L'héritage d'Ilvermorny [Harry Potter]

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Alanna2

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Re: L'héritage d'Ilvermorny [Harry Potter]

Message par Alanna2 »

Ça fait un petit moment que je n'ai pas laissé de commentaires donc je vais le faire maintenant ! Bah c'est trop bien, voilà, j'ai terminé XD.

Je vais quand même essayer de développer un peu, c'est juste que je squatte le forum depuis un moment mais je commente jamais (j'arrive toujours après la guerre en général) donc il faut que je prenne l'habitude.
J'aime beaucoup Julian comme personnage principal, il nous fait bien rentrer dans l'univers qu'on découvre en même temps que lui, sa façon de tout analyser, et puis de tout rapprocher avec Poudlard ça nous aide et nous rend nostalgique tout autant que lui. Sinon un autre personnage que j'aime bien c'est Thea, j'ai hâte d'en apprendre un peu plus sur elle perso. Et je partage le sentiment de Julian, Liam doit être fatiguant au bout d'un moment XD
Ah, et j'ai bien aimé, mais beaucoup l'ont dit aussi, que Charlotte choisisse une autre maison (même si j'ai pas vraiment été surprise qu'elle choisisse Gryffondor), mais l'idée qu'on grandisse et qu'on change c'est la réalité, d'ailleurs c'est bien ce que dit Dumbledore à Rogue "il est possible que l'on répartisse trop tôt les élèves" (HP7) (c'est pas la formulation exact), et que dans la vie se sont nos choix qui sont important, mais ça aussi c'est une idée que Dumbledore soutient (HP6 il me semble).
Voilà je pense que j'ai fait le tour de ce que je voulais dire. Je ne commente pas à chaque fois mais ce n'est pas pour autant que je ne lis pas !
cochyo

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Re: L'héritage d'Ilvermorny [Harry Potter]

Message par cochyo »

Coucou !
Eh oui ça y’est ! J’ai fini de rattraper et c’est franchement génial !
J’adore l’ambiance et tout est super bien travaillé.
J’adore les personnages et j’ai hâte de voire les cours !
Cazolie

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Re: L'héritage d'Ilvermorny [Harry Potter]

Message par Cazolie »

Hahaha j'ai tellement de retard, c'est parti pour le chapitre 4 !

Je crois qu'on t'a déjà posé la question, mais tu les sors d'où tes citations ? Tu cherches sur internet en partant d'nu thème ou tu as ta petite réserve ? Elles sont stylées en tout cas !
// 1er septembre 1979 //
Il devrait être à Poudlard pas dans le Hall des Grim T.T (no kidding ma bague tourne et ça m'empêche de taper correctement :lol: :lol: )

Je crois que Charlotte ressemble à Raiponce dans ma tête, avec ses grands yeux
Une boule d'appréhension grandit au creux de son ventre en constatant que plusieurs peintures le dévisageaient ouvertement,
Rah j'avoue ils se tapent non seulement la famille Grim mais les portraits de famille en plus quoi, l'angoisse
une touche de mépris en prime
En grim lol
Julian reporta à nouveau son attention sur les tableaux et garda obstinément le silence lui aussi.
Cette scène a l'air tellement gênante je suis mal à l'aise rien que de la lire
Ou je te remets du produit nettoyant dans les yeux.
Elle a l'air hyper fun Theodora :lol:
Le ton de Théodora dégoulinait de sarcasme
Le retour de l'hydre : en lisant sa phrase je me suis dit "tain ça dégouline de sarcasme ça" ET BAM

Je te jure que toute cette scène j'ai l'impression de voir les ancêtres de Mulan en train de statuer sur son sort :lol: "MAIS TOUT LE MONDE NE PEUT PAS DEVENIR ACUPONCTEUR"
Julian pouvait voir qu'elle trouvait tout ce cérémonial aussi ridicule que le portrait de la grande tante Saranna.
Mais vazy Theodora c'est juste de la politesse en vrai :lol: Espèce d'ado rebelle
ce dernier était en train d'observer la bibliothèque basse près de la porte.
Moi quand j'arrive chez les gens
Quand je suis en mode akward chez des gens parce qu'il y a trop de monde, mon mode par défaut c'est d'aller regarder les livres un par un :lol:

Elle a l'air sympa Isadora
Il ne savait pas comment prendre la remarque de sa grand-mère.
J'avoue moi aussi ça m'a perturbé
Elle s'agrandit ou rétrécit au fil des générations, selon le nombre de membres de la famille.
Tellement stylé !
L AILE OUEST EST INTERDITE
elle se tourna vers leur grand-père
Isadora, Isidore, elle fait les deux en même temps ? :lol:

Mais à la place de Charlotte j'aurais pas hésité j'aurais dormi avec mon frère haha
Rolala Julian a tellement la rage envers son père, je me demande si tu vas pousser leur relation par la suite ! Y a du travail psy à faire entre les deux là
- C'est un truc américain...
Tellement un truc que je me dis tout le temps :lol:
- Oh arrête de faire ton rabat-joie, râla-t-elle
"Viens jouer à la princesse Ju" :lol:
ses yeux bleus cobalt rapprochés
ça va Harry Beltik
Gerbert
Et lui comment on le prononce ? Jerbert ? Guérbeurt ?
- C'est notre chambre, coupa Charlotte. Et c'est mal poli d'écouter les conversations !

- C'est ma maison, rétorqua le garçon.
Ca commence bien les relations entre cousins
- Quoi ? On ne vous apprend pas la généalogie en Angleterre ?
Sisi à Poudlard il y a un cours spécial "apprendre la généalogie des Grims" BOLOSSE
- Arrête de l'appeler Lady, s'agaça Archer. Elle n'est pas noble qu'on sache.
J'avoue j'ai même pas tilté, mais ça marche encore moins bien aux US qu'en Angleterre en plus :lol:
Comment avance ta correspondance avec ta mystérieuse inconnue ?
Bah alors Archer on traîne sur Tinder
Tout, dans cette famille, lui paraissait décidément procédurier, comme une parodie de retrouvailles.
En même temps c'est une forme de bouée de secours, aussi. Personne doit savoir comment se comporter, s'attacher aux règles de politesse basiques ça aide
- Non, ma Lady. Il s'agit de monsieur Leonidas.
AH
Cordelia, cache cette grimace, tu vas vieillir prématurément
Il est trop drôle :lol:
ne pas leur donner l'envie de fuir au premier repas de famille.
TROP TARD
Archer redressa le menton, pompeux.
ça va Percy
- Elle dit ça parce que même dans ses rêves un troll ne voudrait pas de sa réputation...
OUUUH QUELLE REPUTATION je veux savoir
Personne ne fit l'effort de lui expliquer.
Je sais pas pourquoi mais ça m'a tuée :lol:
- Evidemment, si vous persistez à ne pas les appeler par leur nom, objecta Théa.
Cette logique :lol: :lol:
Julian ressentit un maigre soulagement devant ce nom familier qui lui évoquait des banquets et de remises de Coupe des Quatre Maisons.
"- Donc Serdaigle est en tête... Eh toi là le Gryffondor, j'aime bien ta tête, 100 points pour toi ! Gryffondor gagne, mais quel talent bravo bravo !"

Quel soulagement de voir ce diner se terminer c'était painful :lol:
T'inquiète ça a rien de lent, Julian découvre tellement de gens ! C'étiat une super entrée en matière pour la famille, avec des bonnes descriptions mais pas trop longues et avec leurs échanges un peu sportif ça avait vraiment du rythme ! Théa et Archer ont l'air super relou comme ça mais je suis sûre qu'ils peuvent être sympa haha
Voilà voilà (je termine mes commentaires comme mes vocaux) super chapitre Anna :D
annabethfan

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Re: L'héritage d'Ilvermorny [Harry Potter]

Message par annabethfan »

Je suis hyper désolée d'être aussi en retard ! Je n'ai pas vu les jours passer avec les fêtes. C'est donc avec un peu de retard que je vous livre ce chapitre. Je suis désolée aussi de ne pas avoir le temps de répondre aux commentaires mais chacun d'entre d'eux m'a fait trop plaisir et je vous remercie infiniment ! Alanna2, super contente de te retrouver, merci pour le commentaire :D

Sur ces bons mots, je vous souhaite de très belles fêtes ! *keur sur vous*


******************************************************

Chapitre 9 : Un corbeau de mauvaise augure

« Tout honnête que soit, il n'est jamais bon

D'apporter de fâcheuses nouvelles...

Les mauvaises nouvelles, laissez-les

S'annoncer elles-mêmes, à l'instant qu'elles nous touchent. »

- William Shakespeare -


// 4 septembre 1979 //

La lumière crue de début septembre tira Julian de son sommeil. Le corps en éveil, il mit une seconde à se rappeler où il se trouvait. Le lit à baldaquin était familier et étranger à la fois, et il se souvint brusquement qu'il était à Ilvermorny. Il venait de passer sa première nuit au château. Etonnamment, il n'avait pas eu de mal à s'endormir, sûrement épuisé par le voyage et le stress de la journée.

Encore endormi, il se redressa pour découvrir le dortoir vide. Il n'avait aucune idée de l'heure, mais la hauteur du soleil indiquait clairement qu'il avait dormi plus que prévu. Décidément, le décalage horaire ne voulait pas le lâcher et il maudit Liam de ne pas l'avoir réveillé. En dix minutes, il s'empressa de se lever, de passer par la salle de bain, d'enfiler son nouvel uniforme à l'emblème Serpent Cornu et de sortir du dortoir.

Le Foyer grouillait de monde. Pour un dimanche, les élèves étaient étonnement réveillés et alertes, discutant aux quatre coins de la pièce. Julian s'avança, un peu perdu. Il supposait qu'il ferait mieux de descendre retrouver Charlotte, Liam et Aileen pour manger mais son regard fut attiré par un journal qui traînait sur une table basse. La photo d'une jeune fille blonde s'étalait à la une et Julian reconnut La Revue du Nouveau Monde de la veille, celui que sa tante lisait dans la calèche. Curieux, il s'en saisit sans que personne ne fasse attention à lui et il retourna dans son dortoir.

Cette fois-ci, il observa plus attentivement la première page. Emilia Cooper avait des paupières lourdes qui lui donnaient un air mystérieux, un sourire à peine visible sur ses lèvres fines. De trois quarts, elle fixait la caméra droit dans les yeux comme une Joconde blonde aux couleurs passées et délavées. Julian ressentit un fourmillement familier dans ses doigts. Il aurait aimé dessiner Emilia, tenter de saisir ce regard... Mais il se retint et ouvrit le journal. Depuis son arrivée en Amérique, son nom paraissait être partout. Il voulait en apprendre davantage.

Emilia Cooper : la sorcière envolée


La Revue vous en parlait dans ses colonnes cet été. Le 14 juillet dernier, Emilia Cooper disparaissait mystérieusement sans laisser de traces. Adoptée par une famille Non-Maj' dont le fils était sorcier, la jeune fille s'épanouissait depuis plusieurs années dans ce nouvel environnement et rien ne laissait présager à sa famille l'horreur qu'ils allaient vivre. Durant la nuit du 4 au 5 juillet, Emilia Cooper devait rejoindre des amies Non-Maj' de son quartier pour assister au feu d'artifice. Elle n'arrivera jamais à destination. Au lendemain de sa disparition, sa mère, Harriet Cooper, expliquait à notre envoyé spécial ne pas comprendre ce qui avait pu se produire. Une mauvaise rencontre ? Une fugue d'adolescente ? Les Aurors cherchent encore et toujours un indice qui pourrait les mener à la jeune fille.

Une question subsiste pourtant, peut-être la plus importante de toutes. La clé au cœur du mystère, celle qui permettait d'ouvrir la porte des révélations. Qui était Emilia Cooper ? Qui se cache derrière ses yeux bleu clair qui fascinent la communauté sorcière depuis la fête nationale ? Si sa famille refuse de s'exprimer depuis plusieurs semaines sur les conseils de leur avocat, ses camarades d'Ilvermorny la décrivent comme solitaire, discrète, brillante. Emilia Cooper se distinguait par ses talents magiques et cultivait son jardin secret. Certains la disent réservée, d'autres renfermée. Un profil étonnant qui épaissit le mystère planant autour de sa disparition.

Quant au MACUSA, il refuse à l'heure actuelle de communiquer sur l'affaire et verrouille la parole des agents chargés du cas Emilia Cooper. Un silence qui intrigue et questionne... S'agirait-il d'autre chose qu'un simple fait divers ? La disparition de cette jeune fille née Non-Maj' trouverait-elle un écho avec la situation que connaît la Grande Bretagne depuis un an ? La communauté britannique subit en effet le joug d'un sorcier noir au nom inconnu qui n'est pas sans rappeler l'ère de Grindelwald en son temps. Si un lien devait être établit entre les deux faits, le MACUSA ne paraît en revanche pas enclin à confirmer ou infirmer une telle hypothèse.

La Revue vous informera bien entendu de tout nouvel élément qui viendrait alimenter le dossier dans les prochains jours.


Sonya Hepburn


Un sentiment étrange au creux de la poitrine, Julian relut l'article en diagonale une seconde fois pour être sûr de bien tout comprendre. Visiblement, les journalistes étaient à court d'informations et les questions, qui ne cessaient de pleuvoir, articulaient tout l'article. Et les réponses manquaient cruellement. Julian ressentit un certain soulagement à voir son impression confirmer : la photo d'Emilia Cooper avait quelque chose d'hypnotique. Il tenta de se l'imaginer autrement que figer de trois quarts avec son sourire mystérieuse, marchant simplement dans la rue le soir du 4 juillet. Dans sa vision, les feux d'artifice déchiraient le ciel d'été et les cheveux pâles d'Emilia flottaient dans son dos. Elle regardait par-dessus son épaule, angoissée, avant d'accélérer le pas. De quoi pouvait-elle bien être effrayée ?

- Tu ferais mieux de ranger ce journal avant que Liam le voie... conseilla brusquement une voix.

Julian sursauta si vivement que La Revue du Nouveau Monde lui glissa des doigts. Dans l'embrasure de la porte, Noah Douzebranches le regardait, appuyé contre le chambranle. Il renvoyait cette nonchalance qui aurait pu paraître naturelle si elle n'était tant étudiée. D'une certaine façon, il lui rappelait Sirius Black à Poudlard, toujours soucieux de paraître au-dessus des autres et des critiques.

- Merlin ! Tu joues souvent au voyeur comme ça ?

- Moi ? C'est mon dortoir, je te ferais dire. Et je pensais que tout le monde serait à la Journée de Recrutement à cette heure-ci. Qu'est-ce que tu fiches encore là ?

- Je dormais...

Noah haussa un sourcil et fit semblant de jeter un œil à une montre inexistante.

- A onze heures ?

- Je suis toujours sur l'heure anglaise, je crois, admit-il, mal à l'aise.

- Ah oui... La mère patrie, dit-il avec sarcasme en citant Liam la veille. « Merlin ». J'aime bien, ça fait pittoresque.

- Pourquoi ? Les américains ne disent pas ça ?

Il n'avait jamais réfléchi aux expressions des différents pays et « Merlin » lui venait si facilement désormais qu'il ne voyait pas quoi dire d'autre.

- On est plus sur « Morgane ».

- Mais elle n'est pas américaine, protesta Julian.

Si sa sœur avait été là, elle lui aurait dit d'arrêter d'être si rationnel, mais la remarque lui avait échappé. Noah haussa les épaules.

- Certains spécialistes pensent que l'expression dérive de Morrigan, expliqua-t-il. Une sorcière irlandaise qui a fui aux Etats-Unis pour échapper aux persécutions des Non-Maj'. Au fil du temps, elle a souvent été confondue avec Morgane dans les campagnes et l'expression vient de là. A croire que les gens ne savent pas écouter, elle est littéralement citée dans la chanson d'Ilvermorny. Mais comme son nom était le surnom d'Isolt Sayre, personne ne fait vraiment attention.

- Morrigan était aussi l'ancêtre d'Isolt, se sentit obliger de préciser Julian. Enfin c'est ce que j'ai lu...

Une lueur presque amusée s'alluma dans les yeux de Noah.

- Ah ! S'exclama-t-il. « L'intello », pas vrai ?

Julian grimaça. Ce surnom allait décidément lui coller à la peau.

- Liam a exagéré, vraiment, je...

- Il va falloir t'habituer, coupa Noah. Liam exagère pour tout et n'importe quoi. Ça lui donne l'air important.

Le ton de Noah le dérangea soudain, tout comme son rictus presque méprisant. Il avait bien compris que lui et Liam ne s'entendaient pas – ou ne s'entendaient plus – mais le dénigrer de la sorte était mesquin. Son corps se tendit et il se remit debout avant de cacher le journal dans sa valise.

- Pas besoin de dire du mal de Liam, dit-t-il sèchement.

Il voulut mettre un terme à la conversation et contourner Noah pour sortir du dortoir, mais celui-ci lui barra soudain le passage. Il désigna le journal désormais caché d'un mouvement du menton.

- Qu'est-ce que tu regardais ?

- Rien...

- Rien ? Tu veux dire l'article sur Emilia, hum ? Devina-t-il.

Sans savoir pourquoi, Julian se sentit rougir, comme pris en faute. Il tenta d'imiter la nonchalance de Noah et haussa les épaules. Vu l'expression de son camarade de dortoir, il dut échouer lamentablement.

- C'est normal d'être curieux. La Revue parle d'elle depuis des mois, sa disparition fascine tous les sorciers et toutes les sorcières à travers le pays. Bravo, tu t'intègres bien !

- Je voulais juste m'informer, se justifia-t-il en ignorant le sarcasme. Pour savoir.

Il regretta sa phrase à la seconde où il la prononça. Il était persuadé que Noah allait à nouveau le traiter d'intello, mais contre toute attente il lâcha :

- L'article raconte n'importe quoi, tu sais. Que des conneries. (Il secoua la tête). C'est pour ça que Liam est énervé et que tu devrais éviter de lui montrer.

- Mais... Tu veux dire qu'ils ont inventé des choses ?

- Pas inventé, non, dit-il. Juste tordre un peu la réalité. Je ne sais pas qui sont les « camarades » qui ont décrit Emilia, mais elle n'était plus « réservée » et « renfermée » depuis quelques mois. C'était presque terrifiant, on la reconnaissait à peine. Je crois que je ne l'avais jamais entendu hausser la voix ou dire plus de trois phrases à la suite, et puis un jour l'année dernière elle a complètement changé.

Intrigué, Julian fronça les sourcils. Le portrait que La Revue avait dressé d'Emilia ne mentionnait à aucun moment un changement de comportement. Liam lui-même ne l'avait jamais évoqué lorsqu'il avait raconté la disparition de sa sœur dans le train. Il n'était peut-être pas Auror, mais il ne fallait pas être Alastor Maugrey pour deviner que ce détail pouvait être déterminant.

- Changé comment ? S'entendit-il demander. Elle est devenue plus sociale ?

- Pas seulement. D'un coup, elle parlait aux autres en les prenant de haut. Je ne suis même pas sûr qu'elle s'en rendait compte, elle avait juste l'air d'avoir eu une prise de conscience. Pour un peu, elle me faisait penser à Théa dans ses moments les plus « reine des glaces ».

- Tu reprends vraiment tous les surnoms de Liam ?

- Seulement les meilleurs. (Il marqua une pause et ajouta). Ne lui dis pas que j'ai dit ça.

Julian balaya la remarque de la main. Les histoires entre Noah et Liam ne l'intéressaient pas.

- Mais Emilia... reprit-il, sa curiosité piquée au vif. Tu parlais souvent avec elle ?

- Pas vraiment, non. Elle ne m'aimait pas beaucoup.

- Pourquoi ?

Un sourire moqueur se dessina sur les lèvres de Noah, comme s'il percevait le besoin de Julian d'avoir des réponses et savait qu'il était celui qui pouvait les lui apporter.

- Demande à Liam, se contenta-t-il de dire.

- Me demander quoi ?

D'un même mouvement, ils se retournèrent tous les deux. Liam était arrivé derrière eux sans bruit, un toast dans une main et une pomme dans l'autre. Ses cheveux châtains partaient dans tous les sens et Julian se demanda s'il était tombé de son lit sans prendre le temps de se coiffer ce matin.

- Rien, s'empressa-t-il de mentir. Enfin, Noah me disait que c'était la Journée de Recrutement aujourd'hui. Tu me montres ?

- Carrément ! Viens, tu vas adorer ! On va te trouver un club, l'intello. Ah et ça c'est pour toi !

Il lui lança sans prévenir la pomme qui vola à travers le dortoir, manquant de frapper Noah au passage. Julian la rattrapa du bout des doigts in extremis. Il ne s'était pas rendu compte jusqu'à maintenant qu'il mourrait de faim. Pressé de fuir le dortoir après sa conversation étrange avec Noah, il attrapa son sac et rejoignit Liam sur le seuil.

- On y va ? Lança-t-il.

- Suis-moi ! Les stands sont dans le hall !

Sans se soucier de Noah, toujours dans le dortoir, Liam le tira par la manche pour lui faire traverser le Foyer et descendre le grand escalier en colimaçon. Julian se contraignit à ne pas se retourner vers Noah et garda les yeux fixés devant lui. Ils dévalèrent les marches à toute vitesse avant d'arriver dans le Grand Hall.

Ce dernier était complètement transformé par rapport à la veille. De là où il se trouvait, Julian apercevait à peine les ailes de la statue de l'Oiseau Tonnerre, cachée derrière un stand où une bannière violette proclamait « Club d'Astronomie : visez les étoiles ! ». Et le stand n'était pas seul. Tout l'espace circulaire était occupé par des stands plus ou moins imposants – de la simple table avec une chaise au triple bureau croulant sous les affiches – et les élèves se déplaçaient en riant et en parlant fort.

Julian se retrouva figé en bas de l'escalier, perdu.

- Aileen et Charlotte ? Cria-t-il pour dominer le bruit. Elles sont où ?

- Quoi ?

- Aileen et Charlotte !

- Oh ! Là-bas ! Au stand qui regroupe les clubs de balais ! Viens !

Fendant la marée humaine comme la mer rouge, Liam l'entraîna vers le fond du hall, près de l'entrée et des doubles portes en bois. Sa sœur avait le nez plongé dans une brochure illustrée d'un balai qui filait à toute vitesse entre les pages et Aileen discutait avec deux garçons et une fille derrière le stand, un œil rivé sur celui du Journal de l'école derrière elle. Julian pariait qu'elle aurait dû être en train de le tenir et accueillir les élèves. Liam lui donna raison une seconde plus tard :

- Et le club de journalisme ? Aileen ! On va perdre des potentielles recrues !

- On n'a besoin de personne en ce moment... répondit-elle d'un haussement d'épaules. J'écris les articles, tu fais la photographie, María s'occupe de l'impression.

- Et la rubrique caricature et dessins ? Ça fait un moment qu'on n'a personne...

- Parce que le dernier à ce poste nous a lâchement abandonné.

Liam se rembrunit.

- M'en parle pas, je me souviens très bien... Mais les lecteurs aimaient ça. On me l'a encore demandé ce matin.

Aileen soupira. Elle se mordit la lèvre, sûrement en pleine réflexion, lorsque Charlotte releva la tête de sa brochure.

- Vous avez besoin d'un dessinateur ?

- On peut dire ça, oui, acquiesça Liam. Je fais les photographies pour illustrer certains articles, mais avant on avait une rubrique humour où No... enfin où notre dessinateur nous faisait des caricatures sur la vie du château. Les profs, les cours, les élèves, ça pouvait être n'importe quoi. Et ça plaisait vraiment ! On a vendu trois fois plus de journaux cette année-là. Mais bon, ça fait un moment qu'il est parti.

- C'était une valeur ajoutée au journal, convint Aileen presque à regret. Et même si les photographies de Liam sont géniales, elles ne collent pas toujours au mieux aux articles. Ça serait sans doute bien qu'on arrive à recruter un dessinateur pour diversifier nos illustrations.

- Julian dessine ! Dénonça Charlotte spontanément.

Les regards pivotèrent d'un coup sur lui. Julian se sentit rougir et maudit sa sœur.

- Vraiment ? S'exclama Aileen, le visage lumineux.

- J'aime bien dessiner, reconnut-il, mais c'est juste une activité comme ça...

- Oh arrête ! Il fait son modeste ! Il est super doué, comme d'habitude. Et il fait de la peinture aussi parfois.

- De l'aquarelle, corrigea-t-il.

- C'est pareil.

- Peu importe ! C'est exactement ce qu'il nous faut ! Affirma Liam en sautant sur place. Julian, faut que tu viennes au journal !

- Si tu le veux, modéra Aileen. Mais oui, ça serait génial.

- Vous n'avez même pas vu mes dessins...

Liam pointa Charlotte du pouce.

- Comme l'a dit Charly, tu es doué en tout, non ? Je me fais aucun souci !

Défait, Julian se passa une main dans les cheveux. Il n'était même pas allé voir un seul stand qu'il se retrouvait déjà embarqué dans un club. En vérité, le poste de dessinateur pour le journal l'intéressait. Il aimait dessiner, il avait toujours aimé cela. C'était une passion qu'il partageait avec sa mère. Le dimanche après-midi, ils s'asseyaient souvent ensemble dans le salon de leur appartement londonien et tentaient de dessiner le mieux possible l'immeuble d'en face éclairé par les rayons du soleil. Sa mère gagnait souvent. C'était elle qui lui avait acheté pour ses onze ans une énorme boîte à crayons remplie de pastels, de fusain, de mille couleurs... Il avait passé des heures à tout essayer avant de partir à Poudlard.

Le dessin était un peu le lien unique qu'il partageait avec sa mère. Charlotte avait un tempérament trop impatient pour supporter de rester concentrée un long moment sur une seule chose et son père était un chercheur dans l'âme, ce qui signifiait que l'art lui paraissait bien souvent abstrait et peu compréhensible. Sa mère, elle, avait compris. Elle avait compris son désir de saisir le réel ou plutôt de le saisir selon sa vision. Il transformait la réalité à travers ses dessins.

- Pourquoi pas... consentit-il finalement dans un soupir. J'ai besoin d'un club de toute façon, non ?

- C'est obligatoire dans le cursus, confirma Aileen. Mais tu peux en avoir deux si tu veux. Il faut juste l'accord de ton directeur de maison. On peut aller faire le tour des stands si tu veux ?

Il hocha la tête. Voir l'offre de choix qui s'offrait à lui n'était pas plus mal avant d'accepter le poste du journal. Aileen désigna le stand dans son dos.

- Déjà, tu as tous les clubs de balais juste ici. Quidditch – même si personne ne veut vraiment y jouer – Quodpot, Balais Acrobatiques, et Course sur balais.

- Laisse-moi deviner, dit-il en se tournant vers sa sœur, tu voudrais faire partie des quatre ?

- C'est trop dur de choisir !

Charlotte semblait véritablement en plein dilemme. Derrière la table, les trois élèves qui tenaient le stand s'approchèrent. Aileen leur adressa un sourire.

- Julian, je te présente Elicia Jauncey, capitaine de l'équipe de Quodpot des Oiseaux Tonnerre ; Zack Ledwell, capitaine de l'équipe de Quidditch A ; et Raphaël Douzebranches, administrateur du club de course sur balai et notre petit génie en la matière.

Chacun à leur tour, ils levèrent la main pour s'identifier. Elicia Jauncey était une fille au corps tout en courbes et en chair au sourire de star de cinéma. Elle avait une masse de boucles blondes décolorées, comme si elle avait passé trop temps au soleil. Zack Ledwell, lui, avait une silhouette longue et élancée, un visage allongé et des pommettes hautes. Quant à Raphaël Douzebranches, son nom de famille confirmait ce que tout le monde aurait pu deviner : il était le frère de Noah. Ses boucles brunes étaient une teinte plus claire, ses yeux étaient marrons au lieu de bleus et il avait l'air moins renfermé, mais il partageait les mêmes traits de visage que Noah.

- Tu viens d'Angleterre, c'est ça ? L'apostropha Zack Ledwell.

- Oui...

- Magnifique ! On t'embauche pour notre équipe de Quidditch !

- Ah... Non, désolé, je ne...

- Ecoute mon chou, il nous manque du monde et tu viens du pays qui a inventé ce sport. Tu peux être celui qui va nous sauver !

A ses côtés, Charlotte éclata de rire.

- Lui ? Il a le vertige !

Le visage de Zack se décomposa. Liam s'esclaffa et même Aileen peinait à retenir un sourire.

- Quoi ? Mais non... On est maudit !

- Depuis le temps qu'on te dit d'arrêter ce club, fit Elicia Jauncey. Personne ne comprend le Quidditch. (Elle se tourna vers eux). C'est le seul club où les équipes ne sont pas constituées par maison. Il n'y a pas assez de monde pour ça, du coup on a juste l'équipe A et l'équipe B. Et encore, il manque un frappeur dans la deuxième.

- Un batteur, corrigea Charlotte avant d'ajouter en voyant l'air plein d'espoir de Zack, et désolée mais je suis poursuiveuse.

- On te prend quand même !

- Non ! S'écria Elicia. Elle voulait essayer le Quodpot ! Elle vient chez moi !

- Que de succès pour la bébé Shelton, commenta Liam.

Heureusement, Charlotte ne l'avait pas entendu. Elle coula un regard vers Raphaël, resté silencieux, et s'approcha de son côté du stand. Il l'observa, bras croisés sur la poitrine, tout sourire.

- Et la course sur balais ? Ça consiste en quoi ? Demanda-t-elle.

- Allez le plus vite possible, répondit-il sans réfléchir.

Aussitôt, une lueur enthousiaste s'alluma en Charlotte. Julian paniqua. Les cognards étaient une chose qu'il avait déjà dû supporter pour les quelques matchs auxquels sa sœur avait participé. Matthew se moquait toujours de lui et il avait dû broyer la main d'Hanna plusieurs fois l'année dernière. La voir filer à toute vitesse sur un balai ne lui paraissait pas une alternative bien meilleure.

- Je pense que je veux essayer la course, annonça-elle.

Zack Ledwell et Elicia Jauncey poussèrent un soupir de défaite en concert.

- Lottie, t'es sûre ? Protesta-t-il, nerveux. J'ai vu qu'il y avait un club d'échec ou d'astronomie...

Sa sœur le dévisagea.

- Tu lui vends pas du rêve, mec, crut bon de l'informer Liam.

- Mais...

- Viens Julian, dit Aileen en glissant son bras sous le sien. (Elle tressaillit). Laisse-la faire son choix, ne t'inquiète pas pour Charly, elle sait se débrouiller. Je vais te montrer les autres stands. Liam ! Je te laisse gérer celui du journal.

Elle ne laissa pas le temps à Liam de refuser, puis l'entraîna à travers le hall. Julian refoula son instinct et se laissa faire. Aileen semblait savoir ce qu'elle faisait, elle connaissait tout le monde, et elle pourrait l'aider à choisir au mieux s'il voulait s'engager dans un second club. Partout, les affiches et les rabatteurs assaillaient ses sens. A table du syndicat des élèves, Enjolras haranguait un petit groupe avec conviction et Julian prit soin de prendre la direction opposée. Malgré ce qu'il avait tenté de vendre à Lottie, les clubs d'échec et d'astronomie ne l'intéressaient pas. A Poudlard, il s'était révélé un bon joueur d'échec, mais Matthew détestait ce jeu. Sa tante Amelia lui avait appris à coup de longues séances enfant et il en gardait un traumatisme certain. Ils s'étaient tournés vers un jeu moldu qui traînait dans le grenier de grand-mère Jeanne : le scrabble. Trouver les mots les plus incongrus était vite devenu leur objectif ultime et Hanna râlait souvent dès qu'elle se joignait à leurs parties en les accusant de tricher. Avec une pointe de nostalgie, il songea que Hanna aurait adoré le club d'astronomie. Elle était passionnée par les cartes du ciel, les présages astrologiques, ou la signification des constellations. Leur premier rendez avait même eu lieu en haut de la tour d'Astronomie pour observer les étoiles.

La voix d'Aileen le tira de sa rêverie.

- Regarde là, tu as le club de duel, lui dit-elle. Tu aimes les sortilèges, non ?

- Oui, c'est vrai...

- Je te promets que le journal ne te prendra pas beaucoup de temps. On n'aura peut-être même pas besoin de toi pour tous les numéros. Le professeur Fleming te donnera sûrement l'autorisation de prendre un deuxième club.

- Il faut que je lui demande avant ?

- Non, tu n'as qu'à t'inscrire et on ira la voir demain.

Julian lui fit confiance. Il ne lut même pas la brochure du club et ne chercha pas à attirer l'attention de l'élève en charge du stand, occupé à discuter avec d'autres personnes. Il se contenta d'inscrire son nom sur la liste d'inscription. Il n'avait jamais pris une décision aussi rapide de sa vie.

- Et voilà ! Déclara Aileen en souriant. Ta vie étudiante à Ilvermorny commence !

- Je suppose, oui.

Etonnement heureux de cette première étape de franchie, il ne s'aperçut qu'il mourrait de faim que lorsque son ventre émit un grondement sourd. Aileen se tourna vers lui.

- Mais dis-moi, tu dois avoir faim ! Viens, le Réfectoire doit avoir ouvert pour le déjeuner. Liam ! Hurla-t-elle à travers la foule. Ramène-toi !

- Tout de suite, patronne ! A votre disposition, patronne !

- Quel idiot...

Julian éclata de rire. De loin, il vit Liam sauter par-dessus la table de son stand et courir vers eux en petites foulées. Il passa un bras autour de leurs épaules dès qu'il les rejoignit. Charlotte était toujours avec Raphaël Douzebranches à parler de balais.

- Elle nous rejoindra, dit Aileen en remarquant son regard. Allez viens avant de faire une crise d'hypoglycémie.

- Tu crois qu'on aura de la tarte au chocolat en dessert ? Dit Liam.

