Ombres et Poussières [Harry Potter]

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Perripuce

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Ombres et Poussières [Harry Potter]

Message par Perripuce »

OUI il est minuit et OUI Anna' poste demain donc ça ne se fait pas que je poste juste avant mais NON je suis incapable d'attendre plus - vous avez dit impatiente?

Coucou c'est moi :mrgreen:

Alors que je vous explique. Il y a des gens, comme Clem, qui mûrissent un projet pendant un an et qui une fois qu'ils ont assez de chapitre postent en étant sûr d'eux. Et puis il y a moi, qui il y a un mois dans le tram toulousain, rêve un peu en regardant le paysage (dieu qu'il est long ce tram), et qui est prise d'une folle idée. Je me dis 'non, Perri, tu as trop de projet' et Cazo, à qui j'en parle, me rappelle "LE MEMOIRE D'ABORD PERRI". Bon évidemment je n'écoute personne, me mets à écrire et BOUM 150 pages en un mois - Je me tues moi-même. Bon, voilà pour la genèse du projet. (Mais rassurez-vous, moi et mes assemblées électorales du nord pendant le directoire allons très bien)

Le projet, parlons-en, je vais parler de quoi? Grande question ! J'avoue que le titre n'est pas explicite, mais il sera expliquer dans ... Un moment. Bon, je vais sortir de mon terrain habituel pour parler de l'époque de Harry - mais pas de Harry lui-même, ce n'est pas ça qui m'intéresse. Donc je vais prendre l'image d'un personnage OC - il y aura beaucoup d'OC, je vous préviens, ne vous attendez pas à voir le trio ou tout ça - qui portera donc le nom de Victoria Bennett. C'est une née-moldue de mon invention qui entre en sixième année à la rentrée 1994.
Ça va donc (dans l'idéal, si ça vous plait et que vous et moi en avez la foi) se passer sur quatre parties jusqu'à la chute de Voldemort (pour ceux qui sont forts en math, un an par partie) donc voici le début de la première. Donc voilà mon projet c'est d'explorer la secondes guerres des sorciers du point de vue d'une née-moldue - on verra bien où ça va nous mener.

Les mauvaises langues dirons "MAIS PERRI ! On attend la suite de plein de chose, tu t'éparpilles, là !". Et vous avez entièrement raison - je m'en excuse platement. Mais j'ai du mal à me réfréner quand j'ai des idées lumineuses de la sorte et j'avoue être à l'arrêt sur tout les autres plans. J'avais bien repris les EDG mais ... Comment vous dire, j'avais dû écrire deux pages depuis l'été, j'étais passablement déprimée car pas inspirée, et j'ai été heureuse de voir que j'étais encore capable de pondre quelque chose, donc à défaut d'EDG, d'Echec et Mat ou de Cour des Miracles, vous aurez au moins ça - parce que la bonne nouvelle c'est que j'ai de l'avance - OUUUI.

VOILA je vais arrêter de raconter ma vie, et vous laisse en compagnie de Victoria Bennett ! C'est écrit à la première personne - j'avais d'abord commencé à la 3e, avant de me rendre compte que je pensais à la 1re - et les chapitres sont beaucoup, beaucoup, beaucoup plus courts que Lucy (pour l'instant, aucun n'excède 15 pages, navrée) mais j'espère que ça vous plaira quand même !

Un grand merci à Cazo et Anna' pour leurs relectures <3

BONNE LECTURE !


Liste des prévenu.e.s :

https://booknode.com/ptitecitrouille_2836683
https://booknode.com/cochyo_21092444
https://booknode.com/annabethfan_28784
https://booknode.com/elinae_2422803
https://booknode.com/cazolie_2341653

https://booknode.com/charmimnachirachiva_22246694
https://booknode.com/mellechachow_2805474
https://booknode.com/cipounette_2379243
https://booknode.com/jajadx_22265623



Ombres et Poussières




Partie 1 :
La marque des Ténèbres



Prologue : Terre-en-Landes.

-Ne te balance pas si fort, Arthur !

Je relevais le nez de son livre et plissa les yeux quand mes iris furent heurtés par le soleil estival. Une mère s’élançait vers son fils, un garçon d’environ cinq ans, qui se balançait en « cochon pendu » à la barre des jeux du parc. L’enfant riait aux éclats, pourtant la femme le ramena fermement sur la terre et le rouspéta sèchement avant de le prendre par la main et de le sortir vivement du parc, sous les cris et les protestations dudit Arthur. Depuis mon banc, j’esquissai un sourire avant de me replonger dans mon épais volume aux pages jaunies. Un volume désuet et sans âge, qui arrachait des regards curieux de chaque passant qui me croisait. J’accordai à chaque passant stupéfait un léger sourire avant de se replonger dans sa lecture. Je venais sur ce banc presque chaque jour car curieusement, en été c’était l’un des endroits les plus calmes et les plus tranquilles du village. La plupart des familles avec enfant étaient en vacance, et ne se trouvaient dans ce petit parc que quelques ados qui écoutaient de la musique pour fuir leurs parents et la chaleur, et la famille du petit Arthur qui n’avait pas les moyens de voyager. Et chaque personne qui venait dans ce parc m’adressait un regard curieux, ainsi qu’un sourire poli. Je savais que personne dans à Terre-les-Landes ne savait quoi penser de moi. J’étais absente tout le long de l’année, et revenais pour les vacances grandie de quelques centimètres, avec de vieux grimoires et des sucreries étranges que j’offrais parfois aux enfants du parc. Au delà d’être responsable d’une partie des carries des enfants de Terre-en-Landes, j’étais également un épais mystère pour le reste des habitants, un mystère que mes parents entretenaient soigneusement tout en essayant de le masquer.
Car ce que la majorité des habitants ne savait pas, c’était que j’étais une sorcière.

Je souris en refoulant le rire qui me montait dans la poitrine. Une sorcière oui, une vraie. Avec une baguette et un balai. En revanche je n’avais pas de verrue et détestais les chapeaux pointus que mettaient les professeurs à l’école.
L’école, mon école, ma belle école. Poudlard, ma vie à présent. Ce monde inconnu qui s’était imposé à moi alors que je n’étais encore qu’une enfant à peine sortie de l’école primaire, sous la forme d’une lettre écrite à l’encore verte et signée « La directrice-adjointe, le professeur McGonagall ». Mes parents avaient lu la lettre une bonne dizaine de fois avant que le message leur paraisse clair, et avaient posé des yeux profondément choqués et déçus sur leur fille de onze ans. Leur petite fille parfaite et si délicieusement normale se trouvait être une étrangeté dotée de pouvoirs que personne ne soupçonnait – sauf Gary Hawlker qui avait hurlé sur tout les toits que j’avais transformé sa peluche en araignée. Ou l’épicière Elisabeth Fisher qui était persuadée de m’avoir vu faire voler des bonbons trop hauts pour moi. Mais pour mes parents, cela avait été un choc, d’autant qu’Alexandre, mon grand frère, n’avait certes reçu aucune lettre, mais leur faisait vivre la vie dure à la maison et à l’école. Je savais que mes parents avaient compté sur moi. Pour rattraper le coup, pour faire de belles études malgré de premières difficultés à l’école. Mais ces études, c’était à Poudlard que j’étais destinée à les faire, et malgré leur acceptation progressive, je savais que cela leur était resté en travers de la gorge. Alexandre, lui ne s’était pas calmé et je le savais parti battre la campagne en moto avec une bande d’amis que personne de notre famille n’approuvait, ajoutant quelque peu à leur amertume. C’était pour cette raison que je m’isolais toujours loin de la maison pour faire mes devoirs de vacance et taisais le plus que possible ma condition de sorcière, y compris chez moi. C’était difficile, car j’avais trouvé un monde extraordinaire et vivais des expériences vivifiantes que j’aurais aimé partager avec ma mère, mon père … Mais si ça permettait à mes parents de me sourire, je m’y pliais volontiers.
Alors je partais chaque après-midi à vélo, prétextant faire un tour, ou voir d’anciennes amies avec lesquelles je gardais contact. Parfois c’était vrai. Parfois j’allais juste faire mes devoirs dans le parc. Parfois je …

Les crissements des pneus d’un vélo sur le bitume me firent grimacer. Parfois je grognais, parce que je n’étais pas la seule sorcière de Terre-en-Landes et que je le regrettais amèrement. Je relevai les yeux, préparant une réplique cinglante ou mon regard le plus méprisant, ou les deux, mais à ma plus grande surprise ce ne fut que Susan qui descendit du vélo, son sac à dos sur une épaule, ses nattes d’un blond presque roux encadrant son visage rougi par l’effort. Je m’autorisai à me détendre et souris franchement à la jeune fille, laquelle me lui renvoya.

-Salut Victoria !

Elle amena son vélo jusque mon banc, puis le laissa choir aux cotés du mien. Le visage de Susan était constellé de tache de rousseur, et ses joues rebondies me donnaient envie de les pincer. Elle me gratifia d’un autre sourire en levant son sac à dos :

-Livraison de fourniture ! annonça-t-elle gaiement.
-Et un grand merci !

Je pris le sac que me tendait Susan et vérifiai son contenu alors que la jeune fille s’installait à côté de moi. Des bouteilles d’encre teintaient dans le fond et quelques rouleaux de parchemins soigneusement rangés emplissaient le reste de l’espace. Quand on venait du monde des moldus, et que la prononciation du mot « sorcier » faisait frémir les parents, se fournir en objets de bases devenait vite difficile. Fort heureusement pour moi, j’avais vite découvert que la famille qui vivait dans la grande maison juste à l’extérieur du village et dont je côtoyais les enfants depuis ma plus tendre enfance était également une famille de sorcier. Quand j’avais reçu ma lettre pour Poudlard, Rose et George Bones étaient venus toquer à notre porte, et c’était fait une joie de révéler leur véritable nature à mes parents, en promettant que s’ils avaient la moindre question, ils seraient là pour y répondre. Ma mère, Marian, avait souri d’un ton poli mais crispé et mon père, Edouard, avait blêmi si fort que Mrs. Bones lui avait demandé s’il ne préférait pas s’asseoir. Ils avaient néanmoins accepté que le couple m’emmène faire mes achats scolaires au Chemin de Traverse, sans toutefois nous accompagner dans cette enceinte magique – et ils ne l’avaient pas fait depuis. Comprenant la réticence de mes parents, les Bones s’étaient également fait mes fournisseurs en parchemin et encre – ce que je m’efforçais de leur rendre tant que je le pouvais. Susan eut un grand sourire en me dévisageant.

-Tu me remercies pourquoi ? Pour t’avoir ramener des affaires, ou parce que c’est moi qui vient et pas Simon ?
-J’étais heureuse, Susan, ne gâche pas tout en prononçant son nom.

Susan pouffa discrètement. Simon était son frère aîné, et également mon camarade à Poudlard, où nous étions tombés dans la même année et la même Maison, à notre grand damne à tout deux. Nous ne nous étions jamais entendus et l’aînée des Bones, Caroline, s’était retrouvée à plusieurs fois à devoir nous séparer. Et c’était face à lui que j’avais eu la première fois conscience d’être différente, quand alors qu’il venait de me pousser dans la boue en une énième dispute, je l’avais regardé férocement, et par ce seul regard, j’avais changé des cheveux en vert et fait pousser d’immonde boutons sur son visage. Il avait détalé en hurlant, non sans me jauger d’un regard surpris. Il avait été le premier à découvrir que j’étais une sorcière.

-Pourquoi il n’est pas là, d’ailleurs ?
-Oh … Octavia a eu des places pour la finale de la Coupe du Monde et elle l’emmène du coup.
-Mon dieu, la finale !

Un sourire insensé fleurit sur mes lèvres, en même temps que mon cœur dévalait ma poitrine. Cela avait été l’une de mes plus belles découvertes une fois à Poudlard : le Quidditch. J’avais toujours été sportive : j’avais joué au foot et au baskets sur le terrain dans les hauteurs du village, et avais longtemps accompagné mon frère lors des entrainements de volley. Alors quand j’avais découvert le sport des sorciers, j’en avais été tout de suite été fascinée, notamment sur la façon de jouer : sur des balais.
Qui n’avait jamais rêvé de voler ?
Je ne m’étais pas révélée mauvaise en l’exercice, et mes années de foot et de baskets avaient affiné sa vision et sa réactivité. Parce que j’étais une fille, les garçons du village me mettaient sans cesse au but quand ils jouaient au foot, et c’était également à ce poste que je m’étais installée au Quidditch lors de sa troisième année. Cette année avait lieu la quatre-cent vingt-deuxième coupe du monde de Quidditch, et comme la Coupe du Monde de foot avait été fort décevante pour moi (l’Angleterre n’avait pas été qualifiée, comme aucun pays de Grande-Bretagne, et l’édition avait été gagnée sans surprise par le Brésil), j’espérais me rattraper avec le Quidditch.

-C’est qui contre qui, déjà ? Je suis assez déconnectée, chez moi.
-Irlande contre Bulgarie, répondit Susan d’un ton distrait. Mon père a essayé d’avoir des places, mais il s’y est pris trop tard, et de toute manière, on n’est pas très Quidditch dans la famille. Au fait, tu as eu les résultats de tes BUSEs ?
-Pas encore, dis-je avec une certaine appréhension.

Susan dut lire sur mon visage que le fait d’en parler risquait de m’angoisser car elle n’insista pas. J’étais une élève studieuse, mais assez normale du point de vue de mes capacités : j’avais mes défauts comme mes faiblesses. J’étais d’une nullité telle en Potion que j’avais fini par faire une crise de nerf chaque fois que je devais entrer dans cette salle obscure des cachots. Et la froideur du professeur Rogue n’aidait en rien. En revanche, et à la plus grande stupéfaction de mes camarades, je m’étais révélée fascinée par l’Histoire de la Magie. Déjà dès l’école primaire, les leçons d’Histoire avaient été celles que je retenais le mieux, aussi avais-je été enthousiasme lors de mes premiers cours à Poudlard. Mais je n’aurais pas pensé être aussi enchantée, aussi intéressée par l’Histoire des Sorciers, la façon dont elle croisait la notre, la frôlant pour mieux s’éloigner, comme chaque groupe avait agi sur l’autre … Et le ton monocorde de Binns n’avait en rien modéré mon exaltation. Les BUSES, le premier examen que passaient les sorciers, avaient été une véritable épreuve de nerf pour moi. D’autant plus que cette année avait été ternie par une blessure que je m’étais faite en tombant dans les escaliers, poussée par un Serpentard qui en avait après mon sang. Mon poignet s’était fracturé et par prudence, j’avais dû déclarer forfait pour le second match de mon équipe face à Serpentard – qui nous avaient explosés, nous faisant presque tout espoirs de gagner la coupe, qui avait échu à Gryffondor.
Bref. Ma cinquième année était définitivement une année à oublier.

-Tu pourras venir chez nous si tu veux, pour la finale, proposa finalement Susan avec un sourire. On l’écoutera à la radio. Et comme Simon ne sera pas là, tu n’as aucune raison de refuser.
-C’est vrai, cédai-je en passant une main nerveuse dans mes cheveux. C’est quand, demain soir ?
-Oui. Caroline sera là avec son copain.
-Ah je vois. Tu ne veux pas te retrouver à tenir la chandelle ?
-Tu as tout compris ! avoua Susan la mine penaude. Tu viens alors ?

J’esquissai un sourire attendri devant la bouille presque suppliante de la jeune fille. Contrairement à son frère, j’avais toujours appréciée Susan, malgré nous deux ans de différence. Elle était timide, mal dans sa peau – beaucoup d’élèves à Poudlard se moquaient de ses tâches de rousseurs et de ses rondeurs – mais c’était une fille profondément gentille à laquelle je ne pouvais rien refuser.

-D’accord alors. On se voit demain.

Le visage de Susan se fendit d’un sourire et elle se leva en battant des mains.

-Parfait ! Merci beaucoup, tu sauves ma soirée !
-Un plaisir, me moquai-je alors que Susan reprenait son vélo. Elle sort toujours avec Andrew Vance, ta sœur ?

Susan me lança un long regard appuyé, à la fois entendu et désespéré qui me donna ma réponse. Elle enfourcha le vélo et me jeta un regard avant de partir.

-Au fait, tu devrais quand même aller voir chez toi. Parce qu’une chouette de l’école est passée chez nous avant que je parte, je crois bien que c’était les résultats de Simon.

Et elle lança son vélo avec un dernier signe en ma direction, me laissant seule avec ma perplexité et mon angoisse montante. Après quelques secondes à fixer le vide, hésitant entre courir chez moi trouver cette enveloppe et fuir le plus loin possible pour me donner une excuse pour ne pas l’ouvrir, je grognai en fermant mon grimoire. Je pris le sac à dos de Susan, saisis mon vélo et me mis à rouler une boule au ventre vers cet avenir flou qui me tendait les bras.

***


-Enfin Edouard, il est vingt-trois heures …
-Il a vingt ans, chérie. C’est normal qu’il vive sa vie, il est majeur.
-Oh il n’a pas attendu d’être majeur pour vivre sa vie.

Les mots de ma mère débordaient tellement d’amertume que mon cœur se serra et je rivai mes yeux sur la télévision pour m’occuper l’esprit. Oui il était vingt-trois heures et oui, Alexandre n’était pas rentré. A mon sens, ce n’était pas encore inquiétant, si ma mère n’était pas dans la cuisine à faire les cents pas en attendant son retour. Mon père finit par abdiquer, et me rejoint dans le living-room avec un gros soupir. C’était un homme assez petit par rapport aux normes, aux tempes grisonnantes et au sourire habituellement avenant. Mais là son visage était profondément marqué par la lassitude, et ses yeux gris dont j’avais hérité étaient assombris par les cernes.

-Va te coucher, lui proposai-je charitablement. Je vais veiller en attendant qu’il rentre.

Je n’avais pas prévu d’aller me coucher de ci-tôt, de toute manière. Pour une fois que le film à la télévision était divertissant, moi et ma plaquette de chocolat avions bien l’intention d’en profiter. Un rire de dépit secoua la poitrine de mon père.

-Ne t’en fais pas, ta mère aussi. Oh seigneur, quand est-ce qu’il grandira …
-Il est déjà bien assez grand, il nous dépasse tous, tentai-je de plaisanter avant de craquer un morceau de ma plaque pour le tendre à mon père. Du chocolat ?

Cette fois, mon père s’esclaffa d’un rire sincère, et s’assit à mes côtés en acceptant le carré.

-Tu vas finir par avoir du sucre à la place du sang, me prévint-il toutefois alors que j’en craquais un pour moi.
-Ce serait fâcheux, je me mangerais. Au fait, je ne suis pas là demain soir, je vais chez Susan.

Mon père acquiesça sans un mot, mais je vis le coin de sa lèvre tressauter. Même si mon père acceptait mieux que ma mère ma condition de sorcière, cela restait un épais mystère pour lui. Il était Pasteur dans l’église du village, et il avait durant toute ses années fait un immense travail sur lui-même avant d’admettre que des gens comme moi pouvait être des créatures bénies par Dieu, et non d’immondes sbire du diable comme on pouvait le décrire le folklore religieux. Un long travail spirituel qui commençait à faire son œuvre, mais que ma mère avait du mal à entamer. Car de son côté, s’ajoutait au problème religieux le problème scientifique : elle était chercheuse dans un laboratoire pharmaceutique, et bien qu’elle soit très croyante, elle avait un esprit étriqué de scientifique. Et la magie, ça n’avait rien de scientifique. Elle finit par nous rejoindre dans le living-room en poussant de grands soupirs indignés. Comme mon père, elle était petite – avec une telle famille, je me demandais toujours comment Alexandre avait pu atteindre le mètre quatre-vingt – et ses boucles brunes étaient désordonnées après avoir passé plusieurs fois sa main dedans. Elle aussi avant s’immense cernes qui lui mangeait les joues, mais cela tenait aussi au fait qu’elle fasse des journées de dix heures de travail.

-Et toujours aucun appel, marmonna-t-elle avec vergue. Victoria, donne-moi du chocolat !

Je m’exécutai sans attendre et elle avala le carré entier en mâchant rageusement.

-En même temps il n’y a pas beaucoup de cabine téléphonique dans le coin, tempérai-je d’une voix douce dans l’espoir de l’apaiser. Maman, tu ferais mieux d’aller te coucher, je vais attendre Alexandre moi. Enfin, moi, le chocolat et Edward aux mains d’argent.
-Non, je dois l’attendre pour lui tordre le cou.
-Tu as une mine affreuse. Tu lui tordras le cou demain.

Ma mère se regarda à travers le miroir au dessus de notre canapé et ses lèvres esquissèrent une moue dépitée. Mon père se leva et la prit tendrement par les épaules.

-Elle a raison, chérie. Allons nous coucher, ça ne sert à rien de l’attendre ici, à part à te faire ronger un sang d’encre.
-Mieux vaut que tu sois en forme pour lui tordre le cou, enchéris-je avec un charmant sourire.

Ma mère finit par accepter à force de cajolerie et mes parents montèrent dans leur chambre alors que je finissais ma plaquette de chocolat, tout en regardant Edward tenté vainement de s’imposer dans un monde qui ne l’acceptait pas. J’adorais le monde dans lequel je vivais à Poudlard, mais j’admettais volontiers que la télé était l’une des choses qu’il me manquait le plus. Ainsi que tout mes livres, films, ou Histoire que les sorciers ne comprenaient pas. C’était pour cela que j’avais pris l’option Etude des moldus, provoquant la stupeur de ma meilleure amie, Emily. « Mais enfin tu vis chez les moldus ! » avait-elle rouspété quand elle avait découvert mon emploi du temps. « Alors à quoi ça te sert d’étudier les moldus ? ». Ce qu’elle ne pouvait pas comprendre, c’était à quel point le monde duquel je venais pouvait me manquer une fois passées les portes du château.
Edward aux mains d’argent s’éteignit finalement, et j’enchainais avec une cassette, un dessin animé susceptible de me vider la tête. Il était deux heures du matin et j’entamais une seconde plaque de chocolat quand j’entendis enfin le bourdonnement désagréable de sa moto. Je soupirais profondément.

