir au bord des lèvres.
- Mimi Geignarde BAH VOILA . Quand j’ai voulu l’interroger, vous sortiez tout juste de ses toilettes, et ça m’a intrigué. J’ai pensé à une coïncidence, mais je vous ai revus une seconde fois dans les parages. J’ai commencé à poser des questions au fantôme, mais elle a trouvé ça louche d’être interrogée sur le même sujet à un si proche intervalle. Elle a dit que vous lui aviez parlé de Jedusor, de sa mort. Elle n’a rien voulu me dire plus.
- Et la fois où tu étais seul alors ? demanda Minerva.
- J’y retournais, en espérant que cette fois, elle répondrait à mes questions. Je n’ai pas pu en retirer grand-chose. Elle n’accuse pas Jedusor évidemment, mais je suis certain qu’il est mêlé à tout ça, tout comme il est mêlé à la mort de mon frère.
- Tu te rends compte que tout cela est basé sur des soupçons, releva Minerva.
Elle avait des raisons d’approuver ses paroles, mais elle-même doutait de pouvoir un jour trouver des preuves contre le Serpentard.
OK JE VIENS DE ME RENDRE COMPTE QUE LE CHAUFFEUR DE CAMION QUI M'EST RENTRE DEDANS EST MOLDAVE, LES GARS POURQUOI VOUS N'AVEZ MIS QUE TROIS BUTS? IL FAUT LES ACHEVER LA ALLEZ ALLEZoh merde j'espère que c'était pas trop grave ton accident quand même
- C’est mon problème, répliqua Lewis. En attendant, vous devez respecter notre accord.
Minerva jeta un coup d’œil à Alan. Elle ne souhaitait pas parler de Jimmy. Elle n’avait encore aucun lien tangible entre la mort de Mimi Geignarde et celle de son ami.
- Mimi Geignarde est morte dans les toilettes des filles, juste après avoir croisé des yeux jaunes. Un garçon parlait dans une langue étrange également, mais elle n’a pas été capable de reconnaître la voix. Elle avait peur de Jedusor et ne se sentait pas en sécurité avec lui dans les parages.
Minerva se tut et Lewis haussa lentement les sourcils.
- C’est tout ?
- C’est tout ce qui est intéressant dans l’histoire. Je n’ai moi aussi que des soupçons, pas de preuves.
Lewis resta silencieux un long moment et Alan se trémoussa, mal à l’aise. Minerva non plus n’en menait pas large, après tout, il avait plus donné qu’elle.
- Tu m’as embobiné, n’est-ce pas ? finit-il par dire. Elle cache une partie de la vérité ce n'est pas la même chose.
Minerva le regarda avec un faux air d’incompréhension.
- Toi aussi tu étais en manque d’informations.
- Peut-être, répondit Minerva avec un air indéchiffrable.
Lewis la considéra un moment, mais au lieu de se sentir floué et de s’agacer, il eut un petit sourire en coin.
- T’aurais fait une Serpentarde pas trop mauvaise. Elle aurait été dans toute les maisons :lol: :lol: :lol: ouais j'avoue j'abuse là :lol:
Il les dépassa et partit sans un mot hors des cachots. Minerva et Alan le suivirent du regard avant que celui-ci dise :
- C’était censé être un compliment ? Qui sait?
Minerva haussa les épaules.
- Les Serpentards sont rusés et malins, je le prends effectivement comme un compliment.
- La ruse, la ruse, fit Alan, c’était limite réglo ton affaire quand même. :lol: :lol: :lol:
- Peut-être, mais on a obtenu ce qu’on voulait non ? Pas beaucoup d’informations, mais on sait maintenant que Rollin ne représente pas une menace. Qu’il se concentre sur sa vendetta personnelle, nous on va chercher plus loin.
Alan la regarda longuement.
- T’es vraiment sûre que tu n’es pas également en train de te venger, Minerva ? T’es sûre de ne pas faire ça pour Jimmy ? Excellente réfléxion mon cher Watson.
*Frappe de Pavard* Bixente - C'est pas "second Poteau Pavard celle là !" :lol: :lol:

- Bien sûr que non, répliqua-t-elle en pinçant les lèvres. Je te parle de stopper anglicisme what? ça se dit pas? c'ets pas rentré dans le voc français ?un possible criminel, ou de le dénoncer avant qu’il ne continue. Je te rappelle que Dumbledore aussi s’en méfie.
- Donc si je comprends bien, si Jimmy était encore vivant, tu enquêtrais quand même ?
- Sauf que Jimmy est mort, Alan ! Ça n’a pas entièrement à voir avec lui. C'est pas un peu contradictoire.
Minerva s’éloigna, les épaules tendues. Tendues, parce qu’au fond, elle ne savait pas si Alan avait raison ou pas.

***

Minerva se dirigeait vers son dernier cours avant les vacances, l’arithmancie. Alan était parti en divination, matière qu’elle avait abandonnée très rapidement pour des raisons évidentes. ça me surprend même qu'elle ait pris Divination.
Elle ne cessait de songer aux propos de son ami ainsi qu’à la discussion avec Lewis, quelques jours plus tôt. Jimmy était-il la seule raison pour laquelle elle se lançait dans une enquête sur Jedusor ? En tout cas, il était bien l’une des principales pistes, avec Mimi Geignarde. Elle ne s'y serait pas intéresser autant si Jimmy n'était pas mort je pense ...
J'ai trop envie d'aller à l'expo Toutakhamoooon argh. Il faudrait que je regarde.
Mais les deux étaient des fils que Minerva ne parvenait pas à connecter, il manquait un bon nombre de pièces du puzzle et cela la menait à croire avec frustration que la mort de Jimmy n’avait rien à voir avec Jedusor. Hum moi je ne suis pas sûre ...
Grizou quel match ça me fait si plaisir de le voir comme ça <3

Un fracas la sortit de ses pensées et elle vit une fille un peu plus loin se tenir la tête avec fatigue. Ses affaires étaient éparpillées au sol mais elle ne faisait pas mine de les récupérer, une main sur le front, l’autre contre le mur. Minerva reconnut les cheveux noirs de Cora Greengrass, et elle s’approcha pour l’aider. La Serpentarde l’aperçut et grogna tout en se penchant sur ses manuels.
- Ça va, c’est bon, je n’ai pas besoin de ton aide.
Elle ramassa rapidement ses affaires d’une main que Minerva ne manqua pas de trouver tremblante et se redressa. Minerva s’apprêtait à la laisser tranquille quand soudain, après deux pas, Cora poussa un faible gémissement et s’adossa lourdement au mur, le teint pâle. Oh chérie qu'est-ce qu'il t'arrive?
- Greengrass, appela Minerva, ça ne va pas ?
Pas de réponse, et Minerva remarqua une fine goutte de sueur glisser sur sa tempe et sur sa peau blême. Les quelques tâches de rousseurs sur le nez en trompette de la Serpentard semblaient même ressortir encore plus que la normale.
- J’ai l’air en pleine forme selon toi ? maugréa Cora en fermant les yeux. Non justement c'est ce qui est étrange.
Wesh non pas Thauvin, je veux pas qu'il rentre.

- Je t’emmène à l’infirmerie, décréta Minerva en voyant son état.
Elle la prit par la taille mais Cora la repoussa aussi férocement que possible, autant dire faiblement.
- Je peux me débrouiller seule, merci bien.Visiblement, non.
Elle tituba sur quelques mètres avant que ses jambes ne se mettent à trahir sa faiblesse. Minerva décida de la rejoindre et de la guider en dépit de ses protestations.
Quand elles arrivèrent à l’infirmerie, Cora avait arrêté de gesticuler et s’appuyait volontiers sur l’épaule de Minerva, le front brillant de sueur, les lèvres blanches et les yeux hébétés et luisant de fièvre. Entre Alexia chez Anna' et Cora chez toi ... ouais, c'est vrai, mais juré je voulais pas copier Anna ^^
Madame Pomfresh, leur nouvelle infirmière depuis la rentrée, leva la tête à leur approche. Etrangement, elle sembla immédiatement comprendre de quoi il retournait car elle arracha la Serpentarde des bras de Minerva et l’allongea dans un lit. Puis elle alla prendre quelques potions dans sa réserve tandis que Minerva tentait de lui expliquer ce qu’il s’était passé.
- Je sais miss McGonagall, vous avez bien fait de l’amener ici. ELLE EST MALADE WHY
Cora était désormais dans un sommeil agité et une potion entreprit de la calmer un peu, mais à l’air navré de l’infirmière, Minerva déduisit qu’elle ne pouvait rien faire de plus.
- Qu’est-ce qu’elle a, madame Pomfresh ? s’enquit-elle avec inquiétude.
L’infirmière lui jeta un regard bleu perçant derrière ses lunettes à fine monture et ne répondit rien. Minerva comprit que ce n’était pas ses affaires et qu’elle devait se rendre à son cours et la laisser travailler en paix. Ah bah tiens, on a justement l'Albanie dans notre groupe. Pardon.
Durant toute l’heure, elle songea à Cora, clairement malade mais qui avait refusé son aide par deux fois, ainsi qu’à Madame Pomfresh, avec qui elle semblait partager un secret sûrement médical. Elle espérait que ce n’était pas trop grave, mais le visage livide et les yeux vides de la Serpentard ne cessaient de danser devant ses yeux, comme morts.
C'est joyeux comme fin dis donc.
Mais sinon c'était un super chapitre Clem <3
haah ouais, désolée :lol:
Merci beaucoup pour ton commentaire !! Bisous ! :D
PtiteCitrouille

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Re: Minerva McGonagall [Harry Potter]

Message par PtiteCitrouille »

Je viens de capter que j’avais prévenu personne
Oupsie
Je m’y mets :oops:
Charmimnachirachiva

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Re: Minerva McGonagall [Harry Potter]

Message par Charmimnachirachiva »

Alalalala !!

Eugène est vraiment sympa et cool !!
Il accepte tranquille la magie et ou le bazars alors qu'il aurait pu prendre la fuite !
Par contre, les journalistes !!! Ils sont vraiment le cliché du journaliste pourri, limite ils pourraient faire équipe avec Rita Skitter !! ( c'est pour dire !!)
Mon intuition me dit que Minerva va avoir une aventure avec soit Dougal soit Lewis..... (oui je sais, je suis chiante avec mes intuition !! :lol: :lol: )
annabethfan

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Re: Minerva McGonagall [Harry Potter]

Message par annabethfan »

C'est bon j'ai deux minutes de libre, tu es au top de ma liste des choses à faire donc je commente ton chapitre ^^ Sorry pour le retard!! (Mon ordi m'a planté hier, j'ai dû aller le faire réparer pour 100 euros et j'ai manqué de perdre tous mes fichiers, mes cours et mon mémoire... Angoisse totale!)
- Certes, j’ai comme l’impression qu’ils s’essoufflent un peu, mais ça peut également être une erreur de parcours.
- C’est ça, justifie toi, railla Minerva en haussant un sourcil.
J'adore leur relation dès les premières lignes, on perçoit bien cette affection et en même temps les plaisanteries qui renforcent leur lien via le Quidditch :D
Je me fiche de cette loi qui nous interdit de nous révéler aux moldus, là on parle de notre famille et notre famille est plus importante que le ministère.

