Ravenswood School - Quartier Libre

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Yumeko

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Lysandre Isella

Message par Yumeko »

Lysandre Isella
Suisse ǀ 16 ans (né le 24/05) ǀ 183 cm ǀ Fée ǀ Elève ǀ Douceur et délicatesse

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Le Grand Secret

Histoire :
Je ne sais pas où je suis né. Je ne connais pas mes racines. Je ne connais pas mes parents. Je ne sais pas qui est ma mère biologique. Je ne sais pas qui est mon père biologique. Je ne les ai jamais connus. Je ne les ai jamais rencontrés. Ma naissance est un grand point d'interrogation. J'ai été abandonné à ma naissance. J'ai été laissé sur le pas de la porte de mes parents adoptifs. J'étais emmitouflé dans une couverture blanche comme les premières neiges. J'étais dans un panier et je dormais à poing fermé. Il n'y avait aucune lettre. Je ne sais pas combien de temps je suis resté sur le pas de la porte. Quelques minutes ou quelques heures, je ne le saurai jamais. Ma mère qui deviendra maman m'a trouvé en premier. Elle fut étonnée de tomber sur un bébé en ouvrant sa porte d'entrée. Tout le monde l'aurait été à sa place. Elle a ramassé le panier. Elle a fait demi-tour en refermant la porte derrière elle. Elle a appelé son mari en déposant le panier sur la table. Papa fut tout aussi surpris quand il me vit. Maman et papa ont longuement discuté. Ils ne savaient pas quoi faire. Me garder ? Me confier à quelqu'un d'autre ? Retrouver mes parents ? Le bébé que j'étais n'était pas d'accord. Il semblerait avoir ouvert les yeux pour me mettre à pleurer. Maman m'a pris dans ses bras et je me suis tu en un instant. Leur décision ne fut pas longue. En quelques minutes, ils me gardèrent et m'adoptèrent. J'intégrais la famille Isella. Ils avaient eu deux enfants auparavant. Ils étaient adultes depuis bien longtemps. Capucine avait deux cent dix-sept ans à ma naissance. Elle vivait en Italie et elle cultivait des fleurs avec son mari Vicente, une fée. Ils les vendaient sur le marché trois fois par semaine. Baptiste avait soixante-trois ans et il vivait dans le même village. Il cultivait des fruits et des légumes dans une serre pour les vendre aux villageois. Par la force des choses, je devenais leur troisième enfant. Ils me trouvèrent un prénom. Ils tombèrent d'accord pour Lysandre. Avec le temps, Lys est devenu mon surnom et c'est resté.
J'ai grandi dans un village en Suisse Italienne. Ce village se situe dans une vallée entourée de montagnes où une rivière coule en bas. Si l'on s'éloigne un peu, il y a des sapins formant une belle et grande forêt. C'est paisible de vivre ici. C'est entouré par la nature. Elle vit avec nous. Le village n'est pas très grand mais beaucoup de surnaturels y vivent. Principalement des fées. Ce sont les premiers à s'être installés dans ce lieu. Petit à petit, ils ont fondé le village. Au fil du temps, il s'est agrandi avec l'arrivée de quelques sorciers et quelques elfes. Certains sont restés, d'autres sont partis. Mais ce n'est pas un village exclusivement surnaturel. Quelques humains ont été accueillis car ils vivent une relation avec un surnaturel. Toutefois, ils sont assez rares. Localisé dans les montagnes suisses, les hivers peuvent être rudes. Il y a des années où les températures sont négatives pendant de longues semaines ou seulement quelques jours. Les saisons passent mais elles ne se ressemblent pas toujours. Un seul élément ne change pas : la neige. Chaque hiver elle revient. On ne sait pas exactement quand. Elle recouvre le paysage d'un blanc brillant dès que le soleil fait son apparition. Si on ne fait pas attention, on peut s'en éblouir les yeux. J'aime regarder les flocons tomber du ciel. Quand j'étais petit, j'étais fasciné par ce spectacle. Je pouvais reste des heures contemplatif, la bouche et les yeux grands ouverts. Ce n'est pas seulement la vue. C'est aussi le son de mes pas dans la poudreuse. Le bruit de la neige fraiche qui craque sous mes semelles. Quand j'étais petit, c'était mon bruit préféré. Je pouvais marcher de longues minutes pour le simple plaisir d'entendre ce son. Les promenades n'avaient pas lieu qu'en hiver. En toute saison, je marchais avec maman et papa. Avec maman, c'était de simples balades. Avec papa, c'était des découvertes à chaque fois. Il est un grand passionné de botanique. Il aime la nature et les cadeaux qu'elle offre. Avec lui, j'ai appris le nom de chaque plante, chaque arbre, chaque champignon, chaque fruit, chaque légume. On prenait un panier et on ramassait des aliments pour accompagner le repas du midi et du soir. Il m'apprenait à reconnaitre les plantes comestibles et non comestibles. Parfois, elles se ressemblent beaucoup. Il faut toujours faire attention au détail.
Il y a toujours eu un grand potager derrière la maison. Maman y a toujours passé des heures. Bêcher, semer, piquer, planter, arroser, cueillir... légumes, fruits et plantes aromatiques. Elle se ressource quand elle met les mains dans la terres. Je comprends son sentiment. Je le partage. Elle m'a appris à m'occuper du potager, à partager son amour pour la terre. Il y a quelque chose de gratifiant à produire soi-même. Elle aime voir pousser, grandir, devenir des fruits et des légumes. Elle se satisfait de récolter et de manger les fruits de son labeur. Maman comme papa vivent des plaisirs simples de la vie. J'ai été élevé de cette manière et je les comprends. J'ai vécu une enfance facile et agréable. Si un jour, on me pose la question, je ne voudrais rien changer. Devant la maison, il y a des fleurs. Maman adore les fleurs et elle en prend soin. Il y a de gros hortensias roses, des rosiers pimprenelles blanches, des centaurées des montagnes bleus et mauves et des tulipes botaniques jaunes. Cela crée de jolies couleurs durant la saison printanière et estivale. Si j'aime la nature grâce à mes parents, j'ai eu très tôt le goût pour la lecture. Quand j'étais petit, le soir il y avait toujours ce même rituel. J'avais le droit à une histoire avant de m'endormir. Les histoires alternaient comme le narrateur. Parfois, c'était papa et parfois, c'était maman. Leur voix me berçait avant d'atteindre le pays des songes. En grandissant, c'est le pays de l'imaginaire qui a eu ma préférence. J'aimais ces histoires où les personnages vivaient mille aventures dans des contrées parfois lointaines. Cela m'a donné envie de savoir lire très tôt. Papa m'a appris avant même d'aller à l'école. J'étais content d'apprendre. Je sentais la fierté dans le regard de mes parents. Cela me rendait plus heureux encore. Au fil des années, les romans, les pièces de théâtre et les poèmes se sont fait une place dans la bibliothèque de la maison.
Dans le village, il y a une école pour les vingt-et-un enfants et adolescents. Les âges et les espèces se mélangent et se côtoient. Le professeur est une fée et il nous fait cours la semaine. Plus je grandissais et plus les matières se diversifiaient. Mais la littérature et les sciences naturelles ont toujours eu ma préférence. Maman et papa m'aidaient quand j'avais un peu de difficultés à faire mes devoirs. J'ai toujours été studieux, me donnant du mal pour avoir de bonnes appréciations en classe. L'école me plaisait car cela se passait bien. En passant du temps avec mes camarades de classe, je me fis une amie. Ornella. C'est une fée à la personnalité simple, douce et joviale. Nous étions assis à côté l'un de l'autre en classe. Il arrivait souvent d'aller jouer chez elle ou elle chez moi. De l'enfance, je suis entré dans l'adolescence. Nos discussions évoluaient, nos jeux également. Sauf mon goût pour la lecture. Je prenais toujours plaisir à lire. J'aimais me réfugier dans différentes histoires, m'évadant de mon quotidien. Mes sentiments aussi changeaient. Ornella parlait parfois des garçons et je lui donnais souvent raison. J'avais quatorze ans quand j'ai compris être attiré par les garçons. Au début, je ne lui ai rien dit de peur de sa réaction. Mes parents ne savaient rien non plus. Puis, un jour, j'ai pris mon courage à deux mains. Je lui ai avoué. Elle ne s'est pas moquée. Elle n'a pas été déçue. Elle n'était pas dégoûtée. Elle m'acceptait. Elle me soutenait. L'année de nos quinze ans, elle a commencé à sortir avec un garçon prénommé Mattéo. Tous les élèves se connaissaient plus ou moins. Nous avons grandi ensemble. Seuls les affinités changeaient au final. Mattéo était beau, agréable et intéressant. Je comprenais pourquoi ma meilleure amie l'aimait. Au fil du temps, j'ai commencé à nourrir des sentiments similaires à son égard. Si je lui avais avoué mon homosexualité, je taisais mes sentiments. Il m'arrivait de passer du temps en leur compagnie mais c'était une situation difficile. J'étais envieux de leur relation mais je ne voulais rien gâcher. Ni mon amitié, ni leur relation. Lui était comme un livre dont sa lecture m'était interdite. Je pouvais seulement observer sa couverture sans en toucher la reliure.
Ornella et Mattéo ne remarquaient rien. Un autre garçon oui. Je pensais être assez discret. Je voulais garder mes sentiments pour moi. Je ne faisais de mal à personne. Mais Adam était plus observateur que les autres. Un garçon plus âgé, de deux ans mon ainé. Un jour où j'étais seul pour rentrer à la maison, il m'aborda après l'école. En quelques mots, il m'avoua connaitre mon secret, mes sentiments amoureux envers le petit ami de ma meilleure amie. Et pour enfoncer le clou, je devais faire ce qu'il me demandait sous peine de révéler mon secret à tout le monde. Je n'aimais pas la position dans laquelle il me mettait. J'étais à la fois, mal à l'aise, gêné et honteux. Mais j'acceptais son chantage et je me retrouvais pieds et poings liés à lui. Au début, ce n'était pas grand chose mais je passais la plus grande partie de mon temps libre en sa compagnie. Il m'éloignait d'Ornella, et par extension de Mattéo. La meilleure excuse était des cours particuliers qu'il m'aurait donné. Plusieurs fois, je me retrouvais dans sa chambre soit à faire nos devoirs, soit à discuter. Parfois, c'était les deux. Je n'ai jamais été très prolixe, excepté à discuter de botanique ou de littérature. Pour le reste, Adam me posait tout un tas de questions plus ou moins personnelles. Cela aussi pouvait me rendre mal à l'aise et rougissant. Cela le faisait toujours sourire. Quand nous n'étions pas dans sa chambre, je devais le suivre pour une promenade en dehors du village. Cela a duré des semaines puis il y a eu un changement. Laisse-moi t'embrasser ou je dis tout. Encore une fois, j'ai accepté. Je l'ai laissé m'embrassé. Mon premier baiser... puis mon second, mon troisième, mon quatrième, mon cinquième... Après cela, j'ai arrêté de compter. Il y en a eu bien d'autres. La plupart quand nous étions dans sa chambre. Après les baisers, vinrent les caresses. Ses mains sur mon corps. Mon visage, mes cheveux, mon cou, mes clavicules, mon torse, mon ventre, mes jambes... Si ce n'était ses mains, c'était ses lèvres. Je ressentais un mélange contradictoire de répulsion et de désir. Une contradiction entre le corps et l'esprit. Et il y a eu le chantage de trop.
J'ai refusé plus que les baisers et les caresses. J'ai refusé d'aller plus loin. Il menaçait de tout révéler si je rejetais sa demande. Cette fois-là, je n'ai pas accepté. Le lendemain, il a divulgué à tous mes camarades de classe mon secret. Mortifié, je n'ai pas eu le courage de regarder dans les yeux Ornella, et encore moins Mattéo. Alors, j'ai réagi de la seule manière possible en m'enfuyant le plus loin possible des autres, de leurs regards, de leurs réactions et de leurs mots. J'ai volé jusqu'en dehors du village, atterrissant dans la forêt alors que la pluie tombait averse. Elle me trempa entièrement. Sur mes joues cascadaient, les gouttes de pluie et mes larmes. Et le pire dans tout cela, Adam avait réussi à me suivre. Comme s'il ne pouvait pas me laisser un seul instant de répit. Lui aussi je voulais le fuir, et plus jamais le revoir. Je ne me souviens pas dans son entièreté des mots échangés ensuite. Il me reste seulement quelques brides des évènements. A un moment donné, j'ai perdu l'équilibre. Je suis tombé et j'ai dévalé le terrain pentu. Je crois mettre cogné la tête contre un objet dur et j'ai perdu connaissance. Je me suis réveillé presque deux jours plus tard dans mon lit. Papa était dans ma chambre, à mon chevet. J'ai vu le soulagement dans son regard en prononçant quelques mots avant d'appeler maman. Elle fut tout aussi soulagée de me voir ouvrir les yeux. De cet accident, je gardais une légère perte de mémoire et je souffris d'une grosse bosse à la tête, de quelques égratignures et ecchymoses. Mais je n'oubliais pas le reste. Quand je fus rétabli, papa et maman m'autorisèrent à retourner à l'école. Pourtant, je refusais. J'avais honte de tout et je n'avais pas le courage de revoir quiconque. Je lisais l'incompréhension dans leur regard jusqu'à oser leur révéler une partie de la vérité. Je n'avouai pas tout au sujet d'Adam. Pas les détails les plus intimes. D'une manière ou d'une autre, j'avais peur de les décevoir, de les voir ressentir un sentiment d'embarras à mon égard. Sans doute à tort.
Les jours passèrent sans trouver la force, ni le courage de sortir de la maison. Ils semblèrent m'avoir déserté. Papa et maman s'inquiétaient de plus en plus. Je les entendais discuter entre eux de la situation, de moi. Un soir, pendant le diner, ils m'expliquèrent avoir longuement réfléchi à la situation et trouver une solution. Si je ne voulais pas reprendre l'école dans notre village alors j'acceptais de poursuivre l'enseignement dans une autre école. Ils en avaient entendu parler par le biais d'un connaissance. Une école pour les surnaturels se situant en Angleterre. Je n'imaginais pas un seul instant devoir faire un tel choix. Je ne sais pas ce qui me paraissait le plus supportable entre les deux. Je ne souhaitais choisir ni l'un, ni l'autre même si je dus me résoudre à le faire. Je décidais de partir en Angleterre loin de ma maison, de mon village, de tout ce que je connaissais pour un lieu inconnu. Mes parents envoyèrent mon dossier d'inscription à l'école et une réponse favorable arriva quelques jours plus tard. Il ne me restait plus qu'à faire mes bagages et prendre un avion pour traverser une partie de l'Europe. Je fis une dernière chose avant cela. J'appelais Ornella mais je tombais sur sa messagerie. Je ne sais pas si c'était plus facile ainsi ou non mais je lui laissais un long message vocal. Quelques heures avant mon départ, elle vint à la maison. Sans un mot, elle m'a serré très fort contre elle et je me suis mis à pleurer et elle aussi. Nous étions autant désolé l'un que l'autre, échangeant des excuses pour être devenus les pires amis au monde. Elle a essayé de me convaincre de rester mais j'ai refusé. Peut-être avais-je tort. Peut-être aurais-je pris une autre décision si j'avais eu cette discussion avant avec elle mais les choses s'étaient déroulées différemment. Je ne pouvais plus revenir en arrière ou changer d'avis sur un coup de tête.

