Starlight

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vampiredelivres

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Starlight

Message par vampiredelivres »

◊ STARLIGHT ◊


Elle flotte dans les ténèbres. Le néant l’entoure, l’enveloppe, l’emprisonne. Ses mouvements sont lents, agoniques. Elle se traîne dans un univers d’obscurité, oubliée de la réalité, oublieuse de la douleur. Ses membres alourdis par l’épuisement peinent à bouger correctement, son esprit embrouillé par le déni et la souffrance se perd dans les méandres de réflexions inachevées, de souvenirs pénibles et de pensées redondantes. Elle respire mais n’a pas l’impression de vivre, son cœur bat mais chaque battement semble le craqueler un peu plus, tel un vase brisé qu’on aurait recollé à la hâte.
Pourtant, il bat, et Elle continue de vivre. Secouée, chamboulée, nageant dans l'obscurité d'un espace sans étoiles, Elle respire un air vicié par l'absence et la solitude, écoute le silence des jours qui s'écoulent sans que rien ne change. Même les coups réguliers de sa montre ne parviennent pas à ses oreilles. Elle se meurt en silence, Elle flageole et se courbe au moindre courant d'air et, pour peu que quelque chose s'approche trop brusquement, Elle ploie, se courbe comme une bougie en fin de vie, sur le point de s'évanouir en fumée. Les mots l'atteignent mais la traversent, les odeurs l'effleurent sans la toucher. Ses plaintes se sont tues, ses pleurs se sont taris. Amorphe, Elle regarde les jours défiler sans les voir. Il n’y a plus de peur, plus de souffrance. Juste la brûlure du silence, le bruit du vide. L’obscurité est son unique univers.

Et puis, dans l'infinité de la noirceur apparaît un petit rayon gris pâle, à peine un éclat d'étoile dans la nuit la plus noire. Soudain, pour la première fois en une éternité, son cœur s'affole un peu. Elle se redresse, malgré ses muscles raidis. Son esprit engourdi proteste. Et si. Et si. Et si c'était une illusion ? Mais Elle avance envers et contre tout, à petits pas mesurés, une main tendue en avant, les yeux plissés, cherchant à discerner la source de cette faible lueur. Et si. Et si. Et s'il y avait réellement quelque chose ?
Un frisson d'appréhension, sensation nouvelle dans son agonie, court sur son échine, et Elle sent la chair de poule hérisser ses bras. Elle s’approche un peu, et la clarté étrécit ses pupilles. La lumière est ténue, distante, argentée. Un rayon de lune au milieu des ténèbres. L’image la fait amèrement sourire un instant, Elle recule de quelques pas. C’est une mauvaise idée de s’approcher, Elle le ressent dans ses os. L’appréhension, mêlée à l’irrépressible attrait de la nouveauté, la font piétiner quelques instants sur place. Elle étend les doigts, le bras toujours tendu en direction de la minuscule source de lumière, jette un bref regard en arrière. Les ténèbres sont là, à la fois impersonnelles et familières, rassurantes et terrifiantes. Elles l’ont hébergée en leur sein tout au long de ces dernières semaines. Les quitter, même au profit d’une mince lumière, requiert une volonté qu’Elle ne pense pas posséder.
Elle sent un brûlant étau lui étreindre le cœur à l’idée de replonger, secoue lentement la tête, mais recule encore un peu, les yeux fixés sur ce minuscule point brillant, au loin, qu’Elle espère et craint à la fois.
Soudain, le petit point s’agrandit. Elle tressaille, ses yeux s’écarquillent alors que la lumière s’intensifie à une vitesse vertigineuse, envahit son champ de vision, disperse les ténèbres. L’étau qui lui enserre la poitrine se resserre encore, mais Elle ne bouge pas, comme tétanisée. L’obscurité recule, tente d’étouffer l’éclat de lumière, mais n’y parvient pas. La luminosité croît, brûle. Le point se transforme en étoile lointaine, puis en petit soleil blanc. Sa taille augmente tandis que la distance qui les sépare diminue. Finalement, alors qu’Elle est sur le point de s’écarter de sa trajectoire de comète, l’astre ralentit. Il freine, s’immobilise à quelques longueurs d’Elle, radiant. Ses pulsations profondes, régulières, font vibrer l’air ambiant. Elle cille, les pupilles réduites à de minces fentes, retire sa main.
Le soleil ne bouge plus. Sa lumière est étrange. Brûlante, et pourtant étrangement froide, proche et distante à la fois, comme les ténèbres qui l’environnaient jusqu’alors. Sa simple présence dissipe l’obscurité, illumine l’environnement immédiat. Elle sent ses joues qui se réchauffent doucement. Ses rétines brûlent sous l’assaut de clarté, mais Elle refuse de détourner le regard. Elle fixe avec attention le centre du soleil, là où, étrangement, la lumière semble émerger d’un cœur d’obscurité. Elle ne prête pas attention à son environnement qui, pour la première fois depuis une éternité, se pare de couleurs. Elle devine que c’est à elle de faire le pas en avant, celui qui initiera le contact mais, au-delà de sa peur primitive, c’est une réserve prudente qui la retient. Les souvenirs sont encore là, à la surface de son subconscient, ils n’attendent que la plus faible impulsion pour jaillir et envahir son esprit.
Alors elle piétine. Elle trépigne. Elle brûle. Elle jauge. Elle mesure. Elle juge. Elle évalue. Le danger, les risques, les possibilités, les espoirs, les cicatrices. Elle s’auto-analyse en même temps qu’elle tente d’interpréter la noirceur qu’elle devine dans les tréfonds de l’astre.
Finalement, ses résolutions vacillent. Elle tremblote comme une flammèche soufflée par la pulsation brûlante du soleil, elle esquisse un pas timide en avant. La lumière réplique par une douce salve d’énergie qui réchauffe l’air ambiant, repousse encore un peu plus les ténèbres. Elle répond en faisant un pas de plus, précautionneuse. La distance s’amenuise, l’éclat s’intensifie. Elle se prend à sourire. Une communication s’établit, simple et claire, honnête. Ce n'est pas de la physique, ce n'est pas physique. Ils vibrent au même rythme. Ils échangent sur les mêmes ondes. C’est logique, évident. Elle sourit. Elle revit.
Elle redécouvre l’univers. Le monde a repris de ses couleurs. Les ténèbres demeurent, distantes, reléguées à l’état d’environnement, et Elle n’ose trop s’en approcher de peur de plonger à nouveau, mais Elle prend à nouveau des initiatives. Les rires qui lui échappent sont sincères. Ses battements de cœur cessent de la faire souffrir. Elle se rend compte qu’Elle respire à nouveau. Même lorsqu’Elle s’éloigne un peu, Elle sent la lumière de l’astre qui la guide et la réchauffe. Elle explore à nouveau le monde sans crainte, sereine, baignée par la lumière. Elle parle avec le soleil, elle sent son éclat qui évolue. De blanc, il mue vers l’or. À son contact, il se transforme lui aussi.
Mais, dès qu’Elle tente d’approcher cette part d’ombre qu’il porte, il se dérobe. Il l’aveugle de lumière pour l’empêcher de voir, éclaire de nouveaux espaces pour la détourner de son objectif. Et, aussi joueuse que consciente du mal-être profond que cela témoigne, même s’il se refuse à l’admettre, Elle ne creuse pas plus loin. Tout comme il l’a laissée approcher, Elle le laisse s’ouvrir à Elle. Le temps s’écoule goutte à goutte, et l’obscurité continue de reculer, repoussée par la lumière qu’ils irradient désormais tous les deux.

