Concours "Un jour à..." 8e Edition : Novembre 2012

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Virgile

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Concours "Un jour à..." 8e Edition : Novembre 2012

Message par Virgile »

Voici les textes de Novembre 2012 du concours "Un jour à..."

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Marieeloy

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Re: Concours "Un jour à..." 7e Edition : Octobre 2012

Message par Marieeloy »

Un jour à… Sil’Aran.
Je le cherchais. Lui. Cela faisait tellement longtemps que j’attendais ce jour, sans même savoir que c’était ça que j’attendais. Il m’avait tant manqué. Tout, chez lui, me manquait : son odeur, son rire, sa voix, sa chaleur… Mais quelle serait sa réaction en me voyant, après tout ce temps ?

J’avais pris ma décision de partir il y a deux jours, et, de peur de changer d’avis, j’étais partie immédiatement. Direction Sil’Aran, ou encore la ville des Dieux, ville qui méritait d’ailleurs son surnom. J’étais arrivé le matin, vers onze heures, et avant même d’être rentrée dans la ville, j’avais eu le souffle coupé. Elle était sur une immense colline, pas assez haute pour être qualifiée de montagne, et elle surplombait une vaste plaine, où aucune construction ne se dressait. Comme si personne n’avait osé défier la splendeur de la ville. Des tours s’élançaient vers le ciel, perçait le ventre des nuages, comme si elles voulaient toucher la Lune. Elles étaient de toutes les couleurs : bleu, or, grise, rouge, vert… L’une d’elles, la plus grande, se dressait au centre : la tour du Conseil. C’était, à mon goût, la plus belle de toute : elle avait la transparence du cristal, et prenais toutes les couleurs du ciel. Le soir, le reflet des étoiles se voyait à des kilomètres à la ronde et la journée, le soleil semblait resplendir deux fois plus. Mais, pour moi, le meilleur moment, c’était le coucher du Soleil, ou l’Aurore. Au fur et à mesure que le Soleil se couchait ou se levait, on voyait les couleurs changer : elles passaient du noir à l’orange, parfois à une couleur oscillant entre le rose, le rouge et le violet. Puis le jour arrivait. La tour pouvait aussi être terrifiante, un jour d’orage. Les éclairs semblaient surpuissants.
Les bruits qui s’élevaient de la ville, de là où je me trouvais ce matin, semblaient affaiblis, comme un murmure lointain. Mais je savais, grâce à tous les contes parlant de cette cité, que lors des orages, le tonnerre se répercutait contre toutes les parois.

Maintenant, j’étais à l’intérieur de la ville. J’étais passée par la porte Sud. Elle était splendide, mais dans un genre un peu trop opulent à mon goût : tout était d’or massif. Ça agressait les yeux. Néanmoins, j’avais traversé cette porte, et j’étais maintenant à l’intérieur. Restait la tâche la plus dure : réussir à le retrouver dans cette immensité. Je soupirais. C’était comme chercher une aiguille dans une botte de foin. Mais après tout, c’était ma faute : si je ne m’étais pas enfuie, je n’en aurais pas été là. Je m’avançais dans la ville. De l’intérieur, on voyait qu’il n’y avait pas que des tours : des petites maisons se regroupaient à certains endroits. Elles paraissaient minuscules à côté des tours, mais elles étaient toutes massives. Elles avaient un genre différent des tours : moins épurées, plus… brutes. Elles s’harmonisaient tout de même avec le style de la ville. Elles avaient toutes un jardin, toujours bien entretenu par leurs propriétaires. Des fleurs de toutes les couleurs poussaient. Le sol de la rue était en marbre. J’avais m’impression de faire tache sur toute cette beauté, avec mon jean et mon tee-shirt. C’en devenait presque inquiétant : comme si, derrière toute cette splendeur, la ville cachait un sombre secret. Je n’étais toutefois pas là pour le découvrir.

Il fallait que je me souvienne : où se serait-il senti le plus à l’aise ? Il aimait particulièrement la tour du Conseil, mais il détestait ce même Conseil. Il devait donc avoir choisi un endroit éloigné, mais ayant une bonne vue sur la tour. Mais une maison ou une autre tour ? C’était là la question la plus épineuse. Je décidais de la remettre à plus tard. D’abord, trouver l’endroit qui lui convenait le plus. Le plus simple était encore de grimper en haut d’une tour pour avoir la meilleure vue possible sur la ville. Je regardais autour de moi : le tour verte n’était pas juste à côté, mais elle avait le meilleur point de vue, en dehors de la tour du Conseil. Je décidais de m’y rendre en trottinant, histoire de perdre le moins de temps possible. Je me mis en route, mais j’avais oublié un petit détail : quand on ne connait pas Sil’Aran comme sa poche, il est très simple de s’y perdre. J’en fis la triste expérience.
Ce n’est qu’en repassant pour la quatrième fois au même endroit que je m’en rendis compte. Pestant contre ces rues labyrinthiques, je m’arrêtais. Depuis tout à l’heure je croisais des gens, qui n’avaient pas l’air très étonnés devant mon air perdu. Cela devait leur arriver souvent de voir des touristes égarés. Je m’approchais d’une jeune femme et lui demandait :
- Excusez-moi, comment puis-je me rendre à la tour verte ?
- Vous êtes perdue ? Ce n’est pas très étonnant. Enfin, vous avez de la chance, j’habite dans cette tour, et j’y retourne. Vous n’avez qu’à me suivre.
- Merci.
J’ai donc eu droit à la visite guidée. Cette femme, qui s’appelait Gwen, était intarissable : elle semblait connaitre tous les détails sur chaque rue. J’appris ainsi qu’un certain Jeff Roderson, un peintre célèbre, était né dans telle maison, que Marine Viro, une chanteuse de renom, avait été assassiné devant telle porte, et ainsi de suite. Lorsque nous sommes arrivées, je pris congé, en la remerciant de m’avoir guidé. Je grimpais ensuite jusqu’à la grande terrasse, que toutes les tours avaient. D’ici, je pouvais voir toute la ville. Je tournais lentement sur moi-même. Quel endroit pouvait-il avoir choisi ? Le côté ouest ? Non, pas assez dégagé, c’était là qu’il y avait le plus de tours. Le côté sud, celui par lequel j’étais rentrée ? Humm… Non plus, trop proche de la grande tour. Le côté est ou nord, alors. Le côté nord était le plus proche de ce que je cherchais : loin de la tour, mais ayant une bonne vue dessus. Une des tours était particulièrement bien située : la bleue. Je soupirais. Il fallait que j’aille là-bas, à pied. Il y avait bien 5 kilomètres, alors autant s’y mettre tout de suite. Mais avant, il fallait que je mange. L’heure du midi était dépassée depuis longtemps, mais, une fois descendue de la tour, je réussis à trouver une boulangerie ayant toujours des sandwichs. J’en choisi un, et, après avoir payé mon achat, je me mis en route. Quand j’eus terminé mon sandwich, j’adoptais un rythme de marche rapide. Si je ne me reperdais pas, je devrais y être dans deux heures et demie, soit vers cinq heures trente.

J’avais mis un peu plus longtemps que je ne le pensais, mais j’étais arrivée au pied de la tour. Il était déjà six heures vingt, mais au moins je ne m’étais pas perdue. J’étais fière de moi, mais ce n’était qu’une petite victoire. Il fallait encore voir s’il habitait ici. Je m’approchais du concierge de la tour, qui lisait le journal du jour :
- Excusez-moi ?
Le concierge releva la tête.
- Oui ? grommela-t-il.
- J’aimerais voir la liste des habitants de cette tour, s’il vous plaît.
- Et pour en faire quoi ? questionna le concierge.
- Je cherche quelqu’un.
Avec un grognement inarticulé, il se leva de son siège et s’approcha d’une petite armoire. Il en sortit quelques feuilles et, sans un mot, me les tendit. Je le remerciais d’un hochement de tête, et me concentrais sur les noms. Quand j’eus fini de lire la liste, je soupirais. Il n’y était pas. Je rendis les papiers au concierge et sortit.

J’inspirais profondément. Régler les problèmes par ordre de priorité, me dis-je. La nuit était déjà tombée, vu que c’était l’hiver. Il fallait que je trouve un endroit où je pourrais dormir. J’avais vu une auberge à deux pas d’ici. Je m’y rendis, et après avoir loué une chambre pour la nuit, je m’allongeais sur le lit. Ça aurait été trop simple de le retrouver du premier coup. Après tout, je n’avais cherché qu’un jour.
Ismaire

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Re: Concours "Un jour à..." 8e Edition : Novembre 2012

Message par Ismaire »

Un jour à …

-Mademoiselle ? Mademoiselle ?
J'ouvre les yeux. Un visage est penché vers moi. C'est une vielle dame, un foulard noué autour du cou, qui m'interpelle. Mais que fait-elle chez moi ? Soudain, je me souviens, et me redresse d'un bond du banc sur lequel je dormais confortablement. La tête me tourne, et je me rassois péniblement. La dame s'inquiète pour moi, me propose de l'accompagner chez elle. Je décline aimablement sa proposition :
-Je vous remercie, mais je vais bien, je vous assure ! Merci beaucoup de m'avoir réveillé, bonne journée !
Rassurée, elle s'éloigne, tirant derrière elle son chien qui me reniflait passionnément depuis quelques minutes. Je me trouve donc sur un banc, au milieu d'un square, sous un soleil flamboyant malgré l'heure matinale. J'ai vraiment mal à la tête … Comment me suis-je retrouvée ici ? J'essaie de rassembler mes souvenirs, malgré le brouillard qui règne dans ma mémoire. Ma montre indique 7h30, mon portable indique que j'ai 6 appels en absence, l'absence de mes clés de maison indique que j'ai du laisser mon sac quelque part ... Après quelques minutes de froncement de sourcils et d'efforts intenses, quelques bribes de souvenirs, des sensations me reviennent : le bruit d'une boisson versée dans mon verre, le son de la musique qui résonne dans ma tête, les ombres projetées par la boule disco, le goût de l'alcool … Je crois que j'ai un peu forcé sur la boisson hier soir ! Enfin, ce n'est pas tous les jours que sa meilleure amie se marie ! Ma voisine, que je côtoie depuis ma naissance, avait enfin été demandée en mariage par Mathieu, le plus beau garçon du quartier, avec qui elle était en couple depuis déjà quatre ans. A vrai dire, beaucoup de ragots couraient sur le moment ou il lui offrirait enfin la bague ! J'étais tellement heureuse d'être sa demoiselle d'honneur ! Je me souviendrais toute ma vie de cette traversée de l’église, et des larmes qui ont jailli malgré moi lorsqu'elle a dit « oui ». Ma tête se souvient également des trois nuits de fêtes qui ont suivies … J'ai la langue pâteuse … J'espère que peu de personnes m'ont vu dans cet état, car les ragots vont vite ici, dans notre petite ville de … De … ?
Pourquoi le nom de ma ville ne me revient-il pas ? Il y a un problème … Mes yeux brûlent, mes paupières sont si lourdes … J'ai vraiment envie de mettre ma tête dans mes bras et de me recoucher sur ce banc ! Non ! Il ne faut pas ! Pense à ta réputation, Amélia, pense à ta future licence d'histoire,à ton prix de littérature … Ne te recouche pas ! Ne permet pas d'autres photos compromettantes, en plus de celles de la fête, dont j'imagine les conséquences et les réactions sur facebook lorsque les invités seront réveillés et devant leur ordinateur ...
Pour ne pas me rendormir, je me lève et commence à déambuler à travers les rues désertes. Il n'est que 7h30, et on est dimanche, rien d'étonnant à ce que la ville soit si silencieuse. Tout me semble si familier ! Cette rue est celle où je suis pour la première fois monté sur un vélo, cet arbre a toujours les marques creusées par mon premier amour à l'école primaire, un cœur gravé à jamais dans l'écorce de cet érable centenaire. Je reconnais des façades, des maisons de briques si caractéristiques du Nord . Pourtant, le nom de ma ville reste entouré d'un voile qui refuse de se lever. Eh bien, j'imagine qu'il ne me reste plus qu'à atteindre une des sorties de la ville, afin d'en voir le nom sur un panneau indicateur ! Je m'arme de courage, regrettant la perte de mon sac à main contenant de précieux cachets d'aspirine, et commence à gravir la côte que j'ai si souvent descendue, en roller, en luge ou en courant lors de mes fréquents retards lorsque j'étais encore au lycée. On reconnaît bien l'ancienneté de cette ville, et son développement des dix dernières années : Je passe devant des 18bis et 18 ter, des anciennes masures côtoient des chalets écologiques derniers cris, mais mal vus par les retraités attachés à l'image de la ville du temps de leur enfance. Prise de vertige, je dois m'asseoir sur le trottoir : des images me reviennent par bribes : une plaine d'herbe verte, un rire cristallin, un toit enneigé, un chêne aux feuilles rouges, une averse soudaine … Raah, mais quel est donc ce maudit nom ?! Je fais trop tourner mes méninges, j'ai l'impression que de la fumée va sortir de mes oreilles ! Je décide donc d'arrêter de penser, et de me concentrer sur mon équilibre et sur ma marche. Rue du moulin, Avenue de Mozart, Boulevard des Capucines, Clos du Diable, Square du Boulanger … je touche au but ! Ça y est, j'aperçois au loin une étendue verte ! Je hâte le pas, vers la vérité et les retrouvailles ! Je me rapproche, plus que quelques pas, j'arrive presque à lire le nom inscrit sur le panneau blanc bordé de rouge …
Enfin ! Une flèche de compréhension et d'évidence me traverse douloureusement le cœur. Comment ais-je pu oublier le nom de ma ville natale, celle qui m'a vu naître et grandir, qui a connue toutes mes joies et mes peines ? Je me sens soudain remplie d'allégresse et de bonheur, j'ai envie de crier, de réveiller tous le monde pour annoncer à ces dormeurs innocents le résultat de cette demi-heure d'errance. Je sautille, fait des cabrioles sur la route déserte, tombe, m'écorche le genou, me relève aussitôt et me remets à bondir comme une gamine ravie de ses cadeaux d'anniversaire. Il est dimanche, 7h30, tous le monde dort, je m'appelle Amélia, ma meilleure amie vient de se marier, et j'habite à … Sissy
Azulie