Bim dans la face du ministère :lol:
- Sale tricheur ! vociféra Minerva le poing en l’air.
Minerva c'est Perri :lol:
Malcolm avait été un enfant aussi excité qu’un cognard.
Ohhhh j'adore l'expression!! Je pourrais te la piquer à l'occasion? ^^
Qui se tenait à deux mètres au dessus du sol, flottant dans le vide.
- Mais qu’est-ce que…
Minerva regarda son grand-père, l’air tout pâle, la bouche entrouverte et un verre de scotch à mi-chemin vers ses lèvres.
Surprise :lol: Je trouve que tu as très bien décrit la scène, je me la représente vraiment visuellement, surtout avec la montée progressive du retournement tout au long de la scène. Genre, le cube en bois est mentionné plusieurs fois, on sent que quelque chose va arriver, et là bam!
Donc… cette école où tu vas… ce n’est pas un pensionnat pour jeunes filles.
Pas vraiment non :lol:
Elle nota tout de même son point de vue. Elle aussi s’était plusieurs fois demandée comment les sorciers qui ne souhaitaient plus vivre dans leur communauté faisaient pour s’intégrer chez les moldus, pour trouver un travail alors qu’ils ne disposaient pas des connaissances nécessaires. Sa mère par exemple, promise à une place importante dans le ministère avait dû y renoncer et s’était retrouvée sans travail suite à son absence de connaissances du monde moldu.
Je trouve cette problématique vraiment intéressante. J'en avais parlé dans un de mes chapitres avec l'article de journal, et je suis hyper contente de le voir plus développé ici. Ca serait intéressant d'en savoir plus sur ce point quand même!
Minerva avait cependant pu voir un éclat de fierté dans les yeux de sa mère, mais cela ne l’avait pas empêchée de lui passer un savon.
:lol: Quand tu dois être le parent responsable, mais que tu trouves cool ce que ton enfant a fait ^^
Minerva haussa les épaules, partant du principe que son journal préféré ne ferait jamais de commentaires sur sa jeunesse.
Ca dépend du journaliste ^^
Madame a-t-elle sa calèche de prête ? Souhaite-elle que son humble valet l’accompagne à la cour ?
:lol: :lol: :lol: :lol:
- Tu sais où se trouvent les bureaux ? demanda Isobel en observant autour d’elle avec joie.
Minerva acquiesça et ajouta :
- Vas-y, je me débrouille à partir de là.
Elle est trop mature ^^ Moi j'aurais tellement peur de me perdre que je supplierais ma mère de rester avec moi :lol:
C’est vous Minerva McGonagall ? demanda ébahi l’homme avec un fort accent irlandais.
La seule et l'unique, bro :lol: En vrai elle fait tellement bad-ass en arrivant comme ça du haut de ses dix-huit ans (dix-sept? je sais plus exactement quel âge elle a là ^^)
Je m’appelle Minerva, je suis née à Caithness en Ecosse en 1935 d’une mère sorcière et d’un père moldu
Je trouve ça très parlant le fait qu'elle se présente en donnant son statut de sang. Ca dit vraiment quelque chose de la société sorcière...
Minerva se redressa. La journaliste commençait à l’agacer avec ses allusions. Qu’est-ce qu’elle essayait de faire, la forcer à insinuer que Dumbledore était un Animagus illégal ?
Exactement ^^ En vrai ça collerait avec le personnage avouons-le :lol:
Et vous savez qu’il est interdit par la loi de révéler quoi que ce soit, famille ou pas famille, à propos du monde magique ? assena Lian.
En vrai je comprends que tu interdises de révéler le secret à ta famille éloignée, mais à ton propre père ça n'a pas de sens, surtout pour un enfant qui ne maîtrises pas ses pouvoirs. Autant interdire le mariage entre sorciers et moldus à ce moment-là, comme en Amérique, parce que sinon cette loi n'a pas de sens. Mais après elle est un peu flottante non? Est-ce que c'est dit explicitement que même les parents ne doivent rien savoir?
Bonjour Ernest ! Belle journée, aujourd’hui !
- N’est-il pas ? répondit avec entrain le vendeur Ernest.
Cette réponse tellement typique des vieux :lol:
Du rouge ? s’étonna Eugene. Cela ne fait pas un peu… sanglant ?
Ca fait Gryffondor nuance ^^
Voyons, tu penses bien que nous n’avons pas repeint cette chambre pour que personne n’y dorme ! Qu’est-ce que tu en penses ? Pour passer quelques jours quand tu en auras envie. Ça pourrait être bien, non ?
Ohhhhh trop mignon :D

Super chapitre!! (Et encore désolée d'avoir mis autant de temps à commenter...)
Cazolie

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Re: Minerva McGonagall [Harry Potter]

Message par Cazolie »

Me revoilà
Je sais, je t'ai dit que j'avais pas le temps, mais c'est le 1er mai, ma foi assez tôt le matin,et j'ai juste pas envie de me coller à mes archives just yet (je pourrais aussi écrire le prochain chapitre sauf que je sais pas du tout ce qu'il a se passer :lol: :lol: Je préfère m'y coller trois jours avant ça stimule l'imagination hahaha)

Chapitre 9
Le titre du chapitre n'annonce rien de bon honnêtement haha
Arrête, t’as risqué de finir à moitié humaine avec tes potions, ce n’est pas ça qui devrait te stopper !
T'es mignon Alan mais la douleur CA FAIT PAS REVER
Moi je crois en toi. Alan aussi, n’est-ce pas Alan ?
Et il donna un coup de coude à son ami.
- Ouais bien sûr, répondit-il, mais tu sais, j’aurais répondu pareil sans cette violence gratuite.
Alan a son petit côté Ron je trouve haha
Sensibilité émotionnelle d'une petite cuillère, tout ça tout ça
Était-il possible qu’elle reste à moitié chat toute sa vie ?
En fait Miss Teigne c'est Minerva
C’est facile. Ce sont des êtres vivants comme toi et moi, il suffit de les choyer autant que possible.
Je considère tellement mes plantes comme des êtres vivants que je leur donne des noms (Mr. Piquewick le cactus et Sproutnik la plante indéterminée) mais j'ai tué Sproutnik je crois
Certains Poufsouffle exagèrent au point de le comparer au Diable.
Do they, though
maintenant que les BUSES approchaient
Je propose qu'on lui donne ses Buses d'office, sinon, vu l'exploit
Ses tympans se vrillèrent et elle lâcha sa baguette avec un hurlement pour plaquer ses mains à ses oreilles. Le chat disparut de son esprit dans un nuage de particules. Elle perdit tout contact, son cœur s’emballa et l’air sembla ne jamais vouloir atteindre ses poumons. Elle porta les doigts à sa gorge et tomba à genoux. Ses yeux lui faisaient tellement mal qu’elle pensa qu’ils allaient exploser. Elle sentit un liquide chaud couler de ses oreilles.
Cette partie est super bien écrite :)

Oh doudou. Tu écris vraiment super bien tout ce processus de transformation je trouve :)
Une certaine Pomfresh je crois.
Understatement of the year
Je vous fais confiance, professeur Dumbledore. Je garde en mémoire ce que vous me dites.
Thank god. T'imagines si Voldemort avait été prof haha, il aurait tué un élève au bout du 2è cours
Aucune eau ne sortit. Fronçant les sourcils, elle se décala et actionna un autre robinet qui lui, fonctionnait.
Coucou la chambre des secrets
Elle n’avait rien à faire avec un fantôme complexé et moqueur.
Et c'est seulement à la fin de cette partie que je réalise qu'elle ne sait pas que c'est la victime de Tom hahaha
Minerva se figea et regarda le parchemin que lui tendait un élève de deuxième année
Entre Dumby et Slughorn, je pense qu'on devrait prêter plus d'attention aux élèves coursiers dans cette école haha
Dumbledore ne va jamais abandonner un prodige comme toi.
Globalement Dumbledore n'abandonne pas les gens je pense. Pas depuis Ariana en tout cas

Tu m'as fait rire avec ton magazine hahaha
Vous voulez dire qu’il est parti... faire un tour ?
Comme Dumby dans la photo haha
Tom Jedusor, songea-t-elle, mais elle ne dit rien. Elle crut voir le professeur tiquer mais elle pensa avoir rêvé
En vrai je trouve ça pas cool qu'il lise dans ses pensées comme ça haha

La dernière réplique de Dumby m'a tuée haha


Chapitre 10
Ca devait être top ta rando dans le Connemarra :o Ah et pour répondre à ta question, je suis en Allemagne pour terminer mon master, je suis dans un cursus intégré en fait, c'est pas Erasmus :)
Alan qui verdissait de minutes en minutes. Le pauvre passait en dernier puisqu’on son nom se trouvait en fin de liste.
Décidément un côté Weasley
C’était une sorcière d’une cinquantaine d’années à l’air sévère
Coucou future Minerva
La fille fit des gestes frénétiques avec le journal, comme si Alan pouvait rassembler et conserver tout l’air jusqu’à la fin de son examen.
Je sais pas qui c'est mais elle est juste beaucoup trop drôle hahaha
Ah sérieux je la trouve trop sympathique haha

Comme si Flitwick avait peu échouer en sortilèges haha, j'ai mis 15 ans à capter que c'était pas possible
Je connais bien Dumbledore, un excellent élève. Depuis lui, je n’avais pas revu de talents comme le vôtre.
Ouuuuuuuuuuh
Est-ce qu'elle verra James haha (non en vrai je pense pas que James soit aussi doué)
Elle n’était pas prête.
Bien pour ça que c'est pas tout de suite haha
Il devait y avoir une erreur...
Elle n’avait obtenu que des Optimales.
Puoahahahahahha genre
Elle ne s’en était jamais rendu compte avant parce qu’il était son meilleur ami, mais Alan était plutôt mignon dans son genre. Elle ne savait s’il laissait volontairement ses cheveux blonds décoiffés ou si c’était naturel chez lui, mais elle trouvait que ça lui allait bien.
AAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAH
C'est très chouette la description de leur relation :) on a besoin d'amitié sans ambiguité haha
Il n’avait apparemment pas prévu de se retrouver au milieu d’un règlement de compte familial.
Faudrait être un peu psycho pour prévoir ça haha
Minnie a fait une bêtise ? fit la petite voix innocente de Robert.
Hahahhaha
Tu me reproches d’avoir tout laissé tomber par amour ?
Nooon c'est triiiiiiiiiste
Je lui ai demandé de ne plus jamais me contacter. Sûrement une des plus grandes erreurs de ma vie.
Ah carrément
Isobel était soucieuse car à son départ de Lacock, ses propres parents y vivaient encore et elle ne voulait pas que sa fille les rencontre.
Oh bah quitte à rencontrer un grand-père autant rencontrer toute la smala
Hahaha le magicobus ça me tue, trop cool que tu l'aies intégré !
Par Merlin, ce qu’elle était stupide à rougir ainsi !
Uhuhuhu
Cela fait plus de dix ans maintenant. Elle n’a plus été que l’ombre d’elle-même depuis qu’elle a perdu son unique fils. Tu peux me trouver sans cœur, je m’en fiche. Si Robert n’était pas parti elle serait encore là.
Ouch c'est dur

C'est vraiment chouette cette scène avec Eugène. C'est beau de renouer les liens comme ça, et tu l'as très bien menée :)

Chapitre 11
C'est affreux que Robert ait même pas été au courant que sa mère était morte. J'ai passé 4 heures sans savoir pour mon frère et je déteste repenser à ces moments-là, déjà
Et puis, la loi qui nous force à garder le secret sur nous existe toujours.
J'aimerais bien qu'on m'explique comment ça marche ça parce que ça n'a aucun sens je trouve. On fait quoi pour les familles moldues avec des Sorciers qui naissent ?
C’est vrai que t’es un animal Minerva ?
- Pardon ?
Hahahahhahahahah
ses cheveux lisses et bien coiffés.
Hahahahah il a testé sa potion ?
Ah le slogan m'a TUEE :lol: :lol: :lol:
Mimi Geignarde ? Tu plaisantes ?
Le lien est bien plus facile à faire en anglais, elle s'appelle Moony Myrtle non ? Ou un truc du genre

JOHN LENNON :lol: :lol: :lol: :lol: :lol: :lol:
Pourquoi pas hein :lol: :lol: :lol: :lol:
Pas sûre que mon simple nom suffise à les décider de me prendre.
Je ne l'aurais pas mieux dit haha
Est-ce que moi je t’appelle McGo ?
On en connait d'autres par contre

Comment elle exploiiiite Alaaaan
Elle le prostitue, même haha
Il me fait trop rire d'ailleurs, avec ses histoires de plan démoniaque.
Elle semble un peu perturbée par sa mort.
SANS BLAGUE

L'histoire de confiance de l'Animagus, ça vient de Pottermore aussi ? C'est très bien exploité en tout cas !
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Re: Minerva McGonagall [Harry Potter]

Message par MelleChachow »

J'ai tout relu et j'adore encore plus ton histoire !! :D
Je sais que cela fait longtemps que tu n'as pas posté mais vraiment j'adore !
Tous les personnages sont super et tu écris toujours aussi bien !
J'aimerais trop la suite !
Continue comme ça :)
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Re: Minerva McGonagall [Harry Potter]

Message par PtiteCitrouille »

MelleChachow a écrit :J'ai tout relu et j'adore encore plus ton histoire !! :D
Je sais que cela fait longtemps que tu n'as pas posté mais vraiment j'adore !
Tous les personnages sont super et tu écris toujours aussi bien !
J'aimerais trop la suite !
Continue comme ça :)
Hellooo !
Ah mon dieu c'est adorable !! J'en revenais de voir un commentaire ici haha, ça me fait tellement plaisir ! Ca booste carrément de voir que des lecteurs sont toujours présents, merci !! Ca fait effectivement un moment que je n'ai pas posté, j'ai eu une grosse perte d'inspi après mes exams, et là je me suis remise à écrire cet été, dès que j'ai de l'avance je me remettrai à poster ! :)
Merci encore c'est trop trop gentil !! *-* Bisouuus !
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Re: Minerva McGonagall [Harry Potter]

Message par Perripuce »

PtiteCitrouille a écrit :
MelleChachow a écrit :J'ai tout relu et j'adore encore plus ton histoire !! :D
Je sais que cela fait longtemps que tu n'as pas posté mais vraiment j'adore !
Tous les personnages sont super et tu écris toujours aussi bien !
J'aimerais trop la suite !
Continue comme ça :)
Hellooo !
Ah mon dieu c'est adorable !! J'en revenais de voir un commentaire ici haha, ça me fait tellement plaisir ! Ca booste carrément de voir que des lecteurs sont toujours présents, merci !! Ca fait effectivement un moment que je n'ai pas posté, j'ai eu une grosse perte d'inspi après mes exams, et là je me suis remise à écrire cet été, dès que j'ai de l'avance je me remettrai à poster ! :)
Merci encore c'est trop trop gentil !! *-* Bisouuus !