Brusquement, il sombre. Et, au fur et à mesure qu’il s’enfonce dans les ténèbres, celles-ci semblent le grignoter, l’envelopper, l’étouffer.
Elle n’hésite pas, plonge à sa sa suite dans l’obscurité. Mais, plus elle tente de le rattraper, plus la chute de l’astre s’accélère. Elle suit le mouvement, véloce, rompue à l’art d’évoluer dans les ténèbres. Elle esquive les premiers nuages d’obscurité profonde qui l’auraient engluée, voltige entre les filaments de ténèbres collants, virevolte, esquive les assauts des ombres. La peur pulse dans sa gorge, son sang bat à ses tempes. Elle reconnaît ce néant, ce même néant où elle était elle-même plongée par le passé. L’adrénaline de la chute se mêle à une terreur primitive qu’Elle met un moment à reconnaître. C’est seulement lorsque, fourbe, un ruban d’obscurité l’enserre jusqu’à l’étouffer, qu’Elle reconnaît la ressent à nouveau, cette sensation qu’elle a tout fait pour oublier. La solitude.
Soudain, ce n’est plus la peur qui la guide, ce n’est plus l’inquiétude. C’est l’instinct. Elle rue, se débat, tire pour s’arracher à l’emprise du ruban, qui finit par rompre sous la tension. Mais un morceau reste noué autour d’elle, impossible à arracher. Elle ne s’en préoccupe pas, replonge aussi sec. Elle refuse. Refuse de voir l’astre sombrer encore plus profondément qu’elle-même. Refuse de le laisser arpenter seul les sombres chemins du néant. Refuse de le laisser, tout simplement.
La vitesse de la chute lui donne la nausée, la terreur de ne pas pouvoir remonter creuse un trou béant dans sa poitrine, mais elle poursuit son chemin. Elle se sent agressée de toutes parts. Elle sent les liens qu’elle a tissés avec l’extérieur qui la tirent vers le haut, son propre instinct qui lui hurle de rebrousser chemin. Mais elle s’entête. Elle discerne encore le soleil, son soleil, loin dans les profondeurs du néant. Il se débat, lutte, rongé d’un côté par les ténèbres, de l’autre par la noirceur qui était s’instillée dans son cœur. Sa lumière frémit, vacille. Plusieurs fois, il semble sur le point de s’éteindre, de se fondre dans les ténèbres.
La tentation de reculer l’effleure, Elle la repousse. Crispée, tendue, elle bataille dans les profondeurs visqueuses d’un néant qu’elle ne se rappelle cette fois plus avoir visité. Elle est bien plus bas qu’elle n’était jamais tombée lorsqu’elle était seule. Mais elle ne regarde pas vers le haut. Elle garde son regard rivé tout au fond, là où l’éclat de l’or blanc s’amenuise. Elle voit la noirceur s’étendre en son sein, prie pour qu’Elle arrive à temps, qu’Elle l’aide à l’affronter.
Mais, finalement, alors qu’Elle commence à croire le combat perdu, l’astre est pris d’un regain d’énergie. Il émet une salve de lumière agressive, qui repousse les ténèbres extérieures. L’obscurité intérieure demeure, mais étouffée, noyée dans le soudain afflux de clarté, presque indiscernable.
Elle freine sa course vertigineuse, s’immobilise non loin de lui. Elle sent l’anxiété qu’il dégage, sa peur de l’avoir perdue. Comme il l’a fait auparavant, Elle le laisse approcher. Il le fait, tendu, nerveux.
Comment tu te sens ?
Il met un moment à répondre, finit par émettre :
Mieux. Pas bien… mais mieux.
Elle acquiesce, s’approche encore un peu pour baigner dans l’éclat doré de sa lumière. Il l’effleure, ombre de caresse, esquisse d’espoir. Elle sourit, plonge profondément en Elle-même. Les ténèbres qui les environnent n’ont plus d’importance. Elle a compris. Des profondeurs de sa propre clarté, Elle sort une petite bille de verre marbrée d’or et de noir, de fêlures en toile d’araignée, à la surface irrégulière. Elle l’observe un instant, un sourire aux lèvres. La peur l’a quittée. Dans la lumière claire de son soleil, Elle voit ses propres éclats de noirceur, les ténèbres qui la rongent. Pourtant, Elle tend la bille de verre vers l’astre.
Tiens. C’est mon cœur… enfin, ce qu’il en reste. Prends-le, je te l’offre. Mais…
Elle s’arrête, respire. La vérité la terrifie un instant, mais il n’y a que ça qui puisse la sauver.
Il est fragile. Craquelé, ébréché, en millions de petits morceaux péniblement recollés. Si tu le lâches, il va se casser à nouveau. Et, même si je le recollerai encore et encore, je préférais que tu en prennes soin. Fais-y attention s’il te plaît.