-Bon sang, Alex, arrête de frimer, maugréai-je entre mes dents alors que le pétardement s’arrêtait enfin.

Quelques instants plus tard, la porte claqua. Je ne bougeai pas d’un pouce avant qu’Alexandre n’entre dans le living-room, les cheveux bruns désordonnés, le nez droit pointant effrontément en ma direction, un sourire moqueur aux lèvres. Il s’accouda à l’encadrement de la porte en me considérant.

-Bah alors, Tory ? Tu es mon seul comité d’accueil ?
-Maman compte te tordre le cou demain, lui annonçai-je avec flegme avant de lui tendre ma plaquette. Du chocolat ?

Alexandre me servit un sourire penaud avant de s’asseoir à mes côtés et de prendre la tablette.

-Allez.

Il craqua un morceau et me le passa. Nous restâmes un instant à regarder Le Roi Lion et à manger le chocolat, sans un mot. Contrairement à avec mes parents, Alexandre et moi n’étions pas en conflit. Je couvrais certaines de ses sorties et il s’était toujours comporté en grand frère protecteur avec moi, ce qui m’empêchait de le détester foncièrement pour les cheveux gris qu’il donnait aux parents.

-Au fait, finit-il par lâcher au bout de quelques minutes. Tu as reçu tes résultats d’exams, ou toujours pas ?

C’était pour cela que je ne pouvais pas détester mon frère. Il avait été mon plus fidèle soutien le jour où j’avais découvert que j’étais une sorcière et depuis, il était l’unique membre de la famille à s’intéresser à mon autre vie. Et sans que je ne l’admette publiquement, cela me faisait un bien fou de pouvoir partager cela avec quelqu’un. Je hochai doucement la tête et sorti le morceau de parchemin que j’avais plié dans ma poche. Alexandre le reçut avec une sorte de déférence. Ses yeux parcourent les lignes, se plissant, s’agrandissant, et il finit par éclater de rire.

-Et tu disais que tu allais louper !
-J’ai loupé, marmonnai-je en passant une main dans mes boucles.
-Oh, Tory, il n’y a qu’en Potion que tu n’es pas reçue. Et en Arithmancie, mais tu n’aimais pas cette matière, si ?
Non, je détestais l’Arithmancie. J’avais pris cette option parce que c’était la seule matière que Poudlard enseignait qui était un temps soit peu scientifique et que j’espérais ainsi prouver à ma mère que science et magie n’étaient pas opposées. Une des plus grosses bêtises de ma scolarité. Ces deux années d’Arithmancie avaient été des années de calvaire.
-Après Acceptable en Astronomie, Effort Exceptionnels en Sortilège, en Défense contre les Forces du Mal et Métamorphose – joli, je pensais que tu avais du mal ? – pareil en Botanique et en étude des Etudes des Rues. Et Optimal en Etude des moldus – quelle surprise, ça aurait été une honte si tu avais eu moins – et en Histoire de la Magie. Franchement, Tory, de quoi tu te plains ?

J’avouai avoir été agréablement surprise par la Métamorphose, matière que je souhaitais poursuivre, mais dans laquelle j’avais eu toutes les misères du monde. J’avais également dû travailler fort les Sortilèges, et cela avait payé, mais c’était mes uniques pleines satisfactions. Mes notes d’Histoire de la Magie et d’Etude des moldus étaient normales.

-J’aurais dû avoir plus en Etude des Runes, avoua-je d’une toute petite voix. Mais le texte était difficile, je ne comprenais pas et … j’ai paniqué. Et l’Astronomie franchement …
-Tory, tu comptais arrêter l’Astronomie. Et pour l’Etude des Runes … bon sang, tu es reçue ! Arrête d’être si perfectionniste, bon sang ! Vois les bons côtés ! (Il me mit le parchemin sous le nez et pointa la ligne de la Métamorphose). Tiens ! Regarde ce petit « E », tu n’es pas fière de ce petit « E » ?
-Si, admis-je dans un filet de voix.

Un grand sourire fendit le visage d’Alexandre.

-Alors ça se fête ! Je vais chercher les bières !
-Et ramène du chocolat ! lui criai-je alors qu’il quittait précipitamment le living-room.

Malgré moi, je souris. Je n’avais pas proposé à mes parents d’attendre Alexandre juste par bonté – quoique. Mais aussi parce qu’au fond de moi, j’espérais que mon frère veuille fêter mon premier diplôme avec moi. Il revint un instant plus tard avec deux bouteilles de bière et une tablette de chocolat que je m’empressai d’ouvrir.

-Tory, fit Alexandre en me tendant ma bière décapsulée. A ce petit « E » en Métamorphose !
-Et à ton cou tordu de demain, ris-je en toquant ma bouteille contre la sienne.

Alexandre grogna contre son goulot. J’eus un léger sourire de dépit.

-Sérieusement, tu aurais pu prévenir. Papa t’avait fait une assiette de poulet au curry.
-Un repas en famille tout joyeux en perspective, railla Alexandre. Comme si j’en avais envie après ce qui s’est passé hier.

Je ne répondis pas. Concernant ce qui s’était passé hier, les tords étaient des deux côtés, bien qu’aucun des deux côtés ne veuille l’admettre. Alexandre avait demandé à mes parents une avance d’argent pour pouvoir passer le permis, ce que mes parents avaient vertement refuser. Premièrement, parce qu’ils considéraient qu’Alexandre, ces études de mécanique en poche, se devait à présent de trouver un travail pour lui-même passer son permis. Secondement parce qu’ils considéraient avoir trop donné par rapport à ce qu’ils avaient reçu. Je les avais trouvé un poil injuste car contrairement à ce qu’ils songeaient, Alexandre essayait vraiment de trouver un travail dans sa branche, sans toutefois y parvenir. Pourtant il était doué, il avait réparé sa veille bécane seul, et servait de mécanicien à l’ensemble de Terre-en-Landes. Mais il jouissait d’un passé sulfureux et d’un casier pour délinquance juvénile qui effrayait les patrons. Eux, comme mes parents, refusaient de voir qu’Alexandre s’était calmé, et Alexandre n’aidait en rien. Son ton était agressif, ses actions ambiguës. Difficile de voir ce qu’il pensais sous son regard noir et ses mots durs. Cela envenimait les conversations et transformait les discussions les plus badines en dispute familiale à presque chaque repas.

-Honnêtement, avoir le permis ça m’aiderait déjà à avoir un job, marmonna-t-il entre ses dents. Ça fait bien sur le CV.
-Tu aurais peut-être pu le demander autrement qu’en disant « de toute manière vous ne voulez pas me voir réussir, vous voulez me voir rater tout ce que je fais pour vous prouver que vous avez eu raison ».
-Tu ne le penses pas ?
-Non, Alex ! Ils t’ont aidé, peut-être pas de la bonne manière, mais ils ont voulu t’aider.
-En priant pour mon âme ?

Je soupirai profondément. C’était inutile de parler avec Alexandre, il avait hérité de l’obstination de ma mère, quand j’avais le caractère conciliateur de mon père. Je tentais d’apaiser les conflits, et quand je voyais rapidement que je ne pouvais rien y faire, je les fuyais. C’était peut-être lâche, mais c’était ce qui m’avait permis de survivre à des années de guerre entre mes parents et Alexandre.

-Amen, mon frère, finis-je par lâcher en lui tendant ma bouteille.

Alexandre me jeta un regard pénétrant de ses yeux clairs – les mêmes que les miens. J’y lus tout son courroux, mais également toute sa culpabilité. Pas par rapport à ses actes, mais par rapport à moi, je le savais. Alexandre s’en voulait de me mettre ainsi entre deux feux. Mais il était trop têtu pour que cela cesse, alors il toqua sa bouteille contre la mienne.

-Amen, ma sœur.

***


Je devais reconnaître cela à mon frère : il était l’incarnation de l’audace. Il était descendu le lendemain avec un immense sourire pour prendre le petit-déjeuner familial. J’avais passé une heure la veille à le convaincre de le faire, pour briser la glace, tout en restant sobre histoire de rester en vie. J’étais persuadée qu’il ne le ferait pas. Une fois que la bombe avait explosé, il avait tendance à disparaître jusqu’à que les choses se tassent et que ma mère, rongée par l’inquiétude, soit plus soulagée qu’agacée de le revoir. Mais il était venu au petit-déjeuner, sans un mot de travers, et ma mère ne se jeta pas à sa gorge et j’avais compris en échangeant un regard avec mon père que nous avions fait notre rôle de conciliateur en parallèle. Le petit-déjeuner avait été tendu, mais rien n’avait explosé et mon père avait même approché Alexandre pour lui parler de cette histoire de permis.

Mon frère avait tellement monopolisé l’attention de la journée que le fait que j’aille passer la soirée dans la maison des sorciers passa complétement inaperçu. Nous avions écouté la Coupe du Monde à la radio chez les Bones, et je m’étais retrouvée la plus exaltée avec Andrew, le petit-ami de Caroline, qui venait d’Irlande et était arrivée en vert de pied en cape. Le match avait été incroyable et m’avait fait regretter de ne pas avoir accompagnée ma meilleure amie Emily – ce n’était pas à chaque édition que l’Angleterre accueillait la Coupe du Monde et le match avait vraiment l’air extraordinairement vivant. Les buts irlandais avaient été enfilés les uns après les autres, si bien que le coup merveilleux de Viktor Krum pour attraper le Vif d’Or n’avait rien changé et l’Irlande avait soulevé le trophée. Pour fêter ça, Mr. Bones avait sorti une bouteille de whisky Pur-Feu qu’il m’autorisa à goûter. Les nombreuses bièraubeurre firent le reste et je me réveillais le lendemain chez moi avec un mal de tête atroce et l’envie de passer ma journée en mode pneu crevé dans mon lit.

Je me retournai sur le dos dans mes draps en gémissant. Je n’aurais pas dû accepter le deuxième verre de whisky que m’avait tendu Andrew. Et encore moins le boire cul-sec comme me l’avait suggéré Caroline. Et j’aurais dû manger les puddings qu’avait préparer Mrs. Bones et qui avaient l’air succulent, mais j’étais trop occupée à danser sur des musiques irlandaises avec Susan. Une soirée improbable, mais qui s’était révélée drôle et malgré le mal de tête matinal, je n’étais pas prête de l’oublier. Je souris dans le vide malgré ma douleur lancinante et mes idées peu claires. Oui, cela avait été décidemment une excellente soirée.
Quelques coups furent toqués à ma porte et un instant plus tard mon frère passa sa tête dans l’entrebâillement de la porte. Son éclat de rire me fit grogner.

-Moins fort, lâchai-je en me retournant dans ma tête.
-Je le savais ! Je le savais que c’était de la gueule de bois !

Je maugréai quelque chose que je ne compris pas moi-même. Je sentis le matelas s’affaissait là où Alexandre s’asseyait, s’esclaffant toujours devant mon état.

-Oui, bon ça va, marmonnai-je sans ouvrir les yeux. Tu étais dans un pire état la dernière fois.

La dernière fois, cela avait été au début de l’été, où Alexandre avait décidé qu’à seize ans j’étais assez grande pour « prendre ma première cuite ». Nous nous étions posés dans le parc de Terre-en-Lande tranquillement, avec certains amis d’enfance – y compris Simon Bones, pour mon plus grand déplaisir. Si j’avais effectivement passé le stade « joyeux », Alexandre et même cette crevette de Simon n’avait pas été mieux et j’avais dû les ramener tout deux chez eux.

-Papa m’a demandé de te réveiller mais je lui ai dit que tu étais malade, renchérit Alexandre, un sourire dans la voix. J’ai toute de suite vu les symptômes, et en plus c’est rare de ne pas te voir te réveiller après midi … j’en conclu que l’Irlande a gagné ?
-Hm.
-Et que tu as fêté ça plus dignement que tes CHOUETTEs ?
-C’est des BUSEs, pas des CHOUETTEs.

Je levai une paupière lourde pour voir qu’Alexandre n’avait pas fait que me rendre visite, mais m’avait également monté le petit-déjeuner. Il sourit doucement en remarquant mon air ébahi.

-Que me vaut cet honneur ?
-Papa et maman me font un prêt pour le permis, annonça-t-il alors que je m’emparais d’une tasse fumante de chocolat chaud. Je les rembourserais une fois que j’aurais un job.
-Amen, soupirai-je, sincèrement soulagée que cette dispute ait trouvé une solution si vite. Ça manque de miel, cette affaire.

Je levai ma tasse d’un air entendu et Alexandre me jeta un regard torve.

-Je t’annonce que j’ai réglé pacifiquement le conflit …
-Papa a réglé le conflit.
-… et de te ramène le petit-déj au lit pour guérir sa gueule de bois, et la seule chose que tu oses me dire c’est « ça manque de miel » ?

Je le gratifiai d’un délicieux sourire avant de gémir quand ma tête me lança à nouveau. Cela arracha un rire à Alexandre, qui acheva sa visite en m’informant que les parents étaient sortis pour l’après-midi et que je n’avais rien à craindre à faire mes devoirs à la maison. Je n’étais pas sûre de vouloir sortir le moindre parchemin aujourd’hui. Je descendis une ou deux heures plus tard avec un mal de crâne moins soutenu, qui me permit de lire mon grimoire dans le canapé. Des cliquetis dans le garage m’indiquaient qu’Alexandre travaillait sur sa moto. Je m’endormais presque sur mon livre quand des coups virulents furent toqués à ma porte. Je me trainai jusqu’à elle, enroulée dans un plaid, alors qu’on martyrisait toujours le pauvre battant.

-Ça va, je suis là, marmonnai-je en ouvrant la porte.
-Navrée.

Susan se tenait de l’autre côté du battant, les cheveux en bataille, un sourire crispé aux lèvres. Malgré la brume dans laquelle baignait mon cerveau, je ne pus m’empêcher de remarquer l’alerte dans les yeux de Susan, ainsi que la tension dans ses traits. Je fronçai immédiatement les sourcils. Aucun des Bones n’avaient pour habitude de venir toquer à ma porte – sauf Simon qui n’avait décidemment aucune tenue.

-Qu’est-ce qui se passe ?

Susan se mordit la lèvre inférieure et se contenta de me tendre un journal qu’elle tenait à la main. Un exemplaire nocturne de La Gazette du Sorcier. Je le dépliai avec un soupir et découvrit l’imagine d’une immense tête de mort luisant dans le noir alors qu’un serpent lumineux sortait sinueusement de sa bouche. Mes doigts se figèrent sur le papier alors que la vision que l’image m’inspirait dissipait les dernières brumes de mon esprit.
La Marque des Ténèbres.
Je connaissais assez l’Histoire des Sorciers pour savoir ce que cette image signifiait.

-C’est … quand … ? bredouillai-je, incapable d’aligner une pensée correcte.
-C’est paru dans la nuit, expliqua Susan d’une voix tremblante. Quelqu’un a fait apparaître la marque, juste après la finale … Maman a attendu que Simon rentre toute la nuit …
-Il va bien ?

Cette marque me glaçait le sang, assez pour que je m’inquiète pour la santé de Simon. Seigneur, cette marque c’était celle de la mort. Si elle était apparue alors … Mais Susan secoua la tête.

-Il va bien, ça va, tout le monde va bien. Enfin, je veux dire personne n’est mort. La seule chose que dit l’article c’est que …
-Les moldus.

Ma voix blanche fit frissonner Susan. J’étais en train de lire l’article en question. Un groupe d’individu s’en était pris à une famille moldue, responsable du camping dans lequel logeaient de nombreux sorciers qui avaient assisté à la finale de la Coupe du Monde. Les mots s’insinuèrent dans mon esprit et j’eus l’impression qu’un liquide froid parcourait mes veines, me figeant un peu plus à chaque information. On les avait fait léviter, humilié en public … les sorciers s’étaient réfugiés dans la forêt … Les trouble-fêtes s’étaient volatilisés à l’apparition de la marque …
Seigneur. J’avais l’impression de lire un article issu d’une autre époque, vieille de près de quinze ans. Une époque à laquelle appartenait cette terrible marque, et où des actes de cet acabit étaient monnaie courante.

-Papa m’a raconté qu’on les avait oublietté, raconta Susan, mais je l’écoutais a peine. Ils ne garderont aucun souvenirs de …
-Mais ça s’est quand même passé Susan ! Bon sang, je croyais que c’était fini, qu’il avait été détruit ?!

Ma voix était passée légèrement dans les aigus vers la fin, et je récoltais le regard affolé de Susan. Je fermai un instant les yeux pour le calmer, mais ça n’aida pas. Aussitôt, le monde se mit à tourner autour de moi et je n’eus en tête que l’imagine de mes parents et de mon frère volant dans les airs la tête à l’envers, au bout de la baguette de criminels cagoulés d’un autre âge.

-Il a été détruit, Victoria, assura Susan d’une voix douce. Mais il a toujours des partisans. Cela dit … C’est la première fois que la marque apparaît depuis la chute alors … je ne sais pas, je pensais que tu devais être au courant.
-Merci.

Susan me gratifia d’un dernier sourire crispé, avant de faire volte-face, non sans un dernier regard qui signifiait clairement « fais attention à toi ».
Seigneur, ce regard.
Je pensais ne plus y avoir à faire. Il m’avait poursuivi toute ma quatrième année, quand un soir d’Halloween Poudlard avait découvert ce sinistre message sur le mur du deuxième étage. Un message qui me faisait encore frissonner d’effroi.
« Ennemis de l’héritier, prenez-garde ».
J’avais compris quelques jours plus tard que c’était moi, l’ennemi.
Parce que j’avais un sang sale. Parce que mes parents n’étaient pas des sorciers. Parce que j’étais issue d’un monde sans magie, je dérangeai certaines personnes. Je l’avais compris très tôt à Poudlard, quand Ulysse Selwyn m’avait enfermé dans un placard à balai, non sans avoir inscrit sur mon front à l’encre indélébile le classique « Sang de Bourbe ».
Mais je n’avais pas eu conscience que l’on pouvait réellement me vouloir du mal à cause de ça. Sauf une fois, après avoir balancer mon pied dans les bijoux de famille de ce même Ulysse Selwyn après qu’il m’ait insulté. Mais cette fois là, je préférais l’oublier.
Et puis il y avait eu message, et l’agression de ce petit Gryffondor. Quel avait été son nom ? J’avouais avoir une mauvaise mémoire. Kevin ? Colin ? On l’avait trouvé se rendant à l’infirmerie, figé. Dès lors, mes amis avaient refusé de me laisser seule, y compris Simon,qui avait fait preuve d’une étonnante sollicitude. Alors ces regards, les mêmes que venaient de me lancer Susan, m’avaient suivi le long de l’année, et chaque fois qu’un Né-moldu était retrouvé agressée, la terreur montait d’un coup. J’avais passé des mois à avoir peur de la solitude, à sursauter au moindre bruit, à être sur mes gardes. A chaque nouvelle agression, je m’étais renfermée en songeant « et si j’étais la prochaine ? ». Et à chaque prochaine fois, j’étais secrètement et honteusement soulagée de ne pas avoir été la victime. Et je craignais à nouveau la prochaine fois. Une année de stresse et d’horreur.
Je n’avais jamais eu aussi peur de toute ma vie.
Mais la peur était passée. Le monstre avait été tué. Poudlard avait retrouvé sa bonhomie et les BUSEs avaient tellement occupé mon esprit que je n’avais pas trouvé le temps de resonger à l’année affreuse qui venait de s’écouler. Seuls la présence des Détraqueurs et l’évasion de Sirius Black avait assombri ce tableau mais je m’étais sentie loin de ces faits divers, toute plongée que je l’étais dans les BUSEs et le Quidditch, en sécurité dans le cocon Poudlardien.
Mais à présent, maintenant que je contemplai à nouveau cette Marque sinistre luire sur la photo, la peur refaisait surface. De manière brusque et irrationnelle.

-Tory ?

Je sursautai brusquement en détachant mon regard de la photo. Alexandre venait de sortir du garage et me contemplai les sourcils froncés, frottant ses mains noires de graisse contre un chiffon. Il était crasseux, couvert de sueur, mais pourtant je ne pus m’en empêcher : je m’élançai vers lui et l’enlaçai de toute mes forces, le journal toujours tremblant entre mes mains. Alexandre ne réagit pas dans un premier temps, surpris, avant de refermer ses bras sur moi avec automatisme.


-Euh, Tory ? Je suis couvert de graisse, j’ai travaillé toute la journée et euh … tu es sûre que ça va ?

Je ne répondis rien, me contentant d’inspirer à fond pour calmer les tremblements et de le serrer contre moi pour me rassurer. Je ne pouvais pas m’en empêcher, les visages des membres de ma famille se superposaient aux pauvres moldus suppliciés de la nuit dernière.
Et si ça arrivait aux membres de ma famille ?
Je vous protégerais, me promis-je alors, le nez enfoui dans le torse d’Alexandre. Je vous jure que je vous protégerais.



Alors, qu'en dites-vous?

Il va de soi que je ne posterais pas les vendredi à minuit - ce poste là témoigne juste de mon impatience - Ouspie. Je ne sais pas trop quand je posterais pour de vrai en jour fixe, sans doute en milieu de semaine, genre le jeudi ça vous irait?

Le premier chapitre est nommé "La surprise de Poudlard". Avec les informations que vous avez, une idée? :lol: :lol:

EDIT : J'ai oublié de préciser que la composition de la famille Bones (avec Simon et Caroline comme frère et soeur aîné de Susan) est de mon invention : on a peu d'information concernant cette famille et j'avais très envie de l'utiliser DOONC voilà
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PtiteCitrouille

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Re: Ombre et Poussière [Harry Potter]

Message par PtiteCitrouille »

WHAAAAATTTT

C’est quoi toute ces fanfic qui apparaissent d’un coup ??? :lol:

Ah mais j’ai pas encore lu mais je veux être prévenue !!
Mais c’est trop intéressant de voir tout ça d’un pdv moldu !!