Caractère :
Lysandre est d'un caractère facile, qui aidera n'importe quelle personne qui le lui demandera. Il est tout aussi facile à vivre à la maison comme avec les autres. C'est un gentil garçon souriant et sensible. Mais au fond de lui, il cache sa peur de l'abandon et celle de décevoir ses proches d'une manière ou d'une autre. D'une nature assez réservée, et plutôt timide, il a tendance à rougir assez souvent quand on le complimente ou s'il se sent gêné. Il parle doucement, il n'élève jamais la voix. Il est rempli de douceur, touchant les choses avec une infinie délicatesse comme si chaque élément était, à la fois fragile et précieux. Il est une personne patiente et il aime prendre son temps. Plus que parler, il apprécie d'observer la nature et les animaux dans leur milieu naturel. S'il a un goût prononcé pour la botanique, il affectionne plus que tout de pouvoir se plonger dans un roman, une pièce de théâtre et un recueil de poèmes. Ses trois genres de prédilection. Lysandre est un grand romantique qui apprécie les grandes histoires d'amour dans les livres, les séries télévisées, les films et les chansons tout en rêvant d'en vivre une un jour.

Physique :
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Re: Ravenswood School - Quartier Libre

Message par naji2807 »

Fiche validée ! Lysandre est très mignon, j'ai hâte de le voir en jeu ^^ Il est du coup dans la même chambre qu'Aℓєχαη∂яє :D
naji2807

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Re: Ravenswood School - Quartier Libre

Message par naji2807 »

Tania Celeanar/Mlle Celeanar
24 ans, Née le 6 janvier, 1m66
Elfe, Bibliothécaire, Fleur Bleue, Plus détendue avec Lawrence

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Je ne savais pas

Je n'aurai pas pu faire prof pour plusieurs raisons, et la principale est un grand manque d'autorité de ma part, mais il y aussi ce côté dont nous discutons avec Lawrence, le fait qu'il faille s'adapter à tous les élèves, tout en prenant en compte le fait qu'on ne puisse pas vraiment faire de l'individuel. A la bibliothèque, je suis plutôt dans de l'individuel, justement, et c'est bien plus évident je trouve. Je prends vraiment le temps avec chaque élève, je réponds à ses questions, je le guide en fonction de ses recherches, en gros, je peux prendre mon temps.
J'acquiesce à la réponse de Lawrence, les cours du soutien existent déjà un peu je crois, mais ce n'est pas officiel. Je vois souvent Adan, ou d'autres très bons élèves, donner des cours à la bibliothèque, réexpliquer une leçon. Ce n'est peut-être pas trop mal, que les élèves eux-mêmes tiennent ce rôle, ça les responsabilise et ça les aide peut-être à réviser de leur côté aussi.
- Je crois que certains élèves tiennent ont déjà investis cette mission et donnent des cours particuliers à certain de leurs camarades. En revanche, je te rejoins tout à fait en ce qui concerne les classes par niveau, ça aiderait sûrement, plutôt que de classer les élèves par âges ou par espèces... et en même temps, est-ce ne serait pas un peu discriminatoire ? Je veux dire que les élèves dans les classes de niveaux "faibles" se sentiront peut-être dévaloriser ? Il faut sûrement voir comment les choses seraient présentés, je réfléchis à voix haute.
Nous quittons le monde pédagogique et nous pardon dans celui que j'affectionne particulièrement : le monde des livres. J'aime parler lecture, et je pourrais même en parler pendant des heures, au point de certainement ennuyer mon auditoire. Et ce monde des livres est si fascinant, si vaste, que je ne peux pas me contenter d'en choisir un seul, trop de livres me plaisent, ils sont trop nombreux à faire naître chez moi de fortes émotions.
- C'est exactement ça, j'acquiesce en voyant qu'il a compris mon idée. Mais j'admets qu'il y en a peut-être quelques-uns qui sortent du lot... J'avoue que j'essaie de ne pas trop relire de livres, car j'en ai trop que je veux lire et que je n'ai pas encore lu, mais il m'est arrivé de relire trois ou quatre fois la série "A la croisée des mondes". C'est un coup de coeur de jeunesse, mais ce que j'aime particulièrement dans cette oeuvre, comme dans beaucoup d'autres finalement, c'est que la lecture change en fonction de l'âge qu'on a quand on lit le livre. Il y a plusieurs sens à l'histoire, et c'est ce qui fait une bonne relecture, le fait de pouvoir redécouvrir l'histoire sous un plan différent à chaque fois.
Un sourire victorieux étire mes lèvres quand Lawrence me confirme que j'ai visé juste sur son style en matière de livres. j'acquiesce en l'écoutant, ça ne m'étonne pas trop qu'il aime aussi la fantasy, et j'aurai dû m'en douter concernant la science-fiction.
- Bien sûr, il faut bien que tu sortes un peu de tout ce réalisme, j'acquiesce en souriant. En revanche, je crois que tu te trompes, je ne suis pas très douée en enquête, je suis la première à me faire surprendre par les twists finaux des oeuvres que je lis ou que je regarde, et je n'ai jamais trouvé le tueur d'aucun livres policiers que j'ai pu lire, même si j'admets en avoir lu très peu.
Lawrence se gare facilement, et je sors tranquillement de la voiture une fois celle-ci à l'arrêt.
- Tu sais déjà où tu veux aller ? je demande.
#Belle
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Re: Ravenswood School - Quartier Libre

Message par naji2807 »

Kelly Winstood, dite Mlle Winstood
28 ans, Née le 31 Décembre, 1m62
Dhampir, Secrétaire stricte, Souvent excédée, Inquiète pour Maëlle, Rejointe par Finn

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Je ne suis pas du genre à m'inquiéter facilement, en général, c'est plutôt la colère qui s'active chez moi. En fait, même quand j'éprouve un peu de peur, la colère a tendance à faire surface et à s'activer assez rapidement, ce qui me rend irritable. J'en ai bien conscience, mais ce n'est pas pour cela que j'arrive à agir autrement. Je suis donc un peu agacé face à Finngard, qui n'était pas à l'infirmerie, et j'ai du mal à cacher mon irritation. Je reste malgré tout professionnel, et donne les informations nécessaires à Finngard. Je suis bien d'accord avec lui, les choses deviennent plus inquiétantes, et je ne peux pas le tolérer. Je dois résoudre ce problème rapidement, il en va de la sécurité des élèves, dont je suis responsable.
La réponse de l'infirmier concernant l'état de santé de Mlle Gâtes est, elle au moins, un peu plus rassurante et me fait acquiescer. Je ne me voyais pas aller voir Briac pour lui annoncer le décès de sa petite soeur... Il va cependant falloir que j'aille le voir pour faire la lumière sur toute cette histoire. J'avoue ne pas comprendre pourquoi il ne m'a pas parlé avant de ce frère dangereux. Je veux dire qu'il aurait dû m'en parler dès qu'il a su que sa soeur était en danger....
- Bien, j'acquiesce en le regardant soigner la jeune fille.
Elle est entre de bonnes mains, j'ai confiance en Finngard, et j'espère ne pas me tromper... Je déteste ça, mais je suis en train de douter d'à peu près tout et tout le monde. Comment a-t-on pu passer à côté d'un homme si dangereux ? Quelqu'un l'aide forcément ici, mais qui ? Cette situation commence à m'agacer fortement...
- Il faut que j'aille parler à Briac, je réponds à la question de Finngard. Il doit forcément savoir quelque chose. Puis-je la laisser seule avec toi ? je demande en désignant l'élève encore inconsciente.
#Cerbère
naji2807

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Re: Ravenswood School - Quartier Libre

Message par naji2807 »

Karla Garcés
18 ans, Née le 30 août, 1m78
Louve Garou, Fille d'Alpha, Mexicaine, Sympa avec Artémis

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Je suis pas du genre à faire chier les gens, mais s'ils veulent parler, je peux les écouter sans trop de problème. Je suis pas la meuf la plus tolérante de l'univers, et j'prends donc souvent parti quand on me raconte une histoire, mais je pense que ça fait de moi une bonne oreille, parce que je suis souvent du côté de la personne qui me parle. Et puis, je pense qu'il y a un truc chez moi, qui me pousse à creuser un peu, quand les gens vont pas bien. Mon père disait que les alphas sont des protecteurs, qu'on a ça dans le sang, et que c'est ça qui fait de nous de bons alphas. Les dominants qui se contentent d'écraser les autres sont pas de bons leaders, la preuve avec Ander.
C'est peut-être pour ça que je suis un peu plus attentive quand Artémis me répond. Elle a pas l'air d'aller très bien, comme si ça lui rappelait de mauvais souvenirs. En même temps, je veux pas trop creuser, pour pas qu'elle se sente trop mal, et en même temps, je veux qu'elle sache qu'elle peut m'en parler si elle veut.
- Je vois... un truc pas cool t'es arrivé l'année dernière ?
Finalement, moi aussi j'ai passé de mauvais moments, avant de venir ici, et j'avoue que je pensais pas que ça me plairait tant que ça. Je prenais un peu ça pour une punition, un moyen de m'éloigner de ma meute, une façon pour Ander de réaffirmer son pouvoir là-bas, sans moi dans ses pattes. C'est un peu le cas, je pense, mais j'avoue que l'ambiance ici me déplait pas. Les gens sont cool, pas trop prise de tête, et puis, ça fait du bien de relâcher un peu la pression parfois. J'oublie pas mon but, mais je me détends un peu. Je culpabilise aussi, de pas plus me battre pour retourner auprès de ma mère... Mais je m'entraîne, et quand je serai assez forte, j'irai reprendre ma place.
- Ouais, c'est clair que c'est particulier, mais dans le sens de cool. Y'a plein d'espèces différentes et c'est marrant de voir qu'on arrive à bien s'entendre, c'est encourageant.
Mon père était pour la bonne entente entre les espèces, et je suis plutôt d'accord avec lui. Ander préfère que la meute reste fermée, je sais qu'il a peur de certaines autres espèces, les vampires notamment... c'est un sacré trouillard.
On entre dans le réfectoire et je me place dans la queue qui avance à un bon rythme.
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Re: Ravenswood School - Quartier Libre