◊ ◊ ◊


Hellyo !
Ça faisait longtemps, non ? Je vous avoue que j'ai ce bon vieux bloquage d'écriture qui me hante depuis un p'tit moment, mais j'ai enfin réussi à pondre quelque chose qui pourrait être publiable. XD
Plus concrètement, ce texte fait partie de ceux que je poste dès qu'ils sont écrits ou presque. Relecture minimale, mais par contre beaucoup d'histoire personnelle derrière. Celles qui savent reconnaîtront.
Merci à ceux et celles qui me liront !
À bientôt !
louji

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Re: Starlight

Message par louji »

vampiredelivres a écrit :
◊ STARLIGHT ◊


:arrow: Yo ! Contente de te revoir ici-bas 0/ J'espère que tu as pris plaisir à l'écriture de cette nouvelle ( ? ), que ça t'a permis de te vider un peu et que, surtout, ça ne t'a pas plombé le moral, au contraire même ;)

Elle flotte dans les ténèbres. Le néant l’entoure, l’enveloppe, l’emprisonne. Ses mouvements sont lents, agoniques. Elle se traîne dans un univers d’obscurité, oubliée de la réalité, oublieuse de la douleur. Ses membres alourdis par l’épuisement peinent à bouger correctement, son esprit embrouillé par le déni et la souffrance se perd dans les méandres de réflexions inachevées, de souvenirs pénibles et de pensées redondantes. Elle respire mais n’a pas l’impression de vivre, son cœur bat mais chaque battement semble le craqueler un peu plus, tel un vase brisé qu’on aurait recollé à la hâte.
Pourtant, il bat, et Elle continue de vivre. Secouée, chamboulée, nageant dans l'obscurité d'un espace sans étoiles, Elle respire un air vicié par l'absence et la solitude, écoute le silence des jours qui s'écoulent sans que rien ne change. Même les coups réguliers de sa montre ne parviennent pas à ses oreilles. Elle se meurt en silence, Elle flageole et se courbe au moindre courant d'air et, pour peu que quelque chose s'approche trop brusquement, Elle ploie, se courbe :arrow: Tite répétition ;) comme une bougie en fin de vie, sur le point de s'évanouir en fumée. Les mots l'atteignent mais la traversent, les odeurs l'effleurent sans la toucher. Ses plaintes se sont tues, ses pleurs se sont taris. Amorphe, Elle regarde les jours défiler sans les voir. Il n’y a plus de peur, plus de souffrance. Juste la brûlure du silence, le bruit du vide. L’obscurité est son unique univers.

:arrow: Ces 2 paragraphes sont déjà très beaux, très rythmés et imaginés :) Après, ce n'est pas le genre d'écrit qu'on peut caler souvent dans un roman au risque de l'alourdir à mort, donc ça prend de sa valeur dans sa faible longueur ^^
(Puis j'suis un peu meh quand je sais ce que tu traverses en ce moment x'') M'enfin, j'espère surtout que ça t'aura permis de mettre des mots sur ce que tu ressens et d'extérioriser un peu ^^)


Et puis, dans l'infinité de la noirceur apparaît un petit rayon gris pâle, à peine un éclat d'étoile dans la nuit la plus noire. Soudain, pour la première fois en une éternité, son cœur s'affole un peu. Elle se redresse, malgré ses muscles raidis. Son esprit engourdi proteste. Et si. Et si. Et si c'était une illusion ? Mais Elle avance envers et contre tout, à petits pas mesurés, une main tendue en avant, les yeux plissés, cherchant à discerner la source de cette faible lueur. Et si. Et si. Et s'il y avait réellement quelque chose ?
Un frisson d'appréhension, sensation nouvelle dans son agonie, court sur son échine, et Elle sent la chair de poule hérisser ses bras. Elle s’approche un peu, et la clarté étrécit ses pupilles. La lumière est ténue, distante, argentée. Un rayon de lune au milieu des ténèbres. L’image la fait amèrement sourire un instant, Elle recule de quelques pas. C’est une mauvaise idée de s’approcher, Elle le ressent dans ses os. L’appréhension, mêlée à l’irrépressible attrait de la nouveauté, la font piétiner quelques instants sur place. Elle étend les doigts, le bras toujours tendu en direction de la minuscule source de lumière, jette un bref regard en arrière. Les ténèbres sont là, à la fois impersonnelles et familières, rassurantes et terrifiantes. Elles l’ont hébergée en leur sein tout au long de ces dernières semaines. Les quitter, même au profit d’une mince lumière, requiert une volonté qu’Elle ne pense pas posséder.
Elle sent un brûlant étau lui étreindre le cœur à l’idée de replonger, secoue lentement la tête, mais recule encore un peu, les yeux fixés sur ce minuscule point brillant, au loin, qu’Elle espère et craint à la fois.
Soudain, le petit point s’agrandit. Elle tressaille, ses yeux s’écarquillent alors que la lumière s’intensifie à une vitesse vertigineuse, envahit son champ de vision, disperse les ténèbres. L’étau qui lui enserre la poitrine se resserre encore, mais Elle ne bouge pas, comme tétanisée. L’obscurité recule, tente d’étouffer l’éclat de lumière, mais n’y parvient pas. La luminosité croît, brûle. Le point se transforme en étoile lointaine, puis en petit soleil blanc. Sa taille augmente tandis que la distance qui les sépare diminue. Finalement, alors qu’Elle est sur le point de s’écarter de sa trajectoire de comète, l’astre ralentit. Il freine, s’immobilise à quelques longueurs d’Elle, radiant. Ses pulsations profondes, régulières, font vibrer l’air ambiant. Elle cille, les pupilles réduites à de minces fentes, retire sa main.
Le soleil ne bouge plus. Sa lumière est étrange. Brûlante, et pourtant étrangement froide, proche et distante à la fois, comme les ténèbres qui l’environnaient jusqu’alors. Sa simple présence dissipe l’obscurité, illumine l’environnement immédiat. Elle sent ses joues qui se réchauffent doucement. Ses rétines brûlent sous l’assaut de clarté, mais Elle refuse de détourner le regard. Elle fixe avec attention le centre du soleil, là où, étrangement, la lumière semble émerger d’un cœur d’obscurité. Elle ne prête pas attention à son environnement qui, pour la première fois depuis une éternité, se pare de couleurs. Elle devine que c’est à elle de faire le pas en avant, celui qui initiera le contact mais, au-delà de sa peur primitive, c’est une réserve prudente qui la retient. Les souvenirs sont encore là, à la surface de son subconscient, ils n’attendent que la plus faible impulsion pour jaillir et envahir son esprit.
Alors elle piétine. Elle trépigne. Elle brûle. Elle jauge. Elle mesure. Elle juge. Elle évalue. Le danger, les risques, les possibilités, les espoirs, les cicatrices. Elle s’auto-analyse :arrow: J'ai trouvé ce verbe très terre-à-terre après tout ce vocabulaire très mystérieux ^^ en même temps qu’elle tente d’interpréter la noirceur qu’elle devine dans les tréfonds de l’astre.
Finalement, ses résolutions vacillent. Elle tremblote comme une flammèche soufflée par la pulsation brûlante du soleil, elle esquisse un pas timide en avant. La lumière réplique par une douce salve d’énergie qui réchauffe l’air ambiant, repousse encore un peu plus les ténèbres. Elle répond en faisant un pas de plus, précautionneuse. La distance s’amenuise, l’éclat s’intensifie. Elle se prend à sourire. Une communication s’établit, simple et claire, honnête. Ce n'est pas de la physique, ce n'est pas physique. Ils vibrent au même rythme. Ils échangent sur les mêmes ondes. C’est logique, évident. Elle sourit. Elle revit. :arrow: C'est beaucoup trop beau :''c
Elle redécouvre l’univers. Le monde a repris de ses couleurs. Les ténèbres demeurent, distantes, reléguées à l’état d’environnement, et Elle n’ose trop s’en approcher de peur de plonger à nouveau, mais Elle prend à nouveau des initiatives. Les rires qui lui échappent sont sincères. Ses battements de cœur cessent de la faire souffrir. Elle se rend compte qu’Elle respire à nouveau. Même lorsqu’Elle s’éloigne un peu, Elle sent la lumière de l’astre qui la guide et la réchauffe. Elle explore à nouveau le monde sans crainte, sereine, baignée par la lumière. Elle parle avec le soleil, elle sent son éclat qui évolue. De blanc, il mue vers l’or. À son contact, il se transforme lui aussi.
Mais, dès qu’Elle tente d’approcher cette part d’ombre qu’il porte, il se dérobe. Il l’aveugle de lumière pour l’empêcher de voir, éclaire de nouveaux espaces pour la détourner de son objectif. Et, aussi joueuse que consciente du mal-être profond que cela témoigne, même s’il se refuse à l’admettre, Elle ne creuse pas plus loin. Tout comme il l’a laissée approcher, Elle le laisse s’ouvrir à Elle. Le temps s’écoule goutte à goutte, et l’obscurité continue de reculer, repoussée par la lumière qu’ils irradient désormais tous les deux.

