Concours "Un jour à..." 9e Edition : Décembre 2012

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Valdena

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Concours "Un jour à..." 9e Edition : Décembre 2012

Message par Valdena »

Un jour à ... Garvanda

Kella marchait d'un pas décidé dans la direction du Nord.
Elle marchait tête baissée pour se protéger du vent qui soufflait de plus en plus fort. Les arbres se pliaient sous la violence des bourrasques. La jeune fille était éreintée. Cela faisait maintenant deux jours qu'elle marchait. La neige lui arrivait aux genoux et chaque pas la fatiguait un peu plus.
Mais Kella tenait le coup. Elle ne devait pas céder, sous aucun prétexte. Elle avait un but à atteindre avant.
Garvanda.
La ville noire.
Elle devait s'y rendre à tout pris. Cette ville était sa seule chance de pouvoir se venger. Se venger d'Eux. Ceux qui l'avaient bannie. Ceux qui l'avaient rejetée. Tout cela parce qu'elle était différente. Ils ne comprenaient pas ce qu'elle ressentait.
Kella serra les poings tellement fort, que ses ongles entaillèrent sa paume déjà endolorie par le froid. Le sang coula le long de sa main. Elle porta sa main à la bouche et sourit,le liquide rouge dégoulinant le long de son menton.
Non décidément ils ne comprendront jamais.

Kella arriva à Garvanda le matin, à l'aube.
La jeune fille marchait doucement le long des rues désertes. Les bâtiments délabrés, présentaient de larges tâches rouges à leurs pieds. Kella savait qu'il s'agissait de sang, son odeur métallique et enivrante s'infiltrant doucement en elle. La plupart des pavés étaient détruis. Flèches, épées, gourdins jonchaient le caniveau. La jeune fille souriait d'exaltation, cet endroit était son paradis. C'était sa nature. Et ça les elfes ne l'avaient pas compris. Ils avaient peur, peur de cette petite fille qui jouissait au milieu d'un flaque de sang. Et au lieu de l'aider, de la comprendre, ils l'avaient rejetés, comme des lâches.
En regardant cet endroit détruis par les ténèbres, Kella songea qu'elle avait enfin trouver son chez-elle. Jamais elle n'oublierait cette journée passée à Garvanda, cette ville qui lui permettait d'accomplir sa revanche et qui elle seule pouvait la comprendre.
Au pied d'un bâtiment se trouvait une poupée. Kella la ramassa. Celle-ci était elle aussi tâchée par le sang. Un de ses yeux était parti, ses cheveux étaient à moitié brûlés et sa robe était en lambeaux. La jeune fille la serra contre elle, et se remit à marcher s'enfonçant de plus en plus dans la cité.
Les corbeaux noirs qui volaient au-dessus d'elle, se mirent à pousser des cris perçants. Cela n’interpella pas Kella qui continuait de marcher, inlassablement. Elle savait exactement ce qu'elle cherchait.
Arrivée sur la place centrale, la jeune fille eut un sourire carnacier. Le sol étaient jonché de cadavres humains. Le sang s'écoulait des corps et s'infiltrait doucement dans le sol. Au centre se trouvait La statue. Kella la regarda avec admiration. Entièrement noire, elle représentait un squelette recouvert d'une cape noire, et qui tenait une faux dans sa main.
La mort.
Kella s'agenouilla devant. Elle sortit un petit bol qu'elle avait piqué au village avant de partir. Elle le remplit du sang qui souillait le sol et y ajouta le sien après s'être entaillé la paume. Elle but une gorgée du doux breuvage et renversa le reste sur la statue. Celle-ci se mit à rayonner. Une inquiétante brume noire enveloppa la statue.Celle-ci s'insinua lentement en Kella.
Le petite fille sentit le chaos monter en elle. Ses yeux devinrent entièrement noire, sa bouche se tordit en un rictus malsain, deux ailes noires lui poussèrent dans le dos et elle fut enveloppée dans une fumée noire. La jeune fille était parfaitement consciente de ce qu'elle faisait. Ce rite était connu de tous dans son village.
Elle se retourna. Autour d'elle, les cadavres se mirent à bouger. Ils se relevèrent un à un, se dotant chacun d'armes plus terrifiante les unes que les autres. Leurs visages blêmes et creux se tournèrent tous vers Kella, attendant les ordres.
Derrière elle, la statue avait repris sa teinte sombre et froide habituelle.
La nuit venait de tomber.
Kella observa son armée et sourit. Elle tenait sa revanche.
Elle leva le bras et l'inclina du côté de la direction à prendre. Tous obéirent instantanément. Ils se dirigeaient vers l'Est. Droit sur le village des elfes.
Dans le ciel le tonnerre se mit à gronder.
Virgile

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Concours "Un jour à..." 9e Edition : Décembre 2012

Message par Virgile »

Voici les textes de Décembre 2012 du concours "Un jour à..."

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Yuuki309

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Re: Concours "Un jour à..." 8e Edition : Décembre 2012

Message par Yuuki309 »

Un Jour à...

Eymia, autrefois appelée Terre ou Planète Bleue par ses habitants comptait plus de sept milliard d’habitants, elle abrite maintenant un peu plus de deux milliard d’habitants au dernier recensement.
L’ »Ancien Temps » est la période où les habitants de la Terre mouraient encore de cancers en touts genre, où la faim, la destruction de l’environnement, où les guerres politique et économique faisaient encore rage et où la menace d’une guerre nucléaire planait sur la tête de touts ses habitants.
Mais maintenant imaginez une ville, où les Tours mesurent plus de deux mille mètres de haut, de haut bâtiments dans lequel les castes les plus riches ont au moins un étage à eux seul. Où les véhicules ne polluent plus, où l’eau et la faim ne sont plus des problèmes, où la crise économique n’existe pas.
Incroyable direz-vous, oui mais derrière tous ça, se cache bien des secrets

Ayzalost City ( Capital international d’Eymia ),
Quartier principale
18h58.