Tu sais ce qui te reste à faire ... :mrgreen: :mrgreen:
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Re: Minerva McGonagall [Harry Potter]

Message par PtiteCitrouille »

Perripuce a écrit :
PtiteCitrouille a écrit :
MelleChachow a écrit :J'ai tout relu et j'adore encore plus ton histoire !! :D
Je sais que cela fait longtemps que tu n'as pas posté mais vraiment j'adore !
Tous les personnages sont super et tu écris toujours aussi bien !
J'aimerais trop la suite !
Continue comme ça :)
Hellooo !
Ah mon dieu c'est adorable !! J'en revenais de voir un commentaire ici haha, ça me fait tellement plaisir ! Ca booste carrément de voir que des lecteurs sont toujours présents, merci !! Ca fait effectivement un moment que je n'ai pas posté, j'ai eu une grosse perte d'inspi après mes exams, et là je me suis remise à écrire cet été, dès que j'ai de l'avance je me remettrai à poster ! :)
Merci encore c'est trop trop gentil !! *-* Bisouuus !

Tu sais ce qui te reste à faire ... :mrgreen: :mrgreen:
OUI MAMAN :lol: :lol: (en vrai ça fait deux fois que je cale en voyant la notif "publication de message sur Minerva McGonagall" ça fait trop bizarre haha)
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Re: Minerva McGonagall [Harry Potter]

Message par cochyo »

PtiteCitrouille a écrit :
PtiteCitrouille a écrit :
MelleChachow a écrit :J'ai tout relu et j'adore encore plus ton histoire !! :D
Je sais que cela fait longtemps que tu n'as pas posté mais vraiment j'adore !
Tous les personnages sont super et tu écris toujours aussi bien !
J'aimerais trop la suite !
Continue comme ça :)
Hellooo !
Ah mon dieu c'est adorable !! J'en revenais de voir un commentaire ici haha, ça me fait tellement plaisir ! Ca booste carrément de voir que des lecteurs sont toujours présents, merci !! Ca fait effectivement un moment que je n'ai pas posté, j'ai eu une grosse perte d'inspi après mes exams, et là je me suis remise à écrire cet été, dès que j'ai de l'avance je me remettrai à poster ! :)
Merci encore c'est trop trop gentil !! *-* Bisouuus !

Tu sais ce qui te reste à faire ... :mrgreen: :mrgreen:
OUI MAMAN :lol: :lol: (en vrai ça fait deux fois que je cale en voyant la notif "publication de message sur Minerva McGonagall" ça fait trop bizarre haha)[/quote]
Si ça motive je m’y met ;) ! :D
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Re: Minerva McGonagall [Harry Potter]

Message par PtiteCitrouille »

cochyo a écrit : Si ça motive je m’y met ;) ! :D
Haha vous êtes tellement adorables !! :D :D je vous adore !
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Re: Minerva McGonagall [Harry Potter]

Message par PtiteCitrouille »

JESUS CHRIST

Avouez vous êtes tous choqués (sauf ceux qui suivent mon avancée dans Minerva, vous vous reconnaîtrez)
Oui c'est bien moi, je suis bien de retour et j'espère, j'espère de tout mon cœur de ne pas vous refaire un coup pareil d'abandon pour tant de temps (et d'abandon tout court d'ailleurs).
Vraiment, je m'excuse infiniment pour cet arrêt qui a duré beaucoup trop longtemps, ça fait bien 1 an et demi déjà.
Comme ça fait très longtemps, je vous remets un résumé de touuuut ce qui s'est passé depuis le début, ça fera du bien à tout le monde haha
Egalement, je posterai évidemment toutes les 2 semaines, je serais incapable de tenir le rythme de un chapitre par semaine je vous l'avoue direct. Donc je serais en alterné avec Perri, comme ça vous aurez pas de trou sans chapitre et d'autres avec plusieurs chap
Je mets le résumé aujourd'hui pour vous laisser digérer (et teaser lol), et je reprends les posts demain

Bisous à tous ceux qui sont toujours présents ! (petit mot à la fin du résumé, partez pas trop vite)


Dans le (les ?) derniers épisodes …
Nous suivons donc la vie (plus ou moins) palpitante de Minerva McGonagall, son enfance (brièvement), sa jeunesse (brièvement selon les années, j’ai d’ailleurs l’impression que sa 6ème année est infinie) et pour la suite, spoiler sweetie.
Nous avons commencé dans un premier chapitre avec Isobel, (la maman !) fille d’une famille de Sang-Pur et conservatrice j’ai nommé les Ross, et petite-fille de Minerva (non, pas notre prof de métamorphoses), une vieille dame hyper cool avec zéro filtre dans ses mots, et qui forcément, vu qu’elle est bien la seule gentille personne dans la famille autour d’Isobel, meurt très rapidement, c’est cadeau je vous aime ! Anyway, Isobel craque pour un moldu, mais papa et maman Ross seraient pas contents de savoir ça donc elle dit rien et S’ENFUIT avec le petit Robert McGonagall. Faut savoir aussi qu’Isobel a longuement hésité (pendant un demi-chapitre, et alors ?) avant de partir. Avec le Secret magique International, elle peut pas raconter en mode yolo qu’elle est sorcière à son futur mari, ce qui veut dire qu’elle doit abandonner la magie. C’est ce qu’elle fait, par amour pour Robert, et la baguette finit dans les tréfonds d’une boîte (en bois massif dans ma tête, avec un petit loquet en fer).
BREF. Minerva naît un 4 octobre 1935 à Caithness en Ecosse profonde (deep deep Ecosse), un petit pâtelin où Robert est pasteur, joue aux échecs avec sa fille, fait pousser de la citrouille (non en vrai je sais pas, des légumes quoi) et joue de la cornemuse, en bon vrai écossais. Vaille que vaille, Isobel tente de cacher la magie très précoce de sa fille : spoiler, c’est un échec. Robert apprend la vérité et même s’il accepte tant bien que mal la magie et n’en n’est pas horrifié, il est blessé par les années de mensonges de sa femme. Malgré leur amour toujours présent, leur complicité d’avant disparaît. Robert reste mal à l’aise face à la magie, symbole de cachotteries, et Isobel n’utilise toujours pas sa baguette.
Ils ont 2 autres enfants, Malcolm en novembre 1938 et Robert Jr en mai 1946. Minerva, très vive d’esprit, intelligente et mature, rentre à Poudlard en septembre 1947 (eh oui, pas en 1946 car elle est du mois d’octobre, or il faut avoir 11 ans révolus pour Poudlard, elle n’avait que 10 ans et 11 mois en septembre 1946). Elle est répartie à Gryffondor (sans dec) après de longues minutes d’hésitations avec Serdaigle, faisant d’elle une Chapeaufloue, et y rencontre son futur meilleur ami, Alan Vendrars (fun fact, à la base il devait s’appeler Cendrars, mais 1) je voulais le mettre à la fin de l’alphabet pour la Répartition, et 2) ça faisait trop Blaise Cendrars ; c’est sûrement à cause de Cendrars que j’ai imaginé Alan avec les cheveux blond cendré, foutu cerveau).
Ce résumé sera beaucoup trop LONG
Minerva et Alan rencontrent aussi Filius Flitwick, à moitié gobelin et moqué de part ce fait (oui très clairement du racisme), il s’avère être excellent en sortilèges et l’utilise à son avantage pour prouver aux autres qu’il peut faire aussi bien qu’eux. Minerva elle, se passionne pour la métamorphose et trouve en Dumbledore un mentor.
Minerva découvre le Quidditch et se promet de faire partie de l’équipe l’année suivante, sous la direction de Fleamont Potter (papy de Harryyy), un garçon qui, à première vue, lui apparaissait comme étant prétentieux et condescendant.
Lors des sélections de Quidditch, elle rencontre Holly Harpen, la future attrapeuse avec qui elle deviendra très bonne amie. Minerva est sélectionnée en tant que Poursuiveuse mais durant son 1er match, elle cumule les erreurs stratégiques et de jeu, ne parvient pas à marquer et fait face aux foudres de colère de Fleamont. Jimmy Thomas, un des batteurs, l’encourage et la persuade de s’accrocher, ce qu’elle fait : les efforts paient et son 2nd match se révèle être un succès.
C’est en deuxième année que Minerva entend parler de Tom Jedusor pour la première fois par Jimmy Thomas. Celui-ci avoue avoir peur de lui et le trouver inquiétant. Minerva apprend également que Hagrid a été renvoyé pour avoir soi-disant libéré une créature tueuse de nés-moldus, dont Mimi Warren (à ce moment-là pas appelée Mimi Geignarde). Jimmy n’y croit pas et pense Jedusor coupable sans trop s’avancer. A la fin de l’année, il dit commencer un travail de recherches pour après ses études. C’est en mars de la 3ème année de Minerva que Jimmy décède dans des circonstances mystérieuses, laissant Minerva désespérée. De rage, elle détruit le bureau de Dumbledore et est envoyée en retenue par le directeur Dippet, où elle nettoie coupes et médailles, dont la médaille de Jedusor pour « service rendu à l’école ».
A l’enterrement de Jimmy, Minerva et Fleamont se rendent chez leur ami, déterminés à trouver des réponses. Très vite, Minerva découvre des cendres dans une cheminée, ce qui l’interpelle : pourquoi avoir fait un feu moldu alors qu’un feu sorcier ne consomme pas de déchets et brûle par lui-même ? Ils en déduisent que quelqu’un a voulu effacer des traces et Minerva découvre un bout de papier avec les lettres « SOR » inscrites dessus. Mûe par un instinct, elle devine le nom Jedusor dans ces lettres et pense que les recherches de Jimmy portaient sur l’inquiétant Serpentard.