Brusquement, il sombre. Et, au fur et à mesure qu’il s’enfonce dans les ténèbres, celles-ci semblent le grignoter, l’envelopper, l’étouffer.
Elle n’hésite pas, plonge à sa sa suite dans l’obscurité. Mais, plus elle tente de le rattraper, plus la chute de l’astre s’accélère. Elle suit le mouvement, véloce, rompue à l’art d’évoluer dans les ténèbres. Elle esquive les premiers nuages d’obscurité profonde qui l’auraient engluée, voltige entre les filaments de ténèbres collants, virevolte, esquive les assauts des ombres. La peur pulse dans sa gorge, son sang bat à ses tempes. Elle reconnaît ce néant, ce même néant où elle était elle-même plongée par le passé. L’adrénaline de la chute se mêle à une terreur primitive qu’Elle met un moment à reconnaître. C’est seulement lorsque, fourbe, un ruban d’obscurité l’enserre jusqu’à l’étouffer, qu’Elle reconnaît la ressent à nouveau, cette sensation qu’elle a tout fait pour oublier. La solitude.
Soudain, ce n’est plus la peur qui la guide, ce n’est plus l’inquiétude. C’est l’instinct. Elle rue, se débat, tire pour s’arracher à l’emprise du ruban, qui finit par rompre sous la tension. Mais un morceau reste noué autour d’elle, impossible à arracher. Elle ne s’en préoccupe pas, replonge aussi sec. Elle refuse. Refuse de voir l’astre sombrer encore plus profondément qu’elle-même. Refuse de le laisser arpenter seul les sombres chemins du néant. Refuse de le laisser, tout simplement.
La vitesse de la chute lui donne la nausée, la terreur de ne pas pouvoir remonter creuse un trou béant dans sa poitrine, mais elle poursuit son chemin. Elle se sent agressée de toutes parts. Elle sent les liens qu’elle a tissés avec l’extérieur qui la tirent vers le haut, son propre instinct qui lui hurle de rebrousser chemin. Mais elle s’entête. Elle discerne encore le soleil, son soleil, loin dans les profondeurs du néant. Il se débat, lutte, rongé d’un côté par les ténèbres, de l’autre par la noirceur qui était s’instillée dans son cœur. Sa lumière frémit, vacille. Plusieurs fois, il semble sur le point de s’éteindre, de se fondre dans les ténèbres.
La tentation de reculer l’effleure, Elle la repousse. Crispée, tendue, elle bataille dans les profondeurs visqueuses d’un néant qu’elle ne se rappelle cette fois plus avoir visité. Elle est bien plus bas qu’elle n’était jamais tombée lorsqu’elle était seule. Mais elle ne regarde pas vers le haut. Elle garde son regard rivé tout au fond, là où l’éclat de l’or blanc s’amenuise. Elle voit la noirceur s’étendre en son sein, prie pour qu’Elle arrive à temps, qu’Elle l’aide à l’affronter.
Mais, finalement, alors qu’Elle commence à croire le combat perdu, l’astre est pris d’un regain d’énergie. Il émet une salve de lumière agressive, qui repousse les ténèbres extérieures. L’obscurité intérieure demeure, mais étouffée, noyée dans le soudain afflux de clarté, presque indiscernable.
Elle freine sa course vertigineuse, s’immobilise non loin de lui. Elle sent l’anxiété qu’il dégage, sa peur de l’avoir perdue. Comme il l’a fait auparavant, Elle le laisse approcher. Il le fait, tendu, nerveux.
Comment tu te sens ?
Il met un moment à répondre, finit par émettre :
Mieux. Pas bien… mais mieux.
Elle acquiesce, s’approche encore un peu pour baigner dans l’éclat doré de sa lumière. Il l’effleure, ombre de caresse, esquisse d’espoir. Elle sourit, plonge profondément en Elle-même. Les ténèbres qui les environnent n’ont plus d’importance. Elle a compris. Des profondeurs de sa propre clarté, Elle sort une petite bille de verre marbrée d’or et de noir, de fêlures en toile d’araignée, à la surface irrégulière. Elle l’observe un instant, un sourire aux lèvres. La peur l’a quittée. Dans la lumière claire de son soleil, Elle voit ses propres éclats de noirceur, les ténèbres qui la rongent. Pourtant, Elle tend la bille de verre vers l’astre.
Tiens. C’est mon cœur… enfin, ce qu’il en reste. Prends-le, je te l’offre. Mais…
Elle s’arrête, respire. La vérité la terrifie un instant, mais il n’y a que ça qui puisse la sauver.
Il est fragile. Craquelé, ébréché, en millions de petits morceaux péniblement recollés. Si tu le lâches, il va se casser à nouveau. Et, même si je le recollerai encore et encore, je préférais que tu en prennes soin. Fais-y attention s’il te plaît.