_ Vite, vite, murmura t – elle.
_ Mademoiselle ! Interpella le Solennel.
_ Et puis zut pas le temps ! Je suis Aya petite fille du Premier des Premiers Fondateurs !! cria-t-elle.
Cela produisit l’effet attendu. Elle n'aimait pas se servir de son titre pour se sortir d'affaire mais là elle ne pouvait faire autrement.
_ Veuillez m’excusez votre Honneur.
Le Solennel, elle le savait sans même se retourner, s’était arrêté sur le champ et s’était incliné profondément.
Elle bifurqua à gauche entra directement dans le Manoir et referma la porte doucement.
L’horloge indiquait dix-neuf heures pile, et dehors on entendit les trois coups qui annonçait le couvre-feu.
Ce soir Aya avait réussi à enfreindre deux lois presque trois. Elle avait couru, crié et failli être dehors au moment du couvre-feu. Comment allait-elle annoncer tout cela à son Grand-père ?
_ Alors Aya on fait attendre son Grand-père ?! Tonna une voix dans la pièce d’à côté.
_ Veillez bien m’excusez Grand-père, je suis restée trop longtemps auprès de mon précepteur.
Aya entra dans la pièce, c’est une somptueuse pièce avec des majestueuses tapisseries de l’ »Ancien Temps » sur les murs. Du parquet en chêne massif, un splendide mobilier de salon se composant de trois sofa en velours et d’une table basse sculptée à la main par un artisan royal quelques années avant le Soulèvement.
_ Je t’en pris Aya pas de formalité à la maison ! C’est déjà assez fatiguant comme ça au travail, dit-il avec un ton rieur mais perdit celui-ci aussi vite qu’il l’avait trouvé. Alors ? De quoi de te parlait ton précepteur pour que tu restes là-bas prête à manquer le couvre-feu ?
_ Ne te fâche pas Grand-père, mais mon précepteur, à ma demande bien sûr, m’a parlé de l’ »Ancien Temps ». S’il te plaît Grand-père ne te fâche pas c’est juste que tu sais … notre histoire, celle de nos ancêtre, m’intéresse.
_ Ce n’est pas notre histoire Aya et se sont encore moins nos ancêtres !! Ces créatures qui ont pervertit leurs terres jusqu’à la dernière parcelle existante sans jamais agir pour arranger les choses, ils n’ont rien à voir avec nous ! Compris ?
_ Ils ont essayé Grand-père mais ils n’avaient pas les même moyens que nous maintenant, soit compréhensif.
_ Tu me demandes d’être compréhensif ? Sais-tu combien de temps il nous a fallu pour arriver au résultat que nous avons aujourd’hui ?
_ Oui, Grand-père.
Aya n’aimait pas se genre de conversation avec son Grand-père car à chaque fois s’était le même discours. Ce ne sont pas nos ancêtres ect… Ils ne savaient pas comment s’y prendre, ils n’ont pas essaient de vraiment comprendre pourquoi et bla bla bla.
Les quelques phrases de son précepteur lui revinrent « Dans l’ »Ancien Temps « les hommes étaient des créatures abominable, ils pervertissaient leur propre univers, et même les personnes qu’ils aimaient le plus, ils les tuaient à petit feu. Mais maintenant, vous n’avez plus à vous souciez du passé Mademoiselle Aya, notre Eymia est plus sain que tout ce qu’il y a eu avant ou a pu exister. Notre temps est en paix et en ordre. Alors, s’il vous plaît Mademoiselle, obéissez aux Solennel que vous voyez et respectez les lois d’Ayza. »
eugene43

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Re: Concours "Un jour à..." 8e Edition : Décembre 2012

Message par eugene43 »

Un jour à … Djakarta

Ce soir-là, le marin que j'étais avait du vague à l'âme : Nous étions en mer depuis 2 mois et , en général, les premiers signes de mélancolie survenaient après 45 jours de mission.
Les copains me connaissaient bien, mon caractère assez sociable , virait alors au gris, puis au noir... Hors de mon « rayon d'action »Je pouvais devenir carrément insupportable !
Heureusement ce genre de chose se produisent fréquemment dans notre métier, et nous avions mis au point une parade qui, à l'usage, se révélait efficace :
Quand un des membres du groupe filait « un mauvais coton », on le laissait assouvir ses fantaisies ,à terre bien entendu, mais sous la discrète surveillance d'un « rémora ». ?
Plus souvent appelé « poisson pilote ». Il avait la responsabilité de limiter les dégâts, en boissons, scandales, ou risques de la ville.....Bien entendu, il pouvait se détendre aussi, mais modérément, Nous avions eu plusieurs fois des appareillages retardés en attendant de récupérer nos gens, dont certains étaient indispensables au travail en cours.
L'équipage était composé en grande partie de marins philippins, ils m'avaient adopté et m'appelaient Papasan en signe de respect. Ce soir-là ils proposèrent de me faire connaître les meilleurs coins de la ville de Djakarta, accompagné de mon rémora, l'ami Gilbert... Nous voilà partis en joyeuse bande dans la cohue urbaine, camions surchargés menaçant de lâcher leur chargement à chaque instant, petites motos zigzaguant entre les pare chocs, piétons apeurés comme des lapins perdus sur une route de nuit.... Et taxis collectifs ou particuliers...Une belle pagaille et une joyeuse cacophonie....
La saison des pluies ne nous refroidis pas du tout, l'eau était tiède, et débordait de toutes parts. Les voies de circulation se devinaient à peine , mais les champions locaux de la conduite s'en souciaient comme d'une guigne, ils veillaient seulement à ne pas trop frôler les caniveaux, a vrai dire, ceux ci étaient de vraies rivières,j'en fis l’expérience en me retrouvant noyé jusqu'à la ceinture dans une eau qui ne charriait pas que de l'eau du ciel, mais une partie des égouts de la ville !
La saison des pluies, je devrais dire des cataractes, ne portait pas atteinte à la bonne humeur générale, une aspersion ne se traduisait pas , comme chez nous, par des injures, mais par un éclat de rire général !
Notre taxi collectif, un minibus déglingué, allait cahin-caha vers notre coin fabuleux à en croire Rajan, notre bosco promu guide en chef de la soirée... Chaque incident de trajet le rendait un peu plus joyeux, alors que je me posais quelques questions depuis que mon pantalon de sortie pendouillait lamentablement sur mes jambes ! Le papasan ressemblait de plus en plus à une vieille serpillière mal essorée ! Et cette pluie qui tombait sans faiblir ! Je commençais à regretter le confort de ma cabine !
Mais nous voilà arrivés : Une porte dotée d'un garde militaire ! Qui nous laissa entrer sans rien demander ! Bizarre ! Rajan me rassura, c'est pas pour nous, la garde ! Ah et pour qui ? Pour ceux qui sont dedans, faut pas qu'ils sortent ! Là j'étais très inquiet ! Une prison ? Mais non, tu vas voir !
En effet, de la musique partout, des lampions multicolores,et des gens qui avaient l'air de faire la fête !
On m'expliqua : Ici , c'est « Krama Tunga » une ville en quelque sorte réservée dans la ville...On vient là pour s'amuser !
Çà j'avais compris ! Le vieux marin n'avait plus besoin de détails !
Mais il régnait ici une ambiance particulière qu'on ne trouvait pas ; en général, dans les autres ports du monde, là où les malheureuses avaient l'air maltraitées, Ici, çà semblait très gai, sans contraintes... Bon je voulais bien boire un coup avec mes amis, et ensuite … Hop au dodo !
Résolution facile à prendre, moins à appliquer ! Sitôt installés sous une sorte de tonnelle fleurie, avec piste de danse très animée, une escadrille de mignonnes nous prit pour cibles de choix , allions nous offrir à boire ?
Cà, à la rigueur, je voulais bien ! Mais je n'acceptais que celle qui semblait être la plus âgée, je n'ai jamais aimé la pédophilie, çà n'allait pas commencer ce soir là !
Il me fallait d'abord éclaircir quelques points/- Quel âge as-tu ?
-J'ai 25 ans me répondit-elle en anglais roucoulant comme un chant d'oiseau des îles
- Bon, et quel est ton nom ?
-Warcity twenty nine sixty five !
Je manquais tomber de ma chaise ! Ville de la guerre 2965 ? Mes copains se marraient sans retenue ! Ma tête devait être belle ! Je me fis confirmer... Eh oui, c’était bien son nom !
Elle avait l'air enchantée d'avoir suscité l’intérêt du vieux ! Et.... Oui , elle voulait bien m'expliquer ! Mais avant ne fallait-il pas régler ce problème de pantalon dégoulinant ?, je voulais bien , mais comment faire ?
Elle expliqua à Rajan son plan en dialecte local, il me demanda mon accord, mais m'expliqua que l'offre était sans engagement de ma part ; Oui, c'est sur que tu pourras refuser ce qui ne te conviendra pas ! J'étais quand même un peu inquiet quand je suivis la belle dans une chambre minuscule mais joliment décorée, elle me laissa enfiler une sortie de bain bien sèche et me pria de me détendre pendant qu'elle faisait le nécessaire avec mes habits.
Je ne pouvais pas retrouver mes copains dans cette tenue sans provoquer les quolibets ; alors je choisis les boissons pour la suite …
Il était alors temps de répondre à ma question ? Pourquoi avait-elle un nom aussi bizarre ?
Tu sais qu'il y a eu la guerre ici ? Oui,
Le gouvernement a alors fait du « nettoyage »(c'était difficile à expliquer dans son anglais sommaire!)
Et alors ?
Quand ils « nettoyaient » il ne restait plus d'adultes dans le village, mais ils emportaient les enfants dans des orphelinats d'état !
Ces enfants étaient si nombreux que pour les identifier, on leur a donné des numéros qui sont restés ensuite.... On a fait précéder de Warcity pour dire que c'etait à l'époque de la guerre !
Et çà ne te fais rien d'avoir ce nom là ?
Oh mais entre nous les filles m'appellent « Itja » !
Bon j'aime mieux çà, moi, je t'appellerais Itja !
Une fois mes questions résolues, j'avais le choix, consommer de suite ou attendre un peu ?
Je me sentais si crevé après la douche subie, que j'optais pour un massage, Et j'eus la plus belle surprise de la soirée/ Elle avait des mains d'or !
Juste assez fermes pour travailler mes muscles endoloris. Et assez douces pour me mettre dans un nirvana bienheureux !
Tant et si bien que je m'endormis comme un bébé !
Le réveil me trouva frais comme un gardon, mes habits étaient rangés propre et repassés au pied du lit. Ma gentille petite bonne fée me regardait avec un air d'adoration ! As-tu bien dormi papasan ? Qui t'a dit mon nom ?
-Tes amis, ils t'ont laissé dormir et ont donné les consignes pour ce matin !
-quoi ?
Oui, il y a un taxi qui va te ramener à ton bateau !
Je retombais sur terre ! Payais mon du pour tous les bienfaits qu'on m'avait si généreusement dispensés, (Eh oui, ils ne faisaient tout de même pas tout à l’œil!)
Et aujourd’hui, le seul souvenir qui me reste d’Indonésie, c'est une nuit formidable sous l'aile d'Itja warcity1965. Un si joli nom !
Allis