ENFER ET DAMNATION. La pire épreuve attend encore Minerva.
Déclarée myope, Minerva se retrouve contrainte d’acheter des lunettes.
Mais sinon, puisque Fleamont n’est plus à Poudlard quand Minerva rentre en 4ème année, c’est elle qui devient capitaine de l’équipe de Quidditch. Pendant ce temps-là, Malcolm reçoit sa lettre de Poudlard (mais who cares, puisque Minerva est capitaine ? bon je deconne pardon). Malcolm imite sa mère et part à Serdaigle (c’est les plus nuls en Quidditch en ce moment).
Dumbledore lui fait une proposition incroyable, celle de devenir Animagus, sans vraiment réaliser à quel point le processus peut être long, fatiguant et dangereux.
(Je vous ai dit aussi qu’elle est devenue pote avec Pomona ? Non ? Bon bah voilà, en 3ème année elle rencontre Pomona)
Minerva tente de garder sa fichue feuille de Mandragore dans la bouche pendant un mois (la 1ère étape du processus d’Animagus), échoue une fois et doit recommence, ô joie. Quand elle réussit enfin cette étape, elle part à la recherche d’une chrysalide d’un Sphinx tête de mort en plein mois de février sauf que les chrysalides ne sont trouvables qu’en septembre (véridique, j’ai fait des recherches), donc gros fail et elle doit attendre la rentrée de sa 5ème année.
Septembre 1950, 5ème année. Chrysalide trouvée, au tour de la rosée du matin d’un sol pas foulé par le pied humain pendant 7 jours : Minerva s’enfonce dans la forêt Interdite et rencontre (beaucoup de rencontres dans cette histoire dites donc) Magorian, un jeune centaure âgé de 8 balais et un peu wtf sur les bords avec la Lune et Saturne.
Petit à petit elle avance dans son processus et parvient à ressentir le second battement de cœur correspondant à son Animagus. C’est à ce moment-là qu’elle avoue la vérité à ses amis (bin oui, en bonne pote ingrate elle en parle pas pfff).
Elle prononce la formule permettant de visualiser son animal et s’évanouit dans la foulée. Une vision lui apparaît alors, d’elle toute petite jouant avec le chat, chez elle. Ses parents se disputent à côté, Isobel pleure : elle vient d’avouer la vérité sur la sorcellerie à son mari. Agitée, Minerva perd le contrôle de sa magie et casse une assiette, faisant paniquer le chat qui lui agrippe la main. Minerva le regarde droit dans les yeux et lui ordonne silencieusement de la lâcher. Le chat obéit, incline sa tête et part ; Minerva se réveille. Elle se rend dans le bureau de Dumbledore et demande des explications, où elle réalise que son Animagus est en fait le chat de son enfance. Le soir, elle repense à la scène de son souvenir et ne parvient pas à comprendre comment Isobel a pû abandonner la magie, son identité, par amour.
Toujours en 5ème année, Minerva discute de la réaction de ses parents sur la magie. Alan raconte qu’ils sont curieux et Minerva est déçue d’apprendre que son propre père ne puisse pas agir de même et en veut à la loi sur le secret magique. Par la suite, ils discutent Quidditch et Alan avoue avoir flashé sur Etna Stevenson, une grande rousse aux yeux bleus nouvelle dans l’équipe en tant que Poursuiveuse. Minerva s’avère être jalouse de son talent au Quidditch, de sa popularité et de sa beauté. « Etna par-çi, Etna par-là », Minerva en est amère. La Grosse Dame en rajoute en qualifiant Minerva de « sévère et coincée », et Holly Harpen est enjouée face au talent d’Etna. Minerva agit froidement envers elle même si les autres ne cessent de lui dire qu’un compliment lui ferait plaisir, tout comme un compliment de Fleamont lui faisait plaisir à elle. Apère un entraînement, Etna cherche à comprendre le comportement de sa capitaine et on apprend qu’Etna est en fait admirative de Minerva, de son courage, de sa détermination. Ayant besoin de soutien, Etna lui est reconnaissante de tous les pousser dans leurs retranchements. Etna lui avoue qu’elle a voulu rentrer dans l’équipe pour les mêmes raisons que Minerva : alors que sa capitaine a réussi à devenir plus qu’une intello et être appréciée pour cela, Etna souhaite au fond être plus qu’un joli visage.
Plus tard, nous apprenons que Minerva craint de continuer son processus d’Animagus, car elle a peur de la douleur qu’elle ressentira, et d’un possible échec. Lors d’une conversation avec Pomona dans les serres de Poudlard, Jedusor revient dans son esprit lorsque son amie mentionne son nom et lui parle d’une rumeur selon laquelle il aurait demandé le poste de DCFM à Dippet, sans succès.
Jedusor désormais de retour dans ses pensées, additionné aux BUSES approchant, Minerva ne parvient pas à se concentrer lorsqu’elle tente sa transformation en compagnie de Dumbledore. Le chat s’en rend compte et fuit, laissant une Minerva douloureuse à l’infirmerie. Traumatisée, elle refuse de retourner au processus. Dans son chemin entre l’infirmerie et la tour des Gryffondor, elle surprend une conversation entre Dumbledore et Dippet dans laquelle le premier presse le second de ne pas embaucher Tom Jedusor s’il venait à postuler pour être professeur, confirmant ainsi la rumeur de Pomona.
Minerva se rend aux toilettes des filles, où elle rencontre pour la première fois une Mimi Geignarde très susceptible. La rencontre s’arrête rapidement et quelques heures plus tard, Dumbledore convoque Minerva pour lui expliquer les raisons de son échec avec son Animagus. Dumbledore reste très mystérieux sur les questions posées par son élève, notamment sur la raison de son rôle de professeur et non de Ministre, ainsi que pourquoi il n’est pas Animagus. Celui-ci s’exclame en fin de chapitre « abonnez-vous à Métamorphose de nos jours », le journal mensuel de métamorphoses.
Le chapitre 10 débute sur les BUSES. Minerva excelle et discute même avec son examinatrice (Griselda Marchebank) sur son Animagus. A la fin de son épreuve, elle patiente le temps qu’Alan finisse également et fait la connaissance de Cora Greengrass une Serpentard très fière en cours de divination avec Alan. Celle-ci avait tenté de le faire sentir mieux lorsqu’il paniquait pour son examen. Cora se déclare Sang-Pur, et indique à Minerva que la famille Ross est bien connue pour le scandale qu’Isobel a créé en s’enfuyant avec un moldu. Cora semble afficher une différence avec sa propre famille en affirmant se ficher du scandale d’Isobel.
La conversation avec Griselda l’ayant encouragée, Minerva décide de se relancer dans son processus d’Animagus, souhaitant se rendre fière.
Dans une soirée avec son équipe de Quidditch, Minerva se rend compte du temps qui passe et ne se sent pas prête de partir dans le monde extérieur. Robbie Lawgley un Poursuiveur, obtient un stage en médicomagie, et Walter, le batteur remplaçant de Jimmy, effleure le rêve d’entrer au Ministère au service des sports magiques, sinon de travailler avec son père dans sa boutique de balais. Minerva s’interroge sur son propre futur. Elle songe au Ministère mais également à la métamorphose. Alan lui, se destine aux laboratoires de Ste-Mangouste.
Minerva obtient ses résultats de BUSES, que des Optimales. Alan, venu dîner chez elle, a également excellé. Durant le repas, Minerva repense à Cora et au fait que des inconnus connaissent sa propre famille mais pas elle. Elle demande pourquoi elle et ses frères ne pouvaient pas rencontrer leurs grands-parents, alors qu’Alan lui, n’avait pas ce problème là. Elle mêle magie et relations familiales, sujet tendu dans leur famille ce qui mène à une dispute entre elle et sa mère. Minerva reproche à sa mère d’avoir abandonné la magie, créant ainsi des tensions continues, avec des enfants ayant toujours besoin de cacher leur nature et qu’au fond, Isobel ne semblait pas si heureuse d’avoir abandonné son identité. Isobel certifie qu’elle n’a aucun regret et part en colère de la chambre de Minerva. Robert la remplace plus tard, et discute de manière plus douce. Il mentionne ses propres parents dont il n’a plus de nouvelles après avoir coupé les ponts. Il demande ainsi à Minerva de se rendre à Lacock, village où Isobel et lui-même se sont rencontrés, afin d’essayer de recoller les morceaux.
Minerva s’y rend et rencontre Dougal McGregor, un jeune homme de son âge qui lui indique le chemin pour se rendre chez son grand-père. Quand enfin Eugene McGonagall lui ouvre la porte, c’est la déception qui envahit Minerva. En effet celui-çi, habité par le chagrin, les remords et l’amertume, parle avec dureté et méchanceté à sa petite-fille. Minerva, bouleversée, l’accuse de reporter son venin et sa propre culpabilité sur les autres. Ayant promis à sa femme Moyra de ramener leur fils à la maison et ayant échoué même après la mort de Moyra, il a vécu seul à ruminer sa douleur.
Peu à peu, c’est le chagrin qui remplace la colère et Eugene, en larmes, finit par abandonner le combat et accepte le pardon.