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Re: Concours "Un jour à..." 8e Edition : Novembre 2012

Message par Azulie »

Un jour à…

Un jour à…X, cette ville maudite où personne ne se rendait jamais et dont on éviter de parlait, s’éleva un grand bruit qui résonna de part et d’autre de la cité voisine (Monde de travail, d’affaires, monde civilisé, monde de folie...). A ce moment là, je traînais comme à mon habitude parmi les rayons et les étagères de ma sinistre bibliothèque : un livre par-ci, un livre par-là, je les connaissais tous par cœur. Le grondement, tremblement inconnu et lointain, m’avait fait lâcher spontanément la pile de livres que je déplaçais. Près de la fenêtre quelques secondes plus tard, j’aperçus une fumée grise qui dominait la verdure des Ruines de la ville maudite.
J’avais lu d’innombrables livres au sujet de cette ville ancestrale, où rien ne se passait jamais, et où personne (ou peu de monde du moins) n’osait s’aventurer. Chacun de ces ouvrages narrait l’histoire de cette terre inconnue comme un conte mythique. Dans notre ville, ce sujet était tabou : on pouvait y être exilé. Oui, être exilé à …X. Tout le monde connaissait le mythe et avait au moins une fois dans sa vie, lu la définition de X dans un dictionnaire :
[Sert à désigner qqun ou qqchose qu’on ne veut ou ne peut désigner plus clairement.]
Mais cette définition ne s’arrêtait pas là ; dans tous les dictionnaires de cette ville avaient été ajoutées les phrases suivantes :
[Lieu mythique et dangereux dont on ne parle pas, sous peine d’y être exilé. Ce lieu n’existe pas.]
Bien sûr, ça arrangeait tout le monde que cet endroit soit un oubli, car il aurait trop donné mauvaise réputation pour les affaires de la ville.


Le mythe racontait qu’une grande guerre aurait été déclarée entre multiples créatures : Golems, Dryades, Nymphes, Djinns, Centaures, Lutins, Cyclopes, Chimères, Sorcières, Fantômes, Anges, Démons, Gnomes, Gobelins, Nains, Harpies, Hippogriffes, Dragons, Hydres, Elfes…et le bestiaire fantastique d’aujourd’hui n’est pas encore assez évolué pour y ranger toutes les espèces ayant soit disant hanté les lieux. Les Humains en faisait-il partie ? Ces autres créatures ont-elles réellement existé ou ont-elles été inventées de toutes pièces pour emplir les livres d’histoires nouvelles que l’on appelle Fantasy ?
Etions-nous dans du Low Fantasy ? Je n’y croyais guère : notre ville à nous, notre Monde, notre Empire, se trouvait bien trop évolué pour passer à côté de choses pareilles.


Mais pourtant, ce jour là, à X, une fumée avait éclatée, précédée d’un fracas assourdissant.
Il s’était passé quelque chose c’était certain. Il était dit qu’une première fumée était apparue pour la déclaration de guerre des différents peuples. Et chaque espèce avait sa couleur.
La fumée que j’avait vue au travers des carreaux ce matin même n’était pas anodine. Elle était grise, couleur attribuée à l’espèce humaine, représentant la fumée naturelle qui sortait chaque jour des usines de la ville.
Que cachait cette étrange histoire ?
Un des principaux besoins de l’Homme est de savoir.
Et je voulais savoir.


Une heure plus tard, on frappe à ma porte.
« Jim, c’est Lya, je peux entrer ? »
Je me retournai et trébuchai sur les livres étalés au sol. En entendant mes grognements de douleurs à la cheville, Lya ouvrit et passa sa tête dans l’entrebâillement de la porte.
Une grimace se dessina sur son visage :
« - Pas trop mal j’espère ?
- Non ça devrait aller, répondis-je, entre et aide-moi à me relever s’il te plait.
Elle s’exécuta et me demanda en balayant du regard les livres éparpillés dans la pièce :
- C’est quoi ce grand fourbi ? Toi qui es d’habitude si soigneux et presque maniaque, ça ne te ressemble pas…
- Disons que…j’ai été surpris par l’animation de X ce matin. Tu as entendu ? Et cette fumée grise, tu l’as vue ? Il se passe quelque chose là-bas, c’est sûr !
- Jim, écoute…Je ne crois pas trop à ces histoires de créatures, de guerre, ou de je ne sais quoi, que tu m’as racontées je ne sais combien de fois. Rien n’as été trouvé pour le prouver Jim, mais seulement quelques bribes d’histoire dans un livre ; comment pourrait-on y croire ? Et de plus si c’était vrai, ce n’est que du passé ! Réveille-toi, ça n’as rien d’amusant. »
C’était certain : si même Lya n’y croyais pas, j’étais le seul à y croire.


Deux jours plus tard, j’avais préparé mon sac, enfilé mes chaussures à crampons, mis ma veste d’hiver et je disparaissais, seul, à la lisière des forêts. Je ne savais pas combien de temps durerait le voyage, ni si je trouverais quelque chose ; mais au moins j’aurais le bénéfice de ne pas en savoir moins que les autres et la curiosité d’en connaître un peu mieux.
Après trois heures de marches ininterrompues, j’aperçus une fumée non loin du lieu où je me trouvais, et cet instant d’inattention à ma marche m’empêcha de prendre gare au trou qui se tenait devant moi : j’y tombai brutalement en me foulant la cheville déjà blessée trois jours auparavant.
Peu après m’être massé le pied, je vis avec hallucination une étrange et hideuse créature se pencher au dessus du trou :
« Debout ! Dépêche-toi ! C’est l’heure… ».
L’heure ?
J’eus un frisson : pas de peur, mais de froid.
L’heure de quoi ?
« Allez debout ! ».
Je me relevai avec un léger tournis à la tête et observai la créature avec plus d’attention cette fois-ci. Maman ?!
« Maman ? »
« Evidemment ! Qui veux-tu que ce sois ? Oh…toi tu as lu trop longtemps hier soir c’est sûr ! Tu n’as plus l’âge pour que je vienne te réveiller alors active-toi un peu, Jim, tu vas être en retard ! »
Je regardais autour de moi, complètement perturbé. Ma chambre. J’étais dans ma chambre !
Le dictionnaire dans mon rêve disait vrai : X n’existe pas.
Zenlen

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Re: Concours "Un jour à..." 8e Edition : Novembre 2012

Message par Zenlen »

Un jour à… Shawalewa

Le soleil se lève sur Shawalewa. Il est 6h00, et les premiers rayons caressent la peau brune de Somba. Il sourit. Il vit ici depuis de nombreuses années, mais le vieux sage sent que c’est le moment de la redécouvrir. Il a passé l'âge de s'apitoyer sur son sort, il se sent prêt.

Somba se saisit de son bâton, le bois noueux semble avoir été taillé pour sa main noueuse. Il sort. Les rayons du soleil l’éblouissent, mais pour lui cette chaleur est réconfortante, presque fraîche. Il se souvient des réveils brumeux, après des nuits passées derrière pliés en deux derrière un chameau, en attendant que passe une tempête de sable, il se souvient du sable dans ses yeux qui l’empêchait de voir le sable qui l’entourait. Tout ces réveils nomades qu’il a échangés aujourd’hui contre les réveils calme de l’oasis. Il n’a pas vraiment eu le choix…

Il remplit ses poumons de l’air poussiéreux des alentours. Les odeurs du désert, familières, l’envahissent tout entier. Il passe devant les cases du village, cases d’argiles aux formes arrondies, avec un toit plat. Il entend le claquement de la toile tendue des tentes de nomades de passage. Elles se dressent un peu plus loin, mystérieuses comme les hommes qui les habitent, enturbannés et aussi silencieux que le désert, qui savent prédire ses caprices.
Les cases semblent êtres sorties de la terre toutes seules tant elles se fondent dans le paysage, tandis que les tentes immaculées attirent le regard par leur blancheur. Il se souvient des regards d’habitants curieux, quand il faisait encore parti de ces hommes du voyage qui s’arrêtaient quelque temps aux oasis environnantes. Le sol crisse sous les pieds du vieux sage tandis qu’il se met en route vers la source. Le sable s’infiltre entre ses orteils, la plante de ses pieds est trop dure pour qu’il ressente la chaleur que dégage le sol.

Il s’imagine les dunes, au-delà de l’oasis, les dunes qui vivent, qui respirent la poussière de sable qui les entourent, des dunes qui se construisent et se déconstruisent jour après jour avec le vent. Il pourrait repenser le désert jusqu’à ce que la nuit tombe, mais ce serait oublier la ville, sa ville, qui l’a adopté et qu’il a adoptée, qu’il a décidé de parcourir un peu comme si c’était la première fois. Il arrive près d’un puits, il entend les voix des jeunes femmes qui remontent de l’eau en riant doucement. Elles doivent être belles, leurs voix sont douces, elles respectent le silence qui plane sur la ville qui se réveille à peine. Elles parlent des nomades à qui elles vont porter l’eau. Somba se souvient de celle qui un jour à marché jusqu’à sa tente. Ses yeux noirs brillaient comme des étoiles. Il lui avait promis de revenir, mais quand il est revenu, elle n’était plus là, la guerre avait éclatée peu de temps avant, et des barbares l’avaient tuée. Il se demandait souvent ce qui ce serait passé si elle était restée…

Somba s’arrête, presque surpris. Ses pas l’ont mené tout droit au point d’eau, à la source qui fait de l’oasis une oasis, à la source qui fait de Shawalewa le plus bel endroit du monde. C’est la fraîcheur de l’air et le bruit de l’eau qui lui indiquent qu’il est arrivé. Il s’assied en tailleur au bord de l’eau. Il se souvient…
L’eau est bleue comme le ciel, des enfants se baignent un peu plus loin. Des oiseaux multicolores son perchés sur les branches des arbres environnants. Il est heureux, parce qu’il sait que tout à l’heure elle viendra le rejoindre, et qu’ils parleront jusqu’à la tombée de la nuit, admirant le reflet du soleil couchant, puis celui de la lune dans l’eau sombre. Elle arrive, et s’assied à ses côtés. « C’est splendide n’est ce pas ? » lui demande-t-elle.

« C’est splendide n’est-ce pas ? » fait une voix près de lui, comme pour faire écho à ses pensées. « Oui, c’est… splendide » répond-t-il, la voix enrouée. Il sent que le jeune homme se tourne vers lui pour lui sourire. Il y a un moment de flottement, Somba peut presque ressentir la gêne et la peine de l’homme assis près de lui. « Je suis désolé, je ne voulais pas… je ne savais pas que vous étiez aveugle… ». Le vieil homme sourit. « Ce n’est pas grave mon garçon, tu sais, avec le cœur, on voit très bien aussi ». Dans les nuages, un visage de femme semble sourire...
Badangel

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Re: Concours "Un jour à..." 8e Edition : Novembre 2012

Message par Badangel »

Un jour à … Ivano-Frankivsk

J’avais cinq ans.

Mes derniers instants dans cette ville qui me paraissait immense. Demain, je partirai dans cette voiture inconnue, avec ces grandes personnes que je n’ai jamais vues, en direction de la France pour y retrouver mes parents. Mes parents, que je n’ai vus que sur la photo de mariage, celle que je regarde en cachette, quand mamie s’occupe du poulailler. Je ne comprends pas très bien tout ce qui se passe. Papi m’a dit que je vais aller retrouver Maman, qui est partie en France quand j’avais 2 ans, pour gagner de l’argent car ce n’est pas vraiment possible ici, en Ukraine. C’est pour ça qu’on est sortis au restaurant aujourd’hui. C’est rare, extrêmement rare. On fait un dernier tour dans la ville, car on ne sait pas quand je reviendrais. Et quand je dis on, je parle de mes grands-parents, de mes cousines, et de mon oncle.

On traverse la grande place, celle où se déroule mon émission préférée. Elle est baignée par le soleil couchant. A cet instant, je sens que je n’oublierai jamais cette image. Deux pas plus loin, se trouve l’endroit où je me suis fait percer les oreilles hier, à l’occasion de mon anniversaire. Il fait chaud comme lorsqu’on est prêt du four et que mamie nous prépare un gâteau à sa façon (toujours tellement carbonisé qu’on le jette directement aux cochons). L’hiver, la neige recouvre toutes les petites rues d’une couverture de silence, de beauté, de tranquillité. Après le repas, en rentrant chez nous, au 23 rue des Champs, nous passons au centre commercial Arsène, l’un des plus grands de la ville. Un peu plus loin, nous apercevons l’aire de jeu où j’ai joué avec mes amis. L’herbe desséchée qui le borde me rappelle mes jeux avec mon chien, Rex, qui adorait se rouler dedans.

