Hanayu a écrit : mer. 15 oct., 2025 5:38 pm
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163- Lire un livre d'un auteur ayant reçu un prix littéraire

"Paris est une fête" de Ernest Hemingway
(Auteur = Prix Nobel de la Littérature en 1953)
Lu
Un avant-propos, puis une introduction sans fin, puis enfin le roman !
Sauf que le "enfin" devient perplexité...
Il semble qu'il s'agisse de nouvelles qui s'enchaînent avec de faux airs de journal intime.
Bon...pourquoi pas sauf rien que la seconde nouvelle ("Miss Stein fait la leçon") m'a figé. Déjà Miss Stein a la sympathie de Mr et Mme alors qu'il faut sacrément se la fader ! (Vu son attitude et surtout le débat entre Miss et Mr sur l'homosexualité masculine qui m'a stupéfié...c'est hallucinatoire !!) Apparemment des hordes de gays ne songent qu'à violer le moindre beau jeune homme de sortie et il faut toujours avoir un couteau sur soi pour s'en défendre.Oo
Leur sexualité (même consentie) est une maladie, un vice, une perversion. Ce sont des corrupteurs qu'il faut éradiquer de ses fréquentations même quand ils ont de bonnes manières car ils sont perdus, sans rémission possible. :O
(Ah et ils bavent tous deux sur des têtes connues sans les nommer mais avec indices délateurs puants aussi.)
Extrait sorti de la bouche de la "si charmante" Miss Stein :
"Vous n'avez rencontré que des criminels, des malades ou des vicieux notoires. Ce qui importe, c'est que l'acte commis par les homosexuels mâles est laid et répugnant ; après ils se dégoûtent eux-mêmes. Ils boivent ou se drogue tous pour y remédier, mais l'acte les dégoûte et ils changent tout le temps de partenaires ne peuvent jamais être vraiment heureux."
(Il y a des coups de pelle qui se perdent ! Une rencontre avec sa caboche d'homophobe aurait dû s'envisager.)
Mais que pense Miss Stein de l'homosexualité féminine ? Le comble ! Elle n'en pense que du bien !! Et pour cause...elle est lesbienne ! Oo
"Pour les femmes, c'est le contraire. Elles ne font rien qui puisse les dégoûter, rien qui soir répugnant ; et après, elles sont heureuses et peuvent vivre heureuses ensemble."
(À l'exception "d'Une telle" qui est une vicieuse. Oo)
Bref à vomir d'ignominie et de "deux poids, deux mesures", ce personnage.
Bien assommée donc j'ai hésité à poursuivre...mais pas le choix : c'était le seul roman trouvé avec une capitale dans le titre (Coucou Challenge Disney ! ^^).
Heureusement ensuite il y a des brèves neutres (voir sans intérêt).
On y parle de librairie (trop succinct) de courses de chevaux ou de vélos (ce qui ne m'a pas transporté)...puis Bim ensuite retour de Miss Stein ! (Dans ma tête NOOOOOOOOONNNNN !) et l'auteur (qui est aussi le héros) est tout content, lui, de la retrouver (non mais sérieux ! Moi tellement PAS ! >_<)
Elle est à nouveau infecte sur tous sujets...insupportable. Heureusement que même Hemingway reconnaît qu'elle "raconte beaucoup de bêtises parfois" (sans blagues ! Si peu...pfffff !)
Sauf que nouveau problème :
- quand elle est là je me crispe
- quand elle n'y est pas je me barbe !!
C'est décousu rempli de ronflonflons ennuyeux, où l'écrivain se gargarise discrètement (mais pas tant furtivement que cela !).
Genre : Je gagnais très très bien ma vie avec le journalisme mais j'ai connu la pauvreté hein. Je désespère de vendre mes contes mais ils sont ultras, preuve en est la fulgurance qui a touché un proche à leur lecture...et blablabla.
Le récit est monotone, la plume neutre voir plate, et je pense que cela s'adresse à des aficionados de Paris ce qui n'est pas mon cas. (J'assume.

)
Les lieux qu'il évoque ne me parle majoritairement PAS, résultat comme c'est le décor qui pourrait au contraire maintenir mon attention...c'est un échec cuisant !
Tout est sans saveur. J'ai lutté mais non...aucune réceptivité.
Basta. Bye-bye !