(dites moi, ce résumé est soudainement devenu beaucoup trop grave là)
Petit dîner chez les Vendrars, où le mécontentement de Minerva envers le code secret magique (bordel c’est un code ou une loi, j’ai un doute) augmente en voyant l’intérêt de la famille d’Alan sur la magie. Le secret est pour elle, une épreuve en plus pour un couple et une famille.
Pour sa rentrée en 6ème année, Minerva croise Fleamont Potter sur le Chemin de Traverse, bien coiffé, bien habillé et très digne. Il lui annonce qu’il a fait fortune en inventant la potion Lissenplis (« finis les épis, au revoir les soucis » un slogan douteux si vous voulez mon avis). Toujours aussi alcoolique (non quand même pas), Fleamont propose une discussion au Chaudron Baveur. Minerva y apprend (choisissez l’ordre d’importance) que Fleamont est en couple avec Euphemia Prewett, l’ancienne préfète-en-cheffe de Gryffondor, que Myrtle/Mimi Warren est en fait Mimi Geignarde et qu’elle allait devoir se mettre aux interrogatoires chez Mimi (pas Mimi Mathy) pour élucider la vérité sur Jedusor.
A la rentrée, Minerva commence à s’interroger sur son ou sa remplaçant(e) capitaine, ainsi qu’aux nouveaux joueurs à engager. Elle demande conseil à Holly qui lui dit de ne pas se précipiter (et euh, c’est tout).
Ensuite, elle décide d’interroger Mimi Geignarde mais ça se passe mal car Mimi ne supporte pas que Minerva ne vienne que pour poser des questions sur sa mort. En sortant des toilettes, elle tombe sur un Serpentard d’un an de moins qu’elle, batteur dans l’équipe de sa Maison. Son nom? Lewis Rollin (on the riiiver, rollin’ (rollin’) rollin’ (rollin’) rollin’ on the river, pardon).
(D’ailleurs help les gars. J’ai tendance à oublier que les yeux de Lewis sont BLEUS, donc rappelez moi si je fais une connerie, Lewis est blond bien coiffé aux yeux BLEUS.)
Lewis se demande ce qu’elle fiche devant les toilettes des filles (toilettes qui sont abandonnées) puis ensuite ils se balancent 2/3 sarcasmes sur quelle équipe est la meilleure pour enfin se lancer un défi, se retrouver en final de Quidditch.
Minerva décide de mêler Alan à l’aventure Jedu-du, et l’envoie démarcher Mimi Geignarde (bon ok il l’interroge) et Mimi, un poco charmée, lui balance tout (bon elle avait pas grand-chose en infos, pas très utile la Mimi).
Rembobinaaaage : quand Alan fait son business à l’interroger, COMME DE PAR HASARD, Lewis débarque et l’un comme l’autre se demande ce que l’autre fiche ENCORE aux toilettes des filles.
Alan, en bon drama parano, pense que Lewis mijote un petit truc. Il apprend à Minerva que Mimi a connu Jedusor pendant 3 ans et qu’elle en avait extrêmement peur, beaucoup d’autres personnes en revanche l’admiraient, ou du moins il était très connu. Elle surprenait souvent Jedusor traîner dans les couloirs et quand elle est morte, elle ne se souvenait que de yeux jaunes et une voix étrange.
Minerva et Alan ne sont pas avancés : comment une créature peut tuer par un simple regard ?
Les sélections passent, Alexandra Gibson est prise en Poursuiveuse (créant ainsi un trio de filles poursuiveuses) et Fabio Solomon en batteur.
Minerva demande un avis à Mme Marchebank pour savoir comment reconnecter avec son animal. Celle-ci lui conseille d’être patiente et assidue, et de sans cesse essayer d’approcher le chat.
Nous sommes au chapitre 12, Minerva achève un entraînement éprouvant et en remontant dans les couloirs, elle surprend Lewis seul, l’air louche à errer près des toilettes des filles. Suspicieuse, elle en fait part à Alan qui s’inquiète immédiatement. Le mystère s’installe de plus en plus autour du Serpentard.
Minerva parvient enfin à se connecter à son chat (par bluetooth, c’est plus facile) et le visualise à présent dans sa tête. Par la suite, elle retourne avec Alan voir Mimi Geignarde pour poser quelques questions sur Lewis. Mimi leur indique que le Serpentard l’interrogeait sur Jedusor et sa mort, augmentant les doutes de Minerva et son ami.
Le match opposant Serdaigle à Gryffondor prouve à tous que l’équipe de Minerva surpasse les autres (juré j’ai essayé d’être impartiale dans mes mots) : dynamique parfaite, fluidité des mouvements, solidarité à toute épreuve (bon pas là). A la fin du match, Minerva souhaite se rendre à la tour des Gryffondor où une fête est organisée (elle déteste les fêtes et s’apprête justement à filer dans son dortoir incognito) cependant, elle se fait alpaguer dans le couloir par une personne nul autre que Lewis Rollin (TIN TIN TIN TIIIIIIN). Il lui demande de manière pressante ce qu’elle sait de Jedusor, ce qui fait paniquer Minerva. Elle songe à la mort de Jimmy, à Alan qu’elle a mêlé à l’histoire, de la suspicion qu’elle porte au Serpentard, alors elle fait semblant de ne pas comprendre et le menace de lui jeter un sort. Quand il la lâche, elle file dans son dortoir où elle prend la décision d’arrêter les recherches sur Jedusor, par sécurité. Alan lui, veut aller plus loin justement mais Minerva est formellement contre et se concentre sur son Animagus.
C’est à la bibliothèque qu’elle parvient à se transformer. Elle y griffe un élève qui voulait l’attraper, se fait poursuivre par Mme Pince puis par le chat de la concierge Mme Esmelda avant de courir dans les jambes d’Alan (la phrase est cheloue là). Il devine rapidement que c’est Minerva en chat et il l’emmène voir Dumbledore. Celui-ci la félicite et l’aide à reprendre forme humaine.
Le chapitre 13 (le 2 décembre 1952 très précisément, toujours 6ème année de Minerva) commence par l’enregistrement de Minerva au Ministère dans le registre des Animagus. Elle y apprend l’historique des Animagus de Grande-Bretagne et Dumbledore lui fait une leçon sur l’intérêt d’être Animagus même si c’est un processus long et fastidieux. Toute une histoire de bonbon au citron (être Animagus) et bonbon aux arômes de citron (utiliser simplement la métamorphose pour un court instant).
Alors que Minerva se demande avec curiosité si la magie pourrait permettre d’animer des gros objets (pAr eXeMpLe dEs sTaTuEs), Lewis intervient pour imposer une discussion. Alan est très suspicieux mais les 2 le rejoignent quand même dans les couloirs des cachots, là où il n’y a pas de tableaux pour les espionner. Nous apprenons (enfin, vous apprenez) que Lewis a une vendetta personnelle contre Jedusor. En effet, son frère aîné, ancien proche de Tom, a disparu d’un seul coup sans message, pour l’Albanie, où il a été retrouvé mort. Avant de partir, le frère était agité, renfermé, secret, et Lewis est persuadé que cela a un lien avec Jedusor. C’est donc pour cela qu’il fait des recherches de son côté. En échange, Minerva lui livre les informations qu’elle et Alan ont réussi à trouver, excepté les possibles liens entre Jimmy et Jedusor.
Alan se met à douter sur les raisons des recherches de Minerva : soif de justice, ou soif vengeance ? (la canicule me retourne le cerveau là (oui on est en août quand j’écris ça)) Minerva affirme ne faire tout cela que par justice, mais dans son cœur, elle pense bien que si Jimmy n’était pas mort, elle ne se serait pas penchée sur l’enquête. C’est en arrivant à cette conclusion dans un couloir de Poudlard, qu’elle tombe sur une Cora Greengrass ayant fait tomber ses livres. Minerva s’approche pour l’aider mais est très vite repoussée. Cependant, Cora bascule et la Gryffondor se retrouve contrainte de la supporter. Elles vont finalement à l’infirmerie où la nouvelle infirmière, Mme Pomfresh (COUCOU), semble immédiatement savoir de quoi souffre Cora. Minerva reste dans l’incompréhension.
Enfin, nous arrivons au dernier chapitre posté sur booknode (ouf c’était long). Ce sont les vacances de Noël et Minerva et sa mère partage un moment de Quidditch en écoutant à la radio un match. C’est bien un des rares sujets sur lesquels elles arrivent à se retrouver car leur relation est souvent basée sur des incompréhensions. Isobel annonce que le grand-père Eugene vient passer Noël chez eux, et qu’il est peut-être temps de lui annoncer la vérité sur la sorcellerie, afin d’éviter de refaire les mêmes erreurs qu’avec Robert Sr.
Juste avant qu’Eugene n’arrive, Minerva reçoit une lettre de Cora lui disant de ne pas poser de questions sur son moment de faiblesse et de garder le secret, plongeant encore plus Minerva dans l’ignorance. La famille s’apprête à annoncer la vérité à Eugene lorsque Robert Jr fait accidentellement de la magie sous les yeux de son grand-père.
Après des explications délicates, Minerva tente une approche vers Eugene, espérant qu’il ne la rejette pas. Bien que perturbé, il accepte la sorcellerie en prenant sur lui.
Pendant ce temps-là, la transformation de Minerva en Animagus a fait du bruit dans le journal « Métamorphoses de nos jours » et des rédacteurs demandent un entretien avec Minerva. D’abord surprise, elle accepte. En se rendant aux bureaux sur le Chemin de Traverse, elle croise Cora accompagnée de sa famille. Celle-ci semble ignorer la jeune Serpentard.
Au journal, les rédacteurs sont étonnés de l’âge de Minerva et en profitent pour essayer de la piéger concernant Dumbledore (savoir s’il est un Animagus, et donc non-déclaré), mais également sur le secret magique international. Agacée par les sous-entendus et les insistances sur ces deux sujets, Minerva riposte. Elle déclare détester la loi du secret magique et dénonce l’incompréhension des rédacteurs comme eux qui n’ont pas eu à vivre au sein d’une famille vivant dans le secret. Elle quitte les lieux, furieuse, mais est vite rattrapée par la cheffe rédactrice Rachel Van Kaas qui la rassure en disant que rien de tout cela ne serait mentionné, seulement l’interview sur l’Animagus. Elle rajoute que son propre père était juif et déporté pendant la Seconde Guerre mondiale et que lui aussi avait accepté la sorcellerie, plaidant qu’il était lui-même rejeté pour sa religion et qu’il n’y avait pas besoin de rejeter d’autres personnes.
L’article parait quelques jours plus tard, élogieux mais également critique dû à l’emportement de Minerva.
La jeune fille se porte volontaire pour aider son grand-père à repeindre une chambre et dans le magasin de bricolage (ou whatever), elle tombe sur Dougal McGregor devant lequel elle rougit plusieurs fois. (D’ailleurs, c’est toujours à Lacock chez le grand-père, pour celles et ceux qui ont lu 1977-1997, vous aviez capté que Lacock était également le village où Astrid (oui vous l’avez oubliée) est née et où Remus se rend dans le dernier chapitre ? Non, tout le monde avait oublié, trop petit détail pour une fanfic qui date d’il y a trop longtemps j’ai compris XD)
Une fois la chambre repeinte, Minerva pose quelques questions sur ses grands-parents maternels, et Eugene lui avoue qu’ils étaient très conservateurs et mécontents de la fuite d’Isobel avec Robert. Ils ont quitté le village peu de temps après le scandale. Eugene lui déclare ensuite que ce serait sa chambre désormais, pour quand elle viendrait lui rendre visite.

Eeeeet c’est une fin de résumé brutale pour le sale abandon brutal que je vous ai fait PARDON

Je voudrais faire un gros big up à Perri, Anna et Cazo, qui m'ont soutenues, ont fait du brainstorming avec moi, m'ont montrée maintes et maintes fois qu'elles étaient présentes pour m'aider, me conseiller, (m'engueuler (non c'est pas vrai)), bref me soutenir. Mention spéciale à Perri qui a été la première à me remettre sur les rails de l'écriture lors de ses venues à Toulouse (ma belle ville tu me manques, pardon) l'été de mon arrêt de post. Des idées sont apparues au fur et à mesure de nos discussions et m'ont boostée et relancée. Puis avec elle, Anna et Cazo, c'est reparti, j'ai bien sûr des coups de faiblesse, comme tout auteur (de fanfiction ou pas) mais j'ai des idées que je veux mener à bien et qui me tiennent énormément à cœur, et ça me ferait trop mal de les lâcher, donc ça me motive encore plus. Un grand GRAND merci à elles sans qui la suite aurait sûrement été différente... Coch Coch notre colombe je ne t'oublie pas, merci aussi à toi parce que je sais que tu es également présent lorsqu'on a besoin !

Gros bisous à tous <3
PtiteCitrouille

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Re: Minerva McGonagall [Harry Potter]

Message par PtiteCitrouille »

Coucou !!

(Wow ça fait bizarre de revenir ici pour poster)
J'espère que vous allez bien ! Le résumé était un peu massif quand je le vois haha, désolééée
Voici donc ce nouveau chapitre, cette suite que tout le monde avait plus ou moins oubliée :roll: :roll: j'espère qu'il vous plaira !
Le site est un peu mort depuis quelques temps, je ne sais pas s'il y encore des lecteurs donc je ne préviendrai pas les personnes sur la liste, je me doute que beaucoup sont passés à autre chose et j'ai pas envie de spammer haha
En revanche s'il y a des lecteurs qui voient ce chapitre et veulent être prévenus, dites-le moi et j'en tiendrai compte !

Gros bisous !