- Ou au citron, ajouta Julian par réflexe.

Il ne savait pas pourquoi il s'était senti obligé de préciser cela. Sûrement à cause du souvenir de James Potter il y a deux en train d'en réclamer à McGonagall sur le ton de la révolution, affirmant qu'il entamerait une grève de la faim si les elfes ne les remettaient pas au menu. Matthew avait manqué de s'étouffer de rire.

- Je pense que vous aurez plus que sucre que nécessaire, les garçons, pas d'inquiétude, affirma Aileen en s'asseyant à leur table de la veille. Oh tiens ! Voilà le courrier !

Julian leva la tête. Des dizaines de hiboux et de chouettes venaient de s'engouffrer par les fenêtres en ogive et hululaient dans une cacophonie immense. Les battements d'ailes résonnaient contre les murs en pierre. Partout où il posait les yeux, Julian voyait des tâches de couleurs se brouiller à mesure que les volatiles piquaient vers leur destinateur. Il fut surpris de voir un hibou grand-duc venir se poser près de lui. D'un geste presque cérémonieux, il lui tendit sa patte à laquelle une lettre recommandée était nouée avec un fil rouge.

- C'est un courrier international, l'informa Aileen. D'Angleterre sûrement ? (Elle s'écarta brusquement et Julian sursauta) Oh Liam ! Qu'est-ce que c'est que ça ?

Sur leur table, un corbeau aux plumes noires de jais venait de se poser. Le nom de Liam était inscrit sur l'enveloppe qu'il transportait. Celui-ci fronça les sourcils.

- Bizarre, marmonna-t-il.

Le temps qu'il se saisisse de la lettre, le corbeau s'envola à nouveau. Peu passionné par le courrier mystère de Liam, Julian se concentra sur le sien. Il ne parvient pas à réprimer un sourire en reconnaissant l'écriture brouillonne de Matthew Bones. Ça ne faisait que quelques jours, mais son meilleur ami lui manquait plus qu'il ne l'avait réalisé. Sans attendre, il fit sauter le sceau qui scellait l'enveloppe.

Julian,

Je m'étais dit que j'attendrais au moins une semaine avant de t'écrire, mais tu me connais je n'ai jamais été très doué pour tenir mes résolutions. En vérité, je suis en plein milieu d'un cours de Binns et je meurs d'ennui. Je crois que Hanna s'est endormie. Maintenant que tu n'es plus là pour prendre des notes pour nous, je ne sais pas trop comment on va faire. Peut-être qu'Adrian Connelly a gardé les siennes de l'année dernière. Il faudra que je lui demande.

D'ailleurs, je voulais t'annoncer la nouvelle : j'ai été nommé capitaine ! Adrian a refusé le poste à cause de ses ASPIC et McGonagall m'a donné l'insigne hier. Tu aurais dû la voir. Son chignon était plus strict que d'habitude et elle m'a dit qu'elle espérait que je lui remettrai le trophée en fin d'année. Je crois qu'elle ne s'est pas encore remise de la victoire de Serpentard l'année dernière. Comme si c'était de ma faute si Mary McDonald s'est pris un cognard et que Regulus Black ait réussi à attraper le vif d'or à la dernière seconde. Heureusement qu'il n'est plus là lui d'ailleurs. Enfin, peu importe. J'essaye de mettre en place une stratégie et j'ai retrouvé les carnets que Potter a laissé dans le bureau des capitaines. Avec ça, on devrait pouvoir au moins battre Serdaigle au premier match. Je te vois déjà faire la tête, mais avoue-le : votre équipe n'a vraiment pas le niveau. Je te raconterai le match en détails, promis. En plus, mes parents m'ont offert à un nouveau balai et une nouvelle paire de gants de gardien pour l'occasion. Hanna ne l'avouera jamais, mais elle est jalouse.

En parlant de Hanna... Je sais bien que ton déménagement était un peu précipité, mais tu devrais vraiment lui envoyer une lettre et lui donner des nouvelles. Elle est perdue et ne sait pas trop si elle doit te contacter ou non. Sérieusement, je ne juge pas, je sais que ça ne doit pas être facile d'être sur deux continents, mais parle-lui...

Tu nous manques vraiment à tous les deux. Voilà, je l'ai dit. Apprécie ce moment parce que je ne le dirai plus. Je ne dis pas que je n'aime pas être plus souvent avec Hanna, mais elle ne joue pas aussi bien au scrabble que toi et surtout elle n'est pas « mon binôme de choc » en Potions. On a presque fait exploser notre chaudron hier. Heureusement que Slughorn m'adore. Enfin, il adore mon nom de famille. Il m'a mis un A alors que la potion ne ressemblait à rien et a donné un D à Hanna. Comme si on n'était pas deux à avoir réaliser ce fichu philtre de paix. Elle refuse d'aller voir Flitwick pour dénoncer cette injustice criante parce qu'elle a peur que ma note baisse. Enfin, tu connais Hanna.

Au-delà de nos déboires en Potions, je voulais surtout te demander comment ça se passait pour toi. La famille de ta mère ? Ilvermorny ? Les américains ? Raconte-moi tout ! Et oublies pas, je peux t'envoyer du thé dès que tu en as besoin.

Réponds-moi vite !

Matthew

PS : Je ne sais pas trop pourquoi, mais ma mère te passe le bonjour et demande de tes nouvelles et surtout si la famille de ta mère te traite bien... ? Je lui transmettrai ta réponse, ne prends pas la peine de lui écrire à elle, ça serait bizarre.

La poitrine comprimé, Julian sourit devant le ton direct, empressé, et si vif de Matthew. Il visualisait presque le regard noir que Hanna avait dû lui lancer quand leur chaudron avait manqué d'exploser. Hanna n'avait de toute façon jamais brillé en Potions. Elle adorait l'Astronomie et l'Arithmancie, voire les Sortilèges, mais manipuler des ingrédients pour les transformer en élixir, en philtre, ou en potions n'avait jamais été son fort. Ses boucles brunes lui revenaient toujours dans les yeux au moment des étapes importantes et elle avait failli se brûler une mèche en première année. Maintenant qu'il y repensait, c'était peut-être comme ça qu'ils étaient devenus amis. Il l'avait aidé à éteindre l'étincelle qui menaçait de lui brûler la tête tandis que Matthew riait aux éclats à côté.

La fin de la lettre le laissa perplexe. Il se souvint soudain de la remarque de Cassie Bones le jour où il était venu dire au revoir à Matthew : elle connaissait les Grims. Il fallait vraiment qu'il lui pose des questions.

- Donc c'était bien du courrier d'Angleterre ? S'enquit Aileen, la paume posée contre son menton.

Sa voix l'arracha à la vision de Matthew et de Hanna et il releva la tête vers elle.

- Mon meilleur ami, indiqua-t-il. Il veut savoir comment je trouve l'Amérique.

- Et alors ? Qu'est-ce que tu vas lui répondre ?

- Que c'est horrible bien sûr, répondit-il avec humour. Et que j'aurais mieux fait de m'installer au Canada !

Aileen éclata de rire.

- T'entends ça Liam ? Lança-t-elle. Le Canada est le meilleur pays ! (Un long silence suivit et elle se retourna). Liam ? Eh !

Surpris, Julian se tourna aussi vers leur ami photographe. Liam n'était jamais silencieux. Quelque chose n'allait pas. Prostré sur sa chaise, il tenait une lettre, blême. C'était celle que le corbeau venait de lui apporter. Sa main tremblait et une expression presque terrifiée s'était peinte sur son visage. Julian s'inquiéta immédiatement. D'un même mouvement, lui et Aileen se levèrent pour venir l'entourer.

- Qu'est-ce qui se passe ? Souffla-t-elle, la voix tremblante. Tu vas bien ?

Liam resta rigide sur sa chaise. Il ouvrit la bouche plusieurs fois, mais aucun mot ne franchit ses lèvres, comme si un verrou lui entravait la gorge. Aileen tendit la main et essaya de se saisir de la lettre qu'il tenait toujours. D'un coup, Liam reprit vie. Il se dégagea si vivement qu'Aileen trébucha et Julian la retint à la dernière seconde. Elle se dégagea comme s'il l'avait brûlé, haletante. Elle était aussi pâle que Liam.

- Aileen ? Tu es sûre que ça va ? S'inquiéta-t-il brusquement.

- C'est lui qui ne va pas bien ! Répliqua-t-elle d'un ton étonnement dur. Liam, donne-moi cette lettre.

- Non ! Ce n'est rien, juste ma mère qui...

- Par Morgane, ne me prends pas pour une idiote ! Tu as vu ta tête ? Juste pour une lettre de ta mère ?

Julian découvrit à cet instant un nouvel aspect de Liam : il ne savait pas mentir. Cette réalisation le prit par surprise. Il avait cru, sans doute naïvement, que Liam pouvait endosser tous les costumes et tous les masques possibles. Lui, le comique, la grande gueule. Depuis qu'il était arrivé, Liam prenait toute l'attention. Pourtant, il semblait vouloir disparaître en ce moment même et sa verve si enthousiaste l'avait quitté sans pitié.

- Laisse tomber, Aileen, protesta-t-il sans conviction. Vraiment, ça va.

- Non, ça ne va pas. Je le sens. Donne-moi-ça !

A nouveau, Liam eut un mouvement de recul et serra la lettre contre son torse.

- Julian ! Aide-moi ! S'exaspéra Aileen.

- Oh... Euh... Sérieux Liam, je pense qu'on peut t'aider sur ce coup. Qu'est-ce qu'il y a d'écrit là-dedans ?

Quel talent d'éloquence, pensa-t-il, énervé contre lui-même. Visiblement, Aileen partageait son avis car elle fit voler ses cheveux roux en tournant la tête pour le fusiller du regard.

- C'est ridicule, s'entêta-t-elle. Il y a clairement quelque chose qui ne va pas. Laisse-nous voir, Cooper, bon sang !

- Je ne peux pas...

- Quoi ?

- Je ne peux pas, répéta Liam plus fort, les traits déformés par une émotion indéchiffrable.

- Pourquoi ?

Liam déglutit. Son corps paraissait saturé d'une énergie malsaine qui le dévorait de l'intérieur.

- Je ne peux pas...

- Bien sûr que si, dit Aileen, soudain plus douce. Donne-moi juste la lettre, on va résoudre ça ensemble.

- C'est juste sûrement une blague cruelle, vraiment laisse tomber...

- Liam... Arrête.

Le regard d'Aileen se fit perçant et Julian fut soulager de ne pas être celui sur lequel elle le posait avec tant d'intensité. Son moment de faiblesse avait l'air d'être passé, même si elle demeurait bien trop pâle sous les lumières de sort. Etonnement, leur crise se concentrait à leur table. Autour d'eux, les autres élèves n'avaient rien remarqué et continuaient à déjeuner et ouvrir leur courrier.

Soudain, les épaules de Liam s'affaissèrent. Défait, il hocha la tête et leur fit signe d'approcher. Julian se précipita à sa gauche. Sur la simple page que son ami tenait à la main, ce n'était pas une écriture à la plume qui s'étalait... Il sentit son ventre se contracter. Plusieurs lettres de tailles et de couleurs différentes, clairement découpées dans plusieurs journaux, formaient des phrases inégales et distordues :

J'ai Emilia

Serre n°4 demain minuit

N'en parles à personne


********************************************************

Verdict ? ^^ L'intrigue commence à se mettre en place, ça y est !

Eléments tirés du canon/Pottermore :

Aucun je crois pour ce chapitre... L'organisation des clubs est mon idée, même si évidemment je reprends des choses comme le Quodpot ou je m'inspire du système américain.

Prochain post : Chapitre 10 - Mercredi 6 janvier

***********************************************************

J'en profites en dernier pour vous dire que j'ai posté plein de nouveaux aesthetics sur Instagram, n'hésitez pas à aller y jeter un oeil si vous aimer Le jeu de la dame, les Percy Jackson/Héros de l'Olympe/Travaux d'Apollon ou encore Anne with an E !

Le lien : https://www.instagram.com/annabethfan15/

Sinon, je me suis aussi lancée dans une nouvelle forme de création: l'éditing vidéo. Mon premier montage est disponible sur ma chaîne Youtube (j'ai dépassé les 100 vues j'étais contente, c'est pour vous dire haha! je fais vraiment ça pour m'amuser). Si vous avez aimé Le jeu de la reine/The Queen's Gambit et plus particulièrement Beth et Benny, voici ma vidéo sur eux :

Le lien : https://www.youtube.com/watch?v=HywjzVYIvwg
cochyo

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Re: L'héritage d'Ilvermorny [Harry Potter]

Message par cochyo »

Super chapitre !
J’ai hâte de voire comment ça va se dérouler.
mythik

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Re: L'héritage d'Ilvermorny [Harry Potter]

Message par mythik »

Coucou !

Super chapitre, j'ai adoré le bazar organisé des clubs ! Ca change vraiment de Poudlard où c'est toujours très... solennel (surtout grâce à McGo ^^).
Petite discussion avec Noah <3 Et le mystère de la disparition d'Emilia... Oh que ça va être intéressant !!
(Sinon, on peut avoir le récap de qui est dans quelle maison / année stp ?)

Bonnes fêtes et bisous !
annabethfan

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Re: L'héritage d'Ilvermorny [Harry Potter]

Message par annabethfan »

mythik a écrit : sam. 26 déc., 2020 8:01 pm Coucou !

Super chapitre, j'ai adoré le bazar organisé des clubs ! Ca change vraiment de Poudlard où c'est toujours très... solennel (surtout grâce à McGo ^^).
Petite discussion avec Noah <3 Et le mystère de la disparition d'Emilia... Oh que ça va être intéressant !!
(Sinon, on peut avoir le récap de qui est dans quelle maison / année stp ?)

Bonnes fêtes et bisous !
Rohh j'ai encore oublié le récap :roll: :lol: Je vous fais ça pour le 1er janvier avec une surprise ! :D
PtiteCitrouille

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Re: L'héritage d'Ilvermorny [Harry Potter]

Message par PtiteCitrouille »

Yo!
La lumière crue de début septembre
me demande ce que c'est la lumière cuite du coup
la hauteur du soleil indiquait clairement qu'il avait dormi plus que prévu
tiens, on parlait de mettre du soi dans nos persos, avoue la marmotte qui vit en toi émerge ici
un fourmillement familier dans ses doigts. Il aurait aimé dessiner Emilia, tenter de saisir ce regard
dude, tu vas pas dessiner tout le monde non plus :lol:

juste, tu dis qu'Emilia a disparu un 14 juillet, puis tu dis que le lendemain du 4/5 juillet, sa mère a signalé sa disparition. M'est avis que ça a fait ça dans ta tête:
" elle va disparaître le jour de la fête nationale. le 14 juillet donc."
*écrit écrit écrit*
"wait, je suis bête, après avoir parlé de NY comme capitale au lieu de Washington, voilà que je me plante sur la date de la fête nationale! le 14, c'est en France, faut faire le 4 pour les USA!"
*oublie de changer le début de l'article*
La clé au cœur du mystère, celle qui permettait d'ouvrir la porte des révélations.
depuis quand un journal verse dans la lyrisme ? :lol:
welp, cette fascination de la communauté est MORBIDE (elle me fait trop rire l'expression "cultiver son jardin secret" genre je vois Emilia en train de jardiner en sifflotant et en planter des bégonias de mensonges arrosés de l'eau du pipeau :lol: )
La disparition de cette jeune fille née Non-Maj' trouverait-elle un écho avec la situation que connaît la Grande Bretagne depuis un an ? (...) confirmer ou infirmer une telle hypothèse.
les américains, devant la disparition d'Emilia: c'EsT lEs CoMmUniStEs
Dans sa vision, les feux d'artifice déchiraient le ciel d'été et les cheveux pâles d'Emilia flottaient dans son dos. Elle regardait par-dessus son épaule, angoissée, avant d'accélérer le pas
lui aussi il est voyant?
Noah Douzebranches
héhéhéhéhé
- A onze heures ?
juge pas, il a le droit d'aimer dormir aussi :lol:
Ah oui... La mère patrie, dit-il avec sarcasme
roh là làààà, mais Julian il a rien demandé et ça va partir en fight "on déteste les british nous on est indépendants des british" arrrrrrrgghhhhheuuuu (si tu veux un cours en accéléré sur la relation USA/Uk et USA/Europe appelle moi :lol: )
« Merlin ». J'aime bien, ça fait pittoresque.
je m'étais demandée s'il comprenait
- Mais elle n'est pas américaine, protesta Julian.
bah après Julian, les USA sont à la base une Nation construite de plein de nations alors bon :lol:

Eh mais le Noah il a fait une sacré explication sur Morgane, et après c'est Julian "l'intello" ? :lol:
J'aime que Julian n'hésite pas à défendre Liam (aussi agaçant soit-il)
mais celui-ci lui barra soudain le passage.
"avec ses bras musculeux, et Julian se sentit déglutir en remontant ses yeux le long de ces biceps..." pardon j'arrête :lol:
mais celui-ci lui barra soudain le passage.
bah tu le sais déjà ptit génie vu que t'as dit qu'il valait mieux pas que Liam le voit lire l'article
Bravo, tu t'intègres bien !
je ne sens aaaabsolument pas le sarcasme dans sa voix
n'empêche il attaque beaucoup, Julian a raison d'essayer de se mettre à jour, n'importe qui le ferait. Mais du coup ça montre que ça met Noah en rogne toute cette fascination générale, et donc il est touché par la disparition d'Emilia, sûrement de par le lien qui l'unissait à Liam

C'est suuuuper intriguant cette histoire d'Emilia qui change complètement de personnalité, ça doit être tellement perturbant
- Seulement les meilleurs. (Il marqua une pause et ajouta). Ne lui dis pas que j'ai dit ça.
lapsus révélateur haha

Bien rattrapé Julian avec la journée de recrutement (c'est trop cool d'ailleurs ça, je l'avais faite pour le sport en Irlande, ils mettent tout en œuvre pour t'attirer hahaha)
Julian se contraignit à ne pas se retourner vers Noah et garda les yeux fixés devant lui
c'est ça, joue la garçon inatteignable, il te courra après plus tard 8-) 8-) 8-) 8-) (comment ça, il s'en fout juste de Noah pour l'instant ?)
« Club d'Astronomie : visez les étoiles ! »
j'adore le slogan :lol: :lol: mais à chaque fois que je le lis, je chante "viser la luuuune ça me fait pas peuuur"
J'écris les articles, tu fais la photographie, María s'occupe de l'impression.
HEUUUU
alors, je fais partie d'un journal et je peux t'assurer que UNE SEULE personne qui gère les articles, c'est strictement impossible, t'as pas de vie sinon, surtout avec les études :lol: :lol:
- Et la rubrique caricature et dessins ? Ça fait un moment qu'on n'a personne...
TIENS DONC on se demande qui va prendre ce poste
D'ailleurs trop triste que Noah ait lâché. Genre c'est un peu dégueulasse quand même (bon ok, y a eu une dispute aussi, ça aurait fait awkward de rester) EHHHH mais ça veut dire qu'ils ont cette occupation en commun héhéhé 8-)
ça va se finir en grosse caricature de profs cette affaire
Les profs, les cours, les élèves, ça pouvait être n'importe quoi. Et ça plaisait vraiment !
Julian il va finir la cible de tous ceux qui apprécient pas d'être dessinés hahaha
- De l'aquarelle, corrigea-t-il.

- C'est pareil.
NON C'EST PAS PAREIL
j'aime trop Julian "nooon mais je dessine pas tant que çaaaaa" "il fait de la peinture!" "CETTE FOIS CA VA TROP LOIN CHARLOTTE, C'EST DE L'AQUARELLE"
- Si tu le veux, modéra Aileen. Mais oui, ça serait génial.
"parce que tu apporterais une sacré touche à notre journal, et on gagnerait en abonnés. Si tu nous rejoins pas, on va finir par couler donc l'avenir du journal repose un peu sur tes épaules. Surtout que tu sais et aimes dessiner, donc ne pas nous rejoindre ça serait un peu vexant. Mais ben sûr, c'est toi qui choisis" :lol:
une énorme boîte à crayons remplie de pastels, de fusain, de mille couleurs..
des fusains de mille couleurs...? ou la boîte est remplie de mille couleurs ? parce que le fusain c'est noir (comme mon âme) :lol:
Je le dis et le redis, mais je suis in love avec le côté artistique de Julian, cette sensibilité, cette façon qu'il a de voir les choses par l'art
Raphaël Douzebranches
encore un, mais ils sont partout :lol: :lol:

En vrai Charlotte aurait tellement pu réformer le Quidditch des américains, mais d'un autre côté ça te permettra de pas te répéter sur un sport que l'on connaît déjà, et ça nous fera découvrir autre chose de ton invention
- On te prend quand même !
le mec est désespéré
- Allez le plus vite possible, répondit-il sans réfléchir.
la Formule 1 don ? :lol: (Julian il va falloir qu'il lâche la bride envers sa sœur, il va l'étouffer avec sa surprotection)
On n'aura peut-être même pas besoin de toi pour tous les numéros.
le mec est utile donc, mais pas trop :lol: (ou t'as juste la flemme de bosser tous les numéros du journal :lol: ) Ca promet d'être cool le club de duel ! Vas y Julian, montre aux ricains comment les english se battent!
- Ou au citron, ajouta Julian par réflexe.
Marion :lol: :lol: :lol:
réclamer à McGonagall sur le ton de la révolution
REVOLUTIOOOON (tous mordus de lustucru placement de produits oups)
les fenêtres en ogive
toi, t'as découvert ce mot "ogive" pour décrire les fenêtres, maintenant tu le mets partout :lol: :lol:
les carnets que Potter a laissé dans le bureau des capitaines
James a rédigé des stratégies sur des carnets ??? Effet Lily Evans ça
Sérieusement, je ne juge pas, je sais que ça ne doit pas être facile d'être sur deux continents, mais parle-lui...
bah, si, tu peux juger, Julian a pas été futé là :lol: il l'a ghostée quoi
- Donc c'était bien du courrier d'Angleterre ? S'enquit Aileen, la paume posée contre son menton.
comment elle insiste, c'est parce qu'elle a pas reçu de lettres qu'elle cherche à tout connaître de celles des autres :lol: :lol:
- Oh... Euh... Sérieux Liam, je pense qu'on peut t'aider sur ce coup. Qu'est-ce qu'il y a d'écrit là-dedans ?
"ouais, d'abord... heu... soit cool hein... ouais ouais..." :lol: :lol: :lol:
N'en parles à personne
il a pas parlé... il a montré, nuance

c'était étrange cette histoire de Liam figé qui semble pas pouvoir respirer, et les gens autour qui capte rien mais pourtant Julian et Aileen si
Mais du coup l'action commeeeeence j 'ai trop hâte !! C'était un très bon chapitre, toujours aussi frustrant de ne pas avoir la suite maintenant :cry:
Bisouuus
Charmimnachirachiva

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Re: L'héritage d'Ilvermorny [Harry Potter]

Message par Charmimnachirachiva »

Hello !
J'adore ces deux derniers chapitres !!!
Le moment de la confrontation avec Noah était un pur délice 8-) 8-) . Et d'ailleurs je suis certaine que c'était lui qui était le dessinateur du Journal. Et j'ai hâte de savoir pourquoi Liam et Noah se sont disputés.
Le mystère Emilia Cooper : on sent que c'est beaucoup plus complexe que ça n'en n'a l'air (entre son changement de comportement subit et le message...) Au fait, j'ai trop de peine pour Liam, c'est horrible :cry: :cry: en plus de recevoir un message comme ça...
Et j'aime bien aussi les camarades de chambre de Juju (il faut bien que je le case quelque part :lol: ). Enjorlas me tue et les taxes pour les élèves étrangers c'est vraiment dégeulasse.
Une dernière chose : j'adore Charly et le fait qu'elle essaye de s'émanciper et tout et tout... sa relation avec son frère est magnifique.
Sinon tu nous donnes plein de questions sans réponses et c'est super frustrant mais c'est bien parce que ça donne envie de connaitre la suite !
Quetzalbleu

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Re: L'héritage d'Ilvermorny [Harry Potter]

Message par Quetzalbleu »

annabethfan a écrit : dim. 13 sept., 2020 7:03 pm Bonjour à tous, Hello hello, ça fait longtemps :mrgreen: J'arrive en retard mais j'avais envie de véritablement commenter chaque chapitre, et comme je suis incapable d'organiser mes idées, je quote, c'est partiiii

Je suis ravie de vous retrouver avec cette nouvelle histoire. Ou peut-être de vous rencontrer. Je suppose que la plupart d'entre vous aura déjà lu Au temps des Maraudeurs cette fanfic ♥ avant de venir ici, mais ce n'est pas obligatoire et ça me fait très plaisir que vous ayez pris la peine de donner une chance à cette fanfiction plus originale.

Vous vous demandez en effet sûrement dans quoi je vous embarque ! Ce que je vous propose est simple : traverser l'Atlantique et découvrir le monde sorcier américain OUAAAAIIIIS CHANGEMENT DE PAYSAGE, ça va être ma première ff HP hors du Royaume-Uni si je ne me trompe pas :3. Si les Animaux Fantastiques ont déjà posé les bases j'aimerais juste déclarer mon amour pour Norbert et pour Eddie Redmayne, voilou maintenant c'est fait (just grrr) (bref) :mrgreen: :mrgreen: :mrgreen: , mon ambition est d'écrire sur Ilvermorny, l'école de sorcellerie américaine. Le but sera d'aborder ce nouveau monde, si familier et déroutant à la fois, à travers les yeux d'un personnage original : Julian Shelton. Plusieurs thèmes seront ainsi explorés, comme les relations familiales compliquées, le manque du pays natal, la guerre des sorciers, l'homosexualité et les sentiments naissants ça s'annonce déjà très prometteur, j'ai hâte :geek: . L'intrigue sera fortement liée à l'histoire américaine sorcière qui aura d'ailleurs une grande place dans le récit j'adore lire une histoire et savoir que j'apprends en même temps (nerdy me...), donc je suis super contente de voir qu'on aura des éléments historiques + que des thèmes aussi intéressants seront évoqués ! ;'), et la situation contemporaine en Angleterre ne sera pas oubliée pour autant car elle aura aussi son rôle.

Autre point à savoir (et qui en ravira certains j'en suis sûre), vous retrouverez au fil du récit des éléments et des personnages apparus dans Au temps des Maraudeurs, mais aussi dans Ombres et Poussières de Perripuce merdouille nom d'une citrouille je suis en retard, il faut que je me rattrape. C'est un peu un univers partagé que nous avons mis en place donc il y aurait quelques clins d'œil et références. Rien d'extrême, mais nous avons trouvé ça sympathique.

J'ai conscience que cette histoire est moins "familière" que celle de ATDM puisque vous veniez en sachant déjà ce que alliez plus ou moins y trouver oui, mais c'est justement ce qui va me motiver à lire cette ff je pense, j'ai parfois l'impression de lire le même truc recyclé, et j'ai terriblement besoin d'innovation en général (c'est d'ailleurs ce qui fait que j'arrive moins à lire ces temps-ci... mais bref) DONC PASSONS CE RACONTAGE DE VIE, (conclusion :arrow: ) j'ai hâââte hihi :lol: :mrgreen: . Ici, ma marge de manœuvre est bien plus large et j'espère vraiment réussir à vous embarquer dans cette histoire qui me tient à cœur. Comme d'habitude, n'hésitez pas à me donner votre avis, ça me fait toujours plaisir et ça me permet de progresser ! je suis sûre que ça sera incroyable, comme d'habitude hehe

Pour la liste des prévenus, il suffit de laisser un commentaire ou de m'envoyer un message sur mon mur, je me ferai un plaisir de vous y ajouter. Le forum est un peu mort en ce moment, mais j'espère vraiment voir du monde revenir un peu :lol:

Liste des prévenus :

https://booknode.com/goto-username/elohane
https://booknode.com/goto-username/Charmimnachirachiva
https://booknode.com/goto-username/Mimie99
https://booknode.com/goto-username/mythik
https://booknode.com/goto-username/MelleChachow
https://booknode.com/goto-username/Bff47
https://booknode.com/Alanna2_2813163


Sans plus attendre, je vous souhaite une bonne lecture ! :D


L'héritage d'Ilvermorny
Tome 1 : La baguette de Salazar Serpentard
que qu'est-ce que- baguette? mon cerveau va exploser sous les théories :shock: Et la mention d'un "tome 1"... il y en aura donc plusieurs mh? tant mieux pour moi, ça me fera plus de nourriture pour mon cerveau affamé de lecture :mrgreen: :ugeek:

Couvertures Fanfictions.jpg

Prologue : La fin d'une ère

« Il n'y a pas de fin. Il n'y a pas de début. Il n'y a que la passion infinie de la vie » magnifique citation, mais du coup ce n'est pas paradoxal avec le titre du prologue? :mrgreen: :mrgreen: c'est peut-être volontaire... hum hum... (bruit de réflexion) (mon cerveau se met doucement en route, ça fait depuis mes partiels que j'ai pas réfléchi haha :lol: )

- Frederico Fellini -


// 18 Janvier 1963 // alors j'ai essayé de situer avec le calendrier HP, mais je me souviens de rien, juste que c'est avant la naissance de Harry :lol: :lol:

- Est-ce que tu veux que... que je prévienne ta sœur ? Ton frère ? Ou tes parents ?

Aurélia Shelton ne parvint pas à détacher les yeux du nouveau-né UN BEBE, je sens qu'il va avoir une destinée incroyable :mrgreen: :geek: dans ses bras et les mots de son mari se réduisirent à un murmure dans son esprit épuisé. Tout son corps la faisait souffrir, comme si elle avait tenté de jeter un sort particulièrement puissant et qu'elle tentait désormais de reprendre son souffle. UNE SORCIERE (mdr dit celle qui lit une fanfic harry potter)

- Non, murmura-t-elle. Non...

- Ou Leonidas... ? mince alors, j'adore ce prénom

- Non, s'il te plaît. ah. relations familiales chaleureuses à ce que je vois :ppp (tbh same)

Elle secouait la tête une fois de plus, incapable d'accorder son attention à la personne qu'elle pensait la plus importante dans sa vie il y a encore quelques heures. Contre son sein, le bébé s'agita et elle le contempla, fascinée, déplier ses doigts avant de les refermer en un minuscule poing. "omg les bébés ça bouge"

- Il est si petit, dit-elle dans un souffle. Tu veux le tenir ?

- Moi ?

- Non, rit-elle, Dumbledore. Il est derrière la porte. Oui toi, Ethan ! C'est ton fils. j'y ai cru :? dumby i miss u

- Mon fils... répéta-t-il.

Dans sa voix, elle entendit toute l'incrédulité que cette perspective engendrait chez lui. Elle savait qu'il avait du mal à prendre conscience de ce que cet enfant impliquait, ce petit être concret si éloigné de son univers théorique, de ses grimoires et de ses études de sortilèges confrère intello, bonjour (nan je suis juste une asociale qui aime lire, pas une érudite, faut que j'arrête de confondre les deux :lol: ). Elle était tombée amoureuse d'Ethan pour ce regard unique sur le monde, même si à cet instant elle ne pouvait pas s'empêcher d'éprouver une certaine déception face au fait qu'il ne partage pas son émerveillement, même si elle était certaine qu'il viendrait. Ethan avait souvent un temps de retard en ce qui concernait les émotions. j'espère qu'il sera quand même un bon père... soyons positifs

Avant qu'il puisse rassembler le courage de tendre les bras pour prendre le nouveau-né, la porte de la chambre s'ouvrit. La sage-femme qui l'avait aidé à accoucher moins d'une demi-heure plus tôt entra en souriant.

- Ah les Shelton ! donc ils sont mariés (je rassemble les petits morceaux d'information oui) Comment ça se passe ? Tout va bien ?

- Fatiguée, avoua Aurélia. tu as le droit :lol:

- C'est normal ! Vous venez de donner naissance à un beau petit bonhomme ! Je reviens pour lui, est-ce qu'il a un prénom ?

- Justement... On hésite encore. J'avais choisi Charlotte pour une fille, mais pour un garçon...

- Vous avez besoin de réfléchir, compléta la sage-femme, compréhensive. Je comprends. Je repasserai demain matin, mais il faudra me donner une réponse. En attendant, essayez de vous reposer, il est déjà presque 3h. Vous avez besoin de quelque chose ?

- Je suppose que vous n'avez pas de jus de citrouille ? Plaisanta-t-elle. ok, c'est définitivement une sorcière :lol:

- A la cafétéria, si...

Ethan se redressa et remonta précipitamment ses lunettes à monture écaille.

- J'y vais ! Dit-il. Je vais t'en chercher, ma chérie.

Il était déjà presque hors de la chambre. Elle n'eut pas le cœur de lui dire qu'elle pouvait très bien boire de l'eau et se laissa aller contre l'oreiller qui soutenait son corps douloureux. Le bébé émit un bruit, mais ne se réveilla pas.

- Il est très beau en tout cas, commenta la sage-femme. Encore félicitations.

- Merci...

- On se voit demain pour le prénom donc ?

- Oui, promis. J'aurais trouvé.

La sage-femme lui rendit son sourire et commença à se diriger vers la porte. La main sur la poignée, elle se retourna brusquement.

- Oh Merlin on est dans un hôpital sorcier je suppose?, j'allais oublier, s'exclama-t-elle en plongeant la main dans la poche de sa blouse. Un hibou a déposé cette lettre pour vous tout à l'heure à notre service courrier j'ai pas reçu ma lettre d'admission à Poudlard à 11 ans mais je veux toujours un hibou. Tenez.

D'un bras, Aurélia se saisit de l'enveloppe et la garda suspendue dans la main. La sage-femme mit une seconde à se rendre compte du problème.

- Vous voulez que je le mette dans son berceau ? Proposa-t-elle. Je peux le mettre juste à côté de vous.