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Re: Concours "Un jour à..." 8e Edition : Décembre 2012

Message par Allis »

Un jour à... la cité de verre


J'avais décider de visiter cette cité que j'avais moi-même imaginée. La cité est circulaire, mais aucune muraille ne vient l'encercler. Les hautes tours de verre multicolores sont comme autant de flacons posés les uns contre les autres dans un cercle invisible. Quelle main a donc façonné ces étranges bâtiments transparents, quel souffleur de verre a donc pu avoir le don de créer si grands palais? Du rouge, du violet, du bleu, du vert, du jaune, du orange... toutes les couleurs de l'arc-en-ciel qui y sont passé, s'emmêlant et se mélangeant avec harmonie et pourtant tant de désordre. Mais ce n'est pas seulement une belle cité, c'en est une trompeuse... regardez donc le palais bleu en travers du jaune, vous le verrez vert.
Si vous comprenez ça, alors vous avez tout compris à la cité de verre. Tout y semble joyeux, coloré, transparent même! En réalité, les hommes et femmes couverts d'or et figés dans leur rires silencieux ne sont que de froids assassins sans visages.

Au cœur même de la cité de verre, on trouve un palais plus grand que les autres, aux pics les plus hauts et les mieux faits, ce palais ci est blanc.
La lumière blanche, lorsqu'on la décompose, n'est que la somme de toutes les couleurs. Vous comprendrez alors que ceux qui vivent dans ce palais ne sont que les pires des menteurs aux visages lisses. Ils vous feront croire qu'ils sont purs mais il n'en est rien. Manipuler est leur manière de vivre, mentir leur semble aussi facile et régulier que la respiration, et pour eux la mort n'est qu'une compagne de tous les jours.

Vous croyez que la plus transparente des villes ne peut rien vous cacher? C'est faux. Partout, dans les coins ou sous la terre des âmes meurent. On leur a ôté la vie avec plus de violence et de perfidie que vous n'oseriez jamais le croire. Mais personne ne s'en étonne plus, car ces assassinats ne sont que le fruit de machinations, ne sont que les tiraillements de l'immense toile qui recouvre la ville.
Le pouvoir. Oui, c'est le pouvoir qui ronge ces gens, tel qu'il les a toujours rongés depuis la nuit des temps.

Approchons nous maintenant, penchons nous vers ces individus grotesques, monstrueuses marionnettes sans cœur, dont tous les fils ramènent au palais blanc. C'est là que, tels d'immenses mains, le palais domine toutes ces figurines de bois en un immense théâtre de marionnettes. En son cœur même, sept individus drapés de blanc, regardant leur œuvre de haut en souriant.

Au milieu de tout cela, vous verrez des sentiments, quelque uns du moins, perdus ou cachés parmi les vices. Vous verrez une mère rentrer chez elle et embrasser tendrement son enfant... après avoir causé la perte de celui d'une autre; vous verrez ce jeune homme caché derrière une teinturerie, attendant la dague au point sa prochaine victime, mais pourtant songeant déjà au rendez-vous fixé avec sa belle. Vous comprendrez alors pourquoi la Mort, le mensonge, se sont intimement liés à leurs vies, s'y sont incrustés... ils ne peuvent pas s'en séparer, alors ils les acceptent.

Maintenant, regardez sous les façades, derrière le joli décor qu'on a posé là pour vous duper...
Ils ne l'admettront jamais, mais ils sont tous couverts de sang. En regardant la cité d'un œil averti, vous la verrez telle qu'elle est, ruisselante de sang et emplie de monstres.