Chapitre 15 : La cabane aux abords de la forêt

Le retour à Poudlard s’était déroulé avec douceur et Eugene était même venu les accompagner à King’s Cross (bien qu’il ait préféré s’arrêter à l’entrée de la gare, ce que Minerva pouvait comprendre). Elle avait passé quelques jours chez lui et il s’était fait un devoir de lui faire goûter ses biscuits au gingembre, qu’elle adorait. Il lui en avait mis un paquet dans sa valise pour le trajet.
Après avoir dit au revoir à son père devant le mur qui menait à la gare, puis à sa mère et son frère sur le quai, elle grimpa dans le train, se dirigeant vers son compartiment habituel. En y arrivant, elle se rendit compte qu’il était occupé par nul autre que Lewis Rollin. Elle s’arrêta brièvement et celui-ci leva la tête.
- Salut, McGonagall, dit-il d’une voix sans timbre.
Minerva le salua de la tête et s’apprêtait à rechercher un autre compartiment lorsque la voix de Filius lui parvînt :
- Minerva ! Tu es déjà là !
Il lui fit une brève accolade et rentra naturellement dans le compartiment avant de se rendre compte qu’il était déjà occupé.
- Oh ! Bonjour, ça te dérange pas qu’on s’installe ici ?
Lewis fit un bref signe de négation et Minerva eut une moue ennuyée, peu encline à passer le trajet en sa compagnie. Sa présence la rendait mal à l’aise.
Pomona arriva peu de temps après, légèrement essoufflée. Elle parut surprise en voyant Lewis mais elle ne dit rien et lui fit un léger sourire. Comme Filius, elle ne savait pas qui il était, contrairement à Minerva et Alan. Celui-ci fut en retard comme à son habitude, mais ne cacha pas son étonnement et porta un regard intrigué sur Minerva, l’air de lui demander ce qui lui était passé par la tête. Elle lui fit les gros yeux pendant que Filius décidait de se présenter au Serpentard.
- C’est toi qui est en étude des Moldus, n’est-ce-pas ? s’enquit Filius.
Minerva redressa la tête, surprise. Lewis acquiesça et perçut l’étonnement dans ses yeux.
- Cela te semble surprenant ?
Minerva haussa les épaules et ne répondit pas. Elle n’arrivait pas à se l’expliquer mais elle ne parvenait pas à distinguer les sentiments qu’elle ressentait envers Lewis. Un certain malaise s’installait constament en sa présence. Le lien qui les unissait, à savoir Tom Jedusor, flottait entre eux à chaque instant passé ensemble et elle n’aimait pas cela. L’inquiétant personnage lui apparaissait toujours de manière floue. Beaucoup semblaient le connaître mais personne ne voulait en parler. Nommé héros de l’école et pourtant son acte restait sous silence, comme si l’affaire était restée non-classée et que les yeux s’en détournaient volontairement pour éviter un nouvel éclat.
L’arrivée du chariot de friandises la coupa dans ses pensées et elle laissa ses amis faire leurs achats. Elle en profita pour s’éclipser et marcher un peu dans l’allée du train. Elle croisa Holly qui discutait avec Etna à propos du Quidditch.
- Charlie, Alfie et moi partons à la fin de l’année, rappela Holly en voyant approcher Minerva. Presque la moitié de l’équipe…
- Dont un batteur qui devra savoir travailler avec Fabio, ajouta Etna.
Minerva grimaça. Elle n’aimait pas aborder ce sujet qui avait toujours été un problème chaque année. L’absence de Charlie la gardienne, un des atouts majeurs de l’équipe, allait forcément se faire ressentir, sans parler du départ de Holly qui avait été présente parmi les sept depuis que Minerva les avait rejoints. Quant à Alfie, comme Etna l’avait sagement fait remarquer, il n’allait pas suffir de trouver un bon joueur, mais également quelqu’un qui s’entende bien avec Fabio sur le terrain. Et quelqu’un qui sache confronter ses adversaires. Minerva en connaissait plusieurs, dont Eli Dawson, l’un des batteurs de Poufsouffle et selon elle, l’un des meilleurs de Poudlard durant ces dernières années. Il constituait un savant mélange entre force brute et précision chirugicale. Il était très vite devenu la référence au sein des équipes adverses et les poursuiveurs, Minerva la première, avaient rapidement appris à garder un œil sur ses gestes ainsi que sur le jeu. Puis il y avait Lewis qui compensait sa minceur par son agilité et sa rapidité. Minerva avait souvent songé qu’il aurait eu sa place en tant qu’attrapeur avant qu’elle ne le voie faire chuter l’attrapeur de Serdaigle lors d’un match pluvieux où la visbilité était nulle. Finalement, elle avait reconnu que le capitaine de Serpentard avait fait le bon choix. L’équipe de Gryffondor avait de très bons éléments, mais ceux qui se distinguaient étaient en particulier Holly, Charlie, Etna et elle-même. Alfie, qui faisait de l’excellent travail avec son ancien homologue Walter, avait plus de mal à se coordonner avec Fabio et Minerva s’était promis de leur faire subir des entraînements personnels. Fabio pourrait ainsi prendre plus confiance en lui et prouver qu’elle avait bien fait de le sélectionner.
- D’ailleurs Minerva, fit Holly avec un grand sourire, il y a une rumeur qui court comme quoi l’attrapeur des Serpentard arrêterait le Quidditch pour pouvoir se concentrer sur ses Aspics. Il a eu de sales résultats au dernier trimestre alors ses parents auraient fait pression pour qu’il lâche le Quidditch.
- Tu rigoles ?
Minerva regarda Etna qui haussa les épaules mais dont le sourire laissait entrevoir son espoir.
- Ce n’est qu’une rumeur, mais si c’est vrai…
Elle ne termina pas sa phrase mais Minerva savait très bien ce que cela signifiait. L’équipe de Serpentard était une des meilleures de l’école avec de très bons éléments et une certaine ancienneté dans l’équipe pour la plupart. C’était le cas de Turner, leur attrapeur. Quitter l’équipe en début d’année scolaire était une chose difficile à gérer, mais le faire en janvier… Turner ne condamnait pas ses anciens coéquipiers à la dernière place mais il leur compliquait immensément la tache. Minerva n’avait connu que lui à ce poste, et son remplaçant n’aurait que quelques maigres semaines d’entraînement avant d’être jeté sur le terrain, entourés de joueurs adverses qui profiteraient de son inexpérience pour le croquer.
- Une chance pour les Serpentard, reprit Holly, ils sont premiers au classement pour l’instant. Leur avance leur autorise quelques premiers écarts avant de reprendre du poil de la bête.
- Et il ne faudrait pas oublier que même avec Turner parti, leur équipe reste forte.
Minerva acquiesça à l’encontre d’Etna et ajouta :
- Et leur capitaine doit être furieux. Mais Miller fonctionne très bien de cette manière. Cette colère va surtout l’encourager à pousser ses joueurs. Il ne lui reste que deux coupes à disputer avant de quitter Poudlard et il ne partira pas d’ici sans son nom gravé dessus.
- Mais toi non plus, nota Holly l’œil pétillant.
- Aucune chance ! D’ailleurs, les entraînements commenceront le plus vite possible, le premier match aura lieu contre Serdaigle dans deux semaines. Une formalité normalement, mais avec Serpentard possiblement hors du tableau, notre but est de marquer un maximum de points pour les rattraper.
- Oui chef ! s’amusa Holly.
Malgré le léger ton gentiment moqueur, Minerva savait que son amie aurait cette rage de gagner qui l’avait habitée durant toute sa scolarité. Elle achèvera sa contribution au Quidditch de Gryffondor en apothéose, avec la coupe dans les mains.
Holly s’éloigna et Etna s’apprêtait à la suivre lorsque Minerva la retînt par le bras.
- Il faut que je te parle deux minutes.
Intriguée, Etna pencha la tête et attendit.
- Je m’y prends sûrement en avance mais je pense y avoir assez réfléchi désormais. Lorsque je quitterai Poudlard, il me faudra choisir un nouveau capitaine pour Gryffondor, et j’aimerais que ce soit toi.
Etna ouvrit de grands yeux.
- Moi ? Mais…
- Quand tu as été sélectionnée, j’ai sincèrement pensé que tu n’étais pas vraiment faite pour être capitaine. Mais tu as grandement évolué, sur ton jeu et sur ta manière d’aborder celui des autres. Une fois que je serai partie, tu seras la plus ancienne de l’équipe et Alexandra et toi aurez besoin d’un nouveau poursuiveur. Tu connais les attentes, Alexandra moins. Tu es la plus qualifiée pour ce poste.
Etna rosit légèrement et elle sourit avec une pointe de fierté.
- Ce n’est pas un cadeau que je te fais, la prévint Minerva. Tu seras en septième année, tu devras apprendre à mener ton équipe, travailler tes Aspics mais également penser à ta succession. Sincèrement, ajouta-t-elle, tu devrais m’en vouloir de t’imposer ça et de privilégier l’équipe plutôt que toi. Je pourrais proposer à Alexandra et t’éviter cette peine.
Etna hocha gravement la tête. Elle sembla réfléchir quelques secondes puis :
- Pourquoi me le dire aussi tôt ? En un an et demi, Alexandra ou même Fabio peuvent se révéler.
- Il aurait fallu se révéler plus rapidement, répondit Minerva. Ce n’est pas de leur faute, c’est juste que j’aimerais former mon successeur un maximum ces prochains mois. De plus, Holly a toujours été là pour appuyer mes décisions ou pour les réviser. Un double avis est essentiel et l’année prochaine, elle ne sera plus là et j’aurais souhaité que tu sois celle qui s’en charge. Mais pour cela il faudrait que tu aies encore plus de connaissances stratégiques sur le jeu, d’où l’annonce aussi tôt.
Etna sourit franchement.
- C’est ça que j’ai toujours apprécié chez toi, Minerva : tu as toujours un temps d’avance. Ça serait un honneur pour moi d’être ta successeuse.
- Merci Etna, dit sincèrement Minerva en posant une main sur le bras de son amie.
Cela lui enlevait un sacré poids de ses épaules. Avec une bonne formation, elle pensait qu’elle laisserait l’équipe de Gryffondor entre de bonnes mains. Elle lui demanda de ne pas ébruiter la nouvelle, sauf pour Holly. Inutile d’alimenter des rumeurs.
Dès qu’Etna fut partie, une voix dans le dos de Minerva dit :
- Bon choix, j’aurais fait pareil.
Minerva sursauta et se retourna pour tomber nez à nez avec Lewis.
- Exception faite que tu n’es pas capitaine et encore moins Gryffondor, répliqua-t-elle une fois la surprise passée.
- Certes.
Il appuya son épaule contre la fenêtre, observant le paysage défiler sous ses yeux. Minerva l’observa un moment avant de demander :
- C’est vrai que Turner vous lâche ?
Lewis tourna la tête vers elle.
- Ça te ferait plaisir, pas vrai ?
Miinerva haussa les épaules.
- Plutôt, ouais. Tu ne m’en voudras pas. Alors ?
Lewis soupira et croisa les bras, l’air ennuyé.
- De toute façon tout le monde sera bien vite au courant. Donc oui, c’est bien le cas.
Minerva eut du mal à cacher sa satisfaction et Lewis le remarqua et leva les yeux au ciel.
- Nous sommes toujours une équipe douée et soudée. On saura passer outre son départ.
Minerva n’en doutait malheureusement pas.
- D’ailleurs, comment ça se fait que tu ne sois pas dans leur compartiment ? demanda-t-elle qui savait que les plus proches amis de Lewis jouaient dans l’équipe.
Celui-ci grimaça.
- Nous sommes peut-être soudés, mais là maintenant, Miller fulmine plutôt pas mal et je ne préfère pas être dans son chemin lorsqu’il sera à bout.
Minerva eut un fin sourire tout en imaginant bien l’état dans lequel devait être le capitaine des Serpentard. Elle-même n’aurait pas pu garder son sang-froid si l’un de ses coéquipiers lui avait fait le même coup.
Le bref silence qui s’était installé entre les deux fut finalement coupé par Lewis :
- On n’a pas reparlé de… (il jeta un coup d’œil autour de lui) tu sais qui...
Minerva crispa ses épaules.
- Il n’y a rien à dire de plus, je n’ai pas d’autres informations.
- Nous pourrions travailler ensemble, proposa Lewis, partager ce que l’on sait.
Minerva le regarda en plissant les yeux alors qu’il continuait :
- Je ne suis pas stupide, je sais que tu ne m’as pas tout dit à propos de Jedusor. Pourquoi est-ce que tu enquêtes sur lui ? Tu m’as parlé d’accord la dernière fois et pourtant tu ne l’as pas respecté.
Minerva croisa puis décroisa les bras, son malaise grandissant. Alan lui avait fait le même reproche avant les vacances. Elle n’avait pas tenu sa parole de partager à Lewis ce qu’elle avait découvert. Lui en parler reviendrait à créer un lien où ils travailleraient ensemble, ce qu’elle ne souhaitait pas. Aussi contradictoire que cela puisse paraître, elle voulait savoir ce qui était réellement arrivé à Jimmy mais d’un autre côté, si ce Jedusor était en cause, elle ne saurait comment réagir. Cet homme semblait effrayant mais aussi invisible. Qui sait ce qu’il se passerait si jamais elle découvrait des choses qu’elle n’aurait pas dû découvrir ?
Minerva sentit son visage s’enflammer. Elle avait honte d’elle-même. Elle avait été placée dans la maison de Gryffondor, chez les braves, et voilà qu’elle refusait de faire équipe avec Rollin parce qu’elle craignait que Jedusor la découvre. Et puis, tout ce qu’elle avait était des soupçons, Lewis en ferait ce qu’il voudrait. Alors elle prit sur elle et lui raconta tout : les recherches de Jimmy, sa mort étrange, les soupçons de Fleamont.
- Mais je ne parviens pas à relier tout cela, conclut Minerva. Comment savoir que Jedusor est coupable de la mort de Jimmy, mais aussi de Mimi Geignarde ? Cet homme ne laisse pas de traces et personne ne le soupçonne à part nous.
Lewis réfléchissait à toute vitesse, les sourcils froncés.
- Il faudrait nous rendre chez ton ami, en espérant que personne n’y habite.
- J’y suis déjà allée avec Fleamont.
- Peut-être, mais vos recherches se sont arrêtées dès que vous avez trouvé le parchemin brûlé dans la cheminée. Il faudrait fouiller sa chambre, son bureau, trouver une quelconque cachette.
L’idée d’y retourner n’enchantait guère Minerva mais c’était bien la seul idée valable pour l’instant. Seulement, il faudrait attendre les vacances de cet été.
- Et si quelqu’un nous voyait ? souleva-t-elle.
Lewis haussa les épaules.
- Qu’est-ce qu’ils en auront à faire, ils…
Il s’arrêta en voyant les lèvres pincées de Minerva.
- Par quelqu’un… tu veux dire une personne en particulier ?
- Si Jedusor est coupable de quoi que ce soit, il faut se rappeler qu’il a réussi à s’en tirer à chaque fois, qu’il est parvenu à assassiner une élève dans Poudlard ainsi que de retrouver un ancien élève qui faisait des recherches sur lui. C’est suffisament inquiétant selon moi pour que l’on prenne des précautions.
- Cela me semble un peu paranoïaque mais si tu penses que c’est plus prudent… Tu as un moyen pour nous faire rentrer en toute discrétion ?
Minerva en avait effectivement un, et Lewis n’allait pas apprécier.
- Pour moi oui, pour toi non.
Lewis lui jeta un regard interloqué. Minerva regarda le compartiment d’à côté et voyant qu’il était vide, le traîna à l’intérieur.
- Tu m’expliques ? fit Lewis.
Minerva inspira un bon coup.
- J’ai un moyen de passer inaperçue, mais ça ne fonctionnerait que pour moi.
Lewis commença à montrer des signes d’agacement, n’appréciant pas d’être laissé derrière.
- Ca serait plus facile si je te montrais, fit Minerva en faisant un pas en arrière sous le regard consterné de Lewis.
Elle avait déjà eu l’occasion de se transformer à nouveau durant les vacances et le processus devenait de plus en plus facile, cependant elle n’avait jamais montré son Animagus à d’autres personnes que ses amis proches et sa famille. Elle se concentra tout en imaginant la silhouette puis les détails du chat : sa grande taille, sa fourrure tigrée, ses yeux verts cerclés de noir, son regard fier. Minerva ne se rendait désormais presque plus compte des changements de son corps, sa transformation se déroulait en instantané et elle s’habituait de plus en plus à la multitude d’odeurs qui la submergeait à chaque fois. Elle perdait peut-être un peu en vision durant la journée mais ce n’était rien comparé à ce qu’elle acquérait en échange.
Elle redressa la tête vers Lewis qui, abasourdi, s’était assis sur la banquette. Il ouvrait et fermait la bouche sans parvenir à décrocher un mot. Minerva grimpa à ses côtés, appréciant l’impulsion que son corps de chat lui conférait et reprit forme humaine toujours sous les yeux de Lewis qui n’arrivait pas à se remettre du choc.
- Tu… tu es…
- Une Animagus, termina Minerva avec un ton calme.
Lewis cligna des yeux et la regarda avec incrédulité mais aussi –et Minerva en ressentit une immense satisfaction- avec admiration.
- Ce serait ma façon de ne pas me faire remarquer, un chat c’est commun. Je pourrais y aller sans que cela n’intrigue personne.
Lewis parut réticent.
- Je te raconterai tout ce que je trouverai en lien avec Jedusor, insista Minerva. Pense à ce qui est arrivé à ton frère et Jimmy.
Lewis finit par céder même si Minerva voyait bien que c’était à contrecoeur. Elle lui fit promettre de ne rien dire sur son Animagus et fila rejoindre ses amis avant qu’il ne change d’avis.