Du coup je lis ta fic maintenant comme ça je vis en temps réel une de tes histoires pour une fois (parce que bon, j’ai commencé à lire Lucy Weasley mais c’est tellement long que ça prend du temps :lol: )

Donc AAAAHH je suis trop contente !!! (Btw, t’as pas eu de chapitres en avance pour Minerva, j’en ai pas eu de toi, voilà on est quittes :lol: )

BREEEF faut que je lise. Et que je commente toi, Cazo et Lily7
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Re: Ombre et Poussière [Harry Potter]

Message par cochyo »

Continue comme ca et je te fait une declaration d'amour officielle :lol: :lol:
C'est génial !!! Et c'est une super idée ( en vrai, je pense que tout le monde a un peu eu cette idée mais il faut l'étoffer, ce que tu fait :mrgreen: )
Une question : Elle est dans quelle maison ? (j'ai peut etre manqué l'info :roll: )

Si tu nous fais un """"" couple :roll: :roll: :roll: :| :| """"" de ces deux la ... J'aurai perdu toute foi en la romance. Définitivement.

J'espere te lire a nouveau bientot !

ps : Pourquoi ta liste de prévenus est elle vide ? Il y'a des noms qui s'imposent ! :lol:
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Re: Ombre et Poussière [Harry Potter]

Message par PtiteCitrouille »

cochyo a écrit :Continue comme ca et je te fait une declaration d'amour officielle :lol: :lol:
C'est génial !!! Et c'est une super idée ( en vrai, je pense que tout le monde a un peu eu cette idée mais il faut l'étoffer, ce que tu fait :mrgreen: )
Une question : Elle est dans quelle maison ? (j'ai peut etre manqué l'info :roll: )non non dis pas Perri !!
J’essaie de deviner : perso je pense Gryffondor parce que elle dit être dans la même maison que Simon donc ça peut pas être Poufsouffle sinon elle aurait la même que Susan. Pas non plus Serdaigle parce que ça a pas l’air d’être une acharnée du travail comme un Serdaigle devrait l’être, et pas Serpentard parce que le gars qui l’a poussée est Serpentard et elle était en 5ème année. Or je pense qu’en 5 ans elle aurait réussi à se faire sa place. Et elle aurait pas été amie avec des Bones vu que les clivages et clichés entre maisons (surtout Serpentard) sont assez forts à cette période
Voilà donc par élimination je vois Gryffondor, mais j’imagine Perri que tu as fait exprès de rien dire!


Si tu nous fais un """"" couple :roll: :roll: :roll: :| :| """"" de ces deux la ... J'aurai perdu toute foi en la romance. Définitivement. roooh faut pas t’écouter toi pour les couples :lol:

J'espere te lire a nouveau bientot !

ps : Pourquoi ta liste de prévenus est elle vide ? Il y'a des noms qui s'imposent ! :lol:
je suis d’accord !!
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Re: Ombre et Poussière [Harry Potter]

Message par annabethfan »

PtiteCitrouille a écrit :
cochyo a écrit :Continue comme ca et je te fait une declaration d'amour officielle :lol: :lol:
C'est génial !!! Et c'est une super idée ( en vrai, je pense que tout le monde a un peu eu cette idée mais il faut l'étoffer, ce que tu fait :mrgreen: )
Une question : Elle est dans quelle maison ? (j'ai peut etre manqué l'info :roll: )non non dis pas Perri !!
J’essaie de deviner : perso je pense Gryffondor parce que elle dit être dans la même maison que Simon donc ça peut pas être Poufsouffle sinon elle aurait la même que Susan. Pas non plus Serdaigle parce que ça a pas l’air d’être une acharnée du travail comme un Serdaigle devrait l’être, et pas Serpentard parce que le gars qui l’a poussée est Serpentard et elle était en 5ème année. Or je pense qu’en 5 ans elle aurait réussi à se faire sa place. Et elle aurait pas été amie avec des Bones vu que les clivages et clichés entre maisons (surtout Serpentard) sont assez forts à cette période
Voilà donc par élimination je vois Gryffondor, mais j’imagine Perri que tu as fait exprès de rien dire!


Si tu nous fais un """"" couple :roll: :roll: :roll: :| :| """"" de ces deux la ... J'aurai perdu toute foi en la romance. Définitivement. roooh faut pas t’écouter toi pour les couples :lol:

J'espere te lire a nouveau bientot !

ps : Pourquoi ta liste de prévenus est elle vide ? Il y'a des noms qui s'imposent ! :lol:
je suis d’accord !!
Hahaha moi je sais pour la maison ^^
Et pendant une seconde, je me suis demandé c'est qui Simon avant de me rappeler que c'était feu Milo :lol: :lol: Ne nous mentons pas, ils vont forcément finir ensemble :D
En vrai t'as déjà eu mon commentaire du prologue et du chapitre 1 donc j'attends surtout le chapitre 2 pour commenter vraiment, mais ajoute moi bien évidemment à la liste des prévenus!
(Je sais que j'ai pas posté sinon, mais ça y est je suis en retard le chapitre est pas terminé donc... ^^ )
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Re: Ombre et Poussière [Harry Potter]

Message par Perripuce »

PtiteCitrouille a écrit :WHAAAAATTTT

C’est quoi toute ces fanfic qui apparaissent d’un coup ??? :lol: Ouiii Je trouve ça trop bien tout le monde se remet à poster c'est trop bien.

Ah mais j’ai pas encore lu mais je veux être prévenue !! Je note :mrgreen:
Mais c’est trop intéressant de voir tout ça d’un pdv moldu !!

Du coup je lis ta fic maintenant comme ça je vis en temps réel une de tes histoires pour une fois (parce que bon, j’ai commencé à lire Lucy Weasley mais c’est tellement long que ça prend du temps :lol: Oupsie ... Déjà c'est très gentil de lire, j'espère que ça te plait, et mille excuses pour la longueur, ici promis les chapitres seront plus courts :lol: :lol: )

Donc AAAAHH je suis trop contente !!! (Btw, t’as pas eu de chapitres en avance pour Minerva, j’en ai pas eu de toi, voilà on est quittes :lol: Disons cela :lol: :lol: )

BREEEF faut que je lise. Et que je commente toi, Cazo et Lily7 Bon courage !
Pfiouu

Bon, je vais essayer de répondre à tout le monde ahah
annabethfan a écrit :
PtiteCitrouille a écrit :
cochyo a écrit :Continue comme ca et je te fait une declaration d'amour officielle :lol: :lol: Ooooh rien que ça? ça ressemble à quoi du déclaration d'amour du maître du cynisme? :lol: :lol:
C'est génial !!! Et c'est une super idée ( en vrai, je pense que tout le monde a un peu eu cette idée OUI j'ai eu cette idée toute ma vie dans ma tête ahah mais il faut l'étoffer, ce que tu fait :mrgreen: )
Une question : Elle est dans quelle maison ? (j'ai peut etre manqué l'info :roll: )non non dis pas Perri !!
J’essaie de deviner : perso je pense Gryffondor parce que elle dit être dans la même maison que Simon donc ça peut pas être Poufsouffle sinon elle aurait la même que Susan. Pas non plus Serdaigle parce que ça a pas l’air d’être une acharnée du travail comme un Serdaigle devrait l’être, et pas Serpentard parce que le gars qui l’a poussée est Serpentard et elle était en 5ème année. Or je pense qu’en 5 ans elle aurait réussi à se faire sa place. Et elle aurait pas été amie avec des Bones vu que les clivages et clichés entre maisons (surtout Serpentard) sont assez forts à cette période
Voilà donc par élimination je vois Gryffondor, mais j’imagine Perri que tu as fait exprès de rien dire!

Alors effectivement je n'ai rien dit dans le prologue sciemment, vous saurez dans le premier chapitre ! Et Clem, je n'infirme ni affirme :lol: !

Si tu nous fais un """"" couple :roll: :roll: :roll: :| :| """"" de ces deux la ... J'aurai perdu toute foi en la romance. Définitivement. roooh faut pas t’écouter toi pour les couples :lol: J'approuve toi tu tu veux tuer tout le monde.

J'espere te lire a nouveau bientot ! Je pense que je vais poster le mercredi ou le jeudi. Une préférence?

ps : Pourquoi ta liste de prévenus est elle vide ? Il y'a des noms qui s'imposent ! :lol:
je suis d’accord !!
Promis, promis, je vais la remplir !

Hahaha moi je sais pour la maison ^^ Chuuut
Et pendant une seconde, je me suis demandé c'est qui Simon avant de me rappeler que c'était feu Milo :lol: :lol: Ne nous mentons pas, ils vont forcément finir ensemble :D Oui oui - pour Simon/Milo, hein.
En vrai t'as déjà eu mon commentaire du prologue et du chapitre 1 donc j'attends surtout le chapitre 2 pour commenter vraiment, mais ajoute moi bien évidemment à la liste des prévenus! Je comprends et oui je te rajoute :mrgreen:
(Je sais que j'ai pas posté sinon, mais ça y est je suis en retard le chapitre est pas terminé donc... ^^ #déception )
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Re: Ombre et Poussière [Harry Potter]

Message par cochyo »

Perripuce a écrit :
cochyo a écrit :Continue comme ca et je te fait une declaration d'amour officielle :lol: :lol: Ooooh rien que ça? ça ressemble à quoi du déclaration d'amour du maître du cynisme? :lol: :lol: Ca vaut le détour :lol:
C'est génial !!! Et c'est une super idée ( en vrai, je pense que tout le monde a un peu eu cette idée OUI j'ai eu cette idée toute ma vie dans ma tête ahah mais il faut l'étoffer, ce que tu fait :mrgreen: )
Une question : Elle est dans quelle maison ? (j'ai peut etre manqué l'info :roll: )non non dis pas Perri !!
J’essaie de deviner : perso je pense Gryffondor parce que elle dit être dans la même maison que Simon donc ça peut pas être Poufsouffle sinon elle aurait la même que Susan. Pas non plus Serdaigle parce que ça a pas l’air d’être une acharnée du travail comme un Serdaigle devrait l’être, et pas Serpentard parce que le gars qui l’a poussée est Serpentard et elle était en 5ème année. Or je pense qu’en 5 ans elle aurait réussi à se faire sa place. cf Lucy :mrgreen: Et elle aurait pas été amie avec des Bones vu que les clivages et clichés entre maisons (surtout Serpentard) sont assez forts à cette période
Voilà donc par élimination je vois Gryffondor, mais j’imagine Perri que tu as fait exprès de rien dire!

Alors effectivement je n'ai rien dit dans le prologue sciemment, vous saurez dans le premier chapitre ! Et Clem, je n'infirme ni affirme :lol: !

Si tu nous fais un """"" couple :roll: :roll: :roll: :| :| """"" de ces deux la ... J'aurai perdu toute foi en la romance. Définitivement. roooh faut pas t’écouter toi pour les couples :lol: J'approuve toi tu tu veux tuer tout le monde. Pas tout le monde ! :o Seulement les personnage principaux 8-)

J'espere te lire a nouveau bientot ! Je pense que je vais poster le mercredi ou le jeudi. Une préférence? Bah jeudi j'ai DS, rendre DM et TP ( compte rendu de la semaine d'avant fait la veille :? ) Donc jeudi c'est super, je lirai le soir meme

ps : Pourquoi ta liste de prévenus est elle vide ? Il y'a des noms qui s'imposent ! :lol:
je suis d’accord !!
Promis, promis, je vais la remplir !

Hahaha moi je sais pour la maison ^^ Chuuut
Et pendant une seconde, je me suis demandé c'est qui Simon avant de me rappeler que c'était feu Milo :lol: :lol: Ne nous mentons pas, ils vont forcément finir ensemble :D Oui oui - pour Simon/Milo, hein. Donc non pour les couples :D :D
En vrai t'as déjà eu mon commentaire du prologue et du chapitre 1 donc j'attends surtout le chapitre 2 pour commenter vraiment, mais ajoute moi bien évidemment à la liste des prévenus! Je comprends et oui je te rajoute :mrgreen:
(Je sais que j'ai pas posté sinon, mais ça y est je suis en retard le chapitre est pas terminé donc... ^^ #déception )[/quote][/quote]
Elinae

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Re: Ombre et Poussière [Harry Potter]

Message par Elinae »

Coucou,
Je sais que je ne commente pas d'habitude et que je suis un peu une "lectrice fantôme", mais je voulais te dire que ce début d'histoire est vraiment super et j'attends la suite avec impatience. J'ai adoré lire Lucy Weasley ( d'ailleurs je ne savais pas qu'il y avait une suite, que je vais m'empresser de commencer ) et je suis sûre que je vais adorer cette fanfiction. Je voulais aussi te demander si je pouvais être sur la liste des prévenus ? Voilà ! :)
Perripuce

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Re: Ombre et Poussière [Harry Potter]

Message par Perripuce »

Elinae a écrit :Coucou,
Je sais que je ne commente pas d'habitude et que je suis un peu une "lectrice fantôme", mais je voulais te dire que ce début d'histoire est vraiment super et j'attends la suite avec impatience. J'ai adoré lire Lucy Weasley ( d'ailleurs je ne savais pas qu'il y avait une suite, que je vais m'empresser de commencer ) et je suis sûre que je vais adorer cette fanfiction. Je voulais aussi te demander si je pouvais être sur la liste des prévenus ? Voilà ! :)
Bonjour !
Pas de problème c'est ton droit de ne pas commenter, je comprends et je suis déjà très heureuse que tu aies aimé Lucy - et le début de cette fic' !
Pas de problème, je te rajoute à la liste des prévenus ! ;)
Perripuce

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Ombre et Poussière - Chapitre 1 [Harry Potter]

Message par Perripuce »

Ici Perri, en direct du bureau des surveillants où on s'ennuie ferme (on a pas de perme cette année quasiment - on ne va pas se mentir pas que ça me dérange - mes collègues viennent de rigoler je sais pas pourquoi). Non, on se fait tellement chier qu'on s'engueule pour se maintenir éveiller et qu'on songe à lancer une pokeball sur un élève parce que MON DIEU IL TRAVAILLE MIRACLE - c'est un pokemon rare - Bref, on se comprend

Bon voilà le chapitre 1 ! Il est un peu court (ça doit être le plus court d'ailleurs). A un moment y'a des paroles qui sont directement issues du Tome 4 de HP (qui ne me quitte plus du tout du reste je dors avec). J'aurais voulu les mettre en italique, mais à la réflexion ça altère la lecture (enfin pour moi) et puis raison principale j'ai la flemme. Donc voilà, les paroles on ne va pas se mentir vous comprendrez quand elles sont issues de HP4

Bonne lecture :mrgreen:

(Cochyo j'espère que ça a été tes différents DS/TP et tout ça)




Chapitre 1 : La surprise de Poudlard.

-J’ai vu Cédric tout à l’heure, il a pris quelques centimètres encore …
-Toujours aussi canon ?
-Carrément … je ne sais pas où il allé en vacance mais ça lui a réussi !
-Tu ferais encore parti de l’équipe de Quidditch cette année Victoria ? Victoria ?

J’arrachai mon regard de la fenêtre pluvieuse pour le river sur ma meilleure amie, Emily Fawley en face de moi. Elle arqua un sourcil intrigué au dessus d’un œil brun inquisiteur. Je remarquai alors que les deux autres filles du compartiment, Octavia McLaird et Gillian Fawley, m’observait de leurs yeux curieux. Je me redressai alors devant l’attention dont je faisais l’objet en m’efforçant de reprendre le fil de la conversation. Le Quidditch. Parfait, une discussion à laquelle je pouvais participer.

-Oui, normalement je reprends mon poste.
-Quelle chance, soupira Gillian en logeant son menton dans sa main. Des heures passées avec Cédric …

Emily étouffa un grognement sourd et j’esquissai un sourire. Gillian était sa cousine, et avait été repartie à Serdaigle, où elle partageait le dortoir d’Octavia. Elles étaient arrivées tard au sur le quai de gare de King’s Cross, étaient montées dans le Poudlard Express in extremis, au moment où tout les compartiments étaient occupés. C’était ainsi qu’elles s’étaient retrouvées avec nous, au grand malheur d’Emily qui avait du mal à supporter Octavia.

-Oh je ne sais pas si c’est une chance, c’est un capitaine intraitable, déclarai-je pour éviter à Emily de lâcher une remarque acerbe. L’an dernier avant le match contre Serpentard, il nous a fait travaillé sous la pluie pendant des heures, la moitié de l’équipe est revenue malade.
-Si c’est lui quoi vous soigne …, insinua Octavia avec un sourire malicieux.
-Tu ne sors pas avec Simon, toi ? attaqua Emily avec un sourire torve.

Octavia haussa les épaules avec un délicieux sourire. Il était vrai que cette fille était délicieuse : belle chevelure d’acajou, visage de porcelaine aux traits fins et harmonieux. Je comprenais parfaitement ce que les garçons de Poudlard pouvaient lui trouver. Mais je comprenais également pourquoi Emily avait une dent contre elle : elle était d’une perfection presque détestable.

-Ce n’est pas parce qu’on a choisi un plat qu’on ne peut pas regarder le menu, prétendit-t-elle.
-Ça se passe bien, d’ailleurs ? s’enquit Gillian. Je veux dire, tu l’as invité à la Coupe du Monde …
Je me figeai et échangeai un regard avec Emily. La Coupe du Monde. Elle me renvoya des yeux à la fois agacés et désolés. Octavia essuya un petit rire.
-Oui, un sacré moment ! D’ailleurs, je pense aller le rejoindre, tu viens ?

Je retins un rire devant la mine soulagée d’Emily et elles sortirent toute deux du compartiment avec force d’éclat de rire. Mon amie poussa un profond soupir quand la porte claqua derrière elle :

-Par Merlin j’ai cru qu’elles ne partiraient jamais ! Pourquoi tu leurs a dit oui ?
-C’est ta cousine, répliquai-je vertement.
-Ce n’est pas pour ça que je l’apprécie ! Maintenant parlons sérieux : tu as parlé à Miles pendant les vacances ?

Je me mis à mon tour à grogner et replongeai mon regard par la fenêtre. La pluie tombée drue au nord de l’Angleterre plus on s’approchait de l’Ecosse, pire c’était. Je plaignais les pauvre premières années qui devraient passer le Lac Noir par un temps pareil. Emily me donna un coup de pied et je glapis d’indignation :

-Mais ça va pas !
-Je déteste quand tu joues la stratégie de l’évitement, marmonna-t-elle, une lueur mutine dans le regard. Alors ?

Mes lèvres se tordirent. Miles était un de mes amis de Serpentard. Je ne lui avais jamais apporté d’attention, jusqu’à qu’il me sauve en Potion l’an dernier. Depuis, malgré tout ce que les membres de sa Maison avaient pu me faire, nous avions noués des liens qui, aux dires d’Emily, n’étaient pas parfaitement nets.

-Je suis déconnectée chez moi, lui rappelai-je sans quitter la vitre des yeux. Mes parents s’évanouissent à la vue du moindre hibou.
-Je sais, admit-t-elle d’un ton plus doux. Et je me doute qu’après ce qui est arrivé à la Coupe du Monde de Quidditch …

Sa phrase retomba dans le vide, et elle finit par à son tour plonger son regard par la fenêtre. Nous en avions parlé, avant qu’Octavia et Gillian n’arrivent. La famille d’Emily était une vieille famille sorcière, avec tous les réseaux qui allaient avec. J’avais déjà interrogé Susan, puis sa sœur Caroline, qui venait de trouver un emploi au Département de la Justice Magique, mais elles n’avaient rien pu m’apprendre. Malheureusement, Emily n’en savait pas d’avantage : ses parents pensaient qu’avec l’euphorie de la Coupe et l’effet de groupe, un groupe d’ancien Partisans de Tu-Sais-Qui s’étaient réunis et n’avaient su résister à un petit coup d’éclat. Les persécuteurs s’étaient évaporés dans la nature une fois que la marque était apparue, ce qu’Emily avait justifié par le fait qu’un grand nombre de ces partisans encore en liberté ne l’étaient que parce qu’ils avaient reniés leur maître. Alors le revoir réapparaitre de manière inopinée n’était pas plus une bonne nouvelle pour eux que pour moi. Mais pas de quoi s’inquiéter selon elle : c’était un coup d’éclat d’ancien Mangemort un peu alcoolisés, une sorte de réunion d’anciens. Cela me révulsait prodigieusement alors pour tromper la colère, je regardais par la fenêtre.

-Mes parents m’ont parlé d’autres trucs, aussi, enchérit Emily, sourcils froncés. Un truc qui se passerait à Poudlard cette année.
-Caroline Bones y a fait allusion vite fait à la Coupe du Monde, confirmai-je en hochant la tête. Mais sa mère lui a jeté un regard noir, et elle en a plus parlé de l’été.
-J’ai essayé de cuisiner mon père, rien à faire. Je suppose qu’on saura au banquet. Une idée ?
-Le mariage de McGonagall avec Flitwick ?

Emily me jeta un regard incrédule avant d’éclater de rire. Je la suivis dans son hilarité et pendant quelques temps nous imaginâmes quelle robe aux motifs écossais McGonagall pourrait porter, qui jouerait de la cornemuse et si Flitwick devrait utiliser une échelle pour pouvoir embrasser la mariée. Je jetais un regard à la dérobée à ma meilleure amie. Ses cheveux blonds ondulaient sur ses épaules et ses yeux bleus brillaient toujours d’un éclat malicieux. C’était incroyable de pouvoir la qualifier ainsi à présent, alors qu’il y avait encore deux ans à peine elle me détestait cordialement – et inversement, bien que je le montrais moins. Elle me trouvait trop placide quand je la trouvais crue et excentrique. Il avait fallu la quatrième année et l’histoire de la Chambre des Secrets pour que l’on enterre la hache de guerre, puis l’année d’angoisse des BUSEs pour que nos liens se soudent enfin. Si j’avais pu obtenir de si bonnes notes en Sortilège et Métamorphose, c’était grâce à elle.
Nous venions à peine de nous redresser quand la porte du compartiment s’ouvrit. Je relevai les yeux sur un garçon brun au visage d’albâtre et aux yeux gris et rieurs. Mais cette fois, les yeux rieurs lançaient des éclairs.

-Je ne vous remercie pas de m’avoir envoyer les deux glousseuses.
-C’est de la faute de Simon, prétendis-je immédiatement avec un léger sourire.