- Oui... merci. Faites attention.

Dès que la remarque quitta ses lèvres, elle se trouva idiote. C'était évident qu'une sage-femme savait tenir un bébé. Cette dernière ne parut pas lui en tenir rigueur et se contenta de sourire en soulevant son fils d'un geste expert pour le mettre dans le petit couffin bleu à sa droite. Aussitôt, le petit lit se mit à bercer tout seul. c'est de la magie ou c'est aussi le cas dans la réalité ? j'y connais rien :lol:

- Et voilà ! A tout à l'heure, Mrs Shelton. Reposez-vous !

Cette fois-ci, elle quitta la chambre sans se retourner, sûrement pour continuer sa tournée nocturne. Aurélia resta plusieurs secondes à contempler son bébé, allongé sur le dos les poings serrés au niveau de sa tête, et tenta d'occulter le sentiment de manque qui montait en elle maintenant qu'il n'était plus dans ses bras.

La sensation du papier contre sa peau lui rappela la lettre dans sa main et elle détourna finalement le regard. L'enveloppe n'était pas en papier normal, mais en parchemin ancien. Ce n'était donc pas Jeanne, la mère d'Ethan, qui lui écrivait une moldue?. Il faudrait d'ailleurs qu'ils pensent à l'appeler dès le matin pour lui annoncer l'accouchement au moins la belle famille a l'air sympa :mrgreen: :lol: . Sa belle-mère habitait à plus de trois heures de Londres, à la campagne, et n'avait pas pu faire le déplacement. Il fallait dire que les contractions étaient arrivées par surprise, à plus d'une semaine du terme annoncé, et ni elle ni Ethan n'avaient été prêts ce soir ou n'avaient pensé à téléphoner à leurs proches.

Sur le coin de l'enveloppe, le cachet indiquait qu'elle provenait des Etats-Unis. Aurélia sentit son cœur s'emballer. oh. oh

Elle n'avait gardé contact avec personne dans son pays natal. natal (addition aux théories: check) Ni sa famille, ni ses amis. Quand elle avait obtenu son diplôme d'Ilvermorny en 1952 donc elle a environ 28-29 ans, elle s'était exilée à l'autre bout du pays, en Californie, le plus loin possible de New York et de lui. Elle y était restée deux ans, puis le Ministère anglais lui avait offert une place aux archives historiques. Sans réfléchir, elle avait sauté dans un avion pour la première fois de sa vie et avait quitté les Etats-Unis. Tout avait été dépaysant en Angleterre. Le vocabulaire, les institutions, la nourriture, les accents l'accent britannique en général >>>>. Par Morgane, beaucoup trop d'accents. Et en février 1956, par un jour d'hiver pluvieux, elle avait rencontré Ethan à un congrès de chercheurs. Il n'était pas ce qu'elle avait imaginé quand elle rêvait au sorcier charmant enfant. Ethan et ses lunettes écailles détonnaient partout, il paraissait plus comprendre les textes anciens dans les grimoires que les émotions humaines, mais il avait trouvé en elle un ancrage dans la réalité comme elle avait trouvé en lui une autre vision du monde. Il l'avait compris et avait vu au-delà de la façade de la jolie femme blonde américaine qui lui valaient souvent des regards grivois d'hommes en costume au bureau. Elle avait enfin eu l'impression de trouver sa place dans son pays d'adoption.

Les mains tremblantes, Aurélia retourna l'enveloppe. Instantanément, elle reconnut le sceau qui la scellait et, cette fois, son cœur dévala dans sa poitrine. Trois corbeaux en plein envol. Les Grims Sinitros en anglais... ça m'a l'air joyeux. Son esprit songea d'abord à son père. Il était le seul qui avait pris sa défense quand leur famille s'était déchirée et était le seul susceptible de lui écrire. Puis elle songea à son cousin Leonidas. Malgré leur un an d'écart, elle s'était toujours bien entendu avec lui. Elle l'avait vu grandir, devenir un adolescent réservé mais brillant, et elle savait qu'il venait tout juste d'obtenir une promotion à l'Ambassade de Londres. Peut-être qu'il lui écrivait pour prendre de ses nouvelles après le nouvel an passé ensemble alors que son ventre l'empêchait presque de se relever seule. Elle pourrait lui présenter son fils tout juste né.

Délicatement, elle fit céder le sceau et sortit la lettre. Cette fois, ce fut son ventre qui se contracta, comme s'il tentait d'avaler son cœur qui avait dévalé une seconde auparavant. L'écriture n'était pas celle de son père, ni celle de Leonidas. C'était celle de Cordelia.

Ma petite sœur,

J'espère que tu recevras cette lettre en Angleterre et que tu ne la jetteras pas au feu avant de la lire déjà si agréable. Tu dois sûrement te demander si Ronan m'a demandé de t'écrire, mais la décision vient de moi seule, il n'est pas au courant. J'espère qu'un jour tu reconnaîtras quel grand homme il est néanmoins. je suppose qu'elle ne l'a jamais accepté dans la famille...?

A vrai dire, je t'écris car la nouvelle m'est parvenue par Barenne qui est-tu que tu étais enceinte. Je trouve ça assez hypocrite ABADAKOR tout de suite les grands mots de ta part de lui annoncer à lui et non à ta propre famille, surtout que tu devrais lui reprocher les mêmes choses qu'à moi, tu ne crois pas ? Après tout, lui aussi était là ce soir-là. bon, ça sent la soirée traumatisante et la soeur antipatique

Mais qu'importe. Je voulais t'adresser mes félicitations ça n'a pas l'air de venir du coeur en tous cas, même s'il est sans doute un peu tard. Je ne sais pas de combien de mois tu étais enceinte, j'espère que ma lettre est encore d'actualité. J'avoue avoir été surprise malgré tout. Nous n'avons même pas rencontré ton mari. Ce n'est pas parce que tu considères le mien comme « un fou fanatique » (tes mots, si tu te rappelles bien le jour où tu as claqué la porte) ça sent le mari aux croyances particulières que j'en ferai de même. Il est né Non-Maj' c'est bien cela ? je vois le type de famille c'est bon :?

Enfin, ma lettre a un autre but. Je voulais faire ce que tu n'as pas fait et te l'annoncer moi-même. Ronan et moi attendons un enfant. Ou plutôt des enfants. Des jumeaux. Je viens de passer les trois mois. J'espère que tu reviendras nous voir à leur naissance.

Donne-nous des nouvelles. c'est sûr que ta lettre donne tellement envie d'y répondre ♥

Cordelia


Aurélia relut la lettre à deux reprises, médusée par ce ton passif-agressif. Du Cordelia dans toute sa splendeur. La remarque sur Ethan et son statut de né-moldu piquait plus que le reste. Les préjugés des vieilles familles sang-purs avaient la vie dure, elle le savait pour y avoir grandi, mais Cordelia n'avait vraiment aucune retenu. Elle n'arrivait pas à croire qu'elle ait osé mentionner Ronan et... ce soir-là.

Rien que d'y repenser, elle fut saisie de nausée. Derrière ses paupières, l'image de ses mains couvertes de sang oh s'imprima. Instinctivement, elle porta la main à sa gorge et toucha son collier dont l'horloge incrustée dans le pendentif ne fonctionnait plus depuis cette nuit fatale. un sort qui l'aurait abimé? ou simplement de la violence physique non-magique? :geek:

« - Il est mort ! Il est mort ! AH

- Tais-toi par Morgane ! Tais-toi ! On doit le faire, Heather qui êtes-vous ! Sinon ils sauront !

Son poing se crispa autour de la lettre.

- Aurélia, aide-moi.

Elle luta contre les larmes.

- Le sang... le sang veut pas partir... je suis saisie d'angoisse rien qu'en lisant ça... wow

- Arrête !
»

Brusquement, la porte de la chambre se rouvrit et les échos des voix du passé s'évanouirent. Aurélia, glacée par le souvenir d'une peur vieille de treize ans, cacha la lettre sous les couvertures précipitamment. Ce n'était qu'Ethan, une bouteille entière de jus de citrouille dans les mains.

- Je t'en ai pris une bouteille, je ne savais pas si tu en voulais beaucoup ou... commença-t-il à expliquer avant de s'interrompre, sourcils froncés. Tu te sens bien, ma chérie ? Tu... tu es toute pâle. Tu veux que j'aille chercher un médicomage ?

Le souffle court, Aurélia se força à sourire, sincèrement touchée par son attention et son inquiétude. Elle secoua la tête.

- Ce n'est rien, mentit-elle. Juste le contre-coup de l'accouchement.

- Oh... Oui, j'ai lu que ça pouvait arriver.

- Evidemment que tu as lu sur le sujet, s'amusa-t-elle.

Ethan lui sourit, embarrassé, et vint se poser sur le lit à côté d'elle. Ils observèrent leur fils.

- Tu as raison... Il est minuscule...

- Hum hum... acquiesça-t-elle, épuisée.

- Et pour le prénom... ?

- Oui ?

- Je crois que j'ai une idée...

Étonnée, elle reporta son attention sur son mari. Ce n'était pas son genre de prendre ce type de décision et elle l'encouragea en prenant sa main dans la sienne.

- Julian, proposa-t-il. Je... j'aime bien ce prénom... Aucun grand chercheur ne l'a porté phrase de chercheur ça, c'est vrai, mais un des hommes qui s'est battu avec mon père pendant la guerre – celle des moldus – s'appelait Julian et l'a sauvé pendant un bombardement. Je pensais... enfin la symbolique était belle...

- Julian Shelton, essaya-t-elle à voix haute. Oui... j'aime beaucoup. moi aussi :p

Comme si le bébé avait compris qu'on parlait de lui, il ouvrit ses grands yeux. Aurélia sourit, la poitrine comprimée par l'émotion. Elle se rappela les mots qu'avait prononcé sa mère, il y a longtemps, un jour où elles parlaient de la maternité. « Quand j'ai t'ai eu, toi, ta sœur et ton frère ; j'ai su que c'était terminé. Le jour où j'ai donné la vie, je suis morte. Je n'étais plus que mère ». Adolescente, elle avait trouvé la vision de sa mère dramatique et antiféministe. Aujourd'hui, dans la même position, elle comprenait enfin ce qu'elle avait voulu dire. Elle aimait cet enfant à en mourir.j'espère que ça n'annonce aucun destin tragique :oops:

- Bienvenue dans ce monde, Julian, chuchota-t-elle. Bienvenue dans ce nouveau monde. bienvenuuue :3

Prochain post : Chapitre 1 - Mercredi 16 septembre 2020
l'histoire s'annonce très prometteuse en tous cas, je vais sûrement la lire lentement à cause de mes lectures à côté, mais j'ai hâte de découvrir la suite !
elohane

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Re: L'héritage d'Ilvermorny [Harry Potter]

Message par elohane »

Trop bien ! J'ai hâte d'être le 6 Janvier - pour ce nouveau chapitre.
J'aime beaucoup Noah, je suis sure qu'il en pince déjà pour Julian !!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!
Mais il cache singulièrement quelque chose, de même que Liam... Bravo, continue comme ça, j'adore !!!
Comme tous le monde en fait...
Ta PDP est magnifique.
Vivement le prochain !
Ah oui : La lettre de Matthew est trop belle ^^
Quetzalbleu

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Re: L'héritage d'Ilvermorny [Harry Potter]

Message par Quetzalbleu »

Me voilà de retouur, je ne vais pas quote mais plutôt commenter en même temps, ça sera moins long^^ :mrgreen: (attention, ce commentaire va être bor-dé-lique) (j’ai commenté le 1er chapitre après ma lecture et le reste au fil de ma lecture donc c’est le bazar :lol: )
Alors, comme je m’y attendais, j’ai adoré le chapitre 1. Je découvre vraiment en même temps que les personnages l’univers et le fonctionnement d’Ilvermorny, et ça me fascine (bref imagine un gif avec quelqu’un ayant des étoiles dans les yeux :arrow: c’est moi). Charlotte et Julian sont/étaient Poufsouffle et Serdaigle et c’est encore une fois une chose très rafraichissante, ça colle bien à leur caractère (qui est très bien écrit :p) et ça les rend plutôt singuliers dans la masse des fanfictions hp^^ Sinon j’ai eu les frissons en les voyant parler des Maraudeurs, qu’est-ce que je les aime mince – je trouve que la contextualisation a été super bien faite (qui était à l’école avec eux, les évènements liés à Voldemort à cette époque qui les impactent personnellement – d’ailleurs j’aurais aimé ne pas avoir deviné que leur mère allait mourir :oops: ), bref, pareil pour la description des évènements politico-historiques liés au monde magique aux USA, j’adore, ça rend les choses si réelles… (donnez-moi ma lettre d’acceptation à Poudlard bon sang, ou n’importe quelle autre école de magie par pitié). Voilou voilou, encore une fanfiction qui commence très (très très) bien – maintenant go lire le 2e chapitre (oui, je suis en train de taper mon commentaire sur un document word pour rassembler toutes mes premières impressions/théories à chaque chapitre ;p :ugeek: )



Chapitre 2 : brrr des références et moi qui est toujours en retard sur mes lectures ;; promis, je me rattrape sur cette ff et je cours lire celle de Perripuce après :mrgreen:
Ah lala, les déménagements (je hais les déménagements etc., et puis comme je plane H24 j’ai toujours l’impression d’oublier la moitié quand je fais ma valise, marre :x ) D’ailleurs il faudrait vraiment que je repasse des tests de répartition à Poudlard parce que j’ai plus l’impression d’être Poufsouffle que Serpentarde… help – en tous cas Charlotte m’a l’air suuper sympa, elle a l’âge de ma petite sœur en plus haha (oui ce n’est qu’un personnage de fiction ok mais euh bah on s’en fiche)
personne ne savait si la situation n'empirerait pas d'ici le mois de décembre.
… ahem. Les années jusqu’à 1981, quelle époque incroyable (je m’étouffe presque sous l’ironie). En tous cas Julian m’a l’air de beaucoup prendre sur lui pour ne pas montrer l’effet que ce déménagement à sur lui… peut-être qu’il veut rester fort devant Charlotte en tant que grand-frère et figure rassurante, ou tout simplement pour se rassurer lui-même en ne cédant pas au stress, je ne sais pas. Il a l’air d’être la figure parentale à la place de son père… Ethan réveille-toi mince. Et wait, Mary McDonald ça me dit quelque chose… c’était pas l’amie de Lily ? :geek:
Une boule chauffée à blanc au creux de la gorge, il lutta contre les larmes. Il en avait assez de pleurer dès que son souvenir venait lui hanter l'esprit.
A ce rythme-là il va juste finir par exploser ;( il a beaucoup trop de pression et d’émotions négatives dans sa vie, j’espère qu’il va se trouver de super amis à Ilvermorny pour le soutenir, il en aurait bien besoin.

Amelia Bones, B. Tourdesac, Maugrey… que de souvenirs
Kevin Mells était un Gryffondor un peu plus âgé que lui qui avait été renvoyé de Poudlard il y a trois ans
pourquoi est-ce que j’ai l’impression que ça fait partie des clins d’œil… mh mh :shock:
Alors comme ça Matthew est un Bones… (je dis ça comme si j’avais compris une info capitale alors que je suis paumée mais chut :mrgreen: ) D’ailleurs si ça peut réconforter Matthew, on a pas besoin d’être roux pour rougir comme pas possible en été, tu peux aussi tout simplement être Breton x) :mrgreen: :lol: (avec les tâches de rousseur et tout yknow)
- Si on doit attendre le Ministère, c'est sûr, ricana Matthew sans joie. Heureusement que certains font quelque chose.
WAIT A MINUTE IL EST DANS L’ORDRE DU PHENIX ???? ET ON PARLE DES PREWETT ??? TANT DE REFERENCES ??????
- Dumbledore, chuchota Matthew et le nom sonna comme une promesse, un secret empli d'espoir. On dit qu'il a rassemblé des gens, fondé une sorte de groupe de résistance.
je défaillis, toutes ces références à HP me rendent beaucoup trop nostalgique, je me suis toujours pas remise de mon crush sur Sirius en plus help
- Reviens pas avec l'accent américain, dit-il finalement, un sourire en coin accroché aux lèvres.
j’espère qu’il reviendra un jour et que Matthew sera toujours là… (je ne suis pas allée me renseigner sur si oui ou non tu as inventé son personnage, donc je suis dans le flou total) { :!: retour après avoir lu les chapitres suivants et OUI il est inventé, d'ailleurs je t'autorise à me gronder si je prends trop de temps à lire la ff de Perripuce :lol: )

UNE REFERENCE A LILY JE VAIS CHIALER BYE
- Oui, pardon. Je ne m'attendais pas à... enfin disons que je connais les Grims.
cette famille est si populaire dis donc… je vois d’ici les enfants imbuvables :roll:



Chapitre 3 :
// 1er septembre 1979 //
rentrée J-2 LET’S GOOOO
C'était lui qui avait dû s'occuper des cartons, de sa sœur, de jeter les sortilèges de protection autour de la maison de grand-mère Jeanne avec la baguette de son père en espérant que le Ministère n'y regarde pas de trop près.
bon, sérieusement les pères non présents, peu importe la raison, ça me soûle vraiment. Julian n’a que 17 ans (environ) et donne déjà l’impression de porter toute la famille. Qu’on apaise un peu tout ce poids sur ses épaules non d’une citrouille
New York était autant le symbole d'un pays démesuré que Londres était un témoignage de l'histoire d'un pays qui l'avait été.
c’est beau
et les couples de Poudlard, comme James Potter et Lily Evans, deux septième année qui avait fini leurs études il y a un an et sur qui il n'aurait pourtant pas misé au départ.
j’ai les petites larmichettes j’avoue. Leur histoire… est de celles que l’on n'oublie jamais
Pendant des siècles, les sorciers avaient vécu aux quatre coins du pays, dans des espaces éclatés. Ils avaient été longtemps persécutés et traqués aussi bien par les moldus, dont les procès de Salem était le symbole, que par d'autres sorciers corrompus qui pourchassaient leurs semblables pour l'appât du gain, les Ratisseurs.
je lis et j’apprends (des grands fans de ségrégation ces américains dis donc :mrgreen: :roll: )
les aiguilles étaient restées bloquées sur 23h48.
je retiens
- Je ne sais pas, Lottie, soupira-t-il finalement. Compte les arbres.
j’allais dire que les portables ça existe, mais non en fait (oops) :lol: :lol:
La famille du corbeau ne voyait pas d'un très bon bec cette amitié, mais il la tolérait.
une histoire entre les Grims (corbeaux ?) et une autre famille donc... intéressant.. Et ce symbole magique, ça serait potentiellement la baguette de Serpentard ? et cette utilisation de « accourir », c’est pour souligner la référence à une véritable histoire – avec des humains ? j’essaie de construire des théories mais ce n’est pas très fructueux x) {retour ici après après avoir lu la suite :arrow: je disais tout ça comme si j'avais réfléchi à fond alors que c'était évident :lol: )
Il fallait faire passer la mort du puma pour un accident...
on parle donc de cette fameuse soirée et de ce « il » qui est mort… « Heather » et les autres (Cordélia, Aurélia… et Ronan ?? non.) ont donc camouflé sa mort… Les frères corbeaux (j’ai pas assez de mecs dans mon calcul ça me perturbe), le rouge-gorge et le perroquet… {retour :arrow: que quelqu'un dise à la Bleuène du passé que Leo existe :roll: } JE REFLECHIS TROP AAAARGH – ET J’ARRIVE PAS A TROUVER AURELIA DANS CES ANIMAUX, la description aurait plutôt été qu’elle serait partie loin non ? Et ce perroquet aux couleurs chatoyantes… une personne rousse peut-être ? Aurélia était blonde si je me trompe pas. + une personne/un homme fort qui est mort… moi être perdue. En tous cas, il serait mort en essayant d’accéder à un objet magique surpuissant (baguette de Serpentard ???)
En tous cas, mon petit doigt me dit que Julian (RRulianne ? Jülian ? :lol: :mrgreen: ) et sa sœur vont percer cette énigme…

UNE MAISON COMME LE 12 SQUARE GRIMMAURD
Elle avait de longs cheveux bruns, un nez retroussé parsemé de quelques tâches de rousseurs, et le teint pâle. MAIS TU ME DECRIS LA Elle les gratifia d'un regard presque moqueur. Do i like you or not
- Bienvenue dans la famille la plus dysfonctionnel d'Amérique, les accueillit-t-elle.
Elle a l’air pleine d’ironie et conscience des défauts de sa famille, j’espère qu’on va bien l’aimer :mrgreen: Un bonne petite serpentarde potentiellement très sympathique (comme bibi) :lol:



Chapitre 4 (on avance lentement mais on avance) (j’en suis à 2 pages word omg désolééée) :
plusieurs peintures le dévisageaient ouvertement, l'air surpris ou consterné.
ah bah c’est chaleureux
Il en avait marre d'être toujours celui qui faisait le premier pas et qui brisait la glace parce que son père était incapable d'interagir avec le monde.
OUI VAS-Y MON COCO REVOLTE-TOIIII, je peux même t’apprendre si tu veux hehe :mrgreen: :mrgreen:

Saranna, Aurélia, Théodora… on aime les A à ce que je vois x)
notre ancêtre glorieux et bien-aimé.
Le ton de Théodora dégoulinait de sarcasm
okay c’est bon je l’adore déjà – j’espère vraiment vraiment que je ne vais pas le regretter, mais en tous cas elle pourrait faire un personnage principal incroyable
- S'il vous plait : Isadora. Je pense que « grand-mère » serait un peu précipité pour vous comme pour moi. Mais je suis ravie que vous ayez pu venir avant votre rentrée à Ilvermorny. Cela faisait longtemps que j'attendais de vous rencontrer. Vraiment.
bon pareil, j’espère que son personnage sera sympathique :p (mais Aurélia l’ignorait donc… :? )
Aurélia n'aurait jamais dû partir, ce n'est qu'un juste retour des choses à leur place.
mouais d’accord non… -- mais vu son émotion après ça en parlant du portrait d’Aurélia, je suppose qu’elle peut toujours être une bonne grand-mère, quoiqu’exigeante et plutôt conservatrice… ? :geek:

Okay, donc les frères et sœur = Robert, Cordélia et Aurélia… j’ai toujours pas mes frères corbeaux (ou alors « frère » ne veut pas dire 2 garçons ? hum). Mais on peut supposer que Cordélia est le perroquet, avec sa chevelure aubrun…

Théodora, un peu « sauvage de prime ». i love it (pitié PITIE faites qu’elle soit un personnage avec beaucoup de profondeur qui ne sera pas une simple garce à l’école – mais bon j’en doute – PITIE)
J’ai trop hâte de lire la description de Ilvermorny, j’ai TROP HATE
- Oh non, aucun, c'était juste pour situer le contexte. Pas d'inquiétude, on n'a rien contre les Non-Maj' ici du moment qu'ils nous laissent tranquille. Et un sorcier est un sorcier, pas vrai ?
Etrangement, Julian n'avait pas l'impression que son cousin mentait. Isadora elle-même avait eu un comportement tout à fait normal vis-à-vis de son père. Il supposa que toutes les familles sang-pur n'étaient pas les mêmes.
bon, pour l’instant je le trouve plutôt sympathique, mais je me méfie, surtout après ces dernières pensées. :ugeek:

Ooh, Archer a une copine secrète x)

Je viens juste de réaliser que « Morgane » c’est leur « Merlin » à eux:/ ça fait 15min que je pense que c’est un personnage j’ai honte :lol: :lol:

LEONIDAS ! ça avait l’air d’être la personne que Aurélia voulait le moins éviter (même si elle le faisait quand même… ?)
- Comment est-ce que je pourrais ne pas l'avoir ? Sans toi, elle serait peut-être là ce soir avec nous.
ouch Cordélia, ouch. Je vois que tout le monde en veut encore à tout le monde. Par contre c’est quand que RRulian et Charly font le lien entre leur conte et la réalité ?? :roll:
Et donc Léonidas serait la personne qu’Aurélia tenait le moins coupable de la tragédie… un des corbeaux ? {note du futur : bah oui active tes neurones c'est EVIDENT)
- Le Quidditch, répondit-elle sans réfléchir.
- Le quoi ? Chuchota Théa.
PARDOOOOOON ?????? THEA TU ME DECOIS, heureusement que Léo connaît ses références
Okay, sinon les américains collent bien à leurs préjugés en se sachant pas ce qui se passe autre part x) (y a des gens qui meurent Théa). « Des gens sont morts non ? » oh non ;( Si les conflits étaient aussi faciles ils se solderaient tous en un instant Archer.

Je retiens Lysandra aussi :p



Chapitre 5 : (merci pour ces chapitres aussi bien écrits et pour leur longueur d’ailleurs !)
// 3 septembre 1979 //
C’EST LA RENTREEEEE – J’AI TROP HATE DE TOUT DECOUVRIR
Le train qui part à 13h aux USA et 11h en GB… vive les grasses mat américaines :ugeek:
la sensation gênée qu'il éprouvait dès qu'il se faisait servir par la créature.
moi quand je suis au restaurant/bar et que j’ai envie de débarrasser moi-même mon plat comme au self alors que NON des gens sont payés pour ça (bon en l’occurrence les elfes ne sont pas payés, eux, mais bon *clown face*) :mrgreen: :roll:

WAIT UNE DILIGENCE ???? je sens qu’il y a un truc magique là-dedans, du style elle va se téléporter ou être invisible, quelque chose comme ça. :geek:

Avoir un oncle ambassadeur, le rêve (t’es prioritaire presque partout niveau administratif yay) :P
- Après, c'est une tradition qu'il convint de garder vivante dans les mémoires. Viens avec moi, Julian, je vais te montrer.
je suis trop curieuse de voir leur arbre généalogique pour avoir pitié de RRulian j’avoue x) :lol:
J’attends avec impatience d’en découvrir plus sur l’amitié de Leo et Aurélia sinon, même si elle a fini plutôt tragiquement…
- Et je viens de perdre ma sœur, rétorqua-t-elle d'un ton tranchant. Si tu crois que ce genre de choses est facile...
Elle s'interrompit brusquement. A côté de lui, Julian sentit Leonidas se tendre.
- Tu me dis ça à moi ? S'étrangla Théa. Tu oses me dire ça à moi ?
et mince, je suppose qu’elle a aussi perdu quelqu’un de cher de son côté… En tous cas la relation mère-fille a l’air compliquée (en partie à cause de cet évènement tragique peut-être ?) et ce n’est jamais facile à vivre…
Les problèmes avec les regrets, c'est qu'ils nous hantent longtemps.
c’est beau. Et vrai. J’espère que les membres de la famille arriveront un jour à communiquer à nouveau, naturellement, en acceptant le passé et en se débarrassant des regrets. Pour qu’il n’y ai plus cette tension toxique entre eux… la famille a honnêtement l’air d’être aussi intéressante que potentiellement attachante
C'est comme ça qu'on a appris votre naissance à ta sœur et à toi.
c’est. Trop. Stylé :shock:
C'est mon grand-père Edward – le grand-père de ta mère aussi en fait – qui a raccourci le nom pour qu'il sonne moins allemand pendant la première guerre mondiale.
:geek: l’insertion de ce genre de logique historique dans une fiction, j’adore (avec le rappel du changement de nom de la famille royale en plus, mwouah ♥)
Ce genre de sortilège était aussi complexe que puissant et Julian laissa ses mains parcourir le livre pour sentir la magie qui circulait dedans. C'était comme un léger picotement au bout de ses doigts qu'il ne sentait qu'en se concentrant avec force. Il avait toujours été fasciné par les sortilèges et les strates de la magie qui pouvaient donner vie à des enchantements incroyables. Flitwick, son directeur de maison, lui disait souvent qu'il pourrait envisager une carrière de chercheur ou de Briseur de sorts s'il voulait.
je suis contente d’en découvrir plus sur les sortilèges et qu’on ait un personnage qui ne rêve pas de devenir Auror, ça change x) :mrgreen:
- Croupton ? S'étouffa-t-il. Comme Bartemius Croupton ? Celui de la Justice au Ministère ?
ah lala, les Croupton… je me demande s’ils joueront un rôle dans l’histoire :geek:
Je savais que l'absence de son père lui pesait malgré tout et c'est moi qui lui ait fait remonter l'allée jusqu'à l'autel. Elle était magnifique.
ce genre de souvenir mémorable ♥ leur amitié avait l’air magnifique, mais elle a sûrement tellement voulu se détacher de la famille et de son traumatisme qu’elle s’est éloignée de lui au passage… c’est triste mais compréhensible :|
Je n'oublierais jamais la date. 10 avril 1968. Le Chemin de Traverse était envahi par des manifestations. Il y avait des émeutes sang-purs partout pour protester contre les marches en faveur des droits des cracmols. Eugenia Jenkins qui était Ministre à l'époque faisait des déclarations quotidiennes.
de l’histoire du monde magique (petit lien avec 1968 version moldu ?) youpii :D
- Théophilius était le frère jumeau de Théa, dit Leonidas. Il est mort d'une maladie infantile, une dragoncelle sévère. Il avait cinq ans... J'ai annoncé la nouvelle à ta mère moi-même. Elle ne l'avait jamais vu, mais c'était son neveu. C'est la seule lettre qu'elle a envoyé à Cordelia après son départ.
j’ai eu une baisse de tension brutale en lisant la nouvelle, wow. Ceci explique donc cela :shock:
Le père de Théa ? Pourquoi est-ce qu'il a été effacé ? Et pourquoi il n'y a pas la date... enfin pourquoi il n'y a que la date de naissance de ma mère ?
mystère mystère, les théories fourmillent dans mon cerveau :p :ugeek: :ugeek:

Léonidas en mode parrain me donne des vibes de Sirius, je suis nostalgique tout d’un coup
- Mon père, dit-il précipitamment. Tu pourrais garder un œil sur lui ? Il est parfois absorbé par son travail et... c'est bien de lui rappeler de temps en temps que le monde réel existe aussi, surtout depuis...
je crois que ces phrases viennent juste inconsciemment de déclencher ce fameux attachement inconditionnel envers un personnage. Julian traverse tellement de choses et malgré tout il pense tout de même aux autres avant lui, et je le respecte pour ça
Y A UNE POTTER DANS L’ARBRE (remarque c’est logique puisque c’était une famille de SP) + flashbacks sur LAF avec les Goldstein :3
- Clin d'oeil à la véritable Coupe du Monde de football en 1954 qui a bien vu s'affronter l'Allemagne et la Hongrie avec la victoire des premiers (comme toujours). J'ai transposé au Quidditch comme clin d'oeil !
tu es incroyable x)



Chapitre 6 : (je fais ce commentaire sur plusieurs jours, à mon rythme – on est en vacances donc zen x) – bref là c’est le nouvel an donc bonne année à quiconque lira ça ♥) BREF zest repartii :mrgreen: :mrgreen: :mrgreen:

Zéphyr et Borée, on voit le lien familial x)
- Ah ! Encore la mystérieuse inconnue, lui chuchota-t-il. Je suis curieux de savoir qui elle peut être.
c’est drôle à lire mais quand ça t’arrive dans la réalité, ces remarques inecessantes, c’est à s’en fracasser la tête sur les murs :roll:
- Non, miss Charlotte, insistait l'elfe. Tikky peut le faire, Tikky doit le faire !
TIKKY NON, aie un instinct de survie et un peu d’amour propre mince ;; (pauvre petit chou victime des normes de la société ;(()
Un grand fiacre aux portes dorées, orné de fioritures alambiquées, était garé juste dans l'allée. A la place du coché, Tikky était déjà en place et tenait les rennes attelés à deux créatures. Julian cligna des yeux, perplexe. Il n'en avait jamais vu de pareilles. Elles auraient pu passé pour deux chevaux bruns ordinaires si deux grandes ailes argentées ne sortaient pas de leurs omoplates. Les plumes des ailes, épaisses et brillantes, rayonnaient sous le soleil de septembre.
je suis éblouie. Des Ethonans donc ? ça me donne envie de lire LAF (ce que je n’ai toujours pas fait, oups) Et invisibilité JE LE SAVAIS (bon ok c’était logique mais j’aime m’auto-congratuler :lol: :mrgreen: )
- Des inconscients, maugréa-t-elle. Le MACUSA va devoir sévir à cause de gens comme ça !
broh, mais non c’est drôle laisse :roll: – mais ok, vu la chasse aux sorcières etc c’est normal qu’ils soient plus exigeants aux USA avec la discrétion

Otis Clavis a l’air trop gentil, et hop je l’adopte, ça va être mon Hagrid américain idc
Et la cabine s'ébranla, entamant sa descente. Avant que le sol ne les avale, Julian vit Otis accueillir une nouvelle famille, tout sourire. Il réprima l'envie de faire remonter l'ascenseur dès que la lumière de la surface disparut. Il n'était pas particulièrement claustrophobe, mais il n'arrivait pas à se débarrasser d'un certain sentiment d'étouffement. Heureusement, la descente ne dura pas longtemps et les grilles s'ouvrirent à nouveau dans un « ding » sonore.
- Le Sous-Quai ! Annonça une voix féminine depuis le plafond.
le quai 9 ¾ version américaine, je suis fan 8-)
- Non, notre quai n'est pas caché sous terre comme un trou à rat, rétorqua-t-elle.
OUI CHARLY C’EST BIEN FAIS-LUI RAVALER SES MOTS – et pourquoi je me sens aussi patriotique envers une tradition de foncer dans un mur moi :lol:
La locomotive, légèrement arrondie et sans cheminée, était plus moderne que celle du Poudlard Express. De couleur bleu nuit, un ruban de peinture rouge cramoisie partait de part et d'autre de la vitre conducteur pour venir courir le long des flans du train. Le toit en métal argenté scintillait sous la lumière des lampes à huile. D'une certaine manière, le train ressemblait à un van Volkswagen près à traverser le pays, les fleurs du summer of love en moins, le prestige éducatif en plus.
on dirait l’allégorie de l’école privée (je sais pas si ça a un sens mais bref je me comprends :lol: )
Julian allait se remettre en marche, mais la porte sur sa droite s'ouvrit brusquement et une fille manqua de le percuter en voulant sortir. Il leva les bras instinctivement pour la maintenir à distance avant qu'elle ne lui rentre dedans et elle trébucha contre lui, emportée par son élan.
deux personnes qui se foncent presque (ou totalement) dedans = future nouvelle amitié incroyable, c’est partii :mrgreen: – Aileen McCallum, enchantée (par contre son histoire de pote Représentant me fait me demander si ça ne serait pas Archer… et elle serait donc l’amie secrète ? mh) {note du futur : j'avais tord ;((}
- On en a une, répondit-elle, mais elle n'est pas homologuée parmi les onze écoles magiques reconnues par le Conseil Mondial de la Magie donc le diplôme canadien n'est pas valable partout. Mes parents ont préféré m'envoyer à Ilvermorny.
*prends des notes* (d’ailleurs la référence à Cuba juste après :p)