◊ ◊ ◊


Hellyo !
Ça faisait longtemps, non ? Je vous avoue que j'ai ce bon vieux bloquage d'écriture qui me hante depuis un p'tit moment, mais j'ai enfin réussi à pondre quelque chose qui pourrait être publiable. XD
Plus concrètement, ce texte fait partie de ceux que je poste dès qu'ils sont écrits ou presque. Relecture minimale, mais par contre beaucoup d'histoire personnelle derrière. Celles qui savent reconnaîtront.
Merci à ceux et celles qui me liront !
À bientôt !
Alors, je... MEH. MEEEEEEEH.
Comment tu vas autrement ? Genre, vraiment ? x') Parce que la fin de ton texte (en rapport avec ce que tu m'avais dit dernièrement)... je sais pas trop comment l'interpréter :? De l'espoir ? De la résignation ?
C'est très beau, mais... très triste :c Heureusement qu'il y a ce jeu de lumières et d'ombres, car autrement on se serait fait bouffer par les ténèbres nous aussi au passage !
Mais, en tout cas, je te tire mon chapeau bas, car je pense pas que j'aurais osé la publication d'un texte aussi personnel... Car, même sans savoir qui t'arrive des choses pas cool, on sent beaucoup d'émotions perso dans ta plume, bien plus qu'à l'accoutumée, ou tu fais un travail presque analytique. Ici, c'est du vécu et ça sent d'une certaine façon.
Mais j'espère que ça t'a soulagée quand même hein :(
Bref, j'espère que tu es sur la pente ascendante, que ton blocage va doucement, mais sûrement, s'effriter et que tu vas avoir plus de lumières que d'ombres dans ta vie ;)

Bises !
vampiredelivres

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Re: Starlight

Message par vampiredelivres »

louji a écrit :
◊ STARLIGHT ◊


:arrow: Yo ! Contente de te revoir ici-bas 0/ J'espère que tu as pris plaisir à l'écriture de cette nouvelle ( ? ), que ça t'a permis de te vider un peu et que, surtout, ça ne t'a pas plombé le moral, au contraire même ;) Heyo ! Oui, je me suis amusée ^^ C'est cathartique, comme toujours, d'écrire, même si j'avoue que certains passages ont été assez durs à écrire (au niveau technique, je parle), mais ça vient plus du fait que ça fait une éternité que je n'ai pas vraiment écrit.

Elle flotte dans les ténèbres. Le néant l’entoure, l’enveloppe, l’emprisonne. Ses mouvements sont lents, agoniques. Elle se traîne dans un univers d’obscurité, oubliée de la réalité, oublieuse de la douleur. Ses membres alourdis par l’épuisement peinent à bouger correctement, son esprit embrouillé par le déni et la souffrance se perd dans les méandres de réflexions inachevées, de souvenirs pénibles et de pensées redondantes. Elle respire mais n’a pas l’impression de vivre, son cœur bat mais chaque battement semble le craqueler un peu plus, tel un vase brisé qu’on aurait recollé à la hâte.
Pourtant, il bat, et Elle continue de vivre. Secouée, chamboulée, nageant dans l'obscurité d'un espace sans étoiles, Elle respire un air vicié par l'absence et la solitude, écoute le silence des jours qui s'écoulent sans que rien ne change. Même les coups réguliers de sa montre ne parviennent pas à ses oreilles. Elle se meurt en silence, Elle flageole et se courbe au moindre courant d'air et, pour peu que quelque chose s'approche trop brusquement, Elle ploie, se courbe :arrow: Tite répétition ;) Thank you :) comme une bougie en fin de vie, sur le point de s'évanouir en fumée. Les mots l'atteignent mais la traversent, les odeurs l'effleurent sans la toucher. Ses plaintes se sont tues, ses pleurs se sont taris. Amorphe, Elle regarde les jours défiler sans les voir. Il n’y a plus de peur, plus de souffrance. Juste la brûlure du silence, le bruit du vide. L’obscurité est son unique univers.

:arrow: Ces 2 paragraphes sont déjà très beaux, très rythmés et imaginés :) Après, ce n'est pas le genre d'écrit qu'on peut caler souvent dans un roman au risque de l'alourdir à mort, donc ça prend de sa valeur dans sa faible longueur ^^
(Puis j'suis un peu meh quand je sais ce que tu traverses en ce moment x'') M'enfin, j'espère surtout que ça t'aura permis de mettre des mots sur ce que tu ressens et d'extérioriser un peu ^^)
Voui, dans un long texte, ça aurait été beaucoup trop lourd. (Et même, ça devient dur à écrire, à force.)
Oui, absolument ^^


Alors elle piétine. Elle trépigne. Elle brûle. Elle jauge. Elle mesure. Elle juge. Elle évalue. Le danger, les risques, les possibilités, les espoirs, les cicatrices. Elle s’auto-analyse :arrow: J'ai trouvé ce verbe très terre-à-terre après tout ce vocabulaire très mystérieux ^^ Yup, je vais voir si je peux le remplacer. en même temps qu’elle tente d’interpréter la noirceur qu’elle devine dans les tréfonds de l’astre.
Finalement, ses résolutions vacillent. Elle tremblote comme une flammèche soufflée par la pulsation brûlante du soleil, elle esquisse un pas timide en avant. La lumière réplique par une douce salve d’énergie qui réchauffe l’air ambiant, repousse encore un peu plus les ténèbres. Elle répond en faisant un pas de plus, précautionneuse. La distance s’amenuise, l’éclat s’intensifie. Elle se prend à sourire. Une communication s’établit, simple et claire, honnête. Ce n'est pas de la physique, ce n'est pas physique. Ils vibrent au même rythme. Ils échangent sur les mêmes ondes. C’est logique, évident. Elle sourit. Elle revit. :arrow: C'est beaucoup trop beau :''c Merciiii !