Cédric Diggory fronça son joli nez droit en nous considérant, Emily et moi.

-Oh je veux bien croire que tous les maux du monde sont à cause de Simon pour toi, Victoria.
-Arrête de nous accuser et balance les bonbons qui tu as ramené, lança Emily avec un sourire malicieux.

Cédric fixa un instant Emily avant de soupirer profondément et de sortir divers paquets des poches profondes de sa cape. Mon amie battit des mains avant de rattraper un Chocogrenouille que Cédric lui jetait.

-Je te connais trop, déclara Emily avec un grand sourire.
-Allez, assis-toi, proposai-je charitablement. On va te sauver des glousseuses.
-Je te remercie, soupira Cédric en se laissant tomber sur la banquette aux côtés d’Emily. Franchement, je n’aurais pas supporté les regards aguicheurs de ta cousine une seconde de plus. Octavia vous a parlé de la surprise de Poudlard ?

Et c’était reparti. Le père de Cédric travaillait également au Ministère et Emily et lui croisèrent leurs informations pendant quelques minutes. S’ajoutaient à cela les informations fournies par Simon et nous dûmes nous rendre à l’évidence : visiblement, McGonagall n’allait pas épouser Flitwick. Emily fut de bien meilleure humeur sur cette seconde partie et pour cause, Cédric était de bien meilleure compagnie. Nous étions dans la même Maison, dans la même année et la première fois que je m’étais assise à la table des Poufsouffles, vite suivie de Simon, il avait été mon premier et plus fidèle soutien. C’était lui qui avait pris le relai de Caroline Bones pour expliquer le fonctionnement de Poudlard, du monde Magique, et de la magie en elle-même. Alors que mes premières années avaient été solitaires du fait de mon froid avec Emily et de mes conflits récurrents avec Simon, deux élèves bien plus doués et plus populaire que moi et de qui il était proche, Cédric avait été l’un des seuls camarades de classe à me parler de façon amicale. Il m’avait même forcé à passer les essais de Quidditch et j’avais fini par réussir. Et pour ces années de soutiens, je lui restais reconnaissante.
Le train finit par s’ébranler et Cédric retourna dans son compartiment rechercher ses affaires. Je me tournai vers Emily, l’air vaguement songeuse. Elle dressa un sourcil interloqué.

-Quoi ?
-Rien. Tu crois que Flitwick porte bien la jupette écossaise ?

Pour toute réponse, elle m’envoya son écharpe dans la figure et, mue par mes reflexes de gardienne, je la réceptionnai en éclatant de rire.

***


C’était ma sixième rentrée à Poudlard, et je n’avais jamais vu un tel déluge. La pluie battait si fort que j’avais l’impression de recevoir des piques glacés qui traversaient capes et vêtements, et il faisait si sombre que j’éprouvai des difficultés à regarder où je marchais, sauf quand un éclair déchirait les nuages, nous faisant tous sursauter. Le seul équivalent dont je pouvais me souvenir avait été le match de Quidditch contre Gryffondor l’an dernier : il y avait si sombre et le vent avait été tel que l’ensemble de mon équipe avait été surpris qu’une crevette telle que moi ne ce soit envolée. Emily avait glissé dans une flaque de boue et s’était raccrochée à moi, envoyant valser son hibou et sa valise que son petit frère, Sullivan, avait fini par lui rapporter.
Et comme si le trajet dans les diligences branlantes n’avaient pas suffi, Peeves, cet esprit frappeur par ailleurs si charmant, nous attendait de pied ferme dans le Hall de Poudlard, bombe à eau à la main – comme si nous n’étions pas assez trempés … Le professeur McGonagall, directrice de Gryffondor et professeur de métamorphose, avait fini par le courser pour le chasser, mais elle avait glissé sur une flaque d’eau et avait dû se rattraper au cou d’une quatrième année de Gryffondor. Je dus tirer de force une Emily hilare vers la Grande Salle.

-Voir la grande Minerva McGonagall se casser la tronche, s’esclaffa-t-elle en tordant ses cheveux blonds, d’où des trombes d’eaux sortaient.
-Elle aurait été ravie de te mettre ta première heure de colle pour t’être moquée d’elle, répliquai-je, réprimant néanmoins un sourire.

Je soupirai d’aise en passant les portes de la Grande Salle. Malgré les nuages menaçants, les éclairs et la pluie qui ne nous atteignait pas, il y régnait une ambiance beaucoup plus chaleureuse et je sentis mes membres se réchauffer au fil des secondes. Je me débarrassai de ma cape lourde d’eau et secouai mes boucles dans tout les sens. Mes cheveux avaient beau être plus courts que ceux d’Emily, les avoir mouillé était tout aussi désagréable.

-Arrête de faire le caniche, Bennett.
-Oh Seigneur, râlai-je, reconnaissant cette voix avec un certain déplaisir. Dès la rentrée, Simon, sérieusement ?

Simon Bones me servit un sourire effronté qui me fit souffler d’agacement. J’étais une personne patiente, pacifique et qui détestait les conflits. Mais j’avouai que mes nerfs avaient depuis toujours été mis à rude épreuve quand il s’agissait de Simon Bones, et ce avant même que j’ai conscience d’être une sorcière – et que lui soit un sorcier. C’était un garçon filiforme, pas franchement athlétique, aux cheveux d’un blond-châtain dont je m’amusais à dire qu’ils tiraient vers le roux. Son visage m’évoquait celui d’un lutin, avec son nez pointu, ses tâches de rousseurs et son sourire malicieux qui faisait certes craquer Octavia, mais qui à moi me donnait envie de le gifler à toute volée – et le connaissant depuis un certain temps (toute ma vie), j’étais certaine d’être celle qui avait la bonne réaction.

-Pas dès la rentrée, les gars, nous prévint Cédric, qui arrivait derrière Simon avec un sourire désabusé. Je suis trempé, et je n’ai pas la force d’endiguer vos disputes.
-Moi non plus ! renchérit Emily, déjà installée à la table des Poufsouffle. Alors taisez-vous.
-Mais c’est lui qui …

Cédric me jeta un regard teinté d’avertissement, et je ravalai mes protestations avec amertume. Amertume qui ne fit que s’aggraver quand Simon passa devant moi avec un léger sourire supérieur. Cependant, je fus ravie de voir Emily lui donnait une claque derrière la tête quand il s’installa à ses côtés et je m’assis d’humeur plus légère en face d’elle avec Cédric. Simon essuya vigoureusement ses cheveux couverts d’épis, noyant presque son assiette.

-Foutue averse, grimaça-t-il alors puisqu’il ne pouvait pas pester sur moi. Et foutu Peeves.
-Tes parents t’ont parlé de la surprise de Poudlard ? s’enquit alors immédiatement Emily.
-Oh ne m’en parle pas, Caroline m’a nargué avec ça tout l’été dès que ma mère avait le dos tourné. J’ai fini par en déduire que c’était juste une ruse pour me faire enrager.
-Une sainte fille, murmurai-je, récoltant le coup de coude de Cédric.
-Si quelque chose se passe à Poudlard, Dumbledore en parlera bien au banquet, trancha celui-ci, avant de se tourner vers moi. Tu n’as pas perdu la forme pendant l’été ? Prête pour une nouvelle saison ?

J’eus un sourire carnassier qui parut satisfaire Cédric. Une des raisons qui faisait de lui l’un des élèves les plus aimés de Poufsouffle était qu’il avait redonné de la gloire à notre Maison grâce au Quidditch : il était capitaine depuis de l’année dernière et je n’avais jamais vu une si belle équipe depuis que j’étais arrivée. Notre manquement l’an dernier n’était dû qu’à la malchance, mais j’avais bon espoir que cette saison soit meilleure – et peut-être, pourquoi pas, pouvoir brandir un jour la Coupe.
McGonagall finit par apparaître alors que nous parlions de la Coupe du Monde, suivie d’une file d’élève de première année trempés jusqu’aux os – l’un d’entre eux était même emmitouflés dans le manteau en taupe de Hagrid.

-Je ne me souviens pas d’avoir été si petit en première année, commenta Simon quand ils passèrent à notre hauteur.
-Ça Bones, c’est parce que tu n’as pas grandi depuis.
-La ferme, Bennett.
-Fermez-la tout les deux ! râla Emily en posant un doigt sur ses lèvres. La chanson commence !

Effectivement, l’antique Choixpeau sur son tabouret venait d’entamer son annuelle chanson déclamant quelles étaient les qualités de chaque Maison. Je souris avec nostalgie en songeant à ma propre chanson, celle que le Choixpeau avait déclamé lors de ma Répartition. A l’époque, je n’avais trop osé m’éloigner de Simon alors que nous avancions dans la Grande Salle, les yeux insistants de tout Poudlard braqués sur nous. L’immensité de la salle, ainsi que toute cette attention, m’avait intimidé, d’autant plus que je ne savais pas quoi attendre de la Répartition. J’avais été rassurée de constater qu’il ne fallait que porter le Choixpeau, mais l’angoisse de l’épreuve avait été remplacée par l’angoisse de l’indécision – d’autant plus que j’étais la première à être appelée. Dans quelle Maison allais-je atterrir ? Certainement pas à Gryffondor, la façon dont je me collais à Simon malgré notre mésentente montrait bien que je manquais de courage, et il ne manquait pas de me le rappeler. Ni Serpentard, je n’avais pas particulièrement d’ambition, et j’étais loin d’être vicieuse. J’avais hésité entre Serdaigle et Poufsouffle, et le Choixpeau avait fini par suivre mon raisonnement. J’étais une fille avec une certaine créativité et je pouvais être qualifiée de sage, d’après lui. Mais j’étais loyale, juste et travailleuse – perfectionniste, comme pourrait le dire mon frère Alexandre. Et ce fut cette partie de moi qui l’emporta car au bout de quelques secondes à peine, le « Poufsouffle » avait retenti dans la salle.
La file d’élève se mit à diminuer au fur et à mesure que les noms défilaient, suivis des « Serdaigle ! » « Gryffondor ! » « Serpentard ! » « Poufsouffle ! », et quand le dernier élève fut envoyé chez nous, Dumbledore se leva. Les applaudissements et les voix moururent et allèrent se perdre dans les murs du château. J’avais toujours été impressionnée par l’autorité qui émanait de ce vieil homme à la barbe blanche et aux lunettes demi-lunes. J’avouai que la première fois que je l’avais vu, après tout ce que j’avais lu sur lui dans les livres que les Bones m’avaient prêtés, son apparence m’avait arraché un rire étranglé. Mais l’hilarité avait fini par se muer en admiration quand j’avais pu me rendre compte de l’aura que le professeur dégageait, une aura à la fois sereine mais emplie de puissance. Un sourire fendit le visage parcheminé de Dumbledore et il nous ouvrit les bras :

-Je n’ai qu’une chose à dire : bon appétit !

Un grand cri d’approbation retentit dans la Salle et les plats se mirent aussitôt à se remplir.

-Amen, me réjouis-je en me jetant sur les pommes-de-terre.
-Comment tu peux rester une crevette en mangeant autant ? me demanda Simon les sourcils froncés. Calme-toi, c’était une vraie question ! ajouta-t-il précipitamment alors que je pointais sur lui une pomme-de-terre menaçante.
-Crevette toi-même.
-Ce n’est pas faux, rit le Moine Gras, le fantôme de Poufsouffle qui passait justement derrière nous. Il faudra vous remplumer un peu, Mr. Bones.
-Comme vous, vous voulez dire ?

Emily fit les gros yeux à Simon devant son manque de délicatesse, mais le Moine Gras ne parut pas offusqué car il éclata de rire.

-Le professeur Dumbledore n’a pas trouvé de professeur de Défense contre les Forces du Mal ? demanda Cédric.

Je fronçai les sourcils et me tournai vers la table des professeurs pour constater qu’effectivement, une chaise restait vide et force était d’admettre qu’aucun visage ne m’était inconnu. Normalement, nous devrions avoir un nouveau professeur de Défense contre les Forces du Mal – comme tout les ans – après la démission de notre enseignant l’année dernière. Le visage rond du Moine Gras esquissa une moue.

-J’avoue ne pas avoir d’information à ce sujet …
-Et concernant la « surprise de Poudlard ? » s’enquit Emily, qui décidément n’en démordait pas.

Cette fois, le Moine Gras sourit avec malice, et nous assura que nous aurions notre réponse à la fin du banquet, puis repartit saluer les premières année. Emily rayonnait d’avoir enfin eu une réponse, mais Simon fronçait toujours les sourcils, le regard rivé sur la table des professeurs.

-Ce serait inquiétant que Dumbledore n’ait pas trouvé de professeur …
-Oh, tu sais bien que le poste est maudit, maugréa Emily d’un ton blasé. Il n’y a qu’à voir ce qui est arrivé à Lockhart.
-Peut-être qu’il est simplement en retard, hasarda Cédric.
-Vous croyez que s’il n’en a pas trouvé, il rappellera Lupin ?

Emily me jeta un regard pénétrant, entre gêne et tristesse.

-Ne rêve pas trop, Victoria. C’est un loup-garou, les parents d’élèves ne voudront plus de lui ici maintenant que cela ce sait.

Je hochai la tête en signe de compréhension, même si en réalité je ne comprenais pas. Remus Lupin était le meilleur professeur que j’avais eu en Défense contre les Forces du mal depuis que j’étais arrivée à Poudlard. Un homme adorable qui m’avait permis d’aborder sereinement mes BUSEs dans cette matière. J’avais une grande estime pour lui, et le fait d’apprendre en fin d’année que cet homme au sourire aimable était un loup garou n’avait en rien altéré mon jugement. Il se transformait certes en monstre une fois par mois, mais premièrement, la Tue-Loup rendait ce monstre inoffensif, et secondement, le fait qu’il soit ce loup une fois par mois ne changeait en rien l’homme qu’il était le reste du temps. Mais visiblement, je devais avoir l’esprit plus ouvert que la plupart des sorciers. Peut-être était-ce dû au fait que je ne venais pas de ce monde.
Les assiettes finirent par se vider et les discussions à se faire plus paresseuses. Seule Emily continuait à être sur le qui-vive, scrutant la table des professeurs de ses yeux perçants. Quand Dumbledore se leva enfin, elle ne tenait plus en place et Simon devait la maintenir de force sur le banc pour contenir son exaltation. Les premières informations furent si banales que je remis à discuter avec ma voisine, ma camarade de dortoir Mathilda Bale, jusqu’à ce que j’entende :

-Je suis également au regret de vous annoncer que la Coupe de Quidditch des Quatre Maisons n'aura pas lieu cette année.
-Pardon ?!

Cédric et moi ne fûmes pas les seuls à frémir d’incompréhension et d’indignation. A la table voisine, Harry Potter, attrapeur de l’équipe de Gryffondor, avait également vivement réagi avant de se retourner vers Fred et Georges Weasley, ses coéquipiers dans l’équipe. J’échangeai un regard alarmé avec Cédric au moment où Dumbledore poursuivait :

-Cela est dû à un évènement particulier qui commencera en octobre et se poursuivra tout au long de l'année scolaire, en exigeant de la part des professeurs beaucoup de temps et d'énergie. Mais je suis persuadé que vous en serez tous enchantés. J'ai en effet le grand plaisir de vous annoncer que cette année, à Poudlard...

Mais il ne put aller plus loin : un retentissant de tonnerre ébranla les murs de la pièce, et les portes de la Grande Salle s’ouvrirent avec un fracas qui me fit bondir de mon banc. Un homme se découpait dans l’encadrement de porte, massif, trempé … et terriblement sinistre. Un silence assourdissant s’était abattu sur la pièce et chaque œil était rivé sur le nouvel arrivant. Il s’avança entre les tables de Gryffondor et de Serdaigle, un claquement sourd et régulier accompagnant chacun de ses pas. Un nouvel éclair déchira le ciel, éclairant brusquement le visage scarifié de l’homme, sa crinière grisonnante et son nez amputé. Un long frisson qui n’avait rien à voir avec le froid me parcourut l’échine alors que je remarquai que son second œil n’était qu’un immense globe artificiel à l’iris bleue électrique, retenue dans son orbite par un bandeau.

-Par Merlin, souffla Simon, visiblement impressionné. Ne me dites pas que c’est Fol Œil ?

Personne n’eut la foi de lui répondre, jusqu’à ce que l’homme sinistre n’atteigne la table des professeurs. Le fait que son œil artificiel puisse regarder dans une direction opposée à celle de son œil sain, petit et sombre, était déstabilisant et j’arrêtai vite de dévisager le nouvel arrivant.

-Je vous présente notre nouveau professeur de Défense contre les forces du Mal, déclara Dumbledore, sa voix fendant le silence qui s’était installé. Le professeur Maugrey.
-Bon sang j’y crois pas, jura Emily alors que seul le directeur et Hagrid, le garde-chasse, applaudissait le nouveau professeur.
-Qui c’est ? demandai-je en un filet de voix.
-Le plus grand Auror de tout les temps, me répondit Simon sans relever mon ignorance. Si Azkaban est plein, c’est notamment grâce à lui. C’était un ami mon oncle, tu sais, avant.

Je hochai doucement la tête sans insister. On m’avait expliqué que l’oncle des Bones, le frère aîné de leur père, avait été tué avec toute sa famille pour s’être opposé à Tu-Sais-Qui. Mon cœur dévala ma poitrine. La Marque, l’Auror qui avait mis la plupart de ses Partisans derrière les barreaux …
Cela commençait à faire beaucoup à mon humble avis.

-Mais … Il n’est pas un peu fou ? s’enquit Cédric en un murmure prudent.
-Mon père dit juste qu’il est devenu paranoïaque avec les ans. Mais rien d’étonnant avec le nombre d’ennemi qu’il doit s’être fait … Ça reste un grand sorcier.
-Regardez-moi son visage …

Oui son visage était hideux, songeai-je sans trop osé y regarder. Couvert de cicatrice, avec une bouche si mince qu’elle ne paraissait être qu’une balafre de plus. Et Seigneur, ces yeux. J’allais avoir des difficultés à suivre les cours de Défense contre les Forces du mal si je n’arrivais pas à le regarder.

-Comme je m'apprêtais à vous le dire, poursuivit Dumbledore avec un sourire rassurant. Nous allons avoir l'honneur d'accueillir au cours des prochains mois un évènement que nous n'avons plus connu depuis un siècle. J'ai le très grand plaisir de vous annoncer que le Tournoi des Trois Sorciers se déroulera cette année à Poudlard.
-Vous PLAISANTEZ ! s'écria l’un des jumeaux Weasley à la table voisine.

Si certains éclatèrent de rire devant l’exclamation du Batteur de Gryffondor, les murmures exaltés commencèrent à parcourir les tables, dissipant totalement l’atmosphère pesante qui s’était installée avec l’arrivée de Maugrey. Mais moi, je fronçai les sourcils d’incompréhension, et me penchai vers Emily pour chuchoter :

-Le Tournoi de quoi ?

Mais elle était bien trop occupée à sourire d’un air extatique et à bondir sur sa chaise pour me répondre. Je dus donc attendre patiemment que Dumbledore reprenne :

-Non, je ne plaisante pas, Mr Weasley. Mais si vous aimez la plaisanterie, j'en ai entendu une très bonne, cet été́. C'est un troll, une harpie et un farfadet qui entrent dans un bar...

Le professeur McGonagall s'éclaircit bruyamment la gorge et j’essuyai un petit rire.

-Heu... c'est vrai..., se reprit Dumbledore avec un sourire presque penaud pour la directrice-adjointe. Le moment n'est peut-être pas venu de... Où en étais-je ? Ah, oui, le Tournoi des Trois Sorciers... Certains d'entre vous ne savent pas en quoi consiste ce tournoi, je demande donc à ceux qui savent de me pardonner d'avoir à donner quelques explications. Pendant ce temps-là, ils sont autorisés à penser à autre chose.

J’adressai un merci silencieux au directeur. Cela m’agaçait de ne pas comprendre pourquoi toute l’école semblait si excitée. Dumbledore expliqua ainsi que le Tournoi des Trois Sorciers était une compétition amicale entre les trois plus grandes écoles de sorcellerie d’Europe – Poudlard, Beauxbâtons et Dumstrang. Un élève était sélectionné par école pour accomplir trois tâches magiques, et les dirigeants y avaient vu là l’occasion d’établir des relations entre des sorciers de différents pays. Le principe me semblait intéressant et je commençai moi aussi à me sentir exaltée quand Dumbledore évoqua que beaucoup de candidats étaient morts durant la compétition. J’eus un haut-le-cœur, mais il semblait bien que j’étais la seule, car Simon et Cédric à côté de moi continuaient d’en parler avec animation.

-Au cours des siècles, il y a eu plusieurs tentatives pour rétablir le tournoi, poursuivit Dumbledore en élevant la voix pour couvrir les murmures. Mais aucune n'a rencontré un grand succès. Cette année, pourtant, notre Département de la Coopération Magique internationale et celui des Jeux et Sports magiques ont estimé que le moment était venu d'essayer de le faire revivre. Nous avons tous beaucoup travaillé au cours de l'été́ pour nous assurer que, cette fois, aucun champion ne se trouvera en danger de mort. Les responsables de Beauxbâtons et de Durmstrang arriveront en octobre avec une liste de candidats et la sélection des trois champions aura lieu le jour de Halloween. Un juge impartial décidera quels sont les élèves qui sont le plus dignes de concourir pour le Trophée des Trois Sorciers, la gloire de leur école et une récompense personnelle de mille Gallions.
-Mille Gallions ? souffla Emily, incrédule. Mais c’est énorme !

-Tu devrais te lancer, me dit Cédric avec un coup de coude. Au moins tu n’aurais pas à ne compter que sur ta bourse.
-Pour les deux ans qui me restent d’étude ici, grommelai-je, la joue contre le poing.