Encore quelques pas, et nous arriverons chez nous. Pour retarder ce moment, pour me gaver de souvenirs, pour ne jamais les oublier, je supplie mes grands-parents de passer par mon ancienne crèche, celle dont je me souviendrais toujours. Isolée de tout, elle se dressait là, au milieu de l’énorme champ. Des petites coccinelles sur les fenêtres, les jouets qu’on aperçoit à travers les fenêtres, les larmes me montent aux yeux. Papi les essuie, juste avant qu’elles ne coulent sur mes joues. Nous continuons la quête aux souvenirs en passant par le petit parc tout près de la maison. Une petite route sinueuse, poussiéreuse, mène à une petite chapelle blanche ou je jouais à cache-cache avec mes cousines. Petit cache-cache de dernière minute, et l’on rentre à la maison. En face, on retrouve le café toujours bondé, toujours croulant de monde et de bière, dont le patron m'offrait toujours d'énormes sacs de bonbons. Le fils du serveur, quand à lui, traînait toujours à la maison quand il n'avait rien vraiment rien à faire. Juste à coté, la maison de mon cousin, qui compte beaucoup pour moi. Il faudra passer le voir avant de m'en aller.

Dernier regard vers mon cerisier, celui que mon grand-père avait planté le jour de ma naissance …
Histoire vraie.
artemise

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Re: Concours "Un jour à..." 8e Edition : Novembre 2012

Message par artemise »

Un jour à… Tokyo

Je sortais à peine de l’avion en ayant encore la sensation d’être en l’air lorsque je posa mon pied hors de l'aéropord. J’y était arrivé, après des mois d’attente, j’allais découvrir la capital du pays au soleil levant. Bien que j’étais excité à l’idée de la découvrir, je restai calme. Je déposa d’abords ma valise à l’hôtel avant de me lancer dans mon aventure. A ma sortie je découvris Sakura, ma meilleure amie, nous avions prévu qu’elle me ferai découvrir Tokyo.
- Comment vas-tu ? me lança-t-elle dès ma sortie Pas trop bousculé par le décalage horaire ?
- Je vais bien, mais je dois avouer que ça me fait bizarre car, là, il est huit heure du matin alors que pour moi il est près une ou deux heure du matin.
- Ne t’inquiète pas tu t’y habitueras, mais en tout cas tu as vraiment choisi une bonne période pour venir, car en ce moment c’est le Hanami. C’est à ce moment là que les cerisiers japonais sont en fleur et que l'on pique-nique sous leurs magnifiques fleurs roses.
Sakura est toujours rayonnante. Je l’ai connu à Paris, pendant que je travaillais comme pianiste, elle était venue comme chanteuse et nous avions tout de suite sympathisé.
- Mais bon, ce n’est pas le temps de rêver nous devons aller voir les temples. me dit-elle pour me stopper dans mon flash-bac.
Mais il y a aussi autre chose qu’elle sait parfaitement faire : être perfectionniste.
On décida de prendre le métro à la place d’un taxi. Les tickets était vers mais ce qui m’étonna c’est que, par rapport à l’heure, il n’y avait pas autant de monde qu’il y en aurait eu à Paris ?
- Pourquoi n’y a t’il pas autant de monde qu’à Paris ? demandai-je à Sakura
- Parce que nous commençons plus tôt que vous, nos journées de travaille sont plus longue que les vôtres. m’explique-t-elle de façon gentille.
Mais ce ne fut pas le seul détail qui m’intrigua ; l’autre était que je voyais des gens en train de lire un manga. « C’est normal vous m’auriez dit, nous sommes au pays où le manga à été créer » Sauf que ces mangas était épais d’un peu près de mille page, et haut comme un livre grand format.
- Tu vas me prendre pour une idiote, mais pourquoi les mangas sont si gros ? je demande à Sakura
- Ah mais c’est pas un manga, c’est un mensuel de mangas. C'est comme un magazine de manga. C’est aussi le premier pas pour les mangakas pour que leur manga soit relié.
- Ah ok….
- On arrive ! s’exclame t’elle
- Enfin ! je soupire
Une fois sortie de la station métro on entreprit une petite rue qui est, selon Sakura, un raccourcie.
- Nous y voilà ! dit-elle les yeux brillant.
Arrivé devant le temple j’ai le droit à son cours sur la shintoïsme, la religion principale du Japon. Nous pénétrâmes alors dans la cour du temple, qui est magnifique. Je m’imagine encore un samouraï pénétrant dans ce magnifique temple. A l’intérieur on y a découvert de belles statues du bouddhisme. En sortant je proposa à Sakura d’aller déjeuner et elle ne dis pas non. On retrouva un groupe d’amis à Sakura sous les cerisiers. Après avoir manger nos bentôs, on décida de chanter chacun notre tour. Sakura chanta comme une reine mais malheuresement mon tour arriva juste après elle. Je décidai de chanter un chant japonais, je ne sut jamais comment je me suis débrouillée car une fine pluie chaude nous tomba dessus et je ne pus terminer ma chanson (à mon grand bonheur).
- C’est tellement dommage ! pestiféra Sakura. J’aurais voulu t’entendre jusqu’à la fin.
On était de nouveau dans le métro pour aller à un quartier commerçant de Tokyo. Soudain on descendis et Sakura me pris par la main et couru le plus vite qu’elle put. On arriva enfin devant un magasin qui semblait parfaitement normal.
- Ouvre ! me conseilla Sakura
Suivant son conseil j’ouvrai la porte et découvris une quantité incroyable de mangas !
- Voici une boutique normale de mangas me déclara Sakura, alors c’est plus grand quand France ?
- C’est dix fois supérieur à la taille habituelle du rayon manga ! je lui réponds
- Vas-y regarde peut être que tu trouveras ton bonheur.
- Merci infiniment Sakura !
- De rien
Je restai pendant une demi heure à regarder et à feuilleter les mangas. Puis finalement je décidai de m’en prendre dix, avec le temps que je met à lire en japonais j’en aurais pour longtemps.
- C’est quoi le prochaine étape ? je demandai
- La tour de Tokyo ! me répondu Sakura
Une fois monté dans l’ascenseur, je m’appuie contre le mur. Mais je me rendu conte très vite que je n’étais pas sur le point de me reposer car l’ascenseur monte vite, très vite. Aussi vite qu’un TGV ! Quand il s’arrêta enfin j’étais sur le point de m’évanouir, mais je ne regrettais cette petite viré en ascenseur pas, car la vue sur Tokyo était magnifique. Nous passions près de une heure dans la tour et quand nous étions enfin redescendu, nous décidâmes d’aller dîner. Une fois que nous étions assise comme de vraie japonaise on nous apporta des sushi, des yakitoris….un vrai festin japonais. Puis nous décidâmes de faire le rituel du thé qui dure longtemps, très longtemps. Enfin on se quitta devant mon hôtel, il était neuf heure du soir mais malgré ma fatigue je ne m’endormis pas tout de suite pour me remémorer ma première journée au pays du soleil levant, puis je m'endorma le sourire aux lèvres.
EGih

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Re: Concours "Un jour à..." 8e Edition : Novembre 2012

Message par EGih »

Un jour à Porto

Assis dans ce banc dans la place de la liberté,
l'homme se met à penser que ce nom, n'a pas été choisi par pure simplicité.
Il scrute, il flaire, il écoute. Après les heures, journées et années de vie de cette ville, l'authenticité et les tradition y régnent encore.
Hauts chants de ces bonnes dames,
sardines elles vendent dans le marché et le 'mon amour' de ses douces lévres
vous ne manquerez pas de les entendre crier.
La raison? Essayer à tout prix de vous enchanter, et surtout de quelque chose vous faire acheter.
Et ne vous faites pas l'illusion d'arriver à y échapper, elles arriveront à son but.
Ses chants se mélangent dans les rues avec le bruit de l'électrique qui ne cesse
de tout contourner, comme un touriste, il se rend heureux de tout visiter.
Serré entre les deux rives et loué par ses bons pecheurs,
le Douro ne tient pas compte des photographes qui essayent de l'immobiliser et alors le transformer en un tableau inachevé plein de couleurs.
Il coure sans se presser.
Chatouillé par les bateaux qu'en lui se reposent au toucher,
brillant dans les yeux des enfants qui, sur les magnifiques ponts qui relient en toute grandiosité les deux rives, se mettent à le regarder.
Le père tient les filets dans ses rudes mains, usées par le temps,
son ami baisse le bonné sur sa maigre tête pour bien se réchauffer.
Les monuments de la ville, si gris, si imposants se tutoient entre les nuages.
En contrebas les maisonnettes fières offrent toute leur beauté à ceux qui osent les dévisager.
Les 'azulejos' - ou carrelage en bon français - bleus et blancs, vous raconteront toute notre histoire ainsi que la liqueur de nos nobles vignent qui magicalment gaspillent leur fragance.
Un present fiére de son passé vise en toute splendeur le futur.
Ici, on est chez nous. On est à Porto.
Chaleureuses vies, personnages et habitudes.
Orgueil dans son accent du nord qui nous rend si différents.
Dans les coins les plus noirs et inconnus de l'étranger,
des sombres histoires pour tout les gouts, les plus curieux vont intriguer.
Le soleil couchant reflète une gracieuse couleur orange et revête de feu,
ces jeunes filles et garçons si vivants et amoureux.
Insoucieux de tout ce qui les entoure pour ne vivre qu'un instant.
Ils ne semblent pas remarquer ce vieux homme qui pourtant,
du coin des yeux, les admire avec une lueur de vivacité et de nostalgie.
Au loin une fillette sourit à sa vue, vient à sa rencontre et pose sa toute petite main entre la sienne,
Les yeux de l'homme se devient des jeunes gens pour se fixer sur elle, sereine.
Il se léve main dans la main avec la petite fille, le sourire aux lévres et les boucles en bataille. Il effleure à peine sa peau de peur de briser la delicate pétale dans sa main, mais elle le tient fermement. Les rôles sont inversés à présent.
Toute cette élégance. Toute cette imense ville nue aux yeux de celui qui ne sait pas observer.
La monotonie est une inconnue, une fugitive qui est passée par là une fois et a été beaucoup trop éblouie pour s'y installer.
L'homme remercie les places, avenues où il y a apprit à faire du velo, ou a mangé une delicieuse glace en compagnie d'une fille. De la fille. Où quelques années auparavant l'a perdue aussi.
Il jette un regard aux escaliers porteurs de bleus, où il a tombé si souvent, juré si souvent.
C'est en quittant pour la première fois notre maison à la rencontre d'un long voyage , qu'on se rend compte des petites choses merveilleuses - ces petites choses qui nous remplissent chaque jour - et qu'on leur trouve tout un nouveau charme.
La fille marche doucement pour qu'il puisse l'acompagner.
Il la gratifie avec un sourire triste, sans un mot lui accorder.
En arrivant devant la ruelle étroite ou sa petite maison s'impose à sa manière et ou des longs bras de cordes sortent d'elle et lui donnent vie, il ralenti.
Il observe les taches de couleurs qui peignent ses habits mis a sécher.
Il se retourne, vers la ville, une dernière, chargé d'autant d'admiration et de chaleur qu'une première fois.
Le remerciement s' extériorise en un liquide doux et chaud, étincelant, qui coule sur sa joue.
La fillette surprise, pose son regard sur lui et lui demande:
-Grand-père pourquoi tu pleures?
L'homme ému, lui dis:
-Ce n'est rien, ma petite fille. Je salue la ville comme une vieille amie. Ne retiens d'elle, ainsi que du monde, que ce que tu aimes. Les gens on l'habitude de donner priorité à tout ce qui est négatif.
La fille pensant certainemnet que son grand-pére ne savais plus ce qu'il disait, comprendra plus tard le sens sage de ses paroles.
Il entre dans sa maison et la porte se ferme sur le tableau terne mais attendrissant d'un vieux grand-pére tenant par la taille sa petite fille avec fierté. En arrière plain, une ville, juste une ville.
Son grand-père partis ce même jour à l'hopital. Son 3éme arrêt cardiaque.
Il habilla les grands, blancs et insipides murs de sa chambre d'hopital, avec les couleurs, les bruits et les odores de ça ville. Pendant quelques instans il se sentait chez lui. C'était son dernier jour sur terre.
La fillette quelques années plus tard, cherchera dans cette ville le bonheur, ce quelque chose qui comblerait son vide et l'étincelle qui avait illuminé le regard de sont grand-pére alors qu'il savait qu'il allé mourir .
Une ombre tombera alors sur cette ville en forme de bombe. Il ne restera alors d'elle, que les souvenirs de ceux qui n'ont pas manquer de la voir alors qu'elle n'a jamais était invisible.