Voilà ce que c'est la vie à la cité de verre... il est temps de partir maintenant, rester ici c'est s'empêtrer dans la toile... et ne plus jamais pouvoir la quitter.
Sortons donc maintenant par la porte ouest, et filons tandis que le soleil se couche, alors que les puissants admirent le ciel orangé un instant, avant de se ressaisir et retourner à leurs complots. Il vaux mieux rester sur ses gardes, la vie est une chose si facile à perdre...
Zannen

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Re: Concours "Un jour à..." 8e Edition : Décembre 2012

Message par Zannen »

Un jour à… Sylmadiel

L’aube pointait tout juste lorsque le jeune elfe émergea de la forêt. Il n’avait pas encore tout à fait atteint l’âge adulte. De longs cheveux noirs encadraient son visage fin et allongé. Ses yeux ambrés brillaient de malice et un sourire joyeux se dessinait sur ses fines lèvres. Il s’appelait Assyl et avait effectué un long voyage d’apprentissage parmi les contrées humaines. Après deux ans d’absence, il rentrait enfin chez lui. Assyl avait hâte de revoir les siens et Sylmadiel, la merveilleuse cité royale.

Une petite clairière s’ouvrit devant lui et au-dessus des arbres qu’ils l’entouraient, le jeune elfe pu admirer le ciel orangé. La lumière émise sur la petite étendue donnait à la nature une belle couleur dorée. Un vent frais caressa le visage d’Assyl qui ferma les yeux pour profiter pleinement de ce moment. La douce et familière odeur de la nature lui chatouillait le nez et il ne put s’empêcher de courir sur quelques mètres, fou de joie d’être chez lui.
Mais lorsqu’il s’arrêta, il ne put s’empêcher de remarquer un détail qui différait de ses souvenirs. Le jeune elfe continua tout de même sa route et entra une nouvelle fois dans les bois.
C’est alors qu’il eut la certitude que quelque chose avait vraiment changé. La forêt était silencieuse. Les arbres aux magnifiques troncs argentés et aux feuilles d’un vert vif ne paraissaient pas communiquer entre eux. Les oiseaux n’émettaient aucune mélodie qui faisait frémir même les cœurs les plus froids. Aucun animal ne faisait craquer de branchage, ni faisait bouger les feuillages. La forêt semblait en deuil. Inquiet, Assyl se contenta de froncer les sourcils et de presser le pas. Il espérait que ces semblables pourraient lui expliquer cet étrange phénomène.

Mais lorsque le jeune elfe atteignit Sylmadiel, tout son empressement disparu remplacé par l’horreur. Ce qu’il avait devant lui n’avait plus rien de la magnifique cité royal, mais plutôt la désolation et le chaos. Les habitations gracieusement fondues dans les arbres avaient été brûlés. Les troncs étaient désormais noirs et les feuilles avaient été réduites en cendre. Des centaines de cadavres jonchaient le sol de Sylmadiel. Parfois des têtes se trouvaient à plusieurs mètres du corps de leur propriétaire où étaient tout simplement introuvable.
Assyl était livide. Les yeux écarquillés et la bouche entrouverte, il marchait à travers ce spectacle de désolation. Des larmes coulaient sur ses joues pâles et tombaient sur la terre souillé du sang de nombreux de ses amis.

Arrivé devant chez lui, le jeune elfe prit son courage à deux mains et ouvrit la porte. Devant le spectacle qui s’étendait sous ses yeux, son cœur se serra. Les meubles avaient été renversé, les objets brisés et parmi eux se trouvait le corps désarticulé de sa jeune sœur. Une expression d’horreur se lisait sur le visage de la morte et ses yeux lançaient un appel au secours. Assyl se pencha au-dessus du corps et avec douceur ferma les paupières de sa bien-aimée sœur. Le jeune elfe ne pouvait plus arrêter ce flot de tristesse qu’il ressentait et cette pluie de larmes qu’il versait. Il adressa une prière dans sa langue natale en l’honneur de la jeune fille allongé à ses pieds puis s’éloigna. Il se doutait qu’il était arrivé la même chose aux autres membres de sa famille mais il voulait en avoir le cœur net. Ainsi donc, il s’enfonça plus profondément dans ce qui avait été autrefois son chez lui.

Après être entré dans la chambre de ses parents, le jeune elfe découvrit avec effarement le corps de sa mère complètement défiguré et celui d’un nourrisson éventré. Assyl ne put retenir un haut le cœur et renvoya tout ce qui n’avait pas été digéré de ses précédents repas devant cette scène. S’en était trop ! Pourquoi ? Pourquoi avait-on commit un crime si affreux ? Le jeune elfe préféra battre en retraite et continua les recherches chez lui, mais ne trouva pas le cadavre de son père. Pendant quelques instants, l’espoir qu’il put être encore envie traversa pendant quelques instants l’esprit d’Assyl, avant qu’il ne se rappelle que son père était garde royal. Il devait se trouver au palais lors de… L’attaque.

Ainsi donc, le jeune elfe pris la route du palais tout en évitant de regarder les corps de ses semblables. Il avait l’impression que ses jambes étaient lourdes, comme si elles voulaient l’empêcher de voir encore plus du massacre. Pourtant par un effort de volonté, Assyl atteignit le palais. Les portes avaient été complètement détruites. Les ennemis étaient donc bel et bien venus ici aussi. Les corps sans vie de soldats jonchaient les marches rendant la progression difficile. Son cœur battait la chamade, il savait ce qui l’attendait, il savait que ce serait partout que dans la cité, il le savait mais Assyl se mit à courir en direction de la salle du trône. Il avait peur de la vérité et pourtant il voulait la connaître. Et ce qu’il craignait arriva. La salle du trône éclairé de mille feux de ses couleurs chatoyantes resplendissait de sa beauté naturelle, épargnée par les flammes, mais le sol était une mare de sang. Les pas légers claquaient sur le liquide horripilant qui couvraient les dalles habituellement blanches. Au bout de la salle, Assyl reconnut son père, décédé, ainsi que sa reine une épée planté en plein cœur.

Le jeune elfe se laissa tomber à genoux à leurs côtés. Non. Non cela ne se pouvait. Assyl laissa la colère l’envahir. Une haine farouche et brûlante remplaça sa peine et sa douleur. Il laissa échapper un cri renfermant tous ses sentiments violent qui l’envahissait. Puis d’un geste ferme, il arracha la lame planté dans la poitrine de la reine et pris le fourreau de son défunt père. Il les garderait et avec cette épée, il tuerait ceux qui avaient fait ça.