J’avouai que cette histoire de mort m’avait quelque peu refroidie. Je jetai un coup d’œil à mon groupe. L’œil d’Emily brillait de convoitise : c’était bien son genre de se lancer dans une pareille aventure. Cédric avait aussi l’air intéressé : je le voyais dans son sourire mais également dans le sérieux de ses iris. Je m’attendais à ce que Simon soit également séduit – il était l’un des meilleurs de notre année, si quelqu’un pouvait réussir des épreuves magiques c’était lui – mais il semblait un peu plus prudent. Mais nombre de personne à notre table et sur les tables voisines semblait se voir en champion de Poudlard. Malheureusement, le chœur d’excitation se mua en chœur de protestation quand Dumbledore annonça qu’il faudra avoir plus de dix-sept ans au moment d’Halloween pour pouvoir prétendre être le champion de Poudlard et qu’il veillerait personnellement à ce que personne d’âge inférieur à cette limite ne puisse s’inscrire – il lança notamment un regard appuyé à Fred et George Weasley, qui avaient protesté le plus fort. Simon eut un rire moqueur.

-C’est mort, les gars.
-C’est mort pour toi aussi, fit remarquer Emily en un grognement. Tu es d’août. Et moi de décembre, quelle injustice ! Cédric, tous nos espoirs reposent sur toi !
-Tu vas le faire ? s’enquis-je en me tournant vers mon ami.

Cédric esquissa un léger sourire qui en soit, ne disait en rien ce qu’il songeait. Il était né début octobre : il pouvait parfaitement soumettre sa candidature à ce « juge impartial ». Et Cédric avait a cœur de redorer le blason de notre Maison : il nous trouvait, à raison, sous-estimé, malmené. Et en tant que préfet et capitaine de l’équipe de Quidditch, je ne pouvais m’empêcher de bien le voir en champion de Poudlard.
Et c’était loin de me faire plaisir.
Dumbledore finit par nous libérer et la salle commença à s’agiter. Cédric bondit aussitôt sur ses pieds et quelques élèves de notre Maison vinrent l’entourer pour lui parler du Tournoi. Evidemment. Aux yeux de tous, il représentait notre meilleure chance – la chance ultime de montrer les Poufsouffle au firmament. Je remarquai qu’Emily était restée à table, rageant toujours d’être née trop tard et sur la stupidité des décideurs.

-Em’ ! l’apostrophai-je en lui donnant un coup de pied par dessous la tête. Pour l’amour du ciel, tu es préfète, réveille-toi !
-Hm ?
-Les premières années !

Emily sortit enfin de sa torpeur et remarqua qu’une troupe d’élève plus petit que les autres se massait devant Cédric. Elle poussa un juron et s’élança vers les premières années. Simon s’esclaffa bruyamment alors que les préfets et leur petite troupe passaient devant nous, ouvrant de grands yeux impressionnés. Je plantai un coude dans ses côtes, et il grimaça.

-Ne te moque pas, Bones. Tu n’étais pas mieux.
-Et toi tu me collais comme un chaton à sa mère !
-Pas la peine de rappeler ça à tout bout de champs …

Je jetai un regard à Emily et Cédric, qui souriaient d’un air rassurant aux premières années. Les pauvres devaient être éprouvés avec leur passage sur le Lac Noir sous le déluge, l’entrée spectaculairement terrifiante de Maugrey Fol-Œil, et l’annonce du Tournoi. Je voyais Cédric endosser ce manteau de leader qui lui allait si bien, les autres lui donner de grandes tapes encourageantes sur l’épaule, lever le pouce d’un air triomphant. Mon cœur se serra dans ma poitrine et je jetai un regard inquiet à Simon.

-Il va le faire, hein ? Il va se porter candidat.

Les lèvres de Simon se pincèrent et je compris qu’il n’était pas plus rassuré que moi quant à l’idée que Cédric participe au Tournoi.

-Il y a de grande chance, oui.


Clem, je ne sais pas où j'ai dit que Victoria n'était pas dans la même Maison que Susan :roll: :roll: Mais du coup si elle est bien à Poufsouffle. Loin de moi l'idée de copier Lily dans M&A, mais Poufsouffle c'est ma Maison (la fille qui s'y croit trop) et que je trouve la Maison sous-côté et que voilà. J'ai hésité avec Serdaigle (je voulais pas Gryffondor parce que c'est archi-visité dans les HP, et Serpentard j'ai déjà traité dans Lucy) mais voilà finalement ce sera Poufsouffle.
VOILA à la semaine prochaine !
cochyo

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Re: Ombre et Poussière [Harry Potter]

Message par cochyo »

Super chapitre ! Je voulais tellement Serdaigle.
Perripuce

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Re: Ombre et Poussière [Harry Potter]

Message par Perripuce »

cochyo a écrit :Super chapitre ! Je voulais tellement Serdaigle.
J'ai franchement hésité - comme le montre le Choixpeau ahah - mais promis si je refais une fanfiction un jour ce sera sur une Serdaigle ahah
PtiteCitrouille

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Re: Ombre et Poussière [Harry Potter]

Message par PtiteCitrouille »

Coucou !
Bon je m'y mets, je suis trop contente que tu postes cette histoire que je vais pouvoir suivre en live :lol:
Il y a des gens, comme Clem, qui mûrissent un projet pendant un an et qui une fois qu'ils ont assez de chapitre postent en étant sûr d'eux.
oui bon, hum hum, disons que ça a été une période compliquée :lol:
qui il y a un mois dans le tram toulousain, rêve un peu en regardant le paysage (dieu qu'il est long ce tram)
qu'eeest ce que tu fichais à Toulouse toi ? :lol: la prochaine fois préviens moi, on pourrait se voir :D :lol: :lol:

Tout d'abord je trouve ça très intéressant de reprendre les HP d'un pdv d'un OC, sans prendre les scènes de HP en surdose (en gros on a pas une réécriture), surtout pendant la montée de Voldemort! Et pusi c'est cool, Harry est nommé de temps en temps mais on a pas de trucs en mode "wouah c'est Harry Potter, la dernière fois il a vaincu plein plein plein de détraqueurs à lui tout seul, il est trop fort" bref, ton OC s'en fout un peu donc c'est cool ^^ et je suis curieuse de voir comment tu vas écrire les parties où Victoria ne sera plus à Poudlard, parce qu'en tant que née-moldue elle aura à s'enregistrer en 1997, et ça va être très intéressant de voir ses réactions et ses choix !

Par contre je sais pas comment tu fais pour gérer plusieurs histoires tout en écrivant super bien à tous tes chapitres, y en a pas un de bancale ou de bâclé :shock: :lol:

Oh et le titre est stylé, même si on connaît pas encore sa signification ;)

Et Victoria je pensais qu'elle était pas à Poufsouffle à cause de la phrase où tu dis que Victoria est dans la même maison que Simon. Mais comme elle est bien pote avec Susan qui est à Poufsouffle je trouvais plus logique de dire qu'elle est dans la même maison que son amie plutôt que du gars qu'elle apprécie pas ^^ (d'ailleurs est ce que c'est safe de dire qu'on peut commencer à shipper le Siria ? Ou Vicmon ?)
Terre-les-Landes
pourquoi des noms aussi chelou pour les villages ? entre Loutry st Chaspoule, Pré au Lard et Terre-les-Landes ... d'ailleurs c'est pas un peu chiant d'écrire ce nom de village avec tous les tirets et majuscules ? :lol:
des yeux profondément choqués et déçus sur leur fille de onze ans.
intéressant ce côté où les parents ne sont justement pas impressionnés ou heureux de ça
Au fait, j'aime bien la relation entre Victoria et son frère, je me rends compte que globalement, dans nos fanfictions, on travaille pas beaucoup les relations frères/sœurs, mais des relations joyeuses (parce qu'autrement y a Regulus et Sirius, mais eux c'est des disputes). J'aime bien cette idée de complicité avec le frère (peut-être parce que je suis comme ça avec le mien)
Rose et George Bones étaient venus toquer à notre porte,
ce moment où tu réalises que tu connaissais pas tant que ça les gens que t'as côtoyés toute ta vie :? :lol:
Simon était son frère aîné, et également mon camarade à Poudlard, où nous étions tombés dans la même année et la même Maison, à notre grand damne à tout deux.
tiens voilà la phrase qui m'a faite croire qu'elle était pas à Poufsouffle
Qui n’avait jamais rêvé de voler ?
perso j'aime quand mes pieds sont à plats sur le sol :lol:
Irlande contre Bulgarie
YEEAAHHHHHH IRLAAAANNNNDE
Maintenant je peux dire quelle équipe j'aurais supporté à cette coupe :lol:
D'ailleurs maintenant je sais dire "au revoir" "chat" "tasse de thé" "santé" et "bienvenue" en irlandais voilà :lol:
Mon père a essayé d’avoir des places, mais il s’y est pris trop tard
oh c'est après la deuxième lecture je capte: dans HP4 Arthur ou le père Diggory dit pas que les Bones n'ont pas pu acheter des tickets ? Ah j'aime ces clins d’œil!
je m’étais révélée fascinée par l’Histoire de la Magie.
enfin quelqu'un qui aime cette matière :lol:
nous faisant presque tout espoirs de gagner la coupe, qui avait échu à Gryffondor.
rien qu'avec ça j'aurais dû capter qu'elle était pas à Gryffondor
Parce qu’une chouette de l’école est passée chez nous avant que je parte, je crois bien que c’était les résultats de Simon.
alors Susan t'es bien gentille, mais tu balances pas ce genre de bombe comme ça toi ! :o
Ce serait fâcheux, je me mangerais.
haha :lol:
En fait non, la relation parents/Victoria ça va, c'est juste qu'il faut pas parler de magie c'est ça ? ce qui est triste pour Victoria, vu que j'imagine qu'elle a envie de leur montrer ce qu'elle apprend, les rendre fiers

Ah oui un pasteur et une scientifique, tendu :lol: entre toi et moi, les gens vont croire que les Pasteurs ont un problème avec la magie :lol: mais wait, j'ai toujours pensé qu'un scientifique et la religion c'était plutôt inconciliable. Comment ils ont fini ensemble les deux ??
Victoria, donne-moi du chocolat !
han han, 'partage pas
Il avait été mon plus fidèle soutien le jour où j’avais découvert que j’étais une sorcière et depuis, il était l’unique membre de la famille à s’intéresser à mon autre vie
nice bro

Mais elle est pas reçue en potions, c'est pas genre une grosse matière essentielle pour pas mal de job ça ?
Papa t’avait fait une assiette de poulet au curry.
UN POULET CURRY NE SE REFUSE PAS ALEXANDRE, REGLE NUMERO 1
les tords
quand je localise une faute :mrgreen: :mrgreen: :mrgreen: c'est "torts", moyen mnémotechnique : tord avec un 'd' c'est pour le verbe "tordre" , d'où le 'd' :)
Il était descendu le lendemain avec un immense sourire pour prendre le petit-déjeuner familial.
audace ou culot, à voir :lol:
l’Irlande avait soulevé le trophée
EH OUIIIII
Je n’aurais pas dû accepter le deuxième verre de whisky que m’avait tendu Andrew. Et encore moins le boire cul-sec comme me l’avait suggéré Caroline. Et j’aurais dû manger les puddings qu’avait préparer Mrs. Bones et qui avaient l’air succulent, mais j’étais trop occupée à danser sur des musiques irlandaises avec Susan.
ah oui, elle a eut tout faux là :lol: boire encore plus, cul sec et pas manger
combo, manque plus qu'elle ait pas bu avant d'aller dormir et ça sera parfait :lol:
Par contre, elle sait danser les musiques irlandaises ? C'est plutôt tendu en vrai :lol: dans un pub dans mes premiers jours en Irlande avec un gars on a voulu danser sur une musique irlandaise avec d'autres personnes et on s'est fait refoul par un des danseurs parce que y a un nombre précis de personnes qui peuvent danser :lol: :lol: il était là "non vous pouvez pas" :lol: genre leurs danses c'est "tu commences et tu t'arrêtes pas tant que la liste des différentes musiques ne sont pas passées", c'est comme un pack de danses et tu peux pas en sortir avant la fin
Bref :lol:
Quelques coups furent toqués à ma porte
ma prof de français de 4ème (oui, ça m'a marquée) serait là "on ne TOQUE PAS à une pote, on FRAPPE" :lol:
Je le savais ! Je le savais que c’était de la gueule de bois !
merci frérot pour ton soutien :lol:
-Et que tu as fêté ça plus dignement que tes CHOUETTEs ?
j'adore ce frère :lol: :lol:

J'aime bien la réaction de Victoria à l'annonce de l'attaque des Mangemorts, c'est très réaliste qu'elle soit en flippe comme ça

oh et le jeudi ça me va ^^
-Tu ne sors pas avec Simon, toi ? attaqua Emily avec un sourire torve.

Octavia haussa les épaules avec un délicieux sourire.
wait WHAT ?
Shit, opération brisage de couple en vue du coup ?

Oh et J'ADORE que tu les fasses potes avec Cédric, ça va emrettre de mieux le connaître ! Par contre quand il va mourir, ça va être dur, sérieux, une des rares morts où j'ai pas forcément ressenti d'émotion (pardon pardon) et tu nous infliges ça ! :lol:
e relevai les yeux sur un garçon brun au visage d’albâtre et aux yeux gris
ah merci, de me donner une autre vision de Cédric, j'ai eu Pattinson dans la tête toute ma vie, ça devenait agaçant :lol:
Le mariage de McGonagall avec Flitwick ?
oh, FUCK
visiblement, McGonagall n’allait pas épouser Flitwick.
BIEN SUR QUE NON
mue par mes reflexes de gardienne
les gardiens sont les meilleurs (la fille absolument pas objective)
Voir la grande Minerva McGonagall se casser la tronche
LE PROCHAIN OU LA PROCHAIN QUI DIT DU MAL DE MA MINERVA CHERIE JE LUI REFAIS LE PORTRAIT


Je rigole évidemment
Amen, me réjouis-je
elle aime bien dire Amen (papa serait-il en cause ? :lol: )

J'aime bien le rôle que tu donnes à Cédric, le sauveur de leur maison trop souvent sous évaluée et sous estimée, on a vraiment cette impression qu'il est la relève
Ne me dites pas que c’est Fol Œil ?
eh bah non c'est pas lui :lol:

C'EST LE DOCTEUR ARRRGHHH (comprendra qui pourra)

Bref, j'ai beaucoup aimé ces deux premiers chapitres, très intéressant l'idée de mettre Cédric dans un plus grand rôle et ton héroïne m'a l'air tout à fait sympathique et attachante. J'avoue que son côté moldu m'intéresse beaucoup avec la montée de Voldemort
J'ai hâte de lire la suite !

Bisous !

Ps: tant que j'y pense, suite à ton commentaire sur Minerva, t'as vu où qu'elle était attrapeuse ? Pour moi elle est poursuiveuse, soit parce que ça me paraît évident soit parce que je l'ai vu y a longtemps :)
Perripuce

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Re: Ombre et Poussière [Harry Potter]

Message par Perripuce »

PtiteCitrouille a écrit :Coucou !
Bon je m'y mets, je suis trop contente que tu postes cette histoire que je vais pouvoir suivre en live :lol: Mon premier commentaire de Clem *essuie une petite larme*
Il y a des gens, comme Clem, qui mûrissent un projet pendant un an et qui une fois qu'ils ont assez de chapitre postent en étant sûr d'eux.
oui bon, hum hum, disons que ça a été une période compliquée :lol:
qui il y a un mois dans le tram toulousain, rêve un peu en regardant le paysage (dieu qu'il est long ce tram)
qu'eeest ce que tu fichais à Toulouse toi ? :lol: la prochaine fois préviens moi, on pourrait se voir :D :lol: :lol: Mon copain fait ses études là bas donc j'y vais de temps à autre ahah ! Tu y retournes des fois toi malgré Galway ?

Tout d'abord je trouve ça très intéressant de reprendre les HP d'un pdv d'un OC, sans prendre les scènes de HP en surdose (en gros on a pas une réécriture Non c'est pas du tout ce que je veux faire ... ), surtout pendant la montée de Voldemort! Et pusi c'est cool, Harry est nommé de temps en temps mais on a pas de trucs en mode "wouah c'est Harry Potter, la dernière fois il a vaincu plein plein plein de détraqueurs à lui tout seul, il est trop fort" bref, ton OC s'en fout un peu donc c'est cool ^^ et je suis curieuse de voir comment tu vas écrire les parties où Victoria ne sera plus à Poudlard, parce qu'en tant que née-moldue elle aura à s'enregistrer en 1997, et ça va être très intéressant de voir ses réactions et ses choix ! Oui ça va être la partie qui va m'intéresser le plus, mais je suis obligée d'abord de passer par celle-la pour poser les jalons

Par contre je sais pas comment tu fais pour gérer plusieurs histoires tout en écrivant super bien à tous tes chapitres, y en a pas un de bancale ou de bâclé :shock: :lol: J'écris pas tout en même temps mais je prends le compliment, merci :mrgreen:

Oh et le titre est stylé, même si on connaît pas encore sa signification ;) J'avoue avoir emprunté à Gladiateur (et la bible aussi, un mixte des deux. L'inspiration est de Gladiateur mais la justification se retrouvera dans "tu es poussière et tu retourneras à la poussière".

Et Victoria je pensais qu'elle était pas à Poufsouffle à cause de la phrase où tu dis que Victoria est dans la même maison que Simon. Mais comme elle est bien pote avec Susan qui est à Poufsouffle je trouvais plus logique de dire qu'elle est dans la même maison que son amie plutôt que du gars qu'elle apprécie pas ^^ (d'ailleurs est ce que c'est safe de dire qu'on peut commencer à shipper le Siria ? Ou Vicmon ? Je ne répondrais pas ahah )
Terre-les-Landes
pourquoi des noms aussi chelou pour les villages ? entre Loutry st Chaspoule, Pré au Lard et Terre-les-Landes ... d'ailleurs c'est pas un peu chiant d'écrire ce nom de village avec tous les tirets et majuscules ? :lol: ça va on s'y habitue :lol:
des yeux profondément choqués et déçus sur leur fille de onze ans.
intéressant ce côté où les parents ne sont justement pas impressionnés ou heureux de ça
Au fait, j'aime bien la relation entre Victoria et son frère, je me rends compte que globalement, dans nos fanfictions, on travaille pas beaucoup les relations frères/sœurs, mais des relations joyeuses (parce qu'autrement y a Regulus et Sirius, mais eux c'est des disputes). J'aime bien cette idée de complicité avec le frère (peut-être parce que je suis comme ça avec le mien) J'adore travailler les relations frère-soeur, ce sont mes relations préférées perso (avec amoureuse, obviously)
Rose et George Bones étaient venus toquer à notre porte,
ce moment où tu réalises que tu connaissais pas tant que ça les gens que t'as côtoyés toute ta vie :? :lol:
Simon était son frère aîné, et également mon camarade à Poudlard, où nous étions tombés dans la même année et la même Maison, à notre grand damne à tout deux.
tiens voilà la phrase qui m'a faite croire qu'elle était pas à Poufsouffle
Qui n’avait jamais rêvé de voler ?
perso j'aime quand mes pieds sont à plats sur le sol :lol:
Irlande contre Bulgarie
YEEAAHHHHHH IRLAAAANNNNDE
Maintenant je peux dire quelle équipe j'aurais supporté à cette coupe :lol:
D'ailleurs maintenant je sais dire "au revoir" "chat" "tasse de thé" "santé" et "bienvenue" en irlandais voilà :lol: trop de classe :lol: :lol:
Mon père a essayé d’avoir des places, mais il s’y est pris trop tard
oh c'est après la deuxième lecture je capte: dans HP4 Arthur ou le père Diggory dit pas que les Bones n'ont pas pu acheter des tickets ? Ah j'aime ces clins d’œil! navrée de te décevoir, mais je viens de vérifier c'est Diggory parle des Faucett, pas des Bones :lol: j'aime les clins d'oeil mais celui là n'en n'était pas un :oops:
je m’étais révélée fascinée par l’Histoire de la Magie.
enfin quelqu'un qui aime cette matière :lol:
nous faisant presque tout espoirs de gagner la coupe, qui avait échu à Gryffondor.
rien qu'avec ça j'aurais dû capter qu'elle était pas à Gryffondor
Parce qu’une chouette de l’école est passée chez nous avant que je parte, je crois bien que c’était les résultats de Simon.
alors Susan t'es bien gentille, mais tu balances pas ce genre de bombe comme ça toi ! :o
Ce serait fâcheux, je me mangerais.
haha :lol:
En fait non, la relation parents/Victoria ça va, c'est juste qu'il faut pas parler de magie c'est ça ? ce qui est triste pour Victoria, vu que j'imagine qu'elle a envie de leur montrer ce qu'elle apprend, les rendre fiers Oui c'est ça, elle voudrait partager son expérience et tout, mais elle ne peut pas pour maintenir l'équilibre de sa famille :/

Ah oui un pasteur et une scientifique, tendu :lol: entre toi et moi, les gens vont croire que les Pasteurs ont un problème avec la magie :lol: mais wait, j'ai toujours pensé qu'un scientifique et la religion c'était plutôt inconciliable. Comment ils ont fini ensemble les deux ?? Alors je vais aller rechercher la réponse que j'ai donné à Anna' (Cours fouiller ces MP :VOILA " je ne sais pas si tu as lu Ange et Demon de Dan Brown? Tout le long du livre tu te rends compte que religion et science ne sont pas incompatibles et c'est aussi quelque chose que je pense, tu peux croire en Dieu, et un son dessein, tout en prenant de la distance avec la bible" Je ne sais pas si je suis très claire.
Victoria, donne-moi du chocolat !
han han, 'partage pas
Il avait été mon plus fidèle soutien le jour où j’avais découvert que j’étais une sorcière et depuis, il était l’unique membre de la famille à s’intéresser à mon autre vie
nice bro

Mais elle est pas reçue en potions, c'est pas genre une grosse matière essentielle pour pas mal de job ça ? Si mais là on est avec Rogue et Rogue n'accepte personne autre que Optimal. Et je vois les Potions comme un truc très clivant, un peu comme les maths : soit tu as le feeling et tu es bon, soit tu l'as pas et là tu galères :lol:
Papa t’avait fait une assiette de poulet au curry.
UN POULET CURRY NE SE REFUSE PAS ALEXANDRE, REGLE NUMERO 1
les tords
quand je localise une faute :mrgreen: :mrgreen: :mrgreen: c'est "torts", moyen mnémotechnique : tord avec un 'd' c'est pour le verbe "tordre" , d'où le 'd' :) Je corrigerais pardon :lol:
Il était descendu le lendemain avec un immense sourire pour prendre le petit-déjeuner familial.
audace ou culot, à voir :lol:
l’Irlande avait soulevé le trophée
EH OUIIIII
Je n’aurais pas dû accepter le deuxième verre de whisky que m’avait tendu Andrew. Et encore moins le boire cul-sec comme me l’avait suggéré Caroline. Et j’aurais dû manger les puddings qu’avait préparer Mrs. Bones et qui avaient l’air succulent, mais j’étais trop occupée à danser sur des musiques irlandaises avec Susan.
ah oui, elle a eut tout faux là :lol: boire encore plus, cul sec et pas manger
combo, manque plus qu'elle ait pas bu avant d'aller dormir et ça sera parfait :lol:
Par contre, elle sait danser les musiques irlandaises ? C'est plutôt tendu en vrai :lol: dans un pub dans mes premiers jours en Irlande avec un gars on a voulu danser sur une musique irlandaise avec d'autres personnes et on s'est fait refoul par un des danseurs parce que y a un nombre précis de personnes qui peuvent danser :lol: :lol: il était là "non vous pouvez pas" :lol: genre leurs danses c'est "tu commences et tu t'arrêtes pas tant que la liste des différentes musiques ne sont pas passées", c'est comme un pack de danses et tu peux pas en sortir avant la fin
Bref :lol: Je veux bien croire que c'est compliqué alors disons qu'elles ont essayé :lol: :lol:
Quelques coups furent toqués à ma porte
ma prof de français de 4ème (oui, ça m'a marquée) serait là "on ne TOQUE PAS à une pote, on FRAPPE" :lol:
Je le savais ! Je le savais que c’était de la gueule de bois !
merci frérot pour ton soutien :lol:
-Et que tu as fêté ça plus dignement que tes CHOUETTEs ?
j'adore ce frère :lol: :lol:

J'aime bien la réaction de Victoria à l'annonce de l'attaque des Mangemorts, c'est très réaliste qu'elle soit en flippe comme ça

oh et le jeudi ça me va ^^
-Tu ne sors pas avec Simon, toi ? attaqua Emily avec un sourire torve.