'FIN'.
YsthKrys

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Re: Concours "Un jour à..." 8e Edition : Novembre 2012

Message par YsthKrys »

Un jour à… Paris.
Ce matin, excitée et impatiente comme je l’étais, jamais je n’aurais pu –ne serait-ce que deux secondes- imaginer la tournure que prendraient les évènements. Pourtant, là, tout de suite, en haut de cette très chère tour Eiffel, au bord de la rambarde, sur le point de sauter, je ne pouvais que m’y résoudre : ils m’avaient rattrapée.
C’était la fin.
Pourtant tout avait commencé pour le mieux. Un début de matinée parfaitement banal, ne présageant rien de mauvais. C’est donc sans crainte, et même plutôt joyeuse et impatiente que je sortis de chez moi. Ah, pas de pluie finalement, mon parapluie allait se montrer de trop si je l’emportais aujourd’hui, je rouvris donc la porte de mon appartement du seizième arrondissement et le déposais sur la table du couloir. Encore mieux : aujourd’hui, il ne pleuvrait pas, du beau temps pour une journée à Paris, que demander de plus ? C’est donc avec allégresse que je me dirigeais vers le centre-ville, mon sac à main sur l’épaule, un café brûlant dans une main. La ruelle que j’empruntais par soucis de commodité était pour la plupart du temps silencieuse, et c’était pour cela que je l’affectionnais tant. Aucun sons parasites ne venait rompre le calme des lieux, si ce n’est que le bruit mat et sourd de mes bottes à talons hauts –un staccato régulier rythmant chacun de mes pas. Je débouchais finalement en plein sur le champ de Mars, face à la tour Eiffel. Ah la tour Eiffel… J’avais beau habiter en face de celle-ci, je ne me lassais absolument pas de la voir, au contraire, chaque nouvelle fois où je posais les yeux sur elle, j’en avais toujours plus le souffle coupé. Pourtant, qu’était-ce, que la tour Eiffel ? Un tas de ferrailles rouillé, grossièrement relié les uns aux autres avec d’énormes boulons ; une tour à usage unique, construite dans le but d’être démontée, d’une affreuse couleur brun rouillé. Et pourtant, moi, j’y voyais bien plus que cela, j’y voyais davantage encore. Bien sûr, l’émerveillement dont j’étais sujette n’avait absolument rien à voir avec le physique de cette tour, non c’était bien plus profond que cela, c’était tellement difficile à décrire avec de simples mots… J’avais la chance d’habiter dans un appartement à Paris, ainsi je pouvais me réveiller chaque matin sur une vue imprenable de cette magnifique ville. La Tour, la Seine, l’Arc de Triomphe… La Seine, justement je longeais ses canaux. Je ne pus m’empêcher de tendre ma main vers la rambarde de pierre tout en marchant, et d’en caresser du bout des doigts la surface rugueuse. C’était tellement agréable, cette pierre ancienne, froide. Je levai les yeux, et mon regard s’arrêta sur l’autre bout de la rue, et ce que j’y vis m’enleva ma joie, m’emplis de tristesse : un pauvre homme, vêtu de haillons, avec pour seul rempart contre le froid une vieille couverture usée. A ses pieds, une casquette misérable qui contenait quelques pièces de monnaie rouges. Dans ses mains, une pancarte avec une indication écrite d’une écriture raide et maladroite : « S’IL VOUS PLAÎT. JE MEURS DE FAIM ET DE FROID. UNE PETITE AIDE POUR SURVIVRE. » Je ne sais pas ce qui me rendait le plus furieuse, le fait que cet homme semblait si mal en point, ou tous ces gens qui passaient, indifférents devant lui. Si chacune de ces ordures donnaient un euro à cet homme, il aurait une fortune dépassant les cents euros d’ici ce soir, pensais-je en fulminant. Je me rendis auprès de cet homme, et lui glissai un billet de cinq euros dans les mains. Je m’apprêtais à partir lorsque qu’une main me retint par la jambe. Je me retournai, et vis alors le regard du vieux monsieur. J’en perdis mes mots. C’était tellement violent ce que je vis dans ses yeux : un mélange de joie, de joie pure, et une immense reconnaissance. Je chancelai, je ne méritais pas ce regard. Je ne lui avais donné que cinq euros, c’était certes beaucoup plus que la plupart des gens, mais c’était si peu. Je devais me retenir de lui donner tous les billets de mon portefeuille. C’est alors que ses lèvres bougèrent et que j’entendis sa voix chevrotante, emplie de gratitude : « Merci, m’dame, merci du fond du cœur. » Je mis du temps à répondre, mais je répondis tout de même : « Mais de rien. » Ce n’était rien, c’était la stricte vérité. Je me détournai, et pressai le pas, je voulais m’éloigner.
Je poussai la porte de mon magasin préféré, les vêtements y étaient chics, mais sans prétention. C’est cela que j’appréciais ici, contrairement à nombre de magasins des Champs Elysées. A peine en avais-je franchi le seuil, que la douce chaleur ambiante me frappa de plein fouet, détendant chaque partie de mon corps figée par le froid. J’humais l’air, délicieux mélange de fragrances fruitées et épicées. Quel agréable mélange… Tout de suite, une vendeuse vint m’accueillir, me servit le discours habituel, et me tendit un chocolat praliné. Le magasin était décoré avec goût ; ici, tous mes sens étaient agressés : la vue de toutes ces magnifiques couleurs et lumières faisait pétiller mes iris, l’odorat de ce parfum exquis m’enivrait, le goût du chocolat fondait sur ma langue et m’enveloppait dans un tourbillon de saveurs, la musique classique en fond quant à elle, me berçait tendrement, me pacifiait ; et la texture des vêtements, que je faisais glisser sous mes doigts, enflammait ma peau. Vraiment, passer du temps ici ne pouvait que m’apporter du bonheur.
La journée se passa ainsi, sans accroche, une journée simple, mais parfaite. Dans mes mains, les nombreux sachets témoins de mes emplettes. J’avais eu mon lot de satisfactions aujourd’hui. Je me sentais heureuse. Et puis, assise sur ce banc, à déguster un délicieux beignet fondant au chocolat noir, en face de l’Arc de Triomphe illuminé dans le crépuscule, je m’autorisais un léger soupir de contentement. Et fermais les yeux.
Quand je les rouvris, je les vis, au loin.
Et mon sang se figea.
Ils étaient revenus me chercher, et ils m’avaient trouvés. Etait-ce inévitable ? Je n’en savais rien, mais j’avais espéré que non, que jamais plus ils ne viendraient, qu’ils abandonneraient. Mais force m’était de constater que j’avais tort. Fatalement tort. Un flot de souvenir me vint alors en mémoire.

J’étais dans une petite maison de campagne. Une bonne odeur de gâteau maison embaumait l’air. J’avais sur le dessus de la bouche une « moustache » de chocolat chaud, que j’effaçais d’un coup de langue en riant. J’avais à peine six ans, et j’étais chez ma grand-mère. Elle se démenait aux fourneaux pour me faire mon gâteau favoris. De l’autre côté du salon, mon grand-père se prélassait dans son fauteuil en feuilletant un grand livre, chauffé par la douce chaleur de la cheminée. Il devait lire un passage amusant, car une réplique lui arracha un sourire. Il leva les yeux, et remarqua que je l’observais en catimini.
-Pourquoi souris-tu grand-père ? lui demandais-je de ma petite voix haut perchée.
-Oh, je regarde l’album photo de notre mariage à ta mamie et moi, me répondit-il en souriant toujours.
-Il est nostalgique le pauvre, dit ma grand-mère en le rejoignant.
Grand-père la pris par la taille, une de ses mains dans celle de mamie, mimant une valse.
-Tu te souviens Louise ? Je t’avais fait valser jusqu’au bout de la nuit ! dit-il.
-Oh oui Marc si je m’en souviens, lui murmura-telle, nous étions tellement heureux ce jour-là !
Pour seule réponse, ils se regardèrent tendrement, et s’embrassèrent avec douceur sur les lèvres.
C’est alors qu’un grand coup de feu retentit, brisant cette scène de bonheur. Un instant, j’assistais à un moment heureux dont la moitié m’échappait, et l’instant d’après, des hommes habillés en noir, masqués et armés faisaient irruption dans la maisonnette. Ma grand-mère me pris par la main, et me dirigea vers l’arrière de la maison, vers une trappe très bien dissimulée. Elle me glissa dedans et je vis à ses yeux, que je devais y rester coute que coute. Ses derniers mots à mon égard furent : « Papi et Mamie t’aiment de tout leur cœur mon ange. » Et elle referma la trappe, mais durant l’instant qu’il lui fallut pour effectuer ce geste, je pus apercevoir dans ses yeux une lueur de peur –non, de terreur. Je suis restée dedans pendant une longueur qui me parut interminable. J’avais entendu des choses horribles, des choses effroyables. Pendant que moi j’étais à l’abri dans mon trou, j’avais entendu des hurlements à m’en glacer le sang. J’avais aussi entendu des voix graves et menaçantes, et des coups de feu. Et puis plus rien. Je finis par sortir, et ce que je vis témoignait d’une violence inouïe. Sur le canapé que j’avais tant aimé, là où moi et mes grands-parents avions passé de si bon moments, je les ai retrouvés. Mon papi et ma mamie, baignant dans leur sang, et horriblement abîmés. Je suis restée un long moment debout, face à cette scène, ne pouvant mettre de mot sur ce que je voyais en face de moi. Je ne comprenais tout simplement pas. Je me suis enfuie en courant, par les bois, essayant de rejoindre ma maison le plus rapidement possible.

Un autre souvenir à présent. Ma maison cette fois-ci, aux côtés de ma mère et de mon père. J’avais quatorze ans. Tous deux étaient graves, la mine sombre, comme s’il leur incombait de faire une tâche dure, une corvée. C’est ma mère qui prit la parole la première.
-Mon cœur, tu n’as pas eu une vie très facile, ni même très heureuse depuis que… (Il lui coûtait de citer ce moment, mais je savais duquel elle parlait) Enfin tu sais. Ton père et moi nous en excusons. Mais dans la vie, nous devons parfois faire des choses auxquelles nous sommes contraints. Et… Nous ne faisons pas exception à la règle.
Elle jeta un coup d’œil suggestif à mon père, qui prit la parole à son tour.
-Mon ange, il faut que tu saches que dans notre famille, nous avons un secret. (Il donna une inflexion sombre à ce dernier mot) Un terrible, horrible secret. Un secret que nous sommes contraints de supporter toute notre vie. Un secret qui se doit d’être transmis de générations en générations chez nous. Mais un secret qui ne doit surtout pas tomber aux mains des Dérobeurs. Ma chérie, je ne sais pas comment t’expliquer, mais c’est crucial, il faut que tu comprennes. Ce secret c’est l’essence même de la survie du monde, de notre monde actuel. Si jamais il tombait un jour à leurs mains, ce serait la fin. La fin de nous, la fin de tout. Les Dérobeurs, sont les méchants hommes masqués qui ont fait du mal à papi et mamie. Ce sont eux-mêmes qui les ont torturés afin de leur arracher le Secret, eux-mêmes qui ont vu que tes grands-parents ne craqueraient pas, eux-mêmes qui les ont tués.
Je fus alors emplie d’une haine palpable envers ces individus que je n’avais vus qu’une fois. Mais qui avaient changé ma vie d’une façon radicale, et douloureuse.
Ma mère se pencha vers moi, et me chuchota à l’oreille. Elle me chuchota le Secret. Et c’est à ce moment précis que j’ai changé pour toujours. Celui qui a réellement bousculé ma vie, à jamais. Ma perception de moi, de mes parents, de mes grands-parents et des tous mes ancêtres a changée. Ma perception de la vie a changée. Ma perception de tout, en réalité. Tout, tout avait subitement changé pour moi. J’avais l’impression étrange de revoir tout ce que je pensais acquis se remodeler sous un autre angle. Que tout ce que je pensais vrai, était en réalité faux. Et vice-versa.

Un dernier souvenir me saisit violemment, celui où les Dérobeurs vinrent chez moi, et où la scène de mes grands-parents se répéta. Celle-là même, avec une ressemblance frappante, poignante, avec l’unique différence que les victimes furent mes parents.
Mais je chassais ce souvenir rapidement, ne voulant aucunement souffrir davantage.
Les Dérobeurs. Ils étaient là. Le cauchemar se répétait.
Je savais déjà ce que je devais faire. N’ayant moi-même pas d’enfant, la question de la relégation du Secret n’avait pas lieu d’être. Mais je pouvais être certaine d’une chose : je ne tiendrais pas, à la différence de mes ancêtres. Oh non, je pouvais me souvenir à quel point la douleur, même infime, m’était insupportable. Je connaissais mon seuil de résistance à la torture, et ça ne présageait rien de bon. Non, je ne tiendrais pas, et ils sauraient alors. Ce qui ne devait surtout pas arriver.
Mais s’il y avait bien une chose que je savais faire, c’était courir. A force de devoir fuir des drames… Alors je n’ai pas hésité, je me suis enfuie à toutes jambes. J’ai couru, et couru et encore couru. J’ai couru comme pour sauver ma vie, ce qui était bête, vu que j’avais en tête de justement l’arrêter, ma vie.
C’est ainsi que je me suis retrouvée là, en haut de la Tour Eiffel, prête à sauter. Le lieu que je préférais au monde allait être ma tombe. C’était quelque peu ironique, quand j’y repensais. Mais il ne fallait pas que je pense, il fallait que j’agisse. J’ai alors levé les yeux, et observé cette ville qui m’était si chère, et j’ai rendu un hommage silencieux à ma famille, leur montrant que je ne les laissais pas tomber, que je leur rendais honneur. Que je les aimais, et que j’espérais qu’ils étaient fiers de moi.
Et j’ai sauté.
La dernière image que j’ai vue fut les visages horrifiés et vaincus des Dérobeurs, prenant conscience de leur échec. Et j’ai souris, comme pour les narguer. Comme pour dire : « Nous avons gagné. »
eugene43

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Re: Concours "Un jour à..." 8e Edition : Novembre 2012

Message par eugene43 »

Un jour a…. Holsteinborg
Pour vous, terriens, Une petite « ville » comme celle –ci ne peut se nommer que » village prétentieux », pourtant, lorsque nous arrivâmes à l’entrée du port, en ce beau soir d’octobre, le joli petit assemblage de maisonnettes colorées prit des airs de « grande ville » : Dame, c’était le seul endroit où nous avions un hôpital disponible dans un rayon de plusieurs milliers de Miles marin !
Déjà 24 heures que notre blessé souffrait l’enfer avec son épaule déboitée. Il avait pris une tonne de poissons sur le dos en dénouant le cul du chalut, accident rare car tous les marins se méfient de ce moment délicat, pourtant c’était arrivé, et dans un des plus mauvais coins du monde, sur les côtes du Groenland !
Je fus désigné pour accompagner notre marin à terre, car mon anglais était le moins mauvais du bord, je n’étais pas rassuré, les esquimaux ne sont pas connus pour leur anglais oxfordien ! Pourtant les surprises allaient s’enchaîner les unes à la suite des autres :
Une motoneige attendait le blessé dés notre arrivée à quai, , ma présence fut acceptée, on attela pour moi une remorque supplémentaire au convoi et en route !
La ville était pimpante, pourtant, ici, pas de fleurs aux fenêtres, ni de bosquets de verdure, les arbres étaient remplacés par du rocher nu ou des blocs de glaces Mais la peinture avait été largement passée, les maisons semblaient être un jeu de Lego pour adultes. Pour égayer encore plus, tous les gens rencontrés affichaient un sourire lumineux en guise de bienvenue.
L’hôpital était dans la même nuance sauf que là, on rencontrait des jeunes filles pleines d’attentions pour les pauvres marins dans le besoin !
Le thé bien chaud, puis un bon fauteuil prés du radiateur me laissaient croire que c’était moi le malade ! Mais notre malheureux avait été pris sous l’aile protectrice d’une infirmière apparemment très qualifiée, d’un toubib , et….Miracle ou hasard ?d’un rebouteux qui avait remonté le bras à sa bonne place en un tour de mains !
Quand à moi, on me fit vivre une soirée inoubliable dans le foyer des jeunes, où j’assistais aux danses des chasseurs d’ours, et d’autres animaux dans une ambiance très chaleureuse, et, je l’avoue, légèrement arrosée !
Au matin, on me raccompagna en grande pompe à mon bateau en compagnie de mon convalescent ! Mon capitaine n’a jamais voulu croire à des difficultés de langage avec la population locale.
Aujourd’hui, quand on me parle de ville nouvelle, ce coin perdu des mers polaires me revient tell un palais des mille et une nuits !
Charlie18

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Re: Concours "Un jour à..." 8e Edition : Novembre 2012

Message par Charlie18 »

Etueffont, le 24 décembre. Hélène regarda sa montre. Celle-ci indiquait exactement 14h23. Elle avait donné rendez-vous à son père dans son petit appartement mais elle l'attendait depuis plus de 20 minutes.
- Il est en retard, une fois de plus, dit-elle en s'adressant à son frère.
Elle était excédée. C'était à chaque fois la même rengaine.

Leur père était militaire depuis longtemps, bien avant leur naissance à tous les deux. Ils avaient grandi avec l'absence de leur père, puisqu'ils ne le voyaient que deux à trois fois par an. Et lorsqu'ils se retrouvaient, dans leur grande maison de campagne, Hélène, son frère Marc et leurs parents, un silence gênant finissait toujours pas s'installer. Car Gilles, finalement, ne connaissait pas réellement ses enfants, même s'il les avait au moins une fois par mois au téléphone. Evidemment, une fois par mois, c'est bien trop peu pour des enfants qui manquent de leur père. Son excuse préférée : "J'ai des rangs à tenir, 24 heures sur 24. Mais je pense à vous." Avant de raccrocher, il disait toujours "je vous aime mes enfants. A la vie, à la mort." Ouai c'est ça.
Trois ans plus tard, alors que Marc et Hélène, les seuls jumeaux de la commune, n'avaient que 17 ans, leur mère, Jeanne, est brutalement décédée d'un arrêt cardiaque. C'est la voisine qui avait appelé les secours après l'avoir trouvée, allongée au sol dans la cuisine. Elle était en train de préparer le repas préféré de Gilles pour son retour, le soir même.
Après cet incident tragique, les enfants ont été placés chez la tante, une femme qu'ils n'aimaient que peu, en attendant qu'ils puissent voler de leurs propres ailes. Leur père, quant à lui, est resté quelques jours avant d'aller retrouver ses soldats.

- Il est très occupé, essaie de le comprendre. Nous avons la semaine pour passer du temps avec lui. Ce n'est pas une demi-heure qui va changer grand-chose.
Dans ces situations-là, Marc tentait toujours de calmer sa sœur, mais il savait que c'était vain. Elle était énervée au plus haut point. Et il pouvait comprendre.
Ils attendirent encore une vingtaine de minutes. Mais Hélène ne tenait plus en place.
- Bordel. Avons-nous si peu d'importance à ses yeux par rapport à ces suicidaires en uniforme ? hurla-t-elle presque.
- Ces suicidaires, comme tu dis, sont formés pour défendre notre pays. Et puis ils n'y sont pour rien.
Hélène avait toujours aimé la voix toujours calme et posée de son frère jumeau, mais elle s'était souvent demandée comment il était possible qu'ils soient issus du même ventre alors qu'ils étaient si différents l'un de l'autre. Elle regrettait vraiment de lui imposer ainsi ses excès de colère, mais elle ne pouvait plus se contrôler.
Elle s'adossa contre le canapé fleuri et râpé du salon afin d'essayer de se calmer quand on sonna.
- Tu vois, il est là, dit Marc en souriant à sa sœurette adorée.
Ils se levèrent tous les deux pour aller l'accueillir à bras ouverts. Mais l'homme qui se tenait devant la porte n'était en aucun point leur père. Il portait la tenue adaptée au camouflage, ce qui leur fit au moins penser qu'il connaissait l'homme qu'ils attendaient.
- Vous êtes bien les enfants de Gilles ? demanda l'inconnu.
- Euh… oui. Pourquoi ? répondit Hélène.
Pas de réponse. Ce n'était pas rassurant.
- Si vous voulez le voir, il devrait arriver d'un moment à l'autre. Nous l'attendons justement.
- Il ne viendra pas.
Hélène resta interdite devant cette affirmation brutale, sa mâchoire pendante.
L'état de Marc n'était guère mieux.
- Comment ? réussit-il tout de même à articuler.
- Il ne reviendra plus. Il est décédé, je suis désolé.
Hélène se mit à pleurer. Elle ne comprenait pas. Qu'est-ce que c'était que cette histoire ?
- Lors de la dernière mission, ses hommes sont revenus en tenant votre père, inanimé. Il s'est fait tuer. Je suis désolé. Je vous présente mes sincères condoléances.
Il était ému, cela s'entendait aux intonations de sa voix. Mais il essayait de cacher ses émotions. Car c'était le but du métier : vous transformer en bête de combat sans émotions apparentes.
Ni Marc, ni Hélène ne répondirent. Ils étaient abasourdis. Le ciel leur tombait sur la tête. Leur mère, et maintenant leur père.
- Je vous ai ramené les affaires qu'il avait laissées à la base, dit-il en tendant un sac militaire ainsi qu'une boite métallique. Une cérémonie aura lieu, vous y êtes évidement conviés.
Après quelques minutes encore, il s'en fut, et un silence glacial s'installa jusqu'à ce qu'Hélène tombe dans les bras de son frère en pleurant bruyamment.

Ils entreprirent de déballer les affaires de leur désormais défunt père. Dans le sac, des vêtements, des affaires de toilette, deux romans usés. De nombreuses pages étaient pliées, sûrement celles où il avait lu quelque chose d'intéressant et qu'il voulait pouvoir retrouver facilement par la suite. Des pages cornées, sans doute à force de tourner et retourner les feuilles.
Si c'était les seuls qu'il avait au campement, il avait dû les lire et les relire, car c'était un mordu de littérature.
Enfin, ils arrivèrent à vider la boite métallique. Un médaillon dans lequel se trouvait une photo miniature de Marc et sa sœur, enlacés. Une photo qui avait été prise l'été de leurs 15 ans. Le médaillon était brillant malgré de nombreuses rayures, signe qu'il le portait souvent et qu'il en prenait soin. Lorsqu'elle vit cette photo, ses larmes se remirent à couler silencieusement.
- Je retire ce que j'ai dit tout à l'heure. Il nous aimait.
Marc prit sa sœur dans ses bras et déposa un baiser sur le côté de son crâne.

Ils trouvèrent ensuite une enveloppe. Elle était immaculée mais pourtant plutôt épaisse. Il y avait quelque chose dedans.

"Mes chéris,
Si vous lisez cette lettre, c'est qu'en ce moment même, j'ai rejoins votre mère.
Je sais que je n'ai pas été assez présent depuis votre naissance, et je m'en veux terriblement. Je n'ai pas réussi à concilier l'amour de ma patrie et celui de ma famille. Mais sachez que, quoiqu'il se soit passé entre la rédaction de cette lettre et maintenant, je vous aime, je vous ai toujours aimé. Pas un jour ne s'est écoulé sans que je ne pense à vous, sans que l'une ou l'autre partie d'un de mes hommes ne me fasse penser à vous.
Ne leur en voulez pas, car ils ne sont en rien fautifs de ma mort. Mon entrée à l'armée était mon choix et non le leur. Je connaissais les risques avant de signer le contrat, et je m'en veux terriblement de vous faire en faire porter les conséquences.
Au moment où j'aligne ces mots, je ne sais pas s'il y a une vie après la mort, s'il y a réellement un Paradis. Mais si c'est le cas, je consacrerai mon temps à vous observer et à vous encourager. Soyez forts, battez-vous, faîtes les choix qui vous semblent juste et suivez votre cœur. Voilà les seuls conseils que je peux vous donner désormais.
Vous méritiez mieux que moi comme père, j'en suis conscient. Mais je suis honoré que vous soyez mes enfants. Mes enfants adorés. A la vie, à la mort."
elleanore

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Re: Concours "Un jour à..." 8e Edition : Novembre 2012

Message par elleanore »

Un jour à Londres en 1789…

Je traversai les ruelles sombres de cette grande ville. Ma longue robe noire trainant dans un liquide boueux équerrant. Peu de personnes passaient par là ce matin d’été. Je continuai à courir malgré le liquide visqueux qui entravait mes pas. Je m’arrêtai un instant pour reprendre mon souffle et regardai vivement derrière moi. Il me suivait encore. Comment allais-je réussir à semer cette vieille crapule de trente-cinq ans? Je n’avais déjà pas la moindre idée de pourquoi est-ce qu’il me suivait.
Moi, Elleanore Salvatore, fille du grand Colonel Jackson Salvatore, lui-même neveu du roi actuel George III. Qu’avais-je bien pu faire pour que cette personne que je ne connaissais pas me poursuive, à l’aurore alors que j’allais rendre visite à mon cher cousin Alberto, il est d’origine espagnol et adore m’amuser avec son accent méditerranéen. J’ai toujours voulu voyager, aller en France, à Paris, Alberto y a été peu de temps avec que la crise ne commence, il adore me raconter les coutumes et les traditions françaises!
Pour en revenir au malfaiteur qui me suivait, il s’avançait dans la petite ruelle dans laquelle je m’étais engouffré quelques minutes plus tôt et continuai de me poursuivre. Il poussa un cri effroyable, digne du diable lui-même, qui me sorti de ma rêverie. Une fois mon souffle et mes forces retrouvées, je m’élançai à nouveau. J’atterris dans un quartier de nobles qui vaquaient à leurs occupations quotidiennes sans se préoccuper de la course-poursuite qui se déroulait sous leurs yeux. J’eu une excellente idée : si je me fondai dans la foule et que je faisais comme la plupart des gens, c’est-à-dire marcher vers un endroit que seuls eux connaissait, mon poursuivant ne me trouverais pas ! N’ayant que cette idée en tête, je m’exécutai. Malgré ma robe noire légèrement boueuse vers le bas, personne ne fis attention à moi, une noble se baladant au milieu des nobles ! Je me retournai et le vis complètement désorienté, tournant la tête à droite et à gauche pour voir où je me trouvai donc. Je continuai d’avancer et décidai de retourner vers ma destination initiale : Chez Alberto, mon cousin. Je pris la deuxième rue à gauche, au croisement des routes marchandes et me dirigeai vers la neuvième maison. Une petite baraque assez vieille, munie de plusieurs poutres en bois afin de la soutenir. La façade blanche brillait sous la lumière du soleil levant.
Je m’approchai de la porte et toquai. Ce fut son père, Pablo qui m’ouvrit quelques minutes plus tard. Il m’invita gentiment à entrer dans sa vieille bâtisse. Il me convia à m’assoir dans sa salle à manger et me prépara un bon thé en attendant mon cher cousin.
Il descendit et me salua. Vêtu d’un très beau costume marron, il prit lui aussi une tasse de thé ainsi que des œufs brouillés en guise de petit déjeuner.
- Alors ma chère cousine, que me veux ta présence à cette heure si matinale ? dit-il avec son accent espagnol, je réprimai un rire et me contentai de sourire, il dût le remarquer car il sourit lui aussi.
- Eh bien, Alberto, crois-moi, pour une fois j’ai quelque chose de passionnant à te raconter.
- Quoi donc ? Une escapade amoureuse ? Un voyage à Paris malgré l’interdiction de ton père ? Ou peut-être, une romance dans une colonie américaine ? me demanda-t-il curieux de savoir ce qu’il m’était arrivé.
- Désolé pour toi mon cher cousin, mais ce n’est rien de cela. Ce matin, alors que j’allai me rendre ici, chez toi, un homme plutôt suspect, louche m’a suivi, de peur, je me suis donc mise à courir dans les plus sombres ruelles londoniennes afin de le semer. Mais rien n’y fit, j’atterris alors dans le quartier des nobles, tu sais celui qui est pas loin de chez moi, je me suis mêlé à la foule environnante et il m’a perdu de vue. Et ensuite, j’ai décidé de venir directement chez toi.
- D’accord, cela devait être une sacrée aventure ! dit-il, un soupçon d’humour dans la voix.
- Les enfants, je sais que vous vous adorez et que vous serez tous les deux majeurs dans moins d’un mois et que vous pourrez faire ce que bon vous semble mais pour l’instant, vous êtes chez moi et j’aimerai être tranquille ! Dehors ! S’énerva-t-il.
Il devait être midi lorsque je retournai chez moi aider ma mère à préparer à manger. J’omis volontairement de lui raconter mon aventure de ce matin de peur qu’elle ne s’inquiète. Nous attendîmes que mon père son présent pour commencer le repas. Il arriva une dizaine de minutes plus tard et il nous convia à commencer le repas que nous avions préparé.
L’après-midi, comme à mon habitude, je rendais visite aux anciens de la ville afin de les aidés dans des tâches quelconques. Je passai d’abord chez Alfredo Decaraco, un espagnol de pure souche que j’aimais bien. Pendant que je l’aidai à ranger sa maison, il me racontait de vieilles histoires sur les rois d’Angleterre. Une fois que mon travail au près de ce vieux monsieur, je me rendais à l’autre bout de la ville, dans les quartiers les plus riches de Londres, chez Madame De Forest. Elle habitait dans un immense manoir plutôt beau et particulièrement bien rangé. Elle, me demandait juste ma compagnie, voulant juste profiter d’un peu de visite, cette vieille dame était souvent seule, souvent, à par moi elle ne voyait personne d’autres. Elle tricotait tandis que je lui parlai de tout et de rien, de la pluie et du beau temps.
Je rentrai chez moi, il devait être tard car le soleil était déjà couché mais mon père toujours pas rentrer. Nous dînâmes en silence, se regardant dans le blanc des yeux.
Une trentaine de minutes plus tard, j’allais me coucher tout en repensant aux évènements de ce matin…
lilideathNote

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Message par lilideathNote »

Un jour à Hell :

Une prison à ciel ouvert qui pour seul paysage présente une étendue de sable rouge à perte de vue et des tortionnaires qui ont pour seul plaisir d'entendre le claquement du fouet sur notre peau, à défaut de nous voir tous empaquetés les un avec les autres dans des pièces lugubres pourvues de barreaux ILS préfèrent nous voir transpirer sang et eau dans cet enfer sur terre. Comment me suis-je retrouvé là me direz vous? La Faim, cette chère amie si fidèle qui un jour s'installe en vous pour ne plus vous quitter. Une miche de pain voilà la responsable de m'a déchéance qui aujourd'hui même avec ma bouche sèche par le manque d'eau me laisse un goût amère dans la bouche. Le vol, le meurtre, la désobéissance de la doctrine inculquée dans notre chère ville voisine Heaven sont des crimes impardonnables pour notre dirigeant et « ses apôtres ». Car voilà à la moindre incartade, une personne peut être envoyée à Hell pour un « conditionnement » en bonne et due forme.

A Hell, le monde n'est que douleur et souffrance, la chaleur étouffante. Notre peau est chauffée à vif comme si des braises ardentes coulaient dans nos veines, j'étais seul quand je suis arrivé à Hell mais maintenant mes compatriotes d'infortunes sont devenus mes frères, ceux avec qui je souffre. Mes poumons sont obstrués avec l'air vicié que je respire, mes mains couvertes de sang,le mien.

A Heaven, j'étais un mendiant dans le jardin d'Éden, je vivais certes pauvrement mais la tête pleines de pensées et de rêves. Notre Dieu nous attribué peu de liberté pour que le mal n'entre pas dans nos murs mais comme la doctrine nous l'a inculquée: « IL est là pour nous protéger de nous-même et des dangers extérieurs ». Je m'y accommodais très bien, il était le père que je n'avais jamais eu, celui qui veillent sur ces brebis les plus égarées; mais voilà mon cœur était pur mais mon ventre vide, je ne me cherche pas d'excuses sur ce que j'ai fait, ni ne cherche à me dédouaner de mon péché, je ne cherche qu'a énoncer les faits.

On nous acheminent à Hell par bateau voilà le peu que je sais, mon voyage fut court mais éprouvant, avec le manque de repère, je ne serai dire si mon voyage a durée des heures où des jours. Les premiers pas que je fis à Hell ce fus avec « l'aide » de mes bourreaux, je me rappelle la pointe de leur fourche contre mon dos, la sueur qui coulait le long de ma nuque, la terreur qui m'habitait quand je pris conscience ou je me trouvais et ce que j'allais subir. A Heaven, on nous a dit que Hell est un lieu ou les infidèles sont purifiés, un purgatoire ou l'âme est mise à nue du faite que cette méthode est utile pour que les prisonniers soit débarrassé de leurs « démons »,des mots énoncés ainsi sont fades et inutiles, en comparaison de ce que je vit, ce que nous vivons ici.

ILS appellent ça « le renouveau » : notre fardeau consiste à creuser un trou dans le sable sec et brûlant avec une pelle ébréchée, jusqu'à notre corps et notre âme crient souffrance, le matin venu, par quelconque diablerie, la fosse est rebouchée et nous recommençons la même routine, le même fardeau. Le soir quand nos deux heures de repos sont attribués, on se repose sur des nids de serpents qui à l'aube du soleil levant disparaît de nos vue mais grouillent dans nos têtes et s'installent dans nos rêves. Nos tortionnaires pratiquent l'art du fouet comme d'autres passent leur chemise le matin , aucune expression ne passe sur leurs visages, aucune lueur de compassion ne brille dans leurs yeux quand leur armes claquent sur notre peau et que le sang glisse sur notre corps, des monstres à l'aspect humain voilà ce qu'ils sont. Je ne les jamais entendus prononcer un mot: mais des bêtes peuvent-ils parler? Ils se contentent de donner leurs ordres par gestes, le fouet accroché au ceinturon traçant des sillons sur le sol à chacun de leurs mouvements. Le temps à Hell est comme figé, un monde à part ou la douleur prédomine sur tout le reste.

J'écris ces lignes sur un papier jaunie et un morceau de charbon trouvés sur le bateau pendant mon acheminement, je pense que cela m'aide à garder l'esprit clair, pendant quelques minutes, quelques heures la douleur disparaît, couchée sur le papier, mon âme recommence à espérer, espérer que mon témoignage circule, que mon expérience permettent à d'autre de s'insurger contre un monde où mourir de faim n'est pas un problème et où les Dieux quels qu'ils soient se permettent de dirigés des vies, de choisir ce que l'homme doit penser ou non. Car voilà, je suis fatigué, je sais que mon existence touche à sa fin, les coups de fouets me semblent de plus en plus lointain, la douleur comme anesthésiée, mon corps cette carcasse devenue inutile me fait maintenant défaut, ceci est donc une lettre d'adieu pas à ma famille car celle-ci à de longtemps disparue mais aux habitants de Heaven, prenez conscience que vous avait des responsabilités envers les plus infortunés, fermer les yeux sur ce qui vous entoure ne vous rends pas meilleurs mais seulement hypocrites...

Une feuille de papier vieillie par les années flotte au grès du vent, de ce qui était autre fois une grande ville, des débris jonchent le sol, des ruines sont visibles à perte de vue. Heaven à depuis longtemps sombré dans l'oubli, on dit qu'un simple mendiant est responsable de la décrépitude de cette cité, un simple homme a fait basculer le destin d'une ville entière. Au loin on peut voir des hommes, des femmes recherchant dans les débris des matériaux nécessaires à la construction de la nouvelle ville, un rayon de soleil éclaire une feuille de papier au loin, une fillette attirée par ce rayon lumineux repère le morceau de papier qui est couvert de sang et de ce quelle croit du charbon, elle le prend s'assied et lit , apprend.
Cassie0611

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Re: Concours "Un jour à..." 8e Edition : Novembre 2012

Message par Cassie0611 »

Un jour à ... Gills Rock, Wisconsin

Il était 7h du matin quand mes parents et moi avons enfin aperçu l'entrée de la petite ville de Gills rock dans le Wisconsin. Depuis la veille nous étions sur la route, en chemin pour cette petite ville réputé pour la pêche et ses épaves. J'avais beau avoir trouvé un nombre incalculables d'arguments pour ne pas y aller, mes parents n'avait pas flanchés et m'y avaient traînés de force. Il faut savoir au moins une chose sur mes parents; c'est que lorsque qu'ils ont une idée derrière la tête, plus personne ne peut les arrêter, même pas moi ! Mes parents avaient entendu parlés d'une épave récemment découverte dans le lac Michigan et dans la minute qui suivit, ils avaient déjà réserve une chambre dans un petit hôtel de Gills Rock. Ma mère, Eileen, était responsable de la section océanographique du musée d'Oklahoma city, elle avait rencontré mon père, Alexander, pendant ses études à la fac. Ça avait été le coup de foudre. et cinq ans plus tard je suis née. Moi, Kacie, 17 ans, pas passionné du tout par l'océanographie, au grand dam de mes parents. j'étais plutôt solitaire et j'adorais lire. Dans mon lycée je n'avais pas beaucoup d'amis, mais ça ne perturbais pas plus que ça. En vérité, je n'en avais que deux; Lily-Rose, que je connaissait depuis mon arrivée au lycée, grande blonde au yeux bleus et populaire auprès des garçons, et Clay, mon meilleur ami que je connaissais depuis toujours puisque nos parents étaient amis. Je ressemblais plus physiquement que moralement à mes parents; j'avais hérité des grands yeux verts de ma mère ainsi que de son petit nez, et des cheveux bruns de mon père. J'étais une fille normal, pas un canon mais pas moche non plus; et cela me satisfesait.
Alors que nous franchisions le panneau de bienvenue de la ville, je voyais déjà l'exitation se réveiller dans les yeux de mes parents.
-Tu te rends compte ma Chérie, m'a dit ma mère, c'est une chance extraordinaire qui s'offre à nous ! Un navire si bien conservé avec une telle palette d’espèces, c'est très rare !
Je ne l'écoutais qu'à moitié, mais j'avais bien remarqué qu'elle avait insisté sur le "très rare !". Mes parents avait réservé deux chambres au Rowley's Bay resort, un endroit à la décoration vieillotte à mon goût. Je contais bien y passer toute mes journées durant le séjour, mais j'aurais du m'en douter, mes parents avait d'autres projet pour moi, et c'est mon père qui me le fit savoir.
-C'est vraiment bien que tu sois là Kacie, tu vas pouvoir nous aider! Avec toutes les données à enregistrer, on ne sera pas trop de trois !
-Est-ce que j'ai le choix de toute façon ?
Evidemment je connaissais la réponse à cette question. Tant pis, je trouverais un autre moment pour lire la multitude de livres que j'avais emporté. Mon père avait donné rendez-vous à d'autres de ses collègues plongeurs au bord de Rowleys Bay, pour y commencer les recherches vers 8h. Arrivés à destination les premiers, j'ai été de corvée d'installation de matériel; un pur bonheur. Et puis le reste de la troupe est arrivé petit à petit. J'ai tout de suite reconnue certains amis de mon père, comme Elvin Connor, un gas d'une trentaine d'années qui avait lui aussi fait ses études avec mes parents. Mais la majorité des visages présent m'étais inconnu. Je me suis très vite ennuyé, comme d'habitude, le groupe utilisait des mots savants sur les espèces présentes dans la baie, et tout cela me donnait déjà mal à la tête. Finalement j'ai réussi à accoster mes parents en grande discussion avec une femme plutôt âgée, avec qui ils ne cessaient pas de parler;
-Pa', maman, je n'ai plus rien à faire je peux y aller ?
-Oui, mais ne t'éloigne pas trop! il y a des ours dans la réserve d'à côté.
Mon père m'a avertie avec un sourire aux lèvres, et puis est repartie dans sa folle discussion sur les perches qui viraient dans la baie. Je me suis dirigé rapidement loin de toute cette agitation. J'avais beau avoir l'habitude de ces excursions surprises, j'avais encore oublié de prendre mes chaussures de marche et mes baskets en toiles furent vite salis. Au bout de 5min de marche, je me suis enfoncé dans la réserve qui se trouvait le long de la côte, au calme. En août, il faisait plutôt humide et les bois sentait un odeur d'arbre mouillé et de rosé. Je me sentais dans mon élément. Malgré le sol légèrement mouillé, je me suis mise contre un arbre, et j'ai sortie un des boucains que j'avais apporté. Je n'ai même pas vu le temps passé, et je n'ai même pas entendu le bruit des feuilles qu'on piétine qui se rapprochait. Mais brusquement, je me suis rendue compte que je n'étais pas seule.
-Y a quelqu'un ?
Au moment même où j'ai prononcé cette phrase, je me suis sentie ridicule, qu'est ce que j’espérais ? Que quelqu'un me réponde ? Non, évidemment, puisque qu'il n'y avait personne. Personne, sauf un ours brun gigantesque qui venait de surgir entre les branches et qui avançait sur moi. J'étais tétanisé. Je n'arrivais pas à crier, aucun mot d'ailleurs n'arrivaient à sortir de ma bouche. Un filet de bave dégoulinait de l'énorme gueule de l'animal, qui à présent montrait ses crocs bien aiguisé. il était désormais à moins de trois mètres de moi, et je n'avais pas bougé. Au moment même où l'ours s'apprêtait à bondir sur moi, une silhouette noir s'est interposé, et la bête s'est stoppé net, comme envoûté. En y regardant de plus près, la silhouette se trouvais être un jeune homme de mon âge. Il avait les cheveux bruns, un t-shirt vert feuille et un pantalon beige. Mais le plus frappant, c'est qu'il était pieds nus.
-časť , a-t-il dit.
Et l'ours est alors partie comme si de rien n'était, comme si je n'étais plus là. Le jeune homme avait parlé dans une langue qui m'étais inconnu, mais ce n'étais pas le plus important; il avait réussi à faire partir un ours qui faisait trois fois sa taille, seulement en parlant, j'en étais bouche-bée ! Il s'est alors retourné et j'ai pu enfin contempler son visage: ses yeux était d'un vert profond, on avait l'impression de voir la forêt se refléter dans ses yeux. Il avait un long nez fin et une bouche légère qui lui donnaient la carrure d'une statue grecque. Il n'a pas hésité à me regarder droit dans les yeux et la colère se dessinait sur son visage:
-Qu'est ce que tu fais ici ? Tu viens de perturber cet ours !
-Quoi?! c'est moi qui l'ais perturbé ?! j'étais tranquillement assise à lire et cette grosse bestiole a failli me manger !
Je n'en revenais pas, il avait eu le culot de me réprimander alors que c'était ma vie qui était en danger, pas celle de l'ours ! Bizarrement, je me suis sentie honteuse, coupable envers cet homme, mais aussi l'ours.
-Je suis désolé ...
Ces trois mots étaient sortis de ma bouche tout seule, comme si je voulais faire plaisir à ce garçon qui avait soudain le visage qui s'était radoucis. C'est à ce moment là que je me suis rendue compte qu'il était magnifique, j'avais même envie de me perdre dans ses yeux. Il devait bien faire une bonne tête de plus que moi, alors quand je me suis relevé, avec beaucoup de mal car mes jambes tremblais encore, je me suis tout de suite sentie minuscule.
-Tu n'est pas d'ici, hein ?
-Non. Je vis à Oklahoma City, je suis là seulement durant une semaine pour le travail de mes parents.
Je ne sais pas pourquoi je lui racontais ma vie, mais il m'a alors sourit, et j'ai voulu en savoir plus sur lui; où il vivait, comment il s'appelait, quel âge avait il, tout. Je me suis alors jeté à l'eau:
-Tu t'appelle comment ?
Il ne m'a pas tout de suite répondu. j'ai pu lire l'étonnement sur son visage, comme si je lui posait une question débile. Nayden, m'a t'il ensuite répondu. Je n'avais jamais entendu ce prénom avant et pourtant j'avais l'impression que c'était une partie de moi même longtemps oublié que je venais de redécouvrir.
-C'est très beau. C'est de quelle origine ?
-Slave, ça veux dire "trouvé". Et toi c'est quoi ton nom ?
-Kacie. Ça veut dire "Kacie" en anglais.
J'avais tout à fait conscience que ma blague était nul, même très nul, mais il m'a fait un large sourire, je me suis sentie alors rougir comme une pivoine. Il y avait quelque chose de différent chez lui, quelque chose de sauvage, d'indomptable. Je l'ai alors remercié de m'avoir sauvé de cet ours qui allait me tué. Il est alors partie dans un fou rire et je me suis tout de suite sentie vexée.
-Il n'allait pas te manger ! m'a t'il confié entre deux rire, c'est juste qu'il n'aimait pas ton parfum. De toute façon il n'aime pas la chair humaine, ça a un goût de raton-laveur pour lui.
Surprise, j'étais réellement surprise de ce qu'il me disait. un milliers de questions me traversait l'esprit. Comprenant mon malaise, il a arrêté de rire, l'air gêné. Il a alors proposé de faire un tour, et dans ce cas là, les conseils que m'avaient prodigués ma mère comme "ne parle jamais à des inconnus", "ne suis jamais personne si tu ne le connais pas", s'étaient évanouis. Nayden m'a fait visiter la foret; tout les coins et les recoins extraordinaires qui si trouvaient. Avec lui, les animaux n'avaient pas peur; des oiseaux et mêmes des biches nous approchaient, sans crainte, comme si ces animaux nous connaissaient depuis toujours. Je n'avais qu'un seul souhait; que la journée ne se finissent jamais. Mais déjà le soleil commençait à décliner et ses raies, au fils des heures, éclairaient de moins en moins la forêt. Midi était déjà passé depuis longtemps, et pourtant je n'avais pas fin. Cette balade était comme un instant suspendu dans le temps. Nayden s'est soudain crispé alors qu'il me racontait la vie qui évoluait dans cette forêt.
-Il va bientôt faire nuit, tu devrais rentrer.
Cette phrase m'a fait le même effet qu'une gifle et je me suis rendue compte que non, je n'avais pas envie de rentré, je voulais rester avec lui pour l'éternité, même si je ne connaissais rien de lui ou de sa vie. J'étais en train de tomber amoureuse voilà tout. Ce qui par ailleurs n'était pas du tout dans mes habitudes; j'avais du mal à me lier au gens et encore plus avec les garçons. Je n'avais pas eu beaucoup de petit copain dans ma vie. J'avais envie de crier, de lui tenir tête et de lui imposer ma présence. Sans m'en rendre compte, il avançait à travers les bois. J'ai du accélérer pour le rattraper.
-Je te ramène au là où on s'est rencontré et après je partirais.
-Pourquoi ?
J'avais posé cette question avec tellement de désespoir qu'il s'est stoppé net, s'est retourné et m'a observé pendant de longue seconde.
-Tu ne sais pas qui je suis. J'aurais même pu t'enlever tu sais ?
-Je m'en fiche, et puis tu n'aurais jamais fait ça.
-Tu as l'air bien sûr de toi ! Je ne suis pas humain.
-Alors tu es quoi ?
Je n'avais pas peur, pas peur de lui en tout cas, mais plutôt peur qu'il m'abandonne, comme si rien ne s'était passé. Il m'a encore regardé pendant un long moment.
-Je suis une divinité slave qui vit dans cette forêt, je la protège. Je suis d'ailleurs ton aîné de plusieurs siècles.
Il m'a dit tout cela avec un rire nerveux, comme une mauvaise blagues. Pourtant j'y ai cru, je savais que c'était la vérité. Voyant que je détalait pas, il a arrêté de rire et s'est avancé vers moi. Je n'avais qu'une envie, joindre mes lèvres aux siennes. il a alors pris ma tête entre ses mains et a déposés un délicat baiser sur mon front.
-Il faut que tu partes ce n'est pas un endroit pour toi, un jour ou l'autre tu l'aurais regretté.
J'avais l'impression qu'il lisait dans mes pensées, qu'il savait que je voulais resté à ses côtés, à jamais. Quand j'ai ouvert les yeux, nous étions à l'endroit où l'ours m'avait attaqué, et Nayden avait déjà reculé de quelques mètres.
-Un jour, nous nous reverrons, ne t'inquiètes pas pour ça. Mais fait ta vie sans pensé à moi.
Je sentais déjà les larmes me monter au yeux. il s'est alors approché de moi et m'a tendu quelque chose. Un collier. un collier d'ambre avec une feuille prisonnière à l'intérieur. Ce collier était une preuve. La preuve que tout cela était réel, que je n'avais pas rêvé. Lorsque que j'ai relevé la tête pour le remercier, il était déjà partie, il avait disparus. J'ai péniblement marché, vers la sortie de la forêt, en larmes. Quand je suis arrivé au point de plongé de mes parents, il faisait nuit et ma mère était inquiète, au bord de l'hystérie. Quand elle m'a aperçu, elle m'a sauté dessus, enlacé si fort que j'avais du mal à respirer. Je me suis excusé mille fois auprès de mes parents, et nous sommes rentrés à notre hôtel.

Le lendemain matin au réveille, je me suis rendue compte que j'avais oublié mon livre dans la forêt, j'y suis alors retourné mais rien. J'avais espoir de le revoir surtout. Mais rien. J'ai alors fait ce qu'il a dit. J'ai vécu ma vie, je me suis marié et j'ai eu deux enfants. Arrivé à 87 ans, j'ai finit par m'éteindre dans une petite maison de retraite. Et là je l'ai revue. Toujours aussi beau, rayonnant qu'avant. Quand je me suis regardé, j'étais redevenue cette jeune fille que j'étais quand j'avais 17 ans. Et finalement j'ai quand même réalisé ce rêve; passer l'éternité à ses côtés.
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Re: Concours "Un jour à..." 8e Edition : Novembre 2012

Message par Natebake »

Un jour à...New-York, 2001.

New-York étincelait dans ce petit matin de Septembre. Mike était fébrile devant son ordinateur. Son bureau se situait au vingt et unième étage de la tour, du World Trate Center plus exactement. Pour se donner du courage, il jeta un coup d’œil à la photo de sa fille encadrée dans une armature dorée frappé de petits cœurs gravées à l'intérieur. Il aimait sa famille, il aimait tout le monde. Tout lui plaisait et un rien le plongeait dans une extase, une sorte de bulle de laquelle il ne pouvait plus s'échapper. Ah, ce que New-York pouvait être belle. L'air frais était néanmoins saturée d'une pollution inexorable et, du haut de son perchoir, Mike pouvait voir, au loin, l'Empire State Building dont la pointe métallique miroitait comme une flèche de cristal.
-Harper, vous devez me rendre votre dossier pour demain midi! lui rappela son directeur.
-Oui, oui Mr Klark, je n'ai pas oublié, ne vous en faites pas, lu répondit Mike dont le visage se fendit d'un sourire rassurant.
-Alors mettez vous au bouleau.
Demain midi... Si seulement une cloche aurait pu leur annoncer qu'ils ne connaîtraient aucun demain midi et qu'ils étaient entrain de jouer leur dernière seconde sur ce monde. Aussi brusquement qu'un tonnerre n'éclate, le bruit d'un avion déchira le silence de ce matin new-yorkais. Effrayés, les employés regardèrent au dehors; un avion fonçait droit sur les Deux Tours et ne semblait pas vouloir s'arrêter. Plusieurs traders ce mirent à hurler et à fuir par les escaliers de secours mais Mike resta là, les yeux rivés sur ce monstre de métal qui fonçait droit sur eux. Il embrassa le cadre gelé enfermant la photo de sa jeune fille et pensa à tout les bons souvenirs qu'ils avaient partagés ensemble. La seule chose que fit Mike c'est de croiser les doigts et d'adresser une parole au Seigneur.
-Protège ma femme et ma fille, pria-t-il.
Il fit un signe de croix comme si ce geste allait adoucir la douleur de son trépas et puis l'inévitable se produisit; le premier avion heurta le World Trate Center.
Jay117

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Re: Concours "Un jour à..." 8e Edition : Novembre 2012

Message par Jay117 »

Un jour à Saint-Malo

Le vent souffle sur les remparts, mes cheveux fouettent mon visage, j'ai l'impression que je vais m'envoler et aller rejoindre les goélands qui planent dans le ciel sans nuages. Je ferme les yeux, mon esprit me dessine des ailes et je prends mon envol.
Je survole intra-muros, invisible aux yeux de tous. Les passants rient et courent en tous sens, mangeant des glaces ou des beignets. Des adolescents reviennent de la plage trempés comme des soupes et glacés jusqu'aux os. Tout est normal, le mois de juillet commence à peine.
Les courants m'entrainent vers la plage du Sillon, je descends en piqué, frôle le sable, les algues apportées par la marée et la surface de l'océan déchaîné.
Des nageurs courageux bravent les vagues, des enfants éclatent de rire à la moindre éclaboussure et les surfeurs présents semblant s'en donner à cœur joie. Ce spectacle me fais sourire, je n'ai qu'une envie: les rejoindre.
Comme si je ne pouvais aller contre ma pensée, je m'enfonce dans l'eau sans même la sentir. Par réflexe, j'ai fermé les yeux et bloqué ma respiration. Le manque d'oxygène finit par me peser, tenir est de plus en plus dur. A bout de souffle, je relâche ma pression et inspire. A ma grande surprise, l'air envahi mes poumons. Exaltée par cette découverte, j'entrouvre les yeux et explose de rire. Je respire et vois sous l'eau, mon rêve depuis toujours.
Les rares poissons ne paraissent même pas s'apercevoir de ma présence, je traverse un rocher avec facilité, telle un fantôme. Prise de panique, je réalise ce que je viens de penser. Je baisse les yeux et ne découvre que du sable et de l'eau, mon corps a disparu. Dans ma tête, j'imagine les pires des scénarios, autour de moi les surfeurs tombent comme des mouches, les nageurs se noient, les enfants sont aspirés par la marée descendante. Les vagues doublent de volume, le vent souffle par rafales de plus en plus fortes.
Ma peur est si grande que je remonte à la surface, ce que je vois me terrifie. Une ville dévastée par la tempête, des toits arrachés, des cris, des morts... Je cours à travers les ruelles, traversant les débris comme de l'air. LA confiserie est réduite à néant, le clocher de l'église git sur les pavés, seuls les remparts tiennent le coup.
Je n'ai plus qu'une envie, retrouver mon corps, revenir à la réalité...
Brusquement, je rouvre les yeux, je suis de nouveau sur les remparts. Les goélands piaillent toujours dans le ciel d'été, les touristes s'échinent encore à prendre des photos de groupes. Le soleil brille, il fait bon, c'est la paradis.
– Ça va?
Je me retourne, la voix est celle de ma meilleure amie. Derrière elle se découpe la nette silhouette des immeubles anciens et de l'église, intacte. Je hoche la tête et déclare:
– Je viens d'avoir une idée merveilleuse.
Elle esquisse un sourire. De nouveau mes méninges s'activent, une ébauche de roman vient de se former dans mon esprit.
Gemin

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Re: Concours "Un jour à..." 8e Edition : Novembre 2012

Message par Gemin »

Un jour à… Alloyen

Dolfi sautillait autour de sa mère. Il ramassait des petits cailloux et des branches qu’il trouvait par terre, salissant légèrement ses vêtements.
C’était un petit garçon qui s’amusait avec rien ou très peu. Il aimait simplement regarder le ciel, les oiseaux ou collectionner de petits objets tels que des cailloux, de longues tiges d’herbes, des fleurs, de la terre ou de petits bourgeons.
Il regarda sa maman en souriant. Il était content qu’elle l’emmenât au parc.

Lorrine Klara prit la main de son fils avant de traverser. Ils allaient tous les samedis au jardin public pour prendre l’air. Elle l’avait élevé seule depuis cinq années et avec son modeste revenu, Lorrine ne pouvait pas se permettre d’aller ailleurs que dans le petit parc de la commune.
Dès que les grosses grilles furent poussées, Dolfi s’élança vers le bac à sable. Lorrine s’assit sur son petit banc comme à son habitude et se plongea dans une de ses revues.

En arrivant près du bac à sable, Dolfi vit un groupe d’enfants de son âge qui construisaient une grande montagne sensée être un palais.
Le petit garçon s’approcha mais une main le projeta en arrière, le laissant s’écraser par terre.
« On ne te connais pas, va-t’en, tonna une voix enfantine.
- C’est notre territoire, on ne veut pas de toi, renchérit une autre.
- Je… je pourrais vous aider, balbutia la petite voix incertaine de Dolfi.
- N’importe quoi ! Regarde-toi, tu n’es encore qu’un bébé. Tu gâcherais tout. »

Un coup de coude heurta le pauvre Dolfi qui tomba en arrière. Le petit garçon rejeté s’isola dans un coin du bac à sable.
Il commença par sculpter le donjon de son futur château. Il fit ensuite les remparts et de grandes douves menaçantes. Il prit de sa poche les petits cailloux ramassés quelques temps auparavant et les plaça dans la demeure miniature.
En deux t-en trois mouvements, son petit coin de sable était devenu une véritable forteresse, aussi redoutable pour des ennemis imaginaires que charmante et minutieusement décorée.
Les autres enfants s’étaient arrêtés et regardaient Dolfi, dans son élément. Le meneur du groupe, jaloux de la réussite d’un petit morveux, s’avança à grands pas vers Dolfi. Il tira les cheveux du petit garçon et s’égosilla :
« De quel droit t’es tu installé ici ? Je ne t’y ai jamais autorisé !
- Je jouais simplement, bredouilla Dolfi.
- Eh bien tu ne joues plus ! Je suis le seigneur de ses terres et j’ai décidé de saisir ton château.
- Mais… mais non ! pleura Dolfi.
Mais à peine eût-il commencé, que la horde d’enfants accourut vers le château du petit garçon. Dolfi s’élança alors vers sa construction et la piétina rageusement. Toutes les têtes se tournèrent vers lui, interloquées.
Dolfi releva fièrement la tête et s’en alla un peu plus loin, au pied du grand chêne.

Il avait repéré un tas de petits cailloux blancs et les grandes feuilles jaunis de l’arbre qui iraient à merveille dans sa collection.
lava

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Re: Concours "Un jour à..." 8e Edition : Novembre 2012

Message par lava »

Je tourne. Je sens les eaux m'aspirer. Elles m'entrainent encore plus profond dans leur folle ronde.
De là où je suis, je peu voir les toures floues de la citée. Elle est vraiment magnifique. Du marbre, du granit, du jade et toutes sortes de pierres précieuses sont incrustées dans les balconnets.

J'en avais tellement rêvé. Venir ici est le travail de toute une vie. Des années consacrées à trouver ce lieu mythique. Et voilà, j'y suis. Seulement, ma découverte à causée ma perte. Je suis aussi en partie responsable, j'aurais du vérifier ma bouteille d'oxygène avant de décider de déscendre aussi bas.
Plus je déscend, moins le courant est fort. Je fini par couler lentement. Je ne sens déjà plus mon corps et une lassitude m'envahis. C'est comme être arrivé au milieu d'un labyrinthe avant tout le monde : la fiereté, le stress de ne plus pouvoir revenir sur ses pas, d'être seule et victorieuse à jamais. Mais personne ne sera là pour me récompenser, me féliciter.
Avant de perdre complètement connaissance, je canalise le peu de force qui'il me reste pour retirer mon masque. Si je dois mourrir, alors autant que je sente la caresse de l'eau. La pression se détend autour de mon visage et je me débarasse des élastiques dans mes cheveux. L'eau me brûle les yeux quelques instants puis la douleur passe. Toutes mes sensations disparaissent pour ne laisser que la félicité. Je me roule dedans, sans me soucier de rien. La vie, la mort, qu'importe, qu'est-ce qui m'a retenu si longtemps à la surface ? J'ai l'impression que j'aurais du venir ici depuis des années.
Je pense à ma fille que j'ai laissée en haut. Je ne reverrai plus son sourire, ses yeux, ses belles boucles brunes. Voilà ce qui me retenais à la surface. Dans un vague éclair de lucidité, j'essaie de nager pour remonter. Ma fille, ma vie, ma chaire et mon sang m'attendaient. Je ne veux pas la laisser, la décevoir. Mais je ne controle plus rien et une brume noire remplie mon cerveau. Elle me manquera, mais je dois continuer. Pour trouver la paix, je dois le trouver lui.

Je passe sous des arches immenses. La vase recouvre tout, car à cette profondeur tout est immobile. Soudain je l'aperçois. Il est là, posé sur un autel en pierre. Il ne flotte pas. Même au fond de l'eau, il arrive à capter la lumière pour briller doucement. Le courant léger me porte vers lui. Mes doigts effleurent la surface polie de l'ennorme diamant. Quelque chose tremble autour de moi et tout fini pas s'écrouler. Je ferme les yeux et laisse l'Atlantide m'ensevelir.
Zannen

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Re: Concours "Un jour à..." 8e Edition : Novembre 2012

Message par Zannen »

Un jour à… Paris.

Le soleil était déjà haut dans le ciel lorsque j’ouvris les yeux. Je me trouvais devant Paris, capitale de France. J’observais les alentours avec émerveillement. J’avais toujours rêvé de voir Paris et enfin j’y étais. De plus, aujourd’hui était un grand jour. En effet, le roi Louis XIII avait organisé un défilé militaire, qui d’après les rumeurs, sera merveilleux. Le défilé aura lieu à quinze heures, j’avais donc un peu de temps devant moi et je décidais de visiter la capitale. J’entrai donc par la Porte Saint-Antoine parmi la foule agitée. Des hommes vêtues en gentilhomme, des paysans, des bourgeois, tous étaient venus pour assister à ce spectacle. Tout en marchant, je levai la tête et observai avec émerveillement cette ville à l’architecture à la fois si simple et si belle. Les bâtisses en pierre étaient simples mais possédaient un certain charme. La structure respectait tout de même une certaine symétrie entre les bâtiments qui les rendaient plus ou moins semblables. Le seul point négatif qui sautait aux yeux était cette boue répugnante recouvrant les pavés de Paris. Je n’avais fait que quelques pas que mes bottes et mes chausses étaient déjà recouvertes de cette texture dégoûtante. Enfin, il fallait bien faire des sacrifices pour réaliser ses rêves, et aujourd’hui j’allais réaliser l’un des miens. Ce n’était pas un peu de boue qui allait m’arrêter. Je continuai donc d’avancer et fini par atteindre la place royale.

L’endroit était bondé de monde, tous se bousculaient, chahutaient. Je n’en fus pas surpris, car après tout, c’est ici qu’allait se terminer le défilé. Les gens réservaient déjà leur place. Des petits commerces ambulants avaient été mis en place, vendant de quoi restaurer la foule. Je remarquai une petite fille au maigre visage salle et vêtus de haillons essayant de vendre quelques pommes qui me parurent fort appétissantes. Je m’approchais donc son petit étalage. Les fruits avaient été posés sur une couverture à même le sol et la fillette était assise juste à côté. Elle faisait peine à voir et j’eus presque envi de l’emmener avec moi. La petite leva ses yeux bleus délavés vers moi et eut un sourire timide lorsqu’elle comprit que je n’étais pas là pour la voler.
- Bonjour monsieur, me dit-elle d’une voix fluette.
- Oh non, oublie le monsieur, je ne suis pas assez vieux pour me faire appeler ainsi, lui répondis-je avec un sourire.
Elle me regarda surprise, comme si j’avais dit une phrase taboue, et se tut. Il est vrai qu’à mon apparence, elle pouvait croire que j’étais issu de la haute bourgeoisie, et elle ne devait pas manquer de respecter à l’un d’entre eux. Je portais un pourpoint bleu nuit, des chausses et des bottes noires, ainsi qu’un chapeau sombre. Après tout, je n’avais rien de différent d’un fils de gentilhomme, ce qui expliquait sa confusion. Je repris donc la parole et demandai :
- Combien pour deux de tes pommes ?
- Quatre pièces de bonze, monsieur, fit-elle timidement.
Je sorti de ma poche une pièce d’argent que mon père m’avait donné dans la matinée et lui tendit.
- Garde la monnaie, lui dis-je gentiment avant de prendre les deux fruits qu’elle me tendait.
Elle s’inclina et me remercia très reconnaissante.

Après cela, je m’éloignai tout en mangeant l’une des pommes. Midi était tout juste passé lorsque je m’étais éveillé, il était peut-être temps que je me dirige vers le palais des Tuileries où bien je raterais le début du spectacle. Je voulais absolument tout voir de ce défilé, ne rien rater, ainsi je pourrais le raconter devant mes amis. Ils seront verts de jalousie ! En plus, j’aurais peut-être la chance d’apercevoir le roi ou le cardinal de Richelieu. Rien que d’y penser, ça me fit frémir d’excitation. Je m’empressai de terminer mon petit encas et repris ma route. Parfois, afin d’éviter le surplus de population, je décidai de faire des petits détours. Mais lorsque je traversai des ruelles sombres, un frisson de malaise me parcourait. Il est vrai qu’à cette époque, il pouvait être dangereux de se promener seul et désarmer. Ce qui était d’ailleurs mon cas. Je pressai donc le pas et c’est avec joie que je retrouvai la foule devant le cimetière des Saints-Innocents. J’ignorais si c’était par respect pour les morts, mais ils parlaient tous à voix basse. Ma route se continua sans problème et j’atteignis, un peu en avance, le palais des Tuileries. Il était magnifique. Les pierres taillés formaient un long bâtiment gracieux, avec à l’ouest, le fameux jardin. Il était construit à l’italienne avec des allées parallèles formant des rectangles de parterres de fleurs colorés. Un peu au nord, je pouvais apercevoir la silhouette du palais-cardinal par-dessus les toitures parisiennes. Jouant des coudes parmi la foule, je finis par atteindre la première rangée.

Ici, j’aurais une vue parfaite sur le défilé. Nous pouvions déjà apercevoir les mousquetaires alignés et prêt devant le palais. Une montée d’adrénaline se fit dans la foule lorsque quinze heures fut atteint. Le roi suivit de près par le cardinal sortirent du palais et firent face à la foule. Le premier était homme grand aux longs cheveux noirs et à la moustache bien coupé. Le second était un homme d’âge mur vêtu de rouge, il se tenait à quelques pas derrière Louis XIII. Ce dernier fit signe au capitaine des mousquetaires et enfin, le défilé commença. Monsieur de Tréville, monté sur un cheval, se mit en route, puis les autres suivirent. Les casaques bleues, au service du roi, et les casaques rouges, sous les ordres du cardinal, étaient mélangées, mais marchaient à l’unisson. C’était une vague bicolore en parfaite harmonie, comme s’ils ne formaient qu’un seul et même être. Des tambours accompagnaient cette marche et donnaient un rythme entrainant. La foule et moi-même fûmes envoutés par ce spectacle, et nous nous mîmes à suivre les mousquetaires. Je ne regardais plus ou j’allais, je me laissais guider par le son des pas, les cris provenant de la masse humaine. Je ne faisais plus attention à Paris, mon esprit était focalisé sur ces hommes en casaques. Ils marchaient la tête haute, fier de servir la France et leur souverain. Ainsi nous avançâmes à un rythme lent et régulier, et nous finirent par atteindre la place royale près d’une heure plus tard.

Lentement, les émotions qui m’avaient envahi disparurent, et je repris conscience du monde qui m’entourait. Déjà les gens autour de moi s’éloignait parlant de ce spectacle qui en avait ravie plus d’un. Les femmes de bonne société semblaient avoir plus regardées les mousquetaires que le défilé en lui-même, mais semblaient ravies elles-aussi. Moi, j’étais heureux tout simplement. Mais il était temps pour moi de repartir et j’en fus un peu déçu. Ainsi je repris le chemin du retour d’un pas traînant. Je regardais une dernière fois cette ville qui me faisait tant rêvé et atteignit la porte Saint-Antoine. Une fois sorti, je reconnu un homme qui m’attendait les bras croisés. C’était mon père. Il semblait attirer bien des regards avec sa tenue extravagante. Après tout, les jeans et t-shirts n’existaient pas encore à cette époque. Lorsqu’il m’aperçut, il me fit signe et je le rejoignis.
- Alors, comment était-ce ? me demanda-t-il un sourire aux lèvres.
- Merveilleux, lui répondis-je émerveillé. C’était le plus beau cadeau que tu pouvais me faire.
- Ce n’est pas tous les jours que mon fils fête ses seize ans, me dit-il avec un clin d’œil.
Puis il posa sa main sur mon épaule, et après un sentiment de chute, nous retrouvâmes chez moi, à Lyon en 2153. J’étais rentré, mais jamais je n’oublierais cette fantastique journée ! Le passé était vraiment incroyable...
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