***


Les cours avaient désormais repris depuis une semaine et rien n’avait perturbé la tranquilité de Poudlard excepté un harcèlement de quelques filles de Gryffondor de troisième année envers l’une de leur camarade de dortoir, une certaine Grace Mallony dont l’apparence costaude et « garçon manqué » provoquait des remarques sarcastiques. L’altercation avait été vite réglée par un Préfet de Poufsouffle alors que Minerva passait dans les environs. Elle avait vu la victime s’éloigner en silence, son sac sur l’épaule et la mine affligée. Elle avait beau être dans l’école depuis plus de deux ans, Minerva eut du mal à se rappeler d’elle. Elle ne traînait jamais dans la salle commune, se terrait dans un coin de la bibliothèque et mangeait en bout de table lors des repas, près de la sortie. Durant tout le chemin qui la menait au cours de botanique, elle songea à la tristesse que devait ressentir Grace en passant les années censées être les meilleures de sa vie dans la solitude.
Le professeur de botanique Herbert Beery, un excentrique passionné par le théâtre, les attendait déjà, juché sur son tabouret de lianes. Sur la longue table en face de lui, étaient disposés des pots de plantes qu’ils n’avaient pas encore étudié mais que tout le monde reconnut immédiatement. Alan, qui avait rejoint Minerva après son cours de divination, eut un mouvement de recul.
- Eh, c’est pas le truc dont on nous dit de nous tenir éloignés à tout moment ?
Minerva acquiesça en faisant la grimace. Le professeur remarqua le groupe d’élèves qui ne montrait aucune envie d’avancer plus loin.
- Ah, vous voilà ! Aprochez, approchez ! Regardez donc ce que je vous ai réservé !
Les élèves traînèrent des pieds et s’installèrent à leur emplacement tout en gardant une distance de sécurité et un œil méfiant sur les plantes.
- Un jour l’un de nous ne ressortira pas vivant de ce cours, râla Alan en enfilant ses gants en peau de dragon.
- Quelqu’un peut me dire ce que c’est ? demanda Beery. Miss McGonagall ?
- C’est une Tentacula vénéneuse, répondit Minerva, ses morsures peuvent assomer et parfois même, tuer.
- Pas seulement ses morsures ! répliqua le professeur avec un sourire qui n’avait pas lieu d’être selon Minerva. Ses épines également, le venin y étant léthal. Mais vous pouvez très bien y survivre, l’excellent comédien Derwent Shimpling en a mangé une entière sur un pari hilarant !
- Mais professeur, souleva un Serdaigle d’un ton hésitant, sa peau n’est-elle pas devenue violette ?
- C’est un détail, répondit Berry en agitant la main. Veuillez mettre vos gants et constituer des groupes de trois. Deux feront diversion tandis que l’autre prélèvera des feuilles de Tentacula. Les laboratoires de Sainte-Mangouste seront contents ! Oh et bonne nouvelle : si jamais la Tentacula essaie de vous étrangler, vous avez toujours le droit de dire des insultes !
- Quel soulagement, grogna Alan tout en se tournant vers son voisin de droite : eh, tu viens avec nous ?
Le Serdaigle sembla évaluer sa nouvelle équipe du regard avant d’accepter tout en lançant :
- Je fais la diversion !
Alan et Minerva s’entre-regardèrent puis celle-ci soupira :
- Très bien, fais donc diversion toi aussi…
Alan eut un rapide sourire d’excuse qui s’envola bien vite lorsqu’il se plaça sur le côté de la plante, tenant un bâton à bout de bras. Il tendit à son amie un sécateur que Minerva prit à contrecoeur. Elle observa un peu comment faisait les autres autour d’elle mais aucun ne semblait enclin à commencer. Alan fut le premier à titiller une branche avec son bâton et aussitôt, la Tentacula s’agita, fouettant presque Minerva au visage. Le Serdaigle parut enhardi par son partenaire et fit de même pendant que Minerva tentait de couper une feuille d’une main tremblante. Minerva se rendit bien vite compte que faire la diversion n’était finalement pas le rôle le plus simple. Agacée continuellement aux mêmes endroits, la plante lançait des branches sur Alan et le Serdaigle qui semblaient regretter d’avoir choisi ce rôle.
- Combien de feuilles, professeur ? demanda Minerva.
- Remplissez le pot, remplissez !
Minerva évalua d’un air sombre les trois quart vide avant de se remettre à la tâche. Un mouvement attira cependant son attention et elle aperçut des tentacules de la plante du groupe d’à côté se balancer dans le dos d’Alan, prêtes à grimper sur son épaule.
- Heu, Alan…, fit Minerva, ne panique pas, mais une Tentacula t’a pris pour cible.
- Quoi ?
Alan se retourna vivement et hurla en voyant les branches vertes parsemées d’épines s’étendrent sur lui. Son cri et les mouvements de panique qui suivirent énervèrent la plante qui se rétracta d’un air menaçant.
- Baisse-toi ! eut à peine le temps de hurler Minerva avant que la plante n’envoie ses épines empoisonnées dans la direction de son ami. Alan, qui avait obéi immédiatement, échappa de peu aux épines qui allèrent se ficher dans leur propre Tentacula. Celle-ci tomba raide dans son pot, morte.
Le silence s’installa tandis que la Tentacula qui avair attaqué Alan se détendait et que le groupe qui s’occupait d’elle s’éloignait prudemment. Alan se releva, la tête dans les épaules et rejoignit Minerva, encore abasourdie par l’attaque.
- Ah, hum, fit le professeur d’un ton ennuyé, c’était une bien belle plante que j’avais là, morte elle m’est peu utile…
- Cela aurait pû être Alan, reprocha sèchement Minerva.
Beery parut embarassé.
- Ah, hum, oui bien sûr, heureusement Mr Vendrars va bien. Heu, vous pouvez partir, ramenez moi vos bocaux sur mon bureau s’il vous plaît.
Les élèves obéirent, surveillant continuellement leur dos et se hâtèrent de sortir des serres.
- Depuis cette année j’ai l’impression qu’ils trouvent que le nombre d’étudiants est trop élevé pour l’école, disait Alan en secouant la tête, je te le dis, il y aura un mort bientôt !
- J’espère pas tout de même, répondit distraitement Minerva. Dis, c’est quoi tout ce monde ?
Elle désigna un petit groupe rassemblé autour de ce qui semblait être une masse rouge, jaune et verte. En s’approchant, Minerva se rendit compte que la fameuse masse était vivante et que les élèves tendaient la main pour la caresser.
- Ça ressemble à un perroquet, fit Alan d’un ton perplexe, un très grand perroquet…
Les deux amis rejoignirent les autres et demandèrent des explications.
- Il parait que la directrice d’une école de magie est en visite, répondit un Poufsouffle en tendant le cou pour voir l’animal. Certains disent qu’elle est venue à dos de ce porocco.
- Perroquet, rectifia distraitement Alan en regardant autour de lui. Ca ne serait pas elle ?
Le Poufsouffle et Minerva regardèrent dans la direction indiquée et effectivement, Dippet approchait, accompagnée par une grande et magnifique femme au teint mat, portant une robe beige surmontée d’immenses colliers colorés. Ses longs cheveux étaient tressés en une multitude de tresses qu’elle avait ramenées en chignon sur le sommet de son crâne. Dippet, beaucoup plus petit, semblait faire pâle figure. Alors qu’ils se dirigeaient vers eux, Minerva put entendre leur conversation :
- Encore mes excuses pour le Poltergeist, disait Dippet avec un sourire gênée. Peeves a de facheuses manies de n’en faire qu’à sa tête, personne ne parvient à le faire obéir. C’est un esprit très indépendant.
Les yeux ambrés de la dame se plissèrent d’un amusement contenu.
- Vous savez, à Castelobruxo les esprits qui gardent l’école sont encore plus malicieux que ce Poltergeist, dit la femme avec un accent roulant les ‘r’. Souhaitez-vous que je vous envoie quelques Caiporas pour que vous sachiez ce qu’est véritablement un problème ?
Dippet parut froissé.
- Humpf. Non, merci bien ça va aller.
Alan se pencha à l’oreille de Minerva.
- C’est moi où ils se battent sur qui a l’esprit le plus ingérable dans leur école ?
Minerva pouffa de rire.
- Et quelqu’un sait ce qu’elle fait là ? demanda-t-elle.
Le Poufsouffle de tout à l’heure se retourna et souffla :
- C’est Benedita Dourado, la directrice de l’école d’Amérique du Sud, située au Brésil. Notre école et la sienne cherchent à mettre en place un programme d’échanges pour étudier la faune et la flore en Amérique du Sud.
- Comment tu sais ça toi ? s’étonna Alan en même temps que Minerva qui n’avait jamais entendu parler d’un quelconque programme d’échange entre les écoles de magie.
- Castelobruxo est réputée pour son excellence en magizoologie et botanique. Mon directeur de maison est professeur de botanique, il nous en parle à chaque début d’année mais ça ne s’est jamais concrétisé.
Alan poussa un grognement tout en se passant une main dans son dos, comme si la Tentacula y était toujours.
- Ne me parle pas de lui, maugréa-t-il.
Le Poufsouffle haussa les épaules et reporta son attention sur la directrice qui se rapprochait et leur faisait signe de s’éloigner de son perroquet. Alors qu’elle grimpait avec grâce sur son dos, Minerva remarqua qu’elle ne portait pas de chaussures et que cela ne semblait en aucun cas la déranger.
- Armando, lança-t-elle du haut de son perroquet, j’espère que cet accord pourra se faire. Vos élèves pourraient apprendre beaucoup chez nous sur la faune et la flore. Après tout, nous sommes les meilleurs.
Dippet fit un sourire poli.
- Nos capacités en Défense contre les Forces du mal pourraient en revanche vous…
- Oh, coupa Dourado, nous savons que vous les Européens produisez de sacrés bons duellistes… qui malheureusement tournent mal. Mes respects, Mr le Directeur.
Dippet la salua de la tête, le sourire désormais crispé suite à la référence sur Grindelwald. Le perroquet déploya ses ailes écarlates et de ses pattes puissantes, se propulsa dans les airs.
- Il va rentrer au Brésil comme ça ou… ? demanda Alan
La réponse lui fut donnée lorsque dans un flash, le perroquet et Dourado disparurent du ciel, provoquant des murmures admiratifs parmi les élèves.
Minerva et Alan reprirent le chemin vers la Grande Salle pour le déjeuner. Ils y croisèrent Pomona qui, après que les deux amis lui eurent raconté ce qu’ils avaient vu, parut déçue d’avoir loupé l’événement, mais enchantée de la venue de la directrice.
- Professeur Beery (grognement d’Alan) nous parle souvent du projet de programme d’échange entre nos deux écoles. Si Mme Dourado s’est déplacée, c’est que le projet arrive à terme et sera mis en place prochainement. J’adorerais aller au Brésil, Castelobruxo est très réputée pour ses talents en botanique !
- Paraît-il.