Assyl venait d’apprendre à quel point la vie était éphémère. A quel point elle était précieuse et unique. Et malgré cet apprentissage, il prendrait la vie de ceux qui étaient la cause de désastre. Il le jura devant chaque tombe qu’il creusa. Devant chaque elfe qu’il enterra. Il les vengera !
Lorsque la nuit tomba, Assyl l’avait juré devant tout le peuple de Sylmadiel. Et c’est l’épée au côté qu’il quitta la cité, avec des yeux flamboyant de haine, des yeux désirant la mort.
lecorbeau

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Re: Concours "Un jour à..." 8e Edition : Décembre 2012

Message par lecorbeau »

Un jour à.... Eatown

Je marchais,lentement,l'âme habitée par un étrange sentiment. J'entendais les battements affolés de mon coeur à travers le silence pesant. Le silence...Ce terrible bruit qui n'en est pas un. Chaque bruit,chaque bruissement,un simple craquement de feuilles pouvait me faire tourner la tête. J'avancais prudement entre les ronces et les fougères qui obstruaient la route prinicpale. Ca ne faisait aucun doute que la ville était abandonnée mais,j'entraperçus la lumière vacillante d'une bougie. Croyant à un mirage ou pire,à une hallucination dûe à la fièvre qui m'habitait,je n'y prêtais guère d'attention. Continuant mon chemin à travers le hameau désolé,je finis par arriver devant un panneau indicateur: Lisville:3 Miles
Puit : 1 Miles
Ecole: 2 Miles
Une indication presque effacée était inscrite sur le plus haut panneau de bois. Je m'approchais,curieuse de savoir ce que cette ville pouvait auparavant renfermer. J'y lus indistinctement et avec difficulté le mot Bibliothèque. Ainsi cette ville n'était pas habitée que par des paysans illettrés. Je me dirigeais sans aucun doute dans la direction indiquée par la flèche. Au bout de quelques bas,épuisée par l'effort que demandaient deux journées éprouvantes,je m'assis sur un piquet recouvert de mousse verdâtre et glissante. Je soufflais pesament en observant les alentours:rien. Pas une maison,pas un animal. Rien à part cette lueur vacillante que je croyais être l'objet d'un mirage. Je me secouais lourdement avant de me relever. En levant la tête,j'aperçus,entre les ronces et le lierre qui couvraient la facade d'un batiment derrière moi,des mots flous et effacés. Curieuse,bien trop,comme toujours,je m'avancais vers la porte de bois qui marquait l'entrée. Je voulus l'ouvrir,mais le bois gonflé d'eau et d'humidité refusait de céder. Impatiente,je saisis la poignée et je tirais violement dessus avec l'espoir d'entendre le bois craquer. Mais rien ne se produisit. Rendue encore plus pressée de découvrir l'intérieur du batiment,j'en fis rapidement le tour avant de trouver une fenêtre,ou plutôt ses vestiges sur la facade arrière. Je m'engouffrais rapidement dans le taudis et j'y découvris plusieurs tablées,des chaises cassées ou rongées par les mites et un minuscule meuble en métal rouillé. Une taverne. Je m'aventurais plus profondément,cherchant un je ne sais quoi qui ait resité à l'emprise du temps. Des vivres,de l'eau,un lit même. Mais je ne vis rien d'autre que quelques rats effrayés par une soudaine présence humaine ici. Dépitée,je ressortis dehors sous une bruine légère. J'observais les alentours et ne repérait rien d'autre que l'étrange lueur qui me paraissait encore plus près maintenant. Je haussais les épaules,persuadée que cette lumière n'était qu'un mirage. Je repris ma route sous la pluie. Soudain,un haut immeuble de briques apparut à ma vue. La bibliothèque? Je marchais en direction de l'immeuble. Je m'arrêtais devant une immense grille en fer forgé. Qui donc protègerait une simple bibliothèque par ce genre de portail? Heureusement,celui-ci étant entrouvert,je me faufilais furtivement entre les deux portes rouillées. Arrivée devant la porte de l'immeuble,je me stoppais,regardant attentivement les moindres détails,comme certaine qu'ils allaient avoir une quelconque importance. Je me décidais finalement à rentrer. Etonnemment,la porte,bien qu'en bois,n'avait pas résisté comme celle de la taverne. Je levais les sourcils,surprise. Cette bibliothèque n'avait rien de normal...Je me précipitais quand même à l'intérieur,beaucoup trop curieuse. Devant moi s'étalaient des centaines d'étagères en bois pourri,remplies de livres humides. Je m'approchais du premier rayonnage,intriguée. Je me saisis d'un ouvrage et,en l'ouvrant,les pages s'effritèrent sensiblement. Je reposais précautioneusement le bouquin sur son étagère avant de gambader dans les gigantesques allées de pierre. La magnificience de cette ancienne bibliothèque m'émervaillait. J'arrivais soudain devant un grand buffet de bois. Celui-ci,n'étant pas pourrri attira mon attention. Je le fixais intensément et j'aperçus,par le plus grand des miracles,quelques vivres. Je levais les yeux au ciel pour prier un dieu en lequel je ne croyais pas. Entre des livres abimés et de gros in-folionil y avait quelques tranches de jambon et une gourde . Empressée de manger;je courus vers le grand buffet. Mais,à quelques pas du meuble,je me rendis compte de l'absurdité de ma situation. Seule,dans une bibliothèque du XVIIIe siècle,devant des vivres frais. C'était impossible,je m'éloignais lentement,effrayée. Un craquement se fit entendre,puis deux,puis des centaines de bruits parasites m'envahirent les oreilles. Je me mis à courir,oubliant toute prudence. A l'instant même où je sortais de la bibliothèque,celle-ci s'effondrai dans un horrible fracas. Je me retournais,persuadée d'être la cause de cette effondrement général du batiment. Je sursautai en entendant une voix derrière moi:
-Vous vous trompez. Elle était bien trop vieille pour supporter quelques années de plus. Bienvenue à Eatown.
Je me retournai au son de la voix:elle était caverneuse et grésillante. Un vieil homme d'une soixante d'années se trouvait devant mes yeux surpris.
-Je..tu..vous..,bredouillais-je.
-Je suis Marcus Eatown. L'aubergiste,se présenta-t-il en désignant la lueur vacillante qui brillait au loin. C'est moi qui est disposé les vivres dans la bibliothèque. Pour les passants,bien qu'ils soient rares ici.
REprenant de mon aplomb je parvins à articuler:
-Comment vous savez?
-Que vous êtes ici? C'est ma femme qui m'a prévenu,elle était à la taverne.
Je hochais la tête avant de demander pioliment:
-Marcus,c'est ca? Euh...Vous êtes aubergiste donc vous avez une auberge. Vous pourriez m'abriter cette nuit.
Je regardais le soleil qui se couchait,colorant l'horizon de teintes vermeilles.
-Bien sur,répondit-il.
Puis il repris sa route en sens inverse;vers la lumière. Je le suivis en silence,douteuse et sceptique. Nous arrivâmes rapidement à l'auberge,un grand manoir partiellement en ruine. Marcus m'ouvrit galamment la porte et,après avoir monté quelques marches dans l'imposante batisse,il me confia les clés de ma chambre. Je le remerciais rapidement avant de me précipiter vers la petite porte. Ma chambre était un simple réduit de quelques mètres avec un lit et une coiffeuse. Je me serais presque cru a l'ancien temps tellement les meubles me paraissaient vieux. Epuisée,je m'assis sur mon lit de fortune. Le sommeile me gagna d'une faco que je ne saurais dire. J'étais trop lasse pour m'en souvenir. Je dormis profondement avant d'être reveillée par une voix familière:
-Lucie!Debout!
Ma mère!Ici! A Eatown! Je m'aperçus rapidement que les meubles d'antan,le manoir gigantesque et la ville abandonnée avaient disparus. Marcus n'avait jamais existé,tout comme la bibliothèque ou la taverne. Rien n'était réel puisque la ville d'Eatown était un rêve.
Pruneiite