Octavia haussa les épaules avec un délicieux sourire.
wait WHAT ?
Shit, opération brisage de couple en vue du coup ? Rappelez-vous que la fic' est censée se dérouler sur 4 ans hein il peut s'en passer des choses :lol:

Oh et J'ADORE que tu les fasses potes avec Cédric, ça va emrettre de mieux le connaître ! Par contre quand il va mourir, ça va être dur, sérieux, une des rares morts où j'ai pas forcément ressenti d'émotion (pardon pardon) et tu nous infliges ça ! :lol: ALORS ce matin j'ai regardé HP4 avec mon petit frère, et la scène de la mort de Cédric avec une égard neuf je l'ai trouvé atroce (j'avais le focus sur Amos Diggory, qui sur le coup prend Arthur Wesley dans ses bras en mode "on a gagné" tout les visages sont heureux jusqu'au cri de Fleur Delacour, j'étais pas bien et là je me suis rappelé "t'es au courant que tu vas devoir l'écrire? Je pleure d'avance
e relevai les yeux sur un garçon brun au visage d’albâtre et aux yeux gris
ah merci, de me donner une autre vision de Cédric, j'ai eu Pattinson dans la tête toute ma vie, ça devenait agaçant :lol:
Le mariage de McGonagall avec Flitwick ?
oh, FUCK
visiblement, McGonagall n’allait pas épouser Flitwick.
BIEN SUR QUE NON
mue par mes reflexes de gardienne
les gardiens sont les meilleurs (la fille absolument pas objective)
Voir la grande Minerva McGonagall se casser la tronche
LE PROCHAIN OU LA PROCHAIN QUI DIT DU MAL DE MA MINERVA CHERIE JE LUI REFAIS LE PORTRAIT Ok ok, promis je ne dirais pas de mal de Minerva :lol:


Je rigole évidemment
Amen, me réjouis-je
elle aime bien dire Amen (papa serait-il en cause ? :lol: )

J'aime bien le rôle que tu donnes à Cédric, le sauveur de leur maison trop souvent sous évaluée et sous estimée, on a vraiment cette impression qu'il est la relève
Ne me dites pas que c’est Fol Œil ?
eh bah non c'est pas lui :lol:

C'EST LE DOCTEUR ARRRGHHH (comprendra qui pourra)

Bref, j'ai beaucoup aimé ces deux premiers chapitres, très intéressant l'idée de mettre Cédric dans un plus grand rôle et ton héroïne m'a l'air tout à fait sympathique et attachante. J'avoue que son côté moldu m'intéresse beaucoup avec la montée de Voldemort
J'ai hâte de lire la suite ! Merci beaucoup pour ton commentaire ça m'a fait très très plaisir ! :mrgreen: :mrgreen: :mrgreen: :mrgreen:

Bisous !

Ps: tant que j'y pense, suite à ton commentaire sur Minerva, t'as vu où qu'elle était attrapeuse ? Pour moi elle est poursuiveuse, soit parce que ça me paraît évident soit parce que je l'ai vu y a longtemps :) ALORS je l'ai lu. Je ne sais plus ou. J'essaie de retrouver. ET JE NE RETROUVE PAS.
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Re: Ombre et Poussière [Harry Potter]

Message par annabethfan »

PtiteCitrouille a écrit :
Ne me dites pas que c’est Fol Œil ?
eh bah non c'est pas lui :lol:

C'EST LE DOCTEUR ARRRGHHH (comprendra qui pourra)
T'inquiète Clem I'm here j'ai compris !!!!! :lol:
cochyo

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Re: Ombre et Poussière [Harry Potter]

Message par cochyo »

annabethfan a écrit :
PtiteCitrouille a écrit :
Ne me dites pas que c’est Fol Œil ?
eh bah non c'est pas lui :lol:

C'EST LE DOCTEUR ARRRGHHH (comprendra qui pourra)
T'inquiète Clem I'm here j'ai compris !!!!! :lol:
Meme moi :mrgreen:
PtiteCitrouille

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Re: Ombre et Poussière [Harry Potter]

Message par PtiteCitrouille »

cochyo a écrit :
annabethfan a écrit :
T'inquiète Clem I'm here j'ai compris !!!!! :lol:
Meme moi :mrgreen:
J'avoue j'espérais une réponse de votre part :lol:
PtiteCitrouille

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Re: Ombre et Poussière [Harry Potter]

Message par PtiteCitrouille »

Et sinon Perri:
Je retourne à Toulouse à Noël, autrement la prochaine fois c'est en mai et je reprends ma L3 là bas, vu que je vis à Toulouse de base

Par contre tu me fais flipper pour Minerva qui est attrapeuse
De toute façon ça changera rien parce que j'ai écrit des matchs et des scènes de Quidditch où elle est clairement poursuiveuse donc j'ai pas envie de tout changer :lol: mais attends pour moi elle est poursuiveuse... genre y a pas de questions à se poser dans mon cerveau :lol:
Mais si tu retrouves l'endroit où t'as lu qu'elle était attrapeuse je veux bien que tu me le dises, ça m'intrigue ! :D
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Re: Ombre et Poussière [Harry Potter]

Message par Cazolie »

Eh pardon j'ai vu l'incrédulité de qqn concernant le lien Science et foi : c'est très répandu en fait et beaucoup de grands scientifiques sont croyants. Mon père fait des conférences sur Dieu et la science donc ça me paraît tout naturel :lol: sans que ce soit un grand scientifique il est quand même prof de physique en prépa, et catholique pratiquant de surcroît.

Donc sans même avoir à citer Dan Brown, je vous jure que c'est très courant. Vous pouvez regarder les bouquins de Jean Staune si ça vous intéresse :lol:

(Il est 1h du matin oui oui)

(Sinon j'adore ce que tu fais perri keur sur toi)
Perripuce

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Re: Ombre et Poussière [Harry Potter]

Message par Perripuce »

Cazolie a écrit :Eh pardon j'ai vu l'incrédulité de qqn concernant le lien Science et foi : c'est très répandu en fait et beaucoup de grands scientifiques sont croyants. Mon père fait des conférences sur Dieu et la science donc ça me paraît tout naturel :lol: sans que ce soit un grand scientifique il est quand même prof de physique en prépa, et catholique pratiquant de surcroît.

Donc sans même avoir à citer Dan Brown, je vous jure que c'est très courant. Vous pouvez regarder les bouquins de Jean Staune si ça vous intéresse :lol:

(Il est 1h du matin oui oui)

(Sinon j'adore ce que tu fais perri keur sur toi)
LES CONFS DE TON PERE DOIVENT ETRE HYPER INTERESSANTES

C'est un des liens qui me fascinent le plus Science et foi, c'est pour ça que j'aime autant Ange et Démon ahah. Dans ce bouquin j'ai trouvé l'une de mes accroches pour un de mes DS de philo de prépa.
Là la discussion que je veux casée, c'est la discussion sur Dieu et Magie - à la fois entre Victoria et un sorcier, et entre Victoria et son père (du coup Pasteur), dans le monde HP c'est une des questions qui n'est pas traitée et du coup ça m'intrigue (j'ai une passion pour ce qui est religion, toute athée que je suis je trouve le principe de la religion fascinant, ainsi que son impact sur notre monde - encore maintenant que nous sommes laïc, l'assomption est un jour férié, en soi c'est absurde BREF J'ARRETE LA)

(J'essaie de caser la demande de Ron à Fleur Delacour pour le bal, mais j'en parle déjà tellement dans ces chapitres que je ne sais pas où la mettre ... grrr)

EDIT JE VIENS D'AVOIR UNE IDEE DE GENIE ! Son fantôme est le Moine Gras ! LE MOINE BON SANG VOILA UN LIEN ENTRE RELIGION ET MAGIE - faut que je le note dans mon "à faire"
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Re: Ombre et Poussière [Harry Potter]

Message par cochyo »

Perripuce a écrit :
Cazolie a écrit :Eh pardon j'ai vu l'incrédulité de qqn concernant le lien Science et foi : c'est très répandu en fait et beaucoup de grands scientifiques sont croyants. Mon père fait des conférences sur Dieu et la science donc ça me paraît tout naturel :lol: sans que ce soit un grand scientifique il est quand même prof de physique en prépa, et catholique pratiquant de surcroît.

Donc sans même avoir à citer Dan Brown, je vous jure que c'est très courant. Vous pouvez regarder les bouquins de Jean Staune si ça vous intéresse :lol:

(Il est 1h du matin oui oui)

(Sinon j'adore ce que tu fais perri keur sur toi)
LES CONFS DE TON PERE DOIVENT ETRE HYPER INTERESSANTES

C'est un des liens qui me fascinent le plus Science et foi, c'est pour ça que j'aime autant Ange et Démon ahah. Dans ce bouquin j'ai trouvé l'une de mes accroches pour un de mes DS de philo de prépa.
Là la discussion que je veux casée, c'est la discussion sur Dieu et Magie - à la fois entre Victoria et un sorcier, et entre Victoria et son père (du coup Pasteur), dans le monde HP c'est une des questions qui n'est pas traitée et du coup ça m'intrigue (j'ai une passion pour ce qui est religion, toute athée que je suis je trouve le principe de la religion fascinant, ainsi que son impact sur notre monde - encore maintenant que nous sommes laïc, l'assomption est un jour férié, en soi c'est absurde BREF J'ARRETE LA)

(J'essaie de caser la demande de Ron à Fleur Delacour pour le bal, mais j'en parle déjà tellement dans ces chapitres que je ne sais pas où la mettre ... grrr)

EDIT JE VIENS D'AVOIR UNE IDEE DE GENIE ! Son fantôme est le Moine Gras ! LE MOINE BON SANG VOILA UN LIEN ENTRE RELIGION ET MAGIE - faut que je le note dans mon "à faire"
C’est un sujet très traité ! De nombreux livres sont sortis conciliant bible et science. Et religion et magie ( sorcellerie dans le jargon ) ne sont pas incompatible loin de la.
PtiteCitrouille

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Re: Ombre et Poussière [Harry Potter]

Message par PtiteCitrouille »

Je dis pas qu’on peut pas être religieux et scientifique, mais par exemple ce que je me demande c’est : pour la création du monde, tu fais quoi ? C’est Dieu ou la science ?
cochyo

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Re: Ombre et Poussière [Harry Potter]

Message par cochyo »

PtiteCitrouille a écrit :Je dis pas qu’on peut pas être religieux et scientifique, mais par exemple ce que je me demande c’est : pour la création du monde, tu fais quoi ? C’est Dieu ou la science ?
Les deux. Si tu es croyant c’est que tu considère qu’une entité a tout créé, y compris des règles que l’on appel science ! Avec ça plus de problème. Il suffit de placer " l’action de D. " comme la première application des lois que l’on connaît et qui régit nos vies.
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Re: Ombre et Poussière [Harry Potter]

Message par PtiteCitrouille »

cochyo a écrit :
PtiteCitrouille a écrit :Je dis pas qu’on peut pas être religieux et scientifique, mais par exemple ce que je me demande c’est : pour la création du monde, tu fais quoi ? C’est Dieu ou la science ?
Les deux. Si tu es croyant c’est que tu considère qu’une entité a tout créé, y compris des règles que l’on appel science ! Avec ça plus de problème. Il suffit de placer " l’action de D. " comme la première application des lois que l’on connaît et qui régit nos vies.
Doooonc pour la religion ça serait « Dieu à créé la science » en gros c’est ça ?
Cazo, Perri et Anna vous en pensez quoi ?

(Oh pardon Perri on est en train de pourrir ton mur désoléééée)
Perripuce

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Re: Ombre et Poussière [Harry Potter]

Message par Perripuce »

PtiteCitrouille a écrit :
cochyo a écrit :
PtiteCitrouille a écrit :Je dis pas qu’on peut pas être religieux et scientifique, mais par exemple ce que je me demande c’est : pour la création du monde, tu fais quoi ? C’est Dieu ou la science ?
Les deux. Si tu es croyant c’est que tu considère qu’une entité a tout créé, y compris des règles que l’on appel science ! Avec ça plus de problème. Il suffit de placer " l’action de D. " comme la première application des lois que l’on connaît et qui régit nos vies.
Doooonc pour la religion ça serait « Dieu à créé la science » en gros c’est ça ?
Cazo, Perri et Anna vous en pensez quoi ?

(Oh pardon Perri on est en train de pourrir ton mur désoléééée)
J'adore qu'on pourisse mon mur surtout sur des discussions pareil !
Moi j'avais appris en philo que certain considéraient que la science c'était l'émanation de Dieu, que rien que le fait que le monde soit si parfait d'un point de vue mathematique ils y voient l'existence d'une entité supérieure.
Et y'a l'inverse, ceux qui pensent qu'à travers la science on peut prouver l'existence de Dieu. Y'avait plein de nuances, je me souviens plus de tout il faudrait que je retrouve mes cours.
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Re: Ombre et Poussière [Harry Potter]

Message par Charmimnachirachiva »

Alors
Perripuce sache que je te hais et je t'adore à la fois.
Je te hais car tu n'écrit pas la suite de tes autres fancics.
Je t'adore car ce que tu écris là est tout simplement génialissimement génial et que je tiens ABSOLUMENT à être prévenue lors des parutions.
( Pour te montrer à quel point j'adore tes fanfics et ça me fais souffrir que tu n'écrive pas la suite : en 1 mois j'ai relue 3 fois Lucy )
cochyo

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Re: Ombre et Poussière [Harry Potter]

Message par cochyo »

Charmimnachirachiva a écrit :Alors
Perripuce sache que je te hais et je t'adore à la fois.
Je te hais car tu n'écrit pas la suite de tes autres fancics.
Je t'adore car ce que tu écris là est tout simplement génialissimement génial et que je tiens ABSOLUMENT à être prévenue lors des parutions.
( Pour te montrer à quel point j'adore tes fanfics et ça me fais souffrir que tu n'écrive pas la suite : en 1 mois j'ai relue 3 fois Lucy )
Va lire les enfants de Gaia alors, c’est extraordinaire !
Perripuce

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Re: Ombre et Poussière [Harry Potter]

Message par Perripuce »

cochyo a écrit :
Charmimnachirachiva a écrit :Alors
Perripuce sache que je te hais et je t'adore à la fois.
Je te hais car tu n'écrit pas la suite de tes autres fancics.
Je t'adore car ce que tu écris là est tout simplement génialissimement génial et que je tiens ABSOLUMENT à être prévenue lors des parutions.
( Pour te montrer à quel point j'adore tes fanfics et ça me fais souffrir que tu n'écrive pas la suite : en 1 mois j'ai relue 3 fois Lucy )
Va lire les enfants de Gaia alors, c’est extraordinaire !
Oh Cochyo, comme tu es mignon !

Charm' (oui je vais t'appeler comme ça parce que tu as un nom beaucoup trop compliqué et puis les surnoms c'est une tradition booknodienne) merci pour ton commentaire ! Désolée pour mes autres écrits, je sais que je m'éparpille beaucoup ... :lol: :lol: Mais je suis ravie que cette fic' de plaise, et je t'ajoute évidemment à la liste des prévenus !
Perripuce

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Ombre et Poussière - Chapitre 2 [Harry Potter]

Message par Perripuce »

Hello les gens !

Bon il se trouve que demain j'ai une journée très chargée (RDV avec directeur de mémoire (angoisse), taff, prendre l'avion pour Toulouse, ce genre de truc) ce qui fait que je n'aurais pas le temps de poster. OR, aujourd'hui je suis tranquille DONC je poste aujourd'hui. Ne suis-je pas d'une grande clémence?

Hum, que dire? Ah oui, mon frère de six ans a moins peur que moi pendant Harry Potter 2 (je n'ai jamais été rassurée par la scène dans la chambre des secrets je vous avoue), je suis vexée. De base je voulais bien qu'il la regarde avec moi de jour, finalement au moment de lui mettre "ah mais je l'ai fini tout seul hier soir ! On passe au 3?" ALORS 1) COMMENT CA TU L'AS FINI SANS MOI?! et 2) mais ... t'as pas eu peur? "Bah nan". Ce gosse est plus courageux que moi.

Voilà pour mon racontage de vie maintenant CHAPIIITRE bonne lecture !

AAAAAH et pas de spoile de FB2 pleeeease !


Chapitre 2 : Chocolat et sortilèges.

Durant la première semaine, la nouvelle du Tournoi des Trois Sorciers avait été sur toutes les lèvres. Cédric ne disait rien sur son intention d’y participer ou non, mais Emily et moi étions d’accord pour nous dire que cela lui trottait dans la tête. Maintenant, chacun avait hâte que Halloween arrive, mais j’étais des plus sceptique. Un troll dans les cachots, un portrait agressé, un message sinistre sur le mur … Non, décidemment, rien de bon n’arrivait à Poudlard à Halloween.
Le professeur Chourave, notre Directrice de Maison, était passée dans nos rangs le premier jour pour faire le point sur nos BUSEs. Elle s’était retrouvée enchantée de mes notes, et j’abandonnais avec joie cette année l’Arithmancie, la Potion et l’Astronomie.

-En revanche, je ne pense pas que vous soyez nombreux à continuer l’Histoire de la Magie, m’avait-elle prévenu avec un regard désolé. Alors … armez-vous de patience, d’accord ?

Et effectivement, seuls Octavia McLairds et Miles Bletchley poursuivait cette matière. J’avais crains un instant que Simon ne la poursuive – il était admis, et de nature assez curieuse – mais il avait fini par abandonner pour ne pas surcharger son emploi du temps. Sans surprise, il avait réussi dans tous les examens, et n’avait loupé l’Optimal qu’en Arithmancie, et Métamorphose. Cédric n’en était pas loin, s’il n’avait pas complétement loupé l’épreuve d’Histoire de la Magie, qu’il n’avait pas vraiment pris au sérieux. Emily quant à elle avait excellé en Potion et Métamorphose.
Je pensais que maintenant que les BUSEs étaient derrière nous, les professeurs relâcheraient la pression et nous laisserait profiter de notre dernière année sans examens majeurs, mais cela avait été illusoire. Dès la première heure le lundi matin, le professeur McGonagall, cette grande sorcière stricte, mais juste, nous avait d’entrée parler des ASPICs, du niveau qui allait s’élever encore quelque peu, ainsi de l’exigence accrue qu’elle aurait pour ces cours. Flitwick n’eut pas un discourt différent en Sortilège et je me réjouis secrètement d’avoir abandonner les Potions en voyant mes amis revenir dépités des cachots le mardi. Rogue était revenu de l’été avec plus d’amertume, de froideur et de haine si toutefois c’était possible.

-Deux jours, marmonna Emily un matin. Deux jours et déjà une tonne de devoir !

Tonne de devoir dont elle s’acquittait déjà, son livre Milles herbes et champignons magiques coincé sur une carafe d’eau bouillante qui nous servait pour thé, le parchemin étalé à côté de bol de café. J’avais moi-même callé l’Histoire de la Magie de Bathilda Tourdesac de l’autre coté de la carafe, ma tasse de chocolat chaud dans une main et la plume dans l’autre. Binns nous avait demandé quatre-vingt centimètres de parchemin pour la fin de semaine sur ce que nous savions de la seconde révolte des Gobelins. Nous mangions et prenions des notes par intermittence, sous les regards effarés de Simon et Cédric.

-C’est pour la semaine prochaine, le devoir, rappela celui-ci à Emily d’un ton qui se voulait résolument rassurant. Et Vic’ … Il fallait arrêter l’Histoire de la magie, sérieusement.

Je lui jetai un regard torve par dessus mon livre. Emily quand à elle, leva sur lui des yeux noirs où pointait une certaine panique.

-On parle de Rogue, il est parfaitement capable de nous avancer la date comme ça, sans raisons !
-Et bien on le commencera ce soir, si tu le souhaites, dit Simon en baillant. De la Potion dès le matin … Franchement c’est de la torture.
-Toi, tu ne veux pas entrer au département des mystères.
-Un point pour elle, admit Cédric.