Wait donc c’est Aileen la représentante et je m’emmêle juste les pinceaux ? je suis perdue. D’ailleurs j’adore déjà Liam, mais je suppose qu’il ne sera pas dans la même maison que nos deux Shelton vu sa personnalité de Gryffondor {j'avais AUSSI tord :mrgreen: que de rebondissements dans cette histoire}
Dans l'encadrement se trouvaient Théa avec une fille blonde au carré le plus parfait qu'il eut jamais vu et un garçon aux boucles noires. Il y eut un moment de flottement étrange puis Liam se râcla la gorge.
- Tiens, la clique royale. Quel honneur !
Son ton dégoulinait de sarcasme.
AH. Moi qui voulaient qu’ils se rapprochent de Théa… mais du coup ça permet un développement de personnage et ça on aime x)

Oh non, une autre perte… viens faire un câlin Liam. Au passage malgré la tension entre les deux groupes ça montre qu’ils ne s’entendent pas si mal que ça (pas en mode Serp et Griffondor classiques quoi) puisque ce genre de parole a été prononcé… ? (HS : j’aime pas mes phrases, je perds mes mots en permanence ça m’énerve:/) – nevermind j’ai lu la suite et c’est parce qu’ils ont été potes :roll:

En tout cas la curiosité typique des Serdaigles de RRulian se fait bien sentir dans ce chapitre x) :lol:
Emilia est arrivée chez nous à neuf ans, j'en avais sept.
une disparition liée à son passé… ?
Fin du chapitre et je dois dire que ton travail d’invention est impressionnant, chaque élément du monde magique est plausible et arrive naturellement, comme s’il avait été inventé par JK Rowling. Tu réussis à me faire plonger dans l’histoire et à me faire tout oublier autour de moi :p :ugeek: ;)



Chapitre 7 : j’ai envie de lire la suite mais je n’ai plus le courage de commenter, je le ferai demain (ce qui ne changera rien puisque je vais tout envoyer en même temps dans mon commentaire, mais je semble être incapable d’arrêter de raconter ma vie :mrgreen: ) (j’ai trop envie de continuer mais il est 2h et je dois me lever tôt – càd avant 11h – demain help) (c’est bon je me tais :lol: )
BREF me revoilà – alors déjà Greylock village et vallée aux Pixies sont des noms magnifiques voilou :mrgreen:
- Trop bien, souffla Charlotte.
encore une fois elle me paraît plus Griffondor que Poufsouffle x) :geek:

Otis à la chaumière, soigneur de licornes… love it
- Arrête de t'inquiéter, dit-elle. Tu stress depuis qu'on s'est rentrés dedans dans le train, je le vois. Ta sœur va bien et tout va bien se passer.
on a enfin trouvé au moins une personne pour épauler RRulian, je suis joie :cry:
Juste devant lui se tenait une rangée d'énormes montgolfières colorées, prêtes à s'envoler.
NAAAAN TROP BIEN :shock:
- Non, on a des calèches qui avancent toutes seules. Hehe, comme quoi tu ne sais pas tout sur ton ancienne école mon grand x)
Pour Aileen, les calèches devaient être aussi folkloriques que les montgolfières l'étaient pour lui car elle se tourna vers lui, surprise.
- Va falloir que tu me racontes tout, c'est génial Poudlard !
ELLE EST TROP SYMPA ET ENJOUEE ETC JE L’AIME :lol:

Les sorciers américains semblent un peu trop aimer la hauteur et les moyens de transport volants à mon goût, mon derrière d’acrophobe va juste rester sagement à Poudlard et ne jamais mettre un pied à Ilvermorny, sorry not sorry (je pense que Juju pense comme moi d’ailleurs :mrgreen: :lol: )
- Et nous on va mourir d'ennui parce qu'on l'a entendu quatre fois déjà, renchérit Liam.
Attend je viens de réaliser que nos deux compères sont en 5e année ( ?), mission « trouver à RRulian des potes de son âge » : go {TORD j'avais TOOOORD}
Et j'ai été élue par les élèves de sixièmes années !
je pense que j’aurais personnellement plus de chance de devenir Préfète à Poudlard en plaisant aux profs plutôt qu’à Ilvermorny où ça ne base largement sur la popularité :lol: :roll:
Il mit une seconde à faire le lien dans son esprit, mais il comprit soudain pourquoi Aileen lui semblait familière : elle lui faisait penser à Lily Evans, la Préfète-en-Chef de Poudlard il y a deux ans. Physiquement, elles n'avaient en commun que leurs cheveux roux – et encore, ceux de Lily Evans étaient plus lisses et plus foncés – mais elles irradiaient la même énergie bienveillante.
WAIT A MINUTE IS THIS A SIGN?? Nvm je prends tout comme un signe de toute façon, mais tu serais pas en train de nous dire qu’elles ont un lien de parenté uhm ? :geek: :geek:
Du coin de l'œil, il vit Charlotte lever les mains, l'air de dire « vous voyez, un intello ! ».
t’inquiète RRulianou, on prend ça comme un compliment nous 8-)
Serpent Cornu qui représente l'esprit des érudits, Puckwoodgenie qui incarne le cœur des guérisseurs, Oiseau Tonnerre qui symbolise l'âme des aventuriers, et enfin Womatou qui accueille les corps des guerriers.
je devrais voir s’il y a des tests de répartition pour ces maisons, après honnêtement je pense que je finirais soit à Serpent Cornu, soit à Puckwoodgenie
En parlant des dortoirs justement, vous le verrez, mais vous ne serez pas rassemblés par maison. Nous encourageons l'interaction entre tous les étudiants et pour cette raison que les dortoirs sont composés d'un élève par maison.
c’est une super idée, bien meilleure que le système de Poudlard pour éviter les tensions entre maisons :p
Même si l'idée lui paraissait étrange après quatre ans passés à Poudlard
attends je pensais qu’il était en 7e année… je m’embrouille encore ? {OUI}
Si une statue désire voir l'élève rejoindre sa maison, elle s'animera. Vous n'aurez qu'à vous placer alors derrière la statue de votre nouvelle maison. Il arrive que plusieurs statut s'anime car certains présentent des qualités diverses. La décision vous appartiendra donc, le choix sera vôtre.
la notion de choix et de consentement, toujours très précieuse :3 (bref juju chez les Serpents Cornus, c’était une évidence :lol: )
Charly a fait le bon choix en tous cas, Oiseau Tonnerre (et Gryffondor en parallèle) lui correspondent bien



Chapitre 8 (plus que deux, fiou) :
Je suis toujours aussi paumée mais on va essayer de s’y retrouver : Aileen et Liam sont en 6e année donc, c’est ça ? (je pense que c’était parce que j’avais fait le lien avec Préfet & 5e année), mais par contre je suis perdue pour Charly et Julian, j’avoue… il serait en 6e année et elle en 5e ? ou 4e ? :?:
Darren Mulciber s'était même fait renvoyé temporairement et Kevin Mells avait été exclus après son attaque avortée contre Lily Evans.
*renifle* ça sent la ff de Perripuce ça :mrgreen: :mrgreen:
Non, ce n'est pas « comme ça ». Ils ne te font aucune mise en garde, tes parents ne sont pas contrôlés et c'est juste parce que tu es sang-pure. Et ça se trouve, Emilia a été enlevée à cause de ça aussi !
rancœur, rancœur…
- Enjolras, oui. C'est son cousin avec quelques degrés d'écart je crois, souffla Aileen. Et le neveu du prof de potions par extension. Il vient de la branche française de leur famille. Tu verras, il est plutôt... vindicatif. Mais dans le bon sens. L'année dernière, il a milité pendant des mois pour que les élèves étrangers payent moins de taxes à l'école.
ralala, les taxes, les USA et leurs processus compliqués etc (je dis ça mais j'habite en France bref) – un bon gars cet Enjolras, on aime la passion pour les bonnes causes ici :lol: :ugeek:
Il se rappelait encore des Maraudeurs, debout sur le banc, qui braillaient la chanson de Poudlard en imitant Célestina Moldubec ou Matthew, effronté, qui déclamait les paroles à la manière d'un poème, presque sans air musical, sous l'œil agacé de McGonagall.
pls i love them :cry:

ENJOLRAS FONTAINE HELLO

Ah, y a Noah. Youpi.



Chapitre 9 : deuxième jour à Ilvermorny, c’est partii :!:
Toute petite correction, sur la première ligne de l’article, c’est marqué qu’Emilia a disparu le 14, je suppose que c’est une faute de frappe puisque tu parles du 4 directement après :p

Emilia fascinerait donc en partie pour son regard… :geek:
La communauté britannique subit en effet le joug d'un sorcier noir au nom inconnu qui n'est pas sans rappeler l'ère de Grindelwald en son temps.
oh non
Noah Douzebranches le regardait, appuyé contre le chambranle. Il renvoyait cette nonchalance qui aurait pu paraître naturelle si elle n'était tant étudiée. D'une certaine façon, il lui rappelait Sirius Black SIRIUS à Poudlard, toujours soucieux de paraître au-dessus des autres et des critiques.
c’est en partie pour ça que j’apprécie déjà son personnage et que je pense qu’il a un véritable potentiel d’évolution. Son caractère est déjà intéressant, et il ne faut pas se limiter à ce qu’il veut laisser paraître. Maintenant, à voir :ugeek:
- L'article raconte n'importe quoi, tu sais. Que des conneries. (Il secoua la tête). C'est pour ça que Liam est énervé et que tu devrais éviter de lui montrer.
yessir, give us the truth (+ traces de soutien envers la famille de son ancien ami yep yep :3)
C'était presque terrifiant, on la reconnaissait à peine.
mh mh. T’as intérêt à enquêter pour moi Juju, je suis curieuse :lol:
elle avait juste l'air d'avoir eu une prise de conscience.
à tous les coups elle a découvert ses origines et elles étaient pures (ok peut-être que c’est trop simple) :roll:
- Seulement les meilleurs. (Il marqua une pause et ajouta). Ne lui dis pas que j'ai dit ça.
tu vois ce potentiel de reconstruction d’amitié là ? parce que je ne vois que ça, ça y est c’est mon but dans ce tome :mrgreen: . PAR CONTRE RRULIAN T’AS INTERET A T’INTERESSER A LEURS HISTOIRES PARCE QUE JE VEUX SAVOIR MOI :lol: :lol:
- Et la rubrique caricature et dessins ? Ça fait un moment qu'on n'a personne...
Juju, c’est ton moment, manifeste-toi (merci à Charly de l’avoir dénoncé puisqu’il n’allait sûrement jamais le faire :roll: )

Julian, t’es mignon mais si tu continues à materner ta sœur comme ça elle va exploser x)
Sûrement à cause du souvenir de James Potter il y a deux en train d'en réclamer à McGonagall sur le ton de la révolution, affirmant qu'il entamerait une grève de la faim si les elfes ne les remettaient pas au menu.
tu me donnes envie de re-re-relire Lily & James et ATDM stop :oops:
En vérité, je suis en plein milieu d'un cours de Binns et je meurs d'ennui.
ce stéréotype (mais réel :mrgreen: ) qui ne mourra jamais x)
On a presque fait exploser notre chaudron hier.
moi en chimie au lycée. Vraiment. On a fait une tâche sur le plafond :mrgreen:
J'ai Emilia
Serre n°4 demain minuit
N'en parles à personne
oh mon dieu
J’ai ENFIN fini, désolée pour la longueur (10 pages word…), je suis trop passionnée une fois que je commence quelque chose qui m’intéresse x) Ta fanfic est déjà géniale, j’ai hâte à la suite :3
Cazolie

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Re: L'héritage d'Ilvermorny [Harry Potter]

Message par Cazolie »

Monsieur fait du repassage donc j'en profite :mrgreen: Pour l'occasion je vais mettre mon gilet Poufsouffle tiens

Chapitre 5 c'est parti !

J'aime beaucoup cette idée de décalage sur laquelle tu commences
Soit son père dormait encore, soit il s'était remis à étudier et il ne voulait pas le déranger dans un cas comme dans l'autre.
Enfin comme il a l'air de passer son temps à étudier il doit pas oser lui parler souvent du coup haha
vêtue de sa robe au haut col en dentelle et appuyée sur sa canne en argent.
Dans ma tête, c'est Maggie Smith dans Downton Abbey :lol:

Ils ont une diligence ??
Ah je vois que je ne suis pas la seule à me poser des questions :lol:

Isadora qui fait des mystères sur la diligence, ça me donne l'impression que c'est un modèle 2.0 avec des moteurs à réaction et des lasers
Toujours en train d'essayer d'imaginer une diligence en pleine grosse pomme
Quand on ne sait pas que c'est le surnom de NY, cette phrase est très bizarre :lol: :lol:
Le cousin, marmonna Archer
A peine plus aimable que Dudley celui-ci
Les médicomages espèrent que ses poumons passeront l'hiver...
Tu veux dire les Guérimages ? (c'est bien sur ça qu'on s'est arrêté ? :lol: )

Je l'aime bien, Isadora
La perspective de rester enfermer pour apprendre par cœur les noms des membres de la famille sur plusieurs siècles ne lui paraissait pas réjouissante.
Bienvenu dans ma vie #AgregD'Histoire

What mais elle a l'air reloue Cordelia, au moins elle s'est bougée Théa
- Tu me dis ça à moi ? S'étrangla Théa. Tu oses me dire ça à moi ?
Ils ont une soeur qui est morte ??
Une main glissée dans sa poche de veston, il avait l'air plus désolé qu'autre chose.
Ce petit détail qui te pose une scène *smiley avec les yeux coeurs*
Il était anglais après tout et même la famille royale avait changé de nom pendant la guerre.
Tu m'apprends des choses !
une certaine Eugénie Perrot
Pourquoi j'ai l'impression que je suis censée connaître ça ?
A côté du nom de Leonidas, ses sourcils s'envolèrent en découvrant le nom de jeune fille de sa femme Lysandra.
Je suis trop bête j'avais pas capté :lol: Je suis vraiment à côté de la plaque

Je t'avoue que Leonidas me paraît plus sympathique chez toi que chez Perri haha
Le temps d'un récit, elle était toujours avec lui.
C'est trop beau cette phrase !
0 avril 1968. Le Chemin de Traverse était envahi par des manifestations. Il y avait des émeutes sang-purs partout pour protester contre les marches en faveur des droits des cracmols.
Hahaha j'aime trop cette idée que 68 a fait du bruit chez les Sorciers aussi !

Oh noooooooooooon c'est horrible cette histoire avec Théa (oui j'essaie de pas spoiler même si c'est moi la plus en retard :lol: ) Tu m'étonnes que ce soit pas facile, ni pour elle, ni pour Cordelia
Et donc... Il n'y a pas cent manières de le dire : elle a fait de moi ton parrain à ta naissance. Je voulais que tu le saches.
Oooooooooooooooooooooooooooooooooooooooooooooh
Tu pourrais garder un œil sur lui ? Il est parfois absorbé par son travail et... c'est bien de lui rappeler de temps en temps que le monde réel existe aussi, surtout depuis...
Ok c'est trop chou comme demande
Franchement je le dis à chaque chapitre mais j'ai hâte de voir ce que ça va donner la relation entre Julian et son père, parce que ça donne l'impression qu'ils ont besoin d'une bonne confrontation
Robert Ier et Lysandra, imaginés par Rowling et Perripuce respectivement
Rowling, Perripuce, on est dans de l'auteur de génie dans les deux cas!

C'était un super chapitre, pas du tout lourd comme tu le craignais peut-être ! COmme tu te concentres sur la généalogie assez immédiate, ça passe très bien. C'était super d'en apprendre plus sur la famille ! J'aime trop voir tout cet univers que tu as créé autour des Grims, c'est vraiment bien fait et c'est rafraîchissant de découvrir quelque chose d'aussi inédit dans les fanfics HP :D (ça vaut aussi pour vous Perri et Clem keur keur)
Cazolie

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Re: L'héritage d'Ilvermorny [Harry Potter]

Message par Cazolie »

Chapitre 6

TROP HATE DE VOIR ENFIN ILVERMORNY (ça se trouve, toujours pas en fait :lol: ) (je dis ça, mais c'est pas longuet du tout hein, tout était très intéressant et j'adore que tu aies pris le temps de tout poser correctement !)
- Avec tous les allers-retours que tu lui as ordonné de faire pour ta mystérieuse inconnue, pas étonnant !
Rah Tinder par hibou ça a l'air tellement peu pratique
Julia vérifia immédiatement que la sienne était correctement nouée
Petit changement d'identité ? :lol:
Il aurait aimé que son parrain – le mot lui faisait étrange – l'accompagne jusqu'au train.
ça me rappelle tellement Harry et Sirius, c'est trop chou

Rah c'esdt pas une diligence bionique je suis déçue
Ce sont des Ethonans, expliqua Isadora
Voilà qui est étonnant TROLOLO (on parie combien que Clem a fait cette blague ?)

Elle est trop chou Charlotte, tellement pleine de vie, je l'aime trop !
Julian observa les autres. Charlotte jouait mécaniquement avec son collier-horloge et il se retint de lui donner une énième tape sur les doigts
.... Du coup j'ai arrêté de jouer avec mes cheveux
. Il n'oubliait pas ce qu'il avait appris dans le livre généalogique, mais son réservoir de sympathie pour sa cousine commençait sérieusement à baisser
Il a pas tort, c'est pas parce qu'on a vécu des trucs durs qu'on a le droit d'être désagréable EN PERMANENCE
Le titre s'étalait en gras : La Revue du Nouveau Monde
Ah bah j'avais pas à chercher très loin
« l'affaire Emilia Cooper »
C'est Emily in Paris 50 ans plus tôt ? :lol: Nan parce qu'elle s'appelle Emily Cooper :lol:
Il avait assez vu le professeur McGonagall dans cet état face à une blague des Maraudeurs pour savoir qu'il valait mieux garder le silence
Je meurs :lol:
avant de s'engouffrer dans Grand Centra
Il faut y aller à 5h du matin et regarder le plafond parce que "les gens gâchent tout" (wink wink Clem)
Ronde et fière, l'horloge principale dominait les voyageurs et brillait de loin
Alors ça c'est une très jolie description
révélant une cabine d'ascenseur dont le plafonnier s'alluma soudain, comme si elle venait d'avoir une idée brillante.
Pouahahahah j'adore cette description :lol:

Trop cool cette idée de l'ascenseur ! Je visualise celle de Titanic, c'est à peu près ça haha ?
Isadora, surprise de se voir appelée de la sorte, mit une seconde à lui emboîter le pas
Même moi j'ai tiqué :lol: En vrai c'est cool de les voir se prendre le bec un peu, c'est plus normal comme relation qu'être juste mal à l'aise ensemble haha
La locomotive, légèrement arrondie et sans cheminée, était plus moderne que celle du Poudlard Express.
On rigole pas aux US, on a des TGV.
D'une certaine manière, le train ressemblait à un van Volkswagen près à traverser le pays, les fleurs du summer of love en moins, le prestige éducatif en plus.
T'as trop regardé Scooby-Doo :lol:
droit qu'à dix minutes avant de remonter sous peine d'une amende de cinquante Dragots.
Tu t'es inspirée de la situation actuelle ? Pas PLUS DE 3 PERSONNES DANS LES MAGASINS EN MEME TEMPS, 8M² PAR PERSONNE
D'une main gantée de dentelle, elle caressa la joue de Charlotte une seconde avant de se détourner.
Elle est coooool Isadora

J'aime bien l'au-revoir que tu décris, t'en fais pas des caisses et pourtant on sent très bien leur détresse, et comme ils sont perdus. Et j'aime trop que tu aies mentionné la place d'Ethan aussi, parce qu'on a tendance à se dire "les adultes s'en sortent" mais tu montres bien comme la situation est difficile pour lui aussi
Le train était plus grand à l'intérieur qu'à l'extérieur
DISCRET CETTE REFERENCE ANNA

Elle a l'air tellement sympa Aileen !
Bon peut-être pas l'Angleterre en ce moment...
Parce qu'ils ont un covid mutant ?
On en a une, répondit-elle, mais elle n'est pas homologuée parmi les onze écoles magiques reconnues par le Conseil Mondial de la Magie donc le diplôme canadien n'est pas valable partout. Mes parents ont préféré m'envoyer à Ilvermorny.
C'est canon ça ?
- Non ? S'exclama Liam. Sérieux ? Je suis le seul à parler normalement ici alors ?
Nan mais ça va le Ricain là :lol:
Julian n'eut pas le temps de comprendre que le flash de l'appareil l'aveugla momentanément
Ca sent la photo réussie tiens
Il est marrant Liam :lol: ça fait bizarre d'avoir quelqu'un qui plaisante comme ça après l'atmosphère chez les Grim où c'était un peu pesant haha
un garçon aux boucles noires.
SERAIT CE ????

C 'EST !!!!

Oh waouh je m'attendais pas à tant d'hostilité entre ces peersos, je pensais qu'ils étaient tous potes :lol:
Il a rencontré Othilia et il s'est mis à sortir avec elle en troisième année.
Ils sont précoces ces enfants

Oh non pauvre Emilia... C'est horrible toutes ces histoires de fratries

J'allais dire que le trajet était super court mais c'est vrai que le Massachusetts c'est pas très loin (ils sont pas partis en Californie quoi)

Bref, que de découvertes dans ce chapitre ! J'aime trop Aileen et Liam, j'attends d'en savoir plus sur Noah et Othilia ... En tout cas tu crées bien le mystère héhé
Et je me demande quel est le rapport de la disparation d'Emilia avec tout ça, parce que y a aucune chance que ce soit là juste pour le fun!

EDIT: j'ai gagné Clem avait fait la blague étonnant avant moi
annabethfan

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Re: L'héritage d'Ilvermorny [Harry Potter]

Message par annabethfan »

En retard d'une journée pour poster, as usual ^^ Désolée !

Eh on avance, on avance ! Déjà le chapitre 10 ^^ Merci à tous pour vos retours et commentaires, ça me fait trop plaisir !

Dites petite question / sondage. J'ai commencé (repris en vérité) l'écriture d'une fanfiction sur le fandom Percy Jackson/Héros de l'Olympe pendant les vacances. Genre j'ai été une fusée, j'ai écris 6 chapitres en deux semaines, ce qui ne m'étais plus arrivé depuis des années. J'attends un peu de voir comment ça évolue avant de la poster, mais je voulais savoir si parmi vous il y en avait qui aimait ce fandom ! Et si vous seriez intéressé par une fanfic sur cela ? Elle est centrée sur Lou Ellen, Connor, Nico et Will ^^ (parce que vive le Solangelo !).

Je suis en cours donc je n'ai pas le temps de répondre aux commentaires, mais petite mention pour le retour de Quetzalbleu !!! Je suis trop contente de te revoir !! :D T'es une warrior d'avoir tout rattrapé, un énorme merci c'est hyper gentil et ça m'a fait tellement plaisir *keur keur*. Vraiment ça a dû te prendre un temps fou donc merci !

Bonne lecture !

*********************************


Chapitre 10 : L'horloge sonne minuit

« Minuit sonne toujours autrement qu'une autre heure. »

- Xavier Forneret -


// 5 septembre 1979 //

Matthew,

Félicitations pour ta nomination de capitaine, tu le mérites. Meilleur gardien de Gryffondor depuis au moins dix ans. Ça me fait mal de le dire, mais Serdaigle et les autres maisons n'ont aucune chance face à vous si tu mènes l'équipe. Essaye juste de ne pas trop traumatiser tes joueurs. Ton style va sûrement trancher après le capitanat de Mary McDonald et de James Potter, mais si McGonagall t'a désigné ce n'est pas pour rien. Elle ne prendrait pas le risque de voir le trophée lui échapper, tu la connais. Attends que j'annonce la nouvelle à Lottie. Elle va être effondrée d'apprendre que Poufsouffle n'a aucune chance avant même le début de la compétition. Méfie-toi quand même de l'équipe des Serpentard, on ne sait jamais. Mcnair est un sadique avec une batte à la main. S'il te défigure, il va avoir ta mère sur le dos, et il ne sait pas ce qui l'attend. Enfin, je ne me fais pas d'inquiétude : avec Regulus Black qui n'est plus là, leur équipe n'est plus ce qu'elle était.

J'espère que tu notes mes efforts analytiques en Quidditch. En vérité, je ne fais que répéter ce que Lottie m'a dit pendant nos dix heures de vol en avion. Petit conseil : si un jour tu dois voyager pendant si longtemps avec ton frère, jette un sort de mutisme à Spencer, tu me remercieras.

En ce qui concerne l'Amérique, je ne sais même pas par quoi commencer... J'ai l'impression d'avoir basculé dans une réalité parallèle tant tout est différent et familier. C'est un peu comme la langue. Tu sais que les gens parlent anglais, mais ce n'est pas « notre » anglais. Je fais une surdose d'accents non identifiés. Je crois qu'une des filles de l'équipe de Quodpot vient de Californie et un de mes camarades de dortoir vient de l'Oregon. Ne me demande pas ce qu'est le Quodpot ni où se trouve l'Oregon précisément, je n'en ai aucune idée. C'est pour te dire à quel point j'ai le sentiment d'être perdu. Mais je te parlerai d'Ilvermorny après.

D'abord, New York et les Grims. Tout est grand. La ville, leur maison, tout. C'est dépaysant. Je pensais que votre maison à Terre-en-Lande était immense, j'ai ravisé mon jugement. Le manoir des Grims est énorme. Il ne cesse de s'agrandir par magie au fil des générations. Tu verrais ça, la magie qui maintient l'édifice est incroyable, toutes les strates doivent se superposer pour former le sortilège bâtisseur je suppose... (Tu vas encore me traiter d'intello, je sais). Enfin peu importe.

Merlin, Matt, j'aimerais que tu sois là. Je ne peux pas dire que rencontrer les Grims a été une mauvaise surprise, mais c'était étrange quand même. Isadora est celle qui m'a le plus surpris. Elle avait une attitude froide et en même temps chaleureuse. Je sais, ça ne t'aide pas beaucoup à comprendre... Ce que je veux dire, c'est qu'elle avait l'air heureuse de nous voir, mais elle ne nous connaissait pas. Elle voulait nous accueillir dignement et nous présenter une façade à chaque seconde. En fait, je crois qu'elle voyait avant tout notre mère à travers nous. Surtout Charlotte. A dire vrai, la présence de maman avait l'air d'être partout. Elle n'a jamais été aussi présente que par son absence.

Notre tante Cordelia – la sœur de ma mère – était la plus froide avec nous. Si j'ai bien compris les brides d'informations, elles se seraient disputées avant le départ de maman en Angleterre. Sa fille n'est pas mieux dans le genre. Théa est vraiment étrange, c'est peut-être celle que j'ai le plus de mal à cerner. Je ne saurais même pas comment te la décrire. Enfin, elles n'ont pas eu une vie facile, mais je te raconterai ça une autre fois... Je t'épargne aussi la rencontre avec mon cousin Archer. Il est pompeux, préfet-en-chef, et accueillant malgré tout paradoxalement.

Il faut surtout que je parle de Leonidas, le cousin de ma mère. (Si tu as du mal à suivre, je t'ai dessiné un arbre généalogique en dernière page). Avant de partir pour Ilvermorny, il m'a annoncé être mon parrain. Ça non plus, je ne sais pas encore quoi en penser. En tout cas, Leonidas a sûrement été le plus sympathique de la famille à rencontrer. Il a essayé de m'expliquer ce qu'il savait de la situation de ma mère, sans grande avancée. Personne ne veut en parler ou n'a l'air de connaître toute l'histoire. Leonidas a le mérite d'avoir l'air de vouloir nous connaître davantage, Charlotte et moi.

Ah autre chose d'étrange sinon... Accroche-toi bien. Théa et Archer ne savaient même pas qui était Tu-Sais-Qui ou les mangemorts. Tu imagines ? Quand je te dis que j'ai l'impression d'avoir basculé dans une réalité parallèle... Je ne sais pas pourquoi, mais ça m'a mis en colère. Comme si la guerre restait une réalité ignorée pour eux alors que des gens meurent de l'autre côté de l'océan. Que des gens se battent et risquent leur vie sans que personne ne le sache.

Désolée, ma lettre doit te paraître décousue. J'avoue que mes pensées sont embrouillées et je manque de sommeil. Le décalage horaire persiste, même après une semaine... Je t'écris juste avant mon cours d'Histoire de la magie, exactement comme toi, et je n'ai plus beaucoup de temps. Espérons que mon professeur sera plus vivant que Binns dans tous les sens du terme.

Je te parlerai d'Ilvermorny dans ma prochaine lettre, promis. Passe le bonjour à Hanna pour moi... Je sais que je dois lui parler, je le ferai bientôt. Quant à ta mère, j'espère avoir répondu à ses questions... Elle connait les Grims c'est ça ? Encore une chose étrange si tu veux mon avis ! Mais je ne suis plus à ça près...

Réponds-moi quand tu peux.

A bientôt,

Julian


Les doigts tâchés d'encre, Julian pesta en reposant sa plume. Être gaucher était souvent pénible lorsqu'on écrivait à la sorcière. Il regrettait les stylos à chaque rentrée scolaire. D'un œil rapide, il balaya sa lettre des yeux pour la relire et soupira en constatant qu'il peinait à retranscrire ce qu'il ressentait pour sa famille maternelle. Avec un peu de chance, Matthew le comprendrait au-delà des mots, comme à son habitude. Son meilleur ami avait beau être Gryffondor dans l'âme, foncer tête baissée et ne jamais s'arrêter, il pouvait s'avérer étonnement psychologique et perceptif quand il le voulait. Un mélange entre le caractère flamboyant de sa mère et celui de son père, véritable force tranquille.

- Tu ferais mieux de te dépêcher, le cours ne va pas tarder à commencer, le prévint Aileen.

Julian hocha la tête et glissa sa lettre dans l'enveloppe. Il était assis au deuxième rang, juste derrière Aileen et à côté de Liam. Les Serpents Cornus et les Puckwoodgenie avaient cours commun en Histoire de la magie.

- Eh Liam, penses à autre chose, ajouta-t-elle d'une voix douce. On verra ce soir pour les serres.

- Pas « on », moi.

Sa voix, ferme et éteinte à la fois, inquiéta Julian et il se tourna vers lui. Depuis hier soir, Liam paraissait l'ombre de lui-même, rongé par l'inquiétude. Julian ne pouvait pas lui reprocher. L'image des lettres découpées l'avait hanté toute la nuit et il comprenait les sentiments de Liam : s'il s'agissait de Charlotte, il se serait écroulé.

- Cooper, ne sois pas idiot, lui ordonna Aileen, autoritaire. On ne va pas te laisser y aller tout seul, ça pourrait être dangereux.

- Je continu à dire qu'on devrait en parler à un professeur ou à la directrice, plaida à nouveau Julian en baissant la voix.

Liam secoua la tête avant même qu'il n'ait terminé sa phrase.

- Hors de question ! La lettre disait que je ne devais en parler à personne et vous êtes déjà au courant. Je ne risquerai pas la vie de ma sœur encore plus ! Julian, insiste même pas. Je t'ai fait confiance, ne me le fais pas regretter en allant cafter aux profs !

Julian sentit ses joues s'embraser. Le regard de Liam lui criait de ne pas « jouer à l'intello » et il se mordit la langue pour éviter de répondre. Il n'approuvait pas, mais il ne voulait pas prendre la décision pour Liam qui lui avait révéler son secret par la force des choses et non par volonté. S'il n'avait pas été aussi perdu au moment de recevoir la lettre, Julian était persuadé qu'il ne lui aurait jamais confié ce qu'il avait reçu. Liam avait beau être amical et exubérant, ils ne se connaissaient que depuis deux jours.

- Je dis juste que ça pourrait mal tourné, argumenta-t-il. On ne sait pas qui t'a envoyé cette lettre, ni ce qu'il veut. S'il a enlevé Emilia...

- Peut-être qu'elle sera là ce soir, coupa Liam comme si les mots lui échappaient, frénétiques. Peut-être qu'il l'amènera avec lui... Il faut bien une preuve, je veux dire...

Aileen posa sur son ami un regard chargé de pitié.

- Peut-être, souffla-t-elle, mais Julian sut qu'elle n'en croyait pas un mot et pour être honnête lui non plus.

Faire entrer la disparue la plus recherchée du pays dans l'enceinte d'Ilvermorny lui paraissait impossible, voire stupide. Et l'homme ou la femme qui avait envoyé la lettre et qui détenait potentiellement Emilia ne devait pas l'être pour avoir réussi à échapper aux Aurors si longtemps.

- De toute façon, j'irai à minuit, comme prévu, s'entêta Liam. On verra bien.

- Si tu le dis...

Julian se rendit compte du ton qu'il venait d'adopter et se rattrapa en ajoutant :

- On t'accompagnera, on sera là tous les trois.

