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Re: L'héritage d'Ilvermorny [Harry Potter]

Publié : jeu. 29 oct., 2020 12:10 pm
par MelleChachow
Un super chapitre !
Je suis bien contente d'en apprendre plus sur cette famille, atypique !
J'aime beaucoup le personnage de Leonidas !
Hate maintenant de découvrir leur nouvelle école !! *o*

Re: L'héritage d'Ilvermorny [Harry Potter]

Publié : jeu. 29 oct., 2020 5:17 pm
par elohane
J'adore. Continue comme ça ! Julian est super. ;)

Re: L'héritage d'Ilvermorny [Harry Potter]

Publié : ven. 30 oct., 2020 11:09 am
par PtiteCitrouille
Lalalalalalalaaaa, est-ce qu'on va se perdre en excuses et explications sur mon absence, non désolée haha, tu sais déjà les raisons de ma disparition :lol:

J'avais déjà commenté le prologue il me semble quand tu me l'avais envoyé il y a quelques mois! Mais en tout cas c'était un très bon début (obvsly) qui pose bien les bases et un mystèèèèère sur l'Amériiiiique ! En plus tu décris parfaitement les caractères des parents, on sait à quoi s'attendre dès le début et pour la suite (original le caractère d'Ethan d'ailleurs)
Ah et la phrase sur "le jour où je t'ai eue je suis morte, j'étais une mère" pfiouuuuu c'était puissant
Et je vais rester sans enfant toute ma vie du coup :lol: :lol:
Mais DAMN comment j'ai trop trop hâte de lire cette histoire !! :o

Chapitre 1:
Château où il ne remettrait apparemment plus les pieds.
ahhh le déménagement, feel you dude
- J’ai des dragées surprises ? Tenta-t-il.
J'ARRIVE

Je dois dire que j'adore cette relation frère/soeur, ils sont hyper proches et à l'écoute l'un de l'autre, c'est vraiment top et émouvant haha
L’Angleterre représentait trop de souvenirs. C’était le pays qui lui avait enlevé sa mère.
ouais 'fin. Tu vas aux USA, je sais pas si c'est mieux :lol:

C'est intéressant cette fuite face à Voldemort, on a toujours des nés moldus qui vont rester pour plus ou moins se battre, mais là une fuite vers un possible el dorado, c'est plutôt crédible, même plus crédible
après s’être pris trois cognards en même temps à l’entraînement
heu, y a 2 cognards dans un jeu normalement, ça veut dire que y en a un qui s'est sacrément acharné :lol: :lol:
même s’il devait avouer qu’à choisir entre les quatre garçons de Gryffondor il préférait Sirius Black.
mec, REMUS la baaaase
La directrice Hicks eut l’air amusé, comme si elle trouvait l’idée pittoresque
gnagnagna, désolée moi j'y vois une prétention à l'américaine :lol:

ILS TUENT LAS COURS ANNA
(mdrrr "balai acrobatiques" :lol: :lol: )
Notre fondatrice, Ilsolt Sayre, était originaire d’Irlande
erreur 404
TERRES
BRULEES
AU VENT
DES LANDES DE ...

hum

J'aime bien les représentations de chaque maison, âme, coeur etc; y a pas de maisons mises à l'écart, chacune a ses qualités. Alors que très clairement à Poudlard, c'est les clichés qui ressortent, à Ilvermorny c'est plus compliqué j'ai l'impression
Entre la cicatrice qu’avait laissé le souvenir de Grindelwald il n’y a pas si longtemps et la phobie des moldus tout au long de leur histoire, le pays s’était refermé sur lui-même
étrange que le monde moldu ait suivi la direction totalement opposée, ouverture au monde (se mêler de ce qui les regardent pas lalalala)
MACUSA
OOOOOOH MACUSA MACUSA ELLE DANSEU TOUS LES SOIIIRS (désolée je pense à ça à chaque fois :lol: :lol: )
Mais je suis sûre que vous apprécierez New York le temps de votre séjour.
"en revanche la famille c'est pas sûr" :lol:
Charlotte lui coupa à nouveau le feu sous le chaudron.
t'as une liste toute prête d'expressions stylées ? :lol:
De sa famille, elle était sans doute la moins…
oléééé, on la sent l'ambiance tendue à NY ? :lol:

désolée j'enchaîne sans transition sur les chap suivants :lol: :lol:

Re: L'héritage d'Ilvermorny [Harry Potter]

Publié : ven. 30 oct., 2020 2:35 pm
par PtiteCitrouille
Chapitre 2:
«Il y a dans tout changement quelque chose d'infâme et d'agréable à la fois, quelque chose qui tient de l'infidélité et du déménagement. Cela suffit à expliquer la Révolution française.»
hameçon lancé, Clem chopée
- Quoi ? Bien sûr qu'on va revenir pour les vacances ! Pas vrai ?
en vrai. Abusé s'ils y retournent pas, c'est pas comme s'ils devaient payer des billets d'avions :lol:
- Excuse-moi de me soucier des gens que je vais laisser derrière moi !
Julian aussi il laisse des gens derrière...
C'est horrible cette histoire de père présent absent, t'as un peu envie de le secouer
ils brandissaient leurs baguettes et arrosaient sans relâche les Archives du Monde Magique
c'est horrible ce que je vais dire mais j'ai l'image de vieux filets d'eau style pistolet à eau dans la tête :lol:

Il est vraiment bien écrit l'article je trouve, et ça retranscrit bien l'événement ça a dû être affreux
- Papa ! Hurla-t-il à travers l'appartement. Je vais chez Matthew ! Je reviens pour le dîner !
attaboyyy (WAIT)
à laquelle il faudrait qu'il applique un sort de protection en revenant se rappela-t-il
on parie combien qu'il va oublier ? Non mais ça c'est tout moi, reporter reporter, et puis oublier
Kevin Mells
hey darling
- Euh... Terre-en-Lande.
looool, à force de vouloir caser plein de gens là bas, il va y avoir une population de 400 000 habitants dans ce bled finalement :lol:
- T'as l'air d'un souafle ! Se moqua-t-il en avisant son teint rougi.
c'est gratuit ça fait plaisir :lol:
- Pourquoi pas ? Je suis doué en sortilège !
relax che guevarra
- Des lâches qui se cachent derrière des masques, tu veux dire ? Tu crois que ça me fait peur ?

- Ça devrait, oui !
wow, en 2 phrases t'as le Gryffondor et le Serdaigle; la tête brûlée, le réfléchi
- Quelle chance, railla-t-il. Moi je ne pense qu'à ça.
pleeeaaaaase now is not the time to se disputeeer
- Reviens pas avec l'accent américain, dit-il finalement, un sourire en coin accroché aux lèvres.
quelle horreeuuur cet accent (oups je vais faire sauter Booknode)
Il est encore affecté mais on avance
à reculons, mais on avance
Grimsditch je crois à l'origine, mais ils l'ont raccourci pendant la guerre
ouais, il l'ont "jeté à la poubelle" quoi... (oui, "to ditch" ça veut dire "jeter à la poubelle", et oui je suis fière de cette blague pourrie)

AAAAAARRRRGH tout le monde connaît les Grims (cette popularité néfaste qu'ils vont avoir Charlotte et Julian à Ilvermorny hahaha)

Re: L'héritage d'Ilvermorny [Harry Potter]

Publié : ven. 30 oct., 2020 3:18 pm
par PtiteCitrouille
Chapitre 3:
Et... je ne sais pas, mais fais attention et lis les nouvelles dans le journal. Tu-Sais-Qui pourrait s'en prendre aux moldus dans les campagnes...
ils soooont dans les campaaaaagnes
non mais blague à part, c'est cool ce conseil tout bidon "y a moyen que tu sois en danger, lis le journal ça ira mieux, au moins tu sauras qui t'agresses !"
de jeter les sortilèges de protection autour de la maison de grand-mère Jeanne
et la table en verre Julian, tu l'as protégée ??
Jeanne Shelton, toute moldue et déterminée qu'elle était, ne pourrait pas les arrêter
les inviter à prendre le thé avec des scones ? Faut pas oublier que les mangemorts, c'est avant tout des british et un british, ça résiste pas à l'accueil chaleureux d'une bonne tasse de thé avec son nuage de lait et des scones
la tête posée contre la vitre fraîche du taxi jaune qui traversait les rues new-yorkaises
... là je pense à son front qui fait ami-ami avec les microbes de la "vitre fraîche"
Grosse Pomme
une grosse pomme qui s'occuper jamais de ses oignons et qui ramène toujours sa fraise

Alors Marion, tu as fait les mêmes erreurs que dans Emily in fuc**** Paris (j'ai pas envie de me faire bannir pour insultes sur le forum mdr): à quel moment ils traversent touuuuut NY en taxi ? Ca va leur coûter un bras, ils pouvaient pas prendre le métro comme tout le monde ? :lol: :lol: :lol:

Autrement j'aime beaucoup ce travail que tu fais sur la rancœur de Julian et l'absentéisme du père
Ce n'est qu'un océan après tout.
.... un sacré océan mon ptit julian quand même
Concernant Hanna, il avait horreur de l'admettre, mais il ne pouvait pas s'empêcher de ressentir un certain soulagement.
AAALLLRIGHT :lol:
et les couples de Poudlard, comme James Potter et Lily Evans, deux septième année qui avait fini leurs études il y a un an et sur qui il n'aurait pourtant pas misé au départ.
cf, voir L&J de Cazolie, de la page 1 à 24601
Quand son père lui avait annoncé leur déménagement, Julian avait quand même envoyé une lettre à Hanna pour la mettre au courant.
ouais t'as rompu par SMS quoi
il n'aurait pas eu la force de la consoler elle aussi.
mais peut-être qu'elle aurait été soulagée aussi mon coco tu crois quoi ??
Mais tu les as déjà vu, papa ? Les Grims ?
le chauffeur des taxis: les Grims ? Les magnats de l'immobilier ? ils détiennent les 3/4 des logements new yorkais, vous êtes de la famille ?

Quoi non ? les moldus connaissent pas, ok ok
- Non, répondit-il après une brève hésitation. Non, jamais. (...) après ses études pour s'éloigner d'eux.
eeeet vous allez vivre chez eux
bien bien
ça s'annonce plutôt pas mal pour l'instant la cohabitation
Julian se demanda à quoi pouvait bien ressembler les Grims.
perso je suis sur un format Famille Addams moi
les Ratisseurs
"armés de leur râteau, ils n'ont aucune pitié contre leurs ennemis. Leurs principales victimes: les mauvaises herbes"
La loi Rappaport
parce que comme dirait Rihanna, "rappa pa port, rappa pa port, rappa pa poooort"

Histoire suuuuper intéressante Anna, tu l'as inventée ou c'est canon ? en tout cas c'est génial et très plausible par ra(ppaport mdr)pport à l'histoire américaine moldue !
- Arrête de penser, lança soudain Charlotte.
ok donc on part sur une soeur dictatrice :lol:
- Tais-toi, maugréa-t-il malgré tout.
"c'est celui qui dit qui est" Julian OH
La petite horloge à l'intérieur du cœur n'avait jamais fonctionné et les aiguilles étaient restées bloquées sur 23h48.
ok c'est horrible
Pendant l'atterrissage, il s'était fait la promesse que si un jour il devenait chercheur en sortilège, il essayerait d'inventer un portoloin qui traverserait l'Atlantique
AAAAH y a pas de portoloin pour traverser l'amérique ?? Mais c'est des bras cassés pourquoi ça a pas été inventé sérieux; bon beh pour Noël ça risque d'être plus complexe pour rentrer aussi
- Je ne sais pas, Lottie, soupira-t-il finalement. Compte les arbres.
"et sur votre gauche vous trouverez Central Park, avec ses millions et ses millions d'arbres" CIMER Julian
qu'à son expression de bébé veau-de-lune.
ok je suis à terre :lol: :lol: :lol: :lol: :lol: :lol:
- Ju', tu me racontes l'histoire de maman ?
Ethan "oh nooon pas encore l'histoire de maman...", le chauffeur "qué ?"
Mais elle a quel âge Charlotte pour demander des histoire sérieux ? :lol:
- Maman disait accourir, je crois, dit Charlotte en fronçant les sourcils. Mais c'est vrai que c'est bizarre...
... au pire c'ets pas grave non ? :lol: nous on veut savoir l'histoire, on s'en fout s'ils accourent ou avolent :lol: :lol:
- Les oiseaux peuvent marcher, intervint le chauffeur de taxi avec un fort accent américain. C'est possible, non ?
mais qu'est-ce que tu viens faire là toi ??? :lol: :lol: :lol: :lol: :lol: :lol: je suis en train de délirer là, c'est réel ? :lol: :lol:

Bon outre que cette histoire soit bien sympathique, quelle en est la morale ? ne dissimulez pas de corps ? :lol: à part si c'ets relié à l'intrigue
Le corbeau du heurtoir lui rappela celui du conte.
tIeNs DoNc
Elle avait de longs cheveux bruns, un nez retroussé parsemé de quelques tâches de rousseurs, et le teint pâle
Cora Greengrass ??
Elle les gratifia d'un regard presque moqueur.
bonjour à toi aussi cousine (cousine ?)
- Bienvenue dans la famille la plus dysfonctionnel d'Amérique, les accueillit-t-elle.
la famille Addams

Re: L'héritage d'Ilvermorny [Harry Potter]

Publié : ven. 30 oct., 2020 4:10 pm
par PtiteCitrouille
Chapitre 4:
elle avait des cheveux presque noirs et des yeux qui tiraient sur le bleu cobalt, ce qui tranchait avec leurs propres cheveux blond cendré et leurs prunelles vertes.
l'intégration va être difficile :lol:
Miss Théodora, qui faites-vous encore entrer chez moi ?
mon oncle serpillère, mon cousin le seau d'eau et ma cousine le balai
Bienvenue chez nous :)
Ou je te remets du produit nettoyant dans les yeux
:lol: :lol: :lol: :lol: juré j'avais pas lu la ligne avant de parler produit nettoyage :lol: :lol: :lol:
mais ce dernier était en train d'observer la bibliothèque basse près de la porte.
mais c'est pas possible faut qu'il se reprenne lui, il va droit dans le mur
Julian aurait aimé lui dire que c'était réciproque, mais ça aurait été mentir
et on ne t'en voudra pas :lol:
Il avait l'impression de découvrir une nouvelle personne et en même temps il retrouvait ses traits familiers
et en tant que lecteur on comprend tellement, parce que t'as bien réussi à instaurer le mystère autour de la famille Grims + les raisons du départ d'Aurélia ce qui fait qu'on a également l'impression d'avoir rencontré 2 Aurélia
Nous voulions immortaliser l'évènement et une peinture semblait plus marquante qu'une simple photographie
scuse nous madame la comtesse :lol:
Vous les rencontrerez au dîner ce soir avec leurs propres enfants, même si vous avez déjà eu un aperçu de Théodora
et ils sont où là, cachés entre les rideaux de velours ?
Je ne savais pas si à ton âge... ?
la vraie question c'est, est-ce qu'il y a un ascenseur ?
Cordelia et Théodora occupent le troisième étage toutes les deux.
reeeembobinage. Elle était enceinte de jumeaux Cordelia ?
Un peu... sauvage de prime abord, c'est tout.
comment elle parle de sa petite fille "ouais c'est une sauvage" :lol: :lol: :lol:
On se retrouve pour le dîner, je vais étudier un peu en attendant.
il abandonne littéralement ses enfants...
- C'est notre chambre, coupa Charlotte. Et c'est mal poli d'écouter les conversations !
hum, t'es un peu une invitée ici chérie
- Charly... Noté. Moi, c'est Archer.
......
Mon nom te fait riiire ? Inutile de te demander le tien
- Quoi ? On ne vous apprend pas la généalogie en Angleterre ?
remarque déplacée sale ricain, mais c'est vrai qu'ils abusent mdr, leur mère avait pas 15 mille frères et soeurs non plus :lol: une tante un oncle un cousin et une cousine et voilà, c'est pas grand chose :lol:
s'il aurait dû attendre son père pour descendre dîner.
ma rancune me souffle que non, il peut se débrouiller
avait dû prévenir son père avant eux car il était déjà attablé devant un énorme plat de dinde aux champignons
est-ce que lui a hésité d'attendre ses enfants avant de descendre ? NON
Tout le monde avait l'air d'en avoir conscience, particulièrement Théa, mais personne n'avait pourtant l'air de vouloir se laisser aller à une quelconque spontanéité.
exactement, et c'est vraiment étrange comme sensation; surtout que la soeur a l'air assez bouleversée de les voir, la grand mère aussi au fond, on verra pour le frère mais on peut se demander ce qui a poussé Aurélia à partir et à haïr cette famille...
Le nom de Leonidas lui disait vaguement quelque chose, peut-être parce que sa mère avait dû le laisser échapper,
à ta naissance mais pas sûre que tu t'en souviennes haha
- Comment est-ce que je pourrais ne pas l'avoir ? Sans toi, elle serait peut-être là ce soir avec nous.
wow

prenez les pop corn ça promet d'être intéressant
et ne pas leur donner l'envie de fuir au premier repas de famille.
tRoP tArD
Au vu des expressions d'Isadora et de Cordelia, elles n'avaient pas reçu les mêmes égards.
exactement ce à quoi je songeais, vu qu'il était une des rares personnes citées à la naissance de Julian
- Elle dit ça parce que même dans ses rêves un troll ne voudrait pas de sa réputation...
mais j'aodre que y a que des mystères dans cette famille :lol: :lol: :lol: entre la dispute avec Cordelia, le Robert qui vient pas, Archer et son inconnue, la réputation de Théa, la responsabilité de Léonidas, y en a pas un qui cache rien :lol:
- Et personne ne fait rien ? Votre gouvernement reste inactif ? Ils devraient être arrêtés non ?
OUI PARCE QUE VOUS AUX US VOUS FAITES TOUT TELLEMENT MIEUX QUE TOUT LE MONDE HEIN

aaaah je vais me crisper
Le Léonidas il semble s'y connaître un peu sur l'Angleterre d'ailleurs, brave type
- C'est idiot, renchérit Archer. Je veux dire, c'est un simple nom. Les gens s'accrochent à du folklore.
ce qui m'énerve c'est qu'il a raison, mais il peut pas dire ça alors qu'il est tranquille dans son cocon
Julian ressentit un maigre soulagement devant ce nom familier qui lui évoquait des banquets et de remises de Coupe des Quatre Maisons.
oh mais tellement
Anna c'est fou mais je suis comme Julian, je me sens pas chez moi et voir le nom Dumbledore ça me fait du bien :lol:

Re: L'héritage d'Ilvermorny [Harry Potter]

Publié : ven. 30 oct., 2020 4:55 pm
par PtiteCitrouille
Chapitre 5:

Je peux juste dire que moi, si je devais manger et vivre h24 avec ma famille, je pèterais un câble ? :lol: genre dans 250 ans, la maison fera combien d'étage ? Va falloir penser à installer un ascenseur là parce que ça sera plus possible :lol:
Le parquet en bois grinça à peine
I see what you're doing here 8-)
la grande tante Saranna, le regarda d'un œil inquisiteur, comme si elle s'assurait qu'il ne dégrade rien dans sa maison.
je vais dégrader ta toile tu vas voir
Vos valises sont déjà chargées dans la diligence, il ne manquera plus que les affaires que vous avez gardées avec vous.
Julian: mais j'ai beesoiiiin de faire du rangemeeeennnt :o :o
- Pardon... La diligence ?
j'avais même pas bronché perso
- Et toi Julian ? S'enquit-il. Une petite amie ?
*wink wink* qu'est-ce que j'ai hâââââââte
Les lèvres de sa grand-mère se pincèrent comme si elle venait de mordre dans un citron
baaah ch'ais pas, moi j'aime bien croquer dans mes tranches de citron
C'est moi qui ai fourni ses papiers à Aurélia quand elle a voulu quitter les Etats-Unis
ahhh c'est pour ça que Cordelia l'accuse d'être responsable de la mort d'Aurélia
Et calme-toi, ils ne sont pas de la brigade d'hygiène.
"c'est drôle, parce qu'en fait si hahaha. Y a un minou là sous la commode"
- C'est notre famille. Ce sont deux enfants qui viennent de perdre leur mère et un mari qui vient de perdre sa femme. Encore une fois, je pense que l'état de la maison leur importe peu.
ohh brave Théa

Ils sont pas gangrénés (mdr t'as capté ?) dans cette famille, c'est cool cet aspect que tu travailles, c'est pas du tout manichéen et c'est des personnalités vachement intéressantes et curieuses
- Tu me dis ça à moi ? S'étrangla Théa. Tu oses me dire ça à moi ?
bon j'ai ma réponse, sa sœur jumelle/frère jumeau est mort
- Peut-être bien, admit-elle. Les problèmes avec les regrets, c'est qu'ils nous hantent longtemps.
jeeeez
Beaucoup de ténèbres dans cette famille, de secrets
J'aime beaucoup c'est super intéressant !
fumait une cigarette dont la fumée dansait dans les rayons du soleil et prenait des formes diverses pendant de brèves secondes. Julian distingua un corbeau et un bateau à trois mats avant que les images ne s'évanouissent.
tu t'es crue dans Narnia avec Mr Tumnus et son chant narnien ? :lol:

Ptdrrr Julian qui capte qu'il est relié à Bartemius Croupton :lol:
- Qu'est-ce qui s'est passé le 10 avril 1968 ? Le rappela-t-il à l'ordre.
drôle que tu fasses des manif en 68 chez les sorciers aussi haha, joli clin d'oeil

Bon bah voilà le frère jumeau mort, argh c'est affreux..

MAIS ANNA je voulais savoir pour le père de Théaaaa (il est parti ? du coup c'est la disgrâce du divorce chez les sorciers ?)
- Et donc... Il n'y a pas cent manières de le dire : elle a fait de moi ton parrain à ta naissance. Je voulais que tu le saches.
OH
Oh je t'avoue que je m'y attendais pas, ça me fait un petit coup au cœur je trouve ça hyper émouvant...
La promesse, prononcée sur un ton solennel, était teintée de regrets, d'un temps perdu qui ne pourrait pas être rattrapé, mais Julian la grava dans sa mémoire.
ne pas renouer avec sa famille avant qu'il soit trop tard c'est super douloureux et je pense être vachement émue car je compare à ma propre histoire, c'est super émouvant Anna

Merci pur l'arbre mais en vrai ça va je maîtrise pas trop mal pour l'instant haha

Franchement ce début (est-ce un début désormais ?) est teeellement intéressant ! Tu le sais, ce que tu vas faire de l'école américaine j'ai trop hâte de le voir, les cultures, le fonctionnement de l'écoles, les personnages (DAMN les persos), et même Julian est je trouve un beau personnage! Réel, intègre, posé, responsable, touchant... franchement je l'aime bien ! Je t'avoue que les mystères familiaux aaaah qu'est-ce que j'adore, je trouve ça passionnant, t'as pu nous donner quelques infos mais pas trop, et les indices aident à mieux cerner les caractères sans réussir à percer la gangrène qui, à mon avis, remonte à assez loin dans la famille
Les personnalités de tous sont super intrigantes, Théa on sait pas trop sur quel pied danser, Archer et les autres non plus ! Cordelia hyper froide mais qui a beaucoup perdu aussi.. Isadora qui semble la plus maître d'elle même (c'est la patriarche très clairement) mais aurait-elle pas un mystère à elle également ? Vraiment ça me passionne !

J'ai vraiment hâte de lire la suite, surtout maintenant que j'ai tout rattrapé je divine que la rentré c'est pour le prochain chap et là mamaaaaa j'attends que ça !!
Bravo pour ce projet démentiel et ambitieux en tout cas !

Bisous !

Re: L'héritage d'Ilvermorny [Harry Potter]

Publié : dim. 01 nov., 2020 7:13 pm
par elohane
elohane a écrit : jeu. 29 oct., 2020 5:17 pm J'adore. Continue comme ça ! Julian est super. ;)
Et Charlotte aussi bien sur...

Re: L'héritage d'Ilvermorny [Harry Potter]

Publié : dim. 01 nov., 2020 9:07 pm
par Charmimnachirachiva
Coucou !
Je suis dégoûtée, demain c'est la rentrée... :cry: avec reconfinement en prime :cry: :cry:
Sinon pour parler de sujet un peu plus joyeux, parlons du dernier chapitre (qui n'est certes pas très joyeux en soi chut) !
Oh Thea, ma pauvre petite Thea, c'est juste horrible ce qui lui est arrivé ! Déjà qu'à la base je l'aimais bien, là je suis définitivement convaincue ! Je veux que tu lui fasses une histoire magnifique sans la reléguer à un vulgaire personnage secondaire (même si je pense qu'il n'y a pas trop de risque, vu la réputation qu'elle a !). S'il te plait ? 8-) Et je pense que son père a avoir avec la raison pour laquelle Aurélia est partie. Même si le mystère reste entier, ça introduit du suspense, c'est bien !
Et sinon, trop hâte de découvrir Ilvermorny et où est-ce que Juju et Charly vont être envoyé (oui j'ai lu l'histoire de la création d'Ilvermorny sur Pottermore).
Léonidas est remonté dans mon estime, j'aime particulièrement le moment où il dit à Juju qu'il est son parrain, un peu comme si on voyait en dessous de son masque.
Quand au livre de généalogie, je trouve le moment où Juju sent les couches de magie, très ''plongeant''dans l'univers, très sorcier et ça montre aussi la personnalité Serdaigle de Juju.
D'ailleurs c'est touchant l'inquiétude qu'il a pour son père, la demande qu'il fait à Léonidas à la fin.

Ps : merci à tes arbres généalogique Anna, j'ai enfin saisis qui était l'enfant de qui ! :lol:

Re: L'héritage d'Ilvermorny [Harry Potter]

Publié : ven. 06 nov., 2020 5:00 pm
par Cazolie
annabethfan a écrit : mar. 29 sept., 2020 4:40 pm Ouais pardon j'ai pas commenté ton intro keur je spoile pas !

PS : On se rappelle, pas un spoil, pitié!

Anna'

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Chapitre 2 : Mettre sa vie en cartons

«Il y a dans tout changement quelque chose d'infâme et d'agréable à la fois, quelque chose qui tient de l'infidélité et du déménagement. Cela suffit à expliquer la Révolution française.»

- Charles Baudelaire -

LOL bien dit Baudelaire

// 28 août 1979 //

Avant de devoir mettre toute sa vie dans des cartons soigneusement étiquetés, Julian ne s'était jamais douté de toutes les affaires qu'il avait accumulé en seize ans d'existence Alors ça, ça me sidère à chaque fois que je déménage (et encore c'était que des affaires comme ça, quand je vais devoir déménager ma chambre en 2022 ARGH) (sinon j'adore le début de ta phrase, ça dit tellement en peu de mots). Assis au milieu de sa chambre, il était entouré par une pile précaire de cartons à moitié remplis d'objets en tout genre : ses romans, ses livres de cours, son chaudron en étain, ses carnets à dessins et ses boîtes à crayons. Il poussa un soupir défaitiste en voyant tout ce qui restait à emballer. Depuis trois jours, il préparait leur déménagement avec acharnement. Plus il s'activait, moins il pensait. De toute façon, il fallait bien que quelqu'un s'en charge car ce n'était pas son père, toujours enfermé dans son bureau, ni Charlotte, trop occupée à faire le tour de Londres pour dire au revoir à ses amis, qui allait l'aider. Pourtant un petit sort et hop non ? Enfin pas sûre que les sorts ménagers soient le fort de son père haha

Sa sœur avait toujours été plus sociable que lui. A Poudlard, Lottie paraissait rayonner à l'image des couleurs de sa maison. Elle avait un groupe d'amis soudé et attirait spontanément la sympathie des autres. Au mois de mars dernier, il l'avait vu donner des conseils à des troisièmes années en sortilèges. Jonas Gallagher et Artemisia Meadowes l'avaient regardé comme une héroïne alors qu'elle leur réexpliquait patiemment le principe du maléfice du Saucisson. Il s'était fait la réflexion que, même si sa sœur aimait prétendre qu'il était l'intello de la famille, elle ne se débrouillait pas si mal. Grandir avec des parents chercheurs laissait nécessairement des traces. Il s'était d'ailleurs toujours dit qu'il avait atterri à Serdaigle par fibre génétique.

Il allait refermer un carton justement rempli de ses affaires scolaires lorsque sa sœur passa la tête dans l'encadrement de la porte. Elle portait sa veste en jean préférée sur une robe jaune à volants qu'elle avait dû trouver dans une friperie pendant une de ses escapades dans le Londres moldu.

- Eh Ju' ! Lança-t-elle d'une voix enjouée. Si je rejoins Mary cet après-midi, c'est bon ?

- Mary ?

- McDonald. Tu sais, l'ancienne capitaine des Gryffondor l'année dernière ! Elle vient d'aoir son diplôme et elle a proposé à plusieurs joueurs de se retrouver sur le Chemin de Traverse pour aller boire un verre avant la rentrée, peu importe la maison. Même si je ne fais techniquement plus partie de l'équipe, je me disais que je pouvais y aller ?

- Ah... Mais t'as terminé tes cartons ?

Charlotte se mordit la lèvre et il se remit debout, les genoux douloureux.

- Je le ferai demain ? Tenta-t-elle.BOUUUUUUUUUUH LA PROCRASTINATION

- Lottie...

- Charly, corrigea-t-elle.

- Lottie, Charly, Charlotte, peu importe. On part dans trois jours et tout doit être prêt.

- Je sais, je sais... Mais je ne reverrai sûrement pas les autres avant Noël.

- Si on revient pour Noël, soupira-t-il.

Encore une énième inconnue dans cette vaste entreprise. Leur père avait été clair. Il voulait les emmener loin de la guerre et personne ne savait si la situation n'empirerait pas d'ici le mois de décembre LA DEUXIEME VAGUE. A la simple idée de ne pas revoir grand-mère Jeanne le soir du réveillon, il vit la colère de Charlotte inscrite sur son visage.

- Quoi ? Bien sûr qu'on va revenir pour les vacances ! Pas vrai ?

- J'en sais rien, avoua-t-il honnêtement. Tiens, aide-moi.

Mécaniquement, elle tendit les bras et l'aida à placer le carton en haut de la pile de ceux qui s'entassaient déjà contre le mur.

- Ju' !

- Qu'est-ce que tu veux que je te dise ? S'agaça-t-il. Que Tu-Sais-Qui aura disparu pour Noël ? Que les mangemorts seront occupés à déballer leurs cadeaux et nous laisserons tranquille ? Je ne sais pas, Lottie. Si tu crois que ça me fait plaisir, tu te trompes, mais pour l'instant on doit mettre nos vies dans des cartons et tu n'avances pas !

- Excuse-moi de me soucier des gens que je vais laisser derrière moi ! Elle est mignonne mais là elle m'énerve

Julian retint un juron, énervé. Si elle croyait qu'il ne ressentait rien, elle se trompait lourdement. Il n'avait aucune envie de quitter l'Angleterre, Poudlard, ses amis, sa grand-mère... A la simple idée de la laisser seule dans un pays en guerre, il sentit la panique monter au creux de son ventre. Il fallait aussi qu'il se soucie de l'appartement qu'ils allaient louer à un couple sorcier. Les papiers traînaient encore sur le coin de la table basse dans le salon... Merlin, la table basse. Il devrait sûrement lui jeter des sorts de protection avant de remettre les clés, elle pourrait facilement se casser et sa mère y tenait beaucoup...

- Julian ! Claqua sa sœur. Tu m'écoutes ?

Il releva la tête.

- Quoi ?

- Oh laisse tomber, s'énerva-t-elle. Je vais rejoindre Mary McDonald, je ferai mes cartons ce soir ou demain matin. Tu préviens papa ?

- Lottie, non !

- Sérieusement Ju', t'es pas ma mèr...

Le mot s'étrangla dans sa gorge et refusa de passer ses lèvres. Julian blêmit. Ils restèrent face à face un long moment, la formule pourtant si banale suspendue entre eux, puis Charlotte tourna les talons. Figé, Julian tressaillit en entendant la porte claquer et il se laissa glisser au sol. La paniqué liée à sa grand-mère ou à l'appartement avait laissé place à un étrange sentiment de vide. « T'es pas ma mère ». Il l'avait bien remarqué. Depuis plusieurs semaines, il ne savait pas gérer les sautes d'humeurs de sa sœur. Elle paraissait elle-même la plupart du temps, mais il avait l'impression de constamment dire un mot de travers ou faire ce qu'il ne fallait pas C'est juste une fille, mon petit Djoulianne. Il aurait aimé que son père intervienne, joue le rôle qu'Aurélia avait assumé jusqu'ici, mais il savait qu'aucun sortilège ne pourrait faire comprendre à son père l'importance du contrat de location posé sur leur table basse. Quand Julian avait essayé de lui expliquer où il devait signer et pourquoi, son père l'avait à peine écouté avant de barrer le bas de la page de quelques coups de plume approximatifs qui ressemblaient vaguement à sa signature.

En y repensant, Julian appuya fermement ses paumes contre ses yeux, fatigué. Depuis deux mois, il avait l'impression de porter sa famille à bout de bras. Il n'en voulait pas vraiment à son père ou à Charlotte. Ils faisaient leur deuil à leur manière et il ne pouvait pas attendre d'eux plus qu'ils n'étaient prêts à faire. Pourtant, depuis l'enterrement de sa mère, il n'avait jamais autant souhaité qu'elle soit encore là. Une boule chauffée à blanc au creux de la gorge, il lutta contre les larmes. Il en avait assez de pleurer dès que son souvenir venait lui hanter l'esprit.Oh non bébéééééé

Comme une mauvaise blague, son regard tomba sur la vieille pile de journaux qu'ils avaient entassé ces derniers mois sans les jeter. Sur le dessus, la Gazette du 23 juin 1979 étalait à sa une l'image d'un bâtiment en flamme, entouré par une dizaine de Pyromages Je me rappelle de cette conversation :lol:, l'équivalent sorcier des pompiers. Habillés en rouge, ils brandissaient leurs baguettes et arrosaient sans relâche les Archives du Monde Magique. Pour y être entré toute son enfance, Julian savait que l'aile consacrée à l'Histoire, celle où avait travaillé sa mère, se situait tout à gauche. Sur la photo en noir et blanc, les fenêtres étaient avalées par les flammes et la porte principale n'était plus qu'un tas de gravats. Le titre s'étalait en grand juste au-dessus : Notre mémoire en feu : 17 morts et 6 blessés.

Au bord de la nausée, Julian se saisit du journal d'une main tremblante. Il avait beau ne pas avoir vu cette une depuis deux mois, l'image au centre était gravée dans son esprit pour toujours, tout comme l'encadré éditorial sur le côté.

Cinq heures. Ce ne sont pas moins de cinq heures dont les Pyromages ont eu besoin pour éteindre l'incendie qui ravageait hier les Archives du Monde Magique, bâtiment annexe du Ministère depuis sa création en 1894. D'après l'enquête préliminaire ouverte par Amelia Bones Coucou sous l'autorité de Bartemius Croupton au Département de la Justice Magique, l'incendie ne serait que la conséquence d'une explosion – ou de plusieurs selon certains témoins – ayant eu lieu en début de soirée. A cette heure-ci, la majorité des employés des Archives et des chercheurs était heureusement hors du bâtiment, mais malheureusement plusieurs personnes se trouvaient encore à l'intérieur au moment où les flammes ont dévoré l'édifice.

Les Aurors, menés par Alastor Maugrey, ont pu faire évacuer un certain nombre de blessés parmi lesquelles la cheffe du Département d'Histoire, Bathilda Tourdesac. L'historienne renommée, qui n'était pas dans son bureau au moment des faits, a eu la vie sauve grâce à cette intervention de secours menée contre l'avis du Ministre qui craignait que le bilan funeste ne s'alourdisse. Peu blessée mais profondément choquée, B. Tourdesac a déclaré qu'elle ne souhaitait pas s'exprimer sur le sujet et ne ressentait qu'une profonde tristesse pour tous ses collègues décédées. Haha, tellement une vieille folle pour moi à la même époque :lol:

17 sorciers et sorcières ont en effet perdu la vie et une cérémonie sera organisée en leur mémoire dans les jours suivants par le Ministère. La question qui demeure désormais est de savoir comment une telle tragédie a pu se produire. Des rumeurs affirment que Celui-Dont-On-Ne-Doit-Pas-Prononcer-Le-Nom pourrait être à l'origine de ce drame, la Marque des Ténèbres ayant revendiquée l'explosion. La thèse accidentelle, bien qu'elle soit envisageable, paraît dès lors peu convaincre Alastor Maugrey lui-même selon les témoins de la scène, mais il est aujourd'hui trop tôt pour privilégier une piste plutôt qu'une autre. Ces derniers temps, des imitateurs ont émergés dans tout le territoire et cherchent à camoufler leur crime sous le signe à la tête de mort, rendant le travail des Aurors parfois long et compliqué.Bien vu ça

Nous souhaitons bien évidemment toutes nos condoléances aux familles touchées par la perte d'un être cher. [Plus d'informations en p.5]


Les yeux brûlants, Julian relu inlassablement la dernière phrase et sa colère se réveilla. « Un être cher ». Il n'avait pas perdu un être cher, il avait perdu sa mère... Et à ses yeux, ça changeait tout. Ça ne lui échappait pas non plus que le Ministère avait essayé d'orienter l'article malgré la bonne volonté du journaliste à relayer les faits. Une thèse accidentelle envisageable ? Avec la Marque des Ténèbres au-dessus des Archives ? C'était prendre les gens pour des idiots, c'était détourner la tête en espérant que le mouvement de terreur des mangemorts s'évapore de lui-même.

Julian contempla autour de lui les nombreux cartons qui restaient à remplir et une vague de découragement le submergea. Si Lottie avait le droit à une escapade, il ne voyait pas pourquoi il ne pourrait pas en faire de même Mais grave, t'as pas à porter le monde T.T. Avant de changer d'avis, il se remit sur ses pieds, repoussa un carton d'un coup de genoux et attrapa sa veste dans l'entrée.

- Papa ! Hurla-t-il à travers l'appartement. Je vais chez Matthew ! Je reviens pour le dîner !

Aucune réponse. Soit son père ne l'avait pas entendu, trop absorbé par son étude, soit il n'avait pas pris le temps de lui répondre. Par précaution, Julian laissa un mot sur la table basse – à laquelle il faudrait qu'il applique un sort de protection en revenant se rappela-t-il Il a quel âge ? – puis il claqua la porte avec force. A l'extérieur, le soleil tapait si fort que l'asphalte commençait à fondre par endroit et il regretta immédiatement d'avoir pris sa veste par habitude. Il aurait aimé déjà savoir transplaner pour s'éviter le trajet, mais en attendant il se contenta d'agiter sa baguette après s'être assuré que personne ne le voyait depuis la ruelle où il s'était réfugié. Dans un bang sonore, le magicobus se matérialisa devant lui.

- Kevin Mells Il est dans ATDM lui non ? Sisisi j'en suis sûre, dans le tome 1, maugréa une voix, bienvenue à bord du magicobus. Votre destination ?

- Euh... Terre-en-Lande. Ah sapristi je viens de comprendre

- Trois mornilles.

Mécaniquement, Julian tendit les pièces au jeune homme. Son visage lui disait vaguement quelque chose et ce n'est que lorsqu'il s'installa au fond du bus que la mémoire lui revint. Kevin Mells était un Gryffondor un peu plus âgé que lui qui avait été renvoyé de Poudlard il y a trois ans, mais personne n'avait jamais su pourquoi exactement. En vérité, le lien avec les agressions envers les nés-moldus wink wink qui avaient touché le château cette année-là n'était pas si dur à faire et Julian se demanda s'il avait fait partie de la bande à Rosier. Si c'était le cas, ça ne lui avait pas réussi. Finir contrôleur du magicobus à peine majeur n'était pas un plan de carrière enviable.

Kevin Mells dû sentir son regard sur lui car il tourna la tête et le fusilla du regard. Julian s'empressa de reporter son attention sur la vitre derrière laquelle Londres défilait trop vite pour qu'il enregistre les détails. Ils firent trois arrêts avant le sien, dont un dans le Sussex où les nuages avaient remplacé le soleil, comme un micro-climat. Pourtant, à Terre-en-Lande, les portes s'ouvrirent sur une chaleur aussi étouffante que celle qu'il avait laissé à Londres. Sans accorder un autre regard au contrôleur, Julian descendit et inspira fortement l'air de la campagne.

Terre-en-Lande. Le fief des Bones, là il avait passé plusieurs de ses vacances à battre les chemins de campagne à vélo avec Matthew et à se baigner dans la mare à quelques kilomètres. Les rues du village ne lui étaient pas familières comme celles de son quartier fait de béton et de pierre, mais les petites maisons et les champs environnants lui évoquaient un goût de soleil et d'insouciance. En passant près de la vieille église, il croisa le pasteur, un homme d'une trentaine d'année au sourire chaleureux et il lui adressa un hochement de tête en guise de bonjour respectueux. Il avait beau ne pas avoir été élevé dans la religion, sa grand-mère Jeanne priait tous les jours. Le pasteur lui rendit son salut et réajusta sa prise sur le bébé qu'il tenait dans les bras, une petite fille au vu de la robe qu'elle portait AAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAH. Un énorme chapeau lui couvrait la tête pour la protéger du soleil. En remarquant un passant, elle s'agita doucement et Julian se surprit à sourire. Il allait continuer son chemin lorsqu'un éclat doré attira son regard. Il se baissa automatiquement et ramassa une minuscule médaille.

- Révérend, appela-t-il. Vous avez fait tomber ça.

Le pasteur se retourna.

- Oh ! Merci. La médaille de baptême toute neuve, ça aurait été embêtant. N'est-ce pas Victoria ? Gardons Saint-Georges près de toi encore un peu.

Sur ces bonnes paroles et avec un dernier souvenir avenant, l'homme d'église s'éloigna. Julian était en train de se dire qu'il aurait dû lui aussi mettre un chapeau lorsqu'il arriva sur le perron de la maison des Bones. C'était une vieille demeure Victorienne qui, même si elle n'était pas si imposante, restait la plus grande du village. Dégoulinant de sueur Sexy, il toqua à la porte et le battant s'ouvrit au bout de quelques secondes sur Cassie Bones, la mère de Matthew. Les traits tirés, elle tenait également un bébé dans les bras, le petit nouveau de la famille âgé d'un an maintenant, et elle lui adressa un grand sourire.

- Oh Julian ! Quelle bonne surprise ! Matt ne m'avait pas dit que tu devais venir

- Il ne le savait pas... Je voulais juste passer lui dire au revoir avant mon... départ.

- Oui, j'ai appris que tu déménageais aux Etats-Unis. En ce moment, c'est compréhensible bien sûr, mais tu vas nous manquer... Un scandale vraiment, tout ce qui se passe ! Si tu reviens pour les vacances, surtout n'hésite pas, on serait ravie de t'accueillir avec Edgar.

La gentillesse et la force de caractère de Cassie Bones faillit lui ramener les larmes aux yeux. Il avait toujours aimé la mère de Matthew, son humour, son esprit libre, sa détermination. Elle lui faisait parfois penser à sa propre mère et si le bébé ne s'était pas mis à pleurer à ce moment-là, il l'aurait sans doute remercié pour toutes les fois où elle l'avait fait se sentir chez lui dans cette grande maison.

- Ah je crois qu'il a faim. Pire que Matthew quand il était petit, un vrai ventre ! S'exclama-t-elle. Mais ne reste pas là, monte, vas-y. Les garçons sont à l'étage. Bah alors crevette (je dégouline de niaiserie devant ce bébé)

Elle s'engouffra dans le salon et il referma la porte dans son dos. Cassie n'était pas le genre à jouer la parfaite maîtresse de maison et elle savait qu'il connaissait parfaitement le chemin. Il se demanda si elle s'était ennuyée lors de son congé maternité ; elle, l'Auror si combattive qui avait besoin d'action malgré tout l'amour qu'elle donnait à ses fils. Il n'était pas assez courageux pour lui poser la question Ce serait un peu chelou comme ça hors contexte :lol: . Au lieu de ça, il entreprit de monter à l'étage. Les escaliers grincèrent à peine sous son poids grâce au parquet recouvert d'un épais tapis cramoisi brodé. Au bout du couloir, la porte de la chambre de Matthew était fermée et il hésita à toquer avant de finalement entrer dans la pièce sans s'annoncer.

- Spencer, je te jure que je vais te donner à manger à une goule si tu... Oh ! S'interrompit Matthew. Julian ! Merlin, qu'est-ce que tu fiches ici ?

Affalé sur son lit, Matthew tenait une BD au-dessus de sa tête. Ses cheveux auburn, illuminés par le soleil, accrochaient à son front à cause de la chaleur et ses tâches de rousseur ressortaient sur son long nez droit et sa peau pâle.

- T'as l'air d'un souafle ! Se moqua-t-il en avisant son teint rougi.

- Très drôle. Essaye d'être roux en été et on reparlera. Et pour ta gouverne, on dirait que t'es en train de fondre.

- Honnêtement, je me le demande, dit Julian.

Sans cérémonie, il se laissa tomber sur le lit de Matthew qui pesta en ramenant ses jambes sous lui pour leur faire de la place à tous les deux.

- Mais sérieux, tu devais venir ? Parce que j'ai complètement oublié, si j'avais su j'aurais sorti les vélos ou les balais.

- Non, j'ai juste eu envie d'échapper aux cartons. Désolé, si t'avais des trucs à faire je peux y aller...

Matthew roula des yeux.

- Comme si ma mère allait accepter que je te mette à la porte. En plus, il fait tellement chaud que j'arrive à peine à lire.

- Spiderman ? Déchiffra Julian en attrapant la BD. Depuis quand tu lis des trucs moldus ?

- Depuis que la voisine m'en a passé, figure-toi ! Elle a dit qu'on pourrait en « discuter » si j'aimais bien.

- Quelle technique de drague... Pouahaha c'est clair

- C'est ça, moque-toi, maugréa-t-il en souriant malgré tout. Qu'est-ce que tu as fait, toi, pour que Hanna te tombe dans les bras déjà ? Tu lui as servi d'oreiller pendant les cours de Binns ?

Julian éclata de rire. Il revoyait Hanna, la tête chancelante, qui luttait pour ne pas s'endormir pendant les cours d'Histoire de la Magie. En repensant à leur professeur fantôme, son sourire s'évanouit.

- Je crois qu'il va me manquer... Binns, précisa-t-il devant l'air perplexe de Matthew.

- Sympathique pour Hanna...

- Pas dans ce sens-là, crétin. J'arrive juste pas à me dire que je ne remettrai pas les pieds à Poudlard. Je n'ai même pas dis au revoir aux autres, à Flitwick...

- Sois pas dramatique, l'enjoignit Matthew. Peut-être que tout sera bientôt terminé, que vous reviendrez l'année prochaine...

Le regard dans le vague, Matthew paraissait vouloir se convaincre lui-même et Julian s'adossa contre le mur, contemplant une écharpe de Gryffondor qui traînait avec nostalgie.

- Je sais pas, avoua-t-il. J'aimerais me dire que c'est juste temporaire, mais... Les mangemorts mènent de plus en plus d'actions contre les nés-moldus, le Ministère fait comme si tout allait bien.... Ça n'a pas l'air de vouloir s'arranger.

- Si on doit attendre le Ministère, c'est sûr, ricana Matthew sans joie. Heureusement que certains font quelque chose.

La note féroce dans sa voix rappela à Julian le côté parfois dangereusement téméraire de Matthew et il fonça les sourcils.

- Certains ? Répéta-t-il. Comme qui ?

Seul le silence lui répondit et il tourna la tête vers son ami. Avec les années, il avait appris à deviner lorsque Matthew lui cachait quelque chose ou était sur la réserve, attitude qui ne lui allait pas du tout en passant. Il avait hérité de l'audace et du franc-parler des Bones et ce n'était pas dans sa nature d'hésiter, tout simplement.

- Matt, insista-t-il. Tu sais quelque chose que la Gazette ne dit pas ?

- Non, c'étaient juste des paroles comme ça. Je veux dire, y'a sûrement des gens qui n'approuvent pas ce que fait Minchum. Genre Genre Anna' :lol: :lol: :lol: , la moitié de la population sorcière au moins.

- C'est faux, les gens soutiennent Minchum et tu le sais, ta tante Amelia râlait contre eux aux vacances de Pâques. Qui fait quelque chose ?

Matthew soupira et la résolution vacilla dans ses yeux gris, si semblables à ceux de sa mère.

- Tu ne jures de rien dire ?

- Quoi ? Les Bones prévoient d'assassiner Minchum pour que ta tante puisse devenir Ministre à sa place ? Bonne idée :lol:

- Très drôle, dit-il d'un ton dépourvu d'humour. Ju', c'est sérieux. Je ne suis même pas censé être au courant, mais j'ai entendu papa en parler l'autre jour avec un des frères Prewett qui était passé à la maison. Ils pensaient que j'étais dans le jardin...

- Et alors ? Qu'est-ce qu'ils disaient ? Pressa-t-il.

Il avait douloureusement conscience de son cœur qui battait soudain plus vite dans sa poitrine, comme si un mince espoir que des gens s'opposent à cette guerre à venir pourrait le sauver de l'exil. Pourrait venger sa mère...

- Dumbledore, chuchota Matthew et le nom sonna comme une promesse, un secret empli d'espoir. On dit qu'il a rassemblé des gens, fondé une sorte de groupe de résistance.

- Et ton père... ?

Matthew haussa les épaules.

- Je pense... Je veux dire, il a toujours été proche de Dumbledore et je sais ce qu'il pense de Tu-Sais-Qui. En tout cas, si c'est vrai, j'espère qu'il me laissera aider !

- Toi ? A seize ans ?

- Pourquoi pas ? Je suis doué en sortilège !

- Moi aussi, répondit-il par réflexe en prenant conscience avec un temps de retard de son manque de modestie. Mais pas assez pour me battre contre des mangemorts.

- Des lâches qui se cachent derrière des masques, tu veux dire ? Tu crois que ça me fait peur ? Tu m'as l'air un peu téméraire toi

- Ça devrait, oui !

- Allez, Ju', réfléchis. Tu ne voudrais pas...

- Non, coupa-t-il fermement.

A son tour, Matthew se redressa. Une lueur déterminée, presque fiévreuse, s'était allumée dans ses yeux et Julian y reconnu toute la volonté inébranlable des Bones. Il aurait voulu éteindre cette flamme, l'étouffer comme on souffle une bougie, mais il savait que le feu avait déjà pris.

- Pourquoi ? Insista Matthew. Si tu avais l'occasion de te battre contre Tu-Sais-Qui, tu ne le ferai pas ?

- Pas maintenant.

- Alors quoi ? Faudrait attendre que la liste des morts s'allongent ?

Cette fois, le cœur de Julian dévala au creux de son ventre. Matthew n'avait pas l'air de s'en rendre compte, mais pour lui, un visage flottait au-dessus de cette conversation et la sensation glacée qui se répandait dans ses veines devenait douloureuse.

- La liste où le nom de ma mère est inscrit, tu veux dire ? Rétorqua-t-il, cassant.

La véhémence de Matthew retomba immédiatement et il blêmit.

- Julian... s'étrangla-t-il.

- C'est bon, désolé...

- Non, non, c'est moi qui suis désolé... Je n'ai pas pensé que...

- Quelle chance, railla-t-il. Moi je ne pense qu'à ça.

Et voilà, elle était de retour. Cette foutu boule chauffée à blanc au creux de sa gorge. Les yeux brûlants, il lutta contre les larmes derrière ses paupières et se mordit l'intérieur de la joue jusqu'à en avoir un goût cuivré sur la langue. Il refusait de se mettre à pleurer en plein milieu de la chambre de son meilleur ami, un jour d'été, pour une conversation si banale. Matthew et lui était peut-être proches, mais pleurer en face de l'autre ne faisait pas partie de leur habitude Rah les mecs. A vrai dire, il n'avait jamais vu Matthew pleurer et, même s'il avait été plus qu'ébranlé à l'enterrement de sa mère en juin dernier, il n'avait pas versé une larme, trop occupé à soutenir une Charlotte au visage dévoré par les sanglots. L'image de sa sœur ce jour-là lui serra un peu plus la gorge.

- Qu'est-ce que tu veux que je te dise, Matt ? Articula-t-il dans un souffle. Que j'ai peur des gens qui ont fait exploser un bâtiment sur elle ? Que je ne pourrais pas me battre en duel contre eux sans penser chaque seconde que s'il m'arrivait quelque chose, je laisserais mon père et Lottie seuls ?

- C'est normal...

- Et pourtant tu veux te battre toi, non ?

- Certains sont plus utiles ailleurs, nuança Matthew. Dumbledore ne doit pas se battre physiquement, il serait trop exposé, trop reconnaissable. Il finira peut-être par le faire, comme contre Grindelwald, mais pour l'instant si j'ai bien compris il supervise, contacte des gens... C'est essentiel aussi.

- Sans doute, oui, approuva-t-il sans conviction.

Une peur nouvelle germa dans son esprit et il détourna à nouveau le regard vers l'écharpe de Gryffondor qui traînait au sol. Rouge et jaune. Le sang et l'or, le sacrifice et la puissance. Des mots qui correspondaient bien aux Bones, pensa-t-il ironiquement.

- Tu ne vas pas vraiment te battre, pas vrai ?

- Tout de suite ? Aucune chance. Maman ne me laisserait pas faire. Papa non plus, tu me diras. Mais je suis content de me dire que certains agissent. Ce qu'ils font, Tu-Sais-Qui et les mangemorts, ça ne restera pas impuni. Je te le promets.

Julian n'en doutait pas. La solennité qui résonna dans la promesse de Matthew ne lui échappait pas, mais il espérait que lui et sa famille seraient préservés de cette guerre. Epuisé, il jeta un coup d'œil à sa montre et réalisa avec défaitisme qu'il était sûrement l'heure de rentrer.

- Il faut que j'y aille, annonça-t-il. Les cartons attendent !

- Déjà ?

- Désolé, Lottie est partie en ville voir des amis des équipes de Quidditch. Faut bien que quelqu'un avance.

- Je t'ai déjà dit que ta pathologie a toujours tout faire pour ta frangine est inquiétante ? Mais grave, il devrait rien faire et quand elle sera dans la mouise la veille du déménagement elle réalisera MOUAHAHAH

Julian se contenta de sourire. Au fond de lui, il le savait, ce n'était pas la première fois qu'on lui faisait remarqué, mais il pouvait bien survivre à quelques cartons. Il se remit sur ses pieds, l'esprit soudain vide. Matthew ne paraissait pas plus que lui savoir comment dire au revoir.

- Reviens pas avec l'accent américain, dit-il finalement, un sourire en coin accroché aux lèvres.

- Aucune chance.

- Cool... Oh tiens, attends. Un cadeau de départ.

Il se pencha, tête en bas, et attrapa une boîte en fer ouvragé dissimulée sous son lit avant de la lui tendre avec cérémonie. On dirait qu'il prend le premier truc qui traîne :lol: :lol:

- Pour quand t'auras le mal du pays, dit Matthew, l'air fier de lui.

Julian s'attendait presque au pire. Lorsqu'il souleva le couvercle pourtant, une odeur familière lui parvint et il éclata de rire.

- Du thé ? S'esclaffa-t-il. Sérieusement ?

- Je t'ai jamais vu commencer une journée sans tasse de thé. Et je fais pas confiance aux américains pour te fournir ta dose quotidienne. Alors voilà ! En provenance direct du Chemin de Traverse ! Faudra que tu me donnes ton adresse là-bas, je pourrais t'en envoyer quand t'en auras plus.

- On sera chez ma grand-mère je crois. Enfin, l'autre, la mère de ma mère, explicita-t-il. Mais je t'écrirai.

La boîte de thé fermement serré contre lui, Julian baissa la tête, encore une fois incapable de trouver les mots. Matthew le regarda longuement puis leva les bras vers le ciel en jurant :

- Oh Merlin, viens la Ju' ! MERCI MATTHEW

Il l'engloutit dans une étreinte qui allait justement au-delà des mots. Son coude formant un angle étrange pour tenir la boîte de thé, Julian lui donna une tape dans le dos, une de celle qui aurait fait dire à Hanna Je suis trop bête je viens juste de réaliser un truc :lol: :lol: :lol: que « franchement, les garçons, vous êtes bizarres ». Il s'en fichait. Pour la dernière fois avant il ne savait pas combien de temps, il puisa de la force dans la présence de son meilleur ami, puis s'écarta, reconnaissant.

- Allez, va faire tes cartons ! Ordonna Matthew en le poussant vers la porte. Et oublies pas tes notes d'Histoire de la Magie, j'ai fait de supers dessins dessus !

- Promis ! Et maintenant que je suis plus là, je t'autorise de faire gagner la Coupe des Quatre Maisons à Gryffondor.

- Comme si j'avais besoin de ta permission. Même sans Lily Evans pour nous gagner des points, on va vous écraser ! Ca c'est inhabituel

Le rire de Matthew raisonna jusque dans le hall de la maison. Le pas léger, Julian passa la tête dans l'embrasure de la porte et adressa un signe de la main à Cassie Bones, en train de bercer le bébé sur le canapé. Dans la lumière estivale qui se déversait par la fenêtre, son épaisse chevelure dorée semblait étincelée comme une coulée d'or sur ses épaules. Elle ressemblait à une lionne, belle et féroce, qui veillait sur sa progéniture.

- Tu repars déjà ? S'étonna-t-elle en levant les yeux vers lui.

- Oui, j'ai encore des tonnes de choses à emballer et à ranger avant de partir.

- Je me doute. Ça va, ton père s'en sort ?

Par politesse et esprit de convenance, Julian retint l'exclamation sarcastique qui lui montait aux lèvres. Si son père avait fait ne serait-ce que deux cartons, il voulait bien avaler un crapaud.

- Il est encore affecté mais on avance, mentit-il. C'est juste qu'il y a beaucoup de choses à gérer. L'administration pour entrer aux Etats-Unis est assez lourde, la famille de ma mère a dû intervenir pour nous obtenir un visa.

- Oh oui, j'en ai entendu parler, abonda Cassie. Le MACUSA est prudent depuis Grindelwald. Et la famille de ta mère, elle vit à New York c'est ça ? Tu ne les a jamais vu ?

- Non, ma mère n'en parlait jamais. Je crois qu'elle s'était disputée avec sa sœur ou plusieurs autres membres. C'était compliqué.

- Comme dans toutes les familles. Crois-moi, les sœurs sont les pires ! Affirma-t-elle avec fatalisme sans cesser de sourire, comme si elle parlait d'expérience. Tu connais leur nom de famille au moins ?

- Les Grims. Grimsditch je crois à l'origine, mais ils l'ont raccourci pendant la guerre. Celle moldue, je veux dire, vous savez. Pour que ça sonne moins allemand et... Tout va bien, madame ?

Les traits de Cassie Bones s'étaient soudain figés et elle avait arrêté de bercer le bébé, immobile. Il essaya de se repasser mentalement ce qu'il venait dire et il espéra qu'elle n'avait perdu personne de sa famille pendant la seconde guerre mondiale moldue, même si cette éventualité paraissait peu probable.

- Oui, pardon. Je ne m'attendais pas à... enfin disons que je connais les Grims.

- Vraiment ? Ouuuuh mystèèèère

- Improbable, n'est-ce pas ? S'amusa-t-elle-même si son ton restait tendu. Mais je te raconterai tout ça une autre fois, tu dois y aller. Rentre avant que la nuit tombe, les jours raccourcissent maintenant que septembre approche.

Il aurait voulu insister, mais il s'en garda bien. Pour avoir vu de rares fois Cassie Bones en colère, il savait qu'il valait mieux ne pas la contrarier. Rongé par la curiosité, il se promit intérieurement d'envoyer une lettre à Matthew pour avoir des informations dès qu'il arriverait aux Etats-Unis.

- Bonne soirée, Mrs Bones.

- Bon voyage, Julian, lui souhaita-t-elle. J'espère qu'on se reverra vite !

- Moi aussi. Passez le bonjour à Mr. Bones pour moi.

- Je n'y manquerai pas.

Sur le perron, il fut à nouveau ébloui par le soleil, mais il ne jeta pas un regard en arrière alors qu'il retraversait Terre-en-Lande en sens inverse.

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Pour ceux qui se demandaient : Matthew Bones et sa mère, Cassie, appartiennent à Perripuce. Et si vous avez lu son dernier bonus, ça vous fait quelque chose de les retrouver ici... Ahhh! Bref ! Cassie est donc la femme d'Edgar Bones et Matthew un de ses fils. Vous retrouverez Matthew plus tard dans la fanfic, c'est promis ! Quant au bébé dans les bras du révérend, c'est bien sûr la seule et unique Victoria, vous l'aurez deviné ^^

Et allez lire Ombres et Poussières, c'est une merveille ! Est-ce qu'on peut appeler les derniers bonus de Perri des bonus. Genre, c'est sympa les bonus normalement T.T

Merci à tous !
C'était un très chouette chapitre Anna', non seulement c'était marrant de voir les Bones haha, mais aussi de voir l'ancrage de Julian en Angleterre !

Re: L'héritage d'Ilvermorny [Harry Potter]

Publié : sam. 07 nov., 2020 12:58 pm
par Perripuce
annabethfan a écrit : mer. 28 oct., 2020 6:32 pm Salut à tous ! La citrouille est plus à jour que moi et c'est inacceptable. Alors je suis làà !

Voici le chapitre de cette semaine. Vous allez voir, j'y évoque la généalogie des Grims plus en détails. Pas de panique si vous êtes perdu, un arbre généalogique réalisé par mes soins vous attend à la fin du chapitre pour vous aider !

Au programme sinon, vous allez découvrir davantage Leonidas et les autres membres de la famille, mais aussi le mystérieux passé d'Aurélia. En espérant que cela vous plaise, je vous souhaite une bonne lecture !

Réponse aux commentaires :

@Mythik : Je voulais représenter une famille un peu nuancée ^^ Genre guindée mais pas froide nécessairement, genre ce ne sont pas les Black non plus. Je suis contente que tu aies aimé les découvrir en tout cas !
Ah justement en parlant de dessin pour l'arbre généalogique, c'est pour aujourd'hui ;)
Oui j'essaye de prendre un bon rythme, de ne pas aller trop vite pour ne pas vous perde ^^
Merci pour ton commentaire :D

@ Elohane : C'est normal que Théa et Archer ne comprennent pas, ils ne vivent pas la réalité de la guerre et je voulais le montrer ^^ Je suis hyper contente que tu aimes en tout cas ! Merci beaucoup :D

@MelleChachow : Je voulais vraiment montrer l'écart de ressenti entre ceux qui vivent la guerre et ceux qui en entendent parler ^^ Mais je suis ravie que tu aimes l'histoire et les personnages pour l'instant ! ;)

@ Charmi : Ah non désolée de t'avoir paumée avec la généalogie haha ! Tu me diras si ça va mieux avec l'arbre là ^^ Oui Leonidas est un peu toujours comme dans une représentation de théâtre, il se prétend différent de la famille mais est comme eux par cet aspect là ^^ Je comprends ta sensation :lol:
Je suis contente que t'aimes la relation Julian-Charly !
Merci pour ton commentaire !!! :)

@Perri : Je le redis mais merci, tes commentaires m'aident à trouver des idées t'es la meilleure :mrgreen: Et OUI Rouge Rubis m'a inspiré :lol: :lol: ça fait deux fois que tu dis ça et j'ai relu cent fois mon commentaire en me demandant quelles idées j'avais bien pu te donner.

@Alanna2 : Oh bienvenue! C'est super gentil de ta part d'avoir laissé un commentaire, ça me fait très plaisir :D Je suis super contente que tu aies aimé ATDM et surtout que tu trouves cette nouvelle fanfiction plus originale intéressante. J'avais un peu peur que ça ne plaise pas donc ça me rassure ! Et oui les références à Ombres et Poussières ou aux Maraudeurs rendent la transition moins violente on va dire ^^
Je t'ajoute à la liste des prévenus sans problème ! Encore merci !


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Chapitre 5 : Les Chroniques des Grims

« Nous sommes reliés par le sang et le sang est une mémoire sans langage »
Cette citation est vraiment magnifique, je trouve.
- Joyce Carol Oates -



// 3 septembre 1979 //

Depuis deux jours, Julian avait l'impression d'être en décalage perpétuel. Décalage horaire, décalage de vie. Il voyait bien que les Grims faisaient des efforts, notamment grand-mère Isadora, mais eux aussi semblaient être en équilibre précaire dans cette relation naissante. Cordelia sortait à peine de ses appartements et sautait même des repas, comme si elle était effrayée de revoir leur visage, et Théa et Archer n'avaient pas l'air à mettre beaucoup de bonne volonté envers ces étrangers qui débarquaient du jour au lendemain dans leur maison. Julian ne les blâmait pas : il se sentait effectivement étranger. Pauvre Djulianne ... Effectivement c'est un nouvel univers dans un nouveau pays, je comprends parfaitement son impression. Mais tu vas trouver la stabilité à Ilvermornyyy !

Ce matin, la date du jour lui avait bien rappelé ce sentiment. 3 septembre. Pour des milliers de sorciers en Amérique, ce jour était synonyme de rentrée scolaire, de voyage en train, de retrouvailles dans un château Tu as choisi cette date arbitrairement? . Julian, lui, se disait qu'il aurait dû être à Poudlard depuis deux jours. Il se demanda si Matthew aimait son emploi du temps cette année. Il n'avait pas arrêté de se plaindre des cours d'Astronomie tardifs l'an passé et des devoirs de Métamorphose qui tombaient toujours en même temps que ceux de Sortilèges, comme si McGonagall et Flitwick se passaient le mot.Ce qui est surement le cas :lol: :lol:

Les paupières lourdes de sommeil, il se força malgré tout à sortir du lit. Sur sa droite, Charlotte dormait encore, lovée comme un chat, et il n'eut pas le cœur à la réveiller. Ils devaient partir à midi pour être à la gare de Grand Central une demi-heure plus tard si tout allait bien. Le train partait à treize heures tapantes. Dans la semi-pénombre, Julian enfila un pull et un pantalon sans faire de bruit, puis traversa la chambre sur la pointe des pieds. Le parquet en bois PARQUET. D'ailleurs, tu commences quand les funfacts sur insta? grinça à peine et il referma la porte derrière lui sans réveiller sa sœur. La lumière du couloir lui fit plisser les yeux. Visiblement, le soleil était déjà bien levé, mais sa lumière crue indiquait qu'il ne devait pas être tard non plus. Julian estima que c'était un progrès. La première nuit, il avait dormi jusqu'en milieu de journée à cause du décalage horaire.

En face, la porte de son père était toujours fermée. Il hésita à aller frapper. Soit son père dormait encore, soit il s'était remis à étudier et il ne voulait pas le déranger dans un cas comme dans l'autre. Finalement, il prit la décision de descendre. Isadora avait l'air d'être du genre matinal et elle serait sans doute réveillée. Quand il passa dans le hall, le portrait de son ancêtre, la grande tante Saranna, le regarda d'un œil inquisiteur, comme si elle s'assurait qu'il ne dégrade rien dans sa maison.

- Ah Julian, lança une voix. Déjà réveillé ?

Il se retourna. Dans l'encadrement qui menait au salon se tenait sa grand-mère, vêtue de sa robe au haut col en dentelle et appuyée sur sa canne en argent. C'est dingue mais cette femme je la visualise super bien. Et c'est peut-être parce que je l'associe un peu trop à Lady Arista.

- Oui, je voulais préparer notre départ.

- C'est consciencieux de ta part, approuva-t-elle, mais ne t'en fais pas Tikky s'est occupé de tout. Vos valises sont déjà chargées dans la diligence, il ne manquera plus que les affaires que vous avez gardées avec vous.

Julian hocha la tête, mal à l'aise. Le soir de son arrivée, il avait été bien trop perturbé pour vraiment prêter attention à l'elfe de maison aux petites oreilles triangulaires, mais depuis deux jours il n'arrivait pas à se débarrasser de la sensation gênée qu'il éprouvait dès qu'il se faisait servir par la créature. A la maison, il n'avait jamais eu d'elfe. Ils auraient pu en faire la demande auprès du Ministère, mais ses parents trouvaient que ce n'était pas nécessaire. Ils étaient bien tous capable de s'occuper de leur appartement londonien. Ce simple fait, ça montre encore tout le décalage entre les Shelton et les Grims, c'est intelligent de montrer le gouffre à travers des détails comme ça - comme se faire servir par un elfe de maison ahah

Soudain, il repassa mentalement la phrase de sa grand-mère et haussa un sourcil.

- Pardon... La diligence ?

- Et bien oui. Pour se rendre à la gare. Comment pensais-tu traverser New York autrement ?

En métro ? En taxi ? En tout sauf en diligence, pensa-t-il, abasourdi.C'est exactement ce que j'étais en train de penser :lol: :lol: :lol: :lol:

- Mais... Une vraie diligence ? J'adore comment tu as pris en main l'univers ! - et j'ai hâte de voir la diligence en question ahah

Isadora sourit. D'un mouvement de canne, elle l'invita à la suivre.

- Tu verras par toi-même tout à l'heure. Viens donc, le petit déjeuner est servi.

Toujours en train d'essayer d'imaginer une diligence en pleine grosse pomme C'est si drôle :lol: :lol: :lol: :lol: , Julian la suivit. A table il n'y avaient qu'Archer et Leonidas. Apparemment, il avait tenu sa promesse et était revenu pour leur départ. Ce n'était pas le cas des parents d'Archer qui n'étaient jamais rentrés après leur journée de travail. Apparemment, ils avaient dû partir pour Washington en urgence après une alerte de sécurité à la banque américaine.

- Le cousin, marmonna Archer. T'as réussi à te réveiller aujourd'hui ? Le cousin, il a un prénom espèce de snob

- Faut croire...

- Le décalage horaire est une horreur, lança Leonidas en mordant d'un coup vif dans son toast. Même après toutes ces années, je mets toujours des jours à m'en remettre. Lysandra ne ressent rien, elle. Ça doit être une question d'horloge interne.

Julian haussa les épaules.

- Leo est ambassadeur en Angleterre, précisa Isadora. Il s'occupe des affaires d'immigration entre les deux pays. C'est grâce à lui que j'ai pu vous avoir un visa si vite d'ailleurs. Alors même s'il habite une grande partie de l'année à Londres, il revient au moins deux ou trois fois par mois à Boston pour les affaires.

- Et voir ma chère famille, ajouta-t-il, presque avec ironie.

- Voyons, tu n'es même pas venue pour l'anniversaire de Cordelia.Je pense que ça n'a pas dû déranger Cordelia.

Il émit un bruit étouffé qui ressemblait fortement à un ricanement.

- Parce qu'elle n'aurait pas voulu de moi ! Voilà :lol: :lol: :lol: Et au cas où tu l'aurais oublié, ma mère demande aussi que je la visite. Je ne peux pas être partout.

- Bien sûr... dit Isadora d'un ton peu convaincu mais poli. Comment va-t-elle d'ailleurs ?

- Toujours aussi malade. Les médicomages espèrent que ses poumons passeront l'hiver... OOOOOH pauvre Leo ... *cours noter ce détail dans son carnet*

- Oh Leo... Je suis désolée de l'apprendre. Surtout, si elle a besoin de venir ici pour ne pas être seule, nous serions ravis de nous occuper d'elle.

- J'y songerai, merci ma tante.

Julian n'en jurerait pas, mais il était à peu près sûr que Leonidas n'envisageait pas une seconde cette possibilité Bien, ce n'est pas une maison hyper saine pour le coup, moi non plus j'y laisserais pas ma maman. . Sa mâchoire carrée mastiquant pensivement un œuf sur le plat, il jeta un œil vers Archer qui ne paraissait pas suivre la conversation.

- Tu rêvasses Arch ? Lança-t-il. Ta mystérieuse inconnue dont parlait Théa ? MOUAHAHAHAHAH

Archer le fusilla du regard.

- Théa ne sait rien du tout, maugréa-t-il.

- Mais tu ne déments pas non plus, s'amusa Leonidas.

- Leo, laisse-le.

Isadora paraissait pourtant elle aussi vouloir des informations AH AH ! On t'a capté, tu es une vieille commère ! , mais elle devait davantage avoir pitié de l'air paniqué d'Archer . Leonidas se tourna donc vers lui.

- Et toi Julian ? S'enquit-il. Une petite amie ? Cette question typique et gênante de chaque repas de famille

La question, bien qu'innocente, sous-tendait une curiosité certaine. L'espace d'un instant, Julian eut la vision des yeux rieurs d'Hanna Faucett, sa camarade de Serdaigle avec qui il était sorti environ six mois. Il ne l'avait pas revu avant de déménager puisqu'elle était en Grèce pour l'été et ils n'avaient pas exactement mis des mots sur le statut de leur relation dans leurs dernières lettres. La pauvre Hanna n'empêche ... ton copain part aux US sans te dire au revoir, tu ne sais plus si c'est ton copain, s'il t'aime, si ... Bref, ça doit être un tourbillon dans sa pauvre petite tête ...

- Non, pas pour le moment, répondit-il finalement. Voilà qui officialise un peu les choses.

Il pria pour ne pas rougir. Ce n'était qu'une demi-vérité.

- Ah ça viendra ! Assura Leonidas. Conquérir le cœur d'une fille, c'est une quête à long terme, crois-moi. Regarde notre ancêtre Robert ! Il a fallu qu'il construise ce manoir pour obtenir la main de sa femme.Quel grand sage ce Leo. Peut-être qu'il ressortira la même phrase à Simon *cours noter la phrase dans son carnet*

Archer roula des yeux. Le nez dans son assiette, Julian tenta de ne croiser le regard de personne. Ce n'était vraiment pas le genre de conversations qu'il appréciait Mais qui apprécie mon petit Djulianne? :lol: :lol: . Il se servit une tasse de thé et grimaça en sentant le goût âcre se répandre sur sa langue. Le thé américain n'avait rien à voir avec celui anglais. Pour essayer de cacher sa réaction, il releva la tête et tenta de se rappeler qui était la femme de Robert premier du nom.

- Saranna, c'est ça ? Il a donné son nom à la maison ?

- Tu vois la généalogie commence à rentrer, dit Archer avant d'ajouter en direction des deux autres, l'air incrédule : ils n'ont jamais pris de cours de généalogie ! Rien !

- Vraiment ? Est-ce vraiment si surprenant? Alalah, ces bourges je vous jure.

- Voyons ma tante, s'exclama Leonidas, ça vous surprend ? Il me semble qu'Aurélia a été assez claire sur ce qu'elle voulait laisser derrière elle, n'est-ce pas ? Crois-moi, Julian, tu n'as rien perdu, ce sont de longues séances de cours ennuyeuses.

Les lèvres de sa grand-mère se pincèrent comme si elle venait de mordre dans un citron. Julian n'osa pas donner son avis, mais intérieurement il était d'accord avec Leonidas. La perspective de rester enfermer pour apprendre par cœur les noms des membres de la famille sur plusieurs siècles ne lui paraissait pas réjouissante Et à quoi ça va te servir dans la vie? . Leonidas dû néanmoins percevoir la désapprobation d'Isadora car il modéra soudain ses propos :

- Après, c'est une tradition qu'il convint de garder vivante dans les mémoires cette phrase, ça me rappelle Coco. Je crois que c'est un de mes dessins animés préférés. . Viens avec moi, Julian, je vais te montrer.

- Leo...

- Ne vous en faites pas, ma tante, je vais lui donner une leçon en accéléré. Et Archer, redresse-toi, tu vas finir bossu. Ces punchlines à chaque fois ça me tue :lol: :lol: :lol:

Pris sur le fait, Archer se redressa si brusquement qu'une pile de livres aurait pu tenir en équilibre sur le sommet de son crâne et Julian, pris au dépourvu, mit une seconde à comprendre qu'il fallait qu'il se lève. Abandonnant le reste de son toast et sa tasse de thé infect, il pressa le pas pour suivre Leonidas.

- Je t'emmène à la bibliothèque, indiqua-t-il par-dessus son épaule en traversant le hall. Tu l'as déjà vu ?

- Non, pas encore...

- Tu vas voir, la famille a amassé une impressionnante collection. Tu pourras le dire à ton père, ça l'intéressa sûrement. Il travaille sur quoi en ce moment ?

- Euh... Je ne sais pas, j'ai été occupé avec le déménagement... Je ne lui ai pas demandé...

Leonidas haussa un sourcil et ses yeux bleu cobalt brillèrent d'un éclat surpris.

- Tu t'es occupé du déménagement ?

- Avec mon père, s'empressa-t-il de mentir Comment il veut maintenir l'illusion d'une famille fonctionnelle ... . Mais il y avait beaucoup de choses à faire... Merci pour les visas d'ailleurs.

- Ce n'était rien, la moindre des choses. Un juste retour, même, si on peut dire. (Il sourit, désabusé). C'est moi qui ai fourni ses papiers à Aurélia quand elle a voulu quitter les Etats-Unis. J'avais à peine dix-neuf ans, je commençais tout juste ma carrière à l'Ambassade et j'ai peut-être magouillé un peu j'imagine tellement le ton sur lequel il dit ça, ça me fait trop rire :lol: :lol: :lol: . Sa demande d'expatriation aurait été bien plus longue sans mon intervention et elle m'avait demandé de l'aide. C'était ma cousine préférée, je pouvais bien faire cela pour elle.

Pour la énième fois, Julian sentit la curiosité le dévorer. Il avait l'impression qu'on lui jetait les pièces d'un immense puzzle à la figure et il tentait tant bien que mal de reconstituer l'image floue qui en émergeait.

- C'est pour ça que Cordelia est en colère contre vous ? Au dîner, l'autre soir, elle a dit que c'était votre faute si elle était partie...

Leonidas balaya l'air de la main. Malgré son ton désinvolte et ses manières moins guindées, Julian discernait malgré tout son statut sang-pur dans des gestes comme ceux-là ou dans des paroles trop formelles.

- Cordelia est amère, rongée par des regrets, dit-il sans ambages. Elle cherche à rejeter la faute sur les autres alors qu'elle est responsable. Ce n'est pas mon aide qui a permis à Aurélia de partir, elle l'aurait fait sans mon intervention. Ce n'était qu'une question de temps.

- Pourquoi ? Pressa Julian, avide. Pourquoi elle est partie ? Qu'est-ce qui s'est passé ? Vous le savez, vous ? MERCI DJULIANNE de poser cette question qu'on se pose TOUS depuis le début de cette fanfic !

- Pas précisément, non. Elle refusait d'en parler. Mais j'ai compris des choses au fil des années.

- Comme quoi ? Ouais Leo, balance un peu.

Cette fois, Leonidas marqua une pause, comme s'il hésitait. Il paraissait sur le point de reprendre la parole lorsque des éclats de voix leur parvinrent depuis l'intérieur de la pièce devant laquelle ils venaient de s'arrêter. La bibliothèque, devina Julian. Il mit une seconde à reconnaître la voix froide et agacée de Théa, et celle encore plus glaciale de la tante Cordelia. Par l'interstice de la porte, il devinait leur silhouette en contre-jour. C'est ça que j'adore avec ton écriture, Anna'. En quelques mots, avec des mots et une structure bien choisie, tu arrives à nous rendre des scènes, des images, des tableaux hyper visuels. Genre j'ai notamment encore en tête les têtes des quatre maraudeurs penchés sur la carte au moment de la mettre dans le bureau de Rusard ... Bref, ta plume est comme toujours magnifiques, et cette image de deux silhouettes en contre jour je l'ai parfaitement en tête.

- Quoi encore ? S'agaçait Théa. J'ai mal fait les choses, comme d'habitude ? J'adore Thea. Sache le, je l'adoooore.

- Je n'ai pas dit ça.

- A peine. Ça se lit sur ton visage. J'ai passé ma journée à faire le ménage avec Tikky avant qu'ils arrivent alors qu'Archer restait bouclé dans sa chambre. C'est injuste ! S'il était venu m'aider, peut-être que les vitres auraient été faites correctement. Ah ça nous renvoie à ce que j'avais remarqué au dernier chapitre ! Pauvre petite Thea ...

- Si tu n'es pas capable de nettoyer trois fenêtres à ton âge, Théodora...

Théa émit une exclamation indignée.

- Trois fenêtres ? Ou toutes celles du manoir ? Et calme-toi, ils ne sont pas de la brigade d'hygiène. Ils viennent de traverser l'Atlantique, un grain de poussière sera sûrement la dernière de leur préoccupation.

- Ce sont nos invités.

- C'est notre famille TU M'AS OTE LES MOTS DE LA BOUCHE THEA. Ce sont deux enfants qui viennent de perdre leur mère et un mari qui vient de perdre sa femme. Encore une fois, je pense que l'état de la maison leur importe peu. Je n'arrive pas à déterminer si c'est de la compassion ou du sarcasme. Sans doute un mélange des deux?

Julian recula d'un pas comme si Théa l'avait frappé physiquement. Par l'ouverture de la porte, il vit le visage de Cordelia se vider de ses couleurs. Il ne la connaissait que depuis deux jours, mais Cordelia Grims n'avait jamais eu des traits expressifs, elle paraissait porter un masque de marbre de l'instant où elle quittait sa chambre le matin jusqu'au moment elle la regagnait le soir. En la voyant ainsi, il eut l'impression d'assister à une scène intime, comme le soir où elle les avait vu pour la première fois.

- Et je viens de perdre ma sœur, rétorqua-t-elle d'un ton tranchant. Si tu crois que ce genre de choses est facile...

Elle s'interrompit brusquement. A côté de lui, Julian sentit Leonidas se tendre.

- Tu me dis ça à moi ? S'étrangla Théa. Tu oses me dire ça à moi ? OK, Cordelia ça a l'air d'être une mère singulièrement handicapée des sentiments. Franchement, lui dire ça ...

- Théodora...

- Fais-les toi-même tes carreaux et laisse-moi tranquille, cracha-t-elle d'une voix venimeuse. Je repars à Ilvermorny aujourd'hui, tu seras débarrassée. Elle me brise le coeur cette gamine. En vrai, Ilvermorny ça doit tellement être son bol d'air, elle doit étouffer dans cette maison, entre sa mère et le manque de reconnaissance ...

Julian ne comprenait plus rien. Il n'eut même pas le temps de s'écarter avant que la porte ne s'ouvre en grand sur Théa, le visage crispé. Elle leur décocha une œillade assassine en les découvrant dans le couloir et les dépassa sans s'attarder. A sa suite, Cordelia sortit d'un pas plus mesuré, le teint blême. Elle marqua une pause, surprise.

- Je ne savais pas que vous étiez là, souffla-t-elle.

- Je venais juste montrer à Julian les archives généalogiques, dit Leonidas. Nous ne voulions pas...

- Pas un mot, Leo. Je ne veux rien entendre.

- Cordelia...

- Si c'est pour me redire que je suis une mère indigne, je n'en ai pas besoin. Aie un peu de décence.

Pour une fois, l'expression de Leonidas était dépourvue de toute ironie. Une main glissée dans sa poche de veston, il avait l'air plus désolé qu'autre chose.

- Tu sais bien que je regrette ce que je t'ai dit l'année dernière...

- Peut-être bien, admit-elle. Les problèmes avec les regrets, c'est qu'ils nous hantent longtemps. Ok, ça c'est une scène qui donne un autre apperçu sur Cordelia ... (jolie phrase sur les regrets, par ailleurs :!). Autant elle est juste froide, insensible et presque abjecte avec sa fille, autant là avec Leonidas on sent un peu le masque qui se fendille à travers des mots, on sent qu'il y a une douleur derrière la froideur, ça a quelque chose de touchant.

D'un mouvement d'épaule, elle le dépassa, sa robe traînant derrière elle. Julian resta figé. Il n'osait pas lever les yeux sur Leonidas ni émettre le moindre commentaire, même pour alléger l'atmosphère. Celui-ci regardait droit devant lui, son imposante mâchoire carrée contractée. Au bout de longues secondes, il finit par soupirer et un sourire qui avait du mal à paraître tout à fait sincère refit surface sur ses lèvres.

- Désolé pour cette scène, s'excusa-t-il. Tu l'as sûrement déjà compris, cette famille est un peu compliquée. Je sais que Cordelia et Théa peuvent semblées froides, mais leur vie n'a pas été facile. Pauvre petites choses T.T

Julian hocha la tête. Il ne voyait pas bien ce qu'il y avait de difficile à vivre dans un manoir victorien en plein cœur de New York dans une famille qui ne manquait visiblement de rien.

- Bien ! Annonça-t-il. Nous étions là pour une raison. Viens voir, la généalogie de la famille est conservée ici dans ce volume. Il a été ensorcelé par Robert premier du nom, celui qui a immigré avec les douze premiers Aurors. Il s'actualise tout seul à chaque naissance et mariage de Grims grâce à un sortilège renouvelé par le chef de famille. C'est comme ça qu'on a appris votre naissance à ta sœur et à toi. N'empêche ça a dû leur faire un sacrée coup au moral de les voir apparaître sur l'ouvrage...

Julian s'approcha du livre posé sur un pupitre en bronze. Derrière, l'imposante bibliothèque croulait sous les ouvrages et les grimoires anciens. Sur la couverture d'un vert foncé s'étalait en lettres d'or « Chroniques de la famille Grimsditch ».

- Grimsditch ? S'étonna-t-il avant de se rappeler brusquement qu'il s'agissait du véritable nom de la famille.

- Le nom entier de la famille, expliqua Leonidas. Son vrai nom, en vérité. C'est mon grand-père Edward – le grand-père de ta mère aussi en fait – qui a raccourci le nom pour qu'il sonne moins allemand pendant la première guerre mondiale J'aime vraiment ce détail. . Tu sais, c'était mal vu à cette époque. Personne ne l'a jamais rechangé.

Julian se souvint soudain de ce fait. Il connaissait ce sentiment anti-allemand. Il était anglais après tout et même la famille royale avait changé de nom pendant la guerre. Si les Windsor le faisait, il ne voyait pas pourquoi les Grims ne pouvaient pas en faire de même.

- Je peux ? Demanda-t-il en désignant l'épais volume.

- Bien sûr. Le début représente notre arbre généalogique avec les portraits de tous les membres de la famille qui ont porté le nom. Les filles mariées y apparaissent avec leurs enfants le temps de vie de cette génération puis les noms de la descendance s'effacent. Ce n'est pas très féministe, je te l'accorde Vous l'êtes toujours, pas très féministe ... C'est Thea qui doit faire les fenêtres, pas Archer. . Ta mère apparaît encore, on suppose que c'est parce que Robert, Cordelia et moi sommes encore vivants. Et sur les pages suivantes, tu as la biographie des membres éminents de la famille, à commencer par Robert Ier.

Presque avec révérence, Julian ouvrit le livre. Malgré son âge, il ne craquelait pas et le papier restait de bonne qualité. Il devait être protégé par un sortilège de longévité, comme le Choixpeau de Poudlard Ce genre de détail magique, j'adore ça rend l'univers super réaliste ! . Ce genre de sortilège était aussi complexe que puissant et Julian laissa ses mains parcourir le livre pour sentir la magie qui circulait dedans. C'était comme un léger picotement au bout de ses doigts qu'il ne sentait qu'en se concentrant avec force. Il avait toujours été fasciné par les sortilèges et les strates de la magie qui pouvaient donner vie à des enchantements incroyables Moi aussi *-* . Flitwick, son directeur de maison, lui disait souvent qu'il pourrait envisager une carrière de chercheur ou de Briseur de sorts s'il voulait. héhéhéhéhéhéhé

Julian se pencha pour mieux voir l'arbre. Il s'étendait sur deux pages et se modifiait à mesure qu'il baissait le regard pour parcourir les générations, comme un rouleau de parchemin qui se déplierait et se dévoilerait progressivement. Tout en haut de l'arbre, Robert Ier et sa femme, Saranna Rappaport, jetaient un regard à la fois doux et ferme sur leurs descendances. Les noms et les visages inconnus défilèrent jusqu'à ce qu'il arrive à celui de grand-mère Isadora dont le nom était lié par un fil d'or à celui de Gerbert. Il découvrit avec surprise que son nom de jeune fille était Goldstein et ce nom lui dit vaguement quelque chose Goldstein EVERYWHERE ! D'ailleurs, tu sais qu'apparemment, Anthony Goldestein est juif? JK l'aurait déclaré, mais du coup je ne sais pas comment ça se couple au fait que ça a l'air d'être une famille assez ancienne. . Apparemment, les yeux cobalt dont avaient hérités aussi bien Gerbert et son frère Dorian – le père de Leonidas – que Robert V, Cordelia et Théa venaient de son arrière-grand-mère, une certaine Eugénie Perrot, dont la beauté et la chevelure auburn étaient encore perceptibles à travers l'image en médaillon accolée à son nom.

A côté du nom de Leonidas, ses sourcils s'envolèrent en découvrant le nom de jeune fille de sa femme Lysandra.

- Croupton ? S'étouffa-t-il. Comme Bartemius Croupton ? Celui de la Justice au Ministère ? Lui-même en personne

- Je vois que la réputation précède le nom, déplora Leonidas.

Il s'était reculé légèrement pour lui laisser de l'espace et, adossé à la fenêtre ouverte, fumait une cigarette dont la fumée dansait dans les rayons du soleil et prenait des formes diverses pendant de brèves secondes. Julian distingua un corbeau et un bateau à trois mats avant que les images ne s'évanouissent. héhéhéhé again

- Mais oui, bien vu. Bartemius est le frère de Lysa.

Julian tenta d'assimiler l'information. Il avait croisé Bartemius Croupton, le jour de la cérémonie en mémoire des victimes de l'explosion des Archives du Monde Magique. Il lui avait fait l'effet d'un homme politique détaché qui, bien que touché par le drame, récitait surtout un discours de convenance et des mots creux aux familles. et à récupérer cet évement pour assoir son autorité et exigé uen politique plus dure ouais ouais, tout lui.

- Tu ne l'aimes pas beaucoup, observa Leonidas. Tu le connais ?

- Non, dit-il honnêtement. Je l'ai juste croisé au Ministère... Il avait organisé une espèce de cérémonie pour rendre hommage aux victimes. Je n'ai pas... Enfin, je veux dire... Je crois que Barty Junior a genre un ou deux ans de plus que Djulianne.

- Que ça t'a semblé vide de sens ? Devina-t-il.

- Oui, un peu...

- C'est bien normal, Julian.

L'entendre valider ce qu'il ressentait soulagea Julian. Sous ses airs détachés, il commençait à bien aimer Leonidas. Il se demanda un instant pourquoi il ne l'avait jamais vu. S'il était ambassadeur à Londres les trois quarts de l'année et qu'il était le seul à avoir maintenu un lien ténu avec sa mère, il trouvait étonnant qu'ils ne se soient jamais rencontrés.

- Vous parliez toujours à ma mère ? Demanda-t-il sans le regarder, feignant d'être absorbé par la lecture de l'arbre.

- Pas depuis quelques années, non.

Leonidas marqua une pause et tira une bouffée de sa cigarette, comme pour se laisser le temps de réfléchir.

- Je lui parlais au début, après son départ. Si ma mémoire est bonne, Aurélia est partie en 1954... Oui, ça devait être ça, la Coupe du Monde de Quidditch allait débuter. L'Allemagne a gagné cette année-là – enfin la RFA – grâce à un coup de cognard qui a envoyé l'attrapeur hongrois au tapis. Un scandale. Pas pire scandale que Seville 1982. Je l'ai pas vécu, mais je souffre toujours. Pauvre Battiston. Enfin, peu importe, se reprit-il. Ta mère ne connaissait personne en Angleterre, je l'ai aidé à s'installer, je lui ai présenté quelques personnes. On se voyait de temps en temps lorsque nos emplois du temps le permettaient. Elle avait une règle : on ne parlait pas de la famille. Elle ne voulait pas. Deux ans plus tard, elle me présentait ton père. Elle n'avait jamais présenté personne, j'ai su que c'était sérieux.

Il sourit, nostalgique, et Julian sentait son cœur s'emballer. Les images dansaient dans son esprit. Il essayait d'imaginer sa mère et son père, plus jeunes, assis à la terrasse d'un café près de la Tamise face à Leonidas Encore une fois, image hyper visuelle ... . A travers ce portrait, il avait l'impression de découvrir une nouvelle facette d'elle... Le temps d'un récit, elle était toujours avec lui.

- C'est à ce moment-là qu'on a commencé à moins se voir, poursuit-il. Elle avait Ethan et moi Lysa, nous avions nos carrières et nos problèmes respectifs. Je l'ai revu pour son mariage évidemment.

- 13 août 1959, souffla Julian.Cette date, elle est littéralement gravée au fer rouge. Ce n'est pas la première fois que Djulianne la prononce, je me demande si ça n'a pas une signification ...

- C'est ça. J'étais le seul Grims présent. Je savais que l'absence de son père lui pesait malgré tout et c'est moi qui lui ait fait remonter l'allée jusqu'à l'autel. Elle était magnifique.

Pour avoir vu des photos du mariage de ses parents, Julian ne pouvait que confirmer.

- Ensuite, la vie a continué. Je ne la voyais qu'en de rares occasions, comme noël ou un anniversaire. Nous avions passé le nouvel an de 1963 ensemble. L'année de ta naissance si je me souviens bien ? C'est un peu flou parfois, mais je la revois cette nuit-là. Enceinte jusqu'aux yeux ! J'ai l'image d'une photo qu'on a de ma mère à la communion d'un cousin genre la veille ou l'avant-veille qu'elle accouche de mon petit frère :lol: :lol:

- Oui... Je suis né en janvier...

Leonidas sourit à nouveau. Il avait terminé sa cigarette qui continuait à se consumer lentement. Avant de se brûler les doigts, il la jeta par la fenêtre derrière lui puis porta sa main à ses lèvres, mimant de tourner une clé à double tours. Leo? Dans une autre vie, je t'aurais défoncé pour ce geste (jeter la clope par la fenêtre). Mais je suppose que les sorciers ont moins de conscience écologique ..

- Pas un mot, sinon Isadora va me tomber dessus.

Julian hocha vivement la tête. Il avait trop peur que Leonidas arrête de parler.

- Donc, où est-ce que j'en étais ? Ah oui, ta naissance. J'ai reçu un faire-part avec ta photo, c'est tout. Je crois qu'avoir un enfant a fait peur à Aurélia. D'un coup, elle a coupé les ponts plus franchement, comme si elle voulait que la rupture avec les Grims soit complète. Moi y compris. Je ne l'ai revu que deux fois après cela. Le jour où Cordelia a accouché quelques mois plus tard, je voulais prévenir Aurélia moi-même. Une ultime tentative de ressouder les liens, j'imagine. Elle était émue, je le voyais bien, mais ça n'a pas changé sa décision. Je ne sais pas ce qui lui faisait peur... J'ai mes doutes, bien sûr... Mais je n'ai jamais su. La deuxième fois, c'était plusieurs années plus tard. Je n'oublierais jamais la date. 10 avril 1968. Le Chemin de Traverse était envahi par des manifestations. Il y avait des émeutes sang-purs partout pour protester contre les marches en faveur des droits des cracmols. Eugenia Jenkins qui était Ministre à l'époque faisait des déclarations quotidiennes. Comment tu lies ça à la politique sorcière - en plus des évenements que tu as utilisé dans ATDM - je trouve ça vraiment génial, super intéressant !

Dans le fond de son esprit, Julian se rappela vaguement que Binns avait évoqué les évènements de 1968, mais à cet instant il s'en souciait autant que du classement des équipes de Quidditch. Perdu dans ses souvenirs, Leonidas semblait avoir oublié ce dont il parlait.

- Qu'est-ce qui s'est passé le 10 avril 1968 ? Le rappela-t-il à l'ordre.

- Hum ? Oh oui pardon... Que s'est-il passé ? Une tragédie, Julian. Une tragédie que personne ne devrait avoir à vivre.

Il paraissait profondément triste. Brûlant de curiosité, Julian allait à nouveau poser la question quand Leonidas désigna le livre des Chroniques d'un mouvement résigné.

- Tu peux comprendre par toi-même, dit-il.

Surpris, Julian se pencha à nouveau sur le vieil ouvrage. Pour la génération des années 30, les noms de Robert V, Cordelia, Aurélia et Leonidas s'inscrivaient les uns après les autres. Pourtant, quelque chose n'allait pas. S'ils étaient tous mariés, un rond noir, presque ovale, recouvrait le nom qui aurait dû être celui du mari de Cordelia. Aucune photo, aucun nom, juste ce rond noir qui ressemblait à une tâche d'encre éparse sur la page, comme si quelqu'un avait jeté un sortilège puissant pour modifier l'enchantement originel. Julian s'apprêtait à demander ce qui s'était passé lorsque son œil fut attiré par un autre détail. Un nom était inscrit à côté de celui de Théa : Théophilius. Et contrairement aux autres, deux dates étaient marquées. 1963-1968. Une pierre glacée parut lui tomber au fond de l'estomac.

- Oh... murmura-t-il. C'est HORRIBLE.

- Théophilius était le frère jumeau de Théa, dit Leonidas. Il est mort d'une maladie infantile, une dragoncelle sévère. Il avait cinq ans... J'ai annoncé la nouvelle à ta mère moi-même. Elle ne l'avait jamais vu, mais c'était son neveu. C'est la seule lettre qu'elle a envoyé à Cordelia après son départ.

Contrairement à celle de Théa, la photo qui représentait Théophilius était toujours celle d'un petit garçon, figé pour l'éternité avec une dent en moins et un sourire espiègle Je répète, c'est quelque chose qui brise le coeur et ça apporte tellement de profondeur à Thea et Cordelia ... elle a perdu un enfant, c'est la pire douleur pour une mère ... . Julian contempla longuement son visage. Il aurait pu être celui qui lui avait ouvert la porte s'il avait vécu. Cette idée lui noua l'estomac. Il n'avait jamais vu ni connu ce petit garçon, pourtant s'imaginer la mort d'un enfant si jeune lui donnait l'impression de perdre pied.

- Je suis désolé... souffla-t-il.

Il se maudit immédiatement. Il en était venu à détester les gens qui lui disaient ces mots en apprenant la mort de sa mère et il ne trouvait rien de mieux à dire.

- C'était il y a longtemps, dit Leonidas. Je pensais juste que tu devais être au courant. Théa en a gardé un souvenir... douloureux, je dirais. Tu m'étonnes ...

A la simple pensée de perdre Charlotte, son ventre se contracta encore plus violemment. Il ravisa son jugement sur Théa. Sa froideur initiale était peut-être plus compréhensible qu'il ne le croyait.

- Et le point noir ici ? Demanda-t-il finalement pour éviter de s'attarder sur le souvenir de Théophilius. Le père de Théa ? Pourquoi est-ce qu'il a été effacé ? Et pourquoi il n'y a pas la date... enfin pourquoi il n'y a que la date de naissance de ma mère ? POURQUOI EN EFFET

Les traits de Leonidas se crispèrent. De peinée, il devint plus dur et il balaya la question d'un geste agacé.

- C'est une histoire encore plus tragique et pour un autre jour. Quant à ta mère, bonne question. Je suppose qu'Isadora n'a pas pensé à relancer le sortilège dernièrement, ça ne sera tarder. (Il soupira, puis referma la fenêtre). Nous devrions retourner dans le salon, ta grand-mère doit justement me maudire de t'enlever à elle alors que tu pars dans une heure.

Il referma lui-même le livre des Chroniques des Grimsditch et Julian ne put s'empêcher de ressentir une pointe de déception. Il aurait voulu en savoir plus sur tous les noms inscrits sur cet arbre Fainalement, la généalogie t'intéresse mon petit Djulianne? . Depuis Robert premier du nom jusqu'à Théa, ils avaient tous une histoire que Leonidas devait connaître et il était avide d'en savoir plus sur chacun d'eux. Jusqu'ici, sa famille s'était résumée à ses parents, sa sœur et sa grand-mère Jeanne. Avec ce livre, c'était comme si une porte s'ouvrait sur des racines inconnues.On dirait Harry qui se regarde dans le miroir du Riesed et qui découvre qu'il a une famille ...

- Attends, le retint soudain Leonidas alors qu'ils allaient sortir de la bibliothèque. Une dernière chose... Je ne suis pas sûr que tu sois au courant... Connaissant Aurélia, tu ne l'es pas et je ne sais pas si c'est bien utile de t'en parler...

A nouveau, sa curiosité s'enflamma.

- Je veux savoir, affirma-t-il avec conviction. Dites-moi.

Il planta fermement ses yeux dans ceux de Leonidas. Une nouvelle émotion jouait sur son visage et Julian mit quelques secondes à comprendre qu'il était nerveux tant cela lui allait mal. Leonidas n'avait pas l'air d'être un homme gagné souvent par la nervosité. Intérieurement, ce constat lui fit plaisir ou du moins le soulagea. Il n'aimait pas être le seul à être sur les nerfs, constamment déstabilisé par les évènements des derniers jours. Etrange et étranger dans cette maison trop grande et trop vieille. Oh j'adore cette phrase, elle est frappante ! Bien joué Anna' !

- Je dois t'avouer, Julian, commença-t-il en se passant une main songeuse sur son imposante mâchoire, que je voulais te rencontré depuis longtemps. J'ai hésité à venir vous voir à Londres, plusieurs fois même, mais je me disais que je devais respecter ce qu'Aurélia voulait... Evidemment, je le regrette aujourd'hui. Comme l'a dit Cordelia, les regrets ça vous hante longtemps ...

- Vous ne pouviez pas savoir...

- Non, c'est vrai, admit-il. Personne ne le pouvait. Enfin, peu importe... Tout ça pour dire que quand tu es né, ta mère et moi nous étions déjà éloignés l'un de l'autre, mais elle restait ma cousine préférée – ne répète pas ça à Cordelia, par pitié, j'en entendrai parler jusqu'à ma mort – et j'aime à penser que je comptais pour elle.

Julian acquiesça. Il voulait que Leonidas en arrive au fait, par Merlin !

- Et donc... Il n'y a pas cent manières de le dire : elle a fait de moi ton parrain à ta naissance. Je voulais que tu le saches. OOOOOH JE FONDS

Les mots mirent quelques secondes à prendre forme dans son esprit. Julian dévisagea l'homme devant lui sous un jour nouveau. Il n'était même pas sûr de bien comprendre ce que le terme de « parrain » impliquait, mais une étrange boule germa au creux de son ventre. Il n'aurait su dire si elle était agréable ou douloureuse.

- Oh, laissa-t-il échapper en guise de réponse.

- Tu n'as rien de plus à dire, crois-moi. J'ai bien conscience que tout ça doit déjà être bien assez déstabilisant et les choses se feront progressivement. Souviens-toi juste de ceci : si tu as besoin de quoique ce soit, et cela en va de même pour ta sœur bien sûr, n'hésite pas à m'écrire ou à me contacter. Je serai là. Je fonds vraiment, j'adore ce lien qui se tisse entre Leo et Julian, Leo qui représente une figure masculine plus fiable et plus stable que son père pour lui. ça doit lui faire du bien d'avoir quelqu'un sur qui se reposer ...

La promesse, prononcée sur un ton solennel, était teintée de regrets, d'un temps perdu qui ne pourrait pas être rattrapé, mais Julian la grava dans sa mémoire. A choisir, il préférait sans doute parler à Leonidas qu'à Isadora si un problème venait à se présenter.

- Merci, souffla-t-il, incapable de penser à autre chose. C'est gentil à vous...

- Et je t'en prie, tutoies-moi par Morgane ! Enfin, quand tu seras à l'aise avec l'idée, je ne te...

- Vous pourriez... Je veux dire, tu pourrais me promettre quelque chose dès maintenant ? Coupa-t-il brusquement.

Leonidas parut surpris. Il mit une seconde à se reprendre et hocha la tête.

- Bien entendu, je t'écoute.

- Mon père, dit-il précipitamment. Tu pourrais garder un œil sur lui ? Il est parfois absorbé par son travail et... c'est bien de lui rappeler de temps en temps que le monde réel existe aussi, surtout depuis...

Julian n'acheva pas sa phrase. Les mots s'étaient bousculés contre ses lèvres, mus par une peur instinctive. Il n'avait jamais laissé son père seul depuis le décès de sa mère. Leonidas l'observa longuement, une main à nouveau glissée dans la poche de son veston, comme pour se donner une constance.

- Je te le promets, Julian. Ne t'inquiète pas.

Rassuré, il se laissa guider hors de la bibliothèque avec l'impression d'avoir découvert plus que des noms sur un simple arbre généalogique.

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Verdict ? ^^

J'ai conscience que la généalogie ne doit pas être facile à retenir ou à se représenter. Pour vous aider, voici un arbre généalogique réalisée par moi-même qui pourra sans doute vous éclairer. Il est en deux parties parce que tout ne tenait pas sur une seule image, mais les deux sont évidemment liées et il faut lire de haut en bas.

J'ai inventé tous les noms qui s'y trouvent à l'exception de Robert Ier et Lysandra, imaginés par Rowling et Perripuce respectivement. J'ai réalisé cette arbre en juillet pour m'y retrouver moi-même et je pense que ça vous sera utile. D'ailleurs, j'en ai réalisé aussi un pour Perripuce qu'elle vous dévoilera bientôt (teasing oh la la) en plus de ceux qu'elle a elle-même brillamment fait ensuite.


Grims 1.png
Généalogie.png


Eléments tirés du canon/Pottermore :


- Robert Ier est un des premiers Aurors à être arrivé sur le continent américain au XVIe siècle et c'est pour cela que je suis partie de lui pour élaborer l'arbre.

- Certains noms sont repris du canon et font partis des familles qui sont arrivées aux Etats-Unis au XVIIe siècle : Goldstein (oui comme Anthony, Tina et Queenie haha), Potter (ahhh), Rappaport, Wilkison, Piquery, Jauncey... Pareil pour Grimsditch d'ailleurs ! Ce sont des noms connus chez les sorciers américains.

- En 1968, il y a bien eu des manifestations et émeutes sang-purs pour protester contre les droits des cracmols. Eugenia Jenkins était bien Ministre à l'époque.

- Clin d'oeil à la véritable Coupe du Monde de football en 1954 qui a bien vu s'affronter l'Allemagne et la Hongrie avec la victoire des premiers (comme toujours). J'ai transposé au Quidditch comme clin d'oeil !


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Prochain post : Chapitre 6 - 11 novembre



Verdict écoute : je te l'avais dit dans mon vocal, mais c'est peut-être le chapitre que j'ai préféré depuis le début ! On sent que tu commences vraiment à avoir tes personnages en main ! Je n'avais pas lu la dispute entre Thea et Cordelia, mais c'est une véritable valeur ajoutée au chapitre, ça donne de la profondeur aux deux personnages, on apprend à plus les connaîtres ! J'ai adoré plongé dans l'arbre généalogique des Grims, voir le lien entre Leo et Djulianne se créé, et le lien avec l'histoire sorcière est toujours très intelligent !
Bref, c'était parfait et j'ai hâte que tu nous emmènes à Ilvermorny ! Bisous Marion !

Re: L'héritage d'Ilvermorny [Harry Potter]

Publié : jeu. 12 nov., 2020 7:46 pm
par annabethfan
Merci à toutes pour vis commentaires !! Je n'ai pas le temps d'y répondre cette semaine mais je les ai tous lu avec un grand sourire ! Merci merci !!
Big up à Clem pour avoir tout rattraper :lol:


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Chapitre 6 : Voyage de l'autre côté

« Il n'y a pas qu'une seule réalité. Il existe plusieurs réalités. Il n'y a pas qu'un seul monde. Il y en a plusieurs, et ils existent tous parallèlement les uns aux autres »

- Paul Auster -


// 3 septembre 1979 //

Lorsque Julian revint dans la salle à manger avec Leonidas après leur interlude généalogique, il eut la surprise de voir que tout le monde y était rassemblé. La table du petit déjeuner avait été débarrassée et leurs sacs étaient posés près du buffet. Dans une imposante cage, deux hiboux grand-duc battaient des ailes, agités. Théa était agenouillée devant eux.

- Tout doux, Zéphyr, murmurait-elle. Borée, arrête !

- Ils ne vont pas t'écouter, tu sais, commenta Archer.

- C'est parce que tu les as laissé faire n'importe quoi tout l'été. Et tu aurais pu me demander avant de m'emprunter Borée !

- Zéphyr était fatigué.

- Avec tous les allers-retours que tu lui as ordonné de faire pour ta mystérieuse inconnue, pas étonnant !

Leonidas étouffa un rire.

- Ah ! Encore la mystérieuse inconnue, lui chuchota-t-il. Je suis curieux de savoir qui elle peut être.

Julian sourit. Vu la tête d'Archer, la curiosité mal venue de sa famille l'énervait plus qu'autre chose. A l'autre bout de la pièce, Charlotte était visiblement en train d'argumenter avec Tikky pour l'aider à porter un sac plus gros que lui.

- Non, miss Charlotte, insistait l'elfe. Tikky peut le faire, Tikky doit le faire !

- Mais...

- Charlotte, intervint Isadora. Laisse-le faire, il faut y aller ou nous allons finir en retard. Leo, tu nous accompagnes à la gare ?

- Non, ma tante. Je dois retourner à l'Ambassade.

Isadora parut déçue mais se reprit bien vite. Elle donna un petit coup de canne sur le plancher, comme pour marquer son assentiment.

- Bien. Alors allons-y. Théa, prends les hiboux. Cordelia, va ouvrir la porte. Et toi, Archer, fais-moi ce nœud de cravate correctement !

Julia vérifia immédiatement que la sienne était correctement nouée avant de se prendre une remarque. A sa gauche, Leonidas intercepta son regard et lui fit signe de s'approcher. D'un geste expert, il resserra sa cravate.

- Voilà, dit-il, prêt pour Ilvermorny.

- Merci...

- Avec plaisir. Je dois y aller, mais n'oublies pas ce que je t'ai dit : si tu as besoin de moi, n'hésite pas.

Julian acquiesça. Il ne l'avait pas prévu, mais il se surprit à être triste de voir Leonidas partir. Il aurait aimé que son parrain – le mot lui faisait étrange – l'accompagne jusqu'au train. Il n'osa pourtant pas lui demander. Leonidas avait l'air d'être un homme occupé.

Gagné par la nervosité, Julian attrapa son sac et suivit tout le monde dehors. Sur le trottoir d'en face, des moldus passaient sans les apercevoir ni eux ni la maison. Ni la diligence. Il manqua de rentrer dans Charlotte sous le coup de la surprise. Un grand fiacre aux portes dorées, orné de fioritures alambiquées, était garé juste dans l'allée. A la place du coché, Tikky était déjà en place et tenait les rennes attelés à deux créatures. Julian cligna des yeux, perplexe. Il n'en avait jamais vu de pareilles. Elles auraient pu passé pour deux chevaux bruns ordinaires si deux grandes ailes argentées ne sortaient pas de leurs omoplates. Les plumes des ailes, épaisses et brillantes, rayonnaient sous le soleil de septembre.

- Oh... murmura Charlotte, les yeux grands comme des gallions.

- Ce sont des Ethonans, expliqua Isadora. Des cheveux ailés proches des Abraxan. Ceux-là viennent d'Irlande. Très pratique pour traverser New York. J'espère qu'aucun de vous n'a le mal de l'air ?

Julian échangea un regard avec son père et sa sœur. Ils avaient plus ou moins bien supporté le voyage en avion, mais les chevaux volants promettaient sûrement autre chose, et il détestait l'altitude. Emerveillée, Charlotte s'approcha du fiacre et fut la première à monter dedans. Elle avait pratiquement bondi sur le marchepied.

- Vous venez ? S'exclama-t-elle, tout sourire.

- Tout de suite. Théa, Archer, Julian allez. Cordelia, aide-moi à monter.

La tante Cordelia tendit son bras à Isadora et l'aida à se hisser sur la banquette. L'intérieur avait dû être agrandi par magie car ils n'étaient pas serrés les uns contre les autres. Face à son père entre la vitre et Théa, Julian jeta un coup d'œil à sa montre. Le train pour Ilvermorny partait dans tout juste quarante-cinq minutes. Brusquement, le fiacre fit une ambardée et il manqua d'être projeté en avant. Charlotte laissa échapper une exclamation ravie juste avant que le bruit des sabots ne couvre son rire et que la diligence avance vivement. La vitesse redoubla et Julian s'accrocha, le cœur battant. Le fiacre décolla du sol.

C'était une impression étrange, presque instable, mais pas désagréable. Ils montèrent toujours plus haut. Julian colla sa tête contre la vitre et vit le manoir se réduire jusqu'à ressembler à une maquette.

- Le sortilège de désillusion doit être particulièrement puissant, commenta son père, l'air impressionné.

Isadora eut un sourire fier.

- De désillusion et d'invisibilité, confirma-t-elle. Tous les deux jetés par mon beau-père Edward.

- Impressionnant. Et comment... ?

Alors que son père se lançait dans une série de questions techniques, Julian observa les autres. Charlotte jouait mécaniquement avec son collier-horloge et il se retint de lui donner une énième tape sur les doigts. Archer regardait dans le vide, pensif, tandis que Théa s'amusait à nouer et à dénouer un ruban rouge autour de son poignet. En sentant son regard sur elle, elle releva les yeux et s'arrêta nette. Elle lui décocha une œillade assassine pour faire bonne mesure et Julian détourna la tête le premier. Il n'oubliait pas ce qu'il avait appris dans le livre généalogique, mais son réservoir de sympathie pour sa cousine commençait sérieusement à baisser. La plus à gauche, Cordelia était dissimulée derrière un journal, les mains si crispées qu'elle en perçait presque le papier. Le titre s'étalait en gras : La Revue du Nouveau Monde. Julian se décala sans bruit pour mieux lire.

A la une, la revue titrait « l'affaire Emilia Cooper » avec la photo d'une jeune fille blonde au visage allongé et à la bouche fine qui s'étalait sur presque toute la page. Les mots « toujours disparue » se déployaient toutes les cinq secondes au niveau de ses yeux. Juste en dessous, un encadré plus foncé indiquait « Ronan Graves en cavale : les Aurors impuissants ». Sur la dernière page, une simple publicité colorée vantait les mérites d'une nouvelle balle de Quodpot « encore plus explosive ! ».

Julian allait demander des informations sur les nouvelles en une lorsque Cordelia froissa brusquement le journal et le laissa tomber à ses pieds, les ailes du nez frémissantes de colère. Julian ravala ses questions. Il avait assez vu le professeur McGonagall dans cet état face à une blague des Maraudeurs pour savoir qu'il valait mieux garder le silence. Personne n'osa d'ailleurs émettre la moindre réflexion et seule Charlotte laissa échapper une exclamation de surprise.

Leur voyage dans les airs ne dura de toute façon pas longtemps. Le fiacre amorça sa descende une fois la gare en vue et se posa en plein milieu de New York sans qu'aucun passant ne se retourne sur son passage. Isadora avait raison, les sortilèges devaient être d'une puissance incroyable. Ils descendirent tous et laissèrent Tikky s'occuper des chevaux ailés avant de s'engouffrer dans Grand Central, non sans avoir jeté un sort de camouflage aux cages de Zéphyr et Borée, les deux hiboux de Théa et Archer. Dès ses premiers pas, Julian se retint de s'arrêter pour tout détailler du regard. Le bâtiment en lui-même était une merveille d'architecture et le hall était immense, quoique envahi par les voyageurs. Au fond du hall, trois immenses fenêtres industrielles en verre perçaient le mur et éclairaient le terminal. Le plafond, d'un vert bouteille, était démesurément haut tandis que l'éclairage des lampes jetaient une lumière dorée sur tout l'espace. Ronde et fière, l'horloge principale dominait les voyageurs et brillait de loin. Elle indiquait midi et demi passé.

Un peu devant eux, un homme en robe de sorcier fendait la foule avec une toute jeune fille qui traînait sa lourde malle, son hibou sur l'épaule. Plusieurs personnes en costard se retournèrent sur leur passage. Isadora claqua sa canne contre le sol, agacée.

- Des inconscients, maugréa-t-elle. Le MACUSA va devoir sévir à cause de gens comme ça !

Même si Julian voyait le problème, ce genre de scène était devenue un amusement le jour de rentrée à Poudlard et les quelques étourdis qui oubliaient de se vêtir « à la moldu » ne recevaient qu'un regard désapprobateur mêlé d'amusement avant que les Oubliators arrivent pour faire leur travail. C'était un peu le folklore du premier septembre. A l'évidence, les Etats-Unis étaient plus stricts avec le secret magique et ne trouvaient pas les tenues de cette famille folkloriques.

- Allons, soyons discrets, somma Isadora. Par ici.

Ils commencèrent à s'éloigner de la foule et se dirigèrent vers un passage qui devait mener vers un hall secondaire. En plein milieu, une grille ancienne en fer forgée, celle qui fermait autrefois les ascenseurs, courrait sur un pan de mur dissimulé dans l'ombre. Appuyé contre ce dernier juste à côté, un homme imposant engoncé dans un costume de portier aux épaulettes en or scrutait la foule. Il se redressa immédiatement en les voyant.

- Mr Clavis, salua Isadora. Ravie de vous revoir.

- Oh appelez-moi Otis, Mrs Grims, j'insiste depuis des années ! Le plaisir est toujours pour moi. Oh et Mrs Cordelia, vous êtes là... Bonjour !

Otis Clavis adressa un sourire rayonnant et gêné à sa tante et Julian retint une grimace en la voyant garder son masque de glace. Le gardien de porte était un homme au visage rond et rubicond avec des petits yeux enfoncés à l'air profondément gentil et il eut de la peine pour lui de s'être visiblement entiché de la tante Cordelia.

- Bonjour Otis, lâcha-t-elle du bout des lèvres.

- Oh et les enfants ! Continua-t-il, nullement perturbé. Archer, vous avez grandi. Et vous Théodora, aussi belle que votre maman.

Il ponctua sa remarque d'un nouveau sourire bienveillant que ses cousins lui rendirent, impatients. Otis Clavis parut soudain les remarquer, lui, Charlotte et son père, et il pencha la tête, interloqué.

- Ah tiens, dit-il, de nouveaux visages ? Je connais tous les élèves depuis qu'ils sont grands comme ça (il indiqua une hauteur au niveau de son ventre bedonnant) et pourtant vous ne me dites rien !

- Ils sont avec nous, Mr Clavis, assura Isadora. Je vous présente mes petits-enfants, Julian et Charlotte. Et mon gendre, Ethan.

Otis cligna des yeux, interloqué. Il ne comprenait apparemment pas.

- Les enfants d'Aurélia... finit par préciser Cordelia, agacée.

- Les enfants de... Oh ! (Son visage s'éclaira). Mais bien sûr ! Excusez-moi, je ne m'attendais pas... Ah formidable, formidable ! Vous allez voir, Ilvermorny est la meilleure école du monde ! Vous allez adoré !

Un nouvel élan de patriotisme s'empara de Julian, mais il était trop poli pour contredire le gardien de porte. Trop occupée à se dévisser le cou pour voir au-delà de la grille en fer, Charlotte ne releva même pas. Otis intercepta d'ailleurs son regard et sourit encore davantage.

- Curieuse hum ? Chantonna-t-il. Venez, c'est par ici.

Il leur tourna le dos puis plongea la main de sa poche pour en ressortir une grosse clé en bronze accrochée à un anneau. Il l'inséra dans la serrure qui émit un « clic » léger avant que la grille ne coulisse toute seule, révélant une cabine d'ascenseur dont le plafonnier s'alluma soudain, comme si elle venait d'avoir une idée brillante. Les murs étaient nus, aucun bouton ni levier n'y trouvait. Bouche-bée, Julian dut se faire pousser par Archer pour avancer.

Dès qu'ils furent tous entassés dans la cabine dont les murs s'étaient élargis au fur et à mesure qu'ils montaient tous, Otis Clavis referma la grille. A travers les barreaux, il leur adressa un signe de la main.

- Bon voyage les Grims !

Et la cabine s'ébranla, entamant sa descente. Avant que le sol ne les avale, Julian vit Otis accueillir une nouvelle famille, tout sourire. Il réprima l'envie de faire remonter l'ascenseur dès que la lumière de la surface disparut. Il n'était pas particulièrement claustrophobe, mais il n'arrivait pas à se débarrasser d'un certain sentiment d'étouffement. Heureusement, la descente ne dura pas longtemps et les grilles s'ouvrirent à nouveau dans un « ding » sonore.

- Le Sous-Quai ! Annonça une voix féminine depuis le plafond.

Charlotte laissa échapper un cri de surprise et Archer ricana.

- Quoi ? Vous n'avez pas ça chez les Buveurs de Thé ?

Julian se sentit personnellement insulté en songeant à la boîte de thé que Matthew lui avait offert dans sa valise. Charlotte redressa le menton, fière.

- Non, notre quai n'est pas caché sous terre comme un trou à rat, rétorqua-t-elle.

- Charly ! S'étrangla leur père. Voyons !

- Juste retour, approuva Isadora à la surprise générale. Archer, si tu arrêtais de te moquer d'elle un peu. J'aimerais te voir foncer dans un mur sans tressaillir.

- Ils foncent dans un mur ? S'exclama Théa, incrédule.

- A toute vitesse, renchérit Charlotte avec fierté. On y va, grand-mère ?

Et sans accorder plus d'attention à leurs cousins, elle se dirigea vers le quai. Isadora, surprise de se voir appelée de la sorte, mit une seconde à lui emboîter le pas mais la suivit néanmoins et Julian cacha son rire derrière une quinte de toux feinte.

Le Sous-Quai était apparemment un quai désaffecté caché sous les fondations de Grand Central et Julian admira l'état de conservation de la structure métallique qui surmontait ce lieu caché. Plus que tout, il dût reconnaître la beauté du train qui patientait, garé le long du quai bondé. La locomotive, légèrement arrondie et sans cheminée, était plus moderne que celle du Poudlard Express. De couleur bleu nuit, un ruban de peinture rouge cramoisie partait de part et d'autre de la vitre conducteur pour venir courir le long des flans du train. Le toit en métal argenté scintillait sous la lumière des lampes à huile. D'une certaine manière, le train ressemblait à un van Volkswagen près à traverser le pays, les fleurs du summer of love en moins, le prestige éducatif en plus.

- Je vais rejoindre les Représentants et l'autre Président des élèves, annonça Archer d'un air important. A Noël ! Dites à mes parents que j'écrirai.

Il parut vouloir ajouter quelque chose au sujet de ses parents, toujours en voyage d'affaire pour la rentrée de leur fils, mais il renonça et s'engouffra dans le premier wagon. Théa attrapa la cage de son hibou et s'empressa de limiter.

- Je vais retrouver Othilia, dit-elle. On se revoit pour les vacances, mamie. Maman...

Comme Archer, elle faillit ajouter quelque chose, mais se contenta de poser brièvement sa main sur le bras de sa mère avant de se hisser sur le marchepied.

- Celle la alors, maugréa Isadora. Elle aurait au moins pu rester avec vous...

- On va se débrouiller, rassura Julian, même s'il se sentait un peu perdu. Suffit de monter dans le train, pas vrai ?

- Vu sous cet angle. Un pragmatique, ce garçon !

Son père sourit.

- Un vrai Serdaigle, dit-il, fier.

- Je n'en doute pas. Mais allons, il est temps pour vous d'y aller.

- Quoi ? Dit Charlotte. Mais vous venez juste... On ne peut pas rester jusqu'à ce que le train parte ?

- Morgane non ! S'exclama tante Cordelia. On ne peut pas rester sur le Sous-Quai trop longtemps, nous devons repartir.

Julian haussa un sourcil, perplexe.

- Mais... Pourquoi ? S'étonna son père, pris au dépourvu.

- Voyons, Ethan, il en va du secret magique, expliqua Isadora. Le MACUSA l'a imposé aux familles pour éviter que nous ressortions tous du Sous-Quai en même temps. Cela attirait trop l'attention des Non-Maj'. Les familles n'ont le droit qu'à dix minutes avant de remonter sous peine d'une amende de cinquante Dragots.

Julian regarda son père, sidéré. Il n'avait pas réalisé que la législation autour du secret magique était si stricte aux Etats-Unis. Un long silence s'étira entre eux et ils savaient tous que le moment de la séparation était imminent. Julian ressentit la même appréhension qui le rongeait depuis plusieurs jours revenir en force.

- Bon, je suppose que c'est là qu'on se dit au revoir ? Souffla finalement son père. J'essayerai de vous écrire, promis.

Les yeux soudain humides, Charlotte se jeta sur lui pour l'enlacer avec force. Il referma ses bras sur elle maladroitement.

- Ne pleure pas, Charly. Tout va bien se passer, tu vas adorer Ilvermorny j'en suis sûr...

- Mais toi... ?

- Tu as vu la maison. Je ne manquerai de rien, ne t'inquiète pas. Tu dois te concentrer sur ton travail, tes devoirs... Ton frère sera là avec toi.

En retrait, Julian hocha la tête. Il espérait que Leonidas garderait sa promesse et s'occuperait de son père. Il n'était pas sûr que, même avec toute sa bonne volonté, il réussisse à supporter la solitude et à garder contact avec le monde extérieur.

- Nous nous reverrons à noël, assura Isadora avec une certaine émotion. Et ça sera l'occasion de mieux se connaître.

- Merci encore pour l'accueil...

- Oh Julian... Vraiment, c'était un devoir de famille. Maintenant montez, allez.

D'une main gantée de dentelle, elle caressa la joue de Charlotte une seconde avant de se détourner. Julian empoigna sa valise et monta dans le train. Il se retourna une dernière fois pour sourire à son père qui lui fit un signe de la main avant de redresser ses lunettes à monture écaille, geste si familier chez lui. La tante Cordelia se contenta d'incliner la tête sans les quitter du regard jusqu'à ce qu'ils s'avancent dans le couloir et ne les perde de vue.

- Ju'... murmura Charlotte dans son dos.

- Je sais, Lottie, je sais. Mais on ne peut pas rester sur le quai, t'as entendu. Allez, viens.

Décidé, il s'engouffra dans le long couloir. Le train était plus grand à l'intérieur qu'à l'extérieur et l'allée centrale donnait sur de vastes compartiments de part et d'autre. Julian jetait des rapides coups d'œil à ceux dont les portes étaient ouvertes mais des groupes de plusieurs élèves s'y trouvaient déjà et il continua donc à avancer.

Ils remontèrent l'allée ainsi quelques minutes, passant de wagon en wagon, lorsque le train s'ébranla soudain. Charlotte se raccrocha à son épaule pour ne pas perdre l'équilibre. Ils s'arrêtèrent une seconde pour regarder le Sous-Quai défiler, puis le train entra dans un tunnel et ce fut le noir complet.

Julian allait se remettre en marche, mais la porte sur sa droite s'ouvrit brusquement et une fille manqua de le percuter en voulant sortir. Il leva les bras instinctivement pour la maintenir à distance avant qu'elle ne lui rentre dedans et elle trébucha contre lui, emportée par son élan.

- Oh désolée ! Désolée ! S'excusa-t-elle. Je voulais... je ne t'avais pas vu...

- Pas grave, c'est moi...

Elle recula d'un pas.

- Tu es perdu, dit-elle avec assurance.

Ce n'était même pas une question. Je dois vraiment avoir l'air paumé, songea-t-il, dépité.

- Pas vraiment... Je cherche juste une place, enfin on cherche un compartiment avec ma sœur...

- Oh il doit en rester au fond du train. Un ami m'en a gardé un sinon, le temps de la réunion des Représentants. Si vous voulez venir avec nous... ?

Elle laissa sa question en suspens, sourire aux lèvres. Julian n'aurait pas pu deviner lequel, mais la fille avait un accent qui n'était définitivement pas américain, et de se dire qu'elle était aussi étrangère que lui le réconforta étrangement. Avec ses cheveux roux ébouriffés et son visage constellé de tâches de rousseur, elle aurait pu passer pour une Irlandaise, mais il aurait reconnu son accent si c'était le cas.

- Avec plaisir ! Répondit Charlotte derrière lui. J'en ai marre de traîner ma valise.

- Je comprends. Venez avec moi.

Elle passa devant eux et se mit à avancer, les bras légèrement écartés pour éviter de tanguer.

- Je m'appelle Aileen, lança-t-elle par-dessus son épaule. Aileen McCallum, Représentante des élèves de sixième année chez les Puck. Je suis là pour aider les autres si on veut. Comme ceux qui sont perdus ! D'habitude, j'aide plus les Juniors mais... vous êtes nouveaux aussi, non ? Ou alors vous êtes les élèves les plus discrets de toute l'école et je vous loupe depuis cinq ans !

- Non, non, on est nouveaux. On vient d'Angleterre. Poudlard.

- Oh ! Génial ! J'aimerais tellement voyager aussi, aller voir une autre école. Bon peut-être pas l'Angleterre en ce moment...

Elle grimaça.

- En tout cas, c'est vraiment génial, répéta-t-elle. On a quelques étrangers mais c'est parce que Ilvermorny peut accueillir des élèves d'autres pays d'Amérique du Nord.

- Comme toi ? Tenta-t-il.

Aileen se mit à rire et passa dans un autre wagon.

- Je suis repérée... C'est l'accent, c'est ça ?

- Complètement, confirma Charlotte.

- Bien joué. Oui, je suis canadienne. Je viens de Montréal.

- Et tu dois venir à Ilvermorny ? S'étonna Julian. Vous n'avez pas d'école au Canada ?

A peine les mots eurent-ils quitter sa bouche qu'il se rendit compte qu'ils pouvaient paraitre offensants, mais Aileen ne sembla pas y accorder d'importance.

- On en a une, répondit-elle, mais elle n'est pas homologuée parmi les onze écoles magiques reconnues par le Conseil Mondial de la Magie donc le diplôme canadien n'est pas valable partout. Mes parents ont préféré m'envoyer à Ilvermorny.

- Oh... J'avais jamais réfléchi à ça... avoua Charlotte.

- Crois-moi, tu n'es pas la seule. La plupart des élèves américains n'en ont même pas conscience. Ilvermorny accepte peu de candidatures étrangères, il faut avoir un bon dossier, mais on est une centaine d'élèves à venir du Mexique ou du Canada. On en a même un du Groenland et une de Cuba ! Une vraie galère pour la faire venir chaque année, le pays est fermé de partout.

Julian connaissait peu le contexte actuel de Cuba mais il hocha tout de même la tête. Dans un mouvement de cheveux roux, Aileen s'arrêta brusquement devant un compartiment. De profil, Julian remarqua qu'elle avait une silhouette dégingandée et menue.

- C'est là ! Annonça-t-elle. Entrez.

Elle s'effaça pour les laisser passer. A l'intérieur, un garçon châtain et athlétique était assis sur la banquette de gauche, la tête à moitié passée par la fenêtre et une cigarette à la main. Il s'empressa de souffler la fumée et de jeter le mégot en les voyant, mais Aileen l'avait vu.

- Liam !

- Pardon, pardon, regarde j'ai terminé. Hop, plus rien !

- Je devrais t'enlever des points ou te mettre une retenue, rétorqua-t-elle en fronçant le nez à cause de l'odeur qui persistait. Je dois te le répéter combien de fois : pas dans le train, pas dans le château, pas dans le parc ! Pas dans le cadre scolaire donc !

- Tu sais que quand tu t'énerves, ton accent ressort ?

- Liam !

Elle lui donna une tape sur le bras et referma la fenêtre d'un coup sec.

- T'as ramené du monde ? Observa-t-il, sûrement pour détourner l'attention de son entorse au règlement.

- Oui... Je te présente des nouveaux, ils viennent d'Angleterre.

- Non ? S'exclama Liam. Sérieux ? Je suis le seul à parler normalement ici alors ?

Aileen leva les yeux au ciel.

- La langue anglaise dépasse les Etats-Unis. Elle dépasse même ton petit état de l'Oregon.

- Et on est l'anglais originel, ajouta Charlotte avec un rictus.

Julian sourit en montant leurs valises dans le filet au-dessus des banquettes.

- Je capitule, reconnut Liam. Et l'accent anglais est quand même mieux que celui canad...

- Ne termine pas cette phrase, menaça Aileen.

- Oui madame.

Ils rirent tous les deux. Liam se tourna vers eux et les invita à s'assoir en face. Il avait des cheveux châtains qui partaient dans tous les sens, un nez pointu et des traits moqueurs.

- Désolé les Anglais, j'ai oublié vos prénoms...

- Oh je n'ai même pas demandé ! Dit Aileen. Pardon...

- Y'a pas de mal, rassura-t-il. Je suis Julian, et c'est ma sœur, Charlotte.

- Charly !

- Oui, oui, Charly.

- Shelton, ajouta-elle.

- C'est ça.

Aileen et Liam échangèrent un regard amusé.

- Donc si je comprends bien, c'est votre premier jour à Ilvermorny ? Dit Liam. Il faut immortaliser ça !

Il se pencha pour fouiller dans un sac besace à ses pieds. Il en sortit un journal, Le Fantôme de New York où le slogan se détachait nettement – « Les Dépêches Enchantées pour le Sorcier Américain » – et un polaroïd blanc et rouge qu'il brandit fièrement. Aileen l'examina.

- Pas mal, apprécia-t-elle. Une nouvelle acquisition ?

- Cadeau de mes parents. Il est sorcier, les photos pourront bouger cette année !

- Oh, quel progrès.

- Attention, prenez la pause ! Dites « Morgane ! ».

Julian n'eut pas le temps de comprendre que le flash de l'appareil l'aveugla momentanément. Il cligna des yeux, surpris, pendant que Liam récupérait la photo qui venait de sortir. Il se mit à la secouer.

- A la fin de l'année, vous verrez vos têtes de perdus tous les deux, et vous en rirez ! Affirma-t-il.

- Liam...

- Quoi ? C'est toi la Représentante bienveillante, moi je suis là pour créer des souvenirs.

- Tu veux dire que tu prends toujours tout en photo ? Demanda Charlotte, intriguée.

- Souvent on va dire, oui. Je suis le photographe attitré d'Aileen.

Julian fronça les sourcils.

- Il plaisante, s'empressa d'expliquer la rousse. Je suis responsable du journal de l'école, enfin du club de journalisme qui gère le journal d'Ilvermorny. Et Liam est notre photographe. Faut bien illustrer les articles.

- Un club de journalisme ? Répéta Charlotte. C'est génial ! Il y en a d'autres ? Des clubs ?

- Plein ! La journée de recrutement est demain, juste avant le début des cours. Tu pourras voir ce qui te plaît.

Comme si sa sœur avait besoin de réfléchir... Il était persuadé qu'elle choisirait le moindre club en rapport avec un sport sur balai. Un instant, il se demanda ce qu'il allait-lui-même pendre. Déjà, les balais étaient exclus. Il tenait à ses os. En y réfléchissant, le club de journalisme pouvait être une option. Aileen avait l'air sympathique et même si Liam semblait un peu exubérant il était de bonne compagnie jusqu'ici.

Il s'apprêtait à leur demander des précisions lorsque la porte du compartiment coulissa. Dans l'encadrement se trouvaient Théa avec une fille blonde au carré le plus parfait qu'il eut jamais vu et un garçon aux boucles noires. Il y eut un moment de flottement étrange puis Liam se râcla la gorge.

- Tiens, la clique royale. Quel honneur !

Son ton dégoulinait de sarcasme.

- Je savais qu'on n'aurait pas dû venir, soupira aussitôt la fille blonde en secouant la tête. Viens Noah...

Elle lui prit la main et voulu le tirer derrière elle, mais il ne bougea pas. Ses yeux bleus-gris étaient fixés sur Liam, désinvoltes et alertes à la fois. Julian se concentra sur lui plus attentivement. Son attitude se détachait par rapport aux deux filles. Il n'avait visiblement aucune envie de partir et se tenait appuyé contre le battant de la porte.

- La clique royale, hum ? Répéta-t-il. Qu'est-ce que ça fait de toi ? Le roturier ?

- Le fou du roi, riposta Liam.

- Du roi ou de la reine ?

Il désigna Aileen d'un coup de menton.

- Arrête avec ta métaphore, Noah. Qu'est-ce que vous vouliez tous les trois ?

L'expression de Noah se fit plus sérieuse.

- Je voulais juste... Enfin, j'ai vu le journal ce matin. Je voulais juste te dire moi-même que j'étais désolé pour Emilia.

Le visage de Liam se vida de ses couleurs et Aileen se tendit. Au fond de son esprit, Julian se demanda pourquoi le prénom « Emilia » lui disait quelque chose. Ce fut le mot « journal » qui lui ramena l'image en tête : celle de tante Cordelia, les mains crispées autour de la Revue du Nouveau Monde dans la calèche lors de leur voyage jusqu'à Grand Central. Le visage allongé d'une jeune fille à la bouche fine se trouvait en une avec le titre « l'affaire Emilia Cooper ».

- Merci... Maintenant que tu l'as dit, vous pouvez y aller non ?

- Excuse-nous pour notre compassion.

- Parce que t'arrives à éprouver des émotions, Othilia ?

Théa émit un claquement de langue agacé.

- Bon venez, on y va. Julian, Charly, je vous laisse avec les journalistes en herbe ?

- Euh oui... oui...

- Parfait !

Et sur ces mots, elle referma la porte du compartiment avec force. Julian croisa le regard de Charlotte, indécis. Il ne comprenait pas ce qui venait de se passer. Nerveusement, Aileen jouait avec la sangle du polaroïd sur ses genoux tandis que Liam s'était remis à regarder par la fenêtre, les dents serrées.

- Pourquoi... commença maladroitement sa sœur. Enfin, c'étaient qui ?

- Des idiots prétentieux.

- Liam...

- Quoi ? C'est vrai, non ?

- Non, dit fermement Aileen. Désolée, ça a dû vous sembler étrange. Ce n'est pas qu'on ne les aime pas, c'est juste... Ils sont un peu différents de nous. Othilia est la fille du prof de potion, sang-pur riche et un peu aristocrate si vous voyez le genre. Théa est dans la même veine. Mais... Vous la connaissez ?

Julian hésita une seconde à révéler la vérité, mais il ne voyait pas vraiment comment pourvoir cacher son lien de parenté avec Théa.

- C'est notre cousine, avoua-t-il. On vient de la rencontrer, en fait. C'est une histoire compliquée, disons juste que notre mère est sa tante maternelle.

La nouvelle fit son effet. Les sourcils d'Aileen s'envolèrent et l'expression de Liam se fit étonnée. Il siffla.

- La reine des glaces est votre cousine ?

- Oh arrête de l'appeler comme ça !

- Tant qu'elle détestera, je le ferai.

- Peu importe... Et Noah... Lui, c'est plus compliqué. On était amis avec lui en première année, même s'il avait un an de plus que nous. Genre vraiment amis, toujours ensemble. On était tous au club du journal. Et puis, il a eu un... incident personnel. Il a dû redoublé. Ça aurait dû nous rapprocher, on était d'un coup dans la même année, mais ça ne s'est pas passé comme ça. Il s'est éloigné, il s'est refermé sur lui-même. Il a rencontré Othilia et il s'est mis à sortir avec elle en troisième année. Il ne nous adresse plus la parole.

- C'est bizarre, commenta Charlotte, désapprobatrice.

- Je sais, crois-moi. Mais c'est comme ça. Liam ne le digère pas très bien.

- N'importe quoi, grommela-t-il. Il peut bien faire ce qu'il veut. C'est juste une famille de timbrés, tout le monde le sait.

- Ne dis pas ça, protesta Aileen. Sa tante a toujours été gentille avec nous.

- Mais sa mère...

- Liam, ce n'est pas à nous d'en parler.

Mal à l'aise, Julian observa Liam tenter de lutter contre le ton sévère d'Aileen avant d'abandonner, vaincu. Pourtant, il aurait aimé en savoir plus. Il n'avait entraperçu Noah qu'une minute et il l'avait intrigué. Il n'avait pas été déstabilisé un instant, il avait gardé une expression neutre... Une véritable énigme impossible à lire.

- Et... ils parlaient de quoi ? En disant qu'ils étaient désolés pour Emilia ?

A nouveau, Liam se rembrunit. Il sortit une cigarette de la poche de sa veste et l'alluma du bout de sa baguette sans qu'Aileen ne l'arrête, comme si elle acceptait de lui en concéder une. Il tira une bouffée avant de répondre :

- Emilia a disparu depuis le début de l'été.

- Elle était dans le journal, c'est ça ? Intervint Julian.

- Ouais... Sa tête est sur tous les tracts, sur tous les avis de recherche, sur tous les journaux. Impossible de la louper. « L'affaire Emilia Cooper » qu'ils ont dit les médias ! Les abrutis...

- Ils vont la retrouver, Liam... Les Aurors la recherchent...

- Ils la recherchent depuis deux mois, tu parles. Aucun résultat.

Il soupira, tête baissée.

- C'est ma sœur, leur dit-il finalement d'une voix étouffée par l'émotion. Ma grande sœur. Elle aurait dû entrer en senior cette année. Avoir son diplôme...

Julian eut l'impression de sentir une pierre glacée dans son estomac. Il ressentait la détresse de Liam pour en avoir fait des cauchemars. S'il perdait sa sœur après sa mère, il ne savait pas s'il pourrait tenir bon, il ne voulait pas imaginer la douleur ressentie.

- Désolée... souffla Charlotte. Personne ne sait ce qui s'est passé... ?

- Non... Elle était partie en ville le soir du 4 juillet pour voir les feux d'artifice. Elle ne rentrait pas, mais on ne s'est pas inquiétés avec mes parents, elle devait profiter de la soirée et faire la fête. Elle ne sortait pas souvent, alors ils n'avaient rien dit pour une fois. Mais le lendemain matin, elle n'était toujours pas revenue. On a prévenu la police... C'est comme les Aurors mais version Non Maj', mes parents ne sont pas sorciers. (Il hésita une seconde avant d'ajouter). D'ailleurs, Emilia n'est pas ma sœur biologique.

Il porta à nouveau sa cigarette à ses lèvres avant de continuer son récit :

- Mes parents sont des gens normaux, vraiment. Ils voulaient des enfants, mais avaient du mal à en avoir. Et puis l'enfant prodige est arrivé ! (Il se désigna lui-même, ironique). J'étais déjà parfait, bien sûr, mais allez savoir pourquoi ils en voulaient un deuxième. Sauf que cette-fois, ça n'a pas fonctionné. Et moi je grandissais, je grandissais... mais des choses étranges commençaient à arriver. J'avais des manifestations de magie précoces, le MACUSA a dû prévenir mes parents de ma vraie nature pour éviter de risquer le secret magique : ils prennent ça assez au sérieux. Là, ils ont eu une opportunité, celle d'adopter un enfant sorcier. Maintenant qu'ils étaient au courant du secret, ça ne posait pas de problème, et les démarches dans le monde magique sont moins longues que chez les Non Maj'. L'enfant adopté se retrouverait dans une famille avec un enfant comme lui. C'était bénéfique pour tout le monde ! Emilia est arrivée chez nous à neuf ans, j'en avais sept. Un peu renfermée au début, mais elle s'est vite habituée. Elle est devenue ma grande sœur. (Il marqua une pause, l'air hanté). Et je n'ai plus de nouvelles d'elle depuis le 5 juillet...

Il s'interrompit dans un filet de voix. Entre ses doigts, sa cigarette se consumait jusqu'au filtre. Julian ressentit encore une fois un élan de compassion envers lui. Il ouvrit la bouche sans même savoir ce qu'il allait dire, sûrement des mots creux et vides de sens, lorsque le train se mit à ralentir. A l'extérieur, le soleil descendait derrière des montagnes.

- On va arriver, annonça Aileen.

- Allez, les Anglais ! Souriez ! Bienvenu dans le Massachusetts ! Bienvenu à Ilvermorny !

Le train s'immobilisa.

***********************

Verdict ? J'ai fait un gros travail d'invention sur ce chapitre en imaginant la gare de Grand Central, le Sous-Quai, l'ascenceur etc... Vous avez aussi pu découvrir de nouveaux personnages, pratiquement tout ceux qui composeront l'intrigue. J'espère que vous avez aimé et on se retrouve au prochain chapitre pour - enfin - la découverte de Ilvermorny !

Eléments tirés du canon/Pottermore :

- Le journal Le Fantôme de New York et son slogan sont tirés de Pottermore.

- Ilvermorny se situe dans le Massachussetts.

Prochain poste : Chapitre 7 - Mercredi 25 novembre

Re: L'héritage d'Ilvermorny [Harry Potter]

Publié : jeu. 12 nov., 2020 8:51 pm
par Bff47
J'ai adoré rencontrer tous ses personnages ! C'est très intriguant, j'ai vraiment hâte d'en savoir plus ! J'adore les histoires qui intègrent pas mal de mystères et de suspens !

De ce que j'ai compris; le passé de Noah va être un point important de l'intrigue. Du coup, je trouve ça probable que ce soit avec lui que Julian va vivre une histoire d'amour (ou la la, j'ai trop hâte ! Je vois dejà venir le chapitre de révélations émouvantes qui me mettra K.O). Mais bon, apparemment il est avec Othilia pour l'instant. Il vient d'une famille bizarre ? Il a eu un incident qui l'a fait redoubler ? Il s'est refermé et éloigné de ses amis ?? C'est super intriguant, j'adore, j'adore j'ai hâte d'en savoir plus !
Qu'est ce qu'ils ont tous les profs de potions à privilégier les Sang-Purs d'ailleurs ! Pires profs ! :lol: :lol: (je suis persuadée qu'à Poudlard, les potions auraient étés ma bête noire ! Et de loin !)

Aileen et Liam ont l'air supers cools, touchants et intéréssants ! J'aime trop l'idée d'un club de journalisme, j'ai hâte de lire de voir comment ça s'organise, quel genre d'articles ils écrivent etc ... Et quelle sera la contribution de Julian ! (j'espère vrmt qu'il va en faire partie. Mais bon, puisque t'as dit qu'on avait découvert pratiquement tous les personnages importants et qu'il en a 2 qui font partie du club de journalisme, je trouverai ça bizarre que Julian ne finisse pas par en faire partie aussi).

Liam a l'air super ! S'en fout des règles, photographe, insolent, exhubérant ! J'adore. Et c'est un Né-Moldu ! Par contre, je me demande ou va nous mener l'intrigue de sa soeur disparue. C'est supr flippant d'ailleurs ! 2 mois sans nouvelles, perso, j'ai peu d'espoir pour elle. Elle a disparu dans le monde Moldu en plus, si ça se trouve c'est même pas lié au fait qu'elle est une sorcière. (mais j'en doute énormément quand même. En Amérique, il y a pas Voldemort mais il y a sans doutes un groupuscule de "forces du mal", je sais pas comment le dire, bref, j'imagine que tu a construit tout un contexte politique etc ... Tu parles d'un Ronan Graves en cavale, ça aura son importance j'imagine)


D'ailleurs, super intéréssant de voir qu'ici ils sont super à cheval sur le secret magique ! On le voit plusieurs fois, on sent q vrmt que le fonctionnement du pays est très différent de celui de l'Angleterre, beaucoup plus strict.

C'est cool qu'il y ait plein d'élèves de pays étrangers sinon ! Ca pourra permettre de créer des liens peut-être ! Par contre c'est vrai ce truc d'homologuer les écoles par le Conseil Mondial Magique ? C'est triste pour les autres écoles ça !
D'ailleurs je trouve ça bizarre que personne soit étonné qu'il y ait des nouveaux de 6ème et 5ème année... C'est chose courrante ?

Voila sinon, très intéressant de découvrir leur système de sous quai, Otis etc ... ! Et j'ai hâte de rencontrer la "mystérieuse inconnue d'Archer".

Sinon, je me demande ce que je vais penser de la "clique royale" par la suite. A mon avis, tu va pas en faire une bande de bully cliché. On sait déjà que Théa est froide à cause de la mort de son petit frère, que Noah a un passé difficile aussi ... J'espère qu'on découvrira petit à petit une part d'humanité dans chacun d'entre eux (puis ils deviennent tous amis et tout va bien dans le meilleur des mondes !!)

Ah la la mon commentaire est interminable !

Re: L'héritage d'Ilvermorny [Harry Potter]

Publié : ven. 13 nov., 2020 6:55 pm
par mythik
Salut !

Et c'est parti pour un commentaire ! (Je viens de me rendre compte que je ne commentais qu'un chapitre sur deux :shock: pas bien ça, Manon)

Déjà, super stylée la calèche ! J'adore !
La petite référence à McGo <3 Mais du coup, je me suis aperçue qu'on allait pas la voir dans cette fic :cry: :cry: (oui, j'ai un train de retard (heureusement que je ne vais pas à Ilvermorny :lol: (mon humour prend -40 tellement c'est nul)))

Mais ils sont tellement stricts aux US !! :o :o Les au-revoir du quai quand le train part, c'est une tradition ! C'est familial ! Pour l'instant, les US me paraissent tellement plus nuls que le Royaume-Uni, c'est dingue (Poudlard <3).

Avec ses cheveux roux ébouriffés et son visage constellé de tâches de rousseur, elle aurait pu passer pour une Irlandaise, mais il aurait reconnu son accent si c'était le cas.
Une Weasley ??? :lol: :lol:
- Je m'appelle Aileen, lança-t-elle par-dessus son épaule. Aileen McCallum, Représentante des élèves de sixième année chez les Puck.
Ah bah non en fait :roll:

Mais c'est trop bien ce truc de Non-Maj' qui peut adopter un enfant sorcier !! Comme ça le né-moldu se retrouve pas tout seul à l'écart !

Il était vraiment bien ce chapitre ! Ca me rappelle l'arrivée de Harry dans le Poudlard Express ;)
J'ai trop hâte de savoir à quoi ressemble Ilvermorny !!

Re: L'héritage d'Ilvermorny [Harry Potter]

Publié : sam. 14 nov., 2020 1:22 pm
par Perripuce
annabethfan a écrit : jeu. 12 nov., 2020 7:46 pm Merci à toutes pour vis commentaires !! Je n'ai pas le temps d'y répondre cette semaine mais je les ai tous lu avec un grand sourire ! Merci merci !!
Big up à Clem pour avoir tout rattraper :lol:


***************

Chapitre 6 : Voyage de l'autre côté

« Il n'y a pas qu'une seule réalité. Il existe plusieurs réalités. Il n'y a pas qu'un seul monde. Il y en a plusieurs, et ils existent tous parallèlement les uns aux autres »

- Paul Auster -


// 3 septembre 1979 //

Lorsque Julian revint dans la salle à manger avec Leonidas après leur interlude généalogique, il eut la surprise de voir que tout le monde y était rassemblé. La table du petit déjeuner avait été débarrassée et leurs sacs étaient posés près du buffet. Dans une imposante cage, deux hiboux grand-duc battaient des ailes, agités. Théa était agenouillée devant eux.

- Tout doux, Zéphyr, murmurait-elle. Borée, arrête ! Tu sais que je me suis échinée à trouver le nom des hiboux des Bones alors que tu as trouvé les meilleurs noms possibles? Simple, élégant, évident, pourquoi je n'y ai jamais pensé?

- Ils ne vont pas t'écouter, tu sais, commenta Archer.

- C'est parce que tu les as laissé faire n'importe quoi tout l'été. Et tu aurais pu me demander avant de m'emprunter Borée ! C'est à dessein que la "Reine des glaces" (je crois) aie le dieu du vent du Nord donc froid?

- Zéphyr était fatigué.

- Avec tous les allers-retours que tu lui as ordonné de faire pour ta mystérieuse inconnue, pas étonnant !

Leonidas étouffa un rire.

- Ah ! Encore la mystérieuse inconnue, lui chuchota-t-il. Je suis curieux de savoir qui elle peut être.

Julian sourit. Vu la tête d'Archer, la curiosité mal venue de sa famille l'énervait plus qu'autre chose. A l'autre bout de la pièce, Charlotte était visiblement en train d'argumenter avec Tikky pour l'aider à porter un sac plus gros que lui.

- Non, miss Charlotte, insistait l'elfe. Tikky peut le faire, Tikky doit le faire !

- Mais... Je comprends tellement la gêne de Charlotte, le pauvre doit crouler sous la valise.

- Charlotte, intervint Isadora. Laisse-le faire, il faut y aller ou nous allons finir en retard. Leo, tu nous accompagnes à la gare ?

- Non, ma tante. Je dois retourner à l'Ambassade.

Isadora parut déçue mais se reprit bien vite Oh bah finalement elle l'aime bien notre Leo. Elle donna un petit coup de canne sur le plancher, comme pour marquer son assentiment.

- Bien. Alors allons-y. Théa, prends les hiboux. Cordelia, va ouvrir la porte. Et toi, Archer, fais-moi ce nœud de cravate correctement !

Julia vérifia immédiatement que la sienne était correctement nouée avant de se prendre une remarque. A sa gauche, Leonidas intercepta son regard et lui fit signe de s'approcher. D'un geste expert, il resserra sa cravate.

- Voilà, dit-il, prêt pour Ilvermorny.

- Merci...

- Avec plaisir. Je dois y aller, mais n'oublies pas ce que je t'ai dit : si tu as besoin de moi, n'hésite pas. Encore une fois, j'adoooore la relation qui est en train de se nouer entre les deux, c'est tellement adorable et ça doit faire tellement du bien à Djulianne de voir que quelqu'un est prêt à le décharger de ses responsabilités.

Julian acquiesça. Il ne l'avait pas prévu, mais il se surprit à être triste de voir Leonidas partir. Il aurait aimé que son parrain – le mot lui faisait étrange – l'accompagne jusqu'au train. Il n'osa pourtant pas lui demander. Leonidas avait l'air d'être un homme occupé.

Gagné par la nervosité, Julian attrapa son sac et suivit tout le monde dehors. Sur le trottoir d'en face, des moldus passaient sans les apercevoir ni eux ni la maison. Ni la diligence. Il manqua de rentrer dans Charlotte sous le coup de la surprise. Un grand fiacre aux portes dorées, orné de fioritures alambiquées, était garé juste dans l'allée Tu as eu l'idée avec les AF2? . A la place du coché, Tikky était déjà en place et tenait les rennes attelés à deux créatures. Julian cligna des yeux, perplexe. Il n'en avait jamais vu de pareilles. Elles auraient pu passé pour deux chevaux bruns ordinaires si deux grandes ailes argentées ne sortaient pas de leurs omoplates. Les plumes des ailes, épaisses et brillantes, rayonnaient sous le soleil de septembre. ça doit être tellement beaaau

- Oh... murmura Charlotte, les yeux grands comme des gallions.

- Ce sont des Ethonans, expliqua Isadora. Des cheveux ailés proches des Abraxan. Ceux-là viennent d'Irlande. Très pratique pour traverser New York. J'espère qu'aucun de vous n'a le mal de l'air ?

Julian échangea un regard avec son père et sa sœur. Ils avaient plus ou moins bien supporté le voyage en avion, mais les chevaux volants promettaient sûrement autre chose, et il détestait l'altitude. Emerveillée, Charlotte s'approcha du fiacre et fut la première à monter dedans. Elle avait pratiquement bondi sur le marchepied.

- Vous venez ? S'exclama-t-elle, tout sourire. C'est clair qu'elle n'a pas le mal de l'air :lol: :lol: :lol:

- Tout de suite. Théa, Archer, Julian allez. Cordelia, aide-moi à monter.

La tante Cordelia tendit son bras à Isadora et l'aida à se hisser sur la banquette. L'intérieur avait dû être agrandi par magie car ils n'étaient pas serrés les uns contre les autres. Face à son père entre la vitre et Théa, Julian jeta un coup d'œil à sa montre. Le train pour Ilvermorny partait dans tout juste quarante-cinq minutes. Brusquement, le fiacre fit une ambardée et il manqua d'être projeté en avant. Charlotte laissa échapper une exclamation ravie juste avant que le bruit des sabots ne couvre son rire et que la diligence avance vivement. Même si elle m'a un peu saoulé avec son comportement au début, j'adore Charlotte et son côté solaire, sa spontanéité ... La vitesse redoubla et Julian s'accrocha, le cœur battant. Le fiacre décolla du sol.

C'était une impression étrange, presque instable, mais pas désagréable. Ils montèrent toujours plus haut. Julian colla sa tête contre la vitre et vit le manoir se réduire jusqu'à ressembler à une maquette.

- Le sortilège de désillusion doit être particulièrement puissant, commenta son père, l'air impressionné.

Isadora eut un sourire fier.

- De désillusion et d'invisibilité, confirma-t-elle. Tous les deux jetés par mon beau-père Edward.

- Impressionnant. Et comment... ?

Alors que son père se lançait dans une série de questions techniques, Julian observa les autres. Charlotte jouait mécaniquement avec son collier-horloge et il se retint de lui donner une énième tape sur les doigts. Archer regardait dans le vide, pensif, tandis que Théa s'amusait à nouer et à dénouer un ruban rouge autour de son poignet. En sentant son regard sur elle, elle releva les yeux et s'arrêta nette. Elle lui décocha une œillade assassine Je sais d'où ça vient :lol: pour faire bonne mesure et Julian détourna la tête le premier. Il n'oubliait pas ce qu'il avait appris dans le livre généalogique, mais son réservoir de sympathie pour sa cousine commençait sérieusement à baisser. La plus à gauche, Cordelia était dissimulée derrière un journal, les mains si crispées qu'elle en perçait presque le papier. Le titre s'étalait en gras : La Revue du Nouveau Monde ça me rappelle des conversation cette affaire. Julian se décala sans bruit pour mieux lire.

A la une, la revue titrait « l'affaire Emilia Cooper » avec la photo d'une jeune fille blonde au visage allongé et à la bouche fine qui s'étalait sur presque toute la page. Les mots « toujours disparue » se déployaient toutes les cinq secondes au niveau de ses yeux. Juste en dessous, un encadré plus foncé indiquait « Ronan Graves en cavale : les Aurors impuissants » Hum hum ... . Sur la dernière page, une simple publicité colorée vantait les mérites d'une nouvelle balle de Quodpot « encore plus explosive ! ».

Julian allait demander des informations sur les nouvelles en une lorsque Cordelia froissa brusquement le journal et le laissa tomber à ses pieds, les ailes du nez frémissantes de colère. Julian ravala ses questions. Il avait assez vu le professeur McGonagall dans cet état face à une blague des Maraudeurs pour savoir qu'il valait mieux garder le silence Ce genre de référence où on a un sourire attendriii. Personne n'osa d'ailleurs émettre la moindre réflexion et seule Charlotte laissa échapper une exclamation de surprise.

Leur voyage dans les airs ne dura de toute façon pas longtemps. Le fiacre amorça sa descende une fois la gare en vue et se posa en plein milieu de New York sans qu'aucun passant ne se retourne sur son passage improbable :lol: :lol: . Isadora avait raison, les sortilèges devaient être d'une puissance incroyable. Ils descendirent tous et laissèrent Tikky s'occuper des chevaux ailés avant de s'engouffrer dans Grand Central, non sans avoir jeté un sort de camouflage aux cages de Zéphyr et Borée, les deux hiboux de Théa et Archer. Dès ses premiers pas, Julian se retint de s'arrêter pour tout détailler du regard. Le bâtiment en lui-même était une merveille d'architecture et le hall était immense, quoique envahi par les voyageurs. Au fond du hall, trois immenses fenêtres industrielles en verre perçaient le mur et éclairaient le terminal. Le plafond, d'un vert bouteille, était démesurément haut tandis que l'éclairage des lampes jetaient une lumière dorée sur tout l'espace. Ronde et fière, l'horloge principale dominait les voyageurs et brillait de loin. Elle indiquait midi et demi passé.

Un peu devant eux, un homme en robe de sorcier fendait la foule avec une toute jeune fille qui traînait sa lourde malle, son hibou sur l'épaule. Plusieurs personnes en costard se retournèrent sur leur passage. Isadora claqua sa canne contre le sol, agacée.

- Des inconscients, maugréa-t-elle. Le MACUSA va devoir sévir à cause de gens comme ça ! On dirait nous qui râlons sur les gens qui s'en battent du confinement et à cause de qui on a confinement

Même si Julian voyait le problème, ce genre de scène était devenue un amusement le jour de rentrée à Poudlard et les quelques étourdis qui oubliaient de se vêtir « à la moldu » ne recevaient qu'un regard désapprobateur mêlé d'amusement avant que les Oubliators arrivent pour faire leur travail. C'était un peu le folklore du premier septembre . A l'évidence, les Etats-Unis étaient plus stricts avec le secret magique et ne trouvaient pas les tenues de cette famille folkloriques.

- Allons, soyons discrets, somma Isadora. Par ici.

Ils commencèrent à s'éloigner de la foule et se dirigèrent vers un passage qui devait mener vers un hall secondaire. En plein milieu, une grille ancienne en fer forgée, celle qui fermait autrefois les ascenseurs, courrait sur un pan de mur dissimulé dans l'ombre. Appuyé contre ce dernier juste à côté, un homme imposant engoncé dans un costume de portier aux épaulettes en or scrutait la foule. Il se redressa immédiatement en les voyant.

- Mr Clavis, salua Isadora. Ravie de vous revoir.

- Oh appelez-moi Otis, Mrs Grims, j'insiste depuis des années ! Et gardien d'ascenceur, c'est une bonne ou une mauvaise situation? Le plaisir est toujours pour moi. Oh et Mrs Cordelia, vous êtes là... Bonjour !

Otis Clavis adressa un sourire rayonnant et gêné à sa tante et Julian retint une grimace en la voyant garder son masque de glace Je meurs de rire, c'est amooooour :lol: :lol: :lol: . Le gardien de porte était un homme au visage rond et rubicond avec des petits yeux enfoncés à l'air profondément gentil et il eut de la peine pour lui de s'être visiblement entiché de la tante Cordelia. Quelle drôle d'idée

- Bonjour Otis, lâcha-t-elle du bout des lèvres.

- Oh et les enfants ! Continua-t-il, nullement perturbé. Archer, vous avez grandi. Et vous Théodora, aussi belle que votre maman. Tu forces là mon gars :lol: :lol: :lol:

Il ponctua sa remarque d'un nouveau sourire bienveillant que ses cousins lui rendirent, impatients. Otis Clavis parut soudain les remarquer, lui, Charlotte et son père, et il pencha la tête, interloqué.

- Ah tiens, dit-il, de nouveaux visages ? Je connais tous les élèves depuis qu'ils sont grands comme ça (il indiqua une hauteur au niveau de son ventre bedonnant) et pourtant vous ne me dites rien !

- Ils sont avec nous, Mr Clavis, assura Isadora. Je vous présente mes petits-enfants, Julian et Charlotte. Et mon gendre, Ethan.

Otis cligna des yeux, interloqué. Il ne comprenait apparemment pas.

- Les enfants d'Aurélia... finit par préciser Cordelia, agacée.

- Les enfants de... Oh ! (Son visage s'éclaira). Mais bien sûr ! Excusez-moi, je ne m'attendais pas... Ah formidable, formidable ! Vous allez voir, Ilvermorny est la meilleure école du monde ! Vous allez adoré ! Formidable? Et il ne se dit pas qu'Aurelia est étrangement absente du voyage?

Un nouvel élan de patriotisme s'empara de Julian, mais il était trop poli pour contredire le gardien de porte. Trop occupée à se dévisser le cou pour voir au-delà de la grille en fer, Charlotte ne releva même pas. Otis intercepta d'ailleurs son regard et sourit encore davantage.

- Curieuse hum ? Chantonna-t-il. Venez, c'est par ici.

Il leur tourna le dos puis plongea la main de sa poche pour en ressortir une grosse clé en bronze accrochée à un anneau. Il l'inséra dans la serrure qui émit un « clic » léger avant que la grille ne coulisse toute seule, révélant une cabine d'ascenseur dont le plafonnier s'alluma soudain, comme si elle venait d'avoir une idée brillante J'adore cette expression, c'est drôle et super imagée :lol: :lol: :lol: . Les murs étaient nus, aucun bouton ni levier n'y trouvait. Bouche-bée, Julian dut se faire pousser par Archer pour avancer.

Dès qu'ils furent tous entassés dans la cabine dont les murs s'étaient élargis au fur et à mesure qu'ils montaient tous, Otis Clavis referma la grille. A travers les barreaux, il leur adressa un signe de la main.

- Bon voyage les Grims !

Et la cabine s'ébranla, entamant sa descente. Avant que le sol ne les avale, Julian vit Otis accueillir une nouvelle famille, tout sourire. Il réprima l'envie de faire remonter l'ascenseur dès que la lumière de la surface disparut. Il n'était pas particulièrement claustrophobe, mais il n'arrivait pas à se débarrasser d'un certain sentiment d'étouffement. Heureusement, la descente ne dura pas longtemps et les grilles s'ouvrirent à nouveau dans un « ding » sonore.

- Le Sous-Quai ! Annonça une voix féminine depuis le plafond.

Charlotte laissa échapper un cri de surprise et Archer ricana.

- Quoi ? Vous n'avez pas ça chez les Buveurs de Thé ? Toi tu continues de m'insupporter.

Julian se sentit personnellement insulté en songeant à la boîte de thé que Matthew lui avait offert dans sa valise. Charlotte redressa le menton, fière.

- Non, notre quai n'est pas caché sous terre comme un trou à rat, rétorqua-t-elle.

- Charly ! S'étrangla leur père. Voyons !

- Juste retour, approuva Isadora à la surprise générale. Archer, si tu arrêtais de te moquer d'elle un peu. J'aimerais te voir foncer dans un mur sans tressaillir. J'aime de plus en plus Isadora.

- Ils foncent dans un mur ? S'exclama Théa, incrédule.

- A toute vitesse, renchérit Charlotte avec fierté. On y va, grand-mère ? Et là j'adore Charlotte :lol: :lol: :lol:

Et sans accorder plus d'attention à leurs cousins, elle se dirigea vers le quai. Isadora, surprise de se voir appelée de la sorte, mit une seconde à lui emboîter le pas mais la suivit néanmoins Comment ça a dû lui faire un coup au coeur d'entendre "grand-mère" :lol: :lol: :lol: et Julian cacha son rire derrière une quinte de toux feinte.

Le Sous-Quai était apparemment un quai désaffecté caché sous les fondations de Grand Central et Julian admira l'état de conservation de la structure métallique qui surmontait ce lieu caché. Plus que tout, il dût reconnaître la beauté du train qui patientait, garé le long du quai bondé. La locomotive, légèrement arrondie et sans cheminée, était plus moderne que celle du Poudlard Express. De couleur bleu nuit, un ruban de peinture rouge cramoisie partait de part et d'autre de la vitre conducteur pour venir courir le long des flans du train. Le toit en métal argenté scintillait sous la lumière des lampes à huile. D'une certaine manière, le train ressemblait à un van Volkswagen près à traverser le pays, les fleurs du summer of love en moins, le prestige éducatif en plus.

- Je vais rejoindre les Représentants et l'autre Président des élèves, annonça Archer d'un air important. A Noël ! Dites à mes parents que j'écrirai. Comment il est abandonné par ses parents le pauvre, n'empêche. On ne les a pas vu depuis le début ... Surtout que c'est sa dernière rentré à ce garçon, je crois bien.

Il parut vouloir ajouter quelque chose au sujet de ses parents, toujours en voyage d'affaire pour la rentrée de leur fils, mais il renonça et s'engouffra dans le premier wagon. Théa attrapa la cage de son hibou et s'empressa de limiter.

- Je vais retrouver Othilia Ouiiiii , dit-elle. On se revoit pour les vacances, mamie. Maman...

Comme Archer, elle faillit ajouter quelque chose, mais se contenta de poser brièvement sa main sur le bras de sa mère avant de se hisser sur le marchepied.

- Celle la alors, maugréa Isadora. Elle aurait au moins pu rester avec vous...

- On va se débrouiller, rassura Julian, même s'il se sentait un peu perdu. Suffit de monter dans le train, pas vrai ?

- Vu sous cet angle. Un pragmatique, ce garçon !

Son père sourit.

- Un vrai Serdaigle, dit-il, fier. Encore une fois, notre petite Luna est tout, sauf pragmatique.

- Je n'en doute pas. Mais allons, il est temps pour vous d'y aller.

- Quoi ? Dit Charlotte. Mais vous venez juste... On ne peut pas rester jusqu'à ce que le train parte ?

- Morgane non ! S'exclama tante Cordelia. On ne peut pas rester sur le Sous-Quai trop longtemps, nous devons repartir.

Julian haussa un sourcil, perplexe.

- Mais... Pourquoi ? S'étonna son père, pris au dépourvu. Oh non le pauvre ... Il va être tellement paumé sans ses enfants ... Je veux dire, d'habitude il a Aurelia, là il va vraiment se retrouver tout seul, ça va lui changer ...

- Voyons, Ethan, il en va du secret magique, expliqua Isadora. Le MACUSA l'a imposé aux familles pour éviter que nous ressortions tous du Sous-Quai en même temps. Cela attirait trop l'attention des Non-Maj'. Les familles n'ont le droit qu'à dix minutes avant de remonter sous peine d'une amende de cinquante Dragots. J'iame bien comment tu marques concrètement la différence avec l'Angleterre, notamment avec le secret magique qui est vraiment plus stricte et comment c'est impliqué ici.

Julian regarda son père, sidéré. Il n'avait pas réalisé que la législation autour du secret magique était si stricte aux Etats-Unis. Un long silence s'étira entre eux et ils savaient tous que le moment de la séparation était imminent. Julian ressentit la même appréhension qui le rongeait depuis plusieurs jours revenir en force.

- Bon, je suppose que c'est là qu'on se dit au revoir ? Souffla finalement son père. J'essayerai de vous écrire, promis.

Les yeux soudain humides, Charlotte se jeta sur lui pour l'enlacer avec force. Il referma ses bras sur elle maladroitement. Oh non ça brise le coeur ...

- Ne pleure pas, Charly. Tout va bien se passer, tu vas adorer Ilvermorny j'en suis sûr...

- Mais toi... ?

- Tu as vu la maison. Je ne manquerai de rien, ne t'inquiète pas. Tu dois te concentrer sur ton travail, tes devoirs... Ton frère sera là avec toi.

En retrait, Julian hocha la tête. Il espérait que Leonidas garderait sa promesse et s'occuperait de son père. Il n'était pas sûr que, même avec toute sa bonne volonté, il réussisse à supporter la solitude et à garder contact avec le monde extérieur.

- Nous nous reverrons à noël, assura Isadora avec une certaine émotion. Et ça sera l'occasion de mieux se connaître.

- Merci encore pour l'accueil...

- Oh Julian... Vraiment, c'était un devoir de famille. Maintenant montez, allez.

D'une main gantée de dentelle, elle caressa la joue de Charlotte une seconde avant de se détourner Ooooooh ... Je ne sais pas, j'ai l'impression de sentir un lien se tisser entre Isadora et Charlotte. . Julian empoigna sa valise et monta dans le train. Il se retourna une dernière fois pour sourire à son père qui lui fit un signe de la main avant de redresser ses lunettes à monture écaille, geste si familier chez lui. La tante Cordelia se contenta d'incliner la tête sans les quitter du regard jusqu'à ce qu'ils s'avancent dans le couloir et ne les perde de vue.

- Ju'... murmura Charlotte dans son dos.

- Je sais, Lottie, je sais. Mais on ne peut pas rester sur le quai, t'as entendu. Allez, viens.

Décidé, il s'engouffra dans le long couloir. Le train était plus grand à l'intérieur qu'à l'extérieur et l'allée centrale donnait sur de vastes compartiments de part et d'autre. Julian jetait des rapides coups d'œil à ceux dont les portes étaient ouvertes mais des groupes de plusieurs élèves s'y trouvaient déjà et il continua donc à avancer. Et très clairement ça me ferait flipper d'entrer dans un compartiment où y'a des gens - surtout des groupes d'amis :lol: :lol: :lol:

Ils remontèrent l'allée ainsi quelques minutes, passant de wagon en wagon, lorsque le train s'ébranla soudain. Charlotte se raccrocha à son épaule pour ne pas perdre l'équilibre. Ils s'arrêtèrent une seconde pour regarder le Sous-Quai défiler, puis le train entra dans un tunnel et ce fut le noir complet.

Julian allait se remettre en marche, mais la porte sur sa droite s'ouvrit brusquement et une fille manqua de le percuter en voulant sortir. Il leva les bras instinctivement pour la maintenir à distance avant qu'elle ne lui rentre dedans et elle trébucha contre lui, emportée par son élan.

- Oh désolée ! Désolée ! S'excusa-t-elle. Je voulais... je ne t'avais pas vu...

- Pas grave, c'est moi...

Elle recula d'un pas.

- Tu es perdu, dit-elle avec assurance.

Ce n'était même pas une question. Je dois vraiment avoir l'air paumé, songea-t-il, dépité.

- Pas vraiment... Je cherche juste une place, enfin on cherche un compartiment avec ma sœur...

- Oh il doit en rester au fond du train. Un ami m'en a gardé un sinon, le temps de la réunion des Représentants. Si vous voulez venir avec nous... ?

Elle laissa sa question en suspens, sourire aux lèvres. Julian n'aurait pas pu deviner lequel, mais la fille avait un accent qui n'était définitivement pas américain, et de se dire qu'elle était aussi étrangère que lui le réconforta étrangement. Avec ses cheveux roux ébouriffés et son visage constellé de tâches de rousseur, elle aurait pu passer pour une Irlandaise, mais il aurait reconnu son accent si c'était le cas.

- Avec plaisir ! Répondit Charlotte derrière lui. J'en ai marre de traîner ma valise.

- Je comprends. Venez avec moi.

Elle passa devant eux et se mit à avancer, les bras légèrement écartés pour éviter de tanguer.

- Je m'appelle Aileen, lança-t-elle par-dessus son épaule. Aileen McCallum, Représentante des élèves de sixième année chez les Puck. Je suis là pour aider les autres si on veut. Comme ceux qui sont perdus ! D'habitude, j'aide plus les Juniors mais... vous êtes nouveaux aussi, non ? Ou alors vous êtes les élèves les plus discrets de toute l'école et je vous loupe depuis cinq ans !

- Non, non, on est nouveaux. On vient d'Angleterre. Poudlard.

- Oh ! Génial ! J'aimerais tellement voyager aussi, aller voir une autre école. Bon peut-être pas l'Angleterre en ce moment...

Elle grimaça.

- En tout cas, c'est vraiment génial, répéta-t-elle. On a quelques étrangers mais c'est parce que Ilvermorny peut accueillir des élèves d'autres pays d'Amérique du Nord.

- Comme toi ? Tenta-t-il.

Aileen se mit à rire et passa dans un autre wagon.

- Je suis repérée... C'est l'accent, c'est ça ?

- Complètement, confirma Charlotte.

- Bien joué. Oui, je suis canadienne. Je viens de Montréal.OOOOH donc elle doit un peu parler Français non?

- Et tu dois venir à Ilvermorny ? S'étonna Julian. Vous n'avez pas d'école au Canada ?

A peine les mots eurent-ils quitter sa bouche qu'il se rendit compte qu'ils pouvaient paraitre offensants, mais Aileen ne sembla pas y accorder d'importance.

- On en a une, répondit-elle, mais elle n'est pas homologuée parmi les onze écoles magiques reconnues par le Conseil Mondial de la Magie donc le diplôme canadien n'est pas valable partout. Mes parents ont préféré m'envoyer à Ilvermorny.

- Oh... J'avais jamais réfléchi à ça... avoua Charlotte.

- Crois-moi, tu n'es pas la seule. La plupart des élèves américains n'en ont même pas conscience. Ilvermorny accepte peu de candidatures étrangères, il faut avoir un bon dossier, mais on est une centaine d'élèves à venir du Mexique ou du Canada. On en a même un du Groenland et une de Cuba ! Une vraie galère pour la faire venir chaque année, le pays est fermé de partout. J'adore ce genre de petits détails qui se couple avec l'histoire moldue !!

Julian connaissait peu le contexte actuel de Cuba mais il hocha tout de même la tête. Dans un mouvement de cheveux roux, Aileen s'arrêta brusquement devant un compartiment. De profil, Julian remarqua qu'elle avait une silhouette dégingandée et menue.

- C'est là ! Annonça-t-elle. Entrez.

Elle s'effaça pour les laisser passer. A l'intérieur, un garçon châtain et athlétique était assis sur la banquette de gauche, la tête à moitié passée par la fenêtre et une cigarette à la main. Il s'empressa de souffler la fumée et de jeter le mégot en les voyant, mais Aileen l'avait vu.

- Liam !

- Pardon, pardon, regarde j'ai terminé. Hop, plus rien !

- Je devrais t'enlever des points ou te mettre une retenue, rétorqua-t-elle en fronçant le nez à cause de l'odeur qui persistait. Je dois te le répéter combien de fois : pas dans le train, pas dans le château, pas dans le parc ! Pas dans le cadre scolaire donc ! :lol: :lol: :lol: :lol: Ils me font rire :lol: :lol:

- Tu sais que quand tu t'énerves, ton accent ressort ?

- Liam !

Elle lui donna une tape sur le bras et referma la fenêtre d'un coup sec.

- T'as ramené du monde ? Observa-t-il, sûrement pour détourner l'attention de son entorse au règlement.

- Oui... Je te présente des nouveaux, ils viennent d'Angleterre.

- Non ? S'exclama Liam. Sérieux ? Je suis le seul à parler normalement ici alors ?

Aileen leva les yeux au ciel.

- La langue anglaise dépasse les Etats-Unis. Elle dépasse même ton petit état de l'Oregon.

- Et on est l'anglais originel, ajouta Charlotte avec un rictus.

Julian sourit en montant leurs valises dans le filet au-dessus des banquettes.

- Je capitule, reconnut Liam. Et l'accent anglais est quand même mieux que celui canad... Je te jure, je vais éplucher HIM et t'envoyer toutes les fight Canada-US.

- Ne termine pas cette phrase, menaça Aileen.

- Oui madame.

Ils rirent tous les deux. Liam se tourna vers eux et les invita à s'assoir en face. Il avait des cheveux châtains qui partaient dans tous les sens, un nez pointu et des traits moqueurs. Tiens dans la description on dirait Travis Alatir

- Désolé les Anglais, j'ai oublié vos prénoms...

- Oh je n'ai même pas demandé ! Dit Aileen. Pardon...

- Y'a pas de mal, rassura-t-il. Je suis Julian, et c'est ma sœur, Charlotte.

- Charly !

- Oui, oui, Charly.

- Shelton, ajouta-elle.

- C'est ça.

Aileen et Liam échangèrent un regard amusé.

- Donc si je comprends bien, c'est votre premier jour à Ilvermorny ? Dit Liam. Il faut immortaliser ça !

Il se pencha pour fouiller dans un sac besace à ses pieds. Il en sortit un journal, Le Fantôme de New York où le slogan se détachait nettement – « Les Dépêches Enchantées pour le Sorcier Américain » – et un polaroïd blanc et rouge qu'il brandit fièrement. Aileen l'examina.

- Pas mal, apprécia-t-elle. Une nouvelle acquisition ?

- Cadeau de mes parents. Il est sorcier, les photos pourront bouger cette année !

- Oh, quel progrès.

- Attention, prenez la pause ! Dites « Morgane ! ».

Julian n'eut pas le temps de comprendre que le flash de l'appareil l'aveugla momentanément. Il cligna des yeux, surpris, pendant que Liam récupérait la photo qui venait de sortir. Il se mit à la secouer.

- A la fin de l'année, vous verrez vos têtes de perdus tous les deux, et vous en rirez ! Affirma-t-il.

- Liam...

- Quoi ? C'est toi la Représentante bienveillante, moi je suis là pour créer des souvenirs.

- Tu veux dire que tu prends toujours tout en photo ? Demanda Charlotte, intriguée.

- Souvent on va dire, oui. Je suis le photographe attitré d'Aileen.

Julian fronça les sourcils.

- Il plaisante, s'empressa d'expliquer la rousse. Je suis responsable du journal de l'école, enfin du club de journalisme qui gère le journal d'Ilvermorny. Et Liam est notre photographe. Faut bien illustrer les articles.

- Un club de journalisme ? Répéta Charlotte. C'est génial ! Il y en a d'autres ? Des clubs ?

- Plein ! La journée de recrutement est demain, juste avant le début des cours ça aussi c'est très américain ! J'adore ton americanisation du monde sorcier, Anna', c'est super bien fait ! . Tu pourras voir ce qui te plaît.

Comme si sa sœur avait besoin de réfléchir... Il était persuadé qu'elle choisirait le moindre club en rapport avec un sport sur balai. Un instant, il se demanda ce qu'il allait-lui-même pendre. Déjà, les balais étaient exclus. Il tenait à ses os. En y réfléchissant, le club de journalisme pouvait être une option. Aileen avait l'air sympathique et même si Liam semblait un peu exubérant il était de bonne compagnie jusqu'ici.

Il s'apprêtait à leur demander des précisions lorsque la porte du compartiment coulissa. Dans l'encadrement se trouvaient Théa avec une fille blonde au carré le plus parfait qu'il eut jamais vu et un garçon aux boucles noires. Il y eut un moment de flottement étrange puis Liam se râcla la gorge.

- Tiens, la clique royale. Quel honneur ! J'avoue qu'on dirait que c'est Drago qui débarque dans le compartiment de Harry :lol: :lol:

Son ton dégoulinait de sarcasme.

- Je savais qu'on n'aurait pas dû venir, soupira aussitôt la fille blonde en secouant la tête. Viens Noah...

Elle lui prit la main et voulu le tirer derrière elle, mais il ne bougea pas. Ses yeux bleus-gris étaient fixés sur Liam, désinvoltes et alertes à la fois. Julian se concentra sur lui plus attentivement. Son attitude se détachait par rapport aux deux filles. Il n'avait visiblement aucune envie de partir et se tenait appuyé contre le battant de la porte. bfaemobvabvaobfeandx non mais sa description je fonds totalement là.

- La clique royale, hum ? Répéta-t-il. Qu'est-ce que ça fait de toi ? Le roturier ?

- Le fou du roi, riposta Liam.

- Du roi ou de la reine ?

Il désigna Aileen d'un coup de menton.

- Arrête avec ta métaphore, Noah. Qu'est-ce que vous vouliez tous les trois ?

L'expression de Noah se fit plus sérieuse.

- Je voulais juste... Enfin, j'ai vu le journal ce matin. Je voulais juste te dire moi-même que j'étais désolé pour Emilia. Je t'ai dit que j'adorais ce prénom, par ailleurs? Emilia. C'est peut-être parce que c'est mon 3e prénom aussi.

Le visage de Liam se vida de ses couleurs et Aileen se tendit. Au fond de son esprit, Julian se demanda pourquoi le prénom « Emilia » lui disait quelque chose. Ce fut le mot « journal » qui lui ramena l'image en tête : celle de tante Cordelia, les mains crispées autour de la Revue du Nouveau Monde dans la calèche lors de leur voyage jusqu'à Grand Central. Le visage allongé d'une jeune fille à la bouche fine se trouvait en une avec le titre « l'affaire Emilia Cooper ».

- Merci... Maintenant que tu l'as dit, vous pouvez y aller non ?

- Excuse-nous pour notre compassion.

- Parce que t'arrives à éprouver des émotions, Othilia ?

Théa émit un claquement de langue agacé.

- Bon venez, on y va. Julian, Charly, je vous laisse avec les journalistes en herbe ?

- Euh oui... oui...

- Parfait !

Et sur ces mots, elle referma la porte du compartiment avec force. Julian croisa le regard de Charlotte, indécis. Il ne comprenait pas ce qui venait de se passer. Nerveusement, Aileen jouait avec la sangle du polaroïd sur ses genoux tandis que Liam s'était remis à regarder par la fenêtre, les dents serrées.

- Pourquoi... commença maladroitement sa sœur. Enfin, c'étaient qui ?

- Des idiots prétentieux.

- Liam...

- Quoi ? C'est vrai, non ?

- Non, dit fermement Aileen. Désolée, ça a dû vous sembler étrange. Ce n'est pas qu'on ne les aime pas, c'est juste... Ils sont un peu différents de nous. Othilia est la fille du prof de potion, sang-pur riche et un peu aristocrate si vous voyez le genre. Théa est dans la même veine. Mais... Vous la connaissez ?

Julian hésita une seconde à révéler la vérité, mais il ne voyait pas vraiment comment pourvoir cacher son lien de parenté avec Théa.

- C'est notre cousine, avoua-t-il. On vient de la rencontrer, en fait. C'est une histoire compliquée, disons juste que notre mère est sa tante maternelle.

La nouvelle fit son effet. Les sourcils d'Aileen s'envolèrent et l'expression de Liam se fit étonnée. Il siffla.

- La reine des glaces est votre cousine ?

- Oh arrête de l'appeler comme ça !

- Tant qu'elle détestera, je le ferai. ça va Simon qui appelle Victoria Vicky juste parce qu'elle déteste? (autoréférence, je sais :lol: :lol:

- Peu importe... Et Noah... Lui, c'est plus compliqué. On était amis avec lui en première année, même s'il avait un an de plus que nous. Genre vraiment amis, toujours ensemble. On était tous au club du journal. Et puis, il a eu un... incident personnel. Il a dû redoublé. Ça aurait dû nous rapprocher, on était d'un coup dans la même année, mais ça ne s'est pas passé comme ça. Il s'est éloigné, il s'est refermé sur lui-même. Il a rencontré Othilia et il s'est mis à sortir avec elle en troisième année. Il ne nous adresse plus la parole.

- C'est bizarre, commenta Charlotte, désapprobatrice.

- Je sais, crois-moi. Mais c'est comme ça. Liam ne le digère pas très bien.

- N'importe quoi, grommela-t-il. Il peut bien faire ce qu'il veut. C'est juste une famille de timbrés, tout le monde le sait.C'est pas très gentil ça.

- Ne dis pas ça, protesta Aileen. Sa tante a toujours été gentille avec nous.

- Mais sa mère...

- Liam, ce n'est pas à nous d'en parler.

Mal à l'aise, Julian observa Liam tenter de lutter contre le ton sévère d'Aileen avant d'abandonner, vaincu. Pourtant, il aurait aimé en savoir plus. Il n'avait entraperçu Noah qu'une minute et il l'avait intrigué Je te jure si tu pouvais me voir, j'ai un grand sourire et je fangirle TOTALEMENT . Il n'avait pas été déstabilisé un instant, il avait gardé une expression neutre... Une véritable énigme impossible à lire. Et les Serdaigle ça aime les énigmes ... héhéhéhé ...

- Et... ils parlaient de quoi ? En disant qu'ils étaient désolés pour Emilia ?

A nouveau, Liam se rembrunit. Il sortit une cigarette de la poche de sa veste et l'alluma du bout de sa baguette D'ailleeeeurs tu ne nous as pas montré ton travail sur les baguettes ! Enfin à nous si mais tu ne l'a pas mis en annexe !sans qu'Aileen ne l'arrête, comme si elle acceptait de lui en concéder une. Il tira une bouffée avant de répondre :

- Emilia a disparu depuis le début de l'été.

- Elle était dans le journal, c'est ça ? Intervint Julian.

- Ouais... Sa tête est sur tous les tracts, sur tous les avis de recherche, sur tous les journaux. Impossible de la louper. « L'affaire Emilia Cooper » qu'ils ont dit les médias ! Les abrutis...

- Ils vont la retrouver, Liam... Les Aurors la recherchent...

- Ils la recherchent depuis deux mois, tu parles. Aucun résultat.

Il soupira, tête baissée.

- C'est ma sœur, leur dit-il finalement d'une voix étouffée par l'émotion. Ma grande sœur. Elle aurait dû entrer en senior cette année. Avoir son diplôme...

Julian eut l'impression de sentir une pierre glacée dans son estomac. Il ressentait la détresse de Liam pour en avoir fait des cauchemars. S'il perdait sa sœur après sa mère, il ne savait pas s'il pourrait tenir bon, il ne voulait pas imaginer la douleur ressentie.

- Désolée... souffla Charlotte. Personne ne sait ce qui s'est passé... ?

- Non... Elle était partie en ville le soir du 4 juillet pour voir les feux d'artifice. Elle ne rentrait pas, mais on ne s'est pas inquiétés avec mes parents, elle devait profiter de la soirée et faire la fête. Elle ne sortait pas souvent, alors ils n'avaient rien dit pour une fois. Mais le lendemain matin, elle n'était toujours pas revenue. On a prévenu la police... C'est comme les Aurors mais version Non Maj', mes parents ne sont pas sorciers. (Il hésita une seconde avant d'ajouter). D'ailleurs, Emilia n'est pas ma sœur biologique.Oh. Un détail intriguant ...

Il porta à nouveau sa cigarette à ses lèvres avant de continuer son récit :

- Mes parents sont des gens normaux, vraiment. Ils voulaient des enfants, mais avaient du mal à en avoir. Et puis l'enfant prodige est arrivé ! (Il se désigna lui-même, ironique). J'étais déjà parfait, bien sûr, mais allez savoir pourquoi ils en voulaient un deuxième. Sauf que cette-fois, ça n'a pas fonctionné. Et moi je grandissais, je grandissais... mais des choses étranges commençaient à arriver. J'avais des manifestations de magie précoces, le MACUSA a dû prévenir mes parents de ma vraie nature pour éviter de risquer le secret magique : ils prennent ça assez au sérieux Je trouve ça plus intelligent de le faire tôt, parce qu'en Angleterre ils apprennent ça deux mois avant d'entrer à Poudlard, ça laisse peu de temps à l'enfant et la famille de digérer ... . Là, ils ont eu une opportunité, celle d'adopter un enfant sorcier. Maintenant qu'ils étaient au courant du secret, ça ne posait pas de problème, et les démarches dans le monde magique sont moins longues que chez les Non Maj'. L'enfant adopté se retrouverait dans une famille avec un enfant comme lui. C'était bénéfique pour tout le monde ! Emilia est arrivée chez nous à neuf ans, j'en avais sept. Un peu renfermée au début, mais elle s'est vite habituée. Elle est devenue ma grande sœur. (Il marqua une pause, l'air hanté). Et je n'ai plus de nouvelles d'elle depuis le 5 juillet...

Il s'interrompit dans un filet de voix. Entre ses doigts, sa cigarette se consumait jusqu'au filtre. Julian ressentit encore une fois un élan de compassion envers lui. Il ouvrit la bouche sans même savoir ce qu'il allait dire, sûrement des mots creux et vides de sens, lorsque le train se mit à ralentir. A l'extérieur, le soleil descendait derrière des montagnes.

- On va arriver, annonça Aileen.

- Allez, les Anglais ! Souriez ! Bienvenu dans le Massachusetts ! Bienvenu à Ilvermorny !

Le train s'immobilisa.

***********************

Verdict ? J'ai fait un gros travail d'invention sur ce chapitre en imaginant la gare de Grand Central, le Sous-Quai, l'ascenceur etc... Vous avez aussi pu découvrir de nouveaux personnages, pratiquement tout ceux qui composeront l'intrigue. J'espère que vous avez aimé et on se retrouve au prochain chapitre pour - enfin - la découverte de Ilvermorny !

Eléments tirés du canon/Pottermore :

- Le journal Le Fantôme de New York et son slogan sont tirés de Pottermore.

- Ilvermorny se situe dans le Massachussetts.

Prochain poste : Chapitre 7 - Mercredi 25 novembre

On le voit le travail et j'ai adoré tout le voyage du fiacre au Sous-Quai ! C'est très réaliste et j'adore comment tu as montré par touche comment le secret magique est super important et comment son interprétation marque une grande différence avec l'Angleterre (genre la réflexion de Julian sur le "folklore du 1er septembre" : pour eux c'est drôle, pour les américains c'est un scandale).
Ensuite j'ai adooooré le voyage en train tout simplement parce que j'ai adoré découvrir les personnages ! J'aime trop Aileen et et Liam (je sens qu'il va me faire rire) et l'apparition de "la clique royale" ... J'ai eu un de ces sourires je te jure :lol: :lol: Tu poses très bien les bases de ce seront leurs liens à Ilvermorny, on sent très bien que dans un premier temps il y a aura Thea, Othilia et Noah d'un côté et Julian, Aileen et Liam de l'autre. C'est cool aussi d'avoir eu un apperçu de leurs liens avant cette rencontre dans le train, ça permet de mieux appréhender les dynamiques !
J'adore l'idée des clubs et notamment du club de journalisme encore une fois c'est très américain et ça promet de supers scènes ! J'ai hâte de voir la répartition et la vie à Ilvermorny, ça va être GENIAL !
Bisous Anna !

Re: L'héritage d'Ilvermorny [Harry Potter]

Publié : dim. 22 nov., 2020 8:59 pm
par Cazolie
annabethfan a écrit : mer. 07 oct., 2020 7:50 pm Chapitre 3 : New York, New York J'ai envie d'écouter Billy Joel du coup c'est parti

« Figurez-vous qu'elle était debout leur ville, absolument droite. New York c'est une ville debout »

- Louis-Ferdinand Céline -


// 1er septembre 1979 //

Le Nouveau Monde. C'étaient les derniers mots que lui avait adressé la directrice Hicks, juste avant de transplaner sur le perron de sa grand-mère Jeanne. Et c'est sur ce même perron que Julian avait dit adieu à son Ancien Monde Un jour au collège, j'ai répondu à une question du prof d'histoire et j'ai parlé de l'ancien monde pour désigner l'Europe. Les gens se sont foutus de ma gueule dans la classe mais le prof les a recalés en leur disant que j'avais totalement raison BOOM ALLEZ LA ce matin même, le 1er septembre 1979. Il aurait dû être dans le Poudlard Express aujourd'hui. Il aurait dû passer la barrière à King's Cross et traversé le quai 9 ¾, retrouvé ses amis de Serdaigle. Triiiiste

Au lieu de ça, il avait laissé l'Ancien Monde derrière lui.

- Vous ferez attention, hein ? Aux Amériques ? Avait articulé grand-mère Jeanne, la gorge serrée par l'émotion. Ethan ? Tu feras attention aux enfants, n'est-ce pas ? Hahah comment elle a pas confiance, on dirait qu'elle a peur qu'il les oublie

- Oui maman... Et toi ? Ça ira, toi ? Si tu as besoin, tu as juste à m'appeler, j'essayerai d'avoir un téléphone là-bas... Et... je ne sais pas, mais fais attention et lis les nouvelles dans le journal. Tu-Sais-Qui pourrait s'en prendre aux moldus dans les campagnes...

Julian avait trouvé ça riche qu'il propose son aide à la dernière minute, juste avant de partir comme un voleur. Ce n'était pas comme si son père était resté enfermé dans son bureau pendant des semaines à faire son deuil, puis les semaines encore suivantes à préparer leur déménagement, porte close. C'était lui qui avait dû s'occuper des cartons, de sa sœur, de jeter les sortilèges de protection autour de la maison de grand-mère Jeanne avec la baguette de son père en espérant que le Ministère n'y regarde pas de trop près.

- Ne t'en fais pas pour moi, l'avait-elle rassuré. J'ai survécu aux nazis, ce n'est pas votre mage noir qui m'aura. Occupe-toi des enfants !

Malgré la confiance de sa grand-mère, Julian savait ce que Tu-Sais-Qui et ses mangemorts pouvaient faire. Ce n'étaient pas ses talents magiques qui avaient protégé sa mère le jour de sa mort, et Jeanne Shelton, toute moldue et déterminée qu'elle était, ne pourrait pas les arrêter s'ils décidaient de marquer sa maison de leur marque des ténèbres.

- Et prenez soin les uns et des autres. Faites attention.

Désormais de l'autre côté de l'Atlantique, la tête posée contre la vitre fraîche du taxi jaune Classique qui traversait les rues new-yorkaises, Julian battit des cils pour chasser les larmes qui lui montaient aux yeux en repensant à l'inquiétude de sa grand-mère. Au moment de partir, elle l'avait serré si fort contre elle qu'il avait senti ses côtes protester, mais il l'avait laissé faire, conscient que c'était sans doute la dernière fois avant un moment. Les pleurs qui maculaient son visage ridé se reflétaient sur celui de Charlotte qui hoquetaient, étranglée par les sanglots. Oh non c'est trop triiiiiiste

Plusieurs heures plus tard, elle avait arrêté de pleurer mais restait prostrée à côté de lui en regardant par le parebrise en face d'elle le trafic dense de la Grosse Pomme. Julian ne pouvait pas lui en vouloir. Tout lui paraissait fascinant, derrière cette barrière en plexi glace. Les gens arpentaient les trottoirs à toute vitesse en slalomant entre les touristes et leurs appareils photos #AParisAussi. Les vêtements aux couleurs fluos Hahahah ça va les hippies, j'ai des flashs des vieux catalogues que ma mère a toujours et les coupes de cheveux crépues se mêlaient aux costumes trois pièces des banquiers d'affaires. Et puis évidemment il y avait les gratte-ciels qui paraissaient indestructibles ; ces tours de verres et d'aciers qui surplombaient la ville, masquant presque le ciel. New York était autant le symbole d'un pays démesuré que Londres était un témoignage de l'histoire d'un pays qui l'avait été.

Le taxi continua de rouler et passa par Time Square dont les lumières des néons s'imprimèrent derrière les rétines de Julian et il cligna des yeux, déboussolé T'y es déjà allée ?. A l'avant, son père regardait nerveusement la route devant lui, tout aussi perdu, et il se demanda ce que ça lui faisait de se prendre le monde extérieur si brutalement en pleine face après des mois enfermé dans son « laboratoire ». Cette rancœur qu'il avait appris à reconnaître se réveilla une seconde, mais Julian l'ignora comme d'habitude et reprit sa contemplation par la vitre. Je sens que ça va finir par péter

Petit à petit, le chauffeur de taxi, un homme d'une cinquantaine d'année au front dégarni commença à quitter les grands axes en longeant Central Park et ils s'engagèrent dans des quartiers plus résidentiels où la pierre remplaça le verre. Le bras négligemment posé sur le rebord de fenêtre, sa troisième cigarette coincée entre les dents, il appuya sur un bouton pour lancer la musique. Le silence devait commencer à être pesant pour lui aussi. La radio crachota une seconde avant que It's a Heartache, de Bonnie Tyler AH j'aime trop Bonnie Tyloer, ma préférée c'est Hero, ne résonne dans l'habitacle. Julian laissa échapper un rire amer devant l'ironie du titre et Charlotte tourna la tête vers lui.

Elle avait encore les yeux rouges mais ses joues avaient repris des couleurs.

- J'ai l'impression de juste partir en vacances, avoua-t-elle doucement en jouant avec la chaîne de son collier. Qu'on sera de retour à la maison la semaine prochaine et que je pourrais tout raconter à Leah...

Leah était sa meilleure amie et Julian ne comptait plus le nombre de soirées pyjamas où il avait dû taper contre le mur pour faire cesser leurs gloussements. Elle était venue dire au revoir à Charlotte le week-end dernier avec une partie de l'équipe de Quidditch de Poufsouffle et elles s'étaient promis de se revoir à noël, s'ils pouvaient revenir en Angleterre. Eux aussi ils ont peur d'être confinés pendant les vacances

- Tu la reverras, assura-t-il, même si intérieurement il n'en savait rien. Ce n'est qu'un océan après tout.

Elle se mordit la lèvre et tira un peu plus sur son collier, l'air peu convaincu.

- Ça ne va pas te manquer toi ? Murmura-t-elle pour que le chauffeur de taxi ne l'entende pas par-dessus la musique. Poudlard ? Ta salle commune ? Matthew et Hanna ?

Le cœur douloureux, la vision de sa salle commune aux étoffes de soie bleues et bronzes, au dôme parsemé d'étoiles, et à la grande bibliothèque nichée dans l'alcôve de Rowena Serdaigle s'imposa dans son esprit. Avec Matthew Bones, son meilleur ami à Gryffondor, il avait passé des heures à discuter et à faire des parties d'échec dans les fauteuils moelleux de la salle d'étude sous la plus grande fenêtre qui donnait sur les montagnes écossaises.

Matthew et lui étaient tout de suite devenus amis, dès le jour de la répartition à leur arrivée à l'école. Ils étaient tous les deux travailleurs, bons joueurs d'échec, et passionnés par l'exploration du château. Les premières semaines, ils s'étaient amusés à arpenter le labyrinthe des couloirs ou à se retrouver coincés sur les escaliers mouvants. Matthew, qui venait d'une famille de sang-pur juriste assez vieille école, avait adoré la liberté qu'offrait Poudlard ; et Julian, pour cette première année-là du moins, avait pu penser à lui sans s'inquiéter pour Charlotte. Il est trop chou avec sa petite soeur

La deuxième semaine des vacances de noël de cette première année, il avait même passé un week-end chez les Bones. Il avait fait la rencontre d'Edgar Bones, le père de Matthew, un homme impressionnant à la pipe toujours calée entre les mâchoires ; Spencer, le jeune frère toujours dans leurs jambes ; et la mère de Matthew, Cassie, une femme à l'esprit tranchant et bienveillante. Cette immersion dans un univers traditionnel entièrement sorcier lui avait fait prendre conscience de la modernité de leur propre mode de vie à la maison. Malgré le statut sang-pur de sa mère qu'elle détestait évoquer, leur père avait réussi à faire entrer au sein de leurs murs les innovations techniques avec lesquels il avait grandi en tant que né-moldu. Si les lumières de sort et les flammes des lampes à pétrole amplifiées par magie avaient été amusantes pour un week-end, il était resté bien content de retrouver l'électricité en rentrant. Haha mais tellement c'est tellement pas pratique la vie sorcière sur certains aspects

Concernant Hanna, il avait horreur de l'admettre, mais il ne pouvait pas s'empêcher de ressentir un certain soulagement. Ils avaient commencé à sortir ensemble au retour des vacances de noël de cette année après avoir été camarades de classe à Serdaigle depuis leurs onze ans. Hanna Faucett était une fille intelligente et pleine de vie, il s'entendait avec elle comme avec Matthew ; mais il ne savait pas s'il était amoureux d'elle. Il n'était même pas sûr de savoir ce que ce mot signifiait. Il avait vu beaucoup de personnes amoureuses dans sa vie : sa grand-mère Jeanne, qui regardait avec la même tendresse nostalgique le portrait de son défunt mari décédé pendant la guerre en 1944 alors que son père avait onze ans; ses parents évidemment, qui disaient souvent qu'ils s'étaient sauvés l'un l'autre sans que Julian comprenne réellement ce qu'ils voulaient dire par là ; et les couples de Poudlard, comme James Potter et Lily Evans AAAAAAH, deux septième année qui avait fini leurs études il y a un an et sur qui il n'aurait pourtant pas misé au départ.

Quand son père lui avait annoncé leur déménagement, Julian avait quand même envoyé une lettre à Hanna pour la mettre au courant C'est horrible :lol: :lol: :lol: :lol: . Il n'avait même pas eu le temps de la revoir, puisqu'elle passait les deux mois d'été en Grèce, et honteusement il était plus soulagé qu'attristé. Il devait déjà gérer les pleurs de Charlotte, il n'aurait pas eu la force de la consoler elle aussi.

- Ju' ? L'interpella Charlotte, le ramenant sur terre.

- Désolé, marmonna-t-il en secouant la tête. Euh... si, si évidemment que ça va me manquer...

Sa sœur le regarda d'un drôle d'air, mais parut comprendre qu'il n'avait pas envie de s'étendre sur le sujet. Elle soupira en reportant une fois de plus son attention dehors où une famille moldue avec une poussette traversait au passage piéton sous le regard torve de leur chauffeur, impatient.

- J'pensais pas que c'était si grand, New York, commenta Charlotte, en mordillant la chaîne de son collier. On doit aller jusqu'où comme ça ?

- Jusqu'à... Carnegie Hill dans l'Upper East Side, répondit leur père à l'avant, la carte sur les genoux. C'est là qu'ils vivent d'après la lettre d'Isadora.

- Mais tu les as déjà vu, papa ? Les Grims ?

Son ton avide trahissait la curiosité que Julian ressentait depuis des semaines. Leur père croisa leur regard dans le rétroviseur et dû le lire sur leur visage.

- Non, répondit-il après une brève hésitation. Non, jamais. Ils ne sont pas venus à notre mariage, ni pour votre naissance. Votre mère ne voulait pas les prévenir de toute façon. Je n'ai jamais su toute l'histoire, mais je crois qu'Aurélia ne s'entendait pas avec sa sœur, Cordelia Anne ? . Elles se sont disputées pendant des années et le reste de la famille s'est rangé à la cause de Cordelia si j'ai bien compris. Votre mère a finalement pris la décision de partir en Angleterre quand on lui a proposé un stage d'historienne deux ans après ses études pour s'éloigner d'eux.

- Et elle n'est jamais rentrée...

Leur père sourit tristement.

- C'est vrai. Elle l'a décidé définitivement quand on s'est mariés.

- Le 13 août 1959, dit Julian à voix basse.

Il connaissait la date par cœur pour l'avoir vu toute sa vie, gravée dans le bois du chambranle de l'entrée, dans leur appartement londonien. C'était sa mère qui l'avait fait de la pointe de sa baguette lorsqu'ils l'avaient acheté quand il avait un an.

Après ça, Charlotte sembla renoncer à poser des questions et s'enfonça dans son siège. Leur chauffeur alluma sa quatrième cigarette, enfumant l'intérieur du taxi Tellement plus d'actualité *hmm hmm Emily in Paris*, puis s'engagea dans une longue rue bordée d'arbres où les immeubles immenses en grès et aux façades percées de hautes fenêtres en fer côtoyaient les demeures grand siècle, vestige d'une autre époque. J'aime trop tes descriptions !

Julian se demanda à quoi pouvait bien ressembler les Grims. Il n'avait jamais vu de photos d'eux, c'était à peine s'il connaissait leur nom. Sa grand-mère Isadora avait été la seule à communiquer avec son père pour préparer leur arrivée et il en avait déduit qu'elle devait être une sorte de cheffe de famille. Tous les Grims vivaient dans le quartier de Carnegie Hill, près de Central Park, dans une même maison qui était dans la famille depuis des générations. Quand son père lui avait indiqué l'endroit sur une carte, Julian avait haussé un sourcil. Il ne connaissait peut-être pas grand-chose au prix du marché newyorkais, mais il ne fallait pas être agent immobilier pour se douter du coût exorbitant d'un bien pareil. A moins que le dit bien ne soit pas référencé chez les moldus et appartienne exclusivement au monde sorcier, ce qui n'était pas impossible vu son ancienneté. Ouais mais faut bien le payer chez les Sorciers aussi non ?

Julian avait tenté de faire des recherches sur les lieux sorciers à New York, mais il avait trouvé peu de documents dans les affaires de sa mère. La seule carte qu'il avait trouvée indiquait qu'une partie de Central Park était un territoire de Doxy et que le Woolworth Building, au cœur de Broadway, abritait le congrès américain sorcier, le MACUSA, depuis 1893 C'est du canon tout ça ?. La gare de Grand Central constituait également un passage vers un quai dissimulé qui permettait de se rendre à Ilvermorny au Massachussetts. Ca je sais d'où ça vient :lol:

Ce manque de développement s'expliquait avant tout par le caractère récent de la société sorcière américaine. Pendant des siècles, les sorciers avaient vécu aux quatre coins du pays, dans des espaces éclatés. Ils avaient été longtemps persécutés et traqués aussi bien par les moldus, dont les procès de Salem était le symbole, que par d'autres sorciers corrompus qui pourchassaient leurs semblables pour l'appât du gain, les Ratisseurs. Mais c'est terrible

Cette peur incessante d'être découvert avait poussé les sorciers américains à ne jamais se figer quelque part. Leurs institutions, notamment le siège du MACUSA, n'avait pas cessé de bouger au cours du temps. La loi Rappaport en 1790 et sa ségrégation entre moldus et sorcier avaient fini de forger cette spécificité américaine. C'est si intéressant Anna !

Par peur que le secret du monde magique soit révélé, les pouvoirs publics avaient même refusé de créer des lieux dédiés uniquement aux sorciers, ce que Julian avait trouvé paradoxal étant donné qu'ils n'avaient déjà pas le droit de se mêler aux moldus et qu'en plus ils ne pouvaient pas se retrouver entre eux. C'était pour cela que New York comptait une multitude de bars et de cafés clandestins cachés aux moldus, tenus par des sorciers, et dont l'emplacement s'était fait connaître grâce aux bouches à oreille. Olalal c'est d'un complexe ! Tu l'as inventé tout ça ou c'est canon ? Ou tu l'as déduit des AF ?

- Arrête de penser, lança soudain Charlotte.

Surpris, il manqua de sursauter et son esprit mit une seconde à se reconnecter au monde autour de lui.

- Quoi ?

- Je te regarde depuis dix minutes et tu fais ta tête, dit-elle, amusée.

- Quelle tête ? Je fais pas « de tête », protesta-t-il.

Charlotte se tourna de trois quarts pour lui faire face, son sourire de petite sœur agaçante aux lèvres. Il se retint de la repousser en arrière.

- Si ! Affirma-t-elle. Je suis sûre que tu récites intérieurement tout ce que t'as eu le temps de lire sur les Etats-Unis. Pour avoir l'impression de maîtriser.

Malheureusement, elle avait raison, même si en vérité il n'avait pas eu le temps de lire grand-chose en un mois avec tout ce qu'il avait eu à faire. A peine deux livres. Il est trop mignon haha

- Tais-toi, maugréa-t-il malgré tout.

Charlotte eut un rictus supérieur et tira à nouveau sur la chaîne de son collier. Il lui donna une tape sèche sur les doigts.

- Arrête, tu vas le casser, prévint-il.

- Il est déjà cassé...

Là encore, elle n'avait pas tort. Son collier, une horloge imbriquée dans un cœur ouvragé en or suspendu à une simple chaîne dorée, avait appartenu à leur mère. Julian ne l'avait jamais vu sans, à part le jour de sa mort. Elle l'avait oublié à la maison. La petite horloge à l'intérieur du cœur n'avait jamais fonctionné et les aiguilles étaient restées bloquées sur 23h48. Pourquoi j'ai l'impression que c'est important
J'ai la chanson de Renan Luce en tête maintenant, 24h01


- Je veux dire la chaîne, précisa-t-il.

- Hum, fit-elle, peu convaincue. C'est encore long ?

- C'est l'heure de pointe à New York, il y a juste pas mal de trafic. Essaye de dormir ?

- J'ai dormi 5h dans l'avion.

Julian grimaça. Il n'avait jamais pris l'avion avant aujourd'hui et il n'était pas pressé de renouveler l'expérience. Les secousses lui avaient semblé interminables, sans parler de ses oreilles qui sifflaient encore à cause de leur passage en altitude. Pendant l'atterrissage, il s'était fait la promesse que si un jour il devenait chercheur en sortilège, il essayerait d'inventer un portoloin qui traverserait l'Atlantique. Et il écrirait une lettre ouverte au MACUSA pour que les étrangers tout juste débarqués sur le sol américain puissent emprunter une cheminée ou un portoloin même sans s'être rendu à l'Ambassade au lieu de prendre un taxi coincé dans les embouteillages. Hahaha tous ces beaux projets (c'est vrai que je m'étais pas posée laquestion de ce qu'ils faisaient dans ce taxi mais bien vu !)

- Je ne sais pas, Lottie, soupira-t-il finalement. Compte les arbres.

Elle leva les yeux au ciel, puis se tourna à nouveau vers lui. Il sut qu'elle allait lui demander quelque chose rien qu'à son expression de bébé veau-de-lune. :lol: :lol:

- Ju', tu me racontes l'histoire de maman ?

- Lottie...

- S'il te plait ! Tu la racontes trop bien !

Pas aussi bien que maman, songea-t-il avec une pointe de tristesse. Il ne savait même plus quand est-ce qu'elle avait commencé à leur raconter l'histoire du Cercle des Animaux, comme ils l'avaient baptisée avec le temps. C'était un petit conte, ni tout à fait sorcier ni tout à fait moldu, qu'Aurélia avait inventé pour les endormir le soir.

- Il était une fois...commença-t-il d'une voix résignée. Tu vois t'es faite pour raconter des contes !!

- « Il était jadis », corrigea Charlotte mécaniquement. Maman aimait bien faire dans l'original.

- Alors que la convention poétique d'un conte devrait être...

- Ju' ! L'histoire !

- Oui, pardon... Il était jadis cinq animaux. Tous différents mais unis par un but, ils formaient un Cercle, une égalité parfaite, une harmonie au cœur de la forêt argentée. Il y avait un corbeau qui aimait voler au-dessus des cimes. De tous temps et de toutes circonstances, le corbeau restait au côté de son meilleur ami le rouge-gorge. Le petit oiseau frêle n'était pas originaire de la région et trouvait refuge auprès de la protection du corbeau. L'un téméraire, l'autre prudent, ils volaient côte à côte et exploraient la forêt. La famille du corbeau ne voyait pas d'un très bon bec cette amitié, mais il la tolérait. Le frère du corbeau se joignait parfois à eux. A ce trio étrange se joignit bientôt deux autres animaux : un puma, fort et courageux, et un perroquet aux couleurs chatoyantes. Si les quatre oiseaux voyageaient dans les airs, le puma, lui, arpentaient le sol de la forêt argentée pour prévenir le danger. Un jour, le Cercle des Animaux entendit parler d'un objet magique : un objet si ancien qu'il aurait appartenu à un voyageur, un véritable fondateur de pays lointains, dont le symbole magique aurait été perdu dans les bois. Conscients de l'enjeu que représentait cet objet, les animaux se mirent à le chercher avec acharnement. Le puma parcouraient des lieux entiers chaque jour tandis que les oiseaux écumaient le ciel. Ils en oublièrent le reste, leur famille et les autres animaux de la forêt qui ne pouvaient les approcher tant le Cercle se consacrait à sa recherche. Un jour fatidique, les cinq amis se séparèrent en deux groupes : les frères corbeaux et le puma se rendirent près d'un arbre sacré aux propriétés extraordinaires selon la légende, tandis que le rouge-gorge et le perroquet suivirent un cours d'eau qui s'enfonçaient sous terre dans une grotte obscure.

- Ténébreuse, murmura Charlotte.

Coupé dans son élan, Julian cligna des yeux. Il hocha la tête pour lui accorder le point et reprit son récit :

- Une grotte ténébreuse, oui, dit-il. Le rouge-gorge et le perroquet ne trouvèrent rien, ils voletèrent près des parois sans trouver le mystérieux objet magique, la couleur de leur plumage à peine visible dans le noir de la grotte. Au contraire, le puma et les frères corbeaux crurent enfin découvrir ce qu'ils désiraient tant. L'arbre avait bien des propriétés étranges et semblait l'endroit parfait pour accueillir en son sein un tel objet. Téméraire, peut-être trop, le puma bondit sur l'arbre sous les avertissements des corbeaux. Impuissants, ils ne purent que voir leur ami subir le mauvais sort que réservaient les protections de l'arbre à ceux qui tentaient de s'emparer de l'objet sans connaissance. Sans vie devant eux, le puma avait succombé à sa soif de pouvoir. Alertés par les croassements de leurs amis aux plumes noirs, les oiseaux colorés accoururent...

- S'ils volent, est-ce qu'on peut dire qu'ils accourent ? Coupa soudain leur père à l'avant du taxi. :lol: :lol: :lol:

D'un même mouvement, Julian se retourna vers lui avec Charlotte. La question était si pragmatique, si terre-à-terre, qu'il en resta muet sur le coup avant de réaliser que la remarque n'était pas si bête. Quand leur mère leur racontait l'histoire, il ne s'était jamais posé la question et un doute s'immisça au fond de son esprit. S'il ne l'avait jamais remarqué, c'était peut-être parce que ce n'était pas le mot qu'elle employait... Avait-il confondu ? Comme avec obscure et ténébreuse ? A la simple idée d'oublier ce qu'elle lui avait pourtant raconté une centaine de fois pendant son enfance, il fut pris de panique.

- Maman disait accourir, je crois, dit Charlotte en fronçant les sourcils. Mais c'est vrai que c'est bizarre...

- Les oiseaux peuvent marcher, intervint le chauffeur de taxi avec un fort accent américain. C'est possible, non ?

Cette fois, les trois Shelton le dévisagèrent et Julian retint un éclat de rire. Si même leur chauffeur s'y mettait...

- Peu importe, s'impatienta Charlotte. Continu, Ju' !

- Ah... Euh oui, balbutia-t-il en essayant de reprendre le fil de l'histoire. Donc... Le rouge-gorge et le perroquet arrivèrent sur les lieux. Ils pleurèrent tous leur ami à quatre pattes, si brave et courageux, avant que la réalité ne les rattrape. Les autres animaux de la forêt allaient bientôt se réveiller et découvrir la mort de ce noble animal. Le blâme retomberait sur eux car après tout ils l'avaient entraîné dans leur quête insensée. Que faire ? Il fallait faire passer la mort du puma pour un accident... Mais qui aurait pu vaincre cette montagne de courage et de muscles ? Seul l'ours aurait peut-être pu y parvenir. Les quatre oiseaux se mirent alors à lacérer le corps de coups de bec et de coups de griffes pour faire croire à une attaque d'ours MAIS C EST AFFREUX !!!. Le lendemain, les animaux de la forêt découvrirent le puma et lui rendirent hommage, sans jamais se douter de la supercherie. Mais cette aventure ne fut pas sans conséquence. Les quatre animaux du Cercle se séparèrent, rongés par leur secret : les frères corbeaux s'exilèrent chacun à un bout de la forêt, le rouge-gorge resta au même endroit et décida d'honorer la mémoire de son ami défunt. Le perroquet, cet oiseau de paraître qui aimait faire le spectacle devant les autres, fut traumatisé par cette tragique soirée. Il en perdit son éclat et arrêta de chanter. Encore aujourd'hui, on raconte que l'objet magique serait toujours dans la forêt... Mais .... Mais c'est terrible cette histoire !!

Sa voix s'éteignit et seule la chanson qui passait à la radio emplit l'habitacle. Julian coula un regard en direction de sa sœur. Elle s'était remise à jouer avec son collier, la tête contre la fenêtre et un petit sourire nostalgique jouait sur ses lèvres. Le simple fait d'avoir réussi à la faire sourire l'apaisa.

- Arrête avec ton collier, admonestera-t-il.

Avant même que Charlotte ait pu dénouer ses doigts entremêlés, le taxi freina brusquement et ils manquèrent d'être projetés en avant. Instinctivement, Julian tendit le bras pour retenir sa sœur.

- Désolé, s'excusa leur chauffeur. Vous avez dit le n°6 ?

- Oui... Oui c'est ça, confirma Ethan en scrutant la carte. Le n°6 sur 91th Street

- Bah y'a pas de n°6, m'sieur. On est devant le n°4 et ça passe au n°8 ensuite...

- Oh... Oui, j'ai dû... j'ai dû me tromper. On va se débrouiller ici.Pouahahah classique

- Vous êtes sûr ?

- Certain. Merci beaucoup.

Sans attendre, il tendit un billet de cinquante dollars au chauffeur et leur fit signe de descendre. Julian ouvrit sa portière et se retrouva sur le trottoir, son sac à dos sur l'épaule. C'était le seul bagage qu'il avait gardé avec lui pour le voyage, histoire de conserver au moins sa baguette et quelques affaires. Le reste de leurs valises avait été envoyé la veille de leur départ chez les Grims.

Le taxi s'éloigna avec un signe de la main et un « ces anglais... » sonore.

- Alors ? Dit Charlotte. On toque à quelle porte si le n°6 n'existe pas ?

- Il existe, contredit son père. Mais pas pour les moldus. Avancez un peu tous les deux.

Julian regarda devant lui, incertain. Techniquement, le chauffeur avait eu raison. Les façades brunes des immeubles s'alignaient, séparées du trottoir seulement par de petites allées délimitées par des grilles en fer ouvragé. De ce côté de la rue, les numéros pairs se succédaient, même si le n°6 manquait effectivement à l'appel. Mais si Julian avait appris quelque chose en grandissant entre deux mondes, c'était que les apparences pouvaient être trompeuses du point de vue moldu.

A la suite de Charlotte, il entra dans la petite allée juste devant eux. Dès qu'il passa les grilles, la façade parut se transformer sous ses yeux. Le changement se produit si vite, comme s'il avait franchi un voile invisible, qu'il vit flou un instant. Là où une seconde auparavant deux immeubles mitoyens bordaient la rue, une maison était désormais intercalée entre les deux. Ses murs ne touchaient aucun des deux immeubles : deux bandes d'herbe, de part et d'autre de la maison, l'entouraient et laissaient deviner un jardin à l'arrière. Les Grims ne frayent pas avec les moldus
La maison en elle-même semblait bien plus ancienne que les deux immeubles. Sa pierre de grès, bien qu'identique, était plus patinée par le temps. Elle avait tout du manoir gothique avec sa façade ornée de fioritures architecturales. Son fronton colonial en forme d'arc de cercle soutenait un balcon qui donnait sur le premier étage Rah j'adore cette description. Deux rangées de fenêtres, aux rideaux tirés, étaient encore visibles au-dessus et le toit mansardé était percé d'une petite lucarne ronde qui devait être le grenier.

Juste au pied des marches qui menaient au perron, une pancarte en acier devenue presque noir indiquait le nom du manoir : « Le Saranna ».

- Ils habitent là ? Murmura Charlotte, comme si elle avait peur d'élever la voix.

- D'après la lettre d'Isadora... Et je ne pense pas qu'il y ait plusieurs maisons enchantées dans le quartier. Ça ne peut être qu'ici.

Pourtant, ni Charlotte ni son père ne fit mine de s'avancer. Julian roula des yeux Anna quand on lit les trucs Wattpad que nous envoie Perri. Constatant que ni l'un ni l'autre ne semblait prêt à bouger, il prit les devants et gravit les marches. Avant d'avoir le temps d'hésiter, il empoigna le lourd heurtoir en bronze gravé d'un corbeau en plein vol et donna trois coups secs contre la porte. Le corbeau du heurtoir lui rappela celui du conte. COINCIDENCE JE NE CROIS PAS

Il sentit son pouls s'accélérer et, pendant une seconde, espéra presque que personne ne vienne répondre. Il ne savait pas à quoi s'attendre, ni qui comment seraient ces gens. Dans son dos, il entendit son père et Charlotte l'imiter, mais ils restèrent derrière lui.

Brusquement, le battant s'ouvrit et Julian redressa les épaules. Une jeune fille qui devait avoir son âge se tenait devant eux dans l'embrasure de la porte, impassible. Elle avait de longs cheveux bruns, un nez retroussé parsemé de quelques tâches de rousseurs, et le teint pâle. Elle les gratifia d'un regard presque moqueur.

- Bienvenue dans la famille la plus dysfonctionnel d'Amérique, les accueillit-t-elle. SYMPA

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Merci pour vos commentaires, j'espère vraiment que vous allez continuer à aimer !

Prochain post : Chapitre 4 - Mercredi 14 octobre
OKAY alors déjà : j'aime tes descriptions ! Elles mettent vraiment dans le mood :D
Je crois que je l'ai dit la dernière fois, mais j'aime trop la relation entre Charlotte et Julian haha
et le CONTE LA crois pas m'avoir comme ça ! C'est forcément un élément utile pour la suite de l'histoire ahha, c'est beaucoup trop spécifique pour être innocent ! Mais utilité à part, j'aime trop l'idée de raconter ce conte ! Ca dit plein de choses sur la relation d'Aurelia à ses enfants, et sur celle entre Charlotte et Julian
Et puis sur leur père aussi :lol:
et cet accueil fracassant à la fin ça promeeet

Re: L'héritage d'Ilvermorny [Harry Potter]

Publié : lun. 23 nov., 2020 10:26 am
par MelleChachow
J'ai adoré ce chapitre !
On a trop l'impression d'y être et c'est vraiment génial !
Ils sont hyper stricts les américains sur le jour de la rentrée ! 10 minutes c'est rapide pour des au-revoir !
Et c'est super sympa de rencontrer de nouvelles têtes !
Maintenant, j'ai hâte de voir l'école *o*

Re: L'héritage d'Ilvermorny [Harry Potter]

Publié : ven. 27 nov., 2020 1:51 pm
par annabethfan
@Bff47 : Je suis contente que tu aimes l'intrigue/suspens, c'est pas mon grand fort mais j'essaye de faire un effort :lol: Sinon, je ne dis rien sur Noah mais il sera effectivement important haha! Je m'éclate sinon à faire le club de journalisme, les spécificités américaines, donc je suis ravie que tu aimes ça aussi. En fait ton enthousiasme sur tout les aspects de l'histoire me fait hyper plaisir parce que j'ai inventé beaucoup de choses par moi-même donc c'est vraiment génial. Merci vraiment à toi de t'impliquer autant ! J'aime les commentaires interminables crois-moi :lol:

@mythik : Même un chapitre sur deux de commenté c'est déjà énorme merci tellement !
Ah oui pas de McGo aux USA... Après peut-être que je la ferai apparaître un jour, je verrai :lol: J'ai prévu la fanfic sur 3 ans so ^^ J'ai fait en sorte que les États-Unis soient beaucoup plus stricts que l'Angleterre pour les différencier c'est normal :lol: En tout cas encore merci pour ton com' !

@Perri : Ma reconnaissance éternel as usual

@Cazo : Same

@MelleChachow : Je suis contente que tu aies aimé le chapitre ! Et oui les Etats-Unis sont bien plus à cheval sur le secret magique ! Merci pour ton commentaire ! :D


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Chapitre 7 : Bienvenue à Ilvermorny


« J'ai eu l'impression qu'un invisible levier avait été actionné et que, par une trappe qui se dérobait d'un coup sous mes pieds, je sombrais dans une réalité parallèle »

- Thomas H. Cook -


// 3 septembre 1979 //

La première chose qui accueillit Julian à sa descente du train fut le vent frais du Massachussetts. Si l'air estival avait été étouffant à New York, l'atmosphère était plus respirable ici, loin de la capitale. Au loin, le soleil descendait tout juste derrière les montagnes qui encadraient la gare à droite et à gauche. Le village où ils étaient devait se trouver dans une vallée.

Julian inspira profondément et aida Charlotte à porter sa valise pour descendre du train. Aileen et Liam étaient déjà sur le quai.

- On est où ? S'interrogea Charlotte à voix haute.

- Greylock Village, dit Aileen en se battant contre ses cheveux roux qui lui revenaient dans la figure. C'est la montagne qui lui a donné son nom, mais on l'appelle juste Le Village la plupart du temps. Là, on est dans la vallée aux Pixies.

Elle désigna les deux montagnes en écartant les bras en croix.

- Celle-là, c'est le mont Greylock. Le château est en haut. Et celle-là, c'est le Mont des Errants. On dit qu'il est hanté, personne n'a jamais réussir à construire quelque chose de durable dessus.

- Trop bien, souffla Charlotte.

Une lueur aventureuse s'était déjà allumée dans ses yeux et Julian remercia intérieurement Aileen lorsqu'elle ajouta d'une voix ferme :

- Les élèves ont interdiction d'y aller.

- En principe, nuança Liam, goguenard.

- Interdiction, martela Aileen. Arrête toute de suite.

Au bout du quai, les élèves commençaient à se masser et ils se dirigèrent vers eux, Liam et Aileen en tête pour les guider. Julian n'était pas très grand et il dût se mettre sur la pointe des pieds pour voir ce qui se passait. Devant le groupe d'élèves se tenait Otis Clavis. Il avait troqué son uniforme de portier rouge pour une salopette en jean et des bottes qui lui montaient jusqu'aux genoux. Sous l'éclairage des boules de feu enchantées, son visage rond et rubicond ressortait comme un soleil miniature.

- Bonsoir à tous, bonsoir à tous ! S'exclama-t-il de sa voix grave chaleureuse. Alors, bon voyage ?

- Oui Otis ! Répondirent plusieurs élèves en cœur.

- Eh Otis ! L'apostropha un garçon au premier rang. Regardez ! Je vous ai ramené des tracts pour réclamer la protection des licornes, comme promis !

- Oh merci, Enjolras, merci. Mais range ça, il ne faut pas que la directrice les voie, tu viendras plus tard me voir à la chaumière.

Aileen se pencha vers lui. Julian s'abaissa pour être à sa hauteur et l'entendre malgré le bruit ambiant.

- Otis est le gardien de l'école, il habite dans une chaumière dans le parc, expliqua-t-elle.

- Et il a des licornes ? S'étonna-t-il. Elles se laissent approcher ?

- Il les soigne quand elles se blessent dans la forêt. C'est le seul homme à pouvoir les approcher un minimum pour les aider !

Ils marchaient côte à côte pour suivre la foule. Julian se retourna pour voir si Charlotte suivait bien et son bras frôla celui d'Aileen qui s'écarta aussitôt. Il allait s'excuser mais elle le regarda avec compréhension.

- Arrête de t'inquiéter, dit-elle. Tu stress depuis qu'on s'est rentrés dedans dans le train, je le vois. Ta sœur va bien et tout va bien se passer. Viens.

Et elle accéléra le pas. Par réflexe, Julian imita son rythme et ils se retrouvèrent dans le premier tier du groupe, laissant Charlotte et Liam en arrière. La vue désormais plus dégagée, Julian voulut détailler du regard les alentours, mais Otis les guida le long d'un chemin hors de la gare et les fit sortir du village avant qu'il ne puisse mieux le voir. Ils remontèrent un petit chemin de terre entouré de champs à droite et d'une vaste forêt de pins à gauche. L'air frais était parfumé par les arbres et les fleurs sauvages. Après quelques minutes de marche, ils s'engagèrent dans un virage pour faire face à la montagne et Julian renversa la tête en arrière pour voir le château qui s'élevait soudain au-dessus de sa tête, majestueux et dominant la vallée. Depuis le sol, il ne voyait qu'une façade en pierre grise et de hautes tours qui perçaient le ciel.

- Ilvermorny, souffla-t-il.

- Lui-même !

- Et comment on monte là-haut ?

- Avec ça, dit Aileen en tendant le bras.

Julian suivit la direction qu'elle lui indiquait et écarquilla les yeux. C'était encore plus incroyable que la calèche des Grims. Juste devant lui se tenait une rangée d'énormes montgolfières colorées, prêtes à s'envoler.

- Pas possible ! Sérieusement ?

- Quoi ? Comment tu veux monter sinon ?

- Mais les moldus ? Ils ne voient rien ? S'étonna-t-il.

Aileen fronça les sourcils.

- Les quoi ?

- Les moldus ! Pardon, les Non Maj' !

- Oh eux ! Non. Ils pensent que c'est une attraction pour touristes riches et il y a des sorts repousse-Non Maj' tout autour de la vallée. Le village non sorcier le plus proche est à des dizaines de kilomètres, la ville d'Adams. Mais on n'a pas le droit d'y aller.

- Je vois... Et on va tous monter dedans ?

- Par petits groupes, oui. Ça va plus vite que ça en a l'air, tu vas voir.

Elle sourit, amusée devant son incrédulité et il essaya de paraître moins émerveillé, sans grand succès.

- D'habitude, ce sont les Juniors qui sont surpris, j'oublie que ça peut sembler impressionnant la première fois, admit-elle. Vous n'avez pas ça à Poudlard ?

- Non, on a des calèches qui avancent toutes seules.

Pour Aileen, les calèches devaient être aussi folkloriques que les montgolfières l'étaient pour lui car elle se tourna vers lui, surprise.

- Va falloir que tu me racontes tout, c'est génial Poudlard !

- Hum... oui, vraiment génial.

Il avait conscience de sa réponse lacunaire, mais évoquer Poudlard lui faisait toujours mal. Il n'arrivait pas vraiment à se faire à l'idée qu'il n'était pas juste en visite, mais que son année se déroulerait ici plutôt qu'au château. Enfin, son château. Pour lui, il n'y en avait qu'un. A nouveau, Aileen dût lire la mélancolie sur son visage car elle posa une main réconfortante sur son épaule.

- Eh, murmura-t-elle d'une voix douce. Je comprends, ce n'est pas facile. Mais tu vas voir, c'est bien ici. Tu vas aimer.

- Je ne sais pas... dit-il honnêtement.

- Y'a qu'un seul moyen de le savoir, non ?

D'un mouvement de menton, elle désigna le château là-haut, comme si elle le mettait au défi de monter le découvrir. Un sourire mutin jouait sur ses lèvres et ses yeux marrons pétillaient. Sans lui laisser le choix, elle attrapa sa main pour le faire avancer et les autres s'écartèrent sur son passage. Sûrement le pouvoir de Représentante. Parmi les premiers dans la file pour les montgolfières, ils n'eurent pas à attendre longtemps avant d'embarquer.

Otis Clavis leur fit signe d'avancer et ils retrouvèrent Liam et Charlotte dans le panier.

- Je croyais qu'on vous avait perdu... s'étonna Aileen.

- T'as voulu nous semer oui ! S'exclama Liam en riant. Mais j'ai joué des coudes pour vous rattraper, il était hors de question que je loupe leur premier vol en montgolfière !

Au-dessus de leur tête, plusieurs boules de feu magiques – bien plus puissantes que celles qu'on pouvait acheter à la caisse des commerçants du Chemin de Traverse pour éclairer un intérieur – s'élevèrent sous le ballon. La toile rouge et bleue se mit à se tendre et à se gonfler jusqu'à former une sphère colorée. Une seconde plus tard, le panier quittait le sol. Chancelant, Julian s'accrocha à la rambarde et s'interdit de regarder en bas. La diligence volante était une chose, la montgolfière en était une autre... Une chose bien moins stable et à flanc de falaise. S'il tendait la main, il pouvait presque toucher la pierre. La trajectoire de la montgolfière devait être altérée par la magie : il était impossible qu'un tel engin, même d'une taille relativement modeste par rapport à d'autres modèle, puisse s'élever en ligne droite si près d'une montagne.

Le cœur battant, Julian se rendit à peine compte de Liam qui le prenait en photo. Il avait surtout hâte de se poser à nouveau sur la terre ferme. Charlotte, toujours à l'aise dans les airs, ne semblait pas partager son avis car elle se mit à poser en riant pour l'appareil photo. Ses cheveux blonds lui revenaient dans la figure à cause du vent et elle les repoussa, tout sourire.

- C'est trop bien ! S'écria-t-elle. Bien mieux que les calèches !

- Ça a son charme, reconnut Liam. Alors, prête pour la cérémonie de répartition ?

- On l'a déjà fait à Poudlard. Rien de bien terrible, c'est juste un Choixpeau.

Si Julian n'avait pas eu envie de vomir, il aurait rappelé à sa sœur que la directrice Hicks leur avait pourtant dit qu'Ilvermorny n'utilisait pas un Choixpeau pour la répartition, mais il préféra ne pas prendre le risque. Liam, lui, abaissa son appareil photo, perplexe.

- Un quoi ?

- Un Choixpeau, répéta-t-elle. Tu sais, le chapeau qui te dit dans quelle maison tu dois aller.

- Ah on n'a pas de chapeau, nous. (Il se tourna vers son amie, un rictus aux lèvres). Ils sont drôles ces anglais, pas vrai Aileen ?

Elle haussa les épaules.

- C'est un moyen comme un autre pour répartir...

- Mais un chapeau !

Charlotte, loin d'être vexée, se contenta de continuer à poser sa série de question. Julian en était presque reconnaissant : ça lui évitait de songer au vide sous ses pieds.

- Et les maisons ? Comment elles s'appellent déjà ?

- Ilvermorny possède quatre maisons, expliqua Aileen d'un air docte. Les Serpents Cornus, les Puckwoodgenie, les Oiseaux Tonnerre et les Womatou.

- Le Gros Matous ?

- Les Womatou, articula-t-elle distinctement. C'est un félin, une sorte de puma... Toutes nos maisons sont des animaux magiques qui vivent aux Etats-Unis. Nos fondateurs trouvaient que leurs noms famille ne rendraient pas bien en nom de maison. Mais ne t'inquiète pas, la directrice explique toujours tout dans son discours de rentrée. Tu vas tout comprendre !

- Et nous on va mourir d'ennui parce qu'on l'a entendu quatre fois déjà, renchérit Liam.

Appuyé contre le bord du panier, il agitait les photos qu'il venait de prendre avec son polaroïd pour les faire apparaître. Il fit une grimace grotesque à Aileen qui lui renvoyait un regard agacé.

- Liam, tu ne me sers à rien, dit-elle avec fatalisme.

- C'est faux ! Je suis ton meilleur photographe...

- Mon seul photographe.

- ... et c'est toi qui a été élu Représentante des Puck. Pas moi. C'est ta responsabilité les discours barbants.

Julian écoutait à moitié. Il venait de risquer un coup d'œil derrière lui, par-dessus la barrière en osier, et sa tête tourna violemment. Le vide qui s'étendait sous lui devint flou. Il retint un haut le cœur et la panique qui l'envahissait, puis se tourna à nouveau vers les autres, bien décidé à ignorer le gouffre sous ses pieds. Aileen dû toutefois remarquer sa pâleur car elle fronça les sourcils.

- Julian ? Tu te sens bien ?

- Hum... Je crois...

- Me dis pas que t'as le vertige ! S'écria Liam.

- Pas vraiment, juste un peu...

- Il a peur de l'altitude depuis qu'il est tombé de son balai pendant la leçon d'initiation au vol en première année, dénonça Charlotte. La seule matière où il était nul : on ne peut pas apprendre à voler grâce à un livre, il n'avait aucune chance.

- Lottie, protesta-t-il. N'importe quoi, arrête...

- Oh ! Ton frangin est une tête ? Dit Liam. Pas étonnant qu'Aileen l'ait repéré. C'est un truc de bons élèves ça !

Julian grimaça. Même s'il avait des facilités en cours, il n'aimait pas être réduit à l'image du Serdaigle studieux et travailleur. Ce n'était pas comme s'il travaillait tant que ça en vérité... et c'est ce qui énervait sa sœur la plupart du temps. Il n'avait jamais eu besoin de passer des heures à la bibliothèque à apprendre et à relire ses cours, la magie lui venait naturellement depuis sa première année, surtout les sortilèges. Le professeur Flitwick lui avait dit que c'était une question de sensibilité : tous les sorciers ne ressentaient pas l'essence d'un sort ou les strates d'un enchantement de la même façon. Certains pouvaient avoir une approche plus sensible.

Pour faire diversion, il décida d'interroger Aileen sur un point qui le perturbait depuis le voyage en train :

- Comment ça se fait que tu sois déjà élue Représente des élèves ? La rentrée n'a même pas eu lieu.

- L'élection a eu lieu avant les vacances l'année dernière. Vous verrez, les élèves qui veulent se présenter mènent une campagne tout le dernier mois de cours jusqu'à l'élection fin juin. Et j'ai été élue par les élèves de sixièmes années !

- Elle tient le journal de l'école, c'était une arme électorale de choix, ajouta Liam, goguenard.

- Quand tu dis ça, on dirait que j'ai mené une propagande.

Liam et Aileen se remirent à se chamailler. Elle avait l'air si mince et petite face à lui. Julian les observa. Il mit une seconde à faire le lien dans son esprit, mais il comprit soudain pourquoi Aileen lui semblait familière : elle lui faisait penser à Lily Evans, la Préfète-en-Chef de Poudlard il y a deux ans. Physiquement, elles n'avaient en commun que leurs cheveux roux – et encore, ceux de Lily Evans étaient plus lisses et plus foncés – mais elles irradiaient la même énergie bienveillante.

Soudain, la montgolfière tangua légèrement et Julian se rendit compte avec soulagement qu'ils atterrissaient enfin.

- Terminus, tout le monde descend ! Lança Liam. Allez, les anglais, venez !

Il ouvrit la marche. Encore chancelant, Julian le suivit avec prudence. Ils se trouvaient désormais sur un plateau formé à flanc de montagne, comme si la roche avait accepté d'accueillir une extension plane pour que les sorciers puissent s'y installer. Sur leur droite, la forêt s'était densifiée en altitude et formait une masse sombre qui s'étendait à perte de vue. Et juste face à lui, Julian la vit enfin... Ilvermorny, école de sorcellerie.

De là où il se trouvait, il ne distinguait que vaguement la forme du château au loin grâce aux lumières qui perçaient la façade et l'obscurité naissante. Le parc était délimité par un mur d'enceinte en pierre agrémenté de petites tours et l'accès se trouvait être un immense portail en fer sur lequel se dessinait les armoiries de l'école ainsi qu'un nœud gordien.

- C'est le symbole d'Isolt Sayre, la fondatrice, expliqua Aileen. Tu verras, il y en a un peu partout.

Il voulait bien la croire. Avant de partir, Julian s'était renseigné sur l'école ou du moins il avait tenté de lire quelques articles à son sujet entre deux cartons à faire. Isolt Sayre, d'origine irlandaise, était venue aux Etats-Unis au début du XVIIe siècle. Elle et son mari avaient créé l'école en 1620 sur le mont Greylock en prenant exemple sur Poudlard. C'était sûrement pour cela que Julian avait l'impression de contempler un double de son ancienne école, un double plus récent à la fois familier mais si différent.

Le parc devait être aussi grand s'il en croyait le terrain qui se déployait sous ses yeux, mais il s'étendait devant le château, il ne l'entourait pas comme à Poudlard. Un long chemin partait de la grande grille jusqu'à l'école, coupant presque le parc en deux. Julian remontait justement ce chemin et avait réduit l'allure pour observer autour de lui. A sa droite, il distinguait la silhouette de quatre grandes serres de verre et de fer autour desquelles des plantes grimpantes s'enroulaient. Juste à côté, un vaste enclos était accolé à une longère en bois qui ressemblait fortement à des écuries. A l'intérieur, plusieurs chevaux regardaient d'ailleurs passer les élèves d'un œil vif. A sa gauche, une sorte de rivière – ou de ruisseau par endroit – serpentait doucement à travers le parc et s'enfonçait sous terre, sous un grand rocher caverneux. Tout en courbe, il emplissait l'atmosphère d'un bruit d'eau apaisant. Vers le milieu du parc, le cours d'eau était enjambé par un pont en bois sombre. Un vaste stade s'élevait de l'autre côté de la rive en un ovale parfait. Eclairé par les derniers rayons du soleil, le stade semblait rougeoyer.

Enfin, ils arrivèrent au bout du chemin où plusieurs élèves étaient déjà réunis devant les lourdes portes encadrée de part et d'autre par deux grandes statues en marbre blanc : l'une représentait une jeune femme aux traits fins et à la cape nouée par un nœud gordien, et l'autre un homme au menton pointu et au visage anguleux.

- Isolt Sayre et son mari James Steward, dit Aileen, confirmant ce que Julian avait déjà deviné.

- Tu te transformes en guide touristique, se moqua Liam.

- Quoi ? Je leur fais visiter, c'est tout.

Mais Julian ne les écoutait plus. Il venait de lever la tête pour enfin découvrir le fameux château d'Ilvermorny. Tout en granit, il avait visiblement été agrandit au cours des siècles, et Julian distinguait encore la partie la plus ancienne de la demeure, celle qui n'avait dû qu'être une simple maison à l'époque. Percée par de grandes fenêtres en ogive, la façade était énorme et alambiquée, sertie de tours, de recoins et d'extensions. Une aile entière était greffée sur le flanc ouest du château et Julian crut distinguer des étagères pleines de livres à travers les fenêtres : certainement la bibliothèque.

- C'est grandiose, admit-il. Les enchantements en place pour l'agrandissement de la structure... C'est de la belle magie.

Du coin de l'œil, il vit Charlotte lever les mains, l'air de dire « vous voyez, un intello ! ». Liam éclata de rire.

Julian aurait pu rester longtemps à observer la façade si Théa n'était pas soudain sortie de la foule pour venir vers eux. Il avait presque oublié qu'elle était là aussi.

- Le retour de la reine des glaces ! Se moqua Liam.

- Cooper, la ferme.

- Bien sûr, Votre Altesse.

Il fit semblant de faire une révérence et Théa se crispa avant de l'ignorer.

- Julian, Charly, vous devez aller avec les Juniors pour la répartition, les informa-t-elle. Là-bas.

Elle indiqua un petit groupe d'enfants massés les uns contre les autres, l'air anxieux ou émerveillé. Exactement comme tous les premières années le jour de la rentrée.

- On va y aller, merci...

Théa les contempla une seconde, comme si elle voulait ajouter quelque chose, puis son regard tomba sur Aileen. Elle dut supposer qu'ils étaient entre de bonnes mains car elle se contenta de repartir en direction de son amie Othilia qui l'attendait plus loin.

- On se retrouve tout à l'heure, d'accord ? Dit Aileen.

- Bonne répartition, les Anglais !

Et leurs deux nouveaux amis se mêlèrent au reste des élèves qui commençaient à entrer dans le château maintenant que les lourdes portes étaient ouvertes. Nerveux, Julian attrapa sa sœur par la main pour ne pas la perdre et commença à la tirer vers le groupe des Juniors. Elle pesta dans son dos.

- Ju', j'ai plus quatre ans, lâche-moi.

- On reste ensemble Lottie.

- Je peux encore te suivre toute seule.

Mais il ne relâcha pas sa prise avant d'avoir rejoint les premières années. Ces derniers parurent effrayés de voir deux élèves plus âgés avec eux et leur jetèrent des coups d'œil interrogatifs. Plantés à côté des portes, ils durent attendre que tous les autres soient rentrés à l'intérieur du château pour que quelqu'un vienne enfin à leur rencontre. Julian reconnut sans mal Eulalie Hicks, la directrice. Elle portait toujours son chapeau aux larges bords et son visage à la peau sombre était toujours marqué par de petites rides. La personne qui l'accompagnait était une femme qui devait avoir dépassé la cinquantaine. Les traits sévères, elle n'en avait pas moins l'air bienveillante et elle posait un regard compréhensif sur les visages anxieux levés vers elle.

- Bonsoir à tous, entonna Hicks. Je suis ravie de vous accueillir ce soir pour votre rentrée dans le plus noble établissement d'Amérique du Nord, l'école dans laquelle je l'espère vous vous épanouirez en tant que jeunes sorciers et sorcières. (Elle marqua une pause en souriant). Pour ceux qui ne me connaissent pas, je suis Eulalie Hicks, la directrice d'Ilvermorny. Je suis ici ce soir pour vous présenter l'école au sein de laquelle vous allez passer les sept prochaines années. Pour commencer, je pense que le système des maisons est la principale chose dont vous devriez entendre parler. Les élèves sont en effet divisés en quatre maisons : il s'agit de former des communautés, un esprit d'union, et un sentiment d'appartenance qui vous permettra de vivre au mieux l'expérience qu'offre l'école. Les maisons sont, comme je le disais, au nombre de quatre : Serpent Cornu qui représente l'esprit des érudits, Puckwoodgenie qui incarne le cœur des guérisseurs, Oiseau Tonnerre qui symbolise l'âme des aventuriers, et enfin Womatou qui accueille les corps des guerriers. Chacune des maisons évoque ainsi une valeur, un profil de personnalité. La répartition qui va suivre aura pour objectif de déterminer la maison dans laquelle vous vous épanouirez, celle qui vous correspond au mieux.

La directrice Hicks inspira, laissant le temps à tout le monde d'intégrer ses paroles, puis reprit :

- Une fois répartie dans votre maison, cette dernière deviendra votre famille. Il vous faudra défendre ses couleurs en gagnant des points en cours, en respectant le règlement pour éviter de lui en faire perdre, en prenant part à des activités sportives en son nom. L'entraide est toutefois encouragée pour créer un climat de cohésion au sein de l'école qui est, vous le comprendrez, essentiel pour tous. (Elle ponctua sa remarque d'un silence sévère). Bien. Je vais maintenant laisser la parole à ma collègue, le professeur Miranda Fleming, qui me seconde dans mes tâches administratives en plus d'être directrice des Serpents Cornus. Vous aurez le plaisir de suivre ses cours d'Enchantements dès lundi. Elle va vous expliquer plus en détails le fonctionnement de l'école. Quant à moi, je vous souhaite à nouveau une merveilleuse rentrée.

Une vague de « merci » timide lui répondit, mais la directrice Hicks ne parut pas s'en formaliser. Elle adressa un nouveau sourire à tout le monde, puis céda sa place à Miranda Fleming. Juste au moment où elle se retournait pour entrer dans le château, Julian accrocha son regard et elle hocha la tête, comme si elle lui souhaitait la bienvenue dans ce Nouveau Monde à nouveau.

- Merci, madame la directrice, dit le professeur Fleming. Bonsoir à tous également, je suis très contente de vous rencontrer. Je vais donc vous parler de la vie de l'école brièvement avant votre répartition, mais ne vous inquiétez pas, tout vous sera à nouveau expliqué par vos professeurs tout au long de la semaine. Comme le disait notre directrice à l'instant, Ilvermorny sera aussi bien votre collège que votre maison pendant les sept années à venir. A ce titre, vous serez des acteurs essentiels dans la vie de l'école et j'attends de vous un comportement exemplaire, mais aussi un investissement dans les activités proposées. Si vous ressentez le besoin d'être aidé dans votre découverte, n'hésitez pas à vous adresser au corps enseignant, aux Représentants des différentes maisons ou aux Présidents des élèves. Ce sont eux qui vous guideront dans le château cette semaine, notamment après le dîner pour que vous puissiez découvrir le Foyer et vos dortoirs. En parlant des dortoirs justement, vous le verrez, mais vous ne serez pas rassemblés par maison. Nous encourageons l'interaction entre tous les étudiants et pour cette raison que les dortoirs sont composés d'un élève par maison. Bien entendu, il peut y avoir des exceptions, il n'est pas toujours possible d'avoir quatre élèves de la même maison de quatre maisons différentes, mais nous essayons au mieux de mélanger. Les cours du cursus commun seront au contraire exclusivement réservés aux élèves d'une même maison.

Julian commençait à être déstabilisé. S'il comprenait bien, il ne serait pas avec ses camarades de maison en dortoir, mais simplement en classe. Même si l'idée lui paraissait étrange après quatre ans passés à Poudlard, il devait reconnaître que ce n'était peut-être si incongru. La rivalité entre Serpentard et Gryffondor avait atteint des sommets l'année dernière à cause du Tournoi et Ilvermorny semblait vouloir éviter cet entre-soi étouffant.

- Mais je ne veux pas vous assommer de détails, continua le professeur Fleming. Passons à l'intérieur, la répartition vous attend.

D'un geste de la main, elle les invita à les suivre et tout le monde se remit en mouvement. Julian dépassait les petits premières années d'au moins deux têtes et il n'eut aucun mal à avancer, ni à voir le hall en y entrant. Au-delà des portes, il découvrit un grand hall circulaire surmonté d'une coupole en verre en guise de plafond. Cette pièce d'entrée n'était agrémentée que de quatre statues : moins imposantes que celles des Fondateurs à l'extérieur, elles représentaient chacune les quatre emblèmes des maisons, à savoir un Serpent cornu, un Womatou, un Oiseau-tonnerre et un Puckwoodgenie. Le sol, en mosaïque, dessinait un nœud gordien en son centre. En haut, un balcon en bois courrait tout le long des murs et les autres élèves les regardaient depuis l'étage, impatients que la répartition commence. Une véritable vague rouge et bleue, les couleurs des uniformes.

Julian sentit son cœur s'accélérer. Il repéra Aileen qui se détachait au milieu de la foule grâce à ses boucles rousses et Liam juste derrière elle. En tournant la tête, il aperçut son cousin Archer qui avait l'air de s'ennuyer et encore un peu à sa droite Théa. Elle disait quelque chose à son amie Othilia Fontaine. Juste à côté des deux filles, Noah Douzebranches était accoudé à la balustrade et braquait son regard bleu sur lui. Il supposait qu'il devait détoner au milieu de tous les enfants de onze ans et qu'il devait donc attirer l'attention.

- S'il vous plait, rassemblez-vous ! Ordonna le professeur Fleming. Nous allons commencer la répartition. Le principe est simple : vous devrez vous avancez au milieu du hall et vous prendrez place sur le nœud gordien au sol. Si une statue désire voir l'élève rejoindre sa maison, elle s'animera. Vous n'aurez qu'à vous placer alors derrière la statue de votre nouvelle maison. Il arrive que plusieurs statut s'anime car certains présentent des qualités diverses. La décision vous appartiendra donc, le choix sera vôtre.

Elle déplia un parchemin et Julian devina que les noms des élèves étaient inscrits dessus. Il eut une vision de McGonagall dans la même position et son ancienne professeure de métamorphose lui manqua brusquement. Il avait l'impression de regarder à travers un miroir déformant une réalité si proche et si lointaine à la fois.

- Avant d'appeler les Juniors, deux élèves plus âgés vont d'abord passer la cérémonie de répartition. Ils nous viennent d'Angleterre et j'espère que vous saurez leur réserver l'accueil qu'ils méritent.

Julian aurait voulu s'enfoncer sous terre. Les rares élèves qui ne l'avaient pas repéré ne pouvaient désormais plus le manquer. En haut, il ne manqua pas le rictus ironique de Noah Douzebranches qui semblait amusé devant son embarras évident.

- Shelton Julian ! Appela le professeur Fleming.

Cette fois, il se maudit d'être l'aîné. D'un même mouvement, tous les yeux le suivirent et il avança, les yeux résolument fixés sur le mur d'en face. Le stress l'avait envahi plus violemment qu'il ne l'avait anticipé. Le ventre noué, il se figea pile au milieu du nœud gordien et attendit. En vérité, il mentirait en disant qu'il n'avait pas déjà une idée de la maison qui allait être la sienne à Ilvermorny. Les yeux rivés sur la statue la plus à gauche face à lui, il ne ressentit aucune surprise en la voyant s'animer...

Le serpent au front serti de deux cornes et d'un cristal se redressa. La pierre précieuse au centre de sa tête s'illumina alors, projetant le reflet d'un éclat bleuté sur le sol. La maison de l'esprit et des érudits : ça lui correspondait bien, pas de doute. Les Serpents Cornus se mirent à applaudir à tout rompre et Julian crut entendre Liam se plaindre qu'ils ne soient pas dans la même maison.

Heureux d'échapper aux regards inquisiteurs de la foule, il se mit sur le côté et laissa la place à sa sœur qui s'avançait déjà avant même que le professeur Fleming ne crie son nom.

- Shelton Charlotte !

Avec assurance, elle se plaça à l'endroit indiqué et tourna sur elle-même, comme pour évaluer chaque statue. Julian retint un sourire en voyant la curiosité et l'impatience dans ses gestes. Contrairement à lui, les statues ne se manifestèrent pourtant pas immédiatement. Plusieurs secondes s'étirèrent avant que les ailes imposantes de l'Oiseau Tonnerre se déploient et se mettent à battre. Les autres s'apprêtaient à applaudir lorsque soudain le Puckwoodgenie s'anima également. Sa flèche levée vers le plafond, il la brandit fièrement dans les airs comme s'il tentait de battre l'Oiseau Tonnerre dont les battements d'ailes redoublèrent d'intensité. Déboussolée, Charlotte regarda tour à tour les deux statues.

- Il vous faut faire un choix, indiqua Fleming, près du groupe des premières années. La décision vous revient entièrement : le cœur ou l'âme ? Les guérisseurs ou les aventuriers ?

Julian se mordit la lèvre. S'il y réfléchissait, les Puckwoodgenie seraient les plus proches des Poufsouffle, la maison de Lottie à Poudlard. Leurs valeurs étaient l'entraide, être tourner vers les autres, travailler pour réussir et aider son prochain. Et malgré tout, Julian se prit à douter. Sa sœur n'était plus la même, elle n'était plus cette petite fille de onze ans qui était restée collée à lui pendant tout le trajet en train. Il n'y avait qu'à voir sa réaction tout à l'heure lorsqu'elle avait voulu s'éloigner de lui et enlever la main de la sienne. Il paniqua brusquement. Charlotte n'avait pas besoin d'être encouragée sur la voie de l'aventurisme, elle était assez casse-cou comme ça.

Pendant une brève seconde, Julia tenta d'accrocher le regard de sa sœur, mais elle ne se tourna à aucun moment vers lui, comme si elle l'évitait. Puis, elle déclara d'une voix forte :

- Oiseau Tonnerre ! Je... je choisis les Oiseaux Tonnerre.

Le professeur Fleming hocha la tête. Expirant fort, l'air soulagé, Charlotte le rejoignit en vitesse tandis qu'un petit garçon de onze ans prenait sa place. Il l'agrippa par le poignet dès qu'elle fut à sa hauteur.

- Pourquoi t'as fait ça ? Demanda-t-il dans un souffle. Puckwoodgenie était comme Poufsouffle !

- Parce qu'on n'est pas à Poudlard, Ju' ! Et j'avais le choix !

D'un geste ferme, elle se dégagea. Julian resta sans voix, déstabilisé, et il se contenta de regarder la cérémonie se dérouler sans un mot de plus.

Ilvermorny et Poudlard, songea-t-il. Deux faces d'une même pièce, deux faces d'une même réalité. A l'image du monde sorcier et du monde moldu, Julian espéra qu'il arriverait à faire partit des deux. Il n'y avait pas une seule réalité, mais plusieurs, parallèles les uns des autres. Tout comme il n'y avait pas un seul monde, il y avait plusieurs écoles. Il n'y gagnerait rien à s'accrocher à Poudlard. Ilvermorny était son pendant, son égal et son contraire. Et il avait intérêt à marcher sur les deux lignes parallèles s'il ne voulait pas perdre l'équilibre.

***********************************

Eléments tirés du canon/Pottermore

- Le mont Greylock est bien la montagne sur laquelle se situe Ilvermorny. Greylock village, le mont des Errats et vallée des Pixies sont en revanche de mon invention. La ville d'Adams existe belle et bien (oui j'ai été faire un tour sur google maps).

- Les maisons ont évidemment été inventées par Rowling. J'ai aussi repris sa description du hall d'entrée et de certains éléments extérieurs (la grille, le mur d'enceinte et les statues). Le système de répartition vient d'elle également, mais j'ai pris des libertés pour les dortoirs et le mélange des maisons.

***************

Prochain poste : Chapitre 8 - 9 décembre

Re: L'héritage d'Ilvermorny [Harry Potter]

Publié : ven. 27 nov., 2020 8:15 pm
par mythik
Coucou !
Bon allez, petit comm' rapide avant de retourner bosser.
Otis en fait, c'est le Hagrid américain. Il a des Acromentules aussi ? :lol: :lol:
J'adore l'idée des montgolfières ! J'aimerais bien aller en cours en montgolfière :lol: Et pauvre Ju' qui a peur du vide. En plus, Charly est pas gentille, elle se moque de toi...
Je le SAVAIS que Ju' allait finir chez les p'tits serpents ! (en même temps... Il est un peu trop cérébral ce garçon. Amuse-toi mon petit Ju' ! Les aventures cheloues dans le château, c'est cool !) Par contre, Charly chez l'équivalent des Griffondor, ça je l'avais pas vu venir. Mais pourquoi pas.
Tu pourrais nous rappeler dans quelles maisons sont tous les persos ? Entre tout le monde, j'avoue que j'ai un peu de mal à suivre... :oops:
C'est vraiment cool aussi le fait de mélanger les gens de différentes maisons dans les dortoirs.

Bref, un super chapitre encore ! Hâte de voir les premiers cours ;)

Re: L'héritage d'Ilvermorny [Harry Potter]

Publié : ven. 27 nov., 2020 11:01 pm
par elohane
Salut !
Je viens de lire les deux chapitres d'un coup et franchement je suis trop contente ! J'ai adoré.
Ilvermony à l'air pas trop mal mais je sens que ça va être bizarre que nos héros soit pas à Poudlard !
Concernant les nouveaux personnages, j'adore Aileen et Liam. Super sympa ! Personnellement je verrais bien Liam et Théa ensemble 8-) ;) ils sont trop mignons ! ( bon, je m'imagine déjà des choses moi ! :? :mrgreen: )
Noah à l'air d'être super-agaçant, le contraire exact de Julian, et pourtant je sens qu'ils vont êtres en couples...je me trompe ? :lol:
Pour le reste j'ai trop aimé la repartition ! le nom des maisons à Ilvermony, c'est spécial, et je sais pas pourquoi j'ai l'impression que le fait que Charlotte ait choisi les Oiseaux Tonnerres ça va créer un froid entre elle et Ju'. Mais bon c'est qu'une théorie..
J'ai très hâte de découvrir la suite !
bon courage !

Re: L'héritage d'Ilvermorny [Harry Potter]

Publié : sam. 28 nov., 2020 12:07 pm
par Charmimnachirachiva
Coucou !
Désolée de pas avoir com le dernier chapitre, j'étais un peu débordée... mais sache qu'il est super et que j'ai beaucoup aimé la calèche !
Pour ce chapitre, j'adore l'idée des mongolfières !
Et c'était certain que Juju allait aller chez les serpents cornus ...
Après je trouve que ta description était bien, en accord avec ce qu'a écrit Rowling (l'été dernier j'ai épluché le site...) mais que tu te l'ai aussi approprié ce qui nous fait vraiment plonger dans l'histoire !
Et ma Charly, moi je trouve ça très courageux d'aller chez l'oiseau-tonnerre.
J'aime bien Aileen et Liam, ils sont sympa, par contre coeur sur Liam pour ce qui est arrivé à sa soeur.
Et au passage, à chaque fois que je vois une ref à ATDM je souris stupidement !!!

Re: L'héritage d'Ilvermorny [Harry Potter]

Publié : dim. 29 nov., 2020 11:02 am
par Bff47
Yes ! Le chapitre tant attendu de la Répartition !! C'était beaucoup de descriptions donc je sais pas trop quoi commenté ! C'était super en tout cas !
Par contre aller en cours en montgolfière ??? Perso j'aime trop l'idée et ça me ferait trop plaisir ! Mais j'ai pensé à tous mes potes qui avaient le vertige et j'ai immédiatement pensé que pour eux, leur scolarité à Ilvermony aurait pris fin avant même qu'elle n'ai commencé mdr ! En tout cas, super idée ! Moins glauques que des Sombrals, c'est une bonne chose !

Julian chez les Serpents, quelle suprise (!) Je me demande dans quelle maison sont les autres ? J'ai noté que Aileen était chez les Puck mais les autres j'ai rien retenu dpnc peut être que tu l'as pas dit. D'instinct je dirais Liam chez les Oiseaux. Archer et Théa j'ai franchement aucune idée... Peut être serpent cornu pour Archer ...J'aimerai bien vori qqun chez les Guerriers aussi ! Peut-être Théa ou Noah... En tout cas j'adore l'idée qu'on puisse choisir sa maison ! C'était très intéréssant d'ailleurs dans la situation de Charly.

Oh c'est une bonne idée ça le mélange de maisons entre dortoir !! C'est vrai que le sentiment d'appartenance à une maison fait souvent qu'on a envie de descendre les autres maisons. Genre moi ça me rapelle quand les petites tensions qu'il y avait au lycée entre les S,L, ES et les Bac Technos ... Donc sur 7 ans, j'e vois très bien en quoi ça peut provquer des tensions et des animosités, comme on a tous pu le remarquer à Poudlard avec les guéguerres entre Serpentard et Gryffondors. Je me demande qui seront les compagnons de dortoirs de Julian et Charlotte ... Mdr si Julian se retrouve avec Liam et Noah, ça va juste être épique !!

Re: L'héritage d'Ilvermorny [Harry Potter]

Publié : dim. 29 nov., 2020 11:11 pm
par Noelle2-0
Hum, je crois pas avoir déjà commenté sur ATDM ou Next Gen donc on va faire les présentations: bonjour, je fais partie des lecteurs fantômes qui errent par ici, je lis beaucoup de choses, j'adore et je commente jamais! Donc pour info, j'ai lu ATDM et Next Gen mais vu que je suis arrivée un peu après la bataille j'ai pas commenté (c'est pas bien je sais) mais c'était super vraiment.

BREF, je suis venue lâcher mon commentaire de l'année sur ta fanfiction parce que, même si on est qu'au chapitre 7, je suis déjà très enthousiaste.

Le concept en lui-même est très original, sortir du cadre de Poudlard pour aller voir comment marche d'autres écoles est une bonne idée, et les premières différences sont déjà très intéressantes. Par exemple, j'aime bien l'idée de dortoirs inter-maisons, ça démontre d'une volonté de souder les élèves plutôt que de les mettre en compétition par petits groupes. Alors oui, ça les rapproche au sein de leur maison, mais bon ils s'opposent d'office aux 3/4 de l'école quand même, et effectivement, cette réflexion sur les tensions à Poudlard accentuées par les rivalités entre maisons m'était déjà venue à l'esprit. Après il y a des choses auxquelles je n'avais pas du tout pensé, comme les clubs, mais effectivement, à Poudlard c'est Quidditch ou Bavboul, et avec le recul, les élèves doivent bien s'ennuyer. Donc faire des clubs, ça permet de sortir de la routine de travail (et pourquoi pas de rapprocher les élèves encore une fois) et c'est très bien pensé. Et pour finir, il y a tous ces petits "détails", le quai, les Représentants, les montgolfières (c'est plus vendeur que les chevaux-zombies :lol: ) etc qui font toutes la différence avec Poudlard et qui dévoile toute la réflexion nécessaire à la création d'un vrai univers. Tu vas au bout des choses, et à mon sens c'est vraiment le plus important dans un récit, qu'importe le type: construire quelque chose de réaliste plutôt que de se contenter de ce qui est nécessaire dans l'imédiat. Et le fait que tu introduises ces éléments en amont, avant d'en avoir besoin, permet d'éviter le dissonant "petit-détail-rajouté-en-urgence-parce-que-j'en-avais-besoin".

Ensuite, le choc des cultures est vraiment très bien décrit. La manie de Julian d'essayer de tout rapprocher au fonctionnement de Poudlard est très réaliste et permet une transition en douceur, on n'oublie pas qu'il vient quand même de quitter tout ce qu'il connaissait. On se sent fier de Poudlard quand Julian l'est, on s'étonne des spécificités d'Ilvermorny en même temps que lui, c'est vraiment très agréable, et ses réflexions évitent de tomber dans l'excès avec un perso qui s'étonne tous les 20 mètres avant d'oublier aussi sec pour passer à une autre surprise. D'une manière plus générale, on sent bien dans la gare que c'est pas l'Angleterre, que le secret magique est bien plus strict. Oh, et la boîte de thé. J'ai ri. Par dessus ça, il y a la différence de classe avec les Grimms qui est dépaysante: on sent bien qu'ils ne le font pas exprès, mais ils laissent quand même échapper un petit truc snob par-ci, un petit jugement hâtif par-là (la discussion sur la situation en Angleterre était très bien par exemple: ils ne comprennent pas, ils ne peuvent pas comprendre tout simplement, et c'est bien exploité).

Je ne vais pas m'attarder sur la forme parce que j'estime ne pas être qualifiée pour juger si telle ou telle écriture est bonne ou mauvaise, mais je trouve ton écriture très fluide et très agréable à lire, on rentre facilement dans l'histoire grâce à elle.

Pour les personnages, on sent déjà tout le travail derrière chacun d'entre eux. Julian, il est très bien comme personnage principal. Je trouve que le fait qu'il réfléchisse beaucoup permet de bien cerner son caractère (et on en apprend beaucoup sur ce qui l'entoure au passage), et je m'y identifie facilement.
Charlotte, elle, complète son frère en terme de caractère et ça nous offre plusieurs points de vue sur un même sujet, ça nuance et c'est une très bonne chose. D'ailleurs, le fait qu'elle choisisse une maison plus proche de Gryffondor que de Poufsouffle (je la voyais plus à Gryffondor de toute façon), c'est très intéressant: on change en 7 ans, surtout à l’adolescence, et c'est encore plus vrai dans son cas après une crise familiale pareille. Alors, on peut considérer que la répartition se fait selon la "nature profonde" de chacun et que cette nature ne change pas, mais je pense que c'est plutôt une histoire d'affinités, de caractère, et ça par contre ça bouge beaucoup. Donc une idée très pertinente posée par Charlotte. Et son tic avec son collier (j'aime bien l'idée du collier-horloge tant qu'on en parle), c'est tout simple, mais ça la rend très humaine.
Le père... J'l'aime PAS. Pardon, pardon fallait que je le dise. En fait je le comprend pas vraiment, il m'a l'air presque égoïste à se renfermer comme ça sans faire attention à rien ni personne. Pour autant, sa "maladresse" (quand il s'est enfui pour ne pas porter le nouveau-né :lol: ) lui donne un aspect plus travaillé, ça montre que ce n'est pas juste par indifférence qu'il laisse Julian porter la famille, c'est simplement son caractère un peu... (j'ai pas d'adjectif. Tant pis) mais dans tous les cas je crois bien que c'est la première fois que je vois un personnage comme ça qui est supposé tenir sa famille et... bah ne sert à rien ou presque en fait!
Pour les autres personnages, les Grimms et les élèves, c'est un peu tôt pour dire, mais on sent bien qu'il y aura de nombreux développements. Mention spéciale à Théa, qui est froide sans être vraiment hostile, sarcastique sans être trop mauvaise, elle est déjà plutôt nuancée, son histoire promet (de la déprime), c'est très intéressant. J'aime bien Léonidas aussi. Voilà, j'ai pas de raisons valables, je l'aime bien c'est tout. Après il y a ces petites références aux Maraudeurs, ça me rend nostalgique (même si j'ai un peu de mal à m'habituer au fait qu'ils sont à la même époque. Je sais pas pourquoi, ça me passera) et en même temps, ça va dans la même catégorie que toutes les comparaisons avec Poudlard. ET LES BONES. Beuh, c'était horrible, je veux pas en parler (mais c'est quand même très cool ce pitit univers partagé, vraiment).

Pour l'intrigue, c'est vraiment trop tôt. Mais on n'oublie pas qu'il y a un secret d'énorme, qui explique pleins d'autres choses, donc ça s'annonce bien.

Bon, comme ça c'est tout ce qui me vient d'important à l'esprit (pardon hein, mais j'allais pas prendre des notes pendant ma lecture pour être sûre de ne rien oublier dans mon commentaire, ça me rappelait trop les cours), j'éditerai si j'ai d'autres choses à dire, mais j'espère que j'ai fait un commentaire un minimum pertinent (et avec pas trop de fautes. Désolée si c'est le cas, j'ai plus trop les yeux en face des trous je crois). En attendant, j'ai hâte d'avoir la suite, et j'aime beaucoup, même si je commente jamais. Donc bonne continuation!

P.S. oh que c'est long

Re: L'héritage d'Ilvermorny [Harry Potter]

Publié : ven. 04 déc., 2020 2:46 pm
par PtiteCitrouille
Hey, j'ai 2 chap à rattraper tiens !

toi ta citation de monde parallèle, t'as trop regardé DW
Cordelia, va ouvrir la porte
on notera que c'était également le rôle de Dudley dans HP2
D'un geste expert, il resserra sa cravate.
dis moi, tu le faisais comment ton nœud à Poudlard?
Ca fait bizarre maintenant de se dire que Leonidas connaît la famille et le meilleur ami de Julian
Ce sont des Ethonans,
étonnants n'est-ce pas?
Tous les deux jetés par mon beau-père Edward.
y a des Edward partout, on va apprendre que c'est le père de Victoria le beau père en question. Ou l'église de Terre en Landes
Julian allait demander des informations sur les nouvelles.
"vous avez testé cette balle de Quodpot ? Ca m'intéresse !"
- Allons, soyons discrets, somma Isadora. Par ici.
vu la tronche de leur famille et leur prestance, jamais ils vont passer inaperçus :lol:
Un nouvel élan de patriotisme s'empara de Julian
OUAIS VAS Y JULIAN DEFENDS LA GLOIRE ET L'HONNEUR DE POUDLAAARD

Vraiment je trouve toute l'histoire passionnante, outre l'intrigue, les secrets, la famille, c'est la création d'un nouveau monde, d'un nouveau système qui est vraiment génial, je suis hyper curieuse j'ai envie de tout voir sur cet Ilvermorny, ou même la magie de ce pays !
Le Sous-Quai !
mdrrr perso je pronocne "sous qué" avec l'accent toulousain, ça fait un peu "zouker" donc j'ai imaginé les Grims zouker voilà
- Non, notre quai n'est pas caché sous terre comme un trou à rat, rétorqua-t-elle.
ATTAGIIIIIIRL
Ils foncent dans un mur ? S'exclama Théa, incrédule.
ouais perso je me dirais "mais c'est des timbrés" mais bon :lol:
D'une certaine manière, le train ressemblait à un van Volkswagen près à traverser le pays, les fleurs du summer of love en moins, le prestige éducatif en plus.
mais d'où tu sors ça :lol: :lol: :lol: :lol: :lol:
- Je vais retrouver Othilia, dit-elle.
ah je reconnais le nom!
Suffit de monter dans le train, pas vrai ?
franchement, je me poserais sincèrement la question moi. Peut-être qu'il faut toquer 4 fois avant de monter sur une marche, faire un tour sur soi-même, crier "Ilvermorny avec un h, tu m'appelles" et ensuite ce sera bon
une amende de cinquante Dragots.
déjà un Drago c'est beaucoup, alors 50....
Il n'avait pas réalisé que la législation autour du secret magique était si stricte aux Etats-Unis.
oui alors, peut être qu'en Grande Bretagne ils sont trop chills aussi :lol: genre les british ils font apparence yolo par rapport aux ricains :lol: petite comparaison PJ, mais les ricains c'est les demi dieux romains, et les british ils sont les demi dieux grecs on dirait :lol: :lol:
Le train était plus grand à l'intérieur qu'à l'extérieur
.....

....

...


WOUHOUHOUUUUUUUUUUUUUUU WOUHOUUHOUUUUUU TOUDOUDOU DOUM TOUDOUDOUDOUM (t'avais déjà remarqué que le toudoudoudoum toudoudoudoum, c'était le même rythme que les 4 coups du master ?)
- Bien joué. Oui, je suis canadienne. Je viens de Montréal.
*québécoise*... QUEBEC AVANT CANA
le diplôme canadien n'est pas valable partout
j'adore parce que même côté moldu, le diplôme canadien vaut moins en France il me semble
Mdrrr avec Cuba, j'adore comment tu relies avec l'histoire de l'époque

(question d'une élève dans mon cours, elle comprend pas un truc, le prof répond "moi non plus je comprends pas trop ce que c'est, du coup je vais pas vous répondre" :lol: )
- Et on est l'anglais originel, ajouta Charlotte avec un rictus.
EXACTEMENT
- Shelton, ajouta-elle.
heureusement que c'est pas Grims... Ils vont déjà attirer l'attention vu qu'ils sont nouveaux, alors en plus s'ils descendent d'une famille noble et ancienne
- Tiens, la clique royale. Quel honneur !

Son ton dégoulinait de sarcasme.
AH. Awkward :lol:
Viens Noah...
YAAAAAAAAAAAAAAAAAHOUUUUUU

Leur trajet a été rapide dis donc, pour Poudlard ça prend genre 8h, là on a l'impression que ça fait 30 minutes :lol:

On ressent énormément ton travail sur l'invention du monde sorcier américain, j'adore ! *-* pareil, les persos qui arrivent un à un, avec toujours plus de mystère ! surtout pour Noah avec son redoublement

Re: L'héritage d'Ilvermorny [Harry Potter]

Publié : ven. 04 déc., 2020 6:03 pm
par PtiteCitrouille
Si l'air estival avait été étouffant à New York, l'atmosphère était plus respirable ici, loin de la capitale.
you do know que New York c'est pas la capitale ? :lol:
mais on l'appelle juste Le Village la plupart du temps.
c'est tout bête hein, mais donner le petit surnom à un endroit, ça le rend tellement plus réel je sais pas si tu vois ce que je veux dire :lol:
- Les élèves ont interdiction d'y aller.
y a toujours un endroit interdit dans toute école, la base :lol:
Oh merci, Enjolras, merci
oh putain :lol: :lol: :lol: :lol: :lol: :lol: :lol: :lol: :lol: je savais qu'il allait arriver mais certainement pas pour la protection des licornes :lol: :lol: :lol: :lol: :lol: je t'ai fait un sursaut de malade en milieu de mon cours :lol: :lol: :lol:

Otis c'est Hagrid en fait, j'aime trop tout le monde l'aime dans l'école j'ai l'impression
- Ilvermorny, souffla-t-il.

- Lui-même !
c'est drôle, j'aurais féminisé l'école hahaha
Il n'arrivait pas vraiment à se faire à l'idée qu'il n'était pas juste en visite, mais que son année se déroulerait ici plutôt qu'au château.
ouais je ressens pareil

Mais le pauvre Julian, quasiment tous les moyens de transports d'Ilvermorny sont dans les airs, il va finir en PLS à chaque rentrée :lol: :lol: :lol:

arf, mon cours reprend (haha ça parle du Massachusetts tiens donc)

I'm back, et entre temps j'apprends que j'ai oublié de commenter un autre chap de Perri

en fait pour la montgolfière, tu voulais un système de télécabines mais tu trouvais ça moche alors tas transformé en montgolfière :lol:
Julian se rendit à peine compte de Liam qui le prenait en photo
il va se retrouver sur les headlines "le nouveau rostbeef découvre avec horreur l'Amérique !" :lol:
- On l'a déjà fait à Poudlard. Rien de bien terrible, c'est juste un Choixpeau.
bon, elle a toujours pas compris que la répartition allait être différente ? :lol:
Elle et son mari avaient créé l'école en 1620 sur le mont Greylock
c'était des Pilgrims à tout casser
Isolt Sayre et son mari James Steward
Heu... Tu savais que James Steward était un des Pilgrims qui est justement arrivé aux USA (futur USA) pour y installer une des premières colonies ? Juste, c'était pas en 1620 avec le Mayflower mais en 1621 avec le Fortune, mais t'y étais presque :shock: :lol:

La supposée haine entre Liam et Théa qu'on me la fasse pas à l'envers: ça va se pécho
Julian, Charly, vous devez aller avec les Juniors pour la répartition
avec le groupe de nains là bas, où vous serez immédiatement remarqués
- Ju', j'ai plus quatre ans, lâche-moi.
yep c'est lui qui a besoin de toi hahaha

Julian gros bonus d'avoir dans sa future maison la directrice adjointe ET prof d'enchantements
La rivalité entre Serpentard et Gryffondor avait atteint des sommets l'année dernière à cause du Tournoi
l'auto ref est la bienvenue :lol:
il n'eut aucun mal à avancer, ni à voir le hall en y entrant
demande à la personne derrière toi ce qu'elle en pense tiens :lol:

Oooph j'aime trop comment les élèves assistent à la Répartition ! Faut se battre pour avoir une place mais c'est super original !
Et vraiment, j'adore le système d'inclusion des maisons ! J'aime bien le côté sentiment d'appartenance chez Poudlard, mais on voit où ça mène pour l'instant.. A Ilvermorny au moins y a plus d'interactions, ne serait-ce qu'avec cette histoire de dortoirs ou encore les assos ou activités extra scolaires
Othilia Fontaine. Juste à côté des deux filles, Noah Douzebranches
comment il connaît les noms soudainement ? :lol: on se croirait au Québec avec des noms comme Douzebranches ou Fontaine :lol: (Othilia je trouve ça super original !)
braquait son regard bleu sur lui
wink wink héhéhé
Si une statue désire voir l'élève rejoindre sa maison
moi je pose la question que tout le monde se pose: est ce que c'est possible qu'aucune statue ne s'avance ? Genre en mode "argh non, mais qui a accepté ce plouc dans cette école ?" :lol:

Et puis si jamais plusieurs te choisissent, il faut faire un méga brainstorming sur les qualités de chaque maison, et ses propres qualités. Genre faut réfléchir à toute vitesse, quelle maison va me permettre de m'épanouir ? (et d'un côté, n'avoir qu'une statue qui s'avance ça fait un peu "mouais, t'as qu'une seule qualité quoi" :lol: )
Il avait l'impression de regarder à travers un miroir déformant une réalité si proche et si lointaine à la fois.
c'est TELLEMENT ça ! merci d'avoir mis les mots sur mon ressenti, ya des choses similaires mais elles paraissent déformées
En haut, il ne manqua pas le rictus ironique de Noah Douzebranches qui semblait amusé devant son embarras évident.
IIIIIIIIIIIH je fan girl déjààààààà hahahaha

Non mais je stresse là, je sais dans quelle maison il va mais je stresse mdrrrr
Il n'y gagnerait rien à s'accrocher à Poudlard. Ilvermorny était son pendant, son égal et son contraire. Et il avait intérêt à marcher sur les deux lignes parallèles s'il ne voulait pas perdre l'équilibre.
et c'était grave beau

Franchement top cette fanfic, j'adore le travail de recherche et d'invention que tu nous offres, c'est véritablement passionnant !
Les personnages vraiment attachant, peut-être Julian un peu trop sage et dans la retenue à mon goût (mais c'est une appréciation personnelle), mais ça correspond au personnage ! Et j'aime bien l'idée que Charlotte change de vision d'elle même, c'ets une belle illustration de Poudlard qui répartit des fois trop rapidement. très clairement, j'avais oublié qu'elle était à Poufsouffle et vu son côté aventurier, je l'aurais mise d'office à Gryffondor (rien que le fait qu'elle se soit avancée avant qu'on ne l'appelle pour la Répartition), donc sans surprise pour Oiseau Tonnerre, ça lui correspond bien
Et la manière de choisir de la part des statues je trouve ça top, que leurs attributs s'illumine comme ça, limite en battle quand y en a deux j'adore !

Eeeeeet mon cours va reprendre faut que je fiiiile
Bisous !!

Re: L'héritage d'Ilvermorny [Harry Potter]

Publié : dim. 06 déc., 2020 5:22 pm
par Perripuce
annabethfan a écrit : ven. 27 nov., 2020 1:51 pm @Bff47 : Je suis contente que tu aimes l'intrigue/suspens, c'est pas mon grand fort mais j'essaye de faire un effort :lol: Sinon, je ne dis rien sur Noah mais il sera effectivement important haha! Je m'éclate sinon à faire le club de journalisme, les spécificités américaines, donc je suis ravie que tu aimes ça aussi. En fait ton enthousiasme sur tout les aspects de l'histoire me fait hyper plaisir parce que j'ai inventé beaucoup de choses par moi-même donc c'est vraiment génial. Merci vraiment à toi de t'impliquer autant ! J'aime les commentaires interminables crois-moi :lol:

@mythik : Même un chapitre sur deux de commenté c'est déjà énorme merci tellement !
Ah oui pas de McGo aux USA... Après peut-être que je la ferai apparaître un jour, je verrai :lol: J'ai prévu la fanfic sur 3 ans so ^^ J'ai fait en sorte que les États-Unis soient beaucoup plus stricts que l'Angleterre pour les différencier c'est normal :lol: En tout cas encore merci pour ton com' !

@Perri : Ma reconnaissance éternel as usual

@Cazo : Same

@MelleChachow : Je suis contente que tu aies aimé le chapitre ! Et oui les Etats-Unis sont bien plus à cheval sur le secret magique ! Merci pour ton commentaire ! :D


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AH ! BOOM BEBE !
It's meee ! Tu vas être mangée à la sauce rugby et j'ai loupé l'essaie de l'équipe de France donc ça me saoule ahah MAIS ON JOUE JE VOUS JURE ON A LES CROCS on veut mordre le Rosbeef.


Chapitre 7 : Bienvenue à Ilvermorny


« J'ai eu l'impression qu'un invisible levier avait été actionné et que, par une trappe qui se dérobait d'un coup sous mes pieds, je sombrais dans une réalité parallèle »

- Thomas H. Cook -


// 3 septembre 1979 //

La première chose qui accueillit Julian à sa descente du train fut le vent frais du Massachussetts. Si l'air estival avait été étouffant à New York, l'atmosphère était plus respirable ici, loin de la capitale C'est vrai que :lol: :lol: :lol: :lol: ça ne m'avait pas choqué à la première lecture ... . Au loin, le soleil descendait tout juste derrière les montagnes qui encadraient la gare à droite et à gauche. Le village où ils étaient devait se trouver dans une vallée.

Julian inspira profondément et aida Charlotte à porter sa valise pour descendre du train. Aileen et Liam étaient déjà sur le quai.

- On est où ? S'interrogea Charlotte à voix haute.
Mais c'est quoi ce match de rugby je meurs :lol: :lol: :lol: :lol: :lol: Les anglais veulent aplatir, ils sont sur la ligne depuis tout à l'heure mais les français défendent comme des bourrins, ils retournent les anglais comment des crêpes mais je meurs j'ai jamais vu ça c'était magnifique franchement plus belle défense du monde !!

- Greylock Village, dit Aileen en se battant contre ses cheveux roux qui lui revenaient dans la figure. C'est la montagne qui lui a donné son nom, mais on l'appelle juste Le Village la plupart du temps. Là, on est dans la vallée aux Pixies.

Elle désigna les deux montagnes en écartant les bras en croix.

- Celle-là, c'est le mont Greylock. Le château est en haut. Et celle-là, c'est le Mont des Errants. On dit qu'il est hanté, personne n'a jamais réussir à construire quelque chose de durable dessus.

- Trop bien, souffla Charlotte.

Une lueur aventureuse s'était déjà allumée dans ses yeux et Julian remercia intérieurement Aileen lorsqu'elle ajouta d'une voix ferme :

- Les élèves ont interdiction d'y aller.

- En principe, nuança Liam, goguenard. Coucou la forêt interdite Américaine :lol: :lol: Il faut toujours un endroit interdit sinon ce n'est pas drôle

- Interdiction, martela Aileen. Arrête toute de suite.

Au bout du quai, les élèves commençaient à se masser et ils se dirigèrent vers eux, Liam et Aileen en tête pour les guider. Julian n'était pas très grand et il dût se mettre sur la pointe des pieds pour voir ce qui se passait j'aime bien le fait qu'il soit pas très grand . Devant le groupe d'élèves se tenait Otis Clavis. Il avait troqué son uniforme de portier rouge pour une salopette en jean et des bottes qui lui montaient jusqu'aux genoux. Sous l'éclairage des boules de feu enchantées, son visage rond et rubicond ressortait comme un soleil miniature.

- Bonsoir à tous, bonsoir à tous ! S'exclama-t-il de sa voix grave chaleureuse. Alors, bon voyage ?

- Oui Otis ! Répondirent plusieurs élèves en cœur.

- Eh Otis ! L'apostropha un garçon au premier rang. Regardez ! Je vous ai ramené des tracts pour réclamer la protection des licornes, comme promis !

- Oh merci, Enjolras, merci mais franchement je vais éclater de rire à chaque fois que je vais le vois lui, je meurs littéralement c'est beaucoup trop drôle :lol: :lol: :lol: . Mais range ça, il ne faut pas que la directrice les voie, tu viendras plus tard me voir à la chaumière. Ils vont faire une réunion secrète de syndicaliste?

Aileen se pencha vers lui. Julian s'abaissa pour être à sa hauteur et l'entendre malgré le bruit ambiant.

- Otis est le gardien de l'école, il habite dans une chaumière dans le parc, expliqua-t-elle. Je la refais juste pour le plaisir : c'est une bonne situation ça, gardien de l'école?
Réponse ==> https://www.youtube.com/watch?v=7Ndgyef ... C3%89QUIPE


- Et il a des licornes ? S'étonna-t-il. Elles se laissent approcher ?

- Il les soigne quand elles se blessent dans la forêt. C'est le seul homme à pouvoir les approcher un minimum pour les aider !

Ils marchaient côte à côte pour suivre la foule. Julian se retourna pour voir si Charlotte suivait bien et son bras frôla celui d'Aileen qui s'écarta aussitôt. Il allait s'excuser mais elle le regarda avec compréhension.

- Arrête de t'inquiéter, dit-elle. Tu stress depuis qu'on s'est rentrés dedans dans le train, je le vois. Ta sœur va bien et tout va bien se passer. Viens.Je vais le lien entre ça et la citation, je trouve que Aileen est très intruitive, très clairvoyante.

Et elle accéléra le pas. Par réflexe, Julian imita son rythme et ils se retrouvèrent dans le premier tier du groupe, laissant Charlotte et Liam en arrière. La vue désormais plus dégagée, Julian voulut détailler du regard les alentours, mais Otis les guida le long d'un chemin hors de la gare et les fit sortir du village avant qu'il ne puisse mieux le voir. Ils remontèrent un petit chemin de terre entouré de champs à droite et d'une vaste forêt de pins à gauche. L'air frais était parfumé par les arbres et les fleurs sauvages. Après quelques minutes de marche, ils s'engagèrent dans un virage pour faire face à la montagne et Julian renversa la tête en arrière pour voir le château qui s'élevait soudain au-dessus de sa tête, majestueux et dominant la vallée. Depuis le sol, il ne voyait qu'une façade en pierre grise et de hautes tours qui perçaient le ciel.

- Ilvermorny, souffla-t-il.

- Lui-même ! Comme Clem j'aurais mis "Elle-même" :lol: :lol: :lol: On chipote <3

- Et comment on monte là-haut ?

- Avec ça, dit Aileen en tendant le bras.

Julian suivit la direction qu'elle lui indiquait et écarquilla les yeux. C'était encore plus incroyable que la calèche des Grims. Juste devant lui se tenait une rangée d'énormes montgolfières colorées, prêtes à s'envoler.

- Pas possible ! Sérieusement ?

- Quoi ? Comment tu veux monter sinon ?

- Mais les moldus ? Ils ne voient rien ? S'étonna-t-il.

Aileen fronça les sourcils.

- Les quoi ?

- Les moldus ! Pardon, les Non Maj' ! Choc des cultures :lol: :lol:

- Oh eux ! Non. Ils pensent que c'est une attraction pour touristes riches et il y a des sorts repousse-Non Maj' tout autour de la vallée. Le village non sorcier le plus proche est à des dizaines de kilomètres, la ville d'Adams. Mais on n'a pas le droit d'y aller.

- Je vois... Et on va tous monter dedans ?

- Par petits groupes, oui. Ça va plus vite que ça en a l'air, tu vas voir.

Elle sourit, amusée devant son incrédulité et il essaya de paraître moins émerveillé, sans grand succès.

- D'habitude, ce sont les Juniors qui sont surpris, j'oublie que ça peut sembler impressionnant la première fois, admit-elle. Vous n'avez pas ça à Poudlard ?

- Non, on a des calèches qui avancent toutes seules.

Pour Aileen, les calèches devaient être aussi folkloriques que les montgolfières l'étaient pour lui car elle se tourna vers lui, surprise.

- Va falloir que tu me racontes tout, c'est génial Poudlard ! un peu dangereux, mais génial. Quoi que vous et votre falaise c'est pas hyper rassurant non plus.
LA. FALAISE.


- Hum... oui, vraiment génial.

Il avait conscience de sa réponse lacunaire, mais évoquer Poudlard lui faisait toujours mal. Il n'arrivait pas vraiment à se faire à l'idée qu'il n'était pas juste en visite, mais que son année se déroulerait ici plutôt qu'au château. Enfin, son château. Pour lui, il n'y en avait qu'un. A nouveau, Aileen dût lire la mélancolie sur son visage car elle posa une main réconfortante sur son épaule.

- Eh, murmura-t-elle d'une voix douce. Je comprends, ce n'est pas facile. Mais tu vas voir, c'est bien ici. Tu vas aimer.

- Je ne sais pas... dit-il honnêtement. T'es hyper engageant comme mec. En tout cas Aileen est vraiment adorable de l'accompagner comme ça, de le rassurer et tout c'est vraiment super gentil. J'aime beaucoup ce genre de personne.

- Y'a qu'un seul moyen de le savoir, non ?

D'un mouvement de menton, elle désigna le château là-haut, comme si elle le mettait au défi de monter le découvrir. Un sourire mutin jouait sur ses lèvres et ses yeux marrons pétillaient. Sans lui laisser le choix, elle attrapa sa main pour le faire avancer et les autres s'écartèrent sur son passage. Sûrement le pouvoir de Représentante. Parmi les premiers dans la file pour les montgolfières, ils n'eurent pas à attendre longtemps avant d'embarquer.

Otis Clavis leur fit signe d'avancer et ils retrouvèrent Liam et Charlotte dans le panier.

- Je croyais qu'on vous avait perdu... s'étonna Aileen. Oh mince j'ai pas réussi à te semer :lol: :lol: :lol: :lol: :lol:

- T'as voulu nous semer oui ! S'exclama Liam en riant. Mais j'ai joué des coudes pour vous rattraper, il était hors de question que je loupe leur premier vol en montgolfière !

Au-dessus de leur tête, plusieurs boules de feu magiques – bien plus puissantes que celles qu'on pouvait acheter à la caisse des commerçants du Chemin de Traverse pour éclairer un intérieur – s'élevèrent sous le ballon. La toile rouge et bleue se mit à se tendre et à se gonfler jusqu'à former une sphère colorée. Une seconde plus tard, le panier quittait le sol. Chancelant, Julian s'accrocha à la rambarde et s'interdit de regarder en bas. Oh pauvre chou en plus de ça il a le vertige :lol: :lol: La diligence volante était une chose, la montgolfière en était une autre... Une chose bien moins stable et à flanc de falaise. S'il tendait la main, il pouvait presque toucher la pierre. La trajectoire de la montgolfière devait être altérée par la magie : il était impossible qu'un tel engin, même d'une taille relativement modeste par rapport à d'autres modèle, puisse s'élever en ligne droite si près d'une montagne.

Le cœur battant, Julian se rendit à peine compte de Liam qui le prenait en photo. Il avait surtout hâte de se poser à nouveau sur la terre ferme. Charlotte, toujours à l'aise dans les airs, ne semblait pas partager son avis car elle se mit à poser en riant pour l'appareil photo Elle est tellement chouette, genre je l'imagine trop en rigoler en faisant sa star, c'est le genre de moment qui montre parfaitement sa personnalité !. Ses cheveux blonds lui revenaient dans la figure à cause du vent et elle les repoussa, tout sourire.

- C'est trop bien ! S'écria-t-elle. Bien mieux que les calèches !

- Ça a son charme, reconnut Liam. Alors, prête pour la cérémonie de répartition ?

- On l'a déjà fait à Poudlard. Rien de bien terrible, c'est juste un Choixpeau. Well ... :lol: :lol: :lol:

Si Julian n'avait pas eu envie de vomir, il aurait rappelé à sa sœur que la directrice Hicks leur avait pourtant dit qu'Ilvermorny n'utilisait pas un Choixpeau pour la répartition, mais il préféra ne pas prendre le risque. Liam, lui, abaissa son appareil photo, perplexe.

- Un quoi ?

- Un Choixpeau, répéta-t-elle. Tu sais, le chapeau qui te dit dans quelle maison tu dois aller.

- Ah on n'a pas de chapeau, nous. (Il se tourna vers son amie, un rictus aux lèvres). Ils sont drôles ces anglais, pas vrai Aileen ?

Elle haussa les épaules.

- C'est un moyen comme un autre pour répartir...

- Mais un chapeau !

Charlotte, loin d'être vexée, se contenta de continuer à poser sa série de question. Julian en était presque reconnaissant : ça lui évitait de songer au vide sous ses pieds.

- Et les maisons ? Comment elles s'appellent déjà ?

- Ilvermorny possède quatre maisons, expliqua Aileen d'un air docte. Les Serpents Cornus, les Puckwoodgenie je comprends tellement que tu aies raccourcis en "Puck" , les Oiseaux Tonnerre et les Womatou.

- Le Gros Matous ? ça me fait tellement rire :lol: :lol: :lol: Le pire c'est que c'est presque ça :lol:

- Les Womatou, articula-t-elle distinctement. C'est un félin, une sorte de puma... Hum ... Rapport au conte? Toutes nos maisons sont des animaux magiques qui vivent aux Etats-Unis. Nos fondateurs trouvaient que leurs noms famille ne rendraient pas bien en nom de maison Puis ça allait revenir au même non? Il y avait pas des jumeaux dans l'histoire? . Mais ne t'inquiète pas, la directrice explique toujours tout dans son discours de rentrée. Tu vas tout comprendre !

- Et nous on va mourir d'ennui parce qu'on l'a entendu quatre fois déjà, renchérit Liam.

Appuyé contre le bord du panier, il agitait les photos qu'il venait de prendre avec son polaroïd pour les faire apparaître. Il fit une grimace grotesque à Aileen qui lui renvoyait un regard agacé.

- Liam, tu ne me sers à rien, dit-elle avec fatalisme.

- C'est faux ! Je suis ton meilleur photographe...

- Mon seul photographe.

- ... et c'est toi qui a été élu Représentante des Puck. Pas moi. C'est ta responsabilité les discours barbants.

Julian écoutait à moitié. Il venait de risquer un coup d'œil derrière lui, par-dessus la barrière en osier, et sa tête tourna violemment. Le vide qui s'étendait sous lui devint flou. Il retint un haut le cœur et la panique qui l'envahissait, puis se tourna à nouveau vers les autres, bien décidé à ignorer le gouffre sous ses pieds. Aileen dû toutefois remarquer sa pâleur car elle fronça les sourcils.

- Julian ? Tu te sens bien ?

- Hum... Je crois...

- Me dis pas que t'as le vertige ! S'écria Liam.

- Pas vraiment, juste un peu...

- Il a peur de l'altitude depuis qu'il est tombé de son balai pendant la leçon d'initiation au vol en première année, dénonça Charlotte. La seule matière où il était nul : on ne peut pas apprendre à voler grâce à un livre, il n'avait aucune chance.

- Lottie, protesta-t-il. N'importe quoi, arrête...

- Oh ! Ton frangin est une tête ? Dit Liam. Pas étonnant qu'Aileen l'ait repéré. C'est un truc de bons élèves ça !

Julian grimaça. Même s'il avait des facilités en cours, il n'aimait pas être réduit à l'image du Serdaigle studieux et travailleur. Ce n'était pas comme s'il travaillait tant que ça en vérité... et c'est ce qui énervait sa sœur la plupart du temps. Il n'avait jamais eu besoin de passer des heures à la bibliothèque à apprendre et à relire ses cours, la magie lui venait naturellement depuis sa première année, surtout les sortilèges Alors toi tu t'entendrais vraiment avec merveille avec Simon. Simon c'est exactement ça, il n'a jamais réellement travaillé. D'ailleurs j'aime vraiment bien cet idée parce qu'on réduit trop souvent les Serdaigle aux intellos, hors pas du tout je pense. Les travailleurs sont les Poufsouffle, pas les Serdaigle. . Le professeur Flitwick lui avait dit que c'était une question de sensibilité : tous les sorciers ne ressentaient pas l'essence d'un sort ou les strates d'un enchantement de la même façon. Certains pouvaient avoir une approche plus sensible.Encore une fois, coucou Simon <3

Pour faire diversion, il décida d'interroger Aileen sur un point qui le perturbait depuis le voyage en train :

- Comment ça se fait que tu sois déjà élue Représente des élèves ? La rentrée n'a même pas eu lieu.

- L'élection a eu lieu avant les vacances l'année dernière. Vous verrez, les élèves qui veulent se présenter mènent une campagne tout le dernier mois de cours jusqu'à l'élection fin juin. Et j'ai été élue par les élèves de sixièmes années ! ça doit être trop drôle en vrai ! ça doit faire comme un peu les inté en prépa, nous on faisait plein d'affiche qu'on mettait dans le Hall, c'était trop beau, tout coloré tout décoré !

- Elle tient le journal de l'école, c'était une arme électorale de choix, ajouta Liam, goguenard.

- Quand tu dis ça, on dirait que j'ai mené une propagande.

Liam et Aileen se remirent à se chamailler. Elle avait l'air si mince et petite face à lui. Julian les observa. Il mit une seconde à faire le lien dans son esprit, mais il comprit soudain pourquoi Aileen lui semblait familière : elle lui faisait penser à Lily Evans, la Préfète-en-Chef de Poudlard il y a deux ans. C'est vrai que physiquement elle me fait pensé à Lily mais dans sa douceur elle a aussi quelque chose de Marlène Physiquement, elles n'avaient en commun que leurs cheveux roux – et encore, ceux de Lily Evans étaient plus lisses et plus foncés – mais elles irradiaient la même énergie bienveillante.

Soudain, la montgolfière tangua légèrement et Julian se rendit compte avec soulagement qu'ils atterrissaient enfin.

- Terminus, tout le monde descend ! Lança Liam. Allez, les anglais, venez !

Il ouvrit la marche. Encore chancelant, Julian le suivit avec prudence. Ils se trouvaient désormais sur un plateau formé à flanc de montagne, comme si la roche avait accepté d'accueillir une extension plane pour que les sorciers puissent s'y installer. Sur leur droite, la forêt s'était densifiée en altitude et formait une masse sombre qui s'étendait à perte de vue. Et juste face à lui, Julian la vit enfin... Ilvermorny, école de sorcellerie.

De là où il se trouvait, il ne distinguait que vaguement la forme du château au loin grâce aux lumières qui perçaient la façade et l'obscurité naissante. Le parc était délimité par un mur d'enceinte en pierre agrémenté de petites tours et l'accès se trouvait être un immense portail en fer sur lequel se dessinait les armoiries de l'école ainsi qu'un nœud gordien.

- C'est le symbole d'Isolt Sayre, la fondatrice, expliqua Aileen. Tu verras, il y en a un peu partout.

Il voulait bien la croire. Avant de partir, Julian s'était renseigné sur l'école ou du moins il avait tenté de lire quelques articles à son sujet entre deux cartons à faire. Isolt Sayre, d'origine irlandaise, était venue aux Etats-Unis au début du XVIIe siècle. Elle et son mari avaient créé l'école en 1620 sur le mont Greylock en prenant exemple sur Poudlard. C'était sûrement pour cela que Julian avait l'impression de contempler un double de son ancienne école, un double plus récent à la fois familier mais si différent.

Le parc devait être aussi grand s'il en croyait le terrain qui se déployait sous ses yeux, mais il s'étendait devant le château, il ne l'entourait pas comme à Poudlard. Un long chemin partait de la grande grille jusqu'à l'école, coupant presque le parc en deux. Julian remontait justement ce chemin et avait réduit l'allure pour observer autour de lui. A sa droite, il distinguait la silhouette de quatre grandes serres de verre et de fer autour desquelles des plantes grimpantes s'enroulaient. Juste à côté, un vaste enclos était accolé à une longère en bois qui ressemblait fortement à des écuries. A l'intérieur, plusieurs chevaux regardaient d'ailleurs passer les élèves d'un œil vif. A sa gauche, une sorte de rivière – ou de ruisseau par endroit – serpentait doucement à travers le parc et s'enfonçait sous terre, sous un grand rocher caverneux Hihihihihi. Où est le fameux smiley qu'il manque? . Tout en courbe, il emplissait l'atmosphère d'un bruit d'eau apaisant. Vers le milieu du parc, le cours d'eau était enjambé par un pont en bois sombre. Un vaste stade s'élevait de l'autre côté de la rive en un ovale parfait. Eclairé par les derniers rayons du soleil, le stade semblait rougeoyer. Très belle description comme toujours, hyper visuelle et analytique, on s'imagine parfaitement les différents éléments structurant du parc, tous les endroits qui vont être importants !
Bah Farell. Il a une pénalité face aux poteaux il n'arrive pas à la mettre alors que c'est un putain de buteur, qu'est-ce qu'il t'arriveave. Remarque, je ne m'en plains pas. ILS ME STRESSENT LA.
Enfin, ils arrivèrent au bout du chemin où plusieurs élèves étaient déjà réunis devant les lourdes portes encadrée de part et d'autre par deux grandes statues en marbre blanc : l'une représentait une jeune femme aux traits fins et à la cape nouée par un nœud gordien, et l'autre un homme au menton pointu et au visage anguleux.

- Isolt Sayre et son mari James Steward, dit Aileen, confirmant ce que Julian avait déjà deviné.

- Tu te transformes en guide touristique, se moqua Liam.

- Quoi ? Je leur fais visiter, c'est tout. Et tu nous fait visiter à nous surtout :lol: :lol: :lol:

Mais Julian ne les écoutait plus. Il venait de lever la tête pour enfin découvrir le fameux château d'Ilvermorny. Tout en granit, il avait visiblement été agrandit au cours des siècles, et Julian distinguait encore la partie la plus ancienne de la demeure, celle qui n'avait dû qu'être une simple maison à l'époque. Percée par de grandes fenêtres en ogive, la façade était énorme et alambiquée, sertie de tours, de recoins et d'extensions. Une aile entière était greffée sur le flanc ouest du château et Julian crut distinguer des étagères pleines de livres à travers les fenêtres : certainement la bibliothèque. Bizarrement la première chose que tu remarques mon petit Djulianne :lol: :lol: :lol:

- C'est grandiose, admit-il. Les enchantements en place pour l'agrandissement de la structure... C'est de la belle magie. Et c'est la première chose que tu analyses mais mon pauvre tu parles de ton père t'es pas forcément mieux :lol: :lol: :lol:

Du coin de l'œil, il vit Charlotte lever les mains, l'air de dire « vous voyez, un intello ! ». Liam éclata de rire.

Julian aurait pu rester longtemps à observer la façade si Théa n'était pas soudain sortie de la foule pour venir vers eux. Il avait presque oublié qu'elle était là aussi.

- Le retour de la reine des glaces ! Se moqua Liam.

- Cooper, la ferme.

- Bien sûr, Votre Altesse.

Il fit semblant de faire une révérence et Théa se crispa avant de l'ignorer.

- Julian, Charly, vous devez aller avec les Juniors pour la répartition, les informa-t-elle. Là-bas. ça a un côté hyper gênant et humiliant d'être parmi les gosses :lol: :lol: :lol:

Elle indiqua un petit groupe d'enfants massés les uns contre les autres, l'air anxieux ou émerveillé. Exactement comme tous les premières années le jour de la rentrée.

- On va y aller, merci...

Théa les contempla une seconde, comme si elle voulait ajouter quelque chose, puis son regard tomba sur Aileen. Elle dut supposer qu'ils étaient entre de bonnes mains car elle se contenta de repartir en direction de son amie Othilia qui l'attendait plus loin.

- On se retrouve tout à l'heure, d'accord ? Dit Aileen.

- Bonne répartition, les Anglais !

Et leurs deux nouveaux amis se mêlèrent au reste des élèves qui commençaient à entrer dans le château maintenant que les lourdes portes étaient ouvertes. Nerveux, Julian attrapa sa sœur par la main pour ne pas la perdre et commença à la tirer vers le groupe des Juniors. Elle pesta dans son dos.

- Ju', j'ai plus quatre ans, lâche-moi. Mais j'avoue :lol: :lol:

- On reste ensemble Lottie. Mais avoue au moins que c'est toi que tu cherches à rassurer :lol: :lol:

- Je peux encore te suivre toute seule.

Mais il ne relâcha pas sa prise avant d'avoir rejoint les premières années. Ces derniers parurent effrayés de voir deux élèves plus âgés avec eux et leur jetèrent des coups d'œil interrogatifs. Moi personnement je ne serais pas bien :lol: :lol: Plantés à côté des portes, ils durent attendre que tous les autres soient rentrés à l'intérieur du château pour que quelqu'un vienne enfin à leur rencontre. Julian reconnut sans mal Eulalie Hicks, la directrice. Elle portait toujours son chapeau aux larges bords et son visage à la peau sombre était toujours marqué par de petites rides. La personne qui l'accompagnait était une femme qui devait avoir dépassé la cinquantaine. Les traits sévères, elle n'en avait pas moins l'air bienveillante et elle posait un regard compréhensif sur les visages anxieux levés vers elle.

- Bonsoir à tous, entonna Hicks. Je suis ravie de vous accueillir ce soir pour votre rentrée dans le plus noble établissement d'Amérique du Nord, l'école dans laquelle je l'espère vous vous épanouirez en tant que jeunes sorciers et sorcières. (Elle marqua une pause en souriant). Pour ceux qui ne me connaissent pas, je suis Eulalie Hicks, la directrice d'Ilvermorny. Je suis ici ce soir pour vous présenter l'école au sein de laquelle vous allez passer les sept prochaines années. Pour commencer, je pense que le système des maisons est la principale chose dont vous devriez entendre parler. Les élèves sont en effet divisés en quatre maisons : il s'agit de former des communautés, un esprit d'union, et un sentiment d'appartenance qui vous permettra de vivre au mieux l'expérience qu'offre l'école. Les maisons sont, comme je le disais, au nombre de quatre : Serpent Cornu qui représente l'esprit des érudits, Puckwoodgenie qui incarne le cœur des guérisseurs, Oiseau Tonnerre qui symbolise l'âme des aventuriers, et enfin Womatou qui accueille les corps des guerriers. Chacune des maisons évoque ainsi une valeur, un profil de personnalité. La répartition qui va suivre aura pour objectif de déterminer la maison dans laquelle vous vous épanouirez, celle qui vous correspond au mieux.
C'est bien que ce soit la directrice qui les accueille, ça la rend plus bienveillante, plus humaine que Dumbledore qui ne se montre que derrière la table assis sur son grand siège et qui parait nettement plus inaccessible.
La directrice Hicks inspira, laissant le temps à tout le monde d'intégrer ses paroles, puis reprit :

- Une fois répartie dans votre maison, cette dernière deviendra votre famille On voit que vous avez tout pompé de Poudlard HEIN. Il vous faudra défendre ses couleurs en gagnant des points en cours, en respectant le règlement pour éviter de lui en faire perdre, en prenant part à des activités sportives en son nom. L'entraide est toutefois encouragée pour créer un climat de cohésion au sein de l'école qui est, vous le comprendrez, essentiel pour tous. (Elle ponctua sa remarque d'un silence sévère). Bien. Je vais maintenant laisser la parole à ma collègue, le professeur Miranda Fleming, qui me seconde dans mes tâches administratives en plus d'être directrice des Serpents Cornus. Vous aurez le plaisir de suivre ses cours d'Enchantements dès lundi. Elle va vous expliquer plus en détails le fonctionnement de l'école. Quant à moi, je vous souhaite à nouveau une merveilleuse rentrée.
Je suis telelment stressé je te jure ce match est épique. ça marque pas beaucoup mais défensivement c'est juste MAGNFIQUE franchement j'ai rarement vu ça c'est trop beau je suis pas bien du tout là c'est les anglais qui ont le ballon.
AH ON RECUPERE.
ANNA CAVA PAS.
IL FAUT TENIR !!!!!!!!!!!!!!
ET MERDE
ET MERDE
ANNA CA VA PAS

Une vague de « merci » timide lui répondit, mais la directrice Hicks ne parut pas s'en formaliser. Elle adressa un nouveau sourire à tout le monde, puis céda sa place à Miranda Fleming. Juste au moment où elle se retournait pour entrer dans le château, Julian accrocha son regard et elle hocha la tête, comme si elle lui souhaitait la bienvenue dans ce Nouveau Monde à nouveau.

- Merci, madame la directrice, dit le professeur Fleming. Bonsoir à tous également, je suis très contente de vous rencontrer. Je vais donc vous parler de la vie de l'école brièvement avant votre répartition, mais ne vous inquiétez pas, tout vous sera à nouveau expliqué par vos professeurs tout au long de la semaine. Comme le disait notre directrice à l'instant, Ilvermorny sera aussi bien votre collège que votre maison pendant les sept années à venir. A ce titre, vous serez des acteurs essentiels dans la vie de l'école et j'attends de vous un comportement exemplaire, mais aussi un investissement dans les activités proposées. Si vous ressentez le besoin d'être aidé dans votre découverte, n'hésitez pas à vous adresser au corps enseignant, aux Représentants des différentes maisons ou aux Présidents des élèves. Ce sont eux qui vous guideront dans le château cette semaine, notamment après le dîner pour que vous puissiez découvrir le Foyer et vos dortoirs. En parlant des dortoirs justement, vous le verrez, mais vous ne serez pas rassemblés par maison. Nous encourageons l'interaction entre tous les étudiants et pour cette raison que les dortoirs sont composés d'un élève par maison. Bien entendu, il peut y avoir des exceptions, il n'est pas toujours possible d'avoir quatre élèves de la même maison de quatre maisons différentes, mais nous essayons au mieux de mélanger. Les cours du cursus commun seront au contraire exclusivement réservés aux élèves d'une même maison.

Julian commençait à être déstabilisé. S'il comprenait bien, il ne serait pas avec ses camarades de maison en dortoir, mais simplement en classe. Même si l'idée lui paraissait étrange après quatre ans passés à Poudlard, il devait reconnaître que ce n'était peut-être si incongru. La rivalité entre Serpentard et Gryffondor avait atteint des sommets l'année dernière à cause du Tournoi et Ilvermorny semblait vouloir éviter cet entre-soi étouffant.

- Mais je ne veux pas vous assommer de détails, continua le professeur Fleming. Passons à l'intérieur, la répartition vous attend.

D'un geste de la main, elle les invita à les suivre et tout le monde se remit en mouvement. Julian dépassait les petits premières années d'au moins deux têtes et il n'eut aucun mal à avancer, ni à voir le hall en y entrant. Au-delà des portes, il découvrit un grand hall circulaire surmonté d'une coupole en verre en guise de plafond. Cette pièce d'entrée n'était agrémentée que de quatre statues : moins imposantes que celles des Fondateurs à l'extérieur, elles représentaient chacune les quatre emblèmes des maisons, à savoir un Serpent cornu, un Womatou, un Oiseau-tonnerre et un Puckwoodgenie. Le sol, en mosaïque, dessinait un nœud gordien en son centre. En haut, un balcon en bois courrait tout le long des murs et les autres élèves les regardaient depuis l'étage, impatients que la répartition commence. Une véritable vague rouge et bleue, les couleurs des uniformes. Je serais vraiment vraiment pas bien :lol: :lol: :lol: :lol:

Julian sentit son cœur s'accélérer. Il repéra Aileen qui se détachait au milieu de la foule grâce à ses boucles rousses et Liam juste derrière elle. En tournant la tête, il aperçut son cousin Archer qui avait l'air de s'ennuyer et encore un peu à sa droite Théa. Elle disait quelque chose à son amie Othilia Fontaine. Juste à côté des deux filles, Noah Douzebranches était accoudé à la balustrade et braquait son regard bleu sur lui. Il supposait qu'il devait détoner au milieu de tous les enfants de onze ans et qu'il devait donc attirer l'attention. Toi et ta joli petite tête blonde ahah ;) ;)
OH MON DIEU MAIS C'EST LE BUT EN OR
Genre le premier qui marche gagne
Mais c'est horrible. Mais je vais pas être bien. Oh la la.
OH LA LA.

Bon. Marion, le amtch est fini et. Je suis absolument dégoûtée et démoralisée. Putains d'anglais.

- S'il vous plait, rassemblez-vous ! Ordonna le professeur Fleming. Nous allons commencer la répartition. Le principe est simple : vous devrez vous avancez au milieu du hall et vous prendrez place sur le nœud gordien au sol. Si une statue désire voir l'élève rejoindre sa maison, elle s'animera. Vous n'aurez qu'à vous placer alors derrière la statue de votre nouvelle maison. Il arrive que plusieurs statut s'anime car certains présentent des qualités diverses. La décision vous appartiendra donc, le choix sera vôtre. J'aime beaucoup cette idée parce que mine de rien, le Choixpeau est beaucoup trop dictatorial.

Elle déplia un parchemin et Julian devina que les noms des élèves étaient inscrits dessus. Il eut une vision de McGonagall dans la même position et son ancienne professeure de métamorphose lui manqua brusquement. Il avait l'impression de regarder à travers un miroir déformant une réalité si proche et si lointaine à la fois.

- Avant d'appeler les Juniors, deux élèves plus âgés vont d'abord passer la cérémonie de répartition. Ils nous viennent d'Angleterre et j'espère que vous saurez leur réserver l'accueil qu'ils méritent.

Julian aurait voulu s'enfoncer sous terre. Je comprends parfaitement le sentiment Les rares élèves qui ne l'avaient pas repéré ne pouvaient désormais plus le manquer. En haut, il ne manqua pas le rictus ironique de Noah Douzebranches qui semblait amusé devant son embarras évident. Evidemment :lol: :lol: :lol: Est-ce que j'ai un grand sourire?

- Shelton Julian ! Appela le professeur Fleming.

Cette fois, il se maudit d'être l'aîné. D'un même mouvement, tous les yeux le suivirent et il avança, les yeux résolument fixés sur le mur d'en face. Le stress l'avait envahi plus violemment qu'il ne l'avait anticipé. Le ventre noué, il se figea pile au milieu du nœud gordien et attendit. En vérité, il mentirait en disant qu'il n'avait pas déjà une idée de la maison qui allait être la sienne à Ilvermorny. Les yeux rivés sur la statue la plus à gauche face à lui, il ne ressentit aucune surprise en la voyant s'animer...

Le serpent au front serti de deux cornes et d'un cristal se redressa. La pierre précieuse au centre de sa tête s'illumina alors, projetant le reflet d'un éclat bleuté sur le sol. La maison de l'esprit et des érudits : ça lui correspondait bien, pas de doute SANS DECONNER moi qui te voyait une âme de guerrier mon petit Djulianne . Les Serpents Cornus se mirent à applaudir à tout rompre et Julian crut entendre Liam se plaindre qu'ils ne soient pas dans la même maison.

Heureux d'échapper aux regards inquisiteurs de la foule, il se mit sur le côté et laissa la place à sa sœur qui s'avançait déjà avant même que le professeur Fleming ne crie son nom.

- Shelton Charlotte !

Avec assurance, elle se plaça à l'endroit indiqué et tourna sur elle-même, comme pour évaluer chaque statue. Julian retint un sourire en voyant la curiosité et l'impatience dans ses gestes. Contrairement à lui, les statues ne se manifestèrent pourtant pas immédiatement. Plusieurs secondes s'étirèrent avant que les ailes imposantes de l'Oiseau Tonnerre se déploient et se mettent à battre. Les autres s'apprêtaient à applaudir lorsque soudain le Puckwoodgenie s'anima également. Sa flèche levée vers le plafond, il la brandit fièrement dans les airs comme s'il tentait de battre l'Oiseau Tonnerre dont les battements d'ailes redoublèrent d'intensité. Déboussolée, Charlotte regarda tour à tour les deux statues.

- Il vous faut faire un choix, indiqua Fleming, près du groupe des premières années. La décision vous revient entièrement : le cœur ou l'âme ? Les guérisseurs ou les aventuriers ? C'est chaud de faire ce choix quand tu as onze ans mine de rien

Julian se mordit la lèvre. S'il y réfléchissait, les Puckwoodgenie seraient les plus proches des Poufsouffle, la maison de Lottie à Poudlard. Leurs valeurs étaient l'entraide, être tourner vers les autres, travailler pour réussir et aider son prochain. Et malgré tout, Julian se prit à douter. Sa sœur n'était plus la même, elle n'était plus cette petite fille de onze ans qui était restée collée à lui pendant tout le trajet en train. Il n'y avait qu'à voir sa réaction tout à l'heure lorsqu'elle avait voulu s'éloigner de lui et enlever la main de la sienne. Il paniqua brusquement. Charlotte n'avait pas besoin d'être encouragée sur la voie de l'aventurisme, elle était assez casse-cou comme ça. J'aime bien cette idée de Charlotte qui a évolué, qui a pris confiance, qui est plus aventureuse et qui n'est plus la même petite fille qu'à onze ans !

Pendant une brève seconde, Julia tenta d'accrocher le regard de sa sœur, mais elle ne se tourna à aucun moment vers lui, comme si elle l'évitait. Puis, elle déclara d'une voix forte :

- Oiseau Tonnerre ! Je... je choisis les Oiseaux Tonnerre.

Le professeur Fleming hocha la tête. Expirant fort, l'air soulagé, Charlotte le rejoignit en vitesse tandis qu'un petit garçon de onze ans prenait sa place. Il l'agrippa par le poignet dès qu'elle fut à sa hauteur.

- Pourquoi t'as fait ça ? Demanda-t-il dans un souffle. Puckwoodgenie était comme Poufsouffle !

- Parce qu'on n'est pas à Poudlard, Ju' ! Et j'avais le choix ! Alors clairement, on est pas à Poudlard. Et puis je suis assez contre le fait de faire des parallèles strictes entre les maisons de Poudlard et d'Ilvermorny, parfois ça correspond, parfois non ! Et c'est drôle parce que je suis exactement comme Charlotte, Oiseau Tonnerre et Poufsouffle donc arrête Djulianne !

D'un geste ferme, elle se dégagea. Julian resta sans voix, déstabilisé, et il se contenta de regarder la cérémonie se dérouler sans un mot de plus.

Ilvermorny et Poudlard, songea-t-il. Deux faces d'une même pièce, deux faces d'une même réalité. A l'image du monde sorcier et du monde moldu, Julian espéra qu'il arriverait à faire partit des deux. Il n'y avait pas une seule réalité, mais plusieurs, parallèles les uns des autres. Tout comme il n'y avait pas un seul monde, il y avait plusieurs écoles. Il n'y gagnerait rien à s'accrocher à Poudlard. Ilvermorny était son pendant, son égal et son contraire. Et il avait intérêt à marcher sur les deux lignes parallèles s'il ne voulait pas perdre l'équilibre. Il est vraiment très beau et très touchant ce dernier paragraphe !

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Eléments tirés du canon/Pottermore

- Le mont Greylock est bien la montagne sur laquelle se situe Ilvermorny. Greylock village, le mont des Errats et vallée des Pixies sont en revanche de mon invention. La ville d'Adams existe belle et bien (oui j'ai été faire un tour sur google maps).

- Les maisons ont évidemment été inventées par Rowling. J'ai aussi repris sa description du hall d'entrée et de certains éléments extérieurs (la grille, le mur d'enceinte et les statues). Le système de répartition vient d'elle également, mais j'ai pris des libertés pour les dortoirs et le mélange des maisons.

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Prochain poste : Chapitre 8 - 9 décembre

Super chapitre Anna' ! J'étais super contente d'enfin découvrir Ilvermorny ! Maintenant j'ai tellement hâte de Djulianne retrouve son dortoir (hihihihi) et qu'il décovure les cours et tout !

Re: L'héritage d'Ilvermorny [Harry Potter]

Publié : mer. 09 déc., 2020 12:34 pm
par annabethfan
@Mythik : Otis est pas mal inspiré de Hagrid complètement :lol: Même s'il n'a pas sa barbe hirsute ! Ni son goût pour les créatures dangereuses ^^ Il est plus sobre haha !
Je suis contente que tu aimes les montgolfière c'est une de mes premières idées pour cette histoire vraiment !
La maison de Julian était assez évidente oui ^^ Par contre Charlotte je la voyais bien entre Poufsouffle et Gryffondor, et cette tendance s'affirme avec l'âge d'où sa répartition chez les Oiseaux Tonnerre. Oui je vous ferai un recap au prochain chapitre de la maison de tous les personnages pour vous aider ! :D
Merci pour ton commentaire !

@elohane : La nostalgie de Poudlard est normale et ça sera un thème que j'aborderais pas mal à travers Julian tu verras :lol:
Ouhh on a déjà des ships trop cool :lol:
J'espère que la suite te plaira autant ! Merci !

@Charmi : T'inquiète pas pour le chapitre précédent, je comprends ^^
Juju ça me tue toujours autant :lol: Je suis contente que tu aimes les montgolfière c'était une de mes premières idées !
J'ai vraiment essayé de reprendre les descriptions de Rowling et d'y ajouter ma touche !
Haha j'aime mettre des ref à ATDM. Tu en verras d'ailleurs une dans ce chapitre ;)

@Bff47 : Je sais, ce chapitre était très descriptif, c'était un peu le passage obligé désolée...
C'est vrai que les montgolfière font plus sympathique que les sombrals :lol:
Je posterai un recap au prochain chapitre des maisons de tout le monde, pas d'inquiétude ;) Et j'aime bien ta comparaison avec les filières :lol:
Merci pour tes commentaires !

@Noelle 2-0 : Alors déjà un énorme merci pour ton commentaire, je suis ravie que tu aies pris le temps d'en laisser un, ça me fait toujours plaisir de rencontrer mes lectrices et surtout tes réflexions sur l'histoire étaient tellement intéressantes à lire !
Déjà, le fait que tu aies lu NG et ATDM je trouve ça incroyable parce que la première commence à dater et mon style n'était pas incroyable à l'époque donc merci !
Ensuite, je suis très touchée que tu aimes tous les détails de "construction d'univers" parce que j'y ai passé beaucoup de temps. Je me suis bien sûr inspirée de ce que Rowling avait donné comme infos, mais j'ai aussi inventé plein de choses donc je suis très contente que tu y sois sensible. De même, je voulais retranscrire ce choc des cultures et cette comparaison inévitable entre Poudlard et Ilvermorny à travers les yeux de Julian. Je pense que ça aide à faire la transition, même pour le lecteur.
Ton analyse des personnages est parfaite, tu as bien saisi leurs personnalités et les enjeux autour d'eux. Quant au père... Je comprends pourquoi tu ne l'aimes pas, c'est normal :lol: Pour l'instant, il est vraiment au fond du trou et se renferme sur lui-même, il n'est clairement pas le père de l'année.
Et surtout ne t'excuse pas pour la longueur, j'ai adoré ton com ! Merci encore ;)

@Clem : T'es une warrior je t'aime ! *keur*

@ Perri : Je t'aime aussi, merci pour le commentaire et cf. notre conv :lol:


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Chapitre 8 : Traditions locales

« La jeunesse de l'Amérique est sa plus vieille tradition : elle dure depuis trois cents ans. »

- Oscar Wilde -


// 3 septembre 1979 //

Les oreilles bourdonnantes, Julian mit quelques secondes à se rendre compte que la répartition avait pris fin. La statue du Womatou venait de rugir pour la dernière fois. Dans un flot continu, les élèves sur le balcon circulaire au-dessus de sa tête se mirent à se diriger vers les escaliers, mais Julian n'osa pas bouger. Personne ne lui avait dit où aller. Devait-il rejoindre les autres élèves ou rester avec les Juniors ? A travers la foule, le professeur Fleming parut percevoir son trouble car elle s'approcha de lui.

- Bienvenue chez les Serpents Cornus, lui souhaita-t-elle. Tu verras, c'est une très belle maison.

- Vous dites ça parce que c'est la vôtre ? Osa-t-il demander, rendu confiant par le tutoiement.

Elle rit.

- En partie, concéda-t-elle. Et félicitation à toi aussi, Charlotte.

- Merci, professeur.

- Les Juniors vont maintenant passés dans la salle juste ici. (Elle désigna une pièce sur leur gauche, accolée au hall d'entrée). Nous l'appelons la Pièce aux mille baguettes. Ils vont y recevoir leur baguette magique pour la première fois à l'occasion de leur entrée dans notre école. Nous avons plusieurs partenaires fabricants qui viennent les vendre chaque année. Bien évidemment, vous avez déjà les vôtres... De chez Ollivander, j'imagine ?

- Oui...

- Un très bon fabricant, approuva-t-elle. Je vous invite à suivre vos camarades au Réfectoire dans ce cas. Vous pourrez découvrir la Pièce aux mille baguettes plus tard, je crois que les sixièmes années ont un cours sur la science des baguettes au premier trimestre. (Elle jeta un coup d'œil derrière son épaule en entendant les Juniors s'agiter). Il faut que j'y aille. Vous n'avez qu'à suivre les autres, un Représentant pourrait vous aider... Qui est le vôtre déjà cette année ?

- Je ne sais pas pour les cinquièmes années, admit Julian, mais on a fait le trajet avec Aileen McCallum. Je crois qu'elle est Représentante des sixièmes années, elle pourra nous aider ?

Le professeur Fleming hocha vivement la tête.

- Oh oui Aileen sera parfaite pour vous guider ! Si vous avez une question, n'hésitez pas non plus à venir me trouver. (Elle se retourna à nouveau pour superviser les nouveaux élèves). Ils ne tiennent pas en place, maugréa-t-elle. Le devoir m'appelle ! Je vous souhaite une bonne rentrée.

Julian n'eut pas le temps de la remercier qu'elle s'était déjà précipitée vers deux Juniors qui se poussaient pour être le premier devant la porte. Il trouvait encore cela étrange la façon dont les professeurs les appelaient par leurs prénoms et le son de « monsieur Shelton » prononcé par la voix fluette de Flitwick lui manqua soudain. Pour éviter de s'attarder sur ce coup de nostalgie si brusque, il pivota vers l'entrée du Réfectoire qui se remplissait à vue d'œil.

- Tu crois qu'on va manger des burgers toute l'année ? Chuchota Charlotte.

- Arrête avec tes clichés.

- Tous les clichés ont un fond de vérité. La preuve, tu bois du thé tout le temps !

Il ne pouvait pas réfuter ce point. Il songea à la boîte de thé en fer, offerte par Matthew, bien rangée dans sa valise.

- Allez viens, dit-il pour éluder sa remarque. Essayons de retrouver Aileen et Liam.

Traînant les pieds, Charlotte le suivit dans la foule. Le Réfectoire en lui-même ressemblait en partie à la Grande Salle avec son plafond haut, ses murs de pierres claires et ses grandes fenêtres en ogives, mais le parallèle s'arrêtait là. Le ciel et les bougies étaient remplacés par des lumières de sorts qui flottaient délicatement dans toute la pièce, comme des petites boules lumineuses ésotériques qui jetaient des reflets d'or sur les visages. Il n'y avait pas non plus quatre longues tables, mais plusieurs tables rondes qui pouvaient accueillir entre quatre et huit élèves selon leur taille. Des nappes blanches les recouvraient et tombaient jusqu'au sol à la manière d'une traîne de mariée. Au fond de la salle, les professeurs étaient assis en ligne le long d'une grande estrade en bois et Julian devina une grande porte dans leur dos au-dessus de laquelle une plaque indiquait en lettres capitales « SALLE DES PROFESSEURS ».

- Oh les Anglais ! Cria soudain la voix vive de Liam sur leur gauche. Par ici !

Il était debout à côté d'une table reléguée dans un coin et agitait les bras. Déjà assise, Aileen rougissait en sentant les regards curieux pivoter vers eux.

- Ils nous ont trouvés finalement, commenta Charlotte.

Arrivé à leur table, Julian s'assit en face de sa sœur, encadré par ses deux nouveaux amis. Le placement était visiblement bien plus libre qu'à Poudlard puisqu'il observa les maisons se mêler entre elles dans tout le réfectoire.

- Bon, Serpent Cornu, pas vraiment de surprise pour toi l'intello, non ? Attaqua Liam d'emblée.

- C'était la maison la plus proche de Serdaigle, convint-il, agacé par le surnom.

- Charly par contre jolie surprise ! Je ne pensais pas que t'atterrirais chez les aventuriers !

Charlotte rougit.

- Moi non plus, avoua-t-elle, mais j'avais envie de changement je crois.

Julian retint difficilement une exclamation sarcastique. Du changement ? Elle voulait du changement ? Ils n'en avaient pas eu assez dernièrement ? S'il se rappelait bien, c'était Charlotte qui pleurait encore il y a quelques jours à l'idée de quitter l'Angleterre. A croire que de découvrir ce nouveau château lui donnait des ailes. Pile à ce moment, comme un signe du destin, il vit soudain apparaître un nouvel emblème sur l'uniforme de sa sœur. Au niveau de la poitrine, un grand oiseau aux ailes déployées se broda à côté des armoiries de l'école. Julian baissa les yeux. Sur le sien, un Serpent dressé, le front serti d'une pierre, était également apparu près du nœud gordien.

- Vous faites officiellement parties des maisons maintenant, annonça Aileen en souriant.

Les uniformes d'Aileen et Liam abordaient, eux, une étrange créature aux grandes oreilles qui auraient pu passer pour un gobelin si Julian n'avait pas vu sa représentation grandeur nature il y a quelques minutes sous forme de statue.

- Le Puckwoodgenie, symbole de notre maison, crut-elle nécessaire d'expliquer.

- Symbole du cœur et des guérisseurs, c'est ça ? Se souvint Charlotte.

- Tout à fait. J'aime bien cette idée que nous sommes les garants de la paix à Ilvermorny.

- N'exagère pas, se moqua Liam.

Il venait de servir à tout le monde un verre de jus de citrouille et tenait la cruche en équilibre précaire sur sa paume.

- Si tu fais tomber ça...

- Tu ne pourras pas me tuer, objecta-t-il immédiatement. Ça irait à l'encontre de la « paix ».

Aileen soupira.

- Tu m'épuises, Cooper. Et tu ruines mes discours de bienvenue.

- Quand elle m'appelle par mon nom de famille, je sais qu'elle est énervée, dit-il.

Il parut vouloir tenter le diable encore quelques secondes, mais il finit par reposer la cruche de jus de citrouille à sa place. Charlotte riait. Julian, lui, trouvait surtout Liam épuisant à suivre et se rangea mentalement du côté d'Aileen. Le brouhaha incessant des conversations autour de lui commençait à lui donner mal à la tête et il se demanda si le décalage horaire, même encore après une semaine dans le pays, ne venait pas le perturber à retardement.

Inconscient de son trouble, Liam se pencha en avant et reprit :

- En plus, la paix, la paix... C'est un peu surfait comme concept ici avec toutes les tensions.

- Pourquoi ? Les maisons ne s'entendent pas ? Demanda Charlotte. Chez nous, Gryffondor et Serpentard ne peuvent pas se voir !

- Ce n'est pas vraiment ça, non, dit Aileen, hésitante. (Elle coula un regard vers Liam qui semblait la défier d'expliciter). Les maisons s'entendent plutôt bien. On partage un Foyer, même nos dortoirs. Les jours de compétitions sportives sont les seuls où chaque maison devient un peu... patriotes.

Julian fronça les sourcils.

- Alors à quel niveau se situent les tensions... ?

A nouveau, Aileen parut incertaine et ce fut Liam qui répondit, renversé contre le dossier de sa chaise, bras croisés sur la poitrine.

- Le sang, lâcha-t-il comme si les mots lui brûlaient la langue. Certains se croient mieux que les autres.

- Ce n'est pas ça ! Objecta tout de suite Aileen.

- Qu'est-ce que t'en sais ? Ta famille est une des plus vieilles du Canada !

Julian sentit son ventre se contracter. Il avait traversé l'Atlantique pour échapper aux idéaux comme ceux-ci et il ne supporterait pas de les retrouver ici, comme si leur fuite avait été vaine. Quand il était entré à Poudlard, les coups-bas et les insultes entre maisons étaient admises à la manière d'une tradition locale dont plus personne ne connaissait l'origine. Gryffondor détestait Serpentard. Les Poufsouffle subissaient les préjugés sur leur maison. Tout le monde voulait battre les Serdaigle en cours et prouver qu'ils n'étaient pas plus intelligents que les autres. Le monde de Poudlard tournait ainsi. Julian avait mis du temps avant de comprendre que ces tensions qui traversaient l'école remontaient aux fondateurs eux-mêmes. Sa mère, toujours soucieuse de s'intégrer en Angleterre en apprenant son histoire, lui avait raconté la légende des quatre sorciers créateurs de Poudlard.

Aurélia lui avait montré de manière bien plus intéressante que Binns comment le passé influençait encore le présent à bien des égards : les visions opposées de Godric et Salazar se répercutaient par-delà les époques, la gentillesse et l'ouverture d'esprit d'Helga avaient été transformées en croyances erronées sur les capacités de sa maison par les siècles, et l'intelligence parfois condescendante de Rowena laissait encore des traces aujourd'hui. Tous ces préjugés ancestraux étaient peut-être un tort, mais ils faisaient partie de l'identité de Poudlard et Julian s'en était accommodé. Les préjugés qui étaient venus ensuite en revanche...

S'il s'en souvenait bien, cela avait commencé en troisième année. Il y avait déjà eu des incidents précédemment bien sûr, mais les choses s'étaient accélérées cette année-là. Des messages contre les nés-moldus fleurissaient sur les murs du château, des agressions terrorisaient les élèves, les professeurs s'inquiétaient de plus en plus... Darren Mulciber s'était même fait renvoyé temporairement et Kevin Mells avait été exclus après son attaque avortée contre Lily Evans. D'un coup, les tensions entre maisons n'étaient plus historiques, elles étaient politiques. Voire, elle s'étaient doublées d'une haine contre les nés-moldus et de revendications de la part de ceux qui estimaient que le monde sorcier leur appartenait grâce à leur sang.

Or, si les tensions n'étaient justement que des tensions entre les murs de Poudlard, la réalité au dehors était plus sombre. La réalité avait explosé sur sa mère, l'ensevelissant sous les gravats. La réalité avait consumé sa mère, l'avalant dans les flammes.

Rien qu'en repensant à la photographie du bâtiment des Archives du Monde Magique en ruine, Julian sentit son souffle lui échapper. Une boule chauffée à blanc dans la gorge, il tenta de se concentrer à nouveau sur la conversation et les cheveux d'Aileen, rougeoyants sous les lumières de sorts, lui servirent de point d'ancrage.

- Je ne suis peut-être pas née Non-Maj' comme toi, reconnut Aileen d'un ton patient, mais n'exagère pas non plus. L'administration fait très attention sur ces questions depuis la guerre contre Grindelwald et il n'y a pas de racisme anti né Non-Maj' comme en Europe !

- Je n'ai pas dit ça, contra Liam, véhément. Je t'accorde que les idées de Grindelwald ont traumatisé tout le monde, mais ça n'a pas arrêté la peur du monde Non-Maj'. Tu sais que mes parents subissent des contrôles plusieurs fois par an du MACUSA ? Juste pour vérifier qu'ils ne sont pas des ennemis des sorciers !

- Ce qui est plutôt normal, objecta à nouveau Aileen. Le code du secret magique est là pour une raison...

- Pour renforcer la peur !

- Ne sois pas dramatique. Les Etats-Unis en font peut-être un peu trop, c'est vrai, mais au Canada tout se passe bien.

Liam roula des yeux.

- Et pourquoi ? Parce que le Canada est justement trois fois moins drastique que le MACUSA. Je ne compte plus les fois où les profs m'ont dit « d'être discret » pendant les vacances. Ils ne le faisaient même pas en pensant à mal, mais tu remarqueras qu'ils ne le disaient qu'à moi. Jamais à toi ou à Noah. Encore moins à la reine des glaces et à sa copine blondasse.

- Ce n'est pas pareil... Noah habite littéralement au Village, Théa doit être entourée de sortilège repousse Non-Maj' dans son manoir new-yorkais, et Othilia est la fille de Fontaine !

- Et toi ?

- Moi ? Je... je ne sais pas, c'est juste... Enfin c'est comme ça...

- Non, ce n'est pas « comme ça ». Ils ne te font aucune mise en garde, tes parents ne sont pas contrôlés et c'est juste parce que tu es sang-pure. Et ça se trouve, Emilia a été enlevée à cause de ça aussi !

Sous le coup de la colère, Liam donna un coup sur la table. La cruche de jus de citrouille vacilla, mais Charlotte la rattrapa grâce à ses réflexes de poursuiveuse tandis qu'Aileen se trouvait soudain à court de mots. En voyant l'éclat incendiaire dans les yeux de Liam, Julian comprit soudain l'origine de sa colère. Il ne le connaissait pas encore réellement, mais Liam ne lui donnait pas l'impression d'être quelqu'un qui s'emportait facilement et sa prise de parole ce soir devait être inhabituelle pour lui. Peut-être même qu'il ne venait que de réaliser récemment les faits qu'il rapportait avec fougue. La disparition de sa sœur, née moldu comme lui, était sans doute le déclencheur. Et Aileen, malgré sa gentillesse et son empathie, semblait ne pas réaliser la réalité vécue aux Etats-Unis pour avoir grandi au Canada.

Mal à l'aise, Julian hésita à intervenir. Il comprenait la colère qui habitait Liam. Merlin, il la ressentait au quotidien depuis cet été. C'était une colère pareille à un incendie, nourrie par un sentiment d'injustice, dévorante comme la douleur liée à la perte d'un membre de sa famille. Une mère et une sœur étaient peut-être différentes, mais leur absence soudaine engendrait une même souffrance et une même amertume.

- Tu as raison, dit-il finalement d'une voix rauque. C'est injuste. C'est normal d'être en colère. En avoir conscience et le dénoncer est la meilleure chose à faire. Sinon, les choses continuent et des gens comme Tu-Sais-Qui arrive au pouvoir.

Du coin de l'œil, il remarqua qu'Aileen comprenait la référence, mais Liam fronça les sourcils. Charlotte se chargea de lui expliquer, comme elle l'avait fait au dîner avec Théa et Archer.

- Tu-Sais-Qui est le mage noir qui contrôle l'Angleterre en ce moment... C'est lui qui a provoqué la guerre. On n'ose juste plus dire son nom. Je crois qu'on ne le connaît même pas...

- C'est effrayant... murmura Aileen.

Julian trouvait le mot encore faible. Il s'apprêtait à tenter de rassurer Liam au sujet de sa sœur aînée, sans trop savoir en vérité comment s'y prendre, lorsqu'un carillon résonna dans le Réfectoire. Les conversations s'évanouirent. Sur l'estrade, la directrice Hicks s'était levée, son verre à pied à la main levé vers l'assemblée. Son visage ridé abordait une expression sereine.

- Bonsoir à vous tous ! En cette nouvelle qui commence, laissez-moi tout d'abord vous dire que je suis heureuse de vous retrouver... ou de vous rencontrer. (Elle sourit aux Juniors, rassemblés au centre du Réfectoire). Ilvermorny est désormais votre maison et j'ose espérer que vous saurez la traiter comme telle. A mes côtés, les professeurs et l'ensemble du personnel de l'école se tiennent à votre disposition pour organiser au mieux les mois que nous allons passer ensemble. Je pense notamment à la journée de recrutement des clubs demain. Pour ceux dont le dirigeant ou la dirigeante du club n'est plus parmi nous cette année, veillez venir vous adresser à un professeur pour que nous mettions en place un suppléant pour demain. Quant à ceux qui voudraient changer de club, l'esprit de découverte est valorisé et je vous encourage à laisser une chance à tous les clubs proposés.

- Et pour le CDE ? Lança soudain une voix.

Julian tenta d'identifier qui avait osé interrompre la directrice, mais il n'y parvint pas. Sur scène, Hicks soupira sans se départir de son calme.

- Monsieur Fontaine, je sais que le Comité des Elèves vous tient à cœur, mais je pense que cela peut attendre lundi ? Je vous promets de vous accorder une heure entière d'entretien.

- Fontaine ? Répéta Julian en chuchotant. Comme Othilia ?

- Enjolras, oui. C'est son cousin avec quelques degrés d'écart je crois, souffla Aileen. Et le neveu du prof de potions par extension. Il vient de la branche française de leur famille. Tu verras, il est plutôt... vindicatif. Mais dans le bon sens. L'année dernière, il a milité pendant des mois pour que les élèves étrangers payent moins de taxes à l'école.

Julian haussa un sourcil.

- Une taxe ? Pour les élèves étrangers ?

- J'ai oublié de le préciser quand on parlait des élèves qui venaient d'hors Amérique ? Oui, on doit payer une taxe supplémentaire. Tous ceux qui viennent du Canada, du Mexique... L'élève de Cuba. (Elle réfléchit) Ah ! Vous aussi j'imagine.

Mentalement, Julian tenta de se souvenir de tous les documents qu'il avait eu entre les mains portant l'emblème d'Ilvermorny. Les droits d'inscriptions étaient sensiblement les mêmes qu'à Poudlard et il lui avait suffi de présenter l'attestation de Gringotts à son père pour que ce dernier signe le virement d'argent à l'école. Mais il ne se rappelait pas d'une quelconque mention de taxe. Perturbé, il se promit d'en toucher un mot à Leonidas lorsqu'il lui écrirait.

Il était tellement plongé dans ses pensées qu'il ne fit pas attention à la reprise du discours de la directrice Hicks et sursauta en entendant soudain des dizaines de voix se mettre à chanter :

Unis, nous ne ferons qu'un

Face aux Puritains,

Et notre inspiration nous vient,

De la sage sorcière Morrigan

Car c'est par l'Homme sans magie

Qu'elle subît la persécution

Elle fuit alors l'Irlande lointaine

Pour fonder notre maison

Ô Ilvermorny

Massachusetts

Nous te choisissons !

Nous te choisissons !

La plus prestigieuse des écoles sorcières

En ton sein de pierres nous sommes protégés

En ton âme nous vivons un rêve éveillé

Toute notre magie nous vient de toi

Et notre esprit en est désormais éclairé

Peu importe où nos pas nous mènent

Peu importe où notre cœur nous porte

Notre seul vrai foyer,

Le seul et nôtre

C'est toi, Ilvermorny la belle


Ebloui par la mélodie qui s'évanouissait doucement, Julian se mit à applaudir avec les autres alors que les paroles résonnaient dans son esprit.

- La chanson est belle, mais je préfère celle de Poudlard, jugea Charlotte.

- Vous en avez une aussi ?

- Oui... Si on peut dire. Dumbledore nous laisse la chanter sur l'air qu'on veut.

- Tu veux dire que chaque élève choisit sa mélodie ? S'esclaffa Liam.

Avec nostalgie, Julian se souvint de la cacophonie qui résonnait à chaque banquet de rentrée dans la Grande Salle. Il tentait toujours de chanter sur un air neutre, mais d'autres s'amusaient à faire exactement le contraire. Il se rappelait encore des Maraudeurs, debout sur le banc, qui braillaient la chanson de Poudlard en imitant Célestina Moldubec ou Matthew, effronté, qui déclamait les paroles à la manière d'un poème, presque sans air musical, sous l'œil agacé de McGonagall. Si elle connaissait la voix de troll de Matthew, elle aurait sans doute davantage apprécié sa retenue.

- C'est ça, confirma Charlotte.

- Aileen, tu crois qu'on peut demander à Enjolras de militer pour organiser un voyage à Poudlard ? Je veux voir leur chapeau étrange et écouter leur chanson !

- Je crois que le budget de l'école va être trop serré, Liam, désolée...

- Tragédie !

Heureusement pour son mal de crâne, Liam n'eut pas l'opportunité de continuer sa pièce de théâtre dramatique car les plats apparurent sur les tables. Des soupirs de contentement traversèrent le Réfectoire et tout le monde se servit avec appétit. Tout au long du dîner, Julian participa peu à la conversation. Il laissa Charlotte et Liam capter l'attention, rire bruyamment, et se disputer sur les coutumes de Poudlard et Ilvermorny. A côté de lui, Aileen lui coulait des regards fréquents, comme pour s'assurer qu'il était encore bien présent avec eux et il s'efforça de la rassurer à chaque fois. Pourtant, lorsque les plats disparurent, il retient un soupir de soulagement à l'idée de pouvoir enfin aller dormir.

- Suivez-moi, dit Aileen en se levant. On va vous montrer le chemin vers les dortoirs.

Emporté par la foule des élèves qui cheminaient dans la même direction qu'eux, Julian veilla à ne pas lâcher des yeux la chevelure rousse d'Aileen. Tout le monde continuait à parler avec animation et le bruit des conversations résonnaient en échos contre les murs de pierre. A l'avant du groupe, Julian crut discerner son cousin Archer, l'air important, qui tentait de contrôler le niveau sonore sans grand succès.

Ils empruntèrent un large escalier à double volée et s'arrêtèrent au premier étage. Devant lui, Julian découvrit une vaste pièce rectangulaire complètement hétéroclite. Au sol, le parquet était soit nu, soit recouvert de tapis orientaux ou européens, voire de carré de carrelage ici et là. Un fauteuil Louis XV côtoyait une chaise en forme d'œuf qui ressemblait à un cocon violet. Un peu plus loin, une armoire en bois et une étagère vitrée croulant sous les trophées et les médailles se tenaient contre le mur du fond. Sur ce dernier, quatre immenses bannières avaient été déployées et, dans un style amérindien, les quatre emblèmes d'Ilvermorny apparaissaient ainsi brodés au fil d'or sur un fond rouge et bleu. Les murs de gauche et de droite, eux, n'étaient qu'une succession de portes en bois dont les embrasures se touchaient presque tant elles étaient proches.

- Et voici le Foyer ! Annonça Aileen. C'est un peu la pièce commune où tout le monde traîne après les cours.

- Mais toutes les maisons se mélangent ? S'étonna Charlotte.

- Plutôt, oui. Comme on est rassemblés par années dans les dortoirs et non par maison, l'idée d'un Foyer était plus simple je suppose.

- Ne le prends pas mal mais... A quoi servent les maisons alors ?

- Est-ce que tu remets en cause la gloire des Puckwoodgenie ? Feignit de s'indigner Liam, une main sur le cœur au niveau de son écusson.

Aileen le repoussa sans ménagement.

- Comme je le disais pendant le dîner, l'unité de nos maisons viennent plus des points gagnés en cours et surtout des compétitions sportives ou les tournois des clubs. Là, tu verras, tu as intérêt à faire briller l'honneur de ta maison !

Le visage de Charly s'éclaira et Julian maudit à nouveau le cursus scolaire de leur imposer du sport. Il allait demander à Aileen si elle faisait partie d'un autre club que celui du journal d'Ilvermorny, mais un bayement le prit par surprise. Liam éclata de rire.

- Pas encore habitué au décalage horaire, l'Anglais ? Se moqua-t-il. Allez viens, je vais te faire découvrir notre dortoir. (Il se tourna vers les filles). On se voit demain ?

- Ne l'épuise pas, prévint Aileen. Bonne nuit, Julian.

- Merci... Pour tout. Tu nous as bien aidé aujourd'hui.

- Je suis là pour ça !

Julian lui retourna son sourire, puis reporta son attention sur sa sœur.

- Ça va aller, Lottie ?

- Mais oui ! Assura-t-elle en roulant des yeux. Va dormir, Ju'. Tu l'as bien mérité.

Elle ponctua sa remarqua d'un sourire soudain moins effronté et, avant qu'il n'ait pu réagir, elle s'avança pour l'enlacer en ignorant Aileen et Liam. Surpris, il referma ses bras sur elle en une seconde. Depuis plusieurs mois, Lottie semblait mettre un point d'honneur à lui montrer qu'elle avait grandie, qu'elle n'était plus la « petite dernière » de la famille, et il savait qu'il avait eu du mal à accepter. Cette étreinte, elle lui offrait sans compromis.

Ils s'écartèrent finalement l'un de l'autre et Aileen sourit.

- Promis, je veille sur elle, lui dit-elle. Viens, Charly, je vais te présenter des filles de ton année.

- Et toi, tu viens avec moi ! Ajouta Liam en l'entraînement vers le mur de droite. Notre dortoir est juste là. Sixième porte, sixième année. Pas trop dur, non ?

- Je crois que ça ira.

- Mais oui, l'intello !

D'un coup d'épaule, Liam ouvrit la porte et le poussa presque à l'intérieur. Julian s'arrêta sur le seuil. Contrairement au Foyer, la chambre était plus classique et n'était pas si différente de son dortoir à Poudlard. Il n'y avait pas de poêle en cuivre au milieu de la pièce, mais cinq lits à baldaquin étaient disposés sans encombrer l'espace. Au fond, une porte entre-ouverte donnait sur ce qui semblait être une salle-de-bain.

- Oh regarde, ils ont bien mis ton lit ! Eh la chambre a même été agrandie. Encore heureux, tu me diras, c'était déjà dur de vivre à quatre là-dedans.

- La faute à qui ? Lança une voix. T'es le pire coloc de la terre, Cooper !

Julian se retourna. Trois garçons venaient d'entre à leur suite dans la chambre. Celui qui venait de parler s'avança, hilare, et donna une grande tape dans le dos à Liam.

- Merci pour le compliment, Wilde, j'apprécie, se mit à rire ce dernier avant de les mettre face à face. Julian, je te présente Wilde Wilkinson. Fils de ministre, riche comme Merlin, capitaine de l'équipe de Quodpot des Womatou... Un cliché ambulant ! (Il évita le coup d'épaule que tenta de lui donner le fameux Wilde). Wil-Wilki, je te présente « Djulian Cheltooone » tout droit débarqué de la mère patrie.

Tout le monde haussa un sourcil.

- Ton accent anglais est terrible, l'informa Julian en grimaçant devant la prononciation de son prénom.

- Attends d'entendre celui canadien !

Julian secoua la tête et fit face à Wilde Wilkinson qui lui tendait la main. Jusqu'à présent, il ne s'était jamais senti complexé par son allure maigrichonne pour un garçon, mais son nouveau camarade de dortoir remettait les choses en perspective. Les larges épaules de Wilde auraient été parfaites pour un batteur de Quidditch et même son nez, qui avait dû subir plusieurs coups, paraissait s'être pris des cognards tant il était cabossé et de travers. Si ce n'était pour ce nez pourtant, Wilde était un garçon plutôt charmant avec ses cheveux ondulés, ses grands yeux clairs, et sa carrure imposante. Sourire franc aux lèvres, il serra la main de Julian avec fermeté.

- Salut ! Dit-il avec un accent américain prononcé. T'es l'Anglais de la répartition ? Serpent Cornu, c'est ça ?

- C'est moi... Julian. Julian Shelton.

Wilde sourit davantage.

- Je préfère ton prénom prononcé comme ça. Ecoute, bienvenue dans notre dortoir !

- Dans notre pays, même ! Ajouta Liam.

- Oui sans doute aussi, approuva Wilde.

- Merci...

Visiblement, Liam dû juger que les présentations avec son premier compagnon de dortoir avait assez duré, car il passa au suivant :

- Après Wil-Wilki, je présente notre deuxième célébrité locale : Enjolras Fontaine !

Julian pu enfin mettre un visage sur la voix entendue à la sortie du train et au cours du dîner. Devant lui se tenait un garçon presque aussi grand que Wilde, mais moins râblé et plus élancé. Il avait un visage ciselé et une masse de boucles blondes solaires qui formaient un halo autour de sa tête. Il se contenta de lui adresser un signe de la main.

- Le cousin d'Othilia, c'est ça ? Se souvint-il.

- Oui, au deuxième degré ou quelque chose comme ça, acquiesça Enjolras, visiblement surpris. Tu la connais ?

- Non. Je connais sa meilleure amie, Théa. C'est ma cousine.

D'un coup, Julian sentit les regards étonnés lui tomber dessus, exactement comme Liam et Aileen l'avaient fait dans le train en apprenant la nouvelle. Il commençait vraiment à se demander comment les gens voyaient Théa à Ilvermorny...

- Théa Grims est ta cousine ? Répéta Enjolras.

- La reine des glaces en personne !

- Liam, tu sais qu'elle va finir par te jeter un sort si tu continues avec ce surnom, n'est-ce pas ? Et d'ailleurs, arrête de m'appeler Wil-Wilki par Morgane ! Arrête avec les surnoms en général tiens !

Julian approuva Wilde silencieusement. Il ne savait pas s'il apprécierait encore longtemps d'être rebaptisé « l'intello » ou « l'Anglais » toute la journée.

- Oui oui pardon... Mais passons. Julian, si tu as des revendications pour l'école ou que tu te sens victime d'une injustice comme une mauvaise note non méritée à un devoir, va voir Enjolras, il lancera une manif' !

- Tu me fais passer pour une caricature, Cooper.

- Le monde est une caricature.

Un rire dédaigneux accueillit la réplique spirituelle de Liam. D'un même mouvement, ils se tournèrent tous vers le dernier garçon du dortoir, assis sur son lit, les coudes posées sur les genoux à écouter en silence. Noah Douzebranches, se souvint Julian. Contrairement aux deux autres, il n'était pas resté à côté pour l'accueillir, mais s'était isolé prêt de la fenêtre. Julian fut frappé par son visage dépourvu d'expression mise à part le rictus presque hautain qui hantait la commissure de ses lèvres.

- Quelque chose à dire, Noah ? Cingla Liam, tendu.

- Non, j'attends juste que tu aies terminé ton numéro de comique...

- Quoi ? Mon humour n'est pas à ton goût ?

- Ok ! On ne va pas recommencer cette année, arrêtez tous les deux ! Ordonna Wilde de sa voix grave et autoritaire. Sérieusement, ça devient fatiguant. Entre meilleurs potes gamins et ennemis jurés maintenant, vous ne pouvez pas trouver un entre-deux ?

Liam se renfrogna, muré dans le silence, et ne répondit pas. Quant à Noah, il se contenta de hausser les épaules. Julian l'observa plus attentivement. Sa main s'agita et tapota son genou nerveusement, un tic qui le prenait quand il avait envie de dessiner. Il aurait aimé avoir un crayon sous la main pour tracer les traits de Noah sur du papier, les figer et les immortaliser. Un dessin immortalisait de façon intime, bien plus qu'une photographie qui ne faisait que capturer le réel sans imagination. Julian avait le regard d'un dessinateur et ce qu'il voyait, c'était que Noah était saisissant. Il n'avait pourtant pas la beauté classique d'Enjolras et ses boucles angéliques... Les boucles noires de Noah étaient plus désordonnées, plus vivantes. Son visage arborait des imperfections, mais ses yeux saisissaient l'attention. Les prunelles bleues profondes de Noah semblaient dire tout ce que son rictus hautain signifiait : il défiait les autres du regard et le savait pertinemment.

- Julian, Noah, présenta finalement Liam, mâchoire contractée. Noah, voici Julian.

- Je sais.

- J'avais cru comprendre.

Leurs réponses, prononcées en même temps, se télescopèrent et leur regard s'accrocha. Bleu contre vert, ils ne lâchèrent pas jusqu'à ce que Wilde et Enjolras brisent leur échange en passant entre eux. L'année promettait d'être intéressante.


******************

Eléments tirés du canon/Pottermore :

- Les élèves américains recevaient bien leur baguette en arrivant à Ilvermorny. Je n'arrive pas à bien comprendre, mais je crois que cette pratique a été arrêtée après une certaine date. Dans le doute, elle est toujours en application dans mon histoire.

- La chanson d'Ilvermorny était présente dans une scène coupée des Animaux Fantastiques. MAIS ! Elle était en anglais bien sûr... Donc on applaudit tous et toutes PtiteCitrouille aka Clem et ses talents de traduction littéraire ! Elle a fait un super travail pour rendre le sens de la chanson de manière poétique. Merci encore à elle.

- En ce qui concerne le Foyer, les dortoirs, le Réfectoire et tout ça : ça vient de moi, j'ai tout inventé ! Donc copyright attention haha !

*****************

Prochain post : Chapitre 9 - 23 décembre

Re: L'héritage d'Ilvermorny [Harry Potter]

Publié : mer. 09 déc., 2020 1:50 pm
par PtiteCitrouille
J'ai jamais été aussi rapide à commenter :lol:

Vivement la première nuit dans le dortoir HEIN *wink wink*

Ah bien joué pour le tutoiement, j'y avais pas pensé !
Traînant les pieds,
et des casseroles, je n'aimais pas beaucoup l'école
Le placement était visiblement bien plus libre qu'à Poudlard puisqu'il observa les maisons se mêler entre elles dans tout le réfectoire.
et ça, c'est cool, vraiment une très bonne idée !
un verre de jus de citrouille
ah tiens, ils ont aussi du jus de citrouille aux USA?
- En plus, la paix, la paix... C'est un peu surfait comme concept ici avec toutes les tensions.
vas-y, tente un peu de parler de paix avec la mort d'Aurélia et des Mangemorts qui gambadent dans les campagnes anglaises
- Le sang, lâcha-t-il comme si les mots lui brûlaient la langue. Certains se croient mieux que les autres.
ah bah voiiilàààà Julian, là tu pourras pas être nostalgique de Poudlard !
La réalité avait explosé sur sa mère, l'ensevelissant sous les gravats. La réalité avait consumé sa mère, l'avalant dans les flammes.
ah c'est violent, mais c'est drôlement bien écrit

Damn je m'y suis prise trop tard pour faire cuire mes pommes de terre, je vais manger à l'espagnole
- Et pour le CDE ? Lança soudain une voix.
tout mon pognon que c'est Enjolras pour le Comité des Etudiants ou un bail comme ça
Monsieur Fontaine, je sais que le Comité des Elèves vous tient à cœur
non mais c'était une blague hein, pour le pognon...

AH MAIS SIIIIIIII HAHAHAHAHA c'est son nom de famiiiillle hahahaa coeur coeur mon bel Enjolras
Il vient de la branche française de leur famille. Tu verras, il est plutôt... vindicatif. Mais dans le bon sens.
j'espère ouais, moi je veux un révolutionnaire réglo hein ATTENTION :lol: :lol: :lol: (je plaisante tu fais ce que tu veux hein. Prépare toi à ce que je vienne te tirer les cheveux par contre si tu fais des erreurs)
Oui, on doit payer une taxe supplémentaire. Tous ceux qui viennent du Canada, du Mexique... L'élève de Cuba. (Elle réfléchit) Ah ! Vous aussi j'imagine.
mais c'est dégueulasse ça
Mais il ne se rappelait pas d'une quelconque mention de taxe
bah non, il a milité et il a GAGNE AHA (enfin j'espère)

OH LA LAAA Mais quelle chanson MAGNIFIQUE, quelle traduction EXCEPTIONNELLE
- La chanson est belle, mais je préfère celle de Poudlard, jugea Charlotte.
eh oh hein, tu vas écouter et apprécier ça suffit :lol:
Il tentait toujours de chanter sur un air neutre
tellement Julian haha
Si elle connaissait la voix de troll de Matthew
oh le clash :lol: :lol: :lol:
Aileen, tu crois qu'on peut demander à Enjolras de militer pour organiser un voyage à Poudlard ? Je veux voir leur chapeau étrange et écouter leur chanson !
mais quelle brillante idée
- Je crois que le budget de l'école va être trop serré, Liam, désolée...
Enjolras, tu peux militer pour augmenter le budget de l'école ?
Aileen lui coulait des regards fréquents, comme pour s'assurer qu'il était encore bien présent avec eux
Julian la plante verte
hétéroclite. Au sol, le parquet était soit nu, soit recouvert de tapis orientaux ou européens, voire de carré de carrelage ici et là
eh c'est original ça ! ça doit faire une bonne ambiance wtf haha (btw, j'ai noté le parquet)
- Ne le prends pas mal mais... A quoi servent les maisons alors ?
ah merci d'apporter une précision
Lottie semblait mettre un point d'honneur à lui montrer qu'elle avait grandie, qu'elle n'était plus la « petite dernière » de la famille, et il savait qu'il avait eu du mal à accepter. Cette étreinte, elle lui offrait sans compromis.
ohhhh c'est trop chou, j'aime cette relation du frère protecteur et de la soeur qui veut se démarquer
- Mais oui, l'intello !
par contre il est relou à l'appeler l'intello

BO*DELEUUUUU j'ai oublié d'acheter du lait pour ma purée
mais cinq lits à baldaquin étaient disposés sans encombrer l'espace.
mais ça veut dire qu'ils sont que 5 sixième année? mais ça veut dire... *rapide (long) calcul* qu'ils sont que 140 environ dans l'école? pour USA, Mexique, Canada, et Cuba (bon y en a qu'une, elle doit se sentir seule elle d'ailleurs) ? (ah mais attends, y a les filles aussi, j'imagine dans un autre dortoir)
- La faute à qui ? Lança une voix. T'es le pire coloc de la terre, Cooper !
eh j'avoue l'année va être loooongue avec lui, il m'épuise déjà :lol: :lol:
capitaine de l'équipe de Quodpot
désolée, mais Quodpot je pense à des boule quiès va savoir pourquoi. Bref Quidditch ça sonne mieux ! et Quodpot je me demande ce que c'est, je sais plus si on en avait parlé
Djulian Cheltooone
Marion :lol: :lol: :lol: :lol:

Je sais pas pourquoi, mais je sens que ce dortoir va être full de testostérones :lol: :lol: :lol:
- Après Wil-Wilki, je présente notre deuxième célébrité locale : Enjolras Fontaine !
DANSE DE LA VICTOIIIIIIIRE IL EST EN SIXIEME ANNEEEEEE

Bon bah voilà j'ai un écrasé de pommes de terre, pas une purée tssss
je présente notre deuxième célébrité locale : Enjolras Fontaine !
et quel homme

Par contre tout le monde est cousin avec tout le monde ou c'est moi ? :lol:
- Le monde est une caricature.
désolée mais je suis pliée en deux :lol: :lol: :lol: :lol: "le brun ténébreux, qui jusqu'alors n'avais pas parlé, sortit de l'ombre, ses mèches d'encre lui tombant devant les yeux. Sa voix caverneuse, comme prédiction d'un monde d'obscurité, leur tomba dessus telle une chape de plomb sur leur épaules"

Ah mais merde, c'est Liam qui a dit ça :lol: :lol: je pensais que c'était Noah :lol: :lol:
- Quelque chose à dire, Noah ? Cingla Liam, tendu.
ehhh bah, va y avoir une sacré ambiance dans le dortoir :lol:
Sa main s'agita et tapota son genou nerveusement,
il a le bras long pour atteindre son genoux quand même
Il aurait aimé avoir un crayon sous la main pour tracer les traits de Noah sur du papier, les figer et les immortaliser.
HEHEHE WINK WINK (par contre j'adooore que Julian soit un artiste)
Il n'avait pourtant pas la beauté classique d'Enjolras et ses boucles angéliques...
*soupir* une beauté renversante et révolutionnaire
Les boucles noires de Noah étaient plus désordonnées, plus vivantes.
oui parce qu'Enjolras est mooooort (quoi? mauvais fandom ?)
- Julian, Noah, présenta finalement Liam, mâchoire contractée. Noah, voici Julian.
là t'as pas plus sobre come présentation :lol:
leur regard s'accrocha. Bleu contre vert, ils ne lâchèrent pas jusqu'à ce que Wilde et Enjolras brisent leur échange en passant entre eux
ahhhhhhh HIHIHIHIHIHI je suis en plein fangirlage, soooo inteeense :mrgreen: :mrgreen: :mrgreen:

Par contre, c'est déjà fini là ? eh je suis frustrée comme jamais :lol: :lol:
Elle a fait un super travail pour rendre le sens de la chanson de manière poétique. Merci encore à elle.
finger guns

Je suis refaite, j'ai vu Enjolras :lol: :lol:
Non autrement c'est un super chapitre, la rencontre Noah/Julian grrrrr *wink wink* mais tellement frustrée, je veux lire la suite là :lol: j'avoue j'adore tellement, tout est nouveau et original, j'ai bien sûr envie de voir les relations entre persos, mais aussi comment tu vas appréhender les changements et la vie aux USA, leurs coutumes sorcières, els matières et les clubs/sports!

Re: L'héritage d'Ilvermorny [Harry Potter]

Publié : jeu. 10 déc., 2020 11:16 am
par mythik
Salut !

C'est trop bien ce truc de recevoir sa baguette après la répartition !
Nous avons plusieurs partenaires fabricants qui viennent les vendre chaque année.
Ça me fait un peu penser à une foire ou un marché : "Venez cherchez mes baguettes ! Elles sont belles, elles sont neuves !" "Baguettes peu chères ! Bois de frêne, bois de houx ! Il y a de tout chez Baguettou !" :lol:

Un cours sur la science des baguettes ? :o Mais c'est TROP bien !! Pourquoi ils font pas ça à Poudlard ???

Au moins, ils ont aussi du jus de citrouille aux repas. Je m'attendais à quelque chose de plus... exotique mais ça devrait faire plaisir à Ju' de ne pas avoir tout qui change (déjà qu'il risque de ne pas avoir de thé au petit dej'... Pauvre Ju').
Ahh, on retrouve le concept de Sang-Purs ! (ça non plus ça ne va pas les dépayser :lol: )

:lol: :lol: Il se retrouve avec l'activiste dans son dortoir c'est trop drôle. D'ailleurs, comment ça se passe pour les autres élèves ? Un étage par année ? Toutes les chambres dans un couloir beaucoup trop long ?
Ohhhh, Noah dans le dortoir de Ju' <3 Il y en a qui vont finir par partager un lit, je vous le dis ! (on peut faire brûler le lit de Noah ou de Ju' ? Histoire qu'ils soient obligés de partager ? :D )

J'ai adoré ce chapitre ! Vivement le forum des clubs, j'ai hâte de voir quels clubs tu nous as inventé :lol:

Re: L'héritage d'Ilvermorny [Harry Potter]

Publié : dim. 13 déc., 2020 3:12 pm
par Perripuce
annabethfan a écrit : mer. 09 déc., 2020 12:34 pm @Mythik : Otis est pas mal inspiré de Hagrid complètement :lol: Même s'il n'a pas sa barbe hirsute ! Ni son goût pour les créatures dangereuses ^^ Il est plus sobre haha !
Je suis contente que tu aimes les montgolfière c'est une de mes premières idées pour cette histoire vraiment !
La maison de Julian était assez évidente oui ^^ Par contre Charlotte je la voyais bien entre Poufsouffle et Gryffondor, et cette tendance s'affirme avec l'âge d'où sa répartition chez les Oiseaux Tonnerre. Oui je vous ferai un recap au prochain chapitre de la maison de tous les personnages pour vous aider ! :D
Merci pour ton commentaire !

@elohane : La nostalgie de Poudlard est normale et ça sera un thème que j'aborderais pas mal à travers Julian tu verras :lol:
Ouhh on a déjà des ships trop cool :lol:
J'espère que la suite te plaira autant ! Merci !

@Charmi : T'inquiète pas pour le chapitre précédent, je comprends ^^
Juju ça me tue toujours autant :lol: Je suis contente que tu aimes les montgolfière c'était une de mes premières idées !
J'ai vraiment essayé de reprendre les descriptions de Rowling et d'y ajouter ma touche !
Haha j'aime mettre des ref à ATDM. Tu en verras d'ailleurs une dans ce chapitre ;)

@Bff47 : Je sais, ce chapitre était très descriptif, c'était un peu le passage obligé désolée...
C'est vrai que les montgolfière font plus sympathique que les sombrals :lol:
Je posterai un recap au prochain chapitre des maisons de tout le monde, pas d'inquiétude ;) Et j'aime bien ta comparaison avec les filières :lol:
Merci pour tes commentaires !

@Noelle 2-0 : Alors déjà un énorme merci pour ton commentaire, je suis ravie que tu aies pris le temps d'en laisser un, ça me fait toujours plaisir de rencontrer mes lectrices et surtout tes réflexions sur l'histoire étaient tellement intéressantes à lire !
Déjà, le fait que tu aies lu NG et ATDM je trouve ça incroyable parce que la première commence à dater et mon style n'était pas incroyable à l'époque donc merci !
Ensuite, je suis très touchée que tu aimes tous les détails de "construction d'univers" parce que j'y ai passé beaucoup de temps. Je me suis bien sûr inspirée de ce que Rowling avait donné comme infos, mais j'ai aussi inventé plein de choses donc je suis très contente que tu y sois sensible. De même, je voulais retranscrire ce choc des cultures et cette comparaison inévitable entre Poudlard et Ilvermorny à travers les yeux de Julian. Je pense que ça aide à faire la transition, même pour le lecteur.
Ton analyse des personnages est parfaite, tu as bien saisi leurs personnalités et les enjeux autour d'eux. Quant au père... Je comprends pourquoi tu ne l'aimes pas, c'est normal :lol: Pour l'instant, il est vraiment au fond du trou et se renferme sur lui-même, il n'est clairement pas le père de l'année.
Et surtout ne t'excuse pas pour la longueur, j'ai adoré ton com ! Merci encore ;)

@Clem : T'es une warrior je t'aime ! *keur*

@ Perri : Je t'aime aussi, merci pour le commentaire et cf. notre conv :lol:


********************

Chapitre 8 : Traditions locales

« La jeunesse de l'Amérique est sa plus vieille tradition : elle dure depuis trois cents ans. »

- Oscar Wilde -


// 3 septembre 1979 //

Les oreilles bourdonnantes, Julian mit quelques secondes à se rendre compte que la répartition avait pris fin. La statue du Womatou venait de rugir pour la dernière fois. Dans un flot continu, les élèves sur le balcon circulaire au-dessus de sa tête se mirent à se diriger vers les escaliers, mais Julian n'osa pas bouger. Personne ne lui avait dit où aller. Devait-il rejoindre les autres élèves ou rester avec les Juniors ? Le pauvre je sens tellement son désarroi ! A travers la foule, le professeur Fleming parut percevoir son trouble car elle s'approcha de lui.

- Bienvenue chez les Serpents Cornus, lui souhaita-t-elle. Tu verras, c'est une très belle maison.

- Vous dites ça parce que c'est la vôtre ? Osa-t-il demander, rendu confiant par le tutoiement.

Elle rit.

- En partie, concéda-t-elle. Et félicitation à toi aussi, Charlotte.

- Merci, professeur.

- Les Juniors vont maintenant passés dans la salle juste ici. (Elle désigna une pièce sur leur gauche, accolée au hall d'entrée). Nous l'appelons la Pièce aux mille baguettes. Ils vont y recevoir leur baguette magique pour la première fois à l'occasion de leur entrée dans notre école. J'adore cette idée mine de rien ! (Attends y'a les tirs en biathlon je reviens) ANTONIN DECONNE PAS Nous avons plusieurs partenaires fabricants qui viennent les vendre chaque année. Bien évidemment, vous avez déjà les vôtres... De chez Ollivander, j'imagine ?

- Oui...

- Un très bon fabricant, approuva-t-elle. Je vous invite à suivre vos camarades au Réfectoire dans ce cas. Vous pourrez découvrir la Pièce aux mille baguettes plus tard, je crois que les sixièmes années ont un cours sur la science des baguettes au premier trimestre héhéhéhéhé. (Elle jeta un coup d'œil derrière son épaule en entendant les Juniors s'agiter). Il faut que j'y aille. Vous n'avez qu'à suivre les autres, un Représentant pourrait vous aider... Qui est le vôtre déjà cette année ?

- Je ne sais pas pour les cinquièmes années, admit Julian, mais on a fait le trajet avec Aileen McCallum. Je crois qu'elle est Représentante des sixièmes années, elle pourra nous aider ?

Le professeur Fleming hocha vivement la tête.

- Oh oui Aileen sera parfaite pour vous guider ! Si vous avez une question, n'hésitez pas non plus à venir me trouver. (Elle se retourna à nouveau pour superviser les nouveaux élèves). Ils ne tiennent pas en place, maugréa-t-elle. Le devoir m'appelle ! Je vous souhaite une bonne rentrée.

Julian n'eut pas le temps de la remercier qu'elle s'était déjà précipitée vers deux Juniors qui se poussaient pour être le premier devant la porte. Il trouvait encore cela étrange la façon dont les professeurs les appelaient par leurs prénoms et le son de « monsieur Shelton » prononcé par la voix fluette de Flitwick lui manqua soudain. ça me surprend pas, les US sont vraiment moins formel et je etrouve ça intéressant comment tu marques les différences de culture parce genre de petits détails. Pour éviter de s'attarder sur ce coup de nostalgie si brusque, il pivota vers l'entrée du Réfectoire qui se remplissait à vue d'œil.

- Tu crois qu'on va manger des burgers toute l'année ? Chuchota Charlotte. :lol: :lol:

- Arrête avec tes clichés.

- Tous les clichés ont un fond de vérité. La preuve, tu bois du thé tout le temps !

Il ne pouvait pas réfuter ce point. Il songea à la boîte de thé en fer, offerte par Matthew, bien rangée dans sa valise.

- Allez viens, dit-il pour éluder sa remarque. Essayons de retrouver Aileen et Liam.

Traînant les pieds j'traine des casseroles je n'aimais pas beaucoup l'école. Olivia Ruiz est passé à la télé hier, quel timing ! , Charlotte le suivit dans la foule. Le Réfectoire en lui-même ressemblait en partie à la Grande Salle avec son plafond haut, ses murs de pierres claires et ses grandes fenêtres en ogives, mais le parallèle s'arrêtait là. Le ciel et les bougies étaient remplacés par des lumières de sorts qui flottaient délicatement dans toute la pièce, comme des petites boules lumineuses ésotériques qui jetaient des reflets d'or sur les visages. Il n'y avait pas non plus quatre longues tables, mais plusieurs tables rondes qui pouvaient accueillir entre quatre et huit élèves selon leur taille. Des nappes blanches les recouvraient et tombaient jusqu'au sol à la manière d'une traîne de mariée C'est très poétique comme façon de voir. Au fond de la salle, les professeurs étaient assis en ligne le long d'une grande estrade en bois et Julian devina une grande porte dans leur dos au-dessus de laquelle une plaque indiquait en lettres capitales « SALLE DES PROFESSEURS ».

- Oh les Anglais ! Cria soudain la voix vive de Liam sur leur gauche. Par ici !

Il était debout à côté d'une table reléguée dans un coin et agitait les bras. Déjà assise, Aileen rougissait en sentant les regards curieux pivoter vers eux. Je suis gênée pour elle :lol: :lol:

- Ils nous ont trouvés finalement, commenta Charlotte.

Arrivé à leur table, Julian s'assit en face de sa sœur, encadré par ses deux nouveaux amis. Le placement était visiblement bien plus libre qu'à Poudlard puisqu'il observa les maisons se mêler entre elles dans tout le réfectoire. Et ça c'est franchement chouette

- Bon, Serpent Cornu, pas vraiment de surprise pour toi l'intello, non ? Attaqua Liam d'emblée.

- C'était la maison la plus proche de Serdaigle, convint-il, agacé par le surnom. *soupir* peut-on arrêter de faire des parallèles strictes qui n'ont pas lieu d'être?

- Charly par contre jolie surprise ! Je ne pensais pas que t'atterrirais chez les aventuriers !

Charlotte rougit.

- Moi non plus, avoua-t-elle, mais j'avais envie de changement je crois.D'explorer une nouvelle partie de toi surtout ma petite Charlotte !

Julian retint difficilement une exclamation sarcastique. Du changement ? Elle voulait du changement ? Ils n'en avaient pas eu assez dernièrement ? Maaais laisse la gérer ça à sa manière ! S'il se rappelait bien, c'était Charlotte qui pleurait encore il y a quelques jours à l'idée de quitter l'Angleterre. A croire que de découvrir ce nouveau château lui donnait des ailes. Pile à ce moment, comme un signe du destin, il vit soudain apparaître un nouvel emblème sur l'uniforme de sa sœur. Au niveau de la poitrine, un grand oiseau aux ailes déployées se broda à côté des armoiries de l'école. Julian baissa les yeux. Sur le sien, un Serpent dressé, le front serti d'une pierre, était également apparu près du nœud gordien. Oooooh. En vrai je me suis toujours posée la question pour Poudlard :lol: :lol: :lol:

- Vous faites officiellement parties des maisons maintenant, annonça Aileen en souriant.

Les uniformes d'Aileen et Liam abordaient, eux, une étrange créature aux grandes oreilles qui auraient pu passer pour un gobelin si Julian n'avait pas vu sa représentation grandeur nature il y a quelques minutes sous forme de statue.

- Le Puckwoodgenie, symbole de notre maison, crut-elle nécessaire d'expliquer.

- Symbole du cœur et des guérisseurs, c'est ça ? Se souvint Charlotte.

- Tout à fait. J'aime bien cette idée que nous sommes les garants de la paix à Ilvermorny.

- N'exagère pas, se moqua Liam.

Il venait de servir à tout le monde un verre de jus de citrouille et tenait la cruche en équilibre précaire sur sa paume. Je l'imagine tellement :lol: :lol:

- Si tu fais tomber ça...

- Tu ne pourras pas me tuer, objecta-t-il immédiatement. Ça irait à l'encontre de la « paix ».

Aileen soupira.

- Tu m'épuises, Cooper. Et tu ruines mes discours de bienvenue.

- Quand elle m'appelle par mon nom de famille, je sais qu'elle est énervée, dit-il.

Il parut vouloir tenter le diable encore quelques secondes, mais il finit par reposer la cruche de jus de citrouille à sa place. Charlotte riait. Julian, lui, trouvait surtout Liam épuisant à suivre et se rangea mentalement du côté d'Aileen ça ne me surprend pas mais je trouve ça mignon cette relation qui commence à se nouer avec Aileen. Elle a tout - le calme, l'analyse, la sérénité - pour devenir un amie proche qui va l'apaiser. . Le brouhaha incessant des conversations autour de lui commençait à lui donner mal à la tête et il se demanda si le décalage horaire, même encore après une semaine dans le pays, ne venait pas le perturber à retardement.

Inconscient de son trouble, Liam se pencha en avant et reprit :

- En plus, la paix, la paix... C'est un peu surfait comme concept ici avec toutes les tensions.

- Pourquoi ? Les maisons ne s'entendent pas ? Demanda Charlotte. Chez nous, Gryffondor et Serpentard ne peuvent pas se voir !

- Ce n'est pas vraiment ça, non, dit Aileen, hésitante. (Elle coula un regard vers Liam qui semblait la défier d'expliciter). Les maisons s'entendent plutôt bien. On partage un Foyer, même nos dortoirs Je suis bien contente mine de rien d'avoir insisté pour le groupe classe parce que sinon je ne vois pas à quoi servirait les maisons :lol: :lol: . Les jours de compétitions sportives sont les seuls où chaque maison devient un peu... patriotes.

Julian fronça les sourcils.

- Alors à quel niveau se situent les tensions... ?

A nouveau, Aileen parut incertaine et ce fut Liam qui répondit, renversé contre le dossier de sa chaise, bras croisés sur la poitrine.

- Le sang, lâcha-t-il comme si les mots lui brûlaient la langue. Certains se croient mieux que les autres. Comme à Poudlard, sauf que c'est doublé des conflits entre maisons (mais qui ont quand même rapport à cette histoire de sang. Chouette école sinon Poudlard !)

- Ce n'est pas ça ! Objecta tout de suite Aileen.

- Qu'est-ce que t'en sais ? Ta famille est une des plus vieilles du Canada ! Ô Canadaaaaaa

Julian sentit son ventre se contracter ça me rappelle notre conv de la semaine :lol: . Il avait traversé l'Atlantique pour échapper aux idéaux comme ceux-ci et il ne supporterait pas de les retrouver ici, comme si leur fuite avait été vaine. Quand il était entré à Poudlard, les coups-bas et les insultes entre maisons étaient admises à la manière d'une tradition locale dont plus personne ne connaissait l'origine. Gryffondor détestait Serpentard. Les Poufsouffle subissaient les préjugés sur leur maison ON VAUT PLUS QUE CA. Tout le monde voulait battre les Serdaigle en cours et prouver qu'ils n'étaient pas plus intelligents que les autres. Le monde de Poudlard tournait ainsi. Julian avait mis du temps avant de comprendre que ces tensions qui traversaient l'école remontaient aux fondateurs eux-mêmes. Sa mère, toujours soucieuse de s'intégrer en Angleterre en apprenant son histoire, lui avait raconté la légende des quatre sorciers créateurs de Poudlard.
wait tir d'émilien ! NIQUEL allez on continue !!
Aurélia lui avait montré de manière bien plus intéressante que Binns comment le passé influençait encore le présent à bien des égards : les visions opposées de Godric et Salazar se répercutaient par-delà les époques, la gentillesse et l'ouverture d'esprit d'Helga avaient été transformées en croyances erronées sur les capacités de sa maison par les siècles, et l'intelligence parfois condescendante de Rowena laissait encore des traces aujourd'hui. Tous ces préjugés ancestraux étaient peut-être un tort, mais ils faisaient partie de l'identité de Poudlard et Julian s'en était accommodé. Les préjugés qui étaient venus ensuite en revanche... Tu me connais, j'adore quand on parle d'histoire et d'influence du passé sur le présent et là je trouve que tu analyse Poudlard de façon très fine !

S'il s'en souvenait bien, cela avait commencé en troisième année. Il y avait déjà eu des incidents précédemment bien sûr, mais les choses s'étaient accélérées cette année-là. Des messages contre les nés-moldus fleurissaient sur les murs du château, des agressions terrorisaient les élèves, les professeurs s'inquiétaient de plus en plus... Darren Mulciber s'était même fait renvoyé temporairement et Kevin Mells avait été exclus après son attaque avortée contre Lily Evans. Ces petites références à ATDM <3 D'un coup, les tensions entre maisons n'étaient plus historiques, elles étaient politiques. Voire, elle s'étaient doublées d'une haine contre les nés-moldus et de revendications de la part de ceux qui estimaient que le monde sorcier leur appartenait grâce à leur sang.

Or, si les tensions n'étaient justement que des tensions entre les murs de Poudlard, la réalité au dehors était plus sombre. La réalité avait explosé sur sa mère, l'ensevelissant sous les gravats. Oh cette phrase ... Elle est très bien construite Anna, franchement elle m'a porté un coup au coeur La réalité avait consumé sa mère, l'avalant dans les flammes. Mais quelle plume sérieux

Rien qu'en repensant à la photographie du bâtiment des Archives du Monde Magique en ruine, Julian sentit son souffle lui échapper. Une boule chauffée à blanc dans la gorge cf notre conv again :lol: :lol: , il tenta de se concentrer à nouveau sur la conversation et les cheveux d'Aileen, rougeoyants sous les lumières de sorts, lui servirent de point d'ancrage.

- Je ne suis peut-être pas née Non-Maj' comme toi, reconnut Aileen d'un ton patient, mais n'exagère pas non plus. L'administration fait très attention sur ces questions depuis la guerre contre Grindelwald et il n'y a pas de racisme anti né Non-Maj' comme en Europe ! Pouahahahah

- Je n'ai pas dit ça, contra Liam, véhément. Je t'accorde que les idées de Grindelwald ont traumatisé tout le monde, mais ça n'a pas arrêté la peur du monde Non-Maj'. Tu sais que mes parents subissent des contrôles plusieurs fois par an du MACUSA ? Juste pour vérifier qu'ils ne sont pas des ennemis des sorciers ! Alors ça c'est une idée que j'aime vraiment beaucoup ! Qu'il n'y a pas de racisme en tant que telle, mais qu'il y a une différence de traitement qui s'apparenterait à de la discrimination, quelque chose d'institutionnel
EMILIEN KESKETUFOU TU NOUS FOUS ENCORE NOTRE RELAI EN L'AIR PUTAIN
Je reprends. Putain j'ai le seum. Je reprends.
Bref quelque chose d'institutionnel qui est accepté et considéré par tous comme normal au nom de la sécurité mais qui ne l'est pas et montre bien que les non-maj restent à la marge de cette société.


- Ce qui est plutôt normal, objecta à nouveau Aileen. Le code du secret magique est là pour une raison...

- Pour renforcer la peur !

- Ne sois pas dramatique. Les Etats-Unis en font peut-être un peu trop, c'est vrai, mais au Canada tout se passe bien.

Liam roula des yeux.

- Et pourquoi ? Parce que le Canada est justement trois fois moins drastique que le MACUSA. Je ne compte plus les fois où les profs m'ont dit « d'être discret » pendant les vacances. Ils ne le faisaient même pas en pensant à mal, mais tu remarqueras qu'ils ne le disaient qu'à moi. Jamais à toi ou à Noah. Encore moins à la reine des glaces et à sa copine blondasse.

- Ce n'est pas pareil... Noah habite littéralement au Village, Théa doit être entourée de sortilège repousse Non-Maj' dans son manoir new-yorkais, et Othilia est la fille de Fontaine !

- Et toi ?

- Moi ? Je... je ne sais pas, c'est juste... Enfin c'est comme ça...

- Non, ce n'est pas « comme ça ». Ils ne te font aucune mise en garde, tes parents ne sont pas contrôlés et c'est juste parce que tu es sang-pure. Et ça se trouve, Emilia a été enlevée à cause de ça aussi ! OOOH pauvre chou * câlin *
En vrai j'adore cette conversation et surtout la réaction d'Aileen qui trouve toutes ses mesures parfaitement normales, mais aprce qu'elle ne les subit pas et j'aime comment Liam la met face à ses contradictions.


Sous le coup de la colère, Liam donna un coup sur la table. La cruche de jus de citrouille vacilla, mais Charlotte la rattrapa grâce à ses réflexes de poursuiveuse tandis qu'Aileen se trouvait soudain à court de mots. En voyant l'éclat incendiaire dans les yeux de Liam, Julian comprit soudain l'origine de sa colère. Il ne le connaissait pas encore réellement, mais Liam ne lui donnait pas l'impression d'être quelqu'un qui s'emportait facilement et sa prise de parole ce soir devait être inhabituelle pour lui. Peut-être même qu'il ne venait que de réaliser récemment les faits qu'il rapportait avec fougue. La disparition de sa sœur, née moldu comme lui, était sans doute le déclencheur. En vrai je le trouve déjà fort zen sachant ce qui est arrivé à Emilia. Et Aileen, malgré sa gentillesse et son empathie, semblait ne pas réaliser la réalité vécue aux Etats-Unis pour avoir grandi au Canada.

Mal à l'aise, Julian hésita à intervenir. Il comprenait la colère qui habitait Liam. Merlin, il la ressentait au quotidien depuis cet été. C'était une colère pareille à un incendie, nourrie par un sentiment d'injustice, dévorante comme la douleur liée à la perte d'un membre de sa famille. Une mère et une sœur étaient peut-être différentes, mais leur absence soudaine engendrait une même souffrance et une même amertume.

- Tu as raison, dit-il finalement d'une voix rauque. C'est injuste. C'est normal d'être en colère. En avoir conscience et le dénoncer est la meilleure chose à faire. Sinon, les choses continuent et des gens comme Tu-Sais-Qui arrive au pouvoir.

Du coin de l'œil, il remarqua qu'Aileen comprenait la référence, mais Liam fronça les sourcils. Charlotte se chargea de lui expliquer, comme elle l'avait fait au dîner avec Théa et Archer.

- Tu-Sais-Qui est le mage noir qui contrôle l'Angleterre en ce moment... Alors il ne la contrôle aps réellement, il est juste ... en train de foutre la pagaille C'est lui qui a provoqué la guerre. On n'ose juste plus dire son nom. Je crois qu'on ne le connaît même pas...

- C'est effrayant... murmura Aileen.

Julian trouvait le mot encore faible. Il s'apprêtait à tenter de rassurer Liam au sujet de sa sœur aînée, sans trop savoir en vérité comment s'y prendre, lorsqu'un carillon résonna dans le Réfectoire. Les conversations s'évanouirent. Sur l'estrade, la directrice Hicks s'était levée, son verre à pied à la main levé vers l'assemblée. Son visage ridé abordait une expression sereine.

- Bonsoir à vous tous ! En cette nouvelle qui commence, laissez-moi tout d'abord vous dire que je suis heureuse de vous retrouver... ou de vous rencontrer. (Elle sourit aux Juniors, rassemblés au centre du Réfectoire). Ilvermorny est désormais votre maison et j'ose espérer que vous saurez la traiter comme telle. A mes côtés, les professeurs et l'ensemble du personnel de l'école se tiennent à votre disposition pour organiser au mieux les mois que nous allons passer ensemble. Je pense notamment à la journée de recrutement des clubs demain CAN'T WAIT . Pour ceux dont le dirigeant ou la dirigeante du club n'est plus parmi nous cette année, veillez venir vous adresser à un professeur pour que nous mettions en place un suppléant pour demain C'est pas réglé en fin d'année leur affaire? . Quant à ceux qui voudraient changer de club, l'esprit de découverte est valorisé et je vous encourage à laisser une chance à tous les clubs proposés.

- Et pour le CDE ? Lança soudain une voix.

Julian tenta d'identifier qui avait osé interrompre la directrice, mais il n'y parvint pas. Sur scène, Hicks soupira sans se départir de son calme.

- Monsieur Fontaine, je sais que le Comité des Elèves vous tient à cœur, mais je pense que cela peut attendre lundi ? Je vous promets de vous accorder une heure entière d'entretien.

- Fontaine ? Répéta Julian en chuchotant. Comme Othilia ?

- Enjolras, oui JE MEURS mais comment il devient un personnage récurrent c'est beaucoup trop drôle ahah. C'est son cousin avec quelques degrés d'écart je crois, souffla Aileen. Et le neveu du prof de potions par extension. Il vient de la branche française de leur famille. Tu verras, il est plutôt... vindicatif. Mais dans le bon sens. L'année dernière, il a milité pendant des mois pour que les élèves étrangers payent moins de taxes à l'école.MAIS QUEL HEROS

Julian haussa un sourcil.

- Une taxe ? Pour les élèves étrangers ?

- J'ai oublié de le préciser quand on parlait des élèves qui venaient d'hors Amérique ? Oui, on doit payer une taxe supplémentaire. Tous ceux qui viennent du Canada, du Mexique... L'élève de Cuba. Très américain comme système en effet ! (Elle réfléchit) Ah ! Vous aussi j'imagine.

Mentalement, Julian tenta de se souvenir de tous les documents qu'il avait eu entre les mains portant l'emblème d'Ilvermorny. Les droits d'inscriptions étaient sensiblement les mêmes qu'à Poudlard et il lui avait suffi de présenter l'attestation de Gringotts à son père pour que ce dernier signe le virement d'argent à l'école. Mais il ne se rappelait pas d'une quelconque mention de taxe. Perturbé, il se promit d'en toucher un mot à Leonidas lorsqu'il lui écrirait. Puis ils sont à moitié américains, ça doit compter dans les calculs

Il était tellement plongé dans ses pensées qu'il ne fit pas attention à la reprise du discours de la directrice Hicks et sursauta en entendant soudain des dizaines de voix se mettre à chanter :

Unis, nous ne ferons qu'un

Face aux Puritains,

Et notre inspiration nous vient,

De la sage sorcière Morrigan

Car c'est par l'Homme sans magie

Qu'elle subît la persécution

Elle fuit alors l'Irlande lointaine

Pour fonder notre maison

Ô Ilvermorny

Massachusetts

Nous te choisissons !

Nous te choisissons !

La plus prestigieuse des écoles sorcières

En ton sein de pierres nous sommes protégés

En ton âme nous vivons un rêve éveillé

Toute notre magie nous vient de toi

Et notre esprit en est désormais éclairé

Peu importe où nos pas nous mènent

Peu importe où notre cœur nous porte

Notre seul vrai foyer,

Le seul et nôtre

C'est toi, Ilvermorny la belle


Traduction par PtiteCitrouille. Quel talent Clem <3

Ebloui par la mélodie qui s'évanouissait doucement, Julian se mit à applaudir avec les autres alors que les paroles résonnaient dans son esprit.

- La chanson est belle, mais je préfère celle de Poudlard, jugea Charlotte.

- Vous en avez une aussi ?

- Oui... Si on peut dire. Dumbledore nous laisse la chanter sur l'air qu'on veut.

- Tu veux dire que chaque élève choisit sa mélodie ? S'esclaffa Liam.

Avec nostalgie, Julian se souvint de la cacophonie qui résonnait à chaque banquet de rentrée dans la Grande Salle. Il tentait toujours de chanter sur un air neutre, mais d'autres s'amusaient à faire exactement le contraire. Il se rappelait encore des Maraudeurs, debout sur le banc, qui braillaient la chanson de Poudlard en imitant Célestina Moldubec ou Matthew, effronté, qui déclamait les paroles à la manière d'un poème, presque sans air musical, sous l'œil agacé de McGonagall J'ai un immense sourire débile devant cette double référence :D :D . Si elle connaissait la voix de troll de Matthew, elle aurait sans doute davantage apprécié sa retenue.

- C'est ça, confirma Charlotte.

- Aileen, tu crois qu'on peut demander à Enjolras de militer pour organiser un voyage à Poudlard ? Je veux voir leur chapeau étrange et écouter leur chanson !

- Je crois que le budget de l'école va être trop serré, Liam, désolée...

- Tragédie !

Heureusement pour son mal de crâne, Liam n'eut pas l'opportunité de continuer sa pièce de théâtre dramatique car les plats apparurent sur les tables. Des soupirs de contentement traversèrent le Réfectoire et tout le monde se servit avec appétit. Tout au long du dîner, Julian participa peu à la conversation. Il laissa Charlotte et Liam capter l'attention, rire bruyamment, et se disputer sur les coutumes de Poudlard et Ilvermorny. A côté de lui, Aileen lui coulait des regards fréquents, comme pour s'assurer qu'il était encore bien présent avec eux et il s'efforça de la rassurer à chaque fois. Pourtant, lorsque les plats disparurent, il retient un soupir de soulagement à l'idée de pouvoir enfin aller dormir.

- Suivez-moi, dit Aileen en se levant. On va vous montrer le chemin vers les dortoirs.

Emporté par la foule des élèves qui cheminaient dans la même direction qu'eux, Julian veilla à ne pas lâcher des yeux la chevelure rousse d'Aileen. Tout le monde continuait à parler avec animation et le bruit des conversations résonnaient en échos contre les murs de pierre. A l'avant du groupe, Julian crut discerner son cousin Archer, l'air important, qui tentait de contrôler le niveau sonore sans grand succès.

Ils empruntèrent un large escalier à double volée et s'arrêtèrent au premier étage. Devant lui, Julian découvrit une vaste pièce rectangulaire complètement hétéroclite. Au sol, le parquet était soit nu, soit recouvert de tapis orientaux ou européens, voire de carré de carrelage ici et là. Un fauteuil Louis XV côtoyait une chaise en forme d'œuf qui ressemblait à un cocon violet. Un peu plus loin, une armoire en bois et une étagère vitrée croulant sous les trophées et les médailles se tenaient contre le mur du fond. Sur ce dernier, quatre immenses bannières avaient été déployées et, dans un style amérindien, les quatre emblèmes d'Ilvermorny apparaissaient ainsi brodés au fil d'or sur un fond rouge et bleu. Les murs de gauche et de droite, eux, n'étaient qu'une succession de portes en bois dont les embrasures se touchaient presque tant elles étaient proches. J'adore l'idée de cette pièce qui reflète la multiculturalité de l'amérique ! Belle imagination Anna !

- Et voici le Foyer ! Annonça Aileen. C'est un peu la pièce commune où tout le monde traîne après les cours.

- Mais toutes les maisons se mélangent ? S'étonna Charlotte.

- Plutôt, oui. Comme on est rassemblés par années dans les dortoirs et non par maison, l'idée d'un Foyer était plus simple je suppose.

- Ne le prends pas mal mais... A quoi servent les maisons alors ?

- Est-ce que tu remets en cause la gloire des Puckwoodgenie ? Feignit de s'indigner Liam, une main sur le cœur au niveau de son écusson.

Aileen le repoussa sans ménagement.

- Comme je le disais pendant le dîner, l'unité de nos maisons viennent plus des points gagnés en cours et surtout des compétitions sportives ou les tournois des clubs. Là, tu verras, tu as intérêt à faire briller l'honneur de ta maison !

Le visage de Charly s'éclaira et Julian maudit à nouveau le cursus scolaire de leur imposer du sport. Il allait demander à Aileen si elle faisait partie d'un autre club que celui du journal d'Ilvermorny, mais un bayement le prit par surprise. Liam éclata de rire.

- Pas encore habitué au décalage horaire, l'Anglais ? Se moqua-t-il. Allez viens, je vais te faire découvrir notre dortoir. (Il se tourna vers les filles). On se voit demain ?

- Ne l'épuise pas, prévint Aileen. Oui mamaaaaanBonne nuit, Julian.

- Merci... Pour tout. Tu nous as bien aidé aujourd'hui.

- Je suis là pour ça !

Julian lui retourna son sourire, puis reporta son attention sur sa sœur.

- Ça va aller, Lottie ?

- Mais oui ! Assura-t-elle en roulant des yeux. Va dormir, Ju'. Tu l'as bien mérité.

Elle ponctua sa remarqua d'un sourire soudain moins effronté et, avant qu'il n'ait pu réagir, elle s'avança pour l'enlacer en ignorant Aileen et Liam. Surpris, il referma ses bras sur elle en une seconde. Depuis plusieurs mois, Lottie semblait mettre un point d'honneur à lui montrer qu'elle avait grandie, qu'elle n'était plus la « petite dernière » de la famille, et il savait qu'il avait eu du mal à accepter. Cette étreinte, elle lui offrait sans compromis. Oh c'est trop mignon ! Franchement j'adore la dynamique frère-soeur !

Ils s'écartèrent finalement l'un de l'autre et Aileen sourit.

- Promis, je veille sur elle, lui dit-elle. Viens, Charly, je vais te présenter des filles de ton année.

- Et toi, tu viens avec moi ! Ajouta Liam en l'entraînement vers le mur de droite. Notre dortoir est juste là. Sixième porte, sixième année. Pas trop dur, non ?

- Je crois que ça ira.

- Mais oui, l'intello !

D'un coup d'épaule, Liam ouvrit la porte et le poussa presque à l'intérieur. Julian s'arrêta sur le seuil. Contrairement au Foyer, la chambre était plus classique et n'était pas si différente de son dortoir à Poudlard. Il n'y avait pas de poêle en cuivre au milieu de la pièce, mais cinq lits à baldaquin étaient disposés sans encombrer l'espace. Au fond, une porte entre-ouverte donnait sur ce qui semblait être une salle-de-bain.

- Oh regarde, ils ont bien mis ton lit ! Eh la chambre a même été agrandie. Encore heureux, tu me diras, c'était déjà dur de vivre à quatre là-dedans.

- La faute à qui ? Lança une voix. T'es le pire coloc de la terre, Cooper !

Julian se retourna. Trois garçons venaient d'entre à leur suite dans la chambre. Celui qui venait de parler s'avança, hilare, et donna une grande tape dans le dos à Liam.

- Merci pour le compliment, Wilde, j'apprécie, se mit à rire ce dernier avant de les mettre face à face. Julian, je te présente Wilde Wilkinson. Fils de ministre, riche comme Merlin, capitaine de l'équipe de Quodpot des Womatou... Un cliché ambulant ! J'avoue :lol: :lol: :lol: (Il évita le coup d'épaule que tenta de lui donner le fameux Wilde). Wil-Wilki, je te présente « Djulian Cheltooone » tout droit débarqué de la mère patrie.Je meurs :lol: :lol: :lol: :lol:

Tout le monde haussa un sourcil.

- Ton accent anglais est terrible, l'informa Julian en grimaçant devant la prononciation de son prénom.

- Attends d'entendre celui canadien ! ... il l'entend depuis le début de la journée

Julian secoua la tête et fit face à Wilde Wilkinson qui lui tendait la main. Jusqu'à présent, il ne s'était jamais senti complexé par son allure maigrichonne pour un garçon, mais son nouveau camarade de dortoir remettait les choses en perspective. Les larges épaules de Wilde auraient été parfaites pour un batteur de Quidditch et même son nez, qui avait dû subir plusieurs coups, paraissait s'être pris des cognards tant il était cabossé et de travers. Si ce n'était pour ce nez pourtant, Wilde était un garçon plutôt charmant avec ses cheveux ondulés, ses grands yeux clairs, et sa carrure imposante. Sourire franc aux lèvres, il serra la main de Julian avec fermeté.

- Salut ! Dit-il avec un accent américain prononcé. T'es l'Anglais de la répartition ? Serpent Cornu, c'est ça ?

- C'est moi... Julian. Julian Shelton.

Wilde sourit davantage.

- Je préfère ton prénom prononcé comme ça. Ecoute, bienvenue dans notre dortoir !

- Dans notre pays, même ! Ajouta Liam.

- Oui sans doute aussi, approuva Wilde.

- Merci...

Visiblement, Liam dû juger que les présentations avec son premier compagnon de dortoir avait assez duré, car il passa au suivant :

- Après Wil-Wilki, je présente notre deuxième célébrité locale : Enjolras Fontaine ! *Clem en hyperventilation*

Julian pu enfin mettre un visage sur la voix entendue à la sortie du train et au cours du dîner. Devant lui se tenait un garçon presque aussi grand que Wilde, mais moins râblé et plus élancé. Il avait un visage ciselé et une masse de boucles blondes solaires qui formaient un halo autour de sa tête *Clem convulse* . Il se contenta de lui adresser un signe de la main.

- Le cousin d'Othilia, c'est ça ? Se souvint-il.

- Oui, au deuxième degré ou quelque chose comme ça, acquiesça Enjolras, visiblement surpris. Tu la connais ?

- Non. Je connais sa meilleure amie, Théa. C'est ma cousine.

D'un coup, Julian sentit les regards étonnés lui tomber dessus, exactement comme Liam et Aileen l'avaient fait dans le train en apprenant la nouvelle. Il commençait vraiment à se demander comment les gens voyaient Théa à Ilvermorny... Oui je suis curieuse aussi !

- Théa Grims est ta cousine ? Répéta Enjolras.

- La reine des glaces en personne !

- Liam, tu sais qu'elle va finir par te jeter un sort si tu continues avec ce surnom, n'est-ce pas ? Mais on l'espère *wink wink* Et d'ailleurs, arrête de m'appeler Wil-Wilki par Morgane ! Arrête avec les surnoms en général tiens !

Julian approuva Wilde silencieusement. Il ne savait pas s'il apprécierait encore longtemps d'être rebaptisé « l'intello » ou « l'Anglais » toute la journée.

- Oui oui pardon... Mais passons. Julian, si tu as des revendications pour l'école ou que tu te sens victime d'une injustice comme une mauvaise note non méritée à un devoir, va voir Enjolras, il lancera une manif' !

- Tu me fais passer pour une caricature, Cooper.

- Le monde est une caricature.

Un rire dédaigneux accueillit la réplique spirituelle de Liam. J'avoue je pensais tellement que la réplique était de Noah, c'était tellement lui :lol: :lol: :lol: D'un même mouvement, ils se tournèrent tous vers le dernier garçon du dortoir, assis sur son lit, les coudes posées sur les genoux à écouter en silence. Noah Douzebranches, se souvint Julian. hihihi Contrairement aux deux autres, il n'était pas resté à côté pour l'accueillir, mais s'était isolé prêt de la fenêtre. Julian fut frappé par son visage dépourvu d'expression mise à part le rictus presque hautain qui hantait la commissure de ses lèvres.

- Quelque chose à dire, Noah ? Cingla Liam, tendu.

- Non, j'attends juste que tu aies terminé ton numéro de comique...

- Quoi ? Mon humour n'est pas à ton goût ?

- Ok ! On ne va pas recommencer cette année, arrêtez tous les deux ! Ordonna Wilde de sa voix grave et autoritaire. Sérieusement, ça devient fatiguant. Entre meilleurs potes gamins et ennemis jurés maintenant, vous ne pouvez pas trouver un entre-deux ? Ce n'est pas faux c'est quoi cet absolu :lol: :lol:

Liam se renfrogna, muré dans le silence, et ne répondit pas. Quant à Noah, il se contenta de hausser les épaules. Julian l'observa plus attentivement. Sa main s'agita et tapota son genou nerveusement, un tic qui le prenait quand il avait envie de dessiner. Il aurait aimé avoir un crayon sous la main pour tracer les traits de Noah sur du papier, les figer et les immortaliser. Non mais j'ai un de ses sourires ... wait Un dessin immortalisait de façon intime, bien plus qu'une photographie qui ne faisait que capturer le réel sans imagination. Julian avait le regard d'un dessinateur et ce qu'il voyait, c'était que Noah était saisissant MOUAHAHAHAHA . Il n'avait pourtant pas la beauté classique d'Enjolras et ses boucles angéliques... Les boucles noires de Noah étaient plus désordonnées, plus vivantes Avoue t'as envie d'y passer les mains? . Son visage arborait des imperfections, mais ses yeux saisissaient l'attention. Les prunelles bleues profondes de Noah semblaient dire tout ce que son rictus hautain signifiait : il défiait les autres du regard et le savait pertinemment. Mais ce paragraphe mais j'ai un de ses sourires niais je te jure :lol: :lol: ça nous intrigue sur Noah, ça nous dit des choses sur Djulianne mais franchement c'est le genre de passage que je vais relire quand j'aurais besoin de bonne humeur !

- Julian, Noah, présenta finalement Liam, mâchoire contractée. Noah, voici Julian.

- Je sais.

- J'avais cru comprendre.

Leurs réponses, prononcées en même temps, se télescopèrent et leur regard s'accrocha. Bleu contre vert, ils ne lâchèrent pas jusqu'à ce que Wilde et Enjolras brisent leur échange en passant entre eux. J'ai exactement le même sourire. Mais sérieux mais sérieux mais mon cerveau il disjoncte là. Il disjoncte déjà alors qu'est-ce que ce sera après L'année promettait d'être intéressante. OH QUE OUI


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Eléments tirés du canon/Pottermore :

- Les élèves américains recevaient bien leur baguette en arrivant à Ilvermorny. Je n'arrive pas à bien comprendre, mais je crois que cette pratique a été arrêtée après une certaine date. Dans le doute, elle est toujours en application dans mon histoire.

- La chanson d'Ilvermorny était présente dans une scène coupée des Animaux Fantastiques. MAIS ! Elle était en anglais bien sûr... Donc on applaudit tous et toutes PtiteCitrouille aka Clem et ses talents de traduction littéraire ! Elle a fait un super travail pour rendre le sens de la chanson de manière poétique. Merci encore à elle.

- En ce qui concerne le Foyer, les dortoirs, le Réfectoire et tout ça : ça vient de moi, j'ai tout inventé ! Donc copyright attention haha !

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Prochain post : Chapitre 9 - 23 décembre
C'est déjà fini? Au moment où ça devient le plus intéressant !

QUENTIN KESTAFOUTU ENCORE mais c'est quoi ce relais de merde les gars, arrêtez les frais mais je vous jure mais vous saoulez mais je rage là

Bref j'ai adoré le chapitre parce qu'on sent bien que les relations entre les personnages se mettent en place - et on sait que les dynamiques entre persos sont la base de toute bonne histoire et les tiennes promettent d'être PASSIONNANTES ! Bisous Marion !