◊ ◊ ◊


Alors, je... MEH. MEEEEEEEH.
Comment tu vas autrement ? Genre, vraiment ? x') Parce que la fin de ton texte (en rapport avec ce que tu m'avais dit dernièrement)... je sais pas trop comment l'interpréter :? De l'espoir ? De la résignation ?
C'est très beau, mais... très triste :c Heureusement qu'il y a ce jeu de lumières et d'ombres, car autrement on se serait fait bouffer par les ténèbres nous aussi au passage !
Mais, en tout cas, je te tire mon chapeau bas, car je pense pas que j'aurais osé la publication d'un texte aussi personnel... Car, même sans savoir qui t'arrive des choses pas cool, on sent beaucoup d'émotions perso dans ta plume, bien plus qu'à l'accoutumée, ou tu fais un travail presque analytique. Ici, c'est du vécu et ça sent d'une certaine façon.
Mais j'espère que ça t'a soulagée quand même hein :(
Bref, j'espère que tu es sur la pente ascendante, que ton blocage va doucement, mais sûrement, s'effriter et que tu vas avoir plus de lumières que d'ombres dans ta vie ;)

Bises !
Alors. Avant que tu paniques ou viennes me taper ( :lol: ), parlons de la fin. Autant le début est une claire transcription de la réalité, autant la fin est totalement fictive. Et, même si dans l'absolu, ça traduit quand même un certain état d'esprit (que je ne saurais pas moi-même définir), je remonte la pente. Mais c'est long.
J'en arrive à un stade où je n'ai plus peur de m'exposer. C'est personnel, oui, mais au bout du compte, ça reste un texte comme un autre ou presque. Et puis, mine de rien, ça me permet de parler à des gens et d'avoir du soutien, donc c'est cool. :D
Brefouille, merci beauuucoup pour ton retour ♡ Bises !
louji

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Re: Starlight

Message par louji »

vampiredelivres a écrit :
louji a écrit :
◊ STARLIGHT ◊


:arrow: Yo ! Contente de te revoir ici-bas 0/ J'espère que tu as pris plaisir à l'écriture de cette nouvelle ( ? ), que ça t'a permis de te vider un peu et que, surtout, ça ne t'a pas plombé le moral, au contraire même ;) Heyo ! Oui, je me suis amusée ^^ C'est cathartique, comme toujours, d'écrire, même si j'avoue que certains passages ont été assez durs à écrire (au niveau technique, je parle), mais ça vient plus du fait que ça fait une éternité que je n'ai pas vraiment écrit. :arrow: Ouais, tu m'étonnes, ça demande tellement plus d'attention et de sens du rythme ce genre d'écrit :) Mais c'est un bon exercice pour te remettre dedans !



:arrow: Ces 2 paragraphes sont déjà très beaux, très rythmés et imaginés :) Après, ce n'est pas le genre d'écrit qu'on peut caler souvent dans un roman au risque de l'alourdir à mort, donc ça prend de sa valeur dans sa faible longueur ^^
(Puis j'suis un peu meh quand je sais ce que tu traverses en ce moment x'') M'enfin, j'espère surtout que ça t'aura permis de mettre des mots sur ce que tu ressens et d'extérioriser un peu ^^)
Voui, dans un long texte, ça aurait été beaucoup trop lourd. (Et même, ça devient dur à écrire, à force.)
Oui, absolument ^^



◊ ◊ ◊


Alors, je... MEH. MEEEEEEEH.
Comment tu vas autrement ? Genre, vraiment ? x') Parce que la fin de ton texte (en rapport avec ce que tu m'avais dit dernièrement)... je sais pas trop comment l'interpréter :? De l'espoir ? De la résignation ?
C'est très beau, mais... très triste :c Heureusement qu'il y a ce jeu de lumières et d'ombres, car autrement on se serait fait bouffer par les ténèbres nous aussi au passage !
Mais, en tout cas, je te tire mon chapeau bas, car je pense pas que j'aurais osé la publication d'un texte aussi personnel... Car, même sans savoir qui t'arrive des choses pas cool, on sent beaucoup d'émotions perso dans ta plume, bien plus qu'à l'accoutumée, ou tu fais un travail presque analytique. Ici, c'est du vécu et ça sent d'une certaine façon.
Mais j'espère que ça t'a soulagée quand même hein :(
Bref, j'espère que tu es sur la pente ascendante, que ton blocage va doucement, mais sûrement, s'effriter et que tu vas avoir plus de lumières que d'ombres dans ta vie ;)

Bises !
Alors. Avant que tu paniques ou viennes me taper ( :lol: ), parlons de la fin. Autant le début est une claire transcription de la réalité, autant la fin est totalement fictive. Et, même si dans l'absolu, ça traduit quand même un certain état d'esprit (que je ne saurais pas moi-même définir), je remonte la pente. Mais c'est long.
J'en arrive à un stade où je n'ai plus peur de m'exposer. C'est personnel, oui, mais au bout du compte, ça reste un texte comme un autre ou presque. Et puis, mine de rien, ça me permet de parler à des gens et d'avoir du soutien, donc c'est cool. :D
Brefouille, merci beauuucoup pour ton retour ♡ Bises !
OK, je vois ! C'est vrai que la fin faisait bien plus fictionnelle que le reste, je sais pas trop comment dire :v
Au moins, si t'as du recul sur tes propres sentiments l'impression d'être en train de remonter la pente, c'est déjà bon signe ^^
C'est personnel mais c'est pas comme si c'était un journal intime non plus, on est bien d'accord ! (Faudrait être assez tordu pour publier son journal intime au passage mdr). Mais, oui, ça va, tu te sens pas trop seule ? (comme tu as quitté de nouveau une ville pour une autre, loin de ta famille et de tes amis (je suppose) ? ) :?
Bah je t'en prie, ça me fait plaisir ;)
Bonne soirée !
TcmA

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Re: Starlight

Message par TcmA »

Heyo ~

Ça faisait longtemps! J'étais prise par la fac, mais me voici de retour!
Et toi aussi! Ça m'a fait vraiment plaisir de recevoir ce mail, qui me prévenait pour Starlight! Merci beaucoup! ^^

Et que dire...
Pendant toute ma lecture, j'ai lu Starlight comme une poésie, un slam, presque.

Et c'est beau.

C'est triste, c'est dur, ça vient trifouiller des choses que tu ne veux pas forcément trifouiller.

Mais bon sang, qu'est-ce que c'est beau.

J'en ai eu les larmes aux yeux, ça se sent que c'est personnel et wow. Tsunami d'émotions dans la face. Mais c'est parfois nécessaire, et comme tu l'as dit plus haut, cathartique.

J'en retire beaucoup d'espoir, quand même. Comme dit Coline, l'ombre de la résignation pèse sur le discours d'Elle, mais je vois quand même un message plein d'espoir. Et purée de sa reum, c'est beau.

J'espère vraiment que tu vas mieux! ♡♡ Et j'espère que l'ascension de cette pente se fera sans soucis et en douceur ♡♡
Je t'apporte tout mon soutien et je te fais plein de câlins (j'espère que tu aimes les câlins, parce que j'en connais une qui n'est pas très tactile HEIN COLINE (je blague, elle les accepte sans rechigner)). ☆•°○•°♡

Courage pour la suite!