- Peut-être que j’aurais une chance d’embauche quand j’aurais fini mes études avec cet échange, ajouta Pomona en rosissant.
Minerva porta pleinement son attention sur son amie.
- Embauche ?
Les joues de Pomona reprirent de plus belle des couleurs.
- J’en ai parlé au professeur Beery récemment… Je suis passionnée de botanique et il m’a dit qu’il me voyait bien prendre sa place à son départ.
- Tu veux être professeur ? fit Alan. Remarque, je t’y verrais bien. Beery part bientôt ? ajouta-t-il avec une voix pleine d’espoir.
Pomona haussa les épaules.
- Depuis que je suis arrivée à Poudlard il parle de rejoindre une troupe d’itinérants pour, je cite, « assouvir sa passion de la comédie ». Il n’a pas bougé de ses serres, mais bon. Peut-être qu’il me prendra comme assistante si jamais il est toujours là quand je finis mes études.
- Tu as encore le temps pour y penser, rassura Minerva, tu aviseras plus tard.
Pomona la regarda puis Alan.
- Et vous alors ? Il vous reste moins de temps, vous avez une idée ?
Minerva se trémoussa, embarassée. À vrai dire, elle ne s’était jamais réellement penchée sur la question et savoir que Pomona, de deux années sa cadette, avait déjà son projet en tête lui faisait prendre conscience qu’il ne lui restait plus très longtemps pour y réfléchir. Alan parut presque dans le même état.
- J’ai bien une vague idée, dit-il, j’aimerais me concentrer sur les potions et j’avais entendu parler des laboratoires de Sainte-Mangouste.
- C’est une idée, approuva Pomona en hochant la tête, et toi Minerva ?
- Heu…
Minerva se racla la gorge sous les regards de ses amis.
- Le Ministère… ? lança-t-elle en désespoir de cause.
Ce qui était bien avec cette réponse, c’était que si l’interlocuteur ne cherchait pas à rentrer dans les détails, il allait passer à autre chose. Cependant, Pomona était bel et bien intéressée par sa réponse. Elle haussa les sourcils.
- C’est vague le Ministère. Tu devrais demander à ton directeur de maison pour un entretien. Il pourrait t’aiguiller.
Minerva songea à Dumbledore et elle se dit qu’il y avait pire comme conseiller. Elle remercia son amie et Alan et elle s’installèrent à leur table pour déjeuner.
- J’ai parlé avec Rollin dans le train, fit savoir Minerva à son ami. Je lui ai raconté pour Jimmy et Mimi Geignarde et il a proposé de travailler ensemble.
- Pas rancunier le gars. T’as répondu quoi ?
Minerva attrapa sa fourchette et piocha dans ses pommes de terre.
- Ni oui, ni non. Il sait que je suis une Animagus, il a accepté que j’aille seule chez Jimmy pour chercher des informations sur Jedusor.
- Tu penses que Jimmy aurait trouvé un lien entre ce Jedusor, la mort de Mimi et le monstre soi-disant libérée par Hagrid ?
Minerva redressa brusquement la tête, se traitant de tous les noms.
- Mais bien sûr, Hagrid ! Pourquoi n’y avons-nous pas pensé plus tôt ? Il doit savoir quelque chose sur Jedusor et peut-être même sur le monstre ! Il faut aller le voir.
- Maintenant ? On n’a pas fini de man…
- Oui, maintenant !
Alan grommela pour la forme mais se leva quand même et la suivit hors de la Grande Salle.
Minerva ne s’était jamais rendue chez Hagrid mais elle connaissait parfaitement l’emplacement de sa cabane aux abords de la forêt et entouré d’un potager. Elle et Alan dévalèrent la vallée qui y menait et frappèrent à la lourde porte de bois.
- Mais comment tu comptes lui faire avouer ? s’enquit Alan essoufflé. On ne le connaît absolument pas et tu penses qu’il va tout balancer comme ça ?
Minerva ne dit rien mais ell fut bien obligée d’admettre que son ami n’avait pas tort. Cependant il était trop tard pour reculer car des aboiements retentirent à l’intérieur et de lourds pas s’approchèrent de l’entrée. La porte s’ouvrit sur un homme gigantesque aux cheveux bruns hirsutes et à la barbe de taille respectable. Des yeux noirs profonds se posèrent avec curiosité et surprise sur les deux élèves.
- Bonjour, c’est pour quoi ? fit la voix rocailleuse de l’homme.
- Heu, pardon de vous déranger mais nous voulions… commença Minerva.
- … Je suis Alan et voici Minerva, coupa Alan d’un ton empressé. On passait par là et on s’est dit qu’on n’était jamais venus vous parler vraiment alors…
Minerva garda son visage impassible et Alan innocent pendant que celui de Hagrid s’éclairait d’un sourire.
- C’est gentil à vous. Vous voulez rentrer ? J’ai fait des gateaux.
- Ah super, s’exclama Alan, ça tombe bien j’ai pas eu le temps de manger parce que Minerva m’a…
Minerva lui donna un coup de coude et Alan s’empressa de rectifier :
- Enfin, les biscuits ouais, ça me tente bien moi, merci.
Hagrid les laissa entrer et aussitôt un immense chien sauta sur Minerva et lui mordit la robe.
- Assis Crockmou, j’ai dit assis !
Il tira le chien par le collier pendant que Minerva rectifiait sa robe sous le regard narquois d’Alan. Hagrid revînt en s’excusant :
- J’suis désolé, d’habitude il est pas comme ça, il a dû sentir quelque chose sur toi.
Minerva grimaça tout en songeant que Crockmou avait dû sentir son Animagus de chat sur elle, d’une façon ou d’une autre. Hagrid leur enjoignit de s’asseoir et plaça un plat rempli de biscuits devant eux. Alan se jeta dessus mais Minerva garda ses mains bien sagement sur ses genoux, un sourire poli aux lèvres. Un son étouffé lui parvînt de la part de son ami. Apparemment, les biscuits n’étaient pas recommandables. Hagrid déposa trois immenses tasses de thé fumant et prit place dans un raclement de chaise.
- Alors, z’êtes des Gryffondors, c’est ça ? dit-il en zyeutant leur blason. J’y étais moi-même quand j’étais élève. Le professeur Dumbledore aussi.
Un sourire fleurit sur les lèvres de Minerva tandis qu’Alan gémissait.
- Pitié, ne parlez pas de Dumbledore devant elle, regardez-la !
Minerva fila un coup de pied dans le tibia de son ami et Hagrid sourit.
- Et elle a raison. Un grand homme, le professeur Dumbledore.
- Parce qu’il a vaincu Grindelwald ? demanda Minerva.
-Entre autres, entre autres…
Minerva se radossa à sa chaise, un peu déçue. Jimmy lui avait dit que c’était grâce à Dumbledore que Hagrid avait obtenu une place de garde-chasse dans Poudlard et elle avait espéré que la conversation parte sur ce sujet.
- Je fais partie de l’équipe de Quidditch de Gryffondor, j’y ai rencontré Jimmy Thomas il y a quelques années. Vous le connaissiez ?
Hagrid hocha la tête avec une moue affligée.
- Bien sûr. Il passait souvent ici prendre le thé. Un brave gars qui méritait pas ce qui lui est arrivé.
- Il faisait des recherches, il vous en a parlé ?
Hagrid secoua la tête.
- Pas que je sache, non.
Minerva hésita un instant avant de tenter :
- Je crois que ça a un lien avec un certain Jedusor, vous avez été étudiant en même temps que lui, non ?
Hagrid sursauta et lui jeta un regard surpris.
- Jedusor ? Quel rapport ? Et pourquoi faire des recherches sur ce sorcier bizarre ?
- Mais vous le connaissiez, n’est-ce-pas ? insista Alan.
Le garde-chasse ne répondit rien pendant un moment, grattant le crâne velu de son chien. Puis, il poussa un gros soupir et il les observa de ses yeux d’ébène.
- Z’êtes au courant que j’ai été renvoyé, hein ? À cause de lui ?
Minerva et Alan échnagèrent un regard gêné.
- Jimmy m’a raconté l’histoire, avoua Minerva. Il vous a toujours cru innocent, comme Dumbledore. Vous pensez que Jedusor est le vrai coupable des événements qui se sont déroulés à Poudlard ?
Hagrid fronça les sourcils et posa ses deux mains sur la table.
- Coupable du meurtre de Myrtle Warren ? De menaces envers les nés-moldus ? D’avoir libéré un monstre dans le château ? Ce sont de sérieuses accusations sur lesquelles je ne m’avancerai pas. Personne ne connaissait ce Jedusor. Il était imprévisible, inquiétant, manipulateur…
- Et justement, cela n’en fait-il pas un parfait suspect ?demanda Alan.
- Il était aussi un excellent élève, les professeurs l’encensaient. Et tout le monde savait qu’il adorait Poudlard plus que tout, il y restait à Noël, c’était sa maison. Je sais pas s’il aurait risqué le renvoi en faisant tout ça. Même pour lui, ça aurait été trop dangereux.
Hagrid se trémoussa sur sa chaise et dit :
- J’aime pas spécialement parler de ça, est-ce qu’on peut… ?
- Oui, pardon, s’excusa Minerva en se levant, de toute façon il faut qu’on y aille, on a cours.
Alan l’imita et remercia Hagrid pour son accueil.
- Revenez une autre fois, ça me fera plaisir, répondit le garde-chasse dans un sourire.
Les deux amis le saluèrent et sortirent dans le froid de janvier, le col remonté contre leur cou.
- Alors ? T’en penses quoi ? fit Alan en commençant à marcher.
- J’en pense que ça ne nous avance pas beaucoup et que Jedusor est toujours aussi louche. Mais Hagrid a raison, aussi étrange soit-il, Jedusor aurait-il vraiment risqué de se faire renvoyer de sa seule maison ?
MelleChachow

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Re: Minerva McGonagall [Harry Potter]

Message par MelleChachow »

Bonjooooour !!

Comme je suis trop contente de voir que tu as posté !! :D
J'ai pour la peine relu toute ton histoire <3 ! Qu'est-ce qu'elle est bien !
Je suis vraiment très contente de te retrouver et d'avoir la suite !

Une suite très bien !
Hate de voir ce qu'il va se passer avec cette école au brésil !
Et je trouve ça tellement ça trop cool de voir que Pomona veut être prof ! On voir les futurs profs grandir ! J'adore !
Et on voit enfin Hagrid !

Hate de lire la suite :D
Tu écris si bien !!
Charmimnachirachiva

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Re: Minerva McGonagall [Harry Potter]

Message par Charmimnachirachiva »

Hey !
Aaaaaaaaaa ! Je suis trop contente, plein de gens se remettent aux fanfic (entre toi et anna !!!) :D
Sinon, j'adore toujours autant Minerva (et ton résumé m'a pas mal fait rire ;) ).
Par contre, je sais pas si c'est juste moi qui en ai l'impression (ça fait longtemps... (c'est une critique du tout!) ) ou pas mais, je trouve ton écriture un petit peu moins fluide (mais un tout tout petit peu hein), je pense que c'est juste la reprise de l'écriture de Minerva...
La scène avec Alan m'a vraiment fait rire (certes il a failli mourir... mais bon, c'est un détail... (il faut pas croire, je l'aime bien Alan !))
Je trouve aussi les interrogations de Minerva bien faites, on comprend qu'elle ne veuille pas s'impliquer même si c'est une gryffondore ! Ca la rend plus ''humaine", et casse cette image de première de la classe sans peur .
Et je veux bien être prévenue ! ;)
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