Message par naji2807 »

Jaz Waves
Né le 22 avril, 18 ans, 1m95
Elfe, Surfeur, Demenien, Jem’enfoutiste, Dragueur avec Monika

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C'est marrant comme y'a plein d'espèce ici. A Demenia aussi, en vrai, mais c'était plus genre des touristes, donc y'avait d'tous les âges, alors qu'ici, c'est plutôt des gens d'mon âge, ou juste un peu plus jeunes, donc c'est cool. J'avais peur de me faire un peu chier - l'école, c'est pas mon grand kiff - mais en fait, les gens sont cool, pas trop prise de tête, et puis, les matières sont pas trop dures. Enfin, j'ai pas encore eu d'notes, mais je sais que ce sera pas trop la cata. Ce sera pas un truc de fou, parce que j'ai jamais des notes excellentes, mais ça ira quoi.
Je m'suis servi et maintenant je m'cherche une table. Y'a rien d'mieux que d'manger avec une jolie fille, alors qu'en j'en vois une, j'vais la r'joindre. Elle a un fruit du plasma d'vant elle, et j'sens qu'c'est une vampire. J'ai d'jà goûté - par curiosité - et j'trouve vraiment pas ça bon, c'que les vampires doivent manger pour suivre. Enfin après, entre ça et l'sang, j'sais pas c'qui est l'pire... Enfin, c'est pas c'qu'i a dans son assiette qui m'intéresse, c'est elle. Elle est plutôt belle, et puis elle a l'air de bien m'aimer aussi, parce qu'elle me sourit et prend un ton que j'connais bien. Mon sourire s'élargit, et j'm'assois en face d'elle.
Elle est marrante, avec son sourire qui dévoile ses crocs. J'me suis déjà fait mordre, et c'était pas si mal en vrai. J'évite de l'faire tout l'temps, parce que je sais qu'y'a des risques et tout, mais ça ajoute du piment dans l'sexe quoi.
- Bon ap', j'lui dis quand elle prend une bouchée d'son truc.
Moi j'mange un peu d'pâtes et m'présente :
- Moi c'est Jaz, et toi belle vampire ?
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Re: Ravenswood School - Quartier Libre

Message par naji2807 »

Valente Dario
18 ans, Né le 13 juin, 1m90
Loup Garou, Dominant et surprotecteur, Inquiet pour Gabriel

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Grave

Il sourit et ça me fait bêtement plaisir. Il a souvent l'air triste, que ce soit les rares fois où nous nous sommes parlés ou les plus nombreuses fois où je le croise. Parfois, il semble aller mieux - heureusement, sinon je serai vraiment inquiet - quand il est avec cette petite fée blonde, par exemple, mais j'aimerai le voir sourire plus souvent, car je trouve qu'il a un très beau sourire. Malgré tout, il garde les yeux baissés et je me demande si c'est une habitude chez lui, pour ne pas faire de vague, ou quelque chose du même genre... Sa réponse me fait sourire à mon tour, et je secoue la tête pour le rassurer.
- Merci, mais ne t'en fais pas, je n'ai pas cru que tu critiquais mon prénom. Je peux comprendre qu'il ne soit pas facile à prononcer pour certains d'entre vous. Moi-même, j'ai parfois du mal avec votre langue, je ris légèrement.
Mais c'est aussi ce que j'aime ici, le fait de pratiquer une autre langue et aussi de découvrir plein de personnes de nationalités différentes. Pour moi qui n'avait jamais voyagé, c'est une vraie bouffée d'air frais. Je culpabilise encore un peu d'avoir laissé mon père et ma soeur seuls, mais j'avoue profiter de plus en plus de cet endroit.
Il ne semble pas prêt à me parler de ce qui le tourmente, et même si j'aimerai vraiment qu'il le fasse, je n'insiste pas. Je lui ai dit qu'il pouvait le faire, mais c'est à lui de décider, je ne peux pas le forcer. Il sait déjà ce que je pense de son orientation sexuelle, il connait même la mienne - il faut dire aussi que je ne la cache pas vraiment - alors je ne sais pas ce qui le retient... mais soit, je serai patient.
Quand ses yeux remontent un peu, je souris encore, prenant ça comme un grain de confiance. J'aimerai qu'il se sente plus à l'aise avec moi, mais je ne sais pas vraiment quoi faire pour le rassurer. Il doit forcément se sentir un peu plus à l'aise, cependant, puisqu'il me questionne, faisant durer la conversation. Mon sourire s'élargit, et j'acquiesce, ravi de pouvoir continuer à lui parler et qu'il ne s'enfuit pas simplement.
- Absolument. J'ai arrêté très tôt de suivre des cours dans une école, alors ça fait un peu nouveau pour moi et j'ai un peu de mal à rattraper mon retard, mais le cadre me plait beaucoup. Et puis, je suis sociable et j'admets que ça me manquait de voir des gens de mon âge aussi régulièrement.
J'ai un pincement au coeur, qui se traduit par une grimace coupable, comme si je trahissais un peu ma famille en disant ça...
- Et toi, tu te plais ici ? je demande à mon tour.
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Re: Ravenswood School - Quartier Libre

Message par naji2807 »

Iphigénia Clarance, dite Efi
25 ans (en paraît 23), Née le 23 Mai, 1m65
Prof de langue, Vampire transformée, Timide, Enceinte, Stressée avec Adrian

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Lollipop

J'acquiesce quand il part se laver les dents, et je reste là, indécise dans cette chambre... la dernière fois que je suis venue, c'était quand... Je rougis violemment, essayant de ne pas fixer mon regard sur le lit, de ne pas revivre des souvenirs que lui a oublié. Les larmes me montent aux yeux quand j'y pense. Il a oublié. Qu'est-ce que je fais là bon sang... Je vais me débrouiller toute seule, ça ira. Je devrais peut-être même démissionner maintenant, de toute façon, je ne pourrais pas travailler en fin de grossesse. On rentrera aux Etats-Unis, on trouvera autre chose à faire... Non. Je ne peux pas faire ça à Liz. Je suis un vrai boulet pour elle, depuis que nous L'avons quitté. Enceinte, ce sera pire, je ne peux pas lui infliger ça... Tout est ma faute, j'aurai dû faire attention, je ne me serai alors pas retrouver dans cette position.
Il revient dans la chambre et je tente de cacher mon trouble en détournant le regard et en baissant la tête. Je le sens se rapprocher, et j'ai envie de fuir autant que de rester. Quand il pose ses mains sur mes bras, je ressens le besoin de me rapprocher, mais je ne le fais pas. J'aimerai tant trouver du réconfort dans ses bras... C'est ça que j'aimerai voir arriver, en lui annonçant ma grossesse, j'aimerai qu'il me réconforte, qu'il me dise que tout ira bien, qu'il m'aidera... Je lâche un profond soupir, bien loin de son humour, et je me sens coupable en entendant ses paroles. Il ne se doute de rien... de rien du tout...
Je m'assois et le laisse s'éloigner vers sa machine à café. Le temps me paraît s'étirer à l'infini et s'écouler si vite à la fois. Comment mes perceptions peuvent-elles être si troublés... Je ne me suis jamais sentie si faible, l'angoisse me donne la nausée, comme si je devais vomir au plus vite cette aveu trop lourd pour mon coeur. Mais dès que je l'aurai dit, il n'y aura plus de retour en arrière possible, il saura et ce sera terrible. Seigneur aidez-moi, je vous en prie.
Ma bouche est sèche, ma voix fluette, mes joues rouges, mais il faut que je parle, alors je commence :
- Je suis désolée... et non tu... tu n'es pas un tourment... C'est moi qui vais te tourmenter, et je m'en excuse, je suis vraiment navrée, je t'assure, j'aurai dû faire plus attention, je sais que tu m'en voudras, j'en suis désolée, ne m'en veux pas je t'en prie, ne me déteste pas, ou déteste-moi, fais comme tu veux, mais je...
Mais mains se tordent et je referme la bouche avec l'impression d'en avoir trop dit, alors que je n'ai encore rien dit. Je relève les yeux vers lui, cherchant son regard, cherchant son aide, mes mains se tordant sur mon ventre, les larmes aux bord des yeux. Pitié, devine pour que je n'ai pas à te le dire.
#Tigresse
Shinato

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Re: Ravenswood School - Quartier Libre

Message par Shinato »

Avrora von Floresten

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17 ans / 1m66 / Vampire / Nouvelle élève / Triangle Blanc / Avec Gwendolyn


Le refus de Gwendolyn me laisse de marbre. A vrai dire, je m'y attendais un peu mais j'espérais qu'elle fasse preuve de plus d'audace afin de me soutirer des informations. Enfin bon, j'aurai certainement le loisir de profiter d'elle plus tard. Après tout, je dispose d'un jeu avec de nombreux atouts qui attendent patiemment d'être joués.

- "Rêver est un bien grand mot mais soit." je réponds simplement.

C'est vrai qu'en y pensant, je n'ai jamais eu de rêve à proprement parlé. Je ne me suis d'ailleurs jamais posé la question à ce sujet. Mais j'aurai tout le temps d'y penser plus tard.
Gwendolyn me répond qu'elle s'amuse et qu'elle ne fréquenterait qu'un homme de la Haute. Je ne suis pas vraiment surprise par sa réponse. Elle reste quand même une descendante direct du HC.

- "Oh, loin de moi l'idée d'être jalouse." je lui réponds amusée. "Je trouve juste affligeant qu'une personne de ton rang s'abaisse à s'amuser avec ces insectes." je poursuis. "Mais peu importe, tu es bien libre d'agir comme bon te semble." je termine, un brin amicale.
Shinato

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Re: Ravenswood School - Quartier Libre

Message par Shinato »

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Archer Dragonar

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17 ans / Sorcier / Nouvel élève / Apprenti en pyrokinésie / Expert en cryokinésie / avec Evangeline

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Je ne pense pas que la magie de mon père ait connu autre chose que le combat et la violence. Maintenant, qu'elle ait envie d'être agressive, je n'en ai pas la moindre idée. Il me faudrait faire un lourd travail intérieur pour pouvoir communiquer avec elle mais, est-ce seulement possible?

- "Je n'en sais rien malheureusement." je lui réponds un peu dépité.

En parlant de la magie de ma mère, je retrouve les émotions que je ressentais lorsque je l'utilisais enfant. Mon coeur et mes pensées s'apaisent, comme lorsque j'étais bercé par ma mère. J'arrive à m'ouvrir à Evangéline et je pense que c'est une bonne chose pour avancer et comprendre les émotions de mes deux magies parentales.
Quand elle me demande si je suis prêt, je respire calmement et lui prends doucement la main. Je ferme les yeux et laisse échapper une douce fraîcheur sur mes extrémités. Un voile froid nous enveloppe tous les deux et je me sens plus que jamais en communion avec ma magie et Evangéline.

_____


C'est la première fois qu'Archer essaye de communiquer avec moi. Il le fait à travers une amie mais je ne sens pas sa présence. La jeune sorcière semblent fondamentalement douce et ouverte d'esprit. Je me laisse attirer par sa magie et lui offre ce seul message. "Archer a peur."
Shinato

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Re: Ravenswood School - Quartier Libre

Message par Shinato »

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Rin Ackerman

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28 ans / 1m72 / Sorcière / Surveillante / avec John

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En entrant dans la boutique, je devine immédiatement qu'elle n'est pas tenu par un simple humain. Cet endroit recèle d'objet magique et je suis convaincue que l'antiquaire doit avoir un lien avec ce monde qui est le mien. Mon regard parcourt la pièce sans voir ledit antiquaire. Il doit certainement se trouver dans l'arrière boutique. Par pure habitude, j'envoie une ombre fouiller les lieux de fond en comble quand j'entends une petite voix s'esclaffer : "Ah non!!! Tu n'as rien à faire ici!!!"
Une jeune fille sort du fond de la boutique en tenant mon ombre entre ses mains. Je reste bouche bée. Comment est-ce possible ? Elle s'approche de moi et me tend mon ombre qui semble agitée.

- "C'est à vous n'est-ce pas ?!" me demande-t-elle autoritaire, du haut de son mètre cinquante.

Ne me dis pas que cette gamine à peine majeur est la propriétaire de cette boutique.

- "Euh... Oui, oui, je suis désolé." je réponds en rappelant mon ombre.

- "Que je ne vous y reprenne pas hein ?" poursuit-elle avant de se tourner mon collègue. "Oh mais c'est toi John, je ne t'avais pas vu!! Tu devrais apprendre à ta chérie les bonnes manières!!" lui dit-elle un peu plus enjouée.