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Re: Concours "Un jour à..." 8e Edition : Décembre 2012

Message par Pruneiite »

Un jour à Geney

Tout ce qu’on pouvait dire ici, c’était que le soleil brillait de mille feux. Chaque soir, je me rendais sur la plage et j’admirais ce que j’avais enfin réussi à accomplir. J’avais passé toute ma vie à attendre ce moment, et voilà enfin qu’il arrivait, tout doucement mais sûrement. Je m’étais souvent demandé comment cela se finirait et peu à peu la réponse se devinait. Je me souviens encore de tous ces jours passés à attendre. Attendre qu’en vain, elle lève sa tête vers moi et qu’elle me sourisse. Ce que personne ne savait encore à cette époque c’est que j’étais fou amoureux d’elle, oh ce que je l’aimais. Je pouvais passer mes journées entières à la regarder, à ce qu’elle se rende compte que j’existait, que je n’étais pas seulement une personne comme les autres. Et pourtant, les jours passaient, les semaines, les mois, sans jamais qu’elle ne sache que j’étais là. Pourtant pour elle, j’aurais fait n’importe quoi. Et revoilà qu’un souvenir me revient, c’était là-bas, à Geney, lorsque mon cœur l’avait enfin conquise, et je me souviendrais toujours de cette journée.

« Tu veux que je t’aide ? Lui demandais-je gentiment,
- Pas la peine, tu sais demain matin, à la première heure, je serais partie. Je dois faire mes bagages toute seule. »

Ces mots résonnaient dans ma tête comme des grincement d’ongles sur un tableau. Ils sonnaient faux. C’était impossible. Comment avait-elle pu prendre la décision de partir, si tôt, plutôt que de rester ici, près de nous, près de moi ?

« Ecoute, dit-elle d’un ton doux et calme, tu seras toujours dans mon cœur je te le promets, mais comprends-moi.. Mon père et moi partons pour fuir ce pays, tu devrais venir avec nous !
- Je sais, mais je t’ai déjà dit qu’ici était ma vie, jamais je ne pourrais partir, c’est trop tôt pour moi.
- Alors soit. Mais laisse-moi partir alors. »

Cette dernière phrase avait eu un impact que personne n’avait pu imaginer. Dans ma tête, tout se pressait et se mettait déjà en place. J’avais une idée, peut être pas la meilleure, mais je l’aimais. Comment aurais-je pu la laisser loin de moi ? C’était tout simplement impossible. Alors je l’embrassai puis repartis chez moi écrire quelques pages sur mon cahier. J’habitais dans le centre de Geney. Ici les gens ne regardent personne en face, personne dans les yeux et vous prennent par surprise. Lorsque quelqu’un vous regarde, vous le sentez mais vous ne le voyez pas. Tout est discret ici, le bruit n’est pas présent si bien que l’on peut entendre les sons des vagues s’étendre de tout leur long sur les grains si fins de sable à des kilomètres. Et le vent, le vent aussi joue un grand rôle dans notre petite ville. Il nous rapporte les effluves des villages alentours, les bruits des navires au long et le sons de l’écume se frottant aux falaises. C’est le seul élément qui se porte à notre avantage. Sans lui, nous serions plongé dans le silence le plus total. Et ce soir il allait m’être très précieux.
Si elle partait c’est parce qu’il était favorable à la navigation, et que pour eux c’était le jour idéal pour prendre le large. Il faut dire que Geney n’est pas tellement accueillante et que tout le monde ferait bien d’y partir Car outre le silence de mort qui y régnait, les regards suspicieux des gens rares que l’on pouvait croiser, elle était aussi le symbole le plus profond de la désolation. Même si les quartiers ne sont pas en ruine, le moral des habitants, lui, est au plus bas. Il faut dire que la guerre, il y a 15 ans, n’a pas arrangé les choses.
Mais bon, pour moi, ce n’était pas des raisons suffisantes pour partir loin de son pays d’enfance, loin du pays où l’on a passé sa vie, où les souvenirs se sont forgés à force de rires et de pleurs, et pourtant c’était ce qu’elle désirait. Elle me racontait la vie d’autre part, que d’après les lettres que sa mère lui faisait parvenir, l’Autre Monde, comme ils l’appelait tous, était bien mieux qu’ici.

Quand le soleil commence à s’endormir, doucement je glissais mess pieds sur la plage, et vint m’asseoir à côté d’elle. La douleur me perforait le cœur, et mes pensées se bousculaient dans ma tête. Avais-je raison ? Avais-je tort ? Peu importe, ce qui allait être commit était irréparable. Doucement, j’avançai mes doigts sur son épaule, et descendis ma main jusque sur ses hanches, et elle m’enlaça, me serra fort, aussi fort qu’elle pût. Cela me fit hésiter quelques instants. Mais finalement ma décision était prise depuis qu’elle m’avait dit qu’elle ne reviendrait pas. Comment avais-je pu être aussi naïf et croire en un amour éternel ? Je l’allongeai sur le sable et posai sa tête sur mon torse. Je faisais défiler mes doigts à travers ses cheveux et l’embrassai sur le front. Elle se retira et s’allongea sur le sable, regardant les étoiles qui apparaissaient peu à peu lorsque la lumière du soleil, quant à elle, s’évanouissait. Je m’assis et la contempla. Elle était si belle. Je m’approchai doucement et tendis mes mains d’abord sur ses épaules, l’embrassai une dernière fois et resserrai mes doigts autour de son cou.

Je l’avais laissé partir.