- Oui, approuva Aileen, ça ira.

Ils hochèrent la tête de concert, l'air de vouloir se convaincre, mais Liam ne les regardait pas. D'un mouvement de menton, il leur désigna la porte de la salle et indiqua en chuchotant :

- Le prof est là. On en reparle à midi.

Aussitôt, Julian reporta son attention devant lui tandis que le professeur traversait la salle pour venir se poster à son bureau, dos au tableau. Il portait un veston marron sans manches sur sa chemise blanche et arborait une barbe brune de trois jours qui lui mangeait les joues. Derrière ses lunettes noires, ses yeux se promenèrent sur la classe et Julian crut un instant que son regard s'arrêta sur lui plus longtemps que les autres. Sans doute parce qu'il était nouveau. Les mains à plat sur le bureau, il leur adressa finalement un sourire presque timide mais bienveillant.

- Et bien nous revoilà tous pour une nouvelle année, dit-il d'une voix profonde et chaleureuse. Votre été s'est bien passé ?

Julian tressaillit et cette fois il fut certain de voir le professeur le regarder, les traits indéchiffrables. Il n'attendit pas que ses élèves lui répondent et enchaîna :

- J'espère en tout cas que vous avez ouvert un peu vos manuels d'Histoire ou que vous avez revu vos cours...

Quelques rires nerveux traversèrent la salle.

- Je vois, sourit-il. On va revoir quelques bases alors. (Il sortit et sa baguette et l'agita vers le tableau où des lettres élégantes apparurent). Au cas où, je me présente. Je sais que nous avons un nouveau venu et certains d'entre vous m'ont peut-être tragiquement oublié pendant les vacances.

- Jamais, monsieur ! Lança Liam. J'ai pensé à vous chaque jour.

Julian fut rassuré de le voir plaisanter, même si sa voix manquait d'entrain. Le professeur paraissait partager son avis – il ne devait pas ignoré la disparition de sa sœur – et lui adressa un sourire indulgent.

- J'en suis ravi, monsieur Cooper. Je disais donc : je suis le professeur Perrot. Avec deux « R » s'il vous plaît. Et cette année je vais vous enseigner ce qui à mes yeux est la meilleure matière, particulièrement en ces temps troublés, à savoir l'Histoire. Apprendre de notre passé, c'est comprendre notre présent. (Il marqua une pause, songeur, et les observa à nouveau comme pour juger leurs réactions avant de soupirer). Je vois à vos expressions que certains d'entre vous se demandent pourquoi je parle de « temps troublés », n'est-ce pas ?

Incrédule, Julian pivota pour constater lui-même que ses camarades avaient effectivement l'air perplexe. A l'arrière de la salle, Othilia Fontaine était la seule à prendre des notes. Julian avait presque oublié qu'ils étaient ensemble dans la même maison.

Le professeur Perrot soupira à nouveau.

- Je ne vous le dirais jamais assez, l'Histoire est une matière vivante. A vrai dire, vous vivez l'histoire : ouvrez-vous à votre temps, ouvrez-vous au monde.

Ouvrez un journal, oui, pensa Julian. S'il avait eu le courage de Liam, il l'aurait sûrement dit à voix haute.

- Mais peu importe, mon rôle est aussi de vous expliquer, je suppose... Par temps troublés, j'entends que les choses se répètent souvent. Il y a toujours des sorciers qui pensent détenir la vérité et qu'ils veulent l'imposer. C'est malheureusement ce que subit la Grande-Bretagne en ce moment même.

- C'est dans quel état ça, la Grande-Bretagne ? Marmonna un élève quelques rangs derrière.

Julian faillit se retourner pour le dévisager, mais Aileen le retint par le bras et secoua la tête.

- Laisse tomber, souffla-t-elle. Il y en a qui sont irrécupérables.

- Mais...

- Quelqu'un a-t-il entendu parler de ce qui se passe ? Reprit le professeur Perrot, le réduisant au silence. Et pourrait l'expliquer à la classe ?

Plusieurs élèves baissèrent la tête pour échapper au regard interrogateur du professeur. Julian les imita en sentant plusieurs têtes se tourner vers lui, comme si tout le monde s'attendait à ce que l'anglais intello les sauve. Aileen dût avoir pitié et leva la main.

- Miss McCallum, oui, allez-y.

- Je n'ai pas tout suivi pendant l'été, mais j'ai lu un peu dans les journaux qu'un mage noir terrorisait le pays et s'en prenait à des Non-Maj' ou des nés Non-Maj'... Ou même à ceux qui s'opposent à lui ?

- C'est exact, confirma le professeur Perrot. Il n'est évident pas seul, il s'est entouré de partisans auto-nommés les mangemorts. Ils agissent à la fois cachés et au grand jour, ce qui explique la difficulté du gouvernement anglais à les appréhender. Surtout, ils sont animés d'une croyance qui ressurgit malheureusement bien trop souvent dans notre histoire : celle d'une supériorité supposée du sang, voire des sorciers face aux Non-Maj'.

- Les sorciers ont la magie, glissa un élève au fond de la classe.

- Ce qui les rendrait supérieur ?

- Euh je... non, mais...

- C'est une question sincère. Posez-vous cette question, interrogez ce que vous croyez, c'est important. La magie doit-elle être considérée comme un comparateur de supériorité ?

Un nouveau gêné suivit la question. Julian avait sa réponse qui lui brûlait la lèvre, mais il se sentait incapable de parler de l'Angleterre devant cette classe qui ne comprenait pas un quart de la situation, qui ne savait pas tout ce que tout le monde vivait là-bas, qui ne savait pas ce qu'il avait perdu.

- Non, répondit soudain une voix forte. Non.

Tout le monde se retourna. Othilia avait posé sa plume et regardait le professeur Perrot droit dans les yeux.

- Miss Fontaine, allez-y. Explicitez votre pensée.

- Je ne pense que la magie nous rend supérieurs. Elle nous donne des avantages, c'est vrai, mais la valeur d'une vie ne se mesure pas à ça.

- Quelques avantages, mais il y a plein de choses que les sorciers pourraient prendre aux Non-Maj' aussi, lança Liam sans même lever la main.

- Oui, Monsieur Cooper ?

- Je veux dire, ils ont l'avion, l'électricité, la télévision...

- Les stylos, glissa Julian.

- Les stylos ! Fabuleuse invention !

Autour d'eux, plusieurs de leurs camarades fronçaient les sourcils et n'avaient pas l'air de comprendre un mot de ce que disait Liam. Le garçon qui avait demandé dans quel état se trouvait la Grande-Bretagne avait même la bouche entre-ouverte, perplexe. Le professeur Perrot parut s'en rendre compte car il frappa dans ses mains, comme pour clore le sujet.

- Nous reviendrons sur ces questions un autre jour, dit-il, et nous pourrons peut-être même faire un débat... J'y réfléchirai. Mais nous avons un programme à tenir donc commençons. Cette année, nous travaillerons essentiellement sur l'histoire récente des Etats-Unis – et par récente, j'entends le XVIIe siècle jusqu'à nos jours, ne râlez pas – pour mieux comprendre la construction de la société sorcière américaine. Je sais que nous l'avions abordé en deuxième année mais de façon assez superficielle et nous allons donc creuser la question. Première date essentielle : 1620. (Il marqua une pause, attendant visiblement une réaction, mais personne ne réagit). Allons, s'exclama-t-il, 1620 !

Julian eut presque pitié de lui, mais malheureusement 1620 n'éveillait pas grand-chose chez lui. Il tenta de se souvenir si les Gobelins avaient déclenché une guerre cette année-là, sans succès. A nouveau, Othilia leur sauva la mise.

- Ah miss Fontaine, je peux compter sur vous. Nous nous écoutons.

- L'arrivée des sorciers en Amérique ?

- Pas exactement l'arrivée des sorciers puisqu'ils étaient déjà présents dans le pays bien sûr, nuança le professeur Perrot, mais oui, l'arrivée des colons européens à bord du Mayflower. Le navire est parti de Plymouth en septembre 1620... Oh tiens vous connaissez peut-être Plymouth ?

Occupé à prendre des notes, Julian comprit que Perrot s'adressait à lui lorsque Liam lui donna un coup de coude et souffla « eh l'Anglais » avant de lui désigner le tableau d'un mouvement sec. Julian releva la tête.

- Pardon ?

- Je disais, vous connaissez peut-être Plymouth, monsieur Shelton ?

- Oh euh... dit-il dans un rare moment d'éloquence, surpris que le professeur ait retenu son nom sans même l'avoir demandé. Non, pas vraiment. Je suis londonien. Enfin... je l'étais, je suppose.

Le professeur Perrot attarda son regard sur lui, comme s'il attendait autre chose et Julian se contenta de hausser les épaules en geste d'excuse. Il avait déjà été dans le Kent pour des vacances, il avait passé des journées à Terre-en-Lande bien sûr, et il s'était même rendu dans le Durham chez sa grand-mère Jeanne un nombre incalculable de fois. Plymouth en revanche...

- Ce n'est pas grave, reprit Perrot, déstabilisé. Je pensais... Enfin peu importe. Le Mayflower donc. Il transportait évidemment les pères fondateurs des Etats-Unis, mais également plusieurs sorciers et sorcières qui, tout comme les Non-Maj', avaient de nombreuses raisons de quitter leur pays d'origine. Certains répondaient à l'appel de l'aventure, mais la plupart fuyaient parce qu'ils étaient persécutés par les Non-Maj', par un membre de la communauté magique, ou par les autorités magiques.

- D'où le dicton : si t'as les Aurors sur le dos, prend un bateau.

- Tout à fait, monsieur Cooper. Merci d'illustrer si brillamment mes propos.

Le sarcasme de Perrot fit rire les élèves et Liam, bon joueur, se contenta de sourire.

- Je disais donc : ces sorcières et sorciers qui émigraient cherchaient le plus souvent à se fondre dans la masse des Non-Maj', même si cela s'est avéré difficile au cours de la traversée. Près du but, une tempête a en effet menacé l'expédition et nous savons que sans les sorciers à bord, le bateau aurait sûrement coulé et l'histoire aurait donc été bien différente. Toujours est-il que le mauvais temps a obligé le vaisseau à aborder les rivages d'Amérique non pas au but prévu, mais sur la côte du Massachussetts. Devinez qui était à bord du Mayflower ?

- Isolt Sayre, devina Aileen.

- Précisément, miss McCallum. Si Ilvermorny s'est établit ici, c'est parce que sa fondatrice est venue avec les colons européens. Nous referons un cours sur Isolt Sayre d'ailleurs.

- Oh non, grogna Liam. On l'étudie chaque année.

Le professeur Perrot redressa ses lunettes, l'air contrit, et se passa une main dans sa barbe.

- Je l'avoue, reconnu-t-il, mais je pensais que cela serait intéressant pour monsieur Shelton peut-être. Et pour vos mémoires défaillantes.

- Ma mémoire a tout retenu, professeur, je vous jure.

Embarrassé, Julian aurait aimé que Perrot ne lui mette pas sur le dos le cours sur Isolt Sayre dont personne ne voulait véritablement.

- Je peux me débrouiller, dit-il. Je peux aller chercher à la bibliothèque...

- Bonne idée, les recherches personnelles sont un élément essentiel en histoire, comme vous le savez sûrement. Faites ça. Je vous demanderai même peut-être de faire un exposé récapitulatif en fin de trimestre.

A côté de lui, Liam grimaça comme pour s'excuser de lui avoir imposé un devoir supplémentaire, mais Julian fronça les sourcils pour autre chose. Il s'était clairement adressé à lui, pas à la classe. Que signifiait ce « comme vous le savez sûrement » ? Perrot ne pouvait pas savoir qu'il était le fils d'une chercheuse en Histoire.

Sans pouvoir s'en empêcher, l'image de sa mère plongée dans un épais livre d'histoire pour ses recherches s'imposa à son esprit et il déglutit avec difficulté. Parfois, quand il était petit, elle l'emmenait dans des bibliothèques moldus de Londres le dimanche pour aller chercher des ouvrages qu'elle ne trouvait pas dans le monde sorcier. Il lui tenait toujours la main de peur de se perdre entre les immenses rayonnages. Charlotte restait avec leur père, incapable de garder le silence dans les bibliothèques à cet âge, mais Julian aimait ces balades rien qu'avec sa mère. Souvent, elle lui achetait même une glace sur le chemin du retour.

Une boule lui obstruant soudain la gorge, il mit plusieurs secondes à se concentrer à nouveau sur ce que Perrot disait.

- ... et ces Européens sont les premiers colons à s'établir aux Etats-Unis où ils fondèrent la ville de Plymouth en l'honneur de leur ville de départ.

- Une imagination débordante, commenta Liam.

- Cependant, il s'est tout de suite avéré que le Nouveau Monde allait être un endroit encore plus dur que le Vieux Monde pour les sorcières et les sorciers, et ceci pour trois raisons principales. Des idées ?

Aileen leva la main avec hésitation.

- Miss McCallum.

- La difficulté de refonder une société magique ?

- Développez, c'est bien.

- Et bien, ça n'a pas dû être facile d'arriver dans un nouveau pays et sur un nouveau territoire inconnu. Certaines potions demandent des plantes particulières par exemple et il faut savoir les trouver ?

- Bien sûr ! Les plantes, les ingrédients de potions, les cœurs de baguettes ! Tout cela était resté en Angleterre. Dans leur pays d'origine, les sorcières et les sorciers n'avaient qu'à se rendre chez l'apothicaire près de chez eux pour trouver les ingrédients nécessaires à la fabrication de potions alors qu'ici, ils devaient se familiariser avec de nouvelles plantes magiques. Il n'existait aucun fabricant de baguettes magiques reconnu, et l'école de sorcellerie d'Ilvermorny n'existait pas encore puisqu'il a fallu plusieurs années à Isolt pour la construire.

La passion contenue dans la voix du professeur Perrot était vibrante à mesure qu'il racontait. A nouveau, Julian songea à sa mère. Elle avait un peu le même ton lorsqu'elle parlait d'histoire. Elle s'animait et racontait les faits comme si elle contait un roman.

- Ensuite ? La deuxième raison ? Tiens, monsieur Cooper, une idée ?

- Euh...

- Pensez à la persécution qu'avait connu la communauté sorcière, orienta Perrot.

- J'ai le droit à la partie « persécution » parce que je suis né Non-Maj' ?

Julian dévisagea Liam, mais celui-ci affichait un simple rictus et leur professeur se contenta de le regarder d'un air entendu sans relever la provocation.

- Monsieur Cooper...

- Je suppose juste que les Non-Maj' n'aimaient pas plus la sorcellerie qu'avant juste parce qu'ils avaient traversé un océan ?

- On peut dire ça, oui. Les immigrants avaient non seulement commencé à mener une guerre contre les Indiens d'Amérique, ce qui avait affaibli la cohésion de la communauté magique, mais leurs convictions religieuses les rendaient également intolérants à toute forme de magie, expliqua Perrot. Les puritains aimaient s'accuser entre eux d'activités occultes à la moindre trace de preuve, et les sorcières et sorciers du Nouveau Monde avaient toutes les raisons du monde d'être extrêmement méfiants envers eux.

- Tu me passeras tes notes ? Chuchota Liam. J'ai pas tout suivi.

- Pas de problème...

Il avait bien passé des années à donner ses notes d'histoire de la magie à Matthew et Hanna, il pouvait bien lui donner aussi à Liam.

- Et enfin la dernière raison ? Demanda le professeur. Oui, miss Fontaine ?

- Les Ratisseurs, répondit Othilia.

- Tout juste. (Il jeta un coup d'œil à sa montre et soupira). Ah, mais je vois que l'heure est terminée. Bon, nous verrons les Ratisseurs la prochaine fois avec les procès de Salem. Renseignez-vous d'ici là. Allez, je vous laisse partir. Bonne rentrée à tous.

- Merci, professeur !

Julian rassembla ses parchemins alors que Liam était déjà sur ses pieds. Vive, Aileen le saisit par le bras avant qu'il ne puisse s'éclipser.

- Oh non, tu nous attends ! Je ne te perds pas de vue, il faut qu'on parle de ce soir.

- Aileen...

- Non négociable, Cooper.

Vaincu, Liam retomba sur sa chaise et Julian s'empressa de ranger ses affaires dans son sac. Il allait le refermer lorsque le professeur Perrot s'approcha soudain. Il avait enlevé ses lunettes et les faisait tourner presque nerveusement entre ses doigts.

- Oh monsieur, lança Liam, super cours vraiment !

- Je vous voyais passionné, oui.

- Je prenais pas beaucoup de notes, mais j'écoutais, promis !

- Je n'en doute pas, monsieur Cooper. A vrai dire, j'aurais souhaité parler un peu avec vous monsieur Shelton. Si vous avez le temps ?

- Moi ? Oh... oui, oui. On a une heure de libre c'est ça ? Vérifia-t-il auprès d'Aileen.

Elle hocha la tête.

- C'est ça. On se retrouve à la bibliothèque tout à l'heure. On t'attendra là-bas.

- D'accord.

D'un même mouvement, Liam et Aileen se dirigèrent donc vers la porte et sortirent de la salle, non sans un dernier regard curieux dans leur direction. Nerveux, Julian attendit que le professeur Perrot reprenne la parole. De près, il paraissait moins grand. Son veston en tweed, sa barbe et ses lunettes rectangulaire le faisaient ressembler aux collègues historiens de sa mère.

- Je voulais simplement vous parler pour votre premier jour, commença Perrot. Savoir si tout allait bien.

- Euh... Oui, tout va bien. Je me perds encore un peu dans le château, mais Aileen et Liam m'aident.

- C'est bien... Je sais que ce n'est pas facile d'arriver en cours de cursus et se faire des amis est le meilleur moyen de se familiariser avec le château.

Julian lui renvoya un regard étonné et le professeur sourit en baissant la tête.

- Oui, cela va peut-être vous surprendre car j'ai perdu mon accent avec le temps, mais je suis français. La famille Perrot est une famille franco-américaine du moins et je suis arrivé de France à douze ans pour ma deuxième année. Heureusement, une camarade m'a aidé avec gentillesse. (Il sourit à nouveau, comme s'il repensait à cette amie, et Julian se contenta de hocher la tête avant qu'il ne poursuive). Enfin, tout cela pour dire que c'était assez déstabilisant donc je vous comprends, surtout pour vous qui arrivez en sixième année.

- Un peu...

- Et les programmes doivent être différents entre Ilvermorny et Poudlard, particulièrement en histoire. Qui était votre professeur ?

- Binns. (Il se rendit compte de sa familiarité et se corrigea). Le professeur Binns.

- Il est encore en poste ?

Julian retint un rire étouffé. Visiblement, Perrot n'était pas au courant de la spécificité de son homologue anglais.

- Je pense qu'il prévoit de le rester encore longtemps... se contenta-t-il de dire en songeant que Matthew se serait sûrement esclaffé devant sa réponse.

- C'est tout à son honneur, approuva Perrot. Mais enfin, ce n'est pas vraiment de Poudlard dont je voulais vous parler. Je connais la situation en Angleterre et je voulais surtout vous demander si vous alliez bien.

Cette fois, Julian fut si déstabilisé qu'il mit une seconde à comprendre la question. Jusqu'à présent, personne ne lui avait demandé s'il allait bien. Ni les Grims, ni Leonidas, ni Aileen ou Liam... Ils avaient tous plus ou moins connaissance de la guerre qui se jouait en Angleterre, ils en avaient parlé et débattu, mais personne n'avait songé à lui demander ce qu'il ressentait par rapport à ça et Julian se retrouva sans réponse prête à donner au professeur Perrot.

- Je vais bien, répondit-il finalement après plusieurs secondes d'une voix sourde. J'ai pu partir, ce qui n'est pas le cas de tout le monde. (Il déglutit). Oui, je vais bien...

Le professeur Perrot ne parut pas convaincu.

- La situation ne devait pas facile, là-bas ?

- Les mangemorts s'en prennent de plus en plus aux gens... Mais ils veulent aussi rester cachés pour éviter d'être repérés par le Ministère donc la vie tous les jours n'a pas changé, les magasins restent ouverts sur le Chemin de Traverse...

- C'est important, reconnut Perrot. L'économie et la politique doivent continuer, sinon la situation s'empirera...

Sa voix s'éteignit mais il sembla vouloir ajouter quelque chose. Julian aurait aimé qu'il le laisse partir retrouver Aileen et Liam.

- Une dernière chose... En ce qui concerne la situation en Angleterre, je voulais juste vous dire que... je suis désolé pour votre mère. Toutes mes condoléances.

Julien sentit son corps se raidir, comme une réaction instinctive. Il s'attendait encore moins à cela de la part de ce professeur inconnu et sa gorge se ferma. A chaque fois que quelqu'un lui présentait ses condoléances, il avait l'impression de recevoir violemment le rappel de son absence et en même temps, de manière ambivalente, parler d'elle revenait à la garder en mémoire.

Le ventre serré, il inspira profondément, mais attendit encore de longues secondes pour répondre de peur que sa voix n'émette aucun son.

- Merci, souffla-t-il. Vous... vous la connaissiez ?

- Aurélia Grims étaient une historienne et une chercheuse remarquable, se contenta-t-il de dire. Je la tenais profondément en estime.

- Shelton, corrigea Julian mécaniquement. Elle s'appelait Aurélia Shelton.

Il ne savait pas pourquoi il avait besoin de l'affirmer. Certainement parce que sa mère insistait souvent sur son nom, fière de ne plus être renvoyée à sa famille d'origine. « J'ai le même nom que mes enfants et c'est important » aimait-elle affirmer en riant.

- Bien sûr, veuillez m'excusez. (Le professeur Perrot remit ses lunettes et claqua dans ses mains, comme il l'avait fait pendant son cours pour changer de sujet). Bon, je vais vous laisser y aller. Si vous avez besoin, n'hésitez pas. J'ai mes notes de cours pour les élèves plus jeunes si cela peut vous servir aussi.

- Merci, professeur. J'y penserai. Bonne journée.

Le dos droit, Julian réajusta sa prise sur son sac et sortit d'un pas raide. A peine la porte se referma-t-elle sur lui qu'il s'y adossa, le souffle saccadé. Il ignora ses yeux qui le brûlaient, repoussa le souvenir de sa mère, et se remit en route. Il ne pouvait pas laisser la brume du passé envahir son esprit au risque de se perdre dedans.

**

*

La brume nocturne avait envahit le parc à cette heure-ci. Glacé par la chute brusque des températures, Julian resserra sa cape attachée par un nœud gordien autour de lui et avança résolument entouré par Liam et Aileen. Le premier arborait un air déterminé, les yeux braqués devant lui, inflexible. La seconde ne cessait au contraire de jeter des coups d'œil anxieux par-dessus son épaule.

- Si on se fait prendre...

- Aileen, arrête.

- Je suis Représentante, je te rappelle. On pourrait me retirer mon insigne pour être sortie dehors après le couvre-feu.

- Les autres le font tout le temps ! Ce n'est bien grave...

Aileen haussa un sourcil. Sous l'effet de l'humidité, ses cheveux roux commençaient à gonfler.

- Comment ça « le font tout le temps » ? Mais...

- Bienvenue dans le monde des délinquants, déclara Liam d'un ton ironique et pompeux. Maintenant accélère, il est presque minuit...

- Et je continus à dire qu'on aurait dû prévenir quelqu'un !

- Aileen, sérieusement, arrête. C'est trop tard de toute façon. Regarde, Julian ne dit rien lui.

- C'est parce que Julian est en train de mourir de froid.

Même s'il voulait nier, Julian n'aurait pas pu car Aileen avait effectivement raison, comme bien souvent. Elle semblait avoir un don pour savoir ce qu'il pensait depuis qu'ils s'étaient rentrés dedans dans le train de toute façon. Pourtant, le vent écossais l'avait habitué au froid, mais le Massachussetts n'était pas en reste.

Tout autour d'eux, le parc d'Ilvermorny était silencieux. Au cœur de la nuit, ils étaient les seuls à braver l'obscurité, se frayant un chemin à la simple lueur de leur baguette. La lumière projetait des ombres sous leurs pieds et Liam s'obstinait à avancer, comme s'il voulait devancer la sienne. Devant leurs yeux, la silhouette des serres s'élevèrent soudain. Dans la nuit, le verre des fenêtres ressortaient à peine, et la structure en fer se confondait avec les ténèbres, et Julian avait l'impression de voir un monstre à moitié dessiné émergé d'une toile. Ses doigts s'agitèrent contre sa jambe, un tic qui le prenait quand il avait envie de dessiner.

- Et maintenant ? Murmura Aileen. On fait quoi ?

- On va à la serre 4.

Ils avancèrent donc encore. Julian observa avec curiosité les serres qu'ils dépassèrent. Elles n'étaient pas bien différentes de Poudlard : des plantes s'enroulaient autour du fer et obstruaient les carreaux de verre, comme si elles cherchaient à dévorer ou étreindre les serres. A l'intérieur, il distinguait de longues tables, des pots vides ou remplis de plantes étranges. L'une des serres avait même un étage et un escalier blanc en colimaçon.

Enfin, ils se retrouvent devant la quatrième. Elle n'avait rien de particulier, mise à part qu'elle se trouvait plus à l'écart que les autres, prêt du mur d'enceinte. Tous les trois figés devant la porte, ils devaient offrir un piètre spectacle. Julian se demanda comment il s'était retrouvé ici pour sa deuxième nuit alors même qu'il n'avait jamais brisé le couvre-feu à Poudlard au plus grand damne de Matthew, toujours si tête brûlée.

- Il n'y a personne... souffla Aileen. Juste nous.

- T'en sais rien, celui qui a écrit la lettre va peut-être arriver...

- Pour l'instant, il n'est pas là, assura-t-elle à nouveau.

- Il est peut-être caché ? Suggéra Julian. Pas loin... et il nous observe ?

Aileen frissonna.

- Si tu dis ça pour me faire peur...

- Non, je dis ça parce que ça pourrait être vrai, rétorqua-t-il.

Julian tressaillit. Il n'avait pas voulu être si cassant, mais il avait le sentiment que ni Liam ni Aileen ne prenait vraiment conscience de la dangerosité de la situation. La lettre pouvait être une simple blague de mauvais goût ou quelque chose de bien plus sérieux et ils s'étaient peut-être jetés dans la gueule du loup.

- Désolé... je...

- Non, tu as raison, approuva Aileen. On n'aurait jamais dû venir. Liam, viens, on retourne au château... Liam ? Liam, qu'est-ce que tu fais ? Liam !

D'un même mouvement, Julian et Aileen s'élancèrent en avant pour rattraper Liam qui s'était soudain avancer et tapait contre les fenêtres de la serre. Le bruit résonnait horriblement dans le silence.

- Morgane, arrête ! Tu vas l'attirer ici...

- C'est exactement ce que je veux ! Il m'a fait venir, qu'il vienne !

- Liam, il n'y a personne d'autre ! Arrête, tu vas casser...

Au moment où les mots quittaient les lèvres d'Aileen, Julian entendit le verre craqueler et une seconde plus tard la main de Liam traversa la fenêtre en une myriade d'éclats. Avec un cri de douleur, il ramena son bras contre sa poitrine en jurant.

- Merde ! Merde !

- Liam, idiot ! Je t'avais dit... Oh mon dieu, fais voir ta main...

Avec prudence, Liam tendit sa main à Aileen. Elle vacilla immédiatement et Julian posa une main sur son dos pour la stabiliser. Elle tressaillit à nouveau violemment et se dégagea, le visage contracté comme si c'était elle qui avait la main en sang et non Liam. Des perles rouges s'accrochaient à ses doigts avant de tomber sur l'herbe, colorant le sol.

- Il faut qu'il aille à l'infirmerie, dit Aileen, la respiration saccadée.

- Mais non, jette-moi juste un sort pour refermer les plaies...

- Je n'ai pas le niveau...

- Tu es douée pour les sortilèges comme ça, protesta-t-il.

- Mais là tu as plusieurs coupures, je ne suis pas sûre... d'y arriver.

- Julian peut t'aider !

Pris au dépourvu, Julian regarda les lignes ensanglantées le long de la main de Liam et déglutit.

- Moi non plus je ne suis pas de savoir faire ça, avoua-t-il.

- Essayez au moins ! Il faut qu'on reste encore un peu, juste au cas où...

Aileen l'interrogea du regard. Après quelques secondes, Julian hocha la tête. Ils pouvaient bien tenter. S'il avait été à la place de Liam, il aurait aimé qu'on lui laisse une chance de retrouver sa sœur. Nerveux, il leva sa baguette et Aileen en fit de même. Ils lancèrent le sort de guérison en même temps. Lentement, les plaies se refermèrent. La plupart laissèrent une ligne rosée sur la peau, mais le sang arrêta de couler. Seules certaines refusèrent de guérir.

- Voilà... chuchota Aileen avant de se râcler la gorge. Je ne pense pas qu'on puisse faire mieux... Pour celles qui saignent encore, je ne sais pas...

- Ce n'est pas grave, s'empressa de la rassurer Liam. Je ne sens presque rien.

Elle plissa les yeux, comme si elle savait qu'il mentait, mais elle n'eut pas le temps de protester. Un grand corbeau noir croassa brusquement dans la nuit et ils sursautèrent tous. Dans un bruissement d'ailes, le corbeau piqua vers eux. Julian crut un instant qu'il allait se poser, mais il décrivit simplement un grand cercle au-dessus de leur tête puis lâcha une lettre. Elle tourbillonna dans l'air, blanche comme un flocon suspendu dans le vent, avant que Liam ne lève sa main valide et referme son poing dessus. Il tremblait presque d'impatience.

A cause de sa main encore blessée, il n'arriva cependant pas à ouvrir l'enveloppe et jura. Julian n'attendit même pas sa permission : il la lui prit sans cérémonie et l'ouvrit lui-même. Sur le parchemin, les mêmes les lettres découpées formaient une nouvelle phrase :

Brise le rituel et tu retrouveras ta sœur.

En dessous, des runes noircissaient la page, mais Julian n'en avait jamais vu de semblables. Leurs courbes formaient des traits délicats et brusques. Ce qui paraissait être leur traduction était inscrit à côté : des ingrédients de potions, des références de sortilèges, des indications diverses...

- Qu'est-ce que ça veut dire ? Souffla Aileen.

- Il veut que Liam réalise quelque chose pour lui, dit Julian en relisant en même temps la lettre. C'est une sorte d'échange...

- De chantage, corrigea-t-elle.

- C'est ça... Il faut que tu suives les directives pour... briser une sorte de rituel je crois.

Mais Liam ne l'écoutait pas. Son visage s'était décomposé et il tournait sur lui-même, comme s'il cherchait quelque chose, mais même le corbeau avait disparu. Julian ressentit un élan de pitié envers lui.

- Emilia ! Hurla-t-il brusquement. Emilia !

- Moins fort, Liam, stop...

- Emilia ! Emy !

Aileen le saisit par le bras et le secoua pour le faire taire, sans succès. La voix noyée sous des sanglots qui ne sortaient pas, Liam s'époumona :

- Emy, montre-toi ! Laissez-la partir ! Emilia !

- Tais-toi, paniqua Aileen, désespérée. Tout le monde va t'entendre !

- Emilia !

Julian ferma les yeux. Le nom de la « sorcière envolée » résonnait dans ses oreilles et il s'imagina à nouveau Emilia, les cheveux flottant au vent sous des feux d'artifice, marcher d'un pas pressé en jetant des regards par-dessus son épaule. Il revit sa photo si fascinante dans les journaux. La joconde blonde.

Il n'avait eu aucun espoir de la voir réapparaître ce soir. Liam, lui, l'avait eu. Ses cris contenaient en eux toute la détresse de l'espoir brisé. Il n'appelait pas sa sœur en espérant qu'elle le rejoigne, il hurlait son nom comme une conjuration, comme si à force elle pouvait être auprès de lui. Julian refoula la nausée aux creux de son ventre. Il savait ce que Liam ressentait pour avoir passé lui-même des nuits à appeler sa mère en chuchotant après sa mort.

- Elle ne viendra pas... murmura-t-il. Liam, elle ne viendra pas.

Défait, Liam arrêta de crier. Il s'effondra contre Aileen qui le soutint du mieux qu'elle put, tremblante, les larmes aux yeux. Elle passa une main douce dans ses cheveux pour le calmer.

- On va y arriver, je te le promets, jura-t-elle. On va la retrouver. On va faire briser ce rituel. T'es avec nous, Julian ?

Ils le regardèrent avec attention, déterminés. Julian inspira profondément et sa réponse fusa avant que son cerveau n'ait pu intervenir.

- On va briser ce rituel, affirma-t-il.

Au loin, une horloge sonna minuit.

********************************************

Verdict ? ^^

Eléments tirés du canon/Pottermore:

- Grosso modo, tout le cours d'histoire haha !

Prochain post - Chapitre 11 : Mercredi 20 Janvier

Précision, je vous poste la liste des personnages par maison juste en dessous ! ^^
annabethfan

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Re: L'héritage d'Ilvermorny [Harry Potter]

Message par annabethfan »

LISTE DES PERSONNAGES PAR MAISON


Tous les personnages ne sont pas encore apparus, mais je les mets tous, comme ça vous pourrez revenir dessus si besoin ! ;)

OISEAU TONNERRE : L'âme - Les Aventuriers


Charlotte Shelton : 5e année

Raphaël Douzebranches : 5e année

Noah Douzebranches : 6e année

Sora Qaletaga : 6e année

Elicia Jauncey : 6e année

Emilia Cooper : 7e année


SERPENT CORNU : L'esprit - Les Erudits


Julian Shelton : 6e année

Othilia Fontaine : 6e année

Zack Ledwell : 7e année


PUCKWOODGENIE : Le cœur - les Guérisseurs


Maria Gonzales : 5e année

Liam Cooper: 6e année

Aileen McCallum : 6e année

Winona Qaletaga : 7e année


WOMATOU : Le corps - Les Guerriers


Théa Grims : 6e année

Clémence Laveau : 6e année

Wilde Wilkison : 6e année

Enjolras Fontaine : 6e année

Archer Grims : 7e année
mythik

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Re: L'héritage d'Ilvermorny [Harry Potter]

Message par mythik »

Coucou !