Elle me regarde de nouveau avant de me tendre la main : "Je m'appelle Hylda Wright, ravie de vous rencontrer."

Je reste hébété devant cette gamine. Comment a-t-elle fait et pourquoi est-elle si jeune ?
Yumeko

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Rendez-vous entre collègues

Message par Yumeko »

Lawrence Fawkes
Anglais ǀ 29 ans ǀ 180 cm ǀ Sorcier ǀ Sans prise de tête ǀ Tania
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Moby Dick

Le métier de professeur n'est pas fait pour tout le monde. Il faut que cela soit une vocation. Même si cette profession peut laisser penser à de nombreux avantages, il y a aussi beaucoup d'inconvénients. Et c'est vraiment dans la pratique que l'on s'en rend compte. Bien sûr, mon père m'en avait parlé. Il est lui-même professeur même si à l'université, les choses sont différentes. Il n'y a pas la même attente et le même niveau avec des élèves étudiants en faculté et ceux en primaire, collège ou lycée. Donc je peux comprendre pourquoi Tania a choisi le métier de bibliothécaire. Elle semble s'y plaire et s'y épanouir. C'est tout ce que je lui souhaite dans sa vie professionnelle. Je ressens un sentiment similaire me concernant. Mon métier me plait avec ses avantages et ses inconvénients. Et même si ce n'est pas simple, cela représente un vrai challenge au quotidien. J'imagine que j'aime ce genre de choses. Après tout, je ne me repose pas sur mes lauriers et j'essaye de m'améliorer, de me remettre en question. Parce que j'ai envie que mes élèves soient intéressés et motivés. Ce n'est pas toujours facile, j'en ai bien conscience. Alors je fais avec. De toute manière, je n'ai pas le choix. A entendre Tania, je ne suis pas le seul investi d'une mission. Certains élèves se donnent la peine d'aider leurs camarades en donnant des cours particuliers. Et ça, c'est tout à leur honneur. Il s'agit d'une forme d'entraide et de solidarité. Quand nous évoquons des classes par niveau, cela questionne sur les avantages et les inconvénients qui en découleraient.
- Et c'est tout à leur honneur. J'apprécie ce genre d'initiatives et je suis heureux que certains le fassent. Dans certaines écoles, le tutorat est mis en place. Des élèves décident de s'inscrire en tant que tuteur et on leur assigne un élève à tutorer. Pourtant, dans certains systèmes scolaires dans le monde, les classes par niveau existent et elles ont fait leur preuve. J'ai lu un article dans lequel, cela fonctionne mieux si cela concerne certaines matières mais pas l'ensemble des matières. Et dans certains pays, les élèves décident de s'inscrire dans certains cours en fonction d'un niveau basique, intermédiaire ou avancé. Je crois que ça se fait beaucoup aux Etats-Unis. Mais dans le même temps, ce pays n'est pas connu pour avoir un haut niveau d'enseignement scolaire avant l'université. Présenté comme cela, cela donne l'impression que je dénigre le niveau des élèves américains mais je n'ai pas tort malheureusement.
Je me retiens de rire. Je deviens bien trop bavard quand il s'agit de mon métier et de l'éducation en générale.
- Je me rends compte que je m'éparpille dans mes propos et je parle beaucoup. Pour en revenir, à mon idée et commencer en douceur, je pourrais créer des groupes de niveau dans ma classe. Faire un test en somme et voir si cela fonctionne.
Si je suis loquace, je ne suis pas le seul. Tania l'est tout autant que moi quand on aborde le domaine de la littérature. Et même si elle l'est, je la trouve intéressante. Je l'écoute avec attention, je rebondis à ses paroles et je l'interroge. J'aime ce genre de discussion à bâton rompu. Je comprends son point de vue, elle préfère découvrir un nouveau livre plutôt que relire une œuvre. La raison est simple, elle veut lire le plus de livres possibles même s'il y a des lectures qu'elle a particulièrement aimé comme A la croisée des mondes. Le fait de relire un livre à plusieurs époques de sa vie, on ne le perçoit pas toujours de la même manière. Il y a des éléments que l'on comprend différemment ou que l'on découvre.
- Je comprends l'idée et cela me fait parfois ça quand je relis une œuvre même si je relis peu des livres de mon adolescence. En plus, je ne me souviens pas de tout donc ça me permet de me rappeler certains détails. Il y a tellement de livres qu'une vie de serait pas suffisante pour tout lire. Même si tu as un avantage certain sur n'importe quel humain... ou moi d'ailleurs.
Je la vois sourire quand je l'informe qu'elle a vu juste. Elle ne s'est pas trompée sur l'un de mes styles de prédilection. Je lui avoue également apprécier la fantasy et la science fiction. Pour le premier, j'ai cru un instant, être dans un livre de Tolkien quand j'ai vu arriver en classe une elfe avec des vêtements sortis tout droit de l'univers du Seigneur des anneaux. J'aurais pu croire à une blague mais cela n'en était pas une. Elle s'habille comme cela tous les jours parce que c'est sa culture. Cela a le mérite d'être original par rapport au monde moderne. Quant à la science fiction, parfois, on s'y rapproche comme pour l'œuvre de Georges Orwell, 1984.
- Oui même si j'ai parfois l'impression de vivre dans un monde de science fiction. Et parfois, la fiction devient réalité. Après tout, pour les humains, le fantastique fait partie de l'imaginaire alors que pour nous, elle représente notre réalité. Eh bien, j'aime me triturer l'esprit pour essayer de découvrir qui est le meurtrier même si je n'y parviens pas toujours. Mon plus grand twist littéraire restera les dix petits nègres d'Agatha Christie. Je n'avais pas vu le final arriver.
Je trouve une place et me gare en quelques manœuvres avant de sortir du véhicule. Tania fait de même et m'interroge sur l'endroit où je souhaite aller. J'acquiesce, connaissant le village du temps de mon adolescence et étant revenu ici très récemment.
- Oui, je connais un peu le village alors je te propose un salon de thé même s'il est un peu dans son jus. Enfin, il est bien entretenu et propre mais tu as l'impression de revenir dans le passé. Bref, je te laisse te faire une idée une fois qu'on sera arrivé à destination. Ce n'est pas très loin.
Et sur ces paroles, je me mets en marche en direction du salon de thé pour lui faire découvrir l'endroit. Il ne nous faut pas longtemps pour y parvenir. J'ouvre la porte et la laisse entrer en premier.
- Après toi, je lui dis.
Yumeko

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Interlude

Message par Yumeko »

Finngard Evenson
Norvégien│27 ans│189 cm│Sorcier│Infirmier remplaçant│Force tranquille│Zakarya

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Way down we go

Même si je perçois les émotions des autres ou pour être plus exact, je les observe, elles ne m'atteignent pas. Cela ne veut pas dire que je suis insensible. C'est plutôt le fait de me détacher des émotions d'autrui pour ne pas être polluée par elle. Je pense que gérer ses propres émotions est une chose complexe sans avoir à s'occuper de celles des autres. Je vois bien l'agacement chez Kelly quand j'arrive mais je ne m'en formalise pas. D'autres émotions percent également. Quant à moi, je suis calme comme à l'accoutumée. Il faut dire, perdre mes moyens ou le contrôle de mes émotions n'est pas dans mes habitudes. De toute manière, cela ne sert à rien dans ce genre de situation. Il faut réagir de la meilleure façon qui soit et gérer la situation du mieux possible. Là, le plus important est de m'occuper de l'élève blessée, la prendre en charge, effectuer une rapide observation de ses blessures et la soigner en conséquence. Pendant que je me lave les mains, je demande un rapide résumé de la situation et ce que Kelly sait. Mais elle n'a pas beaucoup d'informations. Qu'importe, je fais avec. La situation est préoccupante mais elle n'est pas alarmante. C'est un point positif. Je regarde les blessures de la jeune élève et je fais part de mon observation à ma collègue. Rien de grave, ni de définitif. Même si cela prendra du temps, elle guérira et s'en remettra. Comme ses blessures ont une origine magique, je la soignerai comme si j'avais à faire à une humaine, une sorcière, une fée ou une elfe. Sa durée de guérison sera semblable. Puis je m'active, sans plus attendre, en immergeant ses bras dans de l'eau tiède pour diminuer la température des brûlures et soulager la douleur. Je vais devoir attendre quelques dizaines de minutes avant de passer à la seconde étape. En attendant, je prends le temps de l'interroger sur ce qu'elle compte faire. Sa réponse est immédiate. Elle souhaite parler au frère de la jeune élève et faire la lumière sur les évènements actuels.
- Cela me parait le plus intelligent à faire. Bien entendu. Je dois finir de la soigner et cela va me prendre un petit moment de toute manière. Et après ce qu'il vient de lui arriver, la laisser seule serait une mauvaise idée.
Mimie99

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Re: Ravenswood School - Quartier Libre

Message par Mimie99 »

Marie: Tu me diras quand tu veux que les filles soient au réfectoire pour manger :D

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\\ Élève \\ Louve-garou \\ 17 ans \\ 1m57 \\ En déplacement \\ Avec Karla \\
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La chair de poule n'a pas encore quitté mes bras lorsque la question à laquelle je m'attendais, semi consciemment, fait surface. Qu'est-ce qui m'ait arrivé? Certes, ce n'est pas exactement les mots qu'elle a employé, puisqu'elle veut savoir s'il m'ait arrivé quelque chose. Mais l'une sous-entends l'autre, ou l'entraînera. Je me frotte les bras distraitement, évitant le regard de Karla. J'ignore si j'ai envie de le mentionner à nouveau. Après tout, en parler avec Archer n'a fait que tout me remettre en plein visage, à revivre tout ça dans mes cauchemars la nuit. Je n'ai pas envie que ça empire... mais comment est-ce que ça pourrait être pire? Je ne veux même pas l'imaginer. Ça me coupe presque le souffle rien que d'y penser...

Alors, parler ou ne pas parler?

Le faire, mais sans entrer dans les détails? Je pourrais. Elle voudra peut-être en savoir plus, ou pas. Elle cherchera peut-être à me pousser à révéler les détails macabres, ou non. Elle semble, en ce moment, m'ouvrir une porte sans chercher à me l'enfoncer dans le ventre, alors... peut-être que ça continuera. À moi de voir jusqu'où je suis prête à aller, selon sa réaction. Mais on se connaît à peine, alors est-ce une bonne idée de jeter une bombe comme ça? Le frisson qui me traverse l'épine dorsale fait en sorte que mes épaules déjà tendues le soient encore plus. Je me retiens de me secouer pour me débarrasser de la sensation, je n'ai pas besoin d'avoir l'air hantée non plus.

Sauf s'il est déjà trop tard, évidemment.

Mais il faut que j'arrête de tergiverser. Prendre une décision maintenant, et m'y tenir. Dans cette optique, j'arrive à lâcher d'un ton à moitié grondant:

- Disons qu'une famille m'a recueillie et pas avec les meilleurs motifs... Certaines personnes ne considèrent les femmes que bonne pour une chose, tu vois? Le fils partageait activement ces pensées...

Je n'étais qu'une possession pour lui. Dont il pouvait faire ce qu'il voulait. Il disait que je lui étais dû. Mais pourquoi, au juste? Parce qu'on avait le même âge? Parce que j'étais une fille et lui un gars? Parce que sa famille m'avait recueillie? J'aurais encore préféré rester dans la rue que de... enfin. Ça aurait pu être pire. J'aurais pu ne pas... Je pris une grande inspiration, malgré la présence toute proche de Karla, pour m'aider à me sortir ces idées de la tête. Ressasser tout ça ne servait à rien. Non, à rien du tout.

C'est pourquoi je tentai d'orienter le sujet ailleurs, comme le moment de son arrivée à Ravenswood. Je lui retournais la question. Ce qui mène évidemment à la question de comment on s'y plaît puisque nous sommes toutes les deux nouvelles, elle et moi. Avec ce que j'ai dit auparavant, je me doute bien qu'elle comprendra à moitié mon sous-entendu quand je parle du fait que j'ai connu pire. Bien, bien pire. À cela, on peut ajouter le traumatisme d'avoir été arraché à ma famille adoptive lorsque j'étais jeune. Les parents de Peter... dont j'ignore toujours l'origine de l'accident. Et on ne parlera pas de ceux qui m'ont accueilli en premier à la suite de celui-ci. Rien que d'y penser et j'ai envie de cracher. Ou gronder. Ou les deux!

Bref, ma réponse est évasive.

Karla semble abonder dans mon sens quand je dis que c'est particulier, et elle précise que c'est un particulier "cool". Je ne le nierai pas, parce qu'en effet, plusieurs facettes de cette école sont très cool. J'aurais aimé y être envoyé bien avant, pour tout dire. Mais c'est déjà bien que j'y sois maintenant, alors je ne devrais pas me plaindre. Ma bouche se tord un peu lorsqu'elle mentionne la présence des autres espèces et que c'est marrant de voir qu'on arrive à bien s'entendre malgré toutes nos différences. Et c'est vrai, en un sens. Ma moue n'est pas vraiment à cause de ce qu'elle a dit, mais plutôt, car elle me rappelle que j'ai connu de très près la coopération entre espèces, même si je l'ignorais à l'époque. Mais maintenant, je suis au courant. Et maintenant, mon frère est un imbécile. Le temps fait parfois bien les choses... mais pour le coup, ce n'est pas le cas. J'acquiesce tout de même aux propos de Karla et affirme:

- C'est aussi intéressant de rencontrer des gens de notre espèce, mais qui viennent d'autres pays. Voir où on se rejoint et où on diffère. Ce qui est dommage, par contre, c'est que peu importe de quelle espèce on est, les imbéciles se retrouvent partout.

Comme mon frère. Je ne dirai pas que je déteste les sorciers à cause de lui. Après tout, j'adore encore ses parents, même si je les ai connu très peu de temps. Alors, je sais pertinemment qu'ils ne sont pas tous des imbéciles. Et Archer, malgré les premiers instants brutaux de notre rencontre, ne l'est pas. Peut-être juste un peu déconnecté de certaines choses, mais sans plus. Je ne lui en tiens déjà plus rigueur, l'eau a coulé sous les ponts, comme on dit.


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| Jeune Vampire | 1m78 | Élève | 17 ans | Viki | 1er janvier - Capricorne | Autodérision Forte |
| I Don’t Care Anymore | Au réfectoire | Avec Jaz |

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En le voyant s'installer devant moi, un sourire satisfait étire mes lèvres alors que je mords encore dans le Fruit de plasma qui repose dans ma paume. Son " Bon ap' " prononcé après s'être m'amuse un peu aussi, mais c'est surtout la satisfaction de voir que mon impression était juste et qu'il n'est pas parti en courant en voyant mes crocs! Ça fait un très bon point pour lui. Ça, et évidemment son physique avantageux. J'évite de le regarder à nouveau de la tête aux pieds et me contente d'analyser son visage tandis qu'il prend une bouchée de ses pâtes. Il ne perd pas de temps, toutefois, pour se présenter et j'en profite pour terminer ma propre bouchée... ou gorgée? Dure à dire avec ces Fruits. C'est comme un mélange des deux. Dans tous les cas, ce n'est pas du tout aussi agréable que de se servir soi-même sur quelqu'un. Il manque tout un tas de facteurs... qui ajoute du piment à chaque repas.

Enfin, toujours est-il qu'il s'appelle Jaz. Je ne réagis pas à son utilisation double de "ma belle", certes, il a ajouté un "vampire", mais on reste dans la répétition. Ce n'est pas à proprement parler un problème, mais je ne me laisserai pas amadouée par des mots doux non plus. Ce n'est pas pour dire que j'ai besoin de beaucoup, mais j'ai quelques critères. Jusqu'ici ça va. Il ne s'est pas sauvé, alors il répond au critère numéro 1. Reste à savoir pour le reste. Mais à voir sa manière de m'approcher, je ne crois pas qu'il cherche des attaches. Je laisse un grand sourire s'étaler sur mes lèvres lorsque je me penche un peu vers lui en tendant la main et je dis:

- Monika! Mais tu peux m'appeler Viki.

J'évite le "je préfère que", la première fois que je l'ai utilisé, ça n'a pas été très fameux, alors autant l'éviter cette fois-ci. Éviter des questions. Non pas que je regrette de l'avoir dit à Karla, mais là je préfère amplement ne pas m'attarder sur mon passé familial houleux et les choix de prénoms douteux, mais plutôt me concentrer sur le bel elfe devant moi. Dans cette optique, je pose une main proche de lui et en caressant la table du doigt, je laisse glisser ces mots sur ma langue comme du miel en demandant:

- Alors, dis-moi Jaz, ça fait longtemps que tu es ici?

Si c'est le cas, je vais peut-être pouvoir me renseigner sur... certains trucs. Soit en l'expérimentant très prochainement, ou parce qu'il pourra me fournir les renseignements demandés. S'il est nouveau tout comme moi, et bien, on verra bien comment les choses évoluent à partir de là. Si ça évolue bien, il y a toujours moyen de découvrir des coins par nous-mêmes. Et même si ça n'évolue pas en ce sens, on peut toujours partir à la recherche d'endroits pour nos utilisations personnelles ultérieures. Il y a plusieurs possibilités et très peu d'entre elles me chagrinent. Il faut savoir trouver son compte dans toutes les situations, jusqu'à présent ma vie en est un bel exemple... Cette simple réflexion fait en sorte que mon sourire s'agrandisse un peu.

Ouais, il n'y a pas grand-chose qui pourrait me déranger, ici. Me déranger au point de ruiner mon humeur. Nope, aucune. Enfin, sauf si Nat se pointe et fasse tout f*utre en l'air. Encore.
LSGI

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Terrifié dans la salle de bain

Message par LSGI »

Kyriakos Willatt
18 ans | 1m75 | Sorcier | Suicidaire | Bryan



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Ce matin était plus simple que les autres, mon colocataire n’était pas présent. Il est allé à son cours, comme tous les vampires je crois… Je pensais que j’aurais ma journée plus tranquille… du moins, si Amonn ne vient pas… J’espère qu’il ne viendra pas… Sauf que ce n’est pas le cas, je ne suis pas seul. Amonn n’est pas là mais Bryan si. Je ne sais pas pourquoi. Il est revenu alors que j’étais sous la douche, et depuis il me parle au travers de la porte. Au départ, je ne comprenais pas ce qu’il disait, sa voix étant emportée par le bruit de l’eau, mais maintenant oui. Je crois qu’il fait référence à un mail avec des ragots. Je ne suis pas les ragots, je n’ai même pas lu ce mail. Mais il semble intéresser Bryan qui crie de l’autre côté du battant. Pourquoi me parle-t-il ? Pourquoi est-il ici ? Pourquoi n’est-il pas allé manger avec ses amis ? J’ai regardé l’heure et je crois qu’il devrait être dans le réfectoire… Alors pourquoi n’y est-il pas ? Si je reste ici, finira-t-il par partir ? Je n’ose pas sortir, ça fait déjà un moment que je suis sorti, un moment que je me suis habillé, un moment que je suis assis contre le lavabo, dos à lui, à fixer la porte et à observer l’ombre de Bryan se mouvoir sous l’interstice lorsqu’il bouge. Je tiens fermement mes genoux mais mon corps ne cesse de trembler. Je ne veux pas sortir. Bryan n’est pas méchant en soi… mais il me fait peur… il parle beaucoup, tout le temps, fort, et il sourit beaucoup, tout le temps, fort, et il prend beaucoup de place, mais il ne m’a jamais touché, jamais fait de mal… pourtant j’ai peur. Il est un vampire, je sais que les vampires ne sont pas tous méchants, je le sais. Amonn n’a rien de bon, mais ça ne veut pas dire que les autres vampires sont comme lui. Je le sais. Je sais que Bryan est certainement très gentil… Pourtant, je ne parviens pas à ne pas être effrayé. Quand je suis dans la même pièce que lui j’ai constamment peur que nos peaux se touchent, peur qu’il me regarde, peur qu’il me parle… Je tremble en permanence, j’essaie de me fondre dans la pièce, j’essaie de me faire oublier. Alors pourquoi ne m’oublie-t-il pas ? Je serais bien tout seul… enfin, aussi bien que possible en tout cas… Au moins je ne réveillerais personne… Je sais que je réveille Bryan… Mais il ne dit rien, il me demande ce qui se passe, mais me laisse tranquille… alors que je suis terrifié… J’apprécie ça, qu’il laisse tomber. Alors pourquoi ne le fait-il pas aujourd’hui ? Pourquoi ne quitte-il pas la chambre ?
Soudain, il fait plus de bruit encore, provoquant un long frisson dans toute mon échine. J’entends du bruit, signe qu’il a bougé, avant qu’il ne crie des paroles que j’ai du mal à saisir. Il est dedans… dans quoi ? Toujours le mail ? J’ai perdu le fil… Peut-être le mail… Mais pourquoi me le dire à moi ? Je ne l’ai même pas lu… Pourquoi ne va-t-il pas voir quelqu’un qui pourra montrer autant d’enthousiasme que lui ?
Il me dit de venir voir. Le mail ? Pourquoi ? Non, non, non. Je suis bien ici. Je me recroqueville davantage, resserrant mes genoux contre ma poitrine. Est-ce que je dois répondre ? Je suis terrifié à cette idée. Que puis-je dire ? Que dois-je dire ? Il n’a pas posé de question… mais il me demande de venir voir… Mais je ne veux pas… Comment je vais faire ? Je veux juste essayer de profiter d’une journée tranquille… si Amonn ne vient pas. Je veux juste être seul. Est-ce qu’il partira si je reste muet ? J’ai déjà essayé cette technique et elle a échoué… je vais devoir dire quelque chose… mais quoi ?
— Je… d’a… d’accord… tu… tu devrais… montrer ça… à un de tes amis…
J’essaie de parler fort mais j’échoue lamentablement. J’essaie de contenir le tremblement de ma voix mais j’échoue une fois de plus. J’espère au moins que ses oreilles surnaturelles lui permettront de me comprendre, et j’espère surtout qu’il ira réellement rejoindre un ami… n’importe qui… pourvu qu’il quitte la chambre…
LSGI

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Des cours particuliers, s'il te plaît ?

Message par LSGI »

Jade Afsona
16 ans | 1m62 | Fée sans ailes | Brisée mais souriante | Adanedhel



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Il est temps d’arranger mon cas. De me reprendre en main. Au moins au niveau des études. Mes nuits sont toujours terribles, mes journées sont longues, mais je continue de rencontrer de nouvelles personnes et ma relation avec Evan s’améliore, donc il y a du positif. Je dois rester positive. J’y suis forcée. Pas de pensée négative aujourd’hui… Une petite voix dans ma tête me souffle que ce désir est bien naïf, que j’en suis bien incapable, que forcément – forcément – je vais replonger à pieds joints dans mes états d’âme, mais je la repousse. Je veux essayer. Au moins ça.
J’avais du temps de libre ce matin, donc je me suis rendue à la bibliothèque. J’y passe de plus en plus de temps, principalement pour essayer de comprendre mes cours. C’est affreux ce que mon niveau peut être bas… Affolant, même. Je ne sais pas comment je réussirai à passer au niveau supérieur avec mes bases si fragiles… Plus que fragiles : affligeantes. Stop. Non. Je viens de dire que je devais éviter les pensées négatives. Certes, mes bases sont mauvaises, certes je n’ai jamais réellement été à l’école, certes je ne connais rien en Histoire, rien en sciences, pas grand-chose en compréhension des espèces… Mais je sais gérer ma magie. C’est déjà ça. Alors à présent je dois faire un effort pour au moins parvenir à un niveau passable dans les autres matières. Ce que j’ai commencé à faire. Mais j’avoue que je suis perdue avec tous ces livres… Je ne suis pas habituée à rester des heures sur un ouvrage, à rester des heures en classe non plus, d’ailleurs. Pourtant, parfois je devais rester des heures immobiles, sur le lit, dans une position désagréable, à l’attendre, à le laisser m’observer… Mais c’était différent, car j’avais ce sentiment en moi, cette appréhension, cette crainte, et en même temps ce calme qui m’était obligatoire. J’étais attentive à ses mouvements, à sa personne, au moindre bruit, à la moindre ombre, à tout, mais pas à enregistrer des informations, pas à comprendre ni assimiler. Or, c’est ce qu’on demande dans une école. On doit rester assis durant une heure – parfois plusieurs – et on doit savoir quoi noter, trier les informations dispenser par le professeur, on doit aussi les comprendre, les retenir… J’essaie de tout retenir, de tout apprendre, de travailler chaque soir que je reviens à ma chambre, mais parfois ça ne suffit pas. Parfois je ne comprends pas. On aborde parfois des événements historiques qui découlent d’autres événements antérieurs, par exemple. Or, ces événements antérieurs que les autres semblent tous connaître, moi je les ignore.
Heureusement, la bibliothécaire est quelqu’un de très gentil. Elle m’a conseillé plusieurs livres plus accessibles pour commencer, ce qui m’a déjà aidée. Même si ce n’est pas encore suffisant… Mais ce matin, elle m’a même conseillé d’aller demander des cours particuliers à un autre élève qui – selon elle – pourrait accepter ! Il s’agit d’une elfe sympathique et patient qui excelle dans le domaine scolaire. D’après elle, il donne déjà des cours particuliers à certains, sans rien demander en retour. Adanedhel. Je vais aller tenter ma chance. Je sais à quoi il ressemble, je l’ai aperçu dans nos cours de magie.
Mais avant, je vais aller manger. Je rejoins rapidement le réfectoire, me saisis d’un plateau et cherche une place. Serait-ce mon jour de chance ? J’aperçois l’elfe auquel la bibliothécaire faisait référence. Il est seul, une place vide en face de lui, parfait ! J’espère juste ne pas le déranger si je viens le voir… Autant tenter ma chance, en espérant ne pas en faire trop. J’arbore un large sourire quand je m’arrête devant la place vide, face à Adanedhel.
— Bonjour ! Je m’appelle Jade, on assiste au même cours de magie. Tu es bien Adanedhel, c’est ça ? Est-ce que ça te dérange si je me joins à toi ?
Je n’ose pas lui demander de but en blanc de l’aide, ça ne se fait pas, je crois… Non, je crois que ce ne serait pas poli. Dans le doute, je vais au moins commencer par là avant de lui demander quoi que ce soit.
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Je suis nouveau et je suis perdu !

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Abriel Serigala
16 ans | 1m69 | Loup-garou | Joie de vivre éclatante d’énergie | Prince Tadji



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J’ai quitté mes parents ce matin, sans dire au revoir à personne, avec juste mon sac, et bim me voilà arrivé ! L’école est énorme ! J’ai hâte d’en découvrir chaque pièce ! Mon loup est tout excité, je sens sa queue qui remue dans ma tête, lui aussi veut découvrir les lieux, et la forêt aussi ! Et on a envie de sentir toutes les nouvelles odeurs, et tous les gens. Plein de nouveaux visages. J’espère qu’ils seront gentils. Enfin, j’espère surtout qu’ils ne feront pas trop peur ! Après, ça reste une école, donc les gens sont forcément gentils ! J’espère qu’il y aura des loups aussi ! Mon loup a très envie de jouer avec eux, et moi j’ai très envie de les rencontrer. Même si les alphas me font un peu peur quand même… Enfin, pas peur peur, c’est plutôt qu’ils m’intimident puisque je suis un loup soumis. Mais je soutiens quand même que certains sont effrayants… mais pas tous ! Certains sont gentils. J’espère les rencontrer. Et puis je me sens déjà seul, pourtant je n’ai quitté ma meute qu’il y a quelques heures, mais mes parents ont dit que je ne devais pas y revenir… et ça me fait mal quand même… ça me rend un peu triste… Mon loup aussi, il n’aime pas ça, on ne veut pas être tout seuls, on veut une meute, nous ! Peut-être que je la trouverai ici ? Je ne sais pas s’il y a une meute, puisque c’est une école… Mais s’il y a plusieurs loups, il y en a forcément de plus dominants que d’autres, donc est-ce qu’il y a une hiérarchie ? J’ai hâte de le découvrir ! Et aussi les autres espèces en vrai ! Je ne connais pas grand-chose concernant certaines, notamment la magie des sorciers et des fées et des elfes. En fait, je ne connais pas grand-chose concernant la magie tout court. Mais je la trouve jolie – du peu que j’ai vu. J’espère voir certains l’utiliser ici.
Je me dirige d’un bon pas vers le bâtiment et passe à l’accueil où on m’indique où se trouve ma nouvelle chambre. Je souris en suivant les instructions données. Sauf que… je crois que je me suis trompé. Elle avait dit droite ou gauche ? J’ai pourtant un bon sens de l’orientation… dans la nature. Je n’étais jamais venu dans un bâtiment aussi grand auparavant et je suis perdu ! Ce n’est pas grave, c’est une nouvelle aventure ! Je sautille en parcourant un nouveau couloir, puis un autre, et enfin dans le troisième je croise quelqu’un. J’inspire l’air en observant sa peau foncée. Il est plus grand que moi et a une odeur de dhampir. Je lui souris en venant à sa rencontre.
— Bonjour ! Je m’appelle Abi, je suis nouveau, et je suis perdu ! Est-ce que tu sais où sont les chambres, s’il te plaît ?
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Rendez-vous dans la piscine

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Jaime Weldyng
18 ans | 1m80 | Elfe | Ondes positives | Bastian



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Matinée d’étude dans ma chambre, j’ai terminé certains devoirs et commencé la préparation d’autres – sans compter que je me suis perdu dans un livre fascinant donnant bien plus de précision que ce dont j’avais besoin. Ensuite, je suis allé trouver Kimili pour manger. J’aurais pu rester dans ma chambre pour continuer à lire mon livre, mais après trois messages manqués restés sans réponse ma sœur m’a appelé. Dans ma concentration, je n’avais même pas entendu mes notifications. Heureusement, la sonnerie m’a finalement forcé à lever le nez. Puisque j’avais promis à Kimili de déjeuner avec elle, j’ai délaissé mon ouvrage. Même si, soyons honnête, continuer à lire ne m’aurait nullement dérangé.
Ma petite sœur m’a fait un point sur tout ce que j’avais besoin de savoir. Enfin, tout, selon elle. Bien loin des cours, Kimili m’a tout raconté du nouveau Raven Potin. Je l’ai laissée parler, et elle a tenté de me poser quelques questions mais nous avons été interrompus par un autre élève qui ne trouvait pas de place. Faisant la conversation au nouvel arrivant, je n’ai finalement jamais répondu à Kimili. Je m’amuse de la voir autant s’investir dans ces potins, chercher qui se cache derrière quel surnom. Elle m’a dit qu’elle était aidée par Bryan, un vampire aussi investi et enthousiaste qu’elle. J’aimerais franchement les voir à l’œuvre tous les deux ! Je me demande comment ils enquêtent exactement…
De mon côté, je n’enquête pas. Je laisse ma chère petite sœur me faire ses rapports, me présentant ses nouvelles trouvailles. Mais elle ne sait apparemment pas lequel est mon surnom… Ce qui est d’autant plus amusant. Je sais qu’elle finira par le découvrir, mais ça m’amuse de la voir se poser des questions. Je lui aurais répondu si j’en avais eu le temps, évidemment, ce n’est pas une information que je cache ou désire cacher, mais je trouve ça drôle que le destin ne m’ait pas laissé le temps d’agir. Comme s’il voulait la laisser chercher encore un peu.
Je me demande tout de même qui peut être ce « Canard » et comment il obtient tous ces ragots. D’ailleurs, je penche plutôt pour une équipe. Comment une seule personne pourrait-elle récolter autant d’informations si rapidement ? Peut-être n’y a-t-il qu’un rédacteur, mais je pense que les informateurs sont multiples. Ce n’est qu’une théorie du moins, et je ne sais même pas si un jour j’aurai le fin mot de l’histoire. Peut-être pas. Ce n’est pas comme si j’y prêtais un aussi grand intérêt que Kimili. Je suis simplement curieux. De plus, les ragots sont amusants. Même si j’espère qu’ils ne blessent personne. Les surnoms semblent plutôt bien choisis, mais certains sont trop évident, si bien que reconnaître la personne qui se cache derrière est trop simple. Tant que personne ne verra l’un de ses secrets révélé, tant que cette personne ne le prendra pas mal, ça devrait aller. J’espère que le Canard sait ce qu’il fait.
En attendant, je décide de me rendre à la piscine. Après avoir quitté le réfectoire et ma sœur – ainsi que ce nouveau visage sympathique – je rejoins ma chambre pour me changer et emporter mon sac de piscine. J’avais déjà prévu hier de m’y rendre cet après-midi, si bien que tout était prêt. Je m’y rends rapidement et la trouve vide. L’endroit me pousse immédiatement à me souvenir de mes précédents passages ici, ce qui m’arrache un léger rire. Je me déshabille ensuite pour ne conserver que mon maillot et observe une seconde l’eau quand j’entends quelqu’un entrer dans mon dos. Je me tourne vers Bastian avec un sourire.
— Salut, Bastian. Je pourrais te poser la même question, commencé-je avec un sourire plus malicieux, mais ce ne serait pas honnête. Je l’avoue, je suis bien le Boy Next Door.
Ce n’est pas un gros aveu. J’aurais pu feindre, au moins pour la blague, mais Bastian n’aurait pas été dupe et il était inutile d’entrer dans ce jeu. Un autre pourrait être plus intéressant…
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Tension

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Brivael Serigala
18 ans | 1m76 | Loup-garou | Bêta instable | Cadeyrn et Cynan



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Arrivé c’matin. J’ai rien foutu hormis passer à l’accueil et v’nir ici. Dans cette chambre. Que je vais partager. Apparemment. Avec un autre mec. Je m’suis pas approché d’ses affaires mais inutile, j’ai un bon odorat. C’est un loup. Ce qui m’a fait grogner, alors que ça a réjoui mon loup. Il continue d’penser qu’on doit vivre en meute. Pour lui c’est une bonne chose, il pense qu’on va p’t’être sociabiliser. J’sais pas… On verra. J’vais pas être désagréable si ce loup n’l’est pas, mais j’vais pas être confiant non plus. Je l’connais pas. J’suis même pas sûr de vouloir le connaître. J’suis dans cette école parce que je l’ai promis au vieux. Rien de plus. J’suis pas censé m’faire des potes. D’toute manière, j’suis même pas sûr de savoir ce qu’est un pote. On a confiance en un pote ? J’ai confiance en personne. Ce qui fait grogner mon loup. Mais ça il peut rien dire, il est aussi méfiant qu’moi, on fait pas confiance facilement, on peut pas, il en va de notre survie.
Je dépose mes affaires dans la chambre, je prends le temps d’observer ce qui m’entoure, de ranger le peu de choses que j’possède. Heureusement, j’ai quasiment rien. Juste c’que l’vieux m’a filé. Je détaille ensuite le salon et la salle de bain. Tout est si grand ici. Déjà l’extérieur. Tout est… comment on dit déjà ? Luxueux ? Ouais, j’crois qu’c’est c’mot que l’vieux utilisait. J’ai jamais vécu dans un décor si luxueux. C’était plutôt… Un grognement m’sort d’mes pensées. Mon loup veut pas qu’j’y pense. Et je lui fais confiance. Mieux vaut éviter de trop replonger dans mes souvenirs. J’préfère qu’ils restent où ils sont, au fin fond d’mon crâne, là où je n’y ai pas accès.
Je ressors de la salle d’eau et je me pose sur mon lit. Il sent l’propre. Je m’allonge, sachant que mon odeur va pas tarder à l’imprégner. J’marque mon territoire. Mais j’prends garde à pas empiéter sur celui d’l’autre loup. J’le connais pas, j’veux pas l’connaître, j’veux pas d’ennui. Je reste un moment ici, juste allongé sur le dos, sans rien faire, sans bouger, à fixer l’plafond, à m’demander une énième fois c’que j’fous là. Et à me répéter une énième fois qu’j’fais ça pour l’vieux et que j’vais tenir ma putain d’promesse.
J’entends soudain un bruit qui m’pousse à m’relever, sur mes gardes. Jamais offrir son ventre à son ennemi. Je m’relève et observe le battant de la porte tandis qu’il s’ouvre. Je m’efforce de conserver un visage détendu même si mon loup est sur le qui-vive. Ils sont deux. Je les observe avec attention, sans pour autant laisser mon regard me trahir. Mes yeux sont rapides, j’ai l’habitude. Les deux sont polis, ils se ressemblent, mais sans se ressembler trop. Même famille ? Leur odeur me le confirme.
— Bonjour, je les salue à mon tour, la voix légèrement rauque parce que j’ai peu parlé aujourd’hui.
Je vois le plus grand s’approcher en m’tendant la main. Mon loup se tend instantanément avant d’se souvenir que l’vieux nous a appris ce geste. J’suis aussi tendu qu’lui mais j’l’écoute, parce qu’il s’souvient mieux des cours et moi mieux des traumatismes. Vaut mieux qu’fasse comme il s’souvient, sinon ça ira mal dès l’début. J’attrape la main tendue et la serre comme on me l’a enseigné avant d’la lâcher. La peau est chaude, tendue, les muscles sont présents, et sa putain d’odeur m’assure qu’c’est un putain d’alpha. J’ai envie d’grogner mais j’me contiens. Un alpha. Mon loup apprécie l’odeur. Pas moi. Les alphas c’est pas mon truc. J’en ai connus peu. Mais ceux qu’j’ai connus m’ont filé un mauvais souvenir qui m’permet jamais d’me détendre.
— Brivael. J’viens d’arriver, mais si vous avez besoin de la chambre pas d’problème, faut que j’visite cette école d’toute manière.
Je me présente quand même, par réciprocité, parce que j’ai fait une promesse. Cadeyrn et Cynan. Ça m’rassure qu’mon coloc soit pas l’alpha. L’autre semble plus calme, moins fort, ça m’convient mieux. Même si mon loup est pas d’accord. Il apprécie vraiment l’odeur de l’alpha. Putain d’loup. Si on peut s’tirer de cette chambre ça ira mieux. Et j’suppose qu’ils sont là pour ça, sinon pourquoi v’nir à deux ? En plus, j’ai vraiment b’soin d’visiter cette école. J’veux savoir où mon loup pourra courir – et ça, au moins, ça attise aussi sa curiosité – et j’veux pouvoir me repérer dans c’château.
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Mange, ça te calmera

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Evan Ludom
17 ans | 1m87 | Loup Alpha | Sympa normalement | Leigh



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Cours inutile de merde. Ouais, j’sais, en soi c’est pas si merdique, mais ça me fait chier de devoir y assister alors que j’ai aucun problème avec mon loup. Self-défense. Comme si j’en avais b’soin. J’suis en accord avec mon loup, on est les deux faces d’une même pièce, on se complète, on est généralement d’accord et lorsqu’on ne l’est pas on sait trouver un terrain d’entente. Ok, je ne suis pas du genre ultra calme, mais je ne suis pas non plus colérique. S’ils veulent que j’me défoule parce qu’ils ont peur des loups bah soit ils accueillent pas de loup dans leur précieuse école soit ils me laissent faire le sport que j’veux. Ça m’gonfle d’obéir à leurs putains d’ordres à la con, surtout ceux qui sont carrément infondés. Mais j’suis là pour Jade… Je me le répète comme un mantra pour que l’année se passe bien, une année – même pas complète – et je me casse. Au revoir cet endroit où tout est régulé. Bonjour ma liberté. Je comprends que certains aient besoin d’ces infrastructures, de ces règles, mais pas moi. J’ai pas choisi d’être là, j’en ai pas besoin, j’suis juste là parce qu’une petite fée est sous ma responsabilité partielle. J’veux pas qu’il lui arrive malheur, du moins pas plus que c’est déjà le cas. Je ne lui demande pas de précisions sur sa vie, je veux qu’elle vive – enfin – par elle-même, qu’elle fasse ce qu’elle désire, mais je suis un loup et j’sens forcément les odeurs qu’elle porte. Notamment celle de cet autre loup. Et celle du sang. Même si elle cache cette dernière, et même si j’sais que cette dernière n’est pas dû à l’un de ses amants. Mais j’vois pas quoi faire, j’suis pas psy, et j’ai vraiment aucune idée de comment l’aider. Surtout qu’elle s’ouvre pas là-dessus. Elle veut pas en parler, quand j’essaie d’aborder son passé ses yeux deviennent larmoyants et elle me supplie d’arrêter. Alors je le fais. Je veux pas qu’elle se mette à chialer à cause de moi. Je veux pas la mettre encore plus mal qu’elle l’est déjà.
Je me pose dans le réfectoire après une douche et un changement de vêtements qui s’imposaient. J’ai la dalle. J’ai récupéré de la viande – évidemment, j’ai envie de dire – et je n’peux m’empêcher de repenser à la petite fée, Lorrella, et la tête qu’elle ferait si elle me voyait avec mon steak. Aurait-elle peur ? Penserait-elle qu’il s’agit de viande humaine ? Je ris intérieurement en y pensant. C’est trop drôle de l’effrayer, surtout qu’elle s’effraie facilement. Mais d’ailleurs, elle m’a pas rendu ma veste. Tant pis, je verrai plus tard, j’ai des cours avec elle de toute manière.
Je sors mon portable en recevant une notif’. Un message de mon frère. Et une autre tiens, une que j’avais pas vu, un mail, le Raven Potin. Je l’ouvre, curieux. Je le parcours rapidement, n’identifiant pas la moitié des noms, mais reconnaissant sans peine le Big Bad Wolf et Pâquerette… Je ricane un instant, amusé de ce que je lis et en imaginant sans peine Lorrella et ses joues rouges à la lecture du passage. Cependant, je déchante rapidement, arrivant à d’autres noms. Un grondement sourd m’échappe, poussant plusieurs élèves à s’éloigner. Mais je n’leur prête aucune attention. C’est quoi ces conneries ? « L’écorchée » ? Faut pas être devin pour comprendre quand on connaît la personne, surtout quand on sait qu’elle couche avec un loup si dépressif qu’il pourrait en crever si son animal l’laissait faire. Quel connard. D’où il déclame à tout le monde qu’elle est écorchée, putain ? D’où il le sait, d’ailleurs ? Et comment il ose écrire ça dans sa merde ? Si Jade le voit… comme si elle avait besoin de plus, comme si elle avait déjà pas une vision suffisamment horrible d’elle-même, comme si elle était pas suffisamment abîmée, traumatisée, ce connard l’expose. Il se permet d’en r’mettre une putain d’couche. Il pense même pas à sa réaction ! Et d’où il sait ça, merde ? Je ferme l’appli et range mon portable avant de l’écraser entre mes doigts. Reste calme. Sauf qu’mon loup aussi est enragé. C’connard paiera si Jade en souffre.
Je m’force à respirer calmement, j’irai voir Jade quand je serai plus calme. Ça se trouve – j’espère – elle a rien lu. Mon loup grogne en moi, mais on n’y peut rien. Le mal est fait. Le torchon est sorti. Je me remets à manger, me calmant progressivement, mais me demandant qui peut être ce connard se permettant d’exposer ce qui lui chante. Une voix interrompt mes pensées. Je lève les yeux sur un vampire qui se tient devant la table, encore debout, tenant une assiette à la main. Vampire, déclare mon odorat. Je lui adresse un hochement de tête.
— Salut, ouais bien sûr, installe-toi.
Ma voix est légèrement bourrue à cause des restes de grognement mais elle reste sympathique. Je ne connais pas bien ce gars, je sais juste qu’il s’appelle Leigh et qu’il a une sœur jumelle, qu’il est vampire et est arrivé récemment.
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Envie d'un dessert

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Esha Willatt
15 ans | 1m70 | Dhampir & Sorcière | Mémoire défaillante | Aden



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C’était super bon ! Qu’est-ce que je fais ici, moi ? J’avais faim – je crois – mais je ne sais pas ce que j’ai fait avant… Je sors mon portable pour voir l’heure. 13 heures. Pas la moindre idée de ce que j’ai pu faire ce matin. Toutefois, je vois une notification qui attire mon œil. « La Newsletter Raven Potin, Numéro 2 ». C’est quoi ce truc ? J’ouvre le mail et le parcours rapidement, amusée de trouver quantité de surnoms amusants. Je n’ai pas la moindre idée de qui sont tous ces gens, mais ce doit être marrant de leur chercher des surnoms. Et, à ce que je vois, certains sont bien occupés ! Je pourrais bien être dedans et ne pas m’en apercevoir… Mais je doute d’avoir une vie aussi trépidante que tous ceux-là. Je ne sais pas la moitié du temps ce que je fais – je ne m’en souviens pas en tout cas – mais je sais que la moitié dont je me souviens n’est pas si exempte aux commérages. Certes, je couche avec certains, mais ça n’a rien d’incroyable. Surtout que j’oublie généralement le nom de mes amants… Sauf certains, qui commencent à s’ancrer, surtout parce que mon nez se souvient de leur odeur. Le sang sur ma langue serait plus efficace, mais je ne suis même pas sûre de mordre qui que ce soit ici. En soi, je n’ai pas besoin de mordre, et encore moins durant le sexe, mais j’aime le faire, surtout lors de l’orgasme ou juste avant. Bien évidemment, je ne mordrai jamais quelqu’un qui ne serai pas consentant, mais si la personne l’est alors c’est un plus considérable. Si elle ne l’est pas, je sais me contrôler. Je ne suis pas accro à cette substance… d’ailleurs, un dhampir peut-il devenir accro au sang ? Je devrais poser cette question au prochain cours de… celui sur les espèces ! Et je ne dois pas oublier de noter la réponse. Mais peut-être ai-je déjà posé cette question… je devrais vérifier dans mes notes… si je me souviens d’où je les ai mises… mais je crois avoir convenu avec Evangeline de toujours les poser au même endroit… sauf que j’oublie constamment quel est cet endroit… Peu importe, je demanderai à Evangeline ! Ma colocataire est vraiment quelqu’un de super, plus les matins passent et plus je me souviens d’elle. J’ai généralement un bug quand je sors du sommeil, et parfois je l’oublie aussi complètement, mais d’autres fois – comme maintenant – je sais parfaitement de qui il s’agit et même son visage est ancré dans mon esprit ! (En espérant qu’elle possède réellement le visage que je lui prête, mais c’est déjà bien.)
D’ailleurs, je me souviens qu’au réveil Evangeline m’a rappelé un truc… Une soirée… Halloween ! Elle a dit que c’était bientôt ! Et qu’il fallait un déguisement… Je n’ai pas encore d’idée, est-ce que ce serait trop clichée de me déguiser en sorcière pleine de verrues ? Mais ai-je envie d’être repoussante pour une soirée avec des beaux potentiels partenaires ? Ou bien : une sorcière sexy ? Mais avec du sang quand même pour rester dans le thème ? Ou totalement autre chose ? Oh ! Une idée ! Je crois – je crois, de très loin, mais je crois quand même – qu’on a parlé de l’Egypte en cours l’autre jour, alors peut-être puis-je me déguiser en ancienne reine égyptienne à moitié momifiée mais trop sexy ? Du style bandelettes et peau nue ? À creuser ! Je note l’idée dans mon téléphone avant de l’oublier. Mais il faudrait peut-être que j’en parle avec Evangeline, je ne sais même pas comment créer ce costume… ou bien où l’acheter. Et, généralement, ma super colocataire possède les réponses – je crois.
Je range ma place avant de quitter le réfectoire. Ou presque. C’est qui ça ? Son odeur m’attire intensément, et d’autant plus quand je tourne la tête dans sa direction. Joli cul. Et joli tout, en fait. Sans oublier cette odeur entêtante qui réveille une part sauvage de ma personne. Un loup. Un beau loup. Un loup sexy. Miam. Je crois que j’ai encore un petit creux… Veut-il être mon dessert ? Dans son cou à lui j’aimerais totalement planter mes crocs, surtout si ses belles hanches sont en pleine action. À dire vrai, j’aimerais aussi de ses dents dans ma chair… Un frisson d’envie me parcourt tandis que je m’approche du beau loup avec un sourire avenant.
— Salut ! Je m’appelle Esha, et je n’ai pas pu m’empêcher de constater ta…, je passe ma langue sur mes lèvres, sans trouver le terme adéquat, comment dire ? Je viens de manger mais tu réveilles un tout autre appétit chez moi.
Autant aller droit au but, il me fait envie, et je n’ai pas de temps à perdre en drague futile… et je suis sûre de ne pas savoir draguer de manière subtile. Quand je vois quelque chose qui me plaît je le dis, quand je vois quelqu’un de beau je le lui dis. Je suis ainsi.
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Rencontre sous les arbres

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Naïs Envinyata
17 ans | 1m73 | Fée | Bienveillant | Lottie




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C’est mon premier jour, je viens tout juste de déposer mes affaires dans ma nouvelle chambre que je partage avec un certain Leigh si j’en crois le nom sur la porte. Je ne l’ai pas encore rencontré mais je pense que ce sera le cas d’ici à ce soir, à moins qu’il ne découche. J’espère que nous nous entendrons bien. Les seuls colocataires que j’ai eus jusqu’à présent étaient ou bien des membres de ma famille ou bien des amis lors de vacances. Je ne sais pas si Leigh et moi deviendront amis, mais je l’espère, ou que du moins nous nous entendrons. Nous allons être amenés à passer du temps ensemble, je voudrais que ça se fasse dans la bonne humeur. Bien sûr, s’il préfère que nos relations soient cordiales ou inexistantes, je m’y plierai.
J’appelle mes parents pour les rassurer et leur dire que je suis bien installé. Je leur décris même le château, qui est purement magnifique. Mais je ne suis pas encore allé dans la forêt, ce que je vais faire de ce pas. De leur côté tout va bien, le travail de mon père se passe bien et ma mère a déjà rencontré les voisins avec qui elle assure que l’entente sera merveilleuse. Je raccroche en leur promettant de rappeler sous peu. Je vérifie ensuite que mon harmonica se trouve à sa place – dans ma poche – et prends mon appareil photo dont je fais passer la sangle autour de mon cou. Il s’agit d’un vieil appareil à pellicule, c’est mon préféré. Je possède également un numérique mais il me plaît moins, je trouve son rendu moins authentique, bien que ses photos soient nettes. En revanche, celui-ci, plus vieux, offre des couleurs que je trouve magnifiques et donne un style particulier. J’en possède encore deux autres, également à pellicule, chacun ayant ses particularités. Mais pour ce premier jour je vais choisir celui-ci. D’ailleurs, j’espère que mon colocataire acceptera que j’utilise de temps à autre notre salle de bain pour développer mes photos. Je lui poserai la question dès que je le verrai. J’ai bien demandé à l’accueil, mais d’après eux il n’y a aucune pièce dans l’école prévue à cet effet.
Je me perds dans la contemplation de certains couleurs, commençant déjà à prendre une première photo. L’architecture est superbe. J’en prends également lorsque j’observe le bâtiment de l’extérieur, prenant le temps de bien le détailler par le trou de mon objectif. Je flâne littéralement d’un lieu à l’autre, me perdant dans la beauté du lieu. Finalement, je suis attiré par ce qui me faisait le plus de l’œil depuis mon arrivée. La forêt. Je la rejoins d’un pas tranquille, croisant d’autres élèves que je salue poliment. Cependant, ils se font de moins en moins nombreux lorsque je commence à m’enfoncer entre les arbres. Je savoure l’air frais qui frappe ma peau – celle de mon cou, seule partie que mon manteau ne couvre pas – en me rappelant celui du Canada, bien plus froid encore à cette saison.
Ma promenade m’emmène de plus en plus loin, mon appareil capturant des décors que je ne pourrais décrire autrement qu’en utilisant l’adjectif féériques. Ces arbres, majestueux et hauts, me font vibrer. Ils font vibrer ma magie, et je sens sans vraiment en avoir conscience un sourire qui s’épanouit sur mes lèvres. Je prends une nouvelle photo, prenant le temps d’admirer la vue dans mon objectif, essayant de parfaitement mélanger la forêt au ciel, lorsqu’un mouvement attire mon attention. J’abaisse aussitôt mon appareil et découvre que je ne suis pas seul. Une autre élève se trouve ici, que je n’avais même pas remarquée. Je m’approche doucement, prenant garde à ne pas être trop silencieux pour ne pas qu’elle croie que je cherche à lui cacher ma présence. J’arrive face à elle, espérant qu’elle me voie et ne soit ainsi pas surprise.
— Bonjour, je lance avec un sourire lorsque je suis à portée de voix, excuse-moi si je te dérange, c’est juste que ce lieu est splendide. Il m’a presque attiré à lui. Je le découvre pour la première fois, je suis nouveau. D’ailleurs, je ne me suis pas présenté, je manque de savoir-vivre, je m’appelle Naïs, j’ajoute avec un sourire avenant.
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Intervention souriante

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Mimi : C’est parfait ! Désolée de mon temps de réponse !


Kimili Weldyng
16 ans | 1m56 | Fée | Joyeuse | Erwan



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Olalala un nouveau numéro du canard ! J’aime beaucoup, je vais devoir en discuter avec Bryan ! Il faut qu’on trouve de nouvelles théories, de nouvelles identités… et qu’on discute avec plus de monde ! J’ai bien essayé de parler à mon frère mais Jaime ne m’a jamais répondu ! Et qu’il ne pense pas que je n’ai rien remarqué. Déjà que j’ai dû quasiment le harceler pour qu’il se montre ce midi – je suis certaine qu’il avait le nez plongé dans un livre quand je l’ai appelé – mais ensuite il ne m’a pas répondu ! Alors que de mon côté je lui ai fait un résumé de tous les potins, je lui ai même donné nos pistes – celles de Bryan et moi – et lui rien. Au moment où j’ai enfin pu l’interroger un nouvel arrivant s’est montré. Un garçon fort sympathique, je dois bien l’avouer. Et puis il avait de la conversation, ce que j’apprécie grandement. Même si, en soi, j’apprécie tout le monde de manière générale.
Jaime est finalement parti après le repas, me laissant seule avec le visage plus si inconnu. Il est un loup gentil et énergique, mais il ne m’a donné aucune nouvelle information concernant le canard. C’est dommage. Mais peut-être ouvrira-t-il l’œil à l’avenir !
Je me lève une fois mon repas terminé et prends le chemin de la sortie, sauf que mon oreille capte un marmonnement sur ma gauche, provenant de la table que je viens tout juste de dépasser. Je ne suis pas une surnaturelle aux grandes oreilles, mais je suis suffisamment proche pour entendre sans cette aptitude. Je me tourne vers le garçon qui parle d’un costume. Un costume ? Pour la soirée d’Halloween ? Ou bien une autre soirée dont je n’ai pas connaissance ? La suite est moins réjouissante, et me fait grimacer intérieurement. Qu’est-ce que c’est que cette piètre opinion de lui-même ou des autres ? Le pauvre.
J’arbore mon plus beau sourire lorsque je m’assieds en face du garçon.
— Bonjour ! Je suis désolée de venir interrompre ton repas mais je t’ai entendu parler. Je m’appelle Kimili, et toi ? Tu disais quelque chose à propos d’un costume, c’est pour la soirée d’Halloween ? Je peux t’aider à trouver des idées si tu veux.
Peut-être n’a-t-il pas du tout besoin de mon aide, mais je propose quand même ! J’aime bien aider les gens, et au pire il n’aura qu’à me dire qu’il préfère être seul.
LSGI

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Neev

Message par LSGI »

Neev
Venus Turan
17 ans | 1m58 | 26 février



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Mon véritable prénom est Venus, mais mieux vaut l’éviter. Venus… Je suis plutôt jolie, donc ça passe, mais je ne peux qu’imaginer l’inconscience des parents qui nomment ainsi leur enfant. J’adore mes parents de tout mon cœur mais sur ce coup-là ils ont merdé. C’est ultra prétentieux comme prénom ! Imaginons que je sois devenue laide ! La honte ! Mes cousins m’ont d’ailleurs bien fait comprendre que je ne méritais pas ce prénom… Donc je m’appelle Neev, c’est tout.


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Histoire

Je suis née dans une famille aimante, ou du moins, avec des parents aimants. Je suis fille unique avec un père qui me gâtait et une mère qui lui tapait sur les doigts en lui rappelant que s’il continuait ainsi je finirais pourrie gâtée. Je ne les ai pas connus suffisamment longtemps à mon goût. Ils sont morts quand j’avais 11 ans, un banal accident d’avion… C’est vraiment bête, surtout quand on se dit que mon père était un vampire. Mais apparemment même les vampires ne survivent pas à un crash monumental qui ne laisse aucun survivant, ni même aucun corps en un seul morceau… Ma mère était humaine, elle n’avait aucune chance. Je regrette souvent de ne pas avoir été là, de ne pas avoir été à bord, avec eux, pouvoir leur dire au revoir… Et après je me dis que c’est une pensée stupide. Ils sont morts, je suis vivante, on ne peut rien y changer. Ils m’ont donné la vie, je ne vais pas gâcher leurs efforts en y mettant fin.

On peut réellement parler d’efforts dans leur cas, on ne peut pas dire que ma naissance ait réjoui le reste de la famille. Mon père était un vampire issue d’une famille de « sang pur », des vampires forts, qui craignent le soleil et ne boivent que du sang ou ces fruits qui ont apparemment mauvais goût. C’est une famille orgueilleuse, très fière de son sang et de sa lignée, qui prend garde à ce que chaque membre se marie avec un vampire et donne naissance à un vampire pour perpétrer la lignée. Et si, en plus, le vampire épousé est un vampire issue d’une bonne lignée c’est encore mieux. Sauf que mon père trouvait toutes ces traditions stupides. Lui-même ne s’était jamais entendu avec son propre père, a 18 ans il avait quitté la demeure familiale pour rencontrer ma mère quelques années plus tard. Ils m’ont raconté cette histoire un nombre incalculable de fois, j’adore leur histoire, elle était mon conte avant de dormir. Ils se sont aimés dès qu’ils se sont vus, le coup de foudre. Ils se sont mariés après quelques mois, et ensuite il n’a fallu rajouter que de nouveaux mois pour que je sois conçue. Ils étaient heureux. Mon père n’a jamais reparlé à sa famille, son père l’a déshérité, il ne voulait plus en entendre parler, estimant qu’il était en total déshonneur, qu’il avait perdu la tête ou une connerie dans ce style.

Toutefois, malgré son mauvais caractère et sa fierté, mon grand-père a refusé que je sois envoyée dans la famille humaine de ma mère – c’était pour lui le pire des affronts, après tout, même en étant un infâme dhampir j’avais tout de même la moitié du sang de « pur ». Quelles conneries. J’ai donc poursuivi ma petite existence dans l’immense domaine prétentieux de la famille de mon grand-père. J’insiste sur le côté prétentieux : un château si grand que je n’en connais même pas toutes les pièces, situé en plein milieu d’un domaine si grand que mon grand-père n’en connais certainement pas chaque recoin, situé au Luxembourg, pays que mes plus débiles de cousins ne savent certainement même pas situer sur une carte. J’exagère peut-être légèrement. Mais vraiment légèrement. Je déteste cette part de ma famille, je déteste ce vieux schnock qui m’a obligée à le suivre alors que mes parents étaient morts depuis deux jours, je déteste qu’il ne m’ait pas laissé avec mes grands-parents maternels, je déteste que ce vieux salaud les ai hypnotisés pour qu’ils oublient mon existence et ne me cherchent pas, je déteste la façon dont il m’a traitée ensuite, comme le chien du château, son esclave impure tout juste bonne à faire les tâches ménagères, même pas assez bien pour manger à sa table… Je le déteste. Par tous mes pores. Je le déteste. Je sais que j’aurais pu vivre pire, je sais qu’il y en a beaucoup qui vivent pire, je sais que je devrais m’estimer heureuse d’avoir eu un toit au-dessus de la tête, des habits propres et de la nourriture dans mon assiette. Mais je le déteste quand même. Pour sa manière de me faire comprendre que je ne suis qu’un parasite indésirable, que mon père était un idiot, que ma mère était la peste en personne… Je le déteste.

Et il n’est pas le seul, évidemment, je déteste également son second fils, mon oncle, ce connard qui partage chacune des pensées de mon grand-père en pire. En plus d’être un abruti fini, fier comme un paon, il est sournois. Il n’a jamais été violent avec moi, il ne m’a jamais touchée, mais il a toujours incité ses affreux enfants à le faire à sa place. L’excuse était facile : ce sont des enfants, ils s’amusent. Enfin, je ne dois pas être mauvaise langue, effectivement je déteste mes cousins et ma cousine, mais pas tous. Il y en a un, un seul, que j’aime énormément. Zolynn. C’est le deuxième de la fratrie. Pour une raison que j’ignore il ne s’est jamais laissé influencer par son père ou le reste de notre famille. Tout le monde me traite de la même manière, me met à l’écart, me rappelle que je devrais être reconnaissante d’être acceptée dans cette famille alors que je suis si répugnante, que ce soit mes cousins, mes tantes, mes arrière-grands-parents, leurs enfants… tous. Sauf Zolynn. Il a toujours eu un caractère différent, il a toujours été gentil avec moi, et ce depuis mon arrivée. Au départ je pensais qu’il se moquait de moi, qu’il allait bientôt me pousser en riant et en me traitant d’idiote d’avoir cru qu’il pouvait être sincère. Mais il n’en a rien fait. Il est resté gentil, il a continué à venir manger avec moi, continué à m’aider à faire mes devoirs quand je n’y arrivais pas, continué à me raconter des histoires le soir, continué à rester avec moi les nuits où l’insomnie me rattrapait, continué à me sourire, à être lui. Peu à peu je l’ai considéré comme un frère, mon frère, ma famille. Les autres ne sont reliés à moi que par le sang, lui c’est bien plus profond.

C’est pourquoi, quand Zolynn m’a annoncé qu’il voulait prendre un poste dans l’établissement Ravenschool, qu’il allait quitter la maison, je me suis effondrée. Comment allais-je vivre sans lui dans ce château ? Sans sa présence sécurisante ? Impossible. J’ai choisi de l’accompagner à la place. Je ne suis que très peu sortie du domaine depuis que j’y ai mis les pieds, il y a 6 ans. L’éducation se fait à domicile, et il m’est totalement interdit de sortir seule. Zolynn m’a parfois emmenée dehors mais ce n’étaient que des excursions – des excursions fantastiques – alors je ne sais pas vraiment ce que ça donnera. Rencontrer des gens qui ne me considèreront pas comme un moucheron agaçant… Finalement, j’ai