Il se servit un bol de thé et une assiette faite d’œufs et de bacon, faisant grimacer Simon, qui était du genre à ne rien manger le matin – et après on se demandait pourquoi il était si maigre … Cédric s’amusa de son air dégoûté et fit balancer un morceau de bacon du bout de sa fourchette sous le nez de Simon.

-Il faut prendre des forces mon vieux.
-Je prends ma force dans le sommeil, répliqua-t-il en ne prenant qu’une petite tasse de café. Comment vous le sentez ce premier cours de Défense contre les Forces du mal ?
-Mal, justement, marmonnai-je avant de prendre une lampée de chocolat.

Je jetai un œil à la table des professeurs. Lupin me manquait déjà terriblement et j’appréhendais ce premier cours avec notre nouveau professeur. Maugrey parlait au professeur McGonagall, et je voyais dans l’étincelle dans les yeux de la professeure de métamorphose que le sujet de la discussion était plutôt une dispute. Cela ne me surprenait pas : la rumeur disait qu’il avait transformé un élève en fouine dès le premier jour et que depuis, McGonagall était furieuse. Simon devait songer à la même chose car il me jeta un regard de biais, amusé.

-Peur d’être transformé en fouine, Bennett ? Remarque, ce serait un spectacle divertissant.
-Très drôle, maugréai-je en notant une nouvelle ligne sur mon parchemin. Rends-toi plutôt utile et ressers-moi du chocolat chaud.

Je lui tendis ma tasse vide, qu’il se contenta de fixer avec un sourire insupportable. Cédric finit par la prendre avec un soupir, devinant que la prochaine étape était que je jette ladite tasse au visage de Simon, et la remplit de chocolat.

-Merci, Cédric. Toi, au moins tu as des manières.
-Les gars, nous avertit Cédric en pointant sur nous du bacon menaçant. Pas dès le matin. Et Simon, tu ne devais pas aller voir Octavia ?
-Elle n’est pas encore descendue, alors navré mais vous allez devoir me supporter encore quelques minutes.
-Allez Vic’, patience, me lança Emily de l’autre côté de la carafe.

Je la gratifiai d’un regard désabusé par dessus nos livres, et décidai d’ignorer Simon en me replongeant dans mon Histoire de la Magie.

-Cédric ? finit par demander Emily en relevant les yeux de son devoir de Potion. Tu vas candidater ou pas finalement, au Tournoi ?

Simon et moi tournâmes immédiatement les yeux vers notre ami, attendant impatiemment sa réponse. La question restait en suspens depuis la rentrée, mais je savais que Cédric n’y répondrait pas avant d’être certain de sa décision. Et visiblement, il ne l’était toujours pas parce qu’il haussa les épaules.

-Je ne sais pas encore, on va dire.
-Il n’y a que toi qui puisses le faire, insista Emily. Je veux dire, Simon et moi on est trop jeune et Victoria …
-… ne sait toujours pas comment utiliser une baguette sans provoquer de catastrophe.
-Cédric, fais-le taire, sinon je le fais.

Simon leva les mains en signe de paix au moment où Cédric ouvrait la bouche. Moi ça ne me suffisait pas, mais je fis passer la frustration en avalant une gorgée de chocolat chaud. Il était vrai que de notre groupe, j’étais la moins douée baguette à la main. J’en avais conscience, et j’en tirais une certaine complexité qui se combinait à celle de ne pas venir de leur monde. C’était un fait. J’avais juste horreur qu’on me le rappelle.

-Sans Victoria, on échouait tous en Histoire de la magie, me défendit néanmoins Emily. Et je pense que sur un balai tu ne ferais pas le fier avec ton vertige, Simon, alors tais-toi. Bref, là n’est pas la question. Cédric …
-On a des septième année qui peuvent parfaitement prétendre à être champion de Poudlard, tempéra-t-il en posant prudemment ses couverts. Et dans Poudlard …
-Il faut que ce soit un Poufsouffle ! Imagine que ce soit nous qui ramenions le Trophée à Poudlard, peut-être qu’on arrêtera de dire de nous qu’on est la Maison qui ne sert à rien !

Certains autour de nous qui écoutaient hochèrent la tête avec approbation. Il était vrai que certains d’entre nous étaient révoltés de la façon dont l’on traitait les Poufsouffles à Poudlard – avec une sorte de condescendance. Ils sont gentils, les Poufsouffles, ils nous prêtent leurs notes, les Poufsouffles, ils nous aident. Mais ils ne servent décidemment à rien, ces Poufsouffles. La Maison dans laquelle on envoyait ceux qui ne correspondaient pas aux trois autres, une sorte de « poubelle ». Les Serpentards notamment ne manquaient pas de nous rappeler cet aspect là de notre Maison. L’indifférence de Cédric sembla quelque peu se fendiller quand il constata qu’une partie des regards de la table était rivés sur lui, un espoir presque indécent dans les yeux.

-Tu es l’un des meilleurs en magie. Tu es notre préfet, notre capitaine. Il faut que ce soit toi, acheva d’argumenter Emily avec un haussement d’épaule.
-Mais ne te mets pas la pression, ajoutai-je précipitamment. Je veux dire, fais ce que tu veux, et surtout comme tu le sens. C’est à toi que la décision appartient, ne te sens pas obliger de le faire pour nous.
-Bien sûr, enchérit Emily après quelques secondes. C’est toi qui prend la décision, pas nous.

Mais malgré mon intervention, je sentais Cédric vaciller et cela me faisait peur. Quelques soient ces tâches, elles ne seraient pas une promenade de santé. Ce serait dangereux et cela devrait mobiliser des capacités magiques au delà de celles que maîtrisaient déjà Cédric. Il devrait dépasser ces limites mais … jusqu’à quel point ? Tout le monde avait beau être enthousiasme pour ce Tournoi, après trois jours je restais persuadée que le champion de l’école le serait beaucoup moins une fois face à la première tâche. La seule chose qui m’exaltait un temps soit peu était de rencontrer les élèves de Durmstrang et Beauxbâtons.
Octavia parut enfin par la grande porte et Simon se redressa précipitamment.

-On se revoit en cours, les gars ! nous lança-t-il en prenant son sac qu’il avait posé sur la table à côté de lui.

Mais dans sa précipitation, son sac heurta la carafe d’eau maintenant tiède qui tomba sur mon livre d’Histoire de la magie et renversa la tasse de chocolat chaud que je venais de poser dans sa course. Je poussai un cri de stupeur quand le chocolat se répandit sur mes précieux quarante centimètres de parchemin que j’avais réussi à rédiger depuis la veille, avant d’achever sa course destructrice sur ma jupe et mon sac posé à mes côtés. Je me relevai précipitamment, horrifiée, et contemplai bouche bée mon devoir se détruire petit à petit.

-Pour l’amour du ciel, Simon ! finis-je par crier, cédant à la rage qui déferlait en moi.
-Je ne l’ai pas fait exprès !

Mais peu m’importait. Mon précieux chocolat, essentiel à chacun de mes réveils, tachait mon cher devoir à présent couvert d’une immense tâche brune veinée de noire. Illisible, donc. Tout à refaire.

-Ouuuh, souffla Emily, nous jetant tour à tour des regards à Simon et à moi.
-Explosion dans trois, deux …, décompta Cédric.
-Non, sérieusement, je ne l’ai pas fait exprès, Vicky ! se défendit Simon en s’éloignant d’un pas.

Mais je n’appréciais pas d’avantage qu’il m’appelle par ce surnom. Pour couper court à toute fuite, j’agrippai vertement sa cravate, le faisant glapir d’indignation.

-Je m’en fiche, tout ce que je vois c’est que tu as renversé mon chocolat – mon chocolat Simon Bones ! – et ruiner mon devoir !
-Et salis ton uniforme, releva Emily avec un sourire dans la voix.
-Et salis mon uniforme !

Effectivement, des traces brunes souillaient à présent ma cravate jaune et noire, ma chemise et ma jupe. Mon courroux n’en fit qu’augmenter alors que les dégâts s’additionnaient et Simon dut le sentir car il tenta à nouveau de faire un pas en arrière. Mais j’étais réactive et je resserrai ma prise sur sa cravate, l’étranglant presque.

-Des excuses, exigeai-je, me délectant presque de ses yeux paniqués. Immédiatement.
-Excuse-toi Simon, me défendit Susan, qui déjeunait un peu plus loin avec ses amis de quatrième année.
-Pour la solidarité familiale, on repassera Susie, grimaça son frère avant de me jeter un nouveau regard. Non, sérieusement Bennett, tu m’étrangles là.
-Je ne t’ai pas entendu t’excuser.
-Je vous avais dit de ne pas travailler dès le petit-déjeuner !

Mais mon regard se fit glacial, et je vis la pomme d’adam de Simon s’abaisser et se relever. Je savais avoir des yeux très clairs, gris et froids qui, d’après les dires d’Emily, gelaient le sang de ceux que je fixai avec courroux. Mon unique arme avec mes ongles, et je savais parfaitement m’en servir. Simon cessa de se débattre et passa sa main dans ses cheveux châtains couverts d’épis. Au moment où je crus qu’il allait craquer et s’excuser, une voix cingla derrière nous :

-Bennett, lâche-le maintenant !
-Octavia, grondai-je sourdement, reconnaissant la voix de la petite-amie de Simon. Quel plaisir.

Mais ça ne semblait pas être un plaisir pour elle, car elle me fusilla du regard en arrivant à notre hauteur, ses cheveux d’acajou bondissant furieusement à chacun de ses pas.

-Lâche-le, répéta-t-elle avant de glisser sa main dans celle de Simon. Tu es ridicule. (Elle sourit à Simon et raffermit sa prise). Viens, chéri.

Simon ne bougea pas d’un poil, ses yeux ne lâchant pas les miens d’un iota. Nous nous affrontâmes un instant du regard, ses yeux verts contre mes yeux gris. Finalement, mes mains se desserrèrent sa cravate et je la laissai couler entre les doigts.

-On réglera ça en cours. Dis merci à ta copine.
-Bennett, siffla rageusement Octavia.

Je lâchai définitivement la cravate et laissai Simon reculer d’un pas. Il se massait la nuque, sans l’ombre d’un sourire sur le visage, me considérant les yeux plissés.

-Sacré poigne, finit-il par lâcher, la commissure des lèvres relevée. T’as pas changé, Vicky.
-Je veux mes excuses avant la seconde sonnerie ! le prévins-je alors qu’il se laissait entrainer par Octavia.

Simon me gratifia d’un dernier sourire, plus effronté celui-ci, avant s’intéresser à Octavia – qui devait bien pester sur moi. Je me retournai vers ma table, gonflant mes joues en signe d’agacement, et découvrit Cédric et Emily, penchés l’un contre l’autre se retenant visiblement d’éclater de rire.

-Par Merlin, on a évité la catastrophe, haleta Cédric, tentant de reprendre son souffle. J’appellerais Octavia plus souvent si c’est elle qui sait régler les conflits.
-Seigneur, abstiens-toi, rétorquai-je avant de baisser les yeux sur mon uniforme. Oh lala …

Je sortis ma baguette de mon sac et la posait sur mes vêtements en murmurant un « récurvite ». Puis je jetais un regard désespéré à la table saccagée et à mon devoir irrattrapable. Emily se chargea de nettoyer la table et me tendis mon livre d’Histoire de la Magie a présent parfaitement sec.

-Pour le devoir par contre …, grimaça Cédric en le prenant du bout de la baguette. Désolé Vic’.
-Il va me le payer. Je vous jure. Chèrement.
-En attendant, on doit aller en cours alors … Mets tes envies de vengeance en veilleuse, d’accord ?
-Pas question. Je veux des excuses avant que le cours de Défense contre les forces du Mal ne commence, sinon ce sera la guerre.
-Ah parce que là vous êtes en période de paix ? ironisa Emily en plaçant son sac sur épaule.

Cédric éclata de rire et nous quittâmes la Grande Salle d’humeur diverse. Notre premier cour était séparé : ils avaient Potion et moi je me dirigeais vers la bibliothèque pour recopier les lignes que mon chocolat avait ruiné. Je fulminai encore arrivée au vingtième centimètre quand une voix me sortit de mes sombres pensées :

-Recalée en Potion ? Je suis déçu Victoria.
-Et toi tu ne continues pas ? répliquai-je sans relever la tête. Je suis déçue, Miles.

Miles Bletchley essuya un petit rire en posant son sac à côté du mien.

-Oh, j’en ai pas besoin pour le reste de mes études. Et puis, c’est déjà assez pénible d’avoir Rogue en directeur de Maison.
-Comme je te comprends …

Miles passa outre mon ton cordial, s’installa à côté de moi et repoussa l’une de ses rares mèches rebelles. Ses cheveux noirs étaient soigneusement coiffés par dessus des yeux bruns qui me fixaient avec impudence. Sa cravate aux couleurs vertes et argents pendait sur son sternum.

-Et toi, mon petit doigt me dit que tu as poursuivi l’Histoire de la Magie.
-Le mien me dit que toi aussi …
-Bien vu, s’esclaffa Miles en croisant les bras sur sa poitrine. Et Soin aux Créatures Magiques aussi, c’est peut-être Hagrid mais ça me plait bien. Parfois ça peut être … distrayant.

Je ne répoondis pas, mais ça ne parut pas le déranger : il me raconta son premier cours de Soin aux Créatures Magiques – l’un de ces favoris – où Hagrid leur avait présenté des créatures inconnues mais explosives. Difficiles à dresser, disait-il, mais il avait été ravi de voir l’une d’entre elle exploser au visage de Cassius Warrington. Il continua à bailler, presque seul car je ne répondais que par monosyllabe, les yeux obstinément rivés sur mon devoir.

-Et au fait, il s’est passé quoi avec Simon Bones ce matin ?

Je n’avais aucune envie de parler de Simon, alors je me contentais de soupirer et de poursuivre ma dissertation. Mon silence et ma froideur finirent par paraître éloquents à Miles, qui éclata de rire :

-Oh, Vic’ ! Tu m’en veux encore pour le hibou de début d’été ?
-Un peu, avoua-je sans lever les yeux de mon devoir.

Au début de l’été, il m’avait envoyé une lettre, avec son hibou pour messager. Le volatile avait fait irruption par la fenêtre ouverte de notre salle à manger, en pleine prière dominicale. Ma mère avait hurlé et mon père m’avait jeté un long regard pénétrant qui m’avait glacé le sang. Pas le meilleur dimanche de l’été. Tout ça pour quoi ? Un petit bout de parchemin, avec juste une phrase :
« Alors Vic’, quand est-ce qu’on sort ensemble ? »
Emily considérait que notre relation n’était pas nette, et elle n’avait pas tout à fait tord. Rien que l’année dernière, il m’avait demandé douze fois de sortir avec lui, demandes que j’avais toujours repoussé avec le sourire, mais qui pesaient à mesure qu’elles s’accumulaient. Miles était adorable, mais sûr de lui, ambitieux et … j’avais beau essayé, je n’arrivais pas à voir en Miles autre chose qu’un ami.

-Tout ça pour ça, Miles, marmonnai-je. Seigneur, Miles, douze non, et il fallait que tu tentes une treizième comme ça …
-C’était maladroit, admit-t-il, perdant quelque peu de sa superbe. Je suis désolé, Victoria.
-Merci.

Je crus qu’il continuerait à afficher un air contrit, mais un sourire retroussa ses lèvres et il me jeta :

-Du coup, la réponse, c’était … ?

Je lui jetai sèchement un morceau de parchemin au visage et il éclata de rire. Malgré tout, ces excuses m’avaient radoucie – c’était agréable, quelqu’un qui s’excusait quand il était en faute. Et l’entendre rire, et parler avec lui m’avait rappelé pourquoi, malgré ses demandes insistantes, je n’arrivais pas à m’éloigner de lui. Emily avait beau être maintenant ma meilleure amie, et Cédric avait beau arbitré mes conflits avec Simon, la vie avec mes amis restait une somme de tension et de stresse. Parfois, cela faisait du bien d’avoir quelqu’un avec qui décompresser. Et Miles était la personne que j’avais trouvée l’année dernière, lorsqu’après un cours de Potion particulièrement éprouvant, il avait décidé de venir m’aider. Comme ça, gratuitement.
Enfin. Je pensais qu’il faisait ça gratuitement. Jusqu’à la première demande.
Par Merlin, Emily ne devait jamais apprendre ça.

-Arrête des conneries et rends-toi utile, déclarai-je en me repenchant sur mon parchemin. C’est vrai Maugrey et cette histoire de fouine ?
-Ouaip. Je peux même te dire le nom de la fouine en question.

Le sourire carnassier de Miles me fit sourire à mon tour, puis éclater de rire quand il m’apprit que Drago Malefoy, cet insupportable Sang-Pur imbu de lui-même de quatrième année, avait été victime de la métamorphose. Comme quoi, il y avait une certaine justice dans ce monde. Nous parlâmes de notre été durant l’heure, si bien que je n’avançais plus que de deux centimètres avant que la cloche ne sonne, annonçant notre rendez-vous avec le cours de Défense contre les Forces du mal. J’arrivai un peu en avance à la salle de cours et remarquai que Cédric, Emily et Simon s’installaient déjà en classe. Je fronçai les sourcils et me tournai vers Miles avec un sourire penaud.

-Désolée, je dois vite aller régler quelque chose …
-Pas de problème, me dit Miles en jetant un coup d’œil derrière mon épaule. Ta cible s’est installée à la deuxième table près de la fenêtre.

Je lui souris en guise de remercîment et fis prestement volte-face pour remontrer l’allée entre deux rangées de table, et réussis in extremis à poser mon sac à côté de celui de Simon, avant que Cédric ne puisse le faire.

-Victoria ! protesta celui-ci avec un soupir.
-Des excuses, Simon Bones, assénai-je en croisant mes bras sur ma poitrine.

Simon passa une main dans ses cheveux en m’observant d’un air désespéré. Je pouvais être tenace, et il le savait – surtout quand on m’avait privé de chocolat au petit-déjeuner et que de surcroît on avait ruiné mon devoir.

-Je ne m’abaisserais pas à ça, refusa-t-il en ouvrant les bras. Alors ne sois pas pénible, et retourne t’asseoir avec ton copain.
-Simon !
-Je te préviens, Bones, sifflai-je en enfonçant un index dans sa poitrine. Je ne quitterais pas cette table tant que je n’aurais pas des excuses. Si je ne les ai pas dans la minute, je m’installe ici. Pour le reste de l’année.

La menace eut pour mérite de faire blêmir Simon. Il savait ce que ça signifiait. Nous nous étions retrouvé qu’une fois l’un à côté de l’autre, en cours : en première année, quand notre professeure de Défense contre les Forces du mal, une sorcière vieille et décharnée qui chevrotait si fort que les cours avaient été difficilement compréhensibles, nous avait rangé par ordre alphabétique. Cela avait duré trois mois, avant qu’elle ne décide de nous mettre à l’opposé l’un de l’autre quand il fut clair que nous étions capable de nous entretuer si l’on restait si proche. Je dressai un sourcil provocateur, avant de consulter ma montre.

-C’est bon, Vicky, pas la peine de dégainer des menaces, persiffla Simon, visiblement vaincu.
-Plus que cinquante secondes, Bones … Sinon je m’assois ici.
-Alors asseyez-vous donc, Bennett.

Je sursautai en entendant cette voix rauque et sèche. Appuyé contre sa longue canne, son œil magique bleu électrique fixé sur moi, le professeur Maugrey se tenait dans l’encadrement de porte. Aussitôt, le silence se fit dans la salle, comme si les murmures s’étaient suspendus autour de nous. Maugrey s’avança dans l’allée, gardant son œil valide sur moi, alors que le magique se révulsait. J’aurais bien eu un haut-le-cœur, si mon cœur n’avait pas été coincé dans ma gorge.
D’accord. Je voulais bien admettre qu’il m’effrayait véritablement.

-Eh bien, poursuivit-t-il, s’avançant toujours jusque nous. Asseyez-vous, Bennett, et cessez d’importuner cette classe.
-Je …
-Elle allait partir, intervint Simon avec un aplomb incroyable. C’est …
-Non, elle reste ici, si elle le souhaite tant …

Sa mince bouche se releva quand il passa devant nous, animant les cicatrices sur son visage, et je me demandai vaguement si c’était sa façon de sourire.

-Mais professeur, voulus-je protester dans un filet de voix. Je ne voulais pas …
-Et bien considérez que moi je le veux, miss, me coupa rudement Maugrey. Maintenant, asseyez-vous.
-Monsieur, insista Simon et je sentis une certaine urgence percée sa voix. Vous ne nous connaissez pas, mais …
-Oh si je vous connais, grogna Maugrey en rivant ses deux yeux sur lui. Je sais que vous êtes Simon Bones, fils de George Bones, lui-même frère d’Edgar et Amélia – de grand sorcier, une grande et belle famille de juriste dans laquelle, si j’en crois votre dossier, vous vous intégrerez parfaitement. Maintenant, Bones, taisez-vous et asseyez-vous. Et ça vaut pour toute la classe ! finit-t-il par aboyer, appuyant son ordre d’un grand coup de canne à terre.

Et toute la classe s’assit immédiatement, y compris Simon et moi. Un instant plus tard, le raclement des chaises s’était tu et l’on entendait plus qu’un silence pesant dans la salle, uniquement entrecoupé des boitements de Maugrey. De l’autre côté de la rangée, Emily et Cédric se retenaient d’éclater de rire et même Miles me gratifiait d’un regard moqueur, ajoutant à ma honte et ma frustration. Simon plongea son visage dans ses mains.

-Je vais te tuer, me chuchota-t-il avec un coup d’œil haineux. Par Merlin, Bennett, je vais te tuer, t’assassiner, puis te jeter dans le Lac Noir avant de te donner à manger à un snargalouf …
-Ça va, j’ai compris ! Tu n’avais qu’à t’excuser ce matin, bon sang c’était si compliqué ?
-C’est de ta faute, quelle idée de faire tes devoirs au petit-déjeuner !
-Mais quelle mauvaise …
-Vous deux ! (Simon et moi sursautâmes sur nos chaises pour voir Maugrey nous fixer de ses yeux asymétriques). Je ne vais pas supporter vos gamineries longtemps, alors je vous préviens, c’est soit vous vous la fermez, soit …

Sa bouche se tordit d’avantage, et je sentis mon cœur dévaler ma poitrine. J’étais loin d’apprécier cette lueur presque folle dans son œil sombre.

-Soit je peux vous faire subir le même sort qu’un élève il y a quelques jours. Minerva ne serait pas contente, mais avouez que cela divertirait la classe … Après à vous de choisir.
Et nous nous étions tu. Non sans se jeter un regard assassin durant tout le cours. Mais au moins, nous nous étions tu.

***


Le mois de septembre se passa ainsi : la pression des professeurs de diminuaient pas, mais les devoirs, eux, s’empilaient les uns après les autres. Le niveau était tel que je dus avoir rapidement le soutien d’Emily en Métamorphose et Miles me demandait chaque semaines mes notes d’Histoire de la Magie – il passait le plus clair de ses cours à dormir à côté de moi, ce qui ne changeait pas de l’an dernier. Je pensais également mes cours d’Etude des Moldus à aider ma voisine de classe et adversaire au Quidditch, Angelina Jonhson, qui s’échinait à comprendre comment marcher le réseau téléphonique. Heureusement, les cours d’Etude des moldus devenaient plus culturels et pour le trimestre, nous devions lire une œuvre littéraire au choix parmi une liste. Mon seul devoir plaisant avec cette traduction d’un texte très intéressant en Etude des Runes – mais mon plaisir avait été peut-être d’avoir une meilleure note que Simon dans cette matière.
J’aurais cru que le calvaire de la Défense contre les Forces du mal consisterait à être assis à côté de lui, mais Maugrey m’avait rapidement prouvé que je m’étais lourdement trompée. Dès ce fameux premier cours, le nouveau professeur se fit un devoir de nous montrer ce qu’était vraiment les Forces du Mal : il nous fit la démonstration des trois Sortilèges Impardonnables sur une pauvre araignée qui n’avait rien demandé. J’étais sortie de ce cours complétement abasourdie, gelée jusqu’aux entrailles, la tête pleine de la froide lumière verte et de la rafale qui avait soufflé quand Maugrey avait jeté le sortilège ultime. Et avec une telle froideur, sans la moindre expression …
La Marque des Ténèbres et maintenant ça.
J’espérais réellement que Dumbledore savait ce qu’il faisait. Car non seulement, Maugrey s’était cru le droit de nous montrer ses horreurs qui, à mon grand désarroi, avaient fasciné toute la classe. Mais en plus maintenant il se permettait de les tester …

-… sur nous, achevai-je devant le professeur Chourave. Il a le droit de faire ça ?

C’était à la fin du cours de Botanique. Le pluvieux septembre avait laissé place à un octobre qui frissonnait. Une grande partie de la classe était partie et ne subsistait qu’Emily, qui m’attendait emmitouflée dans sa cape à la porte de la serre numéro trois. Le professeur Chourave poussa un grognement de sous son chapeau. Elle était d’une humeur massacrante depuis que les jumeaux Weasley avaient déversé du pus de bulbobulbe partout. Ses cheveux d’un gris fer fort frisé me paraissaient être des fils de fer. Elle prit sa courte baguette de bois doux et la pointa sur les ustensiles que l’ont venait d’utiliser pour décortiquer les gousses de snargalouf. L’énervement de notre directrice de Maison se sentait dans son sortilèges : les truelles se mirent en garde, prêtes à s’attaquer et le râteau fendit le chiffon.

-Finite ! ordonna-t-il, et les outils tombèrent avec fracas sur la table. Ah par Merlin, je n’ai jamais été douée avec les sortilèges ménagers … Excusez-moi miss Bennett, vous disiez ?
-Le professeur Maugrey. Il a le droit de faire usage de sortilèges Impardonnables sur nous ?

La professeure me considéra un long moment sans rien dire. C’était une femme replète, généralement de bonne humeur et le ton presque maternel qu’elle avait pris avec moi durant les premières semaines avait achevé de me rassurer quant à ma nouvelle vie. Lors de l’épisode de la Chambre des Secrets, elle était passée dans la Salle Commune pour nous exhorter à prendre soin les uns et des autres, afin que pour nous, cette histoire finisse pour le mieux et c’était cette intervention qui avait poussé Emily et Cédric à se rapprocher de moi, juste après l’agression de Justin Flint-Fletchey. Elle était l’enseignante en laquelle j’avais le plus confiance, et c’était ce pourquoi je me permettais de lui faire part des mes doutes quant aux méthodes de Maugrey.

-Il a été choisi par le directeur, alors je suppose … que nous devons accepter sa façon s’enseigner, finit par lâcher le professeur Chourave.

Mais je sentais toute sa réserve dans sa voix et le pincement de ses lèvres. Emily fronça les sourcils du côté de la porte.

-Parce forcer ses élèves sous Imperium à danser le french cancan sur une table, c’est enseigner ?

C’était ce que Maugrey l’avait forcé à faire sous Imperium, lors du dernier cours, et elle ne l’avait pas encore digéré. D’autant que dans son élan elle avait soulevé sa jupe si fort que l’on avait pu apercevoir ses sous-vêtements, et les garçons de la classe ne manquaient pas de le lui rappeler, la sifflant même sur son passage. Insupportables. Le professeur Chourave parut gênée.

-C’est enseigner, pour lui, trancha-t-elle d’une voix résolue. Au moins … Vous sauriez à quoi vous attendre si cela vous arrive …
-Pourquoi cela nous arriverait ?

Chourave me jeta un regard entendu qui me fit frissonner.

-Miss Bennett, ce n’est pas parce que Celui-Dont-On-Ne-Doit-Pas-Prononcer-Pas-Le-Nom n’est plus que tout danger a disparu de cette terre, nous rappela-t-elle avec gravité. Il y aura toujours de personnes malhonnêtes qui auraient envie de vous jeter ce genre de sortilège, ne l’oubliez pas. Alors dites-vous que ce n’est pas plus mal de vous y préparer, non ? Maintenant oust ! Retournez au travail, moi je dois nettoyer tout ce bazar … Et si vous croisez les Weasley … Dites-leur qu’une colle de ma part les attendra jeudi, à dix-huit heure.
-En soit, elle ne nous a pas répondu, marmonna Emily alors que nous repartions vers le château. Merveilleux …

Le vent soufflait si fort que j’entendais à peine la moitié de ses mots. Malgré moi, je jetais un regard nostalgique au terrain de Quidditch en contrebas. En temps normal, Cédric aurait dû nous imposer séances sur séances pour préparer le premier match. Mais à la place, nous étions en route pour finir notre devoir de métamorphose, ce qui était bien moins réjouissant. Nous arrivâmes avec bonheur devant les tonneaux qui dissimulaient notre Salle Commune et Emily sortit sa baguette pour les taper en un ordre précis. Ils pivotèrent aussitôt, et une bouffée d’agréable chaleur m’effleura le visage.
Rien que pour cette pièce, cela valait le coup d’être à Poufsouffle.
C’était une grande salle, aux dimensions circulaire et à l’atmosphère chaleureuse. Des grandes fenêtres rondes donnaient sur le parc de Poudlard et de jolies plantes couvraient leur rebord. Un feu brûlait dans la cheminé, réchauffant les élèves qui travaillaient sur les confortables canapés aux tissus jaunes disséminés dans la pièce. Au dessus de l’âtre, Helga Poufsouffle nous contemplait avec bienveillance depuis son portrait, nous saluant de la jolie coupe qu’elle tenait à la main. Jamais elle ne disait mot, mais ses yeux brillaient de bonté et de fierté quand ils se posaient sur nous. Quand j’avais lu Le Seigneur des Anneaux l’été dernier, l’image de ma Salle Commune m’était immédiatement venue en tête alors que je lisais la description des maisons de la Comté où vivaient les Hobbits.
De manière générale, j’avais tendance à penser que nous, les Poufsouffles, avions bien plus de point commun avec les Hobbits qu’avec les Hommes.
Nous rejoignîmes Cédric et Simon, assis sur un canapé, l’un penché sur un parchemin et l’autre sur sa guitare.

-Tu donnes un concert ce soir ? s’amusa Emily en laissant tomber à leurs côtés.
-Hm, je crois pas, répondit posément Simon en tournant l’un des boutons qui ornait le manche de son instrument. Il faudrait déjà que j’arrive à la raccorder correctement, c’est une vieille dame.

Là dessus, il effleura quelques cordes, faisant sourire les gens autour de lui, moi y compris. Je devais bien reconnaître ce don à Simon, il jouait bien, et ses chansons mettaient de bonne humeur. Et cette vieille guitare dont le bois verni était usé, c’était mon père qui lui en avait fait cadeau quand nous étions plus jeunes – avant qu’il ne sache que c’était un sorcier. Je pensais que c’était de la que venais notre conflit : du haut de mes six ans, je n’avais pas accepté que mon père offre une guitare à Simon et non à moi, quand bien même lui était doué pour la musique.

-Et une vieille dame moldue, ce qui n’arrange rien, ajouta-t-il, me faisant replonger dans ma mauvaise humeur.
-Hey !
-Vous avez pu parler à Chourave, finalement ? s’enquit distraitement Cédric.

Il n’avait pas un instant lever le nez de son parchemin. Je savais qu’il déviait la conversation pour éviter une dispute entre Simon et moi. La vérité était qu’il me trouvait ridicule de me méfier ainsi de Maugrey et ce fut pour cela qu’il parut satisfait quand Emily lui relata notre conversation.

-Evidemment qu’il faut faire confiance à Dumbledore, enchérit Cédric en hochant la tête. Et ce qu’il nous fait faire, ça peut servir …
-Tu dis ça parce que tu arrives à lui résister …, maugréa Simon, les doigts pincés sur sa guitare. Ce n’est pas le cas de tout le monde.
-Vic’ a réussi aussi.
-Une fois, protestai-je, me souvenant de ce moment de lucidité au dernier cours où j’avais réussi à me dire que non, Victoria, il n’était pas normal de vouloir imiter un Niffleur devant toute la classe. Et ça ne m’empêche pas de trouver ça malsain.

Bien au contraire. Et j’avais en horreur ce sortilège qui consistait à me priver de toute volonté. Cédric parut sur le point de répliquer, quand Susan Bones le coupa pour venir tendre quelque chose à son frère.

-Ça s’est retrouvé dans mon courrier ce matin, expliqua-t-elle alors que Simon lâchait sa guitare pour prendre la lettre.

Elle s’assit à côté de nous, sa natte rousse retombant sur son épaule de manière adorable. Simon fronça les sourcils en dépliant le parchemin, et Cédric en profita pour revenir vers moi avec un sourire rassurant :

-Vic’, je t’assure que tu exagères. C’est très utile, ce qu’il nous enseigne et toi, plus que tout autre, tu devrais te sentir concerné par ce genre sortilège …
-Oh ça suffit, râla Simon en levant les yeux de sa lettre. La faire se sentir particulièrement sensible à ce genre de sortilège parce que c’est une née-moldue … Par Merlin, Cédric, on les stigmatise plus avec ce genre de raisonnement. Chacun doit se sentir impliquer de façon égale face à ces sorts. De toute manière quand on meurt par l’Avada Kedavra, on meurt tous de la même manière.
-Merci Bones, laissai-je échapper, abasourdie que ses pensées aient ainsi suivie les miennes. C’est à dessein que tu me défends comme ça ?
-Ne te bile pas, Bennett. Je cherche toujours un moyen de me venger d’avoir imposer ta présence à côté de moi tout le long de l’année.
-Amen.

Susan me jeta un regard amusé, ses doigts parcourant négligemment les cordes de la guitare de son frère. Ses yeux se baladaient dans la Salle Commune jusqu’à qu’elle ne sourit et ne s’écrit :

-Ernie ! Tu as piqué un sprint, ou quoi ?

Nous nous tournâmes en bloc vers Ernie McMillan, un garçon joufflu et grandiloquent, qui haletait effectivement jusque nous, les joues rouge et le regard brillant. Un sourire narquois s’étira sur les lèvres de Simon, mais sa sœur posa une main d’avertissement sur son genou et il se replongea dans sa lettre. Emily n’eut pas cette délicatesse et me souffla :

-Ça ne peut pas lui faire de mal …
-Tu es méchante, lui répliqua Cédric avant de se tourner vers le nouveau venu avec un sourire. Ça va Ernie ?
-Bien, répondit-t-il en s’écroulant dans le canapé à côté de Susan. Je voulais juste te prévenir … Il y a une pancarte en bas … Juste … quelqu’un a de l’eau ?

La question arracha un ricanement à Emily, qui lui tendit la gourde d’eau qu’elle gardait dans son sac. Ernie en but une longue lampée avant de se tourner à nouveau vers Cédric, le visage plus détendu et la voix résolument plus calme :

-Il y a une annonce en bas … Les délégations de Beauxbâtons et Durmstrang arrivent le 30 octobre … On quitte les cours une demi-heure avant le vendredi …
-Parfait, on a Défense contre les Forces du mal le vendredi soir, me réjouis-je, m’attirant ainsi le regard torve de Cédric. Pardon, Ernie, continue.
-C’est a peu près tout … On devra les attendre devant le château à dix-huit heure. Je pensais … (il jeta un regard empli d’espoir à Cédric). Je pensais qu’il fallait te mettre, enfin vous mettre au courant.
-Merci Ernie, s’enquit Emily en réprimant son rire. Tu es un fier messager et peut-être qu’un jour, tu pourras être le héraut du champion.

Ernie rougit et Susan fusilla mon amie du regard. Cédric eut également l’air passablement dépité, avant de chaleureusement remercier Ernie, lequel s’éloigna avec Susan voir leurs amis de quatrième année.

-Ça alors, ils arrivent, lâchai-je alors. Je ne sais pas, vous n’avez pas l’impression que ça rend tout ça plus réel ?
-Ce qui rend tout ça plus réel, c’est les dix-sept ans de Cédric qu’on va fêter demain ! s’exalta Emily en battant des mains. Tu pourras officiellement participer au Tournoi !
-Seigneur, Em’ ! Il ne l’a même pas encore décidé !
-Bien sûr que si ! Pas vrai Cédric ?

Mais Cédric sourit d’un air à la fois gêné et énigmatique, comme chaque fois que l’on abordait la question. C’était impressionnant comment les choses s’étaient faites. Pas une seule fois je ne l’avais entendu dire qu’il avait envie de participer au Tournoi et pourtant, chaque membre de notre Maison le portait aux nues, y compris les élèves plus âgés. L’engouement qui s’était fait autour de lui m’inquiétait autant qu’il me fascinait, et était révélateur de notre envie de revanche. Poufsouffle voulait aussi sa part de gloire. Nous y avions goûté quand l’an dernier nous avions battu Gryffondor au Quidditch – grâce à Cédric.
Mais maintenant certain voulaient plus. Il fallait faire attention à la corde, ne pas trop tirer dessus sous peine qu’elle ne se rompe. Et cette corde, c’était Cédric.

-J’y réfléchis, répéta-t-il pour la centième fois du mois. On verra quand ils montreront leur « juge impartial ». Une idée, ma petite Historienne ?

Mais je secouai la tête. J’avais eu d’autres choses à l’esprit que de me renseigner sur le Tournoi des Trois Sorciers. Emily rebondit sur le sujet et ils ne parlèrent bientôt plus que cela. Simon étant quant à lui était profondément plongé dans sa lettre, je me fis la réflexion qu’il serait bon pour moi de m’éclipser. Peut-être aller retrouver Miles à la bibliothèque, ou juste flâner dans le château. Après le cours éprouvant de Défense contre les Forces du mal et cette excitation indécente pour le Tournoi des trois Sorcier, j’avais besoin de solitude, alors je sortis. J’avais toujours été une fille assez solitaire et bien que je me sois sociabilisé au fil des années, j’avais toujours besoin de ces moments coupés du monde où je pouvais réfléchir posément dans un monde qui allait toujours beaucoup trop vite pour moi. Mon sac sur l’épaule, je déambulais dans les couloirs, saluant le Moine Gras et la Dame Grise, parlant quelques minutes avec Angélina Johnson et Alicia Spidnett, notant des idées pour ma prochaine dissertation d’Histoire de la magie au détour d’un couloir. Mais ce fut également à l’un d’entre eux que je rencontrais venant du côté opposé trois silhouettes vertes et argents. Des silhouettes avec lesquelles j’avais déjà eu des ennuis.

-Oh non pas eux, marmonnai-je entre mes dents.

Ulysse Selwyn, Cassius Warrington et Gloria Flint m’avaient aperçu à l’autre bout du couloir, et s’était penché les uns vers les autres en me pointant du doigts. Je serrais la mâchoire et les ignorait royalement, le cœur battant à mes tempes. J’espérais vainement que ne pas répondre à leurs sourires provocateurs me feraient avoir la paix, mais je savais d’expérience que c’était faux. Et cela ne manqua pas, Gloria n’était pas encore à ma hauteur qu’elle me lança :

-Alors mocheté, on se promène seule dans les couloirs ?
-Tu n’es pas avec Diggory, le futur « champion de Poudlard » ? Ce crétin, pouffa Selwyn.
-Il ne le sera pas, ce traitre à son sang, répliqua Warrington avec un sourire suffisant. Le juge impartial ne pourra choisir qu’un sorcier au sang pur … comme moi.

Par Merlin, que c’était difficile de rester impassible face à cette méchanceté gratuite, et d’imbécillité. Mon cœur s’emballa dans ma poitrine et je serrais les poings pour garder le silence.

-Alors Bennett ? poursuivit néanmoins Warrington d’un ton goguenard. Ce n’est pas prudent de te promener seule … Le monstre ne t’a pas appris que c’était dangereux pour les gens de ton espèce ?

Il se mit à siffler, comme pour imiter un serpent, provoquant le rire de Flint. Cette fois, serrer les poings ne fut pas suffisant. Les gens de mon espèce …

-Tu veux parler de la tienne ? rétorquai-je calmement sans m’arrêter, les yeux toujours rivés sur les dalles grises du couloir. J’ai vérifié, Warrington : ton nom ne figure pas dans le registre des vingt-huit familles de sang « pur ». Ce qui signifie que l’un de tes ancêtres était nécessairement un moldu. Bienvenu dans notre grande famille, mon frère.

J’avais prononcé cette phrase à un moment fort peu opportun : celui où je passais entre lui et Selwyn. Cela ne manqua pas : de rage car je venais d’insulter l’intégrité de sa famille, Warrington voulut me gifler à toute volée. Ce qu’il oubliait malgré des années à jouer au Quidditch l’un contre l’autre, c’était que j’étais petite et agile : je n’eus qu’à faire une galipette pour que, dans son élan, il ne tombe sur Selwyn avec un glapissement ridicule. Je n’avais pas le temps d’admirer mon œuvre. Il ne me restait qu’une chose à faire : courir.
Mes pas se répercutèrent sur les dalles de Poudlard, et les leurs à ma suite. Je réussis à leur échapper à deux croisements, faisant même valser une armure d’un sortilège pour les ralentir. Je serrai si fort ma baguette en bois de chêne blanc qu’elle tremblait comme mes doigts, rendant mes sorts imprécis. Warrington était inoffensif, de ce point de vue là, et je m’inquiétais d’avantage de Flint et Selwyn. Surtout de Selwyn. Il avait été le premier à me traiter de « Sang de bourbe », et bien que je ne connaisse pas le terme, j’avais bien compris que c’était une insulte. A l’époque, je n’avais que deux moyens de me protéger : mes poings et mes pieds. Et c’était ce dernier que j’avais envoyé dans les parties intimes de Selwyn, le faisant se tordre de douleur et d’incrédulité.
C’était bien l’arrogance des sorciers. Ils ne pensaient jamais que l’on pouvait les attaquer autrement que magiquement.
Etait-ce utile de préciser que j’étais son ennemie numéro 1 depuis ce jour ? Cela m’avait valu des représailles massives de la part du grand frère de Selwyn, Nestor. Des représailles que je préférais oublier.
Je voulus renverser une nouvelle armure, mais mon sort manqua et je me maudis. Cet échec causa ma perte, car immédiatement après j’entendis Gloria Flint hurler dans mon dos :

-Petrificus totalus !

De dos et en pleine course, je ne pus parer le sortilège et je sentis un lien invisible me saucissonner à m’en couper le sang. Je tombai sur le sol la tête la première et je sentis mon nez craqué quand il rencontra les dalles. La douleur m’assourdit un instant, si bien que je n’entendis le rire strident de Flint qu’à travers un voile de brume.

-La chasse au Sang de bourbe, se réjouit Selwyn avec toutefois une joie mesurée. Franchement il n’y a rien de mieux pour commencer l’année.

Je l’entendis arriver à ma hauteur et il me retourna du bout du pied. Son visage pâle était fendu d’un sourire froid et ses yeux bleus brillaient de triomphe. Je lui jetais le regard le plus noir possible, mais l’effet devait être gâché par le sang qui coulait de mon nez. Warrington se mit à glousser, et ouvrit la bouche pour dire quelque chose quand une ombre arriva au bout du couloir. Flint jura.

-Miss Teigne. Rusard ne doit pas être loin …
-On se casse, confirma Selwyn alors que Warrington prenait déjà la fuite. Et on prend ça avec nous, ajouta-t-il à mon égard en ramassant ma baguette qui avait roulé un peu plus loin. Après tout, tu n’en as pas besoin, chez toi. Que tu en aies ou pas, ça ne fait aucune différence. Bonne rentrée, Bennett.

Et il ricana doucement avant de se relever, et de partir, me laissant ainsi seule, humiliée et fulminante, avec pour seules compagnie les portraits qui me regardaient avec compassion et le feulement furieux de Miss Teigne.
Dernière modification par Perripuce le mer. 14 nov., 2018 2:18 pm, modifié 2 fois.
Cazolie

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Re: Ombre et Poussière [Harry Potter]

Message par Cazolie »

J'ai très envie de lire mais je suis en amphi à suivre un cours sur la guerre des ondes
J'imagine que je ferai mieux d'écouter
BEUH
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