Super chapitre encore (MERCI pour le récap des persos, j'en avais trop besoin :roll: ). Le prof d'histoire de la magie a l'air teeeellement mieux que Binns :lol: Je suis sûre que c'est Aurélia qui l'a aidé à son arrivée à Ilvermorny.
Sinon, un rituel ?? Rituel de quoi ? Mystérieux tout ça... Et pauvre Liam, on va la retrouver ta sœur t'inquiète ! (Et là, on se rend compte que sa sœur a simulé son enlèvement pour une raison obscure #ThéorieDuComplot)

Et sinon, ouiiiiiii fanfic sur Solangelo <3

(et bonne année au fait :D )
HermioneSerdaigle

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Re: L'héritage d'Ilvermorny [Harry Potter]

Message par HermioneSerdaigle »

Salut !! Je viens de lire toute ton histoire et c est génial !! Il n y a pas de mots pour la décrire tellement elle est bien... J ai hâte de lire la suite. continue comme ca !! Je n ai pas lu tes autres histoires mais je cours jeter un coup d oeil !! Ca m a fait super plaisir de retrouver cet univers magique...
Bref je voulais te laisser un commentaire juste pour te dire que je lis ton histoire et a quel point elle est géniale !!
A plus
elohane

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Re: L'héritage d'Ilvermorny [Harry Potter]

Message par elohane »

Très intéressant...je commence à vraiment bien aimer Julian. Et le personnage de Liam, aussi ! Il est super...aileen et eux forment un trio de choc.
Mes autres perso préférés sont Charlotte et Noah.
Dommage qu'on les ais pas vu ceux la !
J'ai trio été époustouflé du courage de Liam quand sa main a été tranché car il m'est arrivé la même chose ( un bout de doigt en moins) et c'était horrible, j'ai jamais eu aussi mal.
Bref bravo toujours aussi cool et magique.
cochyo

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Re: L'héritage d'Ilvermorny [Harry Potter]

Message par cochyo »

Super chapitre !
Je me suis tapé une barre tout seul :
Si Aurélia et le prof s’étaient mariés y aurait eu le mariage Grimm - Perrot XD
Charmimnachirachiva

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Re: L'héritage d'Ilvermorny [Harry Potter]

Message par Charmimnachirachiva »

Hello !
J'ai bien aimé ce chapitre, tout d'abord, j'aime beaucoup la correspondance entre Juju et Matthew, ça reflète bien leur deux personnalité !
Ensuite, la première chose que je me suis dite quand j'ai vu le nom du prof c'est ''c'est pas américain ça !'' et J'AVAIS RAISON MOAHHH !!! :lol: (je m'emballe pour pas grand chose... :lol: )
Et deuxièmement, je suis quasi sûre que cette mystérieuse élève qui l'aidait était Aurélia et qu'il en était amoureux ...
en finalement, c'est juste super triste et déchirant la réaction de Liam... :cry:
Perripuce

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Re: L'héritage d'Ilvermorny [Harry Potter]

Message par Perripuce »

annabethfan a écrit : jeu. 07 janv., 2021 11:59 am En retard d'une journée pour poster, as usual ^^ Désolée !

Eh on avance, on avance ! Déjà le chapitre 10 ^^ Merci à tous pour vos retours et commentaires, ça me fait trop plaisir !

Dites petite question / sondage. J'ai commencé (repris en vérité) l'écriture d'une fanfiction sur le fandom Percy Jackson/Héros de l'Olympe pendant les vacances. Genre j'ai été une fusée, j'ai écris 6 chapitres en deux semaines, ce qui ne m'étais plus arrivé depuis des années. J'attends un peu de voir comment ça évolue avant de la poster, mais je voulais savoir si parmi vous il y en avait qui aimait ce fandom ! Et si vous seriez intéressé par une fanfic sur cela ? Elle est centrée sur Lou Ellen, Connor, Nico et Will ^^ (parce que vive le Solangelo !). Tu connais bien évidemment mon avis dessus :mrgreen: :mrgreen: :mrgreen:

Je suis en cours donc je n'ai pas le temps de répondre aux commentaires, mais petite mention pour le retour de Quetzalbleu !!! Je suis trop contente de te revoir !! :D T'es une warrior d'avoir tout rattrapé, un énorme merci c'est hyper gentil et ça m'a fait tellement plaisir *keur keur*. Vraiment ça a dû te prendre un temps fou donc merci !

Bonne lecture !

*********************************


Chapitre 10 : L'horloge sonne minuit

« Minuit sonne toujours autrement qu'une autre heure. »

- Xavier Forneret -


// 5 septembre 1979 //

Matthew,

Félicitations pour ta nomination de capitaine, tu le mérites. Meilleur gardien de Gryffondor depuis au moins dix ans. Ça me fait mal de le dire, mais Serdaigle et les autres maisons n'ont aucune chance face à vous si tu mènes l'équipe. Essaye juste de ne pas trop traumatiser tes joueurs. Ton style va sûrement trancher après le capitanat de Mary McDonald et de James Potter, mais si McGonagall t'a désigné ce n'est pas pour rien. Elle ne prendrait pas le risque de voir le trophée lui échapper, tu la connais. Attends que j'annonce la nouvelle à Lottie. Elle va être effondrée d'apprendre que Poufsouffle n'a aucune chance avant même le début de la compétition. Méfie-toi quand même de l'équipe des Serpentard, on ne sait jamais. Mcnair est un sadique avec une batte à la main. S'il te défigure, il va avoir ta mère sur le dos, et il ne sait pas ce qui l'attend. Enfin, je ne me fais pas d'inquiétude : avec Regulus Black qui n'est plus là, leur équipe n'est plus ce qu'elle était.

J'espère que tu notes mes efforts analytiques en Quidditch Non mais je vois bien Julian s'y intéresser mais d'un point de vue purement stratégique et lointain sans toucher d'un ongle un balai :lol: :lol: . En vérité, je ne fais que répéter ce que Lottie m'a dit pendant nos dix heures de vol en avion Je meurs :lol: . Petit conseil : si un jour tu dois voyager pendant si longtemps avec ton frère, jette un sort de mutisme à Spencer, tu me remercieras.

En ce qui concerne l'Amérique, je ne sais même pas par quoi commencer... J'ai l'impression d'avoir basculé dans une réalité parallèle tant tout est différent et familier. C'est un peu comme la langue. Tu sais que les gens parlent anglais, mais ce n'est pas « notre » anglais. Je fais une surdose d'accents non identifiés. Je crois qu'une des filles de l'équipe de Quodpot vient de Californie et un de mes camarades de dortoir vient de l'Oregon. Ne me demande pas ce qu'est le Quodpot ni où se trouve l'Oregon précisément, je n'en ai aucune idée Bah alors Julian, comment ça tu n'as pas étudié avec précision . C'est pour te dire à quel point j'ai le sentiment d'être perdu. Mais je te parlerai d'Ilvermorny après.

D'abord, New York et les Grims. Tout est grand. La ville, leur maison, tout. C'est dépaysant. Je pensais que votre maison à Terre-en-Lande était immense, j'ai ravisé mon jugement. Le manoir des Grims est énorme. Il ne cesse de s'agrandir par magie au fil des générations. Tu verrais ça, la magie qui maintient l'édifice est incroyable, toutes les strates doivent se superposer pour former le sortilège bâtisseur je suppose... (Tu vas encore me traiter d'intello, je sais). Enfin peu importe.

Merlin, Matt, j'aimerais que tu sois là. Je ne peux pas dire que rencontrer les Grims a été une mauvaise surprise, mais c'était étrange quand même. Isadora est celle qui m'a le plus surpris. Elle avait une attitude froide et en même temps chaleureuse. Je sais, ça ne t'aide pas beaucoup à comprendre... Ce que je veux dire, c'est qu'elle avait l'air heureuse de nous voir, mais elle ne nous connaissait pas. Elle voulait nous accueillir dignement et nous présenter une façade à chaque seconde. En fait, je crois qu'elle voyait avant tout notre mère à travers nous. Surtout Charlotte. A dire vrai, la présence de maman avait l'air d'être partout. Elle n'a jamais été aussi présente que par son absence. Oh cette phrase est trop belle et trop triste à la fois ...

Notre tante Cordelia – la sœur de ma mère – était la plus froide avec nous. Si j'ai bien compris les brides d'informations, elles se seraient disputées avant le départ de maman en Angleterre. Sa fille n'est pas mieux dans le genre. Théa est vraiment étrange, c'est peut-être celle que j'ai le plus de mal à cerner. Je ne saurais même pas comment te la décrire. Enfin, elles n'ont pas eu une vie facile, mais je te raconterai ça une autre fois... Je t'épargne aussi la rencontre avec mon cousin Archer. Il est pompeux, préfet-en-chef, et accueillant malgré tout paradoxalement.

Il faut surtout que je parle de Leonidas, le cousin de ma mère Et là je vois littéralement les sourcils de Matthew s'envoler. (Si tu as du mal à suivre, je t'ai dessiné un arbre généalogique en dernière page). Avant de partir pour Ilvermorny, il m'a annoncé être mon parrain "Heeeu Quoi?". Ça non plus, je ne sais pas encore quoi en penser. En tout cas, Leonidas a sûrement été le plus sympathique de la famille à rencontrer. Il a essayé de m'expliquer ce qu'il savait de la situation de ma mère, sans grande avancée. Personne ne veut en parler ou n'a l'air de connaître toute l'histoire. Leonidas a le mérite d'avoir l'air de vouloir nous connaître davantage, Charlotte et moi.

Ah autre chose d'étrange sinon... Accroche-toi bien. Théa et Archer ne savaient même pas qui était Tu-Sais-Qui ou les mangemorts. Tu imagines ? Quand je te dis que j'ai l'impression d'avoir basculé dans une réalité parallèle... Je ne sais pas pourquoi, mais ça m'a mis en colère. Comme si la guerre restait une réalité ignorée pour eux alors que des gens meurent de l'autre côté de l'océan. Que des gens se battent et risquent leur vie sans que personne ne le sache.

Désolée, ma lettre doit te paraître décousue. J'avoue que mes pensées sont embrouillées et je manque de sommeil. Le décalage horaire persiste, même après une semaine... Je t'écris juste avant mon cours d'Histoire de la magie, exactement comme toi, et je n'ai plus beaucoup de temps. Espérons que mon professeur sera plus vivant que Binns dans tous les sens du terme.

Je te parlerai d'Ilvermorny dans ma prochaine lettre, promis. Passe le bonjour à Hanna pour moi... Je sais que je dois lui parler, je le ferai bientôt. Quant à ta mère, j'espère avoir répondu à ses questions... Elle connait les Grims c'est ça ? Encore une chose étrange si tu veux mon avis ! Mais je ne suis plus à ça près...

Réponds-moi quand tu peux.

A bientôt,

Julian


Et là, on a Matthew qui envoie une lettre à Leonidas illico presto :lol: :lol:

Les doigts tâchés d'encre, Julian pesta en reposant sa plume. Être gaucher était souvent pénible lorsqu'on écrivait à la sorcière. Il regrettait les stylos à chaque rentrée scolaire. D'un œil rapide, il balaya sa lettre des yeux pour la relire et soupira en constatant qu'il peinait à retranscrire ce qu'il ressentait pour sa famille maternelle. Avec un peu de chance, Matthew le comprendrait au-delà des mots, comme à son habitude. Son meilleur ami avait beau être Gryffondor dans l'âme, foncer tête baissée et ne jamais s'arrêter, il pouvait s'avérer étonnement psychologique et perceptif quand il le voulait. Un mélange entre le caractère flamboyant de sa mère et celui de son père, véritable force tranquille. Lalalala, j'ai pas DU TOUT les larmes aux yeux concernant Matthew.

- Tu ferais mieux de te dépêcher, le cours ne va pas tarder à commencer, le prévint Aileen.

Julian hocha la tête et glissa sa lettre dans l'enveloppe. Il était assis au deuxième rang, juste derrière Aileen et à côté de Liam. Les Serpents Cornus et les Puckwoodgenie avaient cours commun en Histoire de la magie. Wha mais ça va faire des classes à 40 élèves non? Boh comme en prépa tu me diras.

- Eh Liam, penses à autre chose, ajouta-t-elle d'une voix douce. On verra ce soir pour les serres.

- Pas « on », moi.

Sa voix, ferme et éteinte à la fois, inquiéta Julian et il se tourna vers lui. Depuis hier soir, Liam paraissait l'ombre de lui-même, rongé par l'inquiétude. Julian ne pouvait pas lui reprocher. L'image des lettres découpées l'avait hanté toute la nuit et il comprenait les sentiments de Liam : s'il s'agissait de Charlotte, il se serait écroulé.

- Cooper, ne sois pas idiot, lui ordonna Aileen, autoritaire. On ne va pas te laisser y aller tout seul, ça pourrait être dangereux.

- Je continu à dire qu'on devrait en parler à un professeur ou à la directrice, plaida à nouveau Julian en baissant la voix. Depuis quand on en parle à des profs enfin? C'est bien connu, dans ce genre d'histoire les profs sont les grands oubliés :lol: :lol:

Liam secoua la tête avant même qu'il n'ait terminé sa phrase.

- Hors de question ! La lettre disait que je ne devais en parler à personne et vous êtes déjà au courant. Je ne risquerai pas la vie de ma sœur encore plus ! Julian, insiste même pas. Je t'ai fait confiance, ne me le fais pas regretter en allant cafter aux profs ! Watcha ça fait mal.

Julian sentit ses joues s'embraser. Le regard de Liam lui criait de ne pas « jouer à l'intello » et il se mordit la langue pour éviter de répondre. Il n'approuvait pas, mais il ne voulait pas prendre la décision pour Liam qui lui avait révéler son secret par la force des choses et non par volonté. S'il n'avait pas été aussi perdu au moment de recevoir la lettre, Julian était persuadé qu'il ne lui aurait jamais confié ce qu'il avait reçu. Liam avait beau être amical et exubérant, ils ne se connaissaient que depuis deux jours. C'est bien de rappeler ce genre de choses.

- Je dis juste que ça pourrait mal tourné, argumenta-t-il. On ne sait pas qui t'a envoyé cette lettre, ni ce qu'il veut. S'il a enlevé Emilia...

- Peut-être qu'elle sera là ce soir, coupa Liam comme si les mots lui échappaient, frénétiques. Peut-être qu'il l'amènera avec lui... Il faut bien une preuve, je veux dire...

Aileen posa sur son ami un regard chargé de pitié.

- Peut-être, souffla-t-elle, mais Julian sut qu'elle n'en croyait pas un mot et pour être honnête lui non plus.

Faire entrer la disparue la plus recherchée du pays dans l'enceinte d'Ilvermorny lui paraissait impossible, voire stupide. Et l'homme ou la femme qui avait envoyé la lettre et qui détenait potentiellement Emilia ne devait pas l'être pour avoir réussi à échapper aux Aurors si longtemps.

- De toute façon, j'irai à minuit, comme prévu, s'entêta Liam. On verra bien.

- Si tu le dis...

Julian se rendit compte du ton qu'il venait d'adopter et se rattrapa en ajoutant :

- On t'accompagnera, on sera là tous les trois.

- Oui, approuva Aileen, ça ira.

Ils hochèrent la tête de concert, l'air de vouloir se convaincre, mais Liam ne les regardait pas. D'un mouvement de menton, il leur désigna la porte de la salle et indiqua en chuchotant :

- Le prof est là. On en reparle à midi.

Aussitôt, Julian reporta son attention devant lui tandis que le professeur traversait la salle pour venir se poster à son bureau, dos au tableau. Il portait un veston marron sans manches sur sa chemise blanche et arborait une barbe brune de trois jours qui lui mangeait les joues. Derrière ses lunettes noires, ses yeux se promenèrent sur la classe et Julian crut un instant que son regard s'arrêta sur lui plus longtemps que les autres. Sans doute parce qu'il était nouveau. Les mains à plat sur le bureau, il leur adressa finalement un sourire presque timide mais bienveillant.

- Et bien nous revoilà tous pour une nouvelle année, dit-il d'une voix profonde et chaleureuse. Votre été s'est bien passé ?

Julian tressaillit et cette fois il fut certain de voir le professeur le regarder, les traits indéchiffrables Putain il faut que je calcule, attends. . Il n'attendit pas que ses élèves lui répondent et enchaîna :

- J'espère en tout cas que vous avez ouvert un peu vos manuels d'Histoire ou que vous avez revu vos cours... S'il y a bien des vacances où on ouvre rien c'est les vacances d'été

Quelques rires nerveux traversèrent la salle.

- Je vois, sourit-il. On va revoir quelques bases alors. (Il sortit et sa baguette et l'agita vers le tableau où des lettres élégantes apparurent). Au cas où, je me présente. Je sais que nous avons un nouveau venu et certains d'entre vous m'ont peut-être tragiquement oublié pendant les vacances.

- Jamais, monsieur ! Lança Liam. J'ai pensé à vous chaque jour. ça a tellement l'air d'être le genre de gars qui nous agace autant qu'il nous fait rire en classe - les profs comme les élèves.

Julian fut rassuré de le voir plaisanter, même si sa voix manquait d'entrain. Le professeur paraissait partager son avis – il ne devait pas ignoré la disparition de sa sœur – et lui adressa un sourire indulgent.
Putain Laegreid est franchement incroyable (oui y'a le biathlon en même temps). C'est un jeune Norvégien, il est IMPECCABLE au tir, il skie bien et IL IMMITE MARTIN genre quand il gagne il fait le petit saut là. Je ne sais pas si ça m'attendri ou ça m'agace.

- J'en suis ravi, monsieur Cooper. Je disais donc : je suis le professeur Perrot. Avec deux « R » s'il vous plaît. Et cette année je vais vous enseigner ce qui à mes yeux est la meilleure matière, particulièrement en ces temps troublés, à savoir l'Histoire. Apprendre de notre passé, c'est comprendre notre présent. (Il marqua une pause, songeur, et les observa à nouveau comme pour juger leurs réactions avant de soupirer). Je vois à vos expressions que certains d'entre vous se demandent pourquoi je parle de « temps troublés », n'est-ce pas ?

Incrédule, Julian pivota pour constater lui-même que ses camarades avaient effectivement l'air perplexe. A l'arrière de la salle, Othilia Fontaine était la seule à prendre des notes. Julian avait presque oublié qu'ils étaient ensemble dans la même maison.

Le professeur Perrot soupira à nouveau.

- Je ne vous le dirais jamais assez, l'Histoire est une matière vivante. A vrai dire, vous vivez l'histoire : ouvrez-vous à votre temps, ouvrez-vous au monde.Je suis tellement d'accord ! c'est pour ça que ça m'agace que ce soit Binns le prof à Poudlard, l'image que ça donne c'est que l'histoire est morte et ennuyeuse comme son professeur donc je suis contente que tu lui donne vie comme ça !

Ouvrez un journal, oui, pensa Julian. S'il avait eu le courage de Liam, il l'aurait sûrement dit à voix haute.

- Mais peu importe, mon rôle est aussi de vous expliquer, je suppose... Par temps troublés, j'entends que les choses se répètent souvent. Il y a toujours des sorciers qui pensent détenir la vérité et qu'ils veulent l'imposer. C'est malheureusement ce que subit la Grande-Bretagne en ce moment même.

- C'est dans quel état ça, la Grande-Bretagne ? Marmonna un élève quelques rangs derrière.

Julian faillit se retourner pour le dévisager, mais Aileen le retint par le bras et secoua la tête. Du calme Julian, en plus les américains ont tendance à être nombriliste : ce qui dépasse leurs frontières ne les intéressent pas.

- Laisse tomber, souffla-t-elle. Il y en a qui sont irrécupérables.

- Mais...

- Quelqu'un a-t-il entendu parler de ce qui se passe ? Reprit le professeur Perrot, le réduisant au silence. Et pourrait l'expliquer à la classe ?

Plusieurs élèves baissèrent la tête pour échapper au regard interrogateur du professeur. Julian les imita en sentant plusieurs têtes se tourner vers lui, comme si tout le monde s'attendait à ce que l'anglais intello les sauve. Aileen dût avoir pitié et leva la main.

- Miss McCallum, oui, allez-y.

- Je n'ai pas tout suivi pendant l'été, mais j'ai lu un peu dans les journaux qu'un mage noir terrorisait le pays et s'en prenait à des Non-Maj' ou des nés Non-Maj'... Ou même à ceux qui s'opposent à lui ?

- C'est exact, confirma le professeur Perrot. Il n'est évident pas seul, il s'est entouré de partisans auto-nommés les mangemorts. Ils agissent à la fois cachés et au grand jour, ce qui explique la difficulté du gouvernement anglais à les appréhender. Surtout, ils sont animés d'une croyance qui ressurgit malheureusement bien trop souvent dans notre histoire : celle d'une supériorité supposée du sang, voire des sorciers face aux Non-Maj'.

- Les sorciers ont la magie, glissa un élève au fond de la classe.

- Ce qui les rendrait supérieur ?

- Euh je... non, mais...

- C'est une question sincère. Posez-vous cette question, interrogez ce que vous croyez, c'est important. La magie doit-elle être considérée comme un comparateur de supériorité ? Oh la la j'adore cette conversation et j'adore ce prof, comment il les mets tranquillement face à leurs contradictions tout en leur laissant la parole et la construction de leur réflexion.

Un nouveau gêné suivit la question. Julian avait sa réponse qui lui brûlait la lèvre, mais il se sentait incapable de parler de l'Angleterre devant cette classe qui ne comprenait pas un quart de la situation, qui ne savait pas tout ce que tout le monde vivait là-bas, qui ne savait pas ce qu'il avait perdu.

- Non, répondit soudain une voix forte. Non.

Tout le monde se retourna. Othilia avait posé sa plume et regardait le professeur Perrot droit dans les yeux.

- Miss Fontaine, allez-y. Explicitez votre pensée.

- Je ne pense que la magie nous rend supérieurs. Elle nous donne des avantages, c'est vrai, mais la valeur d'une vie ne se mesure pas à ça. Heureuse de t'entendre ma chère Othilia pour dire des choses sii intelligentes.

- Quelques avantages, mais il y a plein de choses que les sorciers pourraient prendre aux Non-Maj' aussi, lança Liam sans même lever la main.

- Oui, Monsieur Cooper ?

- Je veux dire, ils ont l'avion, l'électricité, la télévision... J'AI UNE THEORIE DESSSUS je vais l'utiliser dans O&P, il faut que je trouve quand je vais la caser.

- Les stylos, glissa Julian.

- Les stylos ! Fabuleuse invention !

Autour d'eux, plusieurs de leurs camarades fronçaient les sourcils et n'avaient pas l'air de comprendre un mot de ce que disait Liam. Le garçon qui avait demandé dans quel état se trouvait la Grande-Bretagne avait même la bouche entre-ouverte, perplexe. Le professeur Perrot parut s'en rendre compte car il frappa dans ses mains, comme pour clore le sujet.

- Nous reviendrons sur ces questions un autre jour, dit-il, et nous pourrons peut-être même faire un débat... J'y réfléchirai. Mais nous avons un programme à tenir donc commençons. Cette année, nous travaillerons essentiellement sur l'histoire récente des Etats-Unis – et par récente, j'entends le XVIIe siècle jusqu'à nos jours, ne râlez pas – pour mieux comprendre la construction de la société sorcière américaine. Je sais que nous l'avions abordé en deuxième année mais de façon assez superficielle et nous allons donc creuser la question. Première date essentielle : 1620. (Il marqua une pause, attendant visiblement une réaction, mais personne ne réagit). Allons, s'exclama-t-il, 1620 !

Julian eut presque pitié de lui, mais malheureusement 1620 n'éveillait pas grand-chose chez lui. Il tenta de se souvenir si les Gobelins avaient déclenché une guerre cette année-là, sans succès. A nouveau, Othilia leur sauva la mise.

- Ah miss Fontaine, je peux compter sur vous. Nous nous écoutons. Et après c'est Julian l'intello? Ils ont bien regarder Othilia?

- L'arrivée des sorciers en Amérique ?

- Pas exactement l'arrivée des sorciers puisqu'ils étaient déjà présents dans le pays bien sûr, nuança le professeur Perrot, mais oui, l'arrivée des colons européens à bord du Mayflower. Le navire est parti de Plymouth en septembre 1620... Oh tiens vous connaissez peut-être Plymouth ?

Occupé à prendre des notes, Julian comprit que Perrot s'adressait à lui lorsque Liam lui donna un coup de coude et souffla « eh l'Anglais » avant de lui désigner le tableau d'un mouvement sec. Julian releva la tête.

- Pardon ?

- Je disais, vous connaissez peut-être Plymouth, monsieur Shelton ?

- Oh euh... dit-il dans un rare moment d'éloquence, surpris que le professeur ait retenu son nom sans même l'avoir demandé. Non, pas vraiment. Je suis londonien. Enfin... je l'étais, je suppose.

Le professeur Perrot attarda son regard sur lui, comme s'il attendait autre chose et Julian se contenta de hausser les épaules en geste d'excuse. Il avait déjà été dans le Kent pour des vacances, il avait passé des journées à Terre-en-Lande bien sûr, et il s'était même rendu dans le Durham chez sa grand-mère Jeanne un nombre incalculable de fois. Plymouth en revanche...

- Ce n'est pas grave, reprit Perrot, déstabilisé. Je pensais... Enfin peu importe. Le Mayflower donc. Il transportait évidemment les pères fondateurs des Etats-Unis, mais également plusieurs sorciers et sorcières qui, tout comme les Non-Maj', avaient de nombreuses raisons de quitter leur pays d'origine. Certains répondaient à l'appel de l'aventure, mais la plupart fuyaient parce qu'ils étaient persécutés par les Non-Maj', par un membre de la communauté magique, ou par les autorités magiques.

- D'où le dicton : si t'as les Aurors sur le dos, prend un bateau. Je meurs mais c'est beaucoup trop drôle :lol: :lol: :lol:

- Tout à fait, monsieur Cooper. Merci d'illustrer si brillamment mes propos.

Le sarcasme de Perrot fit rire les élèves et Liam, bon joueur, se contenta de sourire.

- Je disais donc : ces sorcières et sorciers qui émigraient cherchaient le plus souvent à se fondre dans la masse des Non-Maj', même si cela s'est avéré difficile au cours de la traversée. Près du but, une tempête a en effet menacé l'expédition et nous savons que sans les sorciers à bord, le bateau aurait sûrement coulé et l'histoire aurait donc été bien différente Oh j'adore comment tu intègres les sorciers à l'Histoire c'est super fin et intelligent ! . Toujours est-il que le mauvais temps a obligé le vaisseau à aborder les rivages d'Amérique non pas au but prévu, mais sur la côte du Massachussetts. Devinez qui était à bord du Mayflower ?

- Isolt Sayre, devina Aileen.

- Précisément, miss McCallum. Si Ilvermorny s'est établit ici, c'est parce que sa fondatrice est venue avec les colons européens. Nous referons un cours sur Isolt Sayre d'ailleurs.

- Oh non, grogna Liam. On l'étudie chaque année.

Le professeur Perrot redressa ses lunettes, l'air contrit, et se passa une main dans sa barbe.

- Je l'avoue, reconnu-t-il, mais je pensais que cela serait intéressant pour monsieur Shelton peut-être. Et pour vos mémoires défaillantes.

- Ma mémoire a tout retenu, professeur, je vous jure.

Embarrassé, Julian aurait aimé que Perrot ne lui mette pas sur le dos le cours sur Isolt Sayre dont personne ne voulait véritablement. Mais j'avoue comment il est jeté en pature le pauvre :lol: :lol:

- Je peux me débrouiller, dit-il. Je peux aller chercher à la bibliothèque...

- Bonne idée, les recherches personnelles sont un élément essentiel en histoire, comme vous le savez sûrement. Faites ça. Je vous demanderai même peut-être de faire un exposé récapitulatif en fin de trimestre.

A côté de lui, Liam grimaça comme pour s'excuser de lui avoir imposé un devoir supplémentaire, mais Julian fronça les sourcils pour autre chose. Il s'était clairement adressé à lui, pas à la classe. Que signifiait ce « comme vous le savez sûrement » ? Perrot ne pouvait pas savoir qu'il était le fils d'une chercheuse en Histoire. J'avoue, les regards, les allusions. BON SANG il faut que je fasse des calculs !

Sans pouvoir s'en empêcher, l'image de sa mère plongée dans un épais livre d'histoire pour ses recherches s'imposa à son esprit et il déglutit avec difficulté. Parfois, quand il était petit, elle l'emmenait dans des bibliothèques moldus de Londres le dimanche pour aller chercher des ouvrages qu'elle ne trouvait pas dans le monde sorcier. Il lui tenait toujours la main de peur de se perdre entre les immenses rayonnages. Charlotte restait avec leur père, incapable de garder le silence dans les bibliothèques à cet âge, mais Julian aimait ces balades rien qu'avec sa mère. Souvent, elle lui achetait même une glace sur le chemin du retour.

Une boule lui obstruant soudain la gorge, il mit plusieurs secondes à se concentrer à nouveau sur ce que Perrot disait.

- ... et ces Européens sont les premiers colons à s'établir aux Etats-Unis où ils fondèrent la ville de Plymouth en l'honneur de leur ville de départ.

- Une imagination débordante, commenta Liam.Non mais les colons n'ont eu aucune imagination là.

- Cependant, il s'est tout de suite avéré que le Nouveau Monde allait être un endroit encore plus dur que le Vieux Monde pour les sorcières et les sorciers, et ceci pour trois raisons principales. Des idées ?

Aileen leva la main avec hésitation.

- Miss McCallum.

- La difficulté de refonder une société magique ?

- Développez, c'est bien.

- Et bien, ça n'a pas dû être facile d'arriver dans un nouveau pays et sur un nouveau territoire inconnu. Certaines potions demandent des plantes particulières par exemple et il faut savoir les trouver ?

- Bien sûr ! Les plantes, les ingrédients de potions, les cœurs de baguettes ! Tout cela était resté en Angleterre. Dans leur pays d'origine, les sorcières et les sorciers n'avaient qu'à se rendre chez l'apothicaire près de chez eux pour trouver les ingrédients nécessaires à la fabrication de potions alors qu'ici, ils devaient se familiariser avec de nouvelles plantes magiques. Il n'existait aucun fabricant de baguettes magiques reconnu, et l'école de sorcellerie d'Ilvermorny n'existait pas encore puisqu'il a fallu plusieurs années à Isolt pour la construire.

La passion contenue dans la voix du professeur Perrot était vibrante à mesure qu'il racontait. A nouveau, Julian songea à sa mère. Elle avait un peu le même ton lorsqu'elle parlait d'histoire. Elle s'animait et racontait les faits comme si elle contait un roman. Mais pauvre Julian, il va finir par pleurer en plein cours le pauvre ...

- Ensuite ? La deuxième raison ? Tiens, monsieur Cooper, une idée ?

- Euh...

- Pensez à la persécution qu'avait connu la communauté sorcière, orienta Perrot.

- J'ai le droit à la partie « persécution » parce que je suis né Non-Maj' ? Mais j'avoue ce n'est pas très malin :lol:

Julian dévisagea Liam, mais celui-ci affichait un simple rictus et leur professeur se contenta de le regarder d'un air entendu sans relever la provocation.

- Monsieur Cooper...

- Je suppose juste que les Non-Maj' n'aimaient pas plus la sorcellerie qu'avant juste parce qu'ils avaient traversé un océan ?

- On peut dire ça, oui. Les immigrants avaient non seulement commencé à mener une guerre contre les Indiens d'Amérique, ce qui avait affaibli la cohésion de la communauté magique, mais leurs convictions religieuses les rendaient également intolérants à toute forme de magie, expliqua Perrot. Les puritains aimaient s'accuser entre eux d'activités occultes à la moindre trace de preuve, et les sorcières et sorciers du Nouveau Monde avaient toutes les raisons du monde d'être extrêmement méfiants envers eux.

- Tu me passeras tes notes ? Chuchota Liam. J'ai pas tout suivi.

- Pas de problème...

Il avait bien passé des années à donner ses notes d'histoire de la magie à Matthew et Hanna, il pouvait bien lui donner aussi à Liam.

- Et enfin la dernière raison ? Demanda le professeur. Oui, miss Fontaine ?

- Les Ratisseurs, répondit Othilia.

- Tout juste. (Il jeta un coup d'œil à sa montre et soupira). Ah, mais je vois que l'heure est terminée. Bon, nous verrons les Ratisseurs la prochaine fois avec les procès de Salem. Renseignez-vous d'ici là. Allez, je vous laisse partir. Bonne rentrée à tous. Maaaais moi je voulais savoir ce que c'était les ratisseurs ... La suite au prochain épisode !

- Merci, professeur !

Julian rassembla ses parchemins alors que Liam était déjà sur ses pieds. Vive, Aileen le saisit par le bras avant qu'il ne puisse s'éclipser.

- Oh non, tu nous attends ! Je ne te perds pas de vue, il faut qu'on parle de ce soir.

- Aileen...

- Non négociable, Cooper. J'aime tellement comment elle le drive :lol: :lol:

Vaincu, Liam retomba sur sa chaise et Julian s'empressa de ranger ses affaires dans son sac. Il allait le refermer lorsque le professeur Perrot s'approcha soudain. Il avait enlevé ses lunettes et les faisait tourner presque nerveusement entre ses doigts.

- Oh monsieur, lança Liam, super cours vraiment !

- Je vous voyais passionné, oui.