Maintenant, lorsque je reviens sur cette plage, je repense à ce jour à Geney. Là où j’ai ancré à jamais la désolation et la tristesse mêlées d’amour.
Jay117

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Re: Concours "Un jour à..." 8e Edition : Décembre 2012

Message par Jay117 »

Un jour à la plage du Havre

Il faisait froid, c'était en novembre... Mes pieds s'enfonçaient dans le sable meuble, le bruit des vagues résonnait dans ma tête.
Je me penchais et ramassais un galet. D'un geste précis, je l'envoyais le plus loin possible sur la mer. Il commença à bruiner, de minuscules gouttes de pluie qui tombaient du ciel tels des diamants scintillants à la lumière du soleil. Au loin, un arc-en-ciel se dessinait, inondant de ses couleurs vives la surface de l'océan.
J'aimais cette sensation d'avoir envie de peindre ce magnifique paysage. C'était si doux...
Dans le ciel, des mouette paillaient, se laissant emporter par les courants. Sur le sable, un petit crabe avançait vaillamment. C'était le bon temps, le temps où j'étais heureuse.
Dans un moment comme celui-ci, tout peut arriver. J'aurai pu tomber à l'eau et me noyer, buter contre un rocher et m'entailler la peau ou je ne sais quoi d'autre. Mais rien de tout cela n'était arrivé.
J'avais juste regagné le haut de la plage, le vent dans les cheveux. Ce vent à l'odeur si particulière, à la fois salée et douce. Le bruine avait cessé. Tout était comme avant.
Si j'avais su...
Oui, je serais restée assise sur un rocher à attendre que la mer monte et recouvre le sable humide. J'aurai patienté jusqu'au coucher du soleil. J'aurai profité encore un peu.
Si j'avais su...
Mais je ne savais pas, alors je suis rentrée. Et ma vie a basculé.
Rien ne sera plus jamais comme avant. Jamais plus je ne contemplerais l'océan de cette façon, jamais plus je ne lancerais un galet pour entendre le son du choc contre la surface. Jamais plus je ne marcherais sur la plage pour cette raison, juste pour entendre la mer.
J'ose espérer qu'un jour ce sera de nouveau ainsi. Que je serais heureuse encore une fois...
zouck

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Re: Concours "Un jour à..." 8e Edition : Décembre 2012

Message par zouck »

Un jour à… Saint Paul, la Réunion

Je ne suis pas très bien réveillée, j’ai des courbatures et les cheveux en bataille quand le pilote de l’avion annonce que nous allons amorcer l’atterrissage à l’aéroport de Saint Denis. En temps normal, chacun de ces symptômes, même pris séparément, aurait suffi à me rendre d’une humeur assez peu affable pour la journée ; mais les circonstances sont particulières, et j’ai l’impression que mon cœur va exploser d’un moment à l’autre tant il est empli d’un bonheur intense et profond. Je prends une dernière respiration dans l’avion encore chargé de l’air de la métropole, en songeant avec délice que ce sera sans doute la dernière avant de longs mois. Je pose enfin le pied sur la terre ferme, et une chape de chaleur lourde et humide m’enveloppe. Je connaissais déjà cette sensation, pour l’avoir vécue deux fois à 14 et 15 ans, quand je m’étais rendue avec mes parents et ma fratrie sur ce petit caillou volcanique perdu dans l’Atlantique, mais qui signifiait déjà tant pour moi… Aujourd’hui, j’ai 25 ans, je suis étudiante en médecine, et je viens finir mon internat sur cette terre que je désespérais de revoir un jour. Je m’oblige à respirer longuement et à savourer l’atmosphère étouffante de l’île avant de jeter un œil circulaire sur l’environnement qui sera le mien pendant un an, et sur l’océan indien qui agrémente mes rêves chaque nuit depuis trois semaines. La suite des évènements se déroule sans heurts, mais j’ai presque l’impression que ce n’est pas moi qui retire ma valise, ni qui va louer la voiture, tant je suis absente parce qu’absorbée dans la contemplation de cette immense étendue d’eau que je sais d’expérience chaude à cette période de l’année. Je roule doucement, ne sachant plus où donner des yeux. Je dois me morigéner et me souvenir que j’ai trop peu dormi cette nuit pour me permettre de papillonner et de ne pas faire attention à la route bordée de palmiers. Tout est tellement magique ici ! Jusqu’aux panneaux, qui évoquent des destinations aux noms insolites, poétiques et pleins de magies : rivière des pluies, plaine des sables, Stella Matutina…
Enfin, j’arrive à destination, Saint Paul. Le temps d’aller garer ma voiture, de prendre possession de mon appartement de poser mon sac et de me laver et me changer rapidement, et me voilà ressortie sur les routes de cette ville qui sera mienne pendant toute une année ; j’en frémis d’extase par avance. Je me promène donc, habillée à la mode créole pour cette période de l’année –au mois de mai, c’est-à-dire débardeur coloré, léger short, et surtout les éternels « deux doigts », ou « savates », rencontrés fréquemment chez les créoles, quand ils ne se promènent pas pieds nus. Là, je croise des femmes noires habillées avec de grands tissus chatoyants, des arabes voilées, des enfants blancs courant partout que leurs mères appellent « marmay » en créole, des vieux basanés coiffés de grands chapeaux de paille se reposant au soleil de leur dure journée –la plupart du temps passée à boire de la dodo, bière locale, avec leurs amis…
Cependant, aujourd’hui règne une agitation particulière dans les rues de Saint Paul. Aujourd’hui, c’est vendredi, jour de marché. A qui ne connait pas le marché de Saint Paul, je conseille donc d’être à présent particulièrement imaginatif et de faire appel à chacun de ses cinq sens pour tenter d’imaginer l’explosion de perceptions qui constitue cet endroit tous les vendredis et tous les samedis matin : l’océan en bruit de fond, et tous les créoles parlant fort leurs langues natales, et s’interpelant d’un stand à l’autre, et se disputant, et se perdant, et se retrouvant, et le crépitement des saucisses en train d’être grillées… Et les couleurs qui jaillissent, partout, couleurs de peaux, couleurs des habits taillés dans des tissus légers, robes bustiers, dos-nus imprimés de margouillats ou de paille-en-queue, larges T-shirts avec des phrases en créole… les textures des divers bois dans lesquels sont fabriqués des babioles pour touristes sans intérêts mais aussi des objets splendides, comme de superbes lampes d’un bois rosé, et les bijoux avec des petites pierres probablement sans grande valeur, mais qui font le bonheur de beaucoup de petites filles… Avec la chaleur, des odeurs montent, des odeurs de fruits exotiques et tropicaux, de vanille aussi, qui est omniprésente ici, mais aussi des épices capiteuses, qu’une petite vieille vend dans un coin, et des herbes aromatiques proposées par un jeune qui semble un peu survolté, et le parfum salé de l’océan qui vient lécher la plage de sable noire sur laquelle s’amusent quelques chiens errant… Et le soleil, et la lumière baignent tout cela, c’est un joyeux fouillis ou chacun trouve son compte, des amoureux main dans la main, des grandes familles dont les enfants courent partout, des étudiants qui comme moi viennent prendre une bouffée de joie de vivre, des retraités se rappelant le bon temps, et des touristes sympathiques reconnaissables à leurs shorts beiges, leur grosses sandales et leurs appareils photo autour du cou.
J’achète à un prix plus que ridicule une petite barquette du meilleur ananas que j’aie jamais mangé, qu’un gros créole bronzé vient de découper juste devant moi en un tournemain, en y joignant des petits morceaux de noix de coco fraiches. Une vague de souvenir me déferle dessus. C’est sucré, rafraichissant, et tellement agréable ! Ca rappe un peu sur la langue, ça laisse une impression de rêve dans la bouche, comme si j’avais mangé un morceau de soleil. Il y a dix ans, j’avais mangé les mêmes, exactement au même endroit, j’étais venue avec mes parents, ma sœur et mes trois frères. Combien de fois, depuis, ai-je rêvé cet instant ! J’en pleure presque de bonheur.
A saint Paul, il y a un pont qui s’avance sur l’océan. Je me penche sur la barrière, et respire à plein poumon l’océan indien. Une légère brise vient ronronner contre ma joue. J’imagine avec excitation les longues virées en catamaran que j’ai déjà planifiées avec une amie créole qui m’attend. Le vent ici est chaud et sec, et s’apparente plus à la caresse apaisante d’un doux tissu qu’à la gifle vivifiante de mon mistral natal pourtant aimé, mais contre lequel en cet instant je ne troquerais jamais ce contact avec le vent réunionnais que j’attends depuis si longtemps.
lea72

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Re: Concours "Un jour à..." 8e Edition : Décembre 2012

Message par lea72 »

Un jour à Paris, je me rendrai
et de ce jour là je me souviendrai.
Car Paris marque les esprits
enfin... c'est ce qu'on m'a dit

J'ai eu des échos de cette ville magnifique
à qui on lui décerne un titre honorifique
les poètes et les peintres sont les acteurs principaux
de cette agglomération aux nombreux casinos.

Enfin,un jour je me décidai
pour voir si ces rumeurs étaient vraies,
et après en avoir fait sa visite
de cette ville je fus séduite,

Car à Paris quand la nuit tombe,
tout s'illumine,tout s'anime
les gens jouent avec leurs ombres
autour de la ville sublime.

L'imposante tour Eiffel
emblème de la capitale
embellit le grand ciel
de sa taille colossale

Sur un banc, des amoureux
près de la Seine endormie
se montrent qu'ils sont heureux
Ici, ensemble à Paris.
legenie

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Re: Concours "Un jour à..." 8e Edition : Décembre 2012

Message par legenie »

Un jour à…
Je suis de retour dans ma ville. Je mis sens bien. Comme d’habitude il fait beau, et comme d’habitude c’est le matin. C’est toujours le matin quand je me réveille ici. Le soleil levant caresse ma peau, une légère brise fait onduler mes cheveux. Peu à peu mes muscles se détendent, mon angoisse disparais emporter par le vent. Je me promène, la ville est déserte, c’est moi qui veux ça. Je ressens une solitude agréable, une sensation de liberté. Je ne me lasse jamais de cet endroit. Au faire et à mesure de mon vagabondage des odeurs délicieuses me parviennent. De l’odeur du pain frais sortant du four, aux parfums des fleurs les plus enivrantes, en passant par des fragrances iodées. Chacune entraine mon imagination vers des contrées lointaines. C’est grisant, je sais que si je veux, je peux m’y trouver, en un instant.
Je préfère profiter de la matinée en haut de la colline, les couleurs y sont tellement belles! Je reste assise à contempler mon endroit, pleine de fierté. C’est moi qui l’ai créé, j’y suis en sécurité, j’y suis bien.
A midi je redescends. Je me dirige vers mon restaurant préféré, je m’assois à une table sous le sol pleureur de la coure pavée. Le coin est magique, j’attends le moment où le soleil sera parfaitement à son zénith. D’un seul coup le soleil est au bon endroit, la lumière se reflète sur les vitraux des bâtiments, créant l’arc en ciel de couleur qui remplit le petit espace d’une dizaine de mètres carrés où je mange chaque fois. Cette effusion de couleurs dure moins d’une minute, donc, j’en profite au maximum. A la fin un sourire aux lèvres, j’attaque mon repas. Ce midi, c’est un filet mignon de porc accompagné de pommes de terres sautées. La viande est parfaitement cuite, les pommes de terres fondent dans la bouche. Le tout est nappé de la sauce de la viande légèrement caramélisée. Je me régale ! Comme dessert, j’ai choisi une tarte tatin accompagnée d’une boule de glace vanille, la fin de mon repas est au même niveau que le début, excellent.
Après cette heure de pause culinaire je me rends à la bibliothèque. C’est mon établissement préféré. Il y a des livres partout, sur chaque mur, du sol au plafond qui est très haut. Le sol est constitué d’une plaque en verre parfaitement translucide sous lequel on peut admirer des anciens ouvrages ouvert sur leurs plus splendides illustrations. Pour accéder à la plupart des ouvrages il faut se servir des échelles disposées sur des sortes de rail le long des étagères. Les livres son rangés par ordre chronologique du haut vers le bas. Je commence par monter jusqu’au plafond pour admirer les plus anciennes œuvres. Je caresse la tranche des grimoires jusqu'à en choisir un. Je l’ouvre et inspire profondément pour capter l’odeur si particulière des vieux livres. Je flâne au milieu des ouvrages pendant une bonne partie de l’après midi.
Ensuite je décide de consacrer quelques heures à la confection de mon petit univers. Je monte au sommet de ma tour d’observation et commence, par la force de mon imagination, à améliorer et à étendre ma ville. Je change la forme de quelques rues que je trouve trop droite, je rajoute un ou deux espaces verts. Aujourd’hui je vais enfin pouvoir mettre en place mon projet sur lequel je travaille depuis un certain temps. Un fleuve apparaît ainsi au milieu des rues sinueuses du centre ville. C’est toute joyeuse que je redescends quand le crépuscule arrive. Je décide d’attendre ma prochaine excursion ici pour aller admirer ce que je viens de créer, pour l’instant c’est l’heure du coucher de soleil.
Je me rends au port à l’ouest de la ville. Je m’assois sur un des jolis pontons de bois. J’admire alors le soleil s’enfoncer dans la mer jusqu’a disparaître. Pour observer les étoiles je vais m’allonger sur la plage, le sable est tiède. Les étoiles ici son beaucoup plus nombreuses que dans la réalité. Elles forment des constellations chaque fois différentes, de formes variées.
Le tonnerre résonne au loin, je soupire. Je tourne la tête vers la chaine de montagne, au nord. Des nuages sombres se dirigent vers moi. Le tonnerre retentit toutes les quelques secondes. Il correspond au bruit que doit faire un de mes parents en montant les marches pour venir me chercher, chez moi, là bas. La pluie qui arrive est une façon de me réhabituer au mauvais temps qu’il fait à la maison et à l’humeur général. Je profite de mes derniers instants ici. M’évader un peu me fait toujours du bien, ma manière à moi de me débarrasser de mes soucis. J’inspire une dernière fois l’air dénudé de pollution qui règne ici. La pluie s’abat sur moi. Je ferme les yeux.
Je suis heureuse d’avoir passé une journée dans mon petit paradis. Un jour… ici.
Verrouillé

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