Des basous~
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Re: Starlight

Message par vampiredelivres »

louji a écrit : :arrow: Yo ! Contente de te revoir ici-bas 0/ J'espère que tu as pris plaisir à l'écriture de cette nouvelle ( ? ), que ça t'a permis de te vider un peu et que, surtout, ça ne t'a pas plombé le moral, au contraire même ;) Heyo ! Oui, je me suis amusée ^^ C'est cathartique, comme toujours, d'écrire, même si j'avoue que certains passages ont été assez durs à écrire (au niveau technique, je parle), mais ça vient plus du fait que ça fait une éternité que je n'ai pas vraiment écrit. :arrow: Ouais, tu m'étonnes, ça demande tellement plus d'attention et de sens du rythme ce genre d'écrit :) Mais c'est un bon exercice pour te remettre dedans ! Voui, c'est ça qui était cool, je me suis retrouvée à plancher sur des tournures en me demandant "comment on fait déjà ?" :lol:

OK, je vois ! C'est vrai que la fin faisait bien plus fictionnelle que le reste, je sais pas trop comment dire :v
Au moins, si t'as du recul sur tes propres sentiments l'impression d'être en train de remonter la pente, c'est déjà bon signe ^^
C'est personnel mais c'est pas comme si c'était un journal intime non plus, on est bien d'accord ! (Faudrait être assez tordu pour publier son journal intime au passage mdr). Mais, oui, ça va, tu te sens pas trop seule ? (comme tu as quitté de nouveau une ville pour une autre, loin de ta famille et de tes amis (je suppose) ? ) :?
Bah je t'en prie, ça me fait plaisir ;)
Bonne soirée !
Question de ressenti inclus dans l'écrit, très probablement. Vu que c'est fictionnel, j'ai pas le même rapport au texte que dans le reste.
Voui, évidemment. :roll: (C'est hyper dangereux, oui XD )
Franchement, ça va, je suis de retour dans une ville que je connais, donc c'est tranquille. Et puis, mes potes de l'école sont cool, et ceux de Lausanne… c'est triste à dire, mais je n'avais pas de vrais liens avec eux, je m'en rends compte maintenant que j'ai fichu le camp. Quand à mes amis proches, on est toujours en contact, que ce soit par Discord ou téléphone, et pareil pour la famille ^^

TcmA a écrit :Heyo ~

Ça faisait longtemps! J'étais prise par la fac, mais me voici de retour!
Et toi aussi! Ça m'a fait vraiment plaisir de recevoir ce mail, qui me prévenait pour Starlight! Merci beaucoup! ^^

Et que dire...
Pendant toute ma lecture, j'ai lu Starlight comme une poésie, un slam, presque.

Et c'est beau.

C'est triste, c'est dur, ça vient trifouiller des choses que tu ne veux pas forcément trifouiller.

Mais bon sang, qu'est-ce que c'est beau.

J'en ai eu les larmes aux yeux, ça se sent que c'est personnel et wow. Tsunami d'émotions dans la face. Mais c'est parfois nécessaire, et comme tu l'as dit plus haut, cathartique.

J'en retire beaucoup d'espoir, quand même. Comme dit Coline, l'ombre de la résignation pèse sur le discours d'Elle, mais je vois quand même un message plein d'espoir. Et purée de sa reum, c'est beau.

J'espère vraiment que tu vas mieux! ♡♡ Et j'espère que l'ascension de cette pente se fera sans soucis et en douceur ♡♡
Je t'apporte tout mon soutien et je te fais plein de câlins (j'espère que tu aimes les câlins, parce que j'en connais une qui n'est pas très tactile HEIN COLINE (je blague, elle les accepte sans rechigner)). ☆•°○•°♡

Courage pour la suite!

Des basous~
Heyo toi :)
Je l'ai senti en l'écrivant que ça allait sentir le vécu. :lol: Il y a effectivement pas mal de résignation, mais oui, au bout du compte, rien que le fait d'écrire permet d'évacuer beaucoup. Et oui, ça va mieux. Il y a toujours des rechutes potentielles à l'horizon, évidemment, mais surtout du progrès. (Et oui, j'AIME les câlins. Les câlins c'est la vie ! :roll: :lol: )
Merci beaucoup pour ton soutien et ton petit comm ♡
Zoubisous !
TcmA

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Re: Starlight

Message par TcmA »

vampiredelivres a écrit : Heyo toi :)
Je l'ai senti en l'écrivant que ça allait sentir le vécu. :lol: Il y a effectivement pas mal de résignation, mais oui, au bout du compte, rien que le fait d'écrire permet d'évacuer beaucoup. Et oui, ça va mieux. Il y a toujours des rechutes potentielles à l'horizon, évidemment, mais surtout du progrès. (Et oui, j'AIME les câlins. Les câlins c'est la vie ! :roll: :lol: )
Merci beaucoup pour ton soutien et ton petit comm ♡
Zoubisous !
C'est déjà une bonne chose! \O/

Bien sûr, les rechutes sont possibles, mais le plus important c'est de savoir se relever!
Comme dirait Alfred à Bruce (si si Batman, la famille) "Pourquoi tombons-nous?"
Mais bon, je ne te souhaite tout de même pas de chuter!
Vive le progrès *^* ♡

Owi, les câlins \*^*/ je t'en fais plein plein alors \*^*/ ♡

Always ~☆

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Re: Starlight

Message par louji »

vampiredelivres a écrit : Question de ressenti inclus dans l'écrit, très probablement. Vu que c'est fictionnel, j'ai pas le même rapport au texte que dans le reste.
Voui, évidemment. :roll: (C'est hyper dangereux, oui XD )
Franchement, ça va, je suis de retour dans une ville que je connais, donc c'est tranquille. Et puis, mes potes de l'école sont cool, et ceux de Lausanne… c'est triste à dire, mais je n'avais pas de vrais liens avec eux, je m'en rends compte maintenant que j'ai fichu le camp. Quand à mes amis proches, on est toujours en contact, que ce soit par Discord ou téléphone, et pareil pour la famille ^^
OK, t'avais déjà vécu un moment à Paris ? ^^
Bah, écoute, à partir du moment où t'as franchement de regrets par rapport aux gens de Lausanne... x) (puis, avec le rythme que t'avais, c'était peut-être pas évident non plus de nouer des liens :v)
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Re: Starlight

Message par vampiredelivres »

TcmA a écrit :C'est déjà une bonne chose! \O/

Bien sûr, les rechutes sont possibles, mais le plus important c'est de savoir se relever!
Comme dirait Alfred à Bruce (si si Batman, la famille) "Pourquoi tombons-nous?"
Mais bon, je ne te souhaite tout de même pas de chuter!
Vive le progrès *^* ♡