- Je prenais pas beaucoup de notes, mais j'écoutais, promis !

- Je n'en doute pas, monsieur Cooper. A vrai dire, j'aurais souhaité parler un peu avec vous monsieur Shelton. Si vous avez le temps ?

- Moi ? Oh... oui, oui. On a une heure de libre c'est ça ? Vérifia-t-il auprès d'Aileen.

Elle hocha la tête.

- C'est ça. On se retrouve à la bibliothèque tout à l'heure. On t'attendra là-bas.

- D'accord.

D'un même mouvement, Liam et Aileen se dirigèrent donc vers la porte et sortirent de la salle, non sans un dernier regard curieux dans leur direction. Nerveux, Julian attendit que le professeur Perrot reprenne la parole. De près, il paraissait moins grand. Son veston en tweed, sa barbe et ses lunettes rectangulaire le faisaient ressembler aux collègues historiens de sa mère. Mais la veste en tweed c'est tellement le classique de l'historien universitaire je meurs :lol:

- Je voulais simplement vous parler pour votre premier jour, commença Perrot. Savoir si tout allait bien.

- Euh... Oui, tout va bien. Je me perds encore un peu dans le château, mais Aileen et Liam m'aident.

- C'est bien... Je sais que ce n'est pas facile d'arriver en cours de cursus et se faire des amis est le meilleur moyen de se familiariser avec le château.

Julian lui renvoya un regard étonné et le professeur sourit en baissant la tête.

- Oui, cela va peut-être vous surprendre car j'ai perdu mon accent avec le temps, mais je suis français. La famille Perrot est une famille franco-américaine du moins et je suis arrivé de France à douze ans pour ma deuxième année ahhhhh . Heureusement, une camarade m'a aidé avec gentillesse Et elle s'appellait Aurelia Grims c'est ça? . (Il sourit à nouveau, comme s'il repensait à cette amie, et Julian se contenta de hocher la tête avant qu'il ne poursuive). Enfin, tout cela pour dire que c'était assez déstabilisant donc je vous comprends, surtout pour vous qui arrivez en sixième année.

- Un peu...

- Et les programmes doivent être différents entre Ilvermorny et Poudlard, particulièrement en histoire. Qui était votre professeur ?

- Binns. (Il se rendit compte de sa familiarité et se corrigea). Le professeur Binns.

- Il est encore en poste ? :lol: :lol: :lol: :lol:

Julian retint un rire étouffé. Visiblement, Perrot n'était pas au courant de la spécificité de son homologue anglais.

- Je pense qu'il prévoit de le rester encore longtemps... se contenta-t-il de dire en songeant que Matthew se serait sûrement esclaffé devant sa réponse. :lol: :lol: :lol: :lol:

- C'est tout à son honneur, approuva Perrot. Mais enfin, ce n'est pas vraiment de Poudlard dont je voulais vous parler. Je connais la situation en Angleterre et je voulais surtout vous demander si vous alliez bien.

Cette fois, Julian fut si déstabilisé qu'il mit une seconde à comprendre la question. Jusqu'à présent, personne ne lui avait demandé s'il allait bien. Ni les Grims, ni Leonidas, ni Aileen ou Liam... Ils avaient tous plus ou moins connaissance de la guerre qui se jouait en Angleterre, ils en avaient parlé et débattu, mais personne n'avait songé à lui demander ce qu'il ressentait par rapport à ça et Julian se retrouva sans réponse prête à donner au professeur Perrot.

- Je vais bien, répondit-il finalement après plusieurs secondes d'une voix sourde. J'ai pu partir, ce qui n'est pas le cas de tout le monde. (Il déglutit). Oui, je vais bien...

Le professeur Perrot ne parut pas convaincu.

- La situation ne devait pas facile, là-bas ?

- Les mangemorts s'en prennent de plus en plus aux gens... Mais ils veulent aussi rester cachés pour éviter d'être repérés par le Ministère donc la vie tous les jours n'a pas changé, les magasins restent ouverts sur le Chemin de Traverse...Cette réflexion ça me rappelle NOTRE situation :lol:

- C'est important, reconnut Perrot. L'économie et la politique doivent continuer, sinon la situation s'empirera...

Sa voix s'éteignit mais il sembla vouloir ajouter quelque chose. Julian aurait aimé qu'il le laisse partir retrouver Aileen et Liam.

- Une dernière chose... En ce qui concerne la situation en Angleterre, je voulais juste vous dire que... je suis désolé pour votre mère. Toutes mes condoléances.

Julien sentit son corps se raidir, comme une réaction instinctive. Il s'attendait encore moins à cela de la part de ce professeur inconnu et sa gorge se ferma. A chaque fois que quelqu'un lui présentait ses condoléances, il avait l'impression de recevoir violemment le rappel de son absence et en même temps, de manière ambivalente, parler d'elle revenait à la garder en mémoire.

Le ventre serré, il inspira profondément, mais attendit encore de longues secondes pour répondre de peur que sa voix n'émette aucun son.

- Merci, souffla-t-il. Vous... vous la connaissiez ?

- Aurélia Grims étaient une historienne et une chercheuse remarquable, se contenta-t-il de dire. Je la tenais profondément en estime.

- Shelton, corrigea Julian mécaniquement. Elle s'appelait Aurélia Shelton.

Il ne savait pas pourquoi il avait besoin de l'affirmer. Certainement parce que sa mère insistait souvent sur son nom, fière de ne plus être renvoyée à sa famille d'origine. « J'ai le même nom que mes enfants et c'est important » aimait-elle affirmer en riant.

- Bien sûr, veuillez m'excusez. (Le professeur Perrot remit ses lunettes et claqua dans ses mains, comme il l'avait fait pendant son cours pour changer de sujet). Bon, je vais vous laisser y aller. Si vous avez besoin, n'hésitez pas. J'ai mes notes de cours pour les élèves plus jeunes si cela peut vous servir aussi.

- Merci, professeur. J'y penserai. Bonne journée.

Le dos droit, Julian réajusta sa prise sur son sac et sortit d'un pas raide. A peine la porte se referma-t-elle sur lui qu'il s'y adossa, le souffle saccadé. Il ignora ses yeux qui le brûlaient, repoussa le souvenir de sa mère, et se remit en route. Il ne pouvait pas laisser la brume du passé envahir son esprit au risque de se perdre dedans.

Alors je n'ai pas énormément commenté mais j'étais passionnée là ! Déjà Julian fait franchement trop de peine face à la matière qui rappelle sa mère, les questions du profs qui rappelle comment elle est morte ... C'est tellement triste et c'est bien de montrer que ce n'est pas parce qu'il est arrivé à Ilvermorny que le processus de deuil est achevé : sa mère lui manque toujours.
Ensuite le cours ! c'était super intéressant, j'adore comment tu as intégré la magie à l'Histoire originelle mais aussi comment tu montres le décalage par rapport à la façon d'enseigner l'Histoire et j'adore comment le prof enseigne en questionnant, débattant, interragissant, ça étaye ce qu'il dit : l'histoire est une matière vivante et il la fait vivre parfaitement.
CELA DIT il faut que je fasse des comptes. Il a trop regardé Julian pour qu'il soit net ce garçon.


**

*

La brume nocturne avait envahit le parc à cette heure-ci. Glacé par la chute brusque des températures, Julian resserra sa cape attachée par un nœud gordien autour de lui et avança résolument entouré par Liam et Aileen. Le premier arborait un air déterminé, les yeux braqués devant lui, inflexible. La seconde ne cessait au contraire de jeter des coups d'œil anxieux par-dessus son épaule.

- Si on se fait prendre... ça va Hermione?

- Aileen, arrête.

- Je suis Représentante, je te rappelle. On pourrait me retirer mon insigne pour être sortie dehors après le couvre-feu. ça va Lily?

- Les autres le font tout le temps ! Ce n'est bien grave...

Aileen haussa un sourcil. Sous l'effet de l'humidité, ses cheveux roux commençaient à gonfler. J'iame bien ce genre de détail, hyper trivial mais hyper réaliste.

- Comment ça « le font tout le temps » ? Mais...

- Bienvenue dans le monde des délinquants, déclara Liam d'un ton ironique et pompeux. Maintenant accélère, il est presque minuit...

- Et je continus à dire qu'on aurait dû prévenir quelqu'un !

- Aileen, sérieusement, arrête. C'est trop tard de toute façon. Regarde, Julian ne dit rien lui.

- C'est parce que Julian est en train de mourir de froid. Pauvre choupinou :lol: :lol:

Même s'il voulait nier, Julian n'aurait pas pu car Aileen avait effectivement raison, comme bien souvent. Elle semblait avoir un don pour savoir ce qu'il pensait depuis qu'ils s'étaient rentrés dedans dans le train de toute façon. HIIIIIII. Anna' je suis frustrée. Pourtant, le vent écossais l'avait habitué au froid, mais le Massachussetts n'était pas en reste.

Tout autour d'eux, le parc d'Ilvermorny était silencieux. Au cœur de la nuit, ils étaient les seuls à braver l'obscurité, se frayant un chemin à la simple lueur de leur baguette. La lumière projetait des ombres sous leurs pieds et Liam s'obstinait à avancer, comme s'il voulait devancer la sienne. Devant leurs yeux, la silhouette des serres s'élevèrent soudain. Dans la nuit, le verre des fenêtres ressortaient à peine, et la structure en fer se confondait avec les ténèbres, et Julian avait l'impression de voir un monstre à moitié dessiné émergé d'une toile. Ses doigts s'agitèrent contre sa jambe, un tic qui le prenait quand il avait envie de dessiner.

- Et maintenant ? Murmura Aileen. On fait quoi ?

- On va à la serre 4.

Ils avancèrent donc encore. Julian observa avec curiosité les serres qu'ils dépassèrent. Elles n'étaient pas bien différentes de Poudlard : des plantes s'enroulaient autour du fer et obstruaient les carreaux de verre, comme si elles cherchaient à dévorer ou étreindre les serres. A l'intérieur, il distinguait de longues tables, des pots vides ou remplis de plantes étranges. L'une des serres avait même un étage et un escalier blanc en colimaçon.

Enfin, ils se retrouvent devant la quatrième. Elle n'avait rien de particulier, mise à part qu'elle se trouvait plus à l'écart que les autres, prêt du mur d'enceinte. Tous les trois figés devant la porte, ils devaient offrir un piètre spectacle. Julian se demanda comment il s'était retrouvé ici pour sa deuxième nuit alors même qu'il n'avait jamais brisé le couvre-feu à Poudlard au plus grand damne de Matthew, toujours si tête brûlée.

- Il n'y a personne... souffla Aileen. Juste nous.

- T'en sais rien, celui qui a écrit la lettre va peut-être arriver...

- Pour l'instant, il n'est pas là, assura-t-elle à nouveau.

- Il est peut-être caché ? Suggéra Julian. Pas loin... et il nous observe ? ... c'est hyper creepy.

Aileen frissonna.

- Si tu dis ça pour me faire peur...

- Non, je dis ça parce que ça pourrait être vrai, rétorqua-t-il.

Julian tressaillit. Il n'avait pas voulu être si cassant, mais il avait le sentiment que ni Liam ni Aileen ne prenait vraiment conscience de la dangerosité de la situation. La lettre pouvait être une simple blague de mauvais goût ou quelque chose de bien plus sérieux et ils s'étaient peut-être jetés dans la gueule du loup.

- Désolé... je...

- Non, tu as raison, approuva Aileen. On n'aurait jamais dû venir. Liam, viens, on retourne au château... Liam ? Liam, qu'est-ce que tu fais ? Liam !

D'un même mouvement, Julian et Aileen s'élancèrent en avant pour rattraper Liam qui s'était soudain avancer et tapait contre les fenêtres de la serre. Le bruit résonnait horriblement dans le silence. Et de façon bien sûr hyper discrète

- Morgane, arrête ! Tu vas l'attirer ici... Et les profs et les concierges. D'ailleurs j'ai toujours trouvé ça absurde que Rusard soit seul contre presque 3000 élèves, nous on est 6 surveillants par journée pour 500 ...

- C'est exactement ce que je veux ! Il m'a fait venir, qu'il vienne !

- Liam, il n'y a personne d'autre ! Arrête, tu vas casser...

Au moment où les mots quittaient les lèvres d'Aileen, Julian entendit le verre craqueler et une seconde plus tard la main de Liam traversa la fenêtre en une myriade d'éclats. Avec un cri de douleur, il ramena son bras contre sa poitrine en jurant.

- Merde ! Merde !

- Liam, idiot ! Je t'avais dit... Oh mon dieu, fais voir ta main... Mais quel petit con ... Mais le pauvre, il doit être si désespéré, ça déchire le coeur.

Avec prudence, Liam tendit sa main à Aileen. Elle vacilla immédiatement et Julian posa une main sur son dos pour la stabiliser. Elle tressaillit à nouveau violemment et se dégagea, le visage contracté comme si c'était elle qui avait la main en sang et non Liam. Des perles rouges s'accrochaient à ses doigts avant de tomber sur l'herbe, colorant le sol.

- Il faut qu'il aille à l'infirmerie, dit Aileen, la respiration saccadée.

- Mais non, jette-moi juste un sort pour refermer les plaies...

- Je n'ai pas le niveau...

- Tu es douée pour les sortilèges comme ça, protesta-t-il.

- Mais là tu as plusieurs coupures, je ne suis pas sûre... d'y arriver.

- Julian peut t'aider !

Pris au dépourvu, Julian regarda les lignes ensanglantées le long de la main de Liam et déglutit.

- Moi non plus je ne suis pas de savoir faire ça, avoua-t-il.

- Essayez au moins ! Il faut qu'on reste encore un peu, juste au cas où...

Aileen l'interrogea du regard. Après quelques secondes, Julian hocha la tête. Ils pouvaient bien tenter. S'il avait été à la place de Liam, il aurait aimé qu'on lui laisse une chance de retrouver sa sœur. Nerveux, il leva sa baguette et Aileen en fit de même. Ils lancèrent le sort de guérison en même temps. Lentement, les plaies se refermèrent. La plupart laissèrent une ligne rosée sur la peau, mais le sang arrêta de couler. Seules certaines refusèrent de guérir.

- Voilà... chuchota Aileen avant de se râcler la gorge. Je ne pense pas qu'on puisse faire mieux... Pour celles qui saignent encore, je ne sais pas...

- Ce n'est pas grave, s'empressa de la rassurer Liam. Je ne sens presque rien.

Elle plissa les yeux, comme si elle savait qu'il mentait, mais elle n'eut pas le temps de protester. Un grand corbeau noir croassa brusquement dans la nuit et ils sursautèrent tous. Un corbeau tiens tiens. Dans un bruissement d'ailes, le corbeau piqua vers eux. Julian crut un instant qu'il allait se poser, mais il décrivit simplement un grand cercle au-dessus de leur tête puis lâcha une lettre. Elle tourbillonna dans l'air, blanche comme un flocon suspendu dans le vent, avant que Liam ne lève sa main valide et referme son poing dessus. Il tremblait presque d'impatience. He. Mais ce serait pas un animagus cet affaire aussi? Je sais pas je demande ...

A cause de sa main encore blessée, il n'arriva cependant pas à ouvrir l'enveloppe et jura. Julian n'attendit même pas sa permission : il la lui prit sans cérémonie et l'ouvrit lui-même. Sur le parchemin, les mêmes les lettres découpées formaient une nouvelle phrase :

Brise le rituel et tu retrouveras ta sœur. Hihihihihihihihihihi

En dessous, des runes noircissaient la page, mais Julian n'en avait jamais vu de semblables. Leurs courbes formaient des traits délicats et brusques. Ce qui paraissait être leur traduction était inscrit à côté : des ingrédients de potions, des références de sortilèges, des indications diverses...

- Qu'est-ce que ça veut dire ? Souffla Aileen.

- Il veut que Liam réalise quelque chose pour lui, dit Julian en relisant en même temps la lettre. C'est une sorte d'échange...

- De chantage, corrigea-t-elle.

- C'est ça... Il faut que tu suives les directives pour... briser une sorte de rituel je crois.

Mais Liam ne l'écoutait pas. Son visage s'était décomposé et il tournait sur lui-même, comme s'il cherchait quelque chose, mais même le corbeau avait disparu. Julian ressentit un élan de pitié envers lui.

- Emilia ! Hurla-t-il brusquement. Emilia !

- Moins fort, Liam, stop...

- Emilia ! Emy ! ça me donne mal au ventre son désespoir ... Le pauvre, ces nerfs ... Oh la la

Aileen le saisit par le bras et le secoua pour le faire taire, sans succès. La voix noyée sous des sanglots qui ne sortaient pas, Liam s'époumona :

- Emy, montre-toi ! Laissez-la partir ! Emilia !

- Tais-toi, paniqua Aileen, désespérée. Tout le monde va t'entendre !

- Emilia !

Julian ferma les yeux. Le nom de la « sorcière envolée » résonnait dans ses oreilles et il s'imagina à nouveau Emilia, les cheveux flottant au vent sous des feux d'artifice, marcher d'un pas pressé en jetant des regards par-dessus son épaule. Il revit sa photo si fascinante dans les journaux. La joconde blonde. Et cette image ... ce morceau d'écriture ... ce don, Marion, quelle plume come toujours.

Il n'avait eu aucun espoir de la voir réapparaître ce soir. Liam, lui, l'avait eu. Ses cris contenaient en eux toute la détresse de l'espoir brisé oh la la mais quelle plume Anna'. . Il n'appelait pas sa sœur en espérant qu'elle le rejoigne, il hurlait son nom comme une conjuration, comme si à force elle pouvait être auprès de lui. Julian refoula la nausée aux creux de son ventre. Il savait ce que Liam ressentait pour avoir passé lui-même des nuits à appeler sa mère en chuchotant après sa mort.

- Elle ne viendra pas... murmura-t-il. Liam, elle ne viendra pas.

Défait, Liam arrêta de crier. Il s'effondra contre Aileen qui le soutint du mieux qu'elle put, tremblante, les larmes aux yeux. Elle passa une main douce dans ses cheveux pour le calmer.

- On va y arriver, je te le promets, jura-t-elle. On va la retrouver. On va faire briser ce rituel. T'es avec nous, Julian ?

Ils le regardèrent avec attention, déterminés. Julian inspira profondément et sa réponse fusa avant que son cerveau n'ait pu intervenir.

- On va briser ce rituel, affirma-t-il. "je sais pas ce que c'est, mais on va le faire !"

Au loin, une horloge sonna minuit.

********************************************

Verdict ? ^^

Eléments tirés du canon/Pottermore:

- Grosso modo, tout le cours d'histoire haha !

Prochain post - Chapitre 11 : Mercredi 20 Janvier

Précision, je vous poste la liste des personnages par maison juste en dessous ! ^^

C'était un super chapitre Marion ! Liam fait tellement mal au coeur mais les disparitions comme ça c'est ce qu'il y a de pire et tu le montres très bien : il reste toujours l'espoir et l'espoir ça fait mal. Et j'aime beaucoup comment Julian finit par compatir et par l'aider tout simplement parce que lui aussi a une soeur et que grâce à ça il peut se mettre à sa place et ça l'oblige à forcer sa nature. Du coup j'aime beaucoup les liens qui se font entre les trois, j'adore les voir interagir ensemble, avec un coup de coeur pour Aileen !

Mais j'ai hâte de retrouver les autres aussi, comme Thea ça fait longtemps et bien sûr ... Noah ! Ah je crois que je vais aller me refaire un extrait pour patienter ...
HermioneSerdaigle

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Re: L'héritage d'Ilvermorny [Harry Potter]

Message par HermioneSerdaigle »

Salut ! Ton histoire est géniale ! j aime beaucoup le fait que tu ailles explorer l école d Ilvermorny. C est très interessent de voir également comment la guerre se déroule en Amérique. Donc voila je voulais jsute te dire que je suis passé ici et que j attends la suite avec impatience !
a la prochaine !
PS : Peux-tu m ajouté a la liste des prévenus stp
PtiteCitrouille

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Re: L'héritage d'Ilvermorny [Harry Potter]

Message par PtiteCitrouille »

Coucou !

J'ai entr'aperçu un de mes anciens commentaires où je chantais les Lacs du Connemara, du coup je l'ai dans la tête

Chap 10:
L'horloge sonne minuit
et Julian, il est temps pour toi de retourner dans ton carrosse et de quitter ton joli prince charmant Noah mouhahahaha

Je meurs, ça commence par une analyse bien serdaiglienne de Julian sur les chances en Quidditch de Matthew :lol:
qu'il peinait à retranscrire ce qu'il ressentait pour sa famille maternelle.
t'inquiète, on a capté que tu captais rien à ta famille haha
J'aime bien ces lettres avec Matthew, ça crée un pont entre le monde sorcier britannique et celui américain
Il portait un veston marron sans manches sur sa chemise blanche et arborait une barbe brune de trois jours qui lui mangeait les joues.
Dumbledore façon Jude Law ? dammmmnn
Derrière ses lunettes noires
ah non, Gilbert Montagné. Damn.
Julian crut un instant que son regard s'arrêta sur lui plus longtemps que les autres.
ça, ça veut dire méchant prof. Y a toujours un méchant prof dans l'histoire
un sourire presque timide mais bienveillant.
suspicion 90%
dit-il d'une voix profonde et chaleureuse. Votre été s'est bien passé ?
ALERTE SUSPICION 100% MECHANT PROF
je suis le professeur Perrot.
j'ai fait toutes les combi d'anagrammes possibles histoire d'élucider le mystère qui se cache derrière son nom. (Poterr mdrr)
Incrédule, Julian pivota pour constater lui-même que ses camarades avaient effectivement l'air perplexe.
WELP on va éviter d'attendre les Américains dans cette guerre hein
Ouvrez un journal, oui, pensa Julian
:lol: :lol: :lol:
- C'est dans quel état ça, la Grande-Bretagne ? Marmonna un élève quelques rangs derrière.
oh merde ce cliché d'américains :lol: :lol: après il a pas tort, y a peut-être un bled qui s'appelle grande-bretagne quelque part aux USA, ça serait pas le premier nom américain similaire à un nom british hahaha
en sentant plusieurs têtes se tourner vers lui, comme si tout le monde s'attendait à ce que l'anglais intello les sauve
rah les vendus

En vrai ce cours est cool, mais les Américains ne s'intéressent absolument PAS à ce qui se passe à l'extérieur de leur pays, c'est un fait ^^ leur pays est tellement grand, vaste et autres, que la politique étrangère leur passe très clairement au-dessus de leur tête ^^'
devant cette classe qui ne comprenait pas un quart de la situation, qui ne savait pas tout ce que tout le monde vivait là-bas, qui ne savait pas ce qu'il avait perdu.
JUSTEMENT instruis les
et par récente, j'entends le XVIIe siècle jusqu'à nos jours, ne râlez pas – pour mieux comprendre la construction de la société sorcière américaine.
oh damn fais gaffe, j'ai eu un cours similaire cette année :lol: et du coup vu que les USA sont une nation récente, leur histoire récente serait plutôt à partir du 19ème...! Voire de la WWI qui est un tournant aux USA (surtout qu'en 1620 MARION les USA n'existaient PAS)
Allons, s'exclama-t-il, 1620 !
MARIGNAN (pardon haha à chaque fois qu'on me balance une date comme ça j'ai envie de dire Marignan)
Il tenta de se souvenir si les Gobelins avaient déclenché une guerre cette année-là, sans succès.
toujours essayer les Gobelins :lol: :lol:
Pardon ?
j'ai imaginé un américain faire "whaa' ?" et Julian plutôt "pardon me ?" :lol:
Je pensais...
que Julian connaissait toutes les villes d'Angleterre parce que c'est un "si petit pays comparé aux USA ?" (although ça m'intrigue son commentaire)
- D'où le dicton : si t'as les Aurors sur le dos, prend un bateau.
je suis morte t'es une reine des expressions sorcières :lol: :lol: :lol: :lol: :lol:
- Les Ratisseurs, répondit Othilia.
désolée je vais jamais trouver ce nom de jardinier crédible

En revanche le cours d'histoire est très intéressant et j'ai beaucoup aimé le lien avec les défis des sorciers à créer une nouvelle communauté à partir de rien
cela va peut-être vous surprendre car j'ai perdu mon accent avec le temps, mais je suis français.
damn si c'est un méchant ça fout les boules, c'est toujours le français le méchant
une camarade m'a aidé avec gentillesse.
LET ME GUESS c'était Aurélia
Bon du coup y a moy' que ça soit pas un méchant
- Aurélia Grims étaient une historienne et une chercheuse remarquable, se contenta-t-il de dire. Je la tenais profondément en estime.
et c'était ma super pote qui m'a aidé il y tant d'années à m'intégrer et je voulais trop la pécho sauf qu'elle a choisi un autre historien, du coup je l'ai tuée (ok enlève peut-être cette dernière partie)
La brume nocturne
après la brume du passé, faites place à la brume noctuuurne
un nœud gordien
et après les fenêtres , le nœud gordien que tu cases partout :lol: :lol:
Elle tressaillit à nouveau violemment et se dégagea
c'est pas la première fois qu'elle réagit comme ça aux contacts, je me demande pourquoi

Liam il m'inquiète vraiment, il est frénétique et incontrôlable
Par contre m'est-avis que ce rituel a briser c'est pas bon, genre c'est un truc qui va foutre le bordel dans le monde magique ou un bail comme ça. Ca se voit que Liam est utilisé..
annabethfan

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Re: L'héritage d'Ilvermorny [Harry Potter]

Message par annabethfan »

Salut à tous ! As usual, je suis encore en retard pour poster ^^ Vraiment désolée !

@Mythik : Merci ! Et de rien pour le recap, je sais que ça peut être difficile à suivre avec autant de personnages originaux haha! C'est pas dur d'être mieux que Binns :lol: J'aime tes théories du complot ^^ La fanfic Solangelo sera pour bientôt du coup je pense sur Booknode, je la posterai ici en exclusivité!

@HermioneSerdaigle: Ohh merci je suis hyper contente que tu aimes, bienvenue à toi ! J'espère que mes autres histoires te plairont et je t'ajoute à la liste des prévenus si tu veux ;)

@elohane: Merci ! Et tu m'as tuée j'y avais même pas pensé, jolie vanne ! :lol:

@Charmi: Je m'éclate à faire la correspondance entre Julian et Matthew ^^ Bravo, tu avais deviné ! Je suis contente que tu ais aimé le chapitre ^^

@Perri: Je t'ai déjà répondu, du coup je me contenterai de te dire que je t'aiiiiime.

@Clem : Same, t'es géniale et je t'aiiiime!

************************************************
Chapitre 11 : Saisir le réel

« Le réel n'est pas malléable, il est dur et froid, et si vos mains ne parviennent pas à le saisir, il glisse et s'échappe. »

- Pierre Ducrozet -


// 8 septembre 1979 //

Assis en tailleur sur son lit, Julian profitait de la lumière du matin. Il avait remarqué que le soleil entrait selon un angle précis avant neuf heures et il aimait son intensité. Depuis trois jours, il laissait les autres aller déjeuner et restait seul dans le dortoir pour dessiner, tentant désespérément de saisir cette lueur. S'il arrivait à terminer son dessin avant la prochaine lettre de Matthew, il pourrait lui envoyer par hibou pour qu'il ait une idée des dortoirs d'Ilvermorny. Un dessin serait sûrement bien plus parlant qu'une description. Il aurait pu aussi simplement demander à Liam d'emprunter son appareil photo, mais Julian aimait ces matins, seul, et il savait que Matthew avait toujours aimé ses dessins. Il en avait épinglé quelques-uns dans sa chambre à Terre-en-Lande : un dessin de lui, les cheveux roux flamboyants devant ses buts et perché sur son balai ; un dessin d'eux avec Hanna dans le parc de Poudlard, leurs écharpes bleu et bonze enroulées autour d'un Matthew grimaçant ; et un dessin de la maison des Bones avec les vélos sur la pelouse un jour d'été.

Sa main gauche crispée sur son crayon, Julian se repositionna contre le dossier de son lit. Celui-ci faisait partie de la boîte que sa mère lui avait offert et il le contempla un instant, le regard dans le vide. Il se rappela leurs dimanches après-midi à dessiner la même chose, juste pour voir qui allait le mieux réussir, et il se demanda comment sa mère aurait tenté de saisir ce dortoir. Est-ce qu'elle aurait commencé par la forme des meubles ? Aurait-elle utilisé des couleurs ou du fusain ? La gorge serrée, il se fustigea mentalement de penser ainsi. Julian le savait, il était coincé dans un entre-deux sombre dont il lui était impossible de s'échapper. Un entre-deux entre le moment où il avait perdu sa mère et le moment où le monde avait continué à avancer. Il était coincé là, mais ce même monde continuait à tourner autour de lui. La terre ne s'était pas arrêtée avec elle et il détestait ça. Il aurait voulu que le monde se fige, juste le temps qu'il arrive à comprendre l'incompréhensible : il n'avait plus de mère.

- T'es encore là, toi ?

Julian en lâcha son crayon qui alla rouler par terre. Il se râcla la gorge pour essayer de ravaler les larmes qui lui étaient montées aux yeux et releva la tête. Noah Douzebranches était revenu au dortoir plus tôt que prévu. Appuyé contre la colonne de son lit, ses boucles noires étaient à peine coiffées et il semblait se moquer de lui, comme à son habitude.

- Ca fait depuis le début de la semaine que tu loupes le petit déjeuner pour rester ici, dit-il. Tu joues à l'ermite ?

- Tu joues au voyeur ? Rétorqua-t-il tout à trac.

Noah haussa un sourcil.

- Je veux dire...

- Non, je ne t'espionne pas si c'est ce que tu crois. C'est juste qu'Othilia met trois heures à se préparer le matin et je n'aime pas particulièrement rester seul à une table à regarder le mur d'en face.

- Et Théa ?

Il se rappelait avoir vu sa cousine avec Noah et Othilia à chaque fois qu'il les avait croisés.

- Théa me supporte à cause d'Othilia, elle ne m'aime pas plus que ça. En fait, je crois que Théa n'aime personne à part elle-même.

- Je ne la connais même pas en vérité...

- J'ai cru comprendre, oui. T'as découvert les Grims récemment ?

Julian hocha la tête. Il piocha un nouveau crayon rouge pour commencer à reproduire les couleurs de l'école qui se retrouvaient sur tout le linge de lit. Noah tendit le cou pour mieux voir.

- Tu dessines ?

- Non, je fais des claquettes.

La répartie lui valut un éclat de rire étouffé.

- L'humour anglais, je présume. Bien.

- Ecoute, je n'ai juste pas le temps de parler. J'aimerais avancer sur ça avant le début des cours. Tu voulais quelque chose ?

- Juste récupérer mon sac. Mais tu sais que tu pourrais avoir un meilleur résultat en appuyant moins ?

- Quoi ?

Noah se baissa pour attraper le crayon qu'il avait laissé tomber quelques minutes avant. D'un geste précis, il le fit tourner entre ses doigts et Julian eut du mal à suivre la forme tourbillonnante. Sans même demander, il attrapa une feuille vierge qui traînait au pied du lit, puis se dirigea vers le sien. Il lui fit un mouvement vague de la main.

- Vas-y, dit-il, continu. On compare à la fin.

- Tu dessines ?

- Non, je préfère les claquettes.

Julian retint un sourire. Il ne l'avait pas volé. Après une seconde de réflexion, il finit par hausser les épaules et se replongea dans son dessin. Il n'avait pas menti : il voulait avancer avant le début des cours, peu importe si Noah Douzebranches avait décidé qu'il s'ennuyait assez pour rester. Concentré, Julian laissa sa main courir sur le papier et il bloqua le souvenir de sa mère. C'était simplement une esquisse de dortoir pour Matthew, rien de compliqué, ni d'émotionnel là-dedans.

- T'es venu à Ilvermorny à cause de la guerre ? Demanda soudain Noah sans relever les yeux.

- Ce n'était pas pour la nourriture en tout cas...

- Quoi ? Quelque chose contre les repas ?

- Le thé est imbuvable.

- Je prends du café.

- Quelle chance...

D'un trait, Julian fit émerger la silhouette de Noah perchée sur son lit. Il ne savait pas pourquoi il avait décidé de l'inclure, mais puisqu'il était là, autant rendre le dessin plus vivant. Il prit un crayon plus épais pour dessiner ses boucles noires.

- Les clubs commencent cette après-midi. J'imagine que t'as suivi docilement Aileen et Liam au journal.

- Je suis resté avec mes amis, si c'est ça ta question. Quelque chose qui t'échappe je crois.

- Ah ! Lâcha Noah avec sarcasme. Je vois que Liam n'a pas perdu de temps. Il m'a traité de quoi ? De con égoïste ou de traitre infidèle ?

- Ni l'un ni l'autre... Un mélange des deux ?

Noah secoua la tête.

- Rien d'étonnant. Tout est noir ou blanc avec lui. Le chevalier et sa princesse. Au moins Aileen est plus diplomate.

Dans son esprit, Julian s'imagina Liam sur un échiquier géant aux côtés d'Aileen dont les cheveux roux auraient tranché vivement avec les cases monochromes. Il voyait souvent les choses en opposition de couleurs, c'était comme une déformation de sa passion pour le dessin. Sans s'en rendre compte, il accentua le drapé rouge du lit à baldaquin et renforça les contours de la porte.

- Mais c'est vrai ce qu'il a dit ? Demanda-t-il, curieux malgré tout. Vous étiez amis et puis... tu as jute arrêté de leur parler ?

- C'est un peu plus compliqué que ça, Shelton.

Avec son accent américain, Julian trouvait que Noah avait une drôle de façon de prononcer son nom.

- Compliqué comment ? Pressa-t-il. T'avais redoublé non ? Vous étiez enfin dans la même classe, ça devait être plus simple justement.

- Ils t'ont dit ça aussi... Et après c'est moi qui suis indigne de confiance.

Il lança son crayon en l'air deux fois et le rattrapa avec habilité avant de lui envoyer un regard plein de défi.

- Ton pire cauchemar ça, Shelton ? De redoubler ?

- Non.

- Pourquoi ? T'es sûr que ça ne peut pas t'arriver ?

- Exactement.

Cette fois-ci, ce fut lui qui lui glissa une œillade bravade. Noah sourit, amusé. Ensemble, ils se remirent à dessiner quelques secondes en silence. Le soleil était monté dans le ciel et Julian avait perdu la luminosité qu'il cherchait, mais il décida de continuer. En trois jours, il n'avait finalement pratiquement pas parlé à ses camarades de dortoir à part Liam. Wilde Wilkinson et Enjolras Fontaine étaient toujours en mouvement, toujours partis quelque part, soit à un entraînement de Quodpot soit à une réunion du syndicat des élèves ; et c'était difficile de faire connaissance dans ces conditions. Pourtant, Julian tenait à les connaître et à ne pas reproduire le même schéma qu'à Poudlard où il ne s'était pas lié avec ses camarades de dortoir à Serdaigle. Les garçons avec qui il avait partagé étaient sympathiques, mais Julian n'avait jamais réussi à vraiment leur parler comme il le faisait avec Matthew et Hanna. Assez vite, il s'était résigné et enfermé dans leur amitié restreinte en se disant que ça lui suffisait. Et même si c'était en partie vrai, sa sœur lui avait bien dit : Ilvermorny pouvait être un nouveau départ.

- Pour répondre à ta question, j'ai aussi pris le club de duel, avoua-t-il soudain. En plus de celui de journalisme. Aileen m'a dit que je ne ferais que les illustrations de temps en temps et que je pouvais m'inscrire dans un autre. A Poudlard, je n'ai jamais pris la peine d'y aller, alors je me suis dis que ça serait l'occasion.

- Le club de duel ? Ce n'est pas contre le pacifisme et l'éthique des deux justiciers journalistes ?

Julian roula des yeux.

- En fait, tu as autant une dent contre Liam que lui contre toi.

- Si tu savais...

- Explique-moi, proposa-t-il en essayant de maitriser la curiosité dans sa voix.

Noah eut un rictus clairement provocateur.

- T'aimerais bien, hum ?

Son crayon filait à toute vitesse sur sa feuille et il regardait à peine ce qu'il faisait.

- A quoi ça sert de m'en parler sans m'expliquer ? Rétorqua Julian.

- A te faire poser des questions.

- C'est idiot.

- Calme-toi, Shelton.

Julian soupira. Parler avec Noah, du peu d'expérience qu'il en avait, revenait en fait à se lancer dans un combat semblable à un duel rapide, vif, incisif. Tout pour avoir l'ascendant. Une idée lui vient soudain à l'esprit et il plissa les yeux.

- Laisse-moi deviner, dit-il lentement. Tu es aussi au club de duel ?

- Belle déduction. Théa aussi d'ailleurs.

Il retint un grognement de dépit.

- Et tu ne connaissais vraiment pas Théa avant ça ? S'enquit Noah. Avant de venir ici, je veux dire ?

- Non... Ma mère avait coupé les ponts avec sa famille. On a appris l'existence des Grims en juin dernier.

- Parce qu'elle a bien voulu reprendre contact pour échapper à la guerre ?

Julian sentit ses épaules se tendre et il répondit d'une voix plate qui le surprit :

- Parce qu'elle est morte.

Un long silence suivit. Il n'osa pas relever la tête pour croiser à nouveau les yeux de Noah et continua :

- Aucune répartie spirituelle pour celle-là ? Pas de « désolé » ou « toutes mes condoléances » ?

- Est-ce que ça t'aiderait ?

- D'expérience non, mais c'est une question de politesse.

En une seconde, Noah retrouva la flamme insolente qui le caractérisait. Il leva son crayon, comme pour prouver quelque chose.

- J'ai l'air de pratiquer la politesse de convenance ? Répliqua-t-il.

- Pas vraiment...

- Exactement !

Et il se remit à dessiner. Julian l'observa plusieurs secondes, songeur, et remarqua sa façon de croiser les jambes de manière étrange. Il s'empressa de gommer et de corriger son ébauche. La frénésie qui s'emparait de lui pour certains dessins ne s'était pas manifestée depuis longtemps et il ne voulait pas perdre son élan créateur.

A nouveau, ils restèrent silencieux un moment avant que Noah ne brise le calme :

- Je sais ce que ça fait, tu sais, déclara-t-il. De ne pas avoir de mère... Ou de ne plus en avoir une, se corrigea-t-il après une seconde.

Julian déglutit.

- Toi aussi elle est... ? Murmura-t-il.

- Non, mais c'est tout comme, crois-moi. C'est même pire d'une certaine façon : la mienne a choisi qu'elle ne voulait pas de ses fils. (Il laissa échapper un rire amer). La mère de l'année, pas vrai ?

- Je suis désolé...

- Je savais que t'étais le genre à t'excuser pour ça, toi, se moqua-t-il, presque acerbe.

Piqué au vif, Julian se rebiffa. Il ouvrit la bouche pour protester, mais Noah lui coupa le feu sous le chaudron en se relevant souplement. Il s'approcha et laissa tomber sa feuille sur le couvre-lit en face de lui. Julian attrapa le dessin au vol. Il manqua de s'étrangler. Noah n'avait pas dessiné le dortoir, ni la lumière matinale, ce qui aurait été difficile avec un simple crayon noir. Il avait comme zoomé au maximum et Julian découvrit une esquisse de ses mains – il reconnaissait son grain de beauté sur le poignet droit – en train de dessiner. Contrairement à son propre style, le trait était fuyant, vif, léger. Noah dessinait comme il parlait, réalisa-t-il. Sans réfléchir, instinctivement. Il aurait presque pu croire qu'il n'avait pas terminé, mais il savait qu'il n'y avait rien à ajouter : l'idée était saisie.

D'un coup, Julian fut surpris du regard extérieur que Noah avait porté sur lui. Il tenait son crayon de la main gauche avec force, presque violemment, et il relâcha mécaniquement la pression sur celui réel en s'en rendant compte. Une marque rouge fleurit sur sa peau.

- Je ne sais pas contre quoi t'es en colère, commenta Noah sur le même ton railleur, mais je plains sincèrement ton crayon. (Il lui rendit le sien, le noir qu'il avait emprunté, et recula). Bon, à tout à l'heure Shelton ! On se retrouve en club de duel.

Et il disparut de la pièce aussi vite qu'il y était apparu.

**

*

- Morgane, t'étais où ? Lui lança Liam dès qu'il entra dans la salle de classe.

Le souffle court, Julian se glissa entre lui et Aileen contre le mur. Il n'était pas vraiment en retard au club de duel, mais il ne pouvait pas dire qu'il était en avance non plus. Après le départ de Noah, il avait encore passé du temps sur son dessin, énervé contre lui-même de s'être laissé distraire. En plus, désormais, il n'arrivait pas à se sortir de la tête le style si vivant de Noah qu'il n'arrivait décidément pas à reproduire. Quand il avait relevé la tête de l'horloge, il s'était aperçu que la fin de matinée approchait dangereusement et qu'il devait se rendre au club de duel au plus vite.

- Désolé, je finissais quelque chose... Pourquoi tu n'es pas venu me chercher ?

- Je ressemble à ta mère ? Rétorqua Liam.

Julian se raidit. A croire que tout lui rappelait sa mère aujourd'hui...

- Achète-toi une montre, l'intello, continua son ami sans rien remarquer. Tiens je note sur ma liste potentiel de cadeau de noël !

- Tu comptes m'offrir un cadeau à noël ? S'étonna-t-il, touché.

Liam sourit et désigna du pouce le centre de la pièce où un périmètre de duel avait été installé.

- Ca dépend de comment ça se passe ici. T'as intérêt à nous faire honneur !

- On n'est pas dans la même maison.

- Non, je veux dire « nous » comme nous, précisa-t-il sans aucune utilité. Toi, moi et Aileen !

Julian rit, puis fronça soudain les sourcils.

- Mais pourquoi vous êtes venus ? Vous n'êtes même pas dans ce club !

- Tu penses que j'allais louper tes débuts ? Jamais !

Il leva son appareil photo qui pendait autour de son cou et le flash aveugla Julian une seconde.

- Merlin, jura-t-il. Arrête de faire ça.

- Il n'écoutera pas, l'informa Aileen. Je parle d'expérience.

Adossée au mur, elle avait relevé ses cheveux roux en chignon sur sa tête et tenait entre ses mains un calpin et un crayon. Julian eut soudain le pressentiment qu'ils ne venaient pas que pour lui assister au club de duel, mais qu'un article dans le journal y serait consacré. Raison de plus pour essayer de ne pas se ridiculiser.

De l'autre côté de la pièce, « la clique royale » leur faisait face... ou opposition. Théa et Othilia discutaient à voix basse, la main de la blonde glissée dans celle de Noah qui regardait dans le vague. Julian tenta d'intercepter son regard, sans succès. Aussitôt, il se détourna en se trouvant idiot et focalisa son attention sur Enjolras un peu plus loin. Perché sur le bord de la fenêtre, sa carrure à la fois élancée et imposante laissait présager qu'il pouvait être un adversaire féroce, mais peut-être que Julian ne faisait que projeter sa personnalité militante sur ses impressions. Il discutait avec une fille à la peau sombre et aux lunettes rondes en fer. Même debout, elle paraissait petite face à lui.

Aileen intercepta son regard et expliqua :

- C'est Clémence Laveau. Je ne sais pas si le nom te dit quelque chose... ?

- Non. Je devrais ?

- Elle est la descendante de Marie Laveau, une sorcière de la Nouvelle-Orléans assez connue pour ses pratiques des arts occultes. Je suppose qu'on la connait moins en Angleterre, mais elle était très douée en divination et en vaudou. Clémence en a un peu hérité, elle majore chaque année...

- Et ça t'énerve, intervint Liam, moqueur.

Aileen fronça le nez.

- Non, je suis contente pour elle. C'est juste que je trouve ça étrange d'apprendre des choses sur les gens en regardant dans le futur alors que la nature humaine est imprévisible.

- C'est profond ce que tu dis !

- Oh je ne sais même pas pourquoi j'essaye avec toi, Cooper, soupira-t-elle.

Maintenant habitué au numéro d'Aileen et Liam, Julian ne put s'empêcher de sourire. Il décida de sauver son amie d'une réplique de Liam et continua leur conversation :

- Et elle fait partie du club de duel ?

- Oui.

- Juste pour draguer Enjolras.

- Liam !

- Quoi ? Ca fait trois ans que ça se voit ! Tu partages un dortoir avec elle, dis-moi qu'elle n'a pas de photos de lui accrochées au-dessus de son lit ! Ose me le dire !

- N'importe quoi. Et tais-toi, Fleming arrive.

Julian se tourna vers la porte. La professeure Fleming venait d'arriver d'un pas vif, sa lourde cape bleue et rouge sur le dos. Il n'avait pas encore eu l'occasion d'avoir cours avec sa directrice de maison et il ne l'avait vu que le soir de la rentrée pendant la répartition. Il se souvenait encore de sa voix qui appelait son nom pour se présenter devant les statues.

Miranda Fleming était une femme qui approchait de la soixantaine, mais ses cheveux bruns ne souffraient d'aucune mèche blanche. Son long nez droit attirait tout de suite l'attention et elle était plutôt grande pour une femme, ce qui lui donnait l'air de dominer la pièce par sa simple présence. Elle leur adressa à tous un sourire retenu et un hochement ferme du menton en guise de salutation :

- Bonjour à tous ! Je suis ravie de vous retrouver pour le club de duel cette année, d'autant que je vois que nous avons de nouveaux éléments.

Elle dirigea son regard vers eux. Aileen et Liam s'empourprèrent.

- Oh non, non ! Détrompa la rousse. On est juste venus observer... Et faire un article.

- Vraiment ? Bien, dommage. Monsieur Cooper, prenez mon bon profile dans ce cas, je compte sur vous !

- Bien sûr, professeur.

- Me voilà rassurée, dit-elle, amusée. Bien, commençons ! Nous avons du travail pour récupérer vos lacunes estivales. Vous semblez tout oublier chaque année. Mais d'abord, je vais faire un point sur qui est présent. (Elle fouilla dans son sac). Où est ma plume... ? Ah voilà !

D'un geste élégant, elle mit une paire de lunettes en demi-lune et Julian pensa à Dumbledore qui avait sensiblement les mêmes. Son cœur se serra.

- Alors voyons... Othilia ? Noah ? Enjolras ? Clémence ? Théodora ? Bien, ravie de vous retrouver.

Julian n'arrivait décidément pas à s'habituer à la manie des professeurs d'appeler les élèves par leur prénom et il tenta de suivre la liste avant d'abandonner l'idée de mettre des noms sur des visages. La professeure Fleming appela de toute façon encore seulement quelques noms qu'il ne prit pas la peine de retenir, puis son regard se riva droit sur lui.

- Et monsieur Shelton, évidemment ! Je me doutais que je vous retrouverais ici.

- Ah ?

- J'entretiens une correspondance assidue avec Filius Flitwick, expliqua-t-elle en se délectant visiblement de sa surprise. Nous nous sommes rencontrés il y a dix ans à un congrès de chercheur où votre père intervenait d'ailleurs. Enfin, peu importe. Filius m'a vanté vos mérites. Selon ses dires, vous avez une appétence particulière pour les sortilèges. J'ai hâte de voir ça.

Gêné, Julian sentit ses joues s'enflammer et il était sûr d'être devenu aussi rouge que les cheveux d'Aileen en voyant le rictus de Noah face à lui. Tout le monde le regardait désormais d'un œil nouveau et il crut même distinguer l'air renfrogné de Théa. Liam se pencha vers lui et chuchota :

- Si tu piques son titre de meilleure duelliste à la reine des glaces, je te consacre tout un article, mon pote.

- Elle est la meilleure ?

- Depuis deux ans. La Défense contre les Arts Magiques Obscurs sont sa prédilection.

- Je suis meilleur en enchantements qu'en maléfices et sorts de défense...

- Pas grave, essaye au moins ! Ca la fera descendre de sa tour d'ivoire un peu.

Julian n'était pas vraiment sûr de vouloir se mettre Théa à dos, mais il aimait un défi en sortilèges. De toute façon, avant d'arriver à Théa, il fallait déjà qu'il voit le niveau des autres. Flitwick l'avait peut-être surestimé.

Fleming leur fit signe du bout de sa baguette de se ressembler au centre.

- Bien, commençons les choses sérieuses. Pour éviter des blessés inutiles, nous allons d'abord lancer quelques boucliers pour être sûr que tout le monde est au point. Nous ne voudrions pas réitérer l'incident de l'année dernière, n'est-ce pas monsieur Fontaine ?

- Je ne voulais pas l'envoyer dans le mur, professeur, assura Enjolras, penaud.

- Encore heureux. (Elle leva sa baguette). Bien, répétez après moi. Protego.

- Protego, clamèrent-ils tous en chœur.

- Plus de conviction, allons.

- Protego !

- Parfait. Avec vos baguettes maintenant.

Julian leva la sienne. Le bois sombre de noyer noir saisit la lumière, l'absorba presque, et il recentra son attention sur la magie qui montait en lui. Son bouclier jaillit avec la formule, sûr et stable. Il ondula dans l'air face à lui avant de disparaître. Julian eut le temps d'apercevoir des boucliers se matérialiser dans la périphérie de sa vision. Il nota que celui d'Enjolras était assez mince même s'il s'élevait haut au contraire de celui de Clémence Laveau, épais mais bas.

- C'était bien, complimenta Fleming. Il y a encore du travail, mais l'exercice est maîtrisé. Nous allons pouvoir commencer. N'hésitez pas à lancer un bouclier dès que vous vous sentez en difficulté, d'accord ? Nous sommes ici pour apprendre.

Dans leur dos, le flash de l'appareil de Liam crépita.

- Mettons nous par groupes de trois pour commencer. Je veux que deux personnes se battent en duel et un observateur. Cette personne sera le juge et l'analyste. (Elle se retourna brièvement pour attraper à nouveau sa liste). Voyons... Et ne faites pas cette tête, je fais les groupes ! Alors : Enjolras, Clémence et Othilia en groupe 1, Théodora, Julian et Noah en groupe 2 pour commencer. Les autres, venez me voir, on va déterminer votre niveau pour constituer les groupes suivants. En place !

Un moment de gêne et d'attente s'étira, comme si personne ne voulait être le premier à bouger. Hésitant, Julian traversa finalement la pièce pour rejoindre sa cousine et Noah. Tous les deux n'avaient pas l'air ravi d'être séparé d'Othilia. Théa serra même les lèvres en le voyant arriver et expira profondément. Elle dénoua le ruban rouge autour de son poignet, le même qu'il l'avait vu porter le jour de la rentrée, pour attacher ses cheveux bruns et dégager son visage. Son nez retroussé ressortit d'un coup davantage.

- Bon, on s'y met ? Dit-elle.

- Vous voulez commencer comment ?

Elle plissa les yeux.

- Toi contre Noah, décida-t-elle sans même les concerter. Je regarde.

- Tu m'envoies face au prodige au premier tour pour me tuer, c'est ça ?

- J'en rêve, Douzebranches, j'en rêve.

Julian tressaillit au terme de « prodige ». Si Noah avait vu les accidents magiques qu'il provoquait enfant quand il ne savait pas ce qu'il faisait, il n'aurait sûrement pas choisi ce terme. D'un même mouvement, ils se dirigèrent vers le fond de la pièce, près de la fenêtre, et s'octroyèrent le périmètre autour. Théa se percha d'un bond sur le renfoncement.

- Allez les garçons, éblouissez-moi !

- Tu seras biaisée de toute façon.

- Arrête de jouer au martyr, Noah. Bats-le et on verra.

Elle lui adressa presque un regard teinté de mépris qu'il lui rendit. Julian commençait à avoir l'habitude de cette expression chez l'un et chez l'autre. Comme Flitwick lui avait appris, Julian se mit en position face à Noah. Ce dernier n'avait pas la garde traditionnelle des duellistes : il se tenait le corps lâche, presque nonchalant, et Julian haussa un sourcil sans faire de commentaire. Chacun son style, comme en dessin.

- Prêts ? Dit Théa. A vos baguettes !

- Expelliarmus !

- Protego !

- Stupefix !

Julian contra avec un bouclier informulé cette fois-ci. Il ne l'avait plus pratiqué depuis des mois et fut heureux de voir qu'il le tenait encore bien. Il envoya un maléfice cuisant, mais Noah se décala à temps. Il était tout en mouvement et ne cessait de se baisser, de faire des pas de côtés, voire de tourner sur lui-même. Julian était plus raide, il le savait, mais il compensait par ses facilités magiques. Son cerveau s'activer et parut passer en revu de lui-même le catalogue de sorts offensifs qu'il connaissait. Il les enchaîna en connectant des séquences difficiles à éviter en mouvement et Noah dû se résoudre à vraiment bloquer.

- Protego ! Contra-t-il, dents serrées.

- Tu te fais balader, Douzebranches ! Cria Liam au loin.

- Monsieur Cooper, je crois que personne ne vous a demandé votre avis si brillant. Encore une remarque et je vous mets dans un groupe pour voir vos talents, suis-je claire ?

- Oui, professeure...

La pique de Liam parut néanmoins avoir blessé l'égo de Noah. Il attaqua. Déstabilisé par le changement de rythme, Julian fit un pas en arrière, perdant du terrain. Le style de duel de Noah était semblable à toute sa façon d'être : agressive, imprévisible, instinctive. Ça rendait ses mouvements difficiles à anticiper.

- Alors, Shelton ? On fatigue ?

- Je viens de commencer.

D'un mouvement large du bras, il lui jeta un maléfice du saucisson. Surpris, Noah mis une seconde de trop à esquiver et ses jambes se soudèrent ensemble. Il battit des bras. Il serrait tomber en avant si le mur ne l'avait retenu. Théa frappa dans ses mains.

- Terminé ! Rapide, mais efficace. (Elle sourit). Et satisfaisant à regarder.

- C'est ça, marmonna Noah. Envoie-moi le contre sort au lieu de savourer ma défaite.

- Pourquoi ? Tu ne le connais pas ?

- Toi, tu ne le connais pas ?

- Pourquoi tu réponds à ma question par une question ?

Julian roula des yeux et lança le contre-sort lui-même. Il commençait à éprouver un nouveau respect pour Othilia si elle arrivait à les supporter tout le temps autour d'elle. Leur professeure vint à leur rencontre.

- Bien, j'ai vu brièvement votre duel. Il était très bon, même s'il y a eu des erreurs des deux côtés. Théodora, une analyse ?

- Il y en a un qui pense trop et l'autre pas assez. Je vous laisse deviner lequel est lequel.

Le sarcasme arracha un sourire en coin à Fleming.

- Concis, mais juste, reconnut-elle. Noah, je vous le répètes depuis six ans, vous avez des capacités que vous semblez persister à ignorer pour prouver à vos professeurs que vous ne vous souciez pas de leurs remarques. Il serait temps de grandir.

La fermeté de son ton fit frissonner Julian et il s'étonna de voir Noah soutenir le regard de leur professeur sans faiblir. Elle se détourna pour s'adresser à lui :

- Quant à vous Julian, je suis agréablement surprise. Filius n'avait pas menti. Vous avez une certaine facilité avec les sortilèges, vous êtes sûrement l'illustration de votre maison. De vos maisons même, si j'ose dire. Vous faites une démonstration de sorts que vous connaissez, vous les pensez même en séquence, mais vous êtes prévisible aussi ainsi. Il faut vous adapter à ce que propose l'adversaire sans rentrer totalement dans son jeu. Vous avez remarqué le style de Noah j'imagine ?

- Oui... C'était difficile de prévoir ses mouvements.

- Exactement. Il bouge beaucoup, il utilise l'espace. Il se distrait peut-être lui-même ainsi, mais cela a eu l'avantage de vous prendre de court un instant. (Elle inclina la tête, songeuse). Il faut que vous voyiez le duel comme un dessin si j'ose dire. Vous dessinez, je crois ?

Surpris, Julian se figea. Il croisa instinctivement le regard de Noah, étonné aussi, qui paraissait lui demander silencieusement comment sa directrice de maison pouvait bien être au courant après seulement une semaine à Ilvermorny sans jamais lui avoir parlé. Et Flitwick n'était pas au courant, ça ne pouvait pas venir de lui.

- Oui, oui... Mais comment... ?

- Une anecdote que votre père avait raconté à ce fameux congrès je crois, dit-elle évasivement, l'air perturbé d'avoir laissé échapper une information personnelle. Je ne sais pas pourquoi elle me revient.

Encore plus estomaqué qu'avant, Julian la dévisagea. Il tenta de se représenter son père raconter une anecdote sur lui à des collègues... Il imagina même son père se souvenir d'un détail comme ça pendant une journée dédiée à la recherche en sortilèges et son cerveau n'arriva pas à assimiler l'idée. Fleming poursuivit malgré tout.

- Vous devez voir un duel comme un dessin je pense. C'est une façon de saisir le réel, de s'adapter à ce qu'on veut faire. Et en l'occurrence, vous voulez gagner. Pour cela, vous devez cerner votre adversaire. Un duel ne ressemble à aucun autre : ils sont tous différents.

- Je vois, dit-il, la gorge sèche.

En vérité, il avait du mal à voir, mais il se garda bien de lui avouer. Elle n'insista pas.

- Bien, reposez-vous un peu, puis on enchaîne. Vous affronterez Théodora.

- Oui professeure.

Elle s'éloigna ensuite en direction du groupe d'Othilia, Enjolras et Clémence Laveau. Noah haussa un sourcil.

- C'était vraiment bizarre... commenta-t-il. Quelle vieille chouette.

- Un peu de respect, le rabroua Théa. Elle pourrait te battre avant que tu aies levé ta baguette. Bon Julian, on y va ? Ou tu as encore besoin de te remettre ?

- Non, c'est bon.

Il fut soudain pris d'une envie de battre Théa, juste pour lui faire perdre son air de mauvais humeur permanente. Le dos droit, il retourna à sa place de départ et vit tout de suite que Théa avait une meilleure technique que Noah : elle se tenait en position officielle, baguette dégainée. Ses yeux bruns brillaient, déterminés, et Julian l'imita.

- Allez-y, dit Noah, et pas de fair-play surtout !

Cette fois-ci, Théa attaqua la première. Son maléfice s'écrasa sur son bouclier informulé et il vacilla. Il ne laissa pas le temps à sa cousine de penser à un autre sort.

- Stupefix !

Théa para avec facilité. Il essaya de mettre en pratique les conseils de Fleming et se déplaça. Ils décrivirent tous les deux un arc de cercle sans baisser leur garde. A l'affut, Julian attendit de voir une faille dans sa garde pour attaquer et Théa se jeta presque au sol pour éviter le jet de lumière orange qui fonça sur elle.

Aileen et Liam s'étaient rapprochés d'eux. Ce dernier leva son appareil et Julian fut si déconcentré un instant qui manqua de lui être fatal. Un sort lui siffla à l'oreille. Agacé contre lui-même, il secoua la tête pour se reconcentrer. Il ne pouvait pas se permettre d'être distrait.

- Allez Julian ! Encouragea Liam.

Théa fronça les sourcils, l'air de considérer un réel instant de dévier son attaque en direction du photographe amateur, mais elle se ravisa et lui envoya un sort violet au niveau des genoux. Julian recula précipitamment.

Il tenta d'analyser mentalement le style de Théa. Elle était dans l'instinct, comme Noah, mais de façon plus maîtrisée. Elle excellait en contre-sort, jouait défensive sans oublier d'attaquer, et savait bien se protéger. Julian serra les dents. Il chercha des failles dans ses mouvements.

- Protego ! Cria-t-elle.

Cette fraction de seconde de sort formulé lui montra ce qu'il cherchait. Elle était trop frontale. Ses flancs étaient assez peu couverts et il pouvait tenter une approche latérale. Cette idée en tête, il reprit sa vague offensive.

- Morgane, jura Théa.

Elle avait perçu le changement. Julian sourit. Il ne lâcha plus sa trouvaille, si bien que Théa reconcentra ses boucliers sur les côtés, laissant une ouverture frontale. Il essaya de s'y engouffrer, mais elle le bloqua à la dernière seconde. Quelque chose parut alors changer de son côté aussi et Julian dû bondir sur la gauche pour éviter un sortilège. Il commençait à être à court d'idées niveau offensive et son corps fatiguait. Il n'avait pas l'habitude des duels ni de concentrer ses forces magiques en une fenêtre de temps si réduite.

Le souffle haché, il visualisa des enchaînements de sorts, des tactiques diverses, et son esprit se mit à courir d'une possibilité à une autre.

- Expelliarmus !

Sa baguette lui sauta des doigts en une seconde et Julian ne put que la regarder tournoyer dans les airs. Elle retomba sur le sol en un claquement doux.

-Victoire, annonça Théa d'une voix ferme et un sourire fier.

***************

Et voilà pour aujourd'hui ! J'espère que vous avez aimé ^^ J'avoue que mon avance fond un peu neige au soleil, j'espère que poster ce chapitre que j'avais bien aimé écrire va me motiver haha !

Eléments tirés du canon/Pottermore:

Aucun je crois...

Prochain post : Chapitre 12 - 3 février
PtiteCitrouille

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Re: L'héritage d'Ilvermorny [Harry Potter]

Message par PtiteCitrouille »

Coucou !!
Noah Douzebranches était revenu au dortoir
faut sincèrement que j'arrête de faire des "ghhhhh ahahahaha hiii héhé" chelous toute seule dans l'appart dès qu'il apparaît par contre
- Je veux dire...
mais non Julian t'expliques pas, c'était ben envoyé le "tu jours au voyeur" !
- Tu dessines ?

- Non, je fais des claquettes.
damn Julian je t'aime encore plus quand t'agis comme ça hahaha

OUUUH CA DESSINE ENSEMBLEEEEEEE
Il ne savait pas pourquoi il avait décidé de l'inclure,
Je me demandais justement si c'était prévu de dessiner l'autre :lol: :lol: :lol: pouahaha J'AIME
- Le club de duel ? Ce n'est pas contre le pacifisme et l'éthique des deux justiciers journalistes ?
zééééro rapport dude

Je meurs leur dynamique entre Noah et Julian, genre ils font que s'envoyer des piques h24 pouahahaha

Oh j'aime ton travail sur l'assemblage dessin/personnalité, que ça soit pour Julian ou pour Noah
Julian eut soudain le pressentiment qu'ils ne venaient pas que pour lui assister au club de duel, mais qu'un article dans le journal y serait consacré.
et y a que le club de duel qui a besoin d'un article ? Non mais parce qu'il va y avoir besoin de plus de journalistes s'ils veulent couvrir plusieurs sujets :lol:
sa carrure à la fois élancée et imposante laissait présager qu'il pouvait être un adversaire féroce, mais peut-être que Julian ne faisait que projeter sa personnalité militante sur ses impressions.
t'en fais pas, mets le sur une barricade et il va t'envoyer au sol 8-) 8-) (il fait chaud soudainement pfiou)
C'est Clémence Laveau
:lol: :lol: :lol: :lol: :lol: :lol: damn ENFIN :lol: :lol:
Ca fait trois ans que ça se voit ! Tu partages un dortoir avec elle, dis-moi qu'elle n'a pas de photos de lui accrochées au-dessus de son lit !
........
*cours cacher son poster d'Enjolras*
Enjolras ? Clémence ?
ça me tue de voir ces deux noms côte à côte VOILA :lol: :lol:
J'entretiens une correspondance assidue avec Filius Flitwick
2 réactions à ça: "ouuuuuh une correspondance assidue hein wink wink", et de deux, Filius Flitwick c'est hyper galère à dire

Comment j'aimerais tellement que Julian casse la baraque et que tout le monde soit en mode "waaaahhhh trop foooooort ouuuh Poudlard ils font des bons sorcieers c'est fouuuuuu"
C'était bien, complimenta Fleming. Il y a encore du travail, mais l'exercice est maîtrisé.
bah j'espère que c'était bien, c'est pas du niveau de 1ère année ou 2ème ?

Ah ouaiiiiis Fleming elle a mis direct Julian avec les meilleurs sans même savoir quel est vraiment son niveau contrairement aux autres :lol: ça va Julian, pas trop la pression ?
Toi contre Noah, décida-t-elle sans même les concerter. Je regarde.

- Tu m'envoies face au prodige au premier tour pour me tuer, c'est ça ?
non, elle a peur de la confiance que porte Fleming sur Julian, du coup elle veut tester un peu sa puissance et ses capacités
Une anecdote que votre père avait raconté à ce fameux congrès je crois,
mysteryyyyyyyyy unfolded
-Victoire, annonça Théa d'une voix ferme et un sourire fier.
bitch
Tu faisais moins ta maligne face à lui y a 2 secondes

Super chapitre, j'avoue j'ai tellement kiffé les moments Julian/Noah hahaha ! Et le passage sur les duels étaient bien écrits et super intéressants ! Pareil le morceau sur le dessin, j'aime bien ton approche dessin/personnalité !

Bisous !
mythik

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Re: L'héritage d'Ilvermorny [Harry Potter]

Message par mythik »

Trop chou ce moment avec Noah ! Ils partagent des trucs et ça se voit. Ça serait vraiment cool que ça devienne un rituel, cette matinée dessin.
Le début du club de duel !! J'avais hâte de voir ! Fleming, elle me fait penser à un mélange McGo / Dumbledore :lol:
(Au fait, qu'est-ce que Noah fait avec Othilla ? C'est pas comme si leur amour était transcendant..)
ÉVIDEMMENT, Ju', Théa et Noah ensemble :lol: J'aime ce groupe :D
C'est moi ou Fleming saut BEAUCOUP trop de choses sur Ju' ? C'est bizarre cette histoire... (non parce que c'est sûr qu'elle ment, jamais le père de Ju' aurait parlé de lui à un congrès sur les sortilèges)
Il était vraiment bien le duel avec Théa, j'ai hâte de voir la revanche :D

Super chapitre encore ! Hâte d'avoir la suite ;)
Bff47

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Re: L'héritage d'Ilvermorny [Harry Potter]

Message par Bff47 »

Chapitre super agréable à lire, c'est passé très vite ! Punaise, ça 'impressione tellement les gens qui dessinent bien ! Julian et Noah sont trop chous ! On sent qu'il va y avoir une bonne alchimie enre eux.
J'ai hâte d'en savoir plus sur Théa et Othilia. J'arrive pas trop à les cerner mais en tout cas pour l'instant je les trouve intéréssantes.

Et puis hâte d'élucider les quelques mystères que tu laisse planer. Le passé de Noah, la disparition d'Emilia ... C'est bizarre aussi que la prof sache que Juliansache dessiner, ça cache qqchose, non ?

Merci pour ce chapitre en tout cas, tu gères !
HermioneSerdaigle

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Re: L'héritage d'Ilvermorny [Harry Potter]

Message par HermioneSerdaigle »

Salut ! Un super chapitre comme d hab´ ! J ai beaucoup aimer le duel contre Noah et Théa... Et biensur le moment dessin...
A la prochaine !
elohane

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Re: L'héritage d'Ilvermorny [Harry Potter]

Message par elohane »

C'est toujours aussi bien ! J'adore tellement ! Je pourrais commander tes livres à la librairie ( si jamais ils sortent... : P )
Est ce que tu pourras mettre des photos des personnages à la fin des chapitres comme tu faisais pour ATDM ? Siiiiiiilteeeeeeplait ?!
Et...dsl mais...c'est qui Othilia déjà ??? Dsl j'oublie tout...
J'adore les moments Nolian. ( Noah et Julian...) HI HI HI
Salut et bon courage pour la suite !!! j'ai hâââââte
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