Owi, les câlins \*^*/ je t'en fais plein plein alors \*^*/ ♡

Always ~☆

Zouzoubisous!
Nous tombons pour mieux nous relever, évidemment. :D (Même si, soyons honnêtes, c'est pénible x) )
Câlins !

louji a écrit :OK, t'avais déjà vécu un moment à Paris ? ^^
Bah, écoute, à partir du moment où t'as franchement de regrets par rapport aux gens de Lausanne... x) (puis, avec le rythme que t'avais, c'était peut-être pas évident non plus de nouer des liens :v)
Voui, j'avais vécu ici neuf ans quand même ^^
Oui, c'étaient des connaissances de cours… mais au-delà, on n'a pas partagé grand-chose… contrairement à ici, où c'estune petite école, donc beaucoup plus facile de se faire des amis. :)
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Re: Starlight

Message par TcmA »

vampiredelivres a écrit : Nous tombons pour mieux nous relever, évidemment. :D (Même si, soyons honnêtes, c'est pénible x)
Câlins!
Oui, c'est sûr >~< Mais faut rien lâcher! >:3

Pleins de câlins! ♡
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Re: Starlight

Message par DH180 »

Hayo !
Je réagis un peut malheureusement tard pour ton texte, mais il m'avait tout d'abord surpris, et je ne savais pas du tout quoi dire ! Le déblocage est cependant venu....
Ce texte fait parti de ces textes qui laissent un grannnnd goût d'inachevé sur la langue : pendant la lecture on s'imagine tant de questions genre qui est-Elle, où est-Elle, pourquoi est-Elle dans ce noir étouffant ? Et lorsqu'on arrive à la fin, zou ! Pas d'éclaircissements. Finis la lecture. On sait pas quoi dire. On essaye d'interpréter mais y'a beaucoup trop de possibilités. Un peut d'abstrait au final.
Mais l'abstrait comme ça, ça fait beaucoup beaucoup de bien, sortir un peu de la logique, vivre pendant quelque temps comme Elle...Et y'a en plus tant de puissance grâce aux émotions que tu as insérée ! Ce va et vient de joie et de tristesse, d'espoir et de désespoir..
Il ne manque plus qu'une bonne musique adaptée, et là paf : de beaux instants !!
Félicitations pour ce texte, il était vraiment beau.
Et continue de partager ce que tu écris, ça fait toujours des heureux :D
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Re: Starlight

Message par vampiredelivres »

DH180 a écrit :Hayo !
Je réagis un peut malheureusement tard pour ton texte, mais il m'avait tout d'abord surpris, et je ne savais pas du tout quoi dire ! Le déblocage est cependant venu....
Ce texte fait parti de ces textes qui laissent un grannnnd goût d'inachevé sur la langue : pendant la lecture on s'imagine tant de questions genre qui est-Elle, où est-Elle, pourquoi est-Elle dans ce noir étouffant ? Et lorsqu'on arrive à la fin, zou ! Pas d'éclaircissements. Finis la lecture. On sait pas quoi dire. On essaye d'interpréter mais y'a beaucoup trop de possibilités. Un peut d'abstrait au final.
Mais l'abstrait comme ça, ça fait beaucoup beaucoup de bien, sortir un peu de la logique, vivre pendant quelque temps comme Elle...Et y'a en plus tant de puissance grâce aux émotions que tu as insérée ! Ce va et vient de joie et de tristesse, d'espoir et de désespoir..
Il ne manque plus qu'une bonne musique adaptée, et là paf : de beaux instants !!
Félicitations pour ce texte, il était vraiment beau.
Et continue de partager ce que tu écris, ça fait toujours des heureux :D
Heyo !
Ça fait partie du genre de textes que j'aime écrire, mais que j'aurais du mal à commenter, j'avoue. :roll:
Oui, tu ne sais rien d'Elle. Parce que, au bout du compte, Elle, c'est moi, et elle décrit l'immédiat, pas ce qui se passait avant. Et, au bout du compte, oui, ça fait du bien.
Merci beaucoup pour ton message, il fait super plaisir !
À bientôt :)
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Re: Starlight

Message par JaneSerpentard »

Hello !

Je viens de découvrir ton texte et je n’ai pas de mots... Il est juste splendide, j’en ai les larmes aux yeux. C’est court mais pleins de sentiments, on n’a pas besoin de plus pour comprendre ce qui s’est passé. J’ai adoré ce petit récit, ta plume est magnifique. On voit par-là, la beauté des mots mais aussi l’espoir qu’ils peuvent transmettre. Je ne sais quoi dire, vraiment. J’ai cru comprendre qu’Elle, c’était toi. Alors, tu as tout mon soutien, j’espère que tu n’es pas dans les ténèbres, que tu as retrouvé ton Soleil, que tu vas mieux... Oui, je ne te connais pas, mais je sais ce que c’est. Je sais ce qu’on ressent.

Bises et bravo,
Jane ~
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Re: Starlight

Message par vampiredelivres »

JaneSerpentard a écrit :Hello !

Je viens de découvrir ton texte et je n’ai pas de mots... Il est juste splendide, j’en ai les larmes aux yeux. C’est court mais pleins de sentiments, on n’a pas besoin de plus pour comprendre ce qui s’est passé. J’ai adoré ce petit récit, ta plume est magnifique. On voit par-là, la beauté des mots mais aussi l’espoir qu’ils peuvent transmettre. Je ne sais quoi dire, vraiment. J’ai cru comprendre qu’Elle, c’était toi. Alors, tu as tout mon soutien, j’espère que tu n’es pas dans les ténèbres, que tu as retrouvé ton Soleil, que tu vas mieux... Oui, je ne te connais pas, mais je sais ce que c’est. Je sais ce qu’on ressent.

Bises et bravo,
Jane ~
Hello ! Merci beaucoup pour ton commentaire *-*
Elle, c'est effectivement moi jusqu'à un certain point. J'ai réussi à me sortir des ténèbres, j'ai retrouvé un peu de soleil. C'est un chemin long et ardu, mais j'avance. Merci beaucoup pour ton soutien. ♥
JaneSerpentard

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Re: Starlight

Message par JaneSerpentard »

vampiredelivres a écrit :Hello ! Merci beaucoup pour ton commentaire *-*
Elle, c'est effectivement moi jusqu'à un certain point. J'ai réussi à me sortir des ténèbres, j'ai retrouvé un peu de soleil. C'est un chemin long et ardu, mais j'avance. Merci beaucoup pour ton soutien. ♥
Hey ! Il n’y a pas de quoi, c’est sincère !
De rien, c’est tout naturel de se soutenir quand on est dans la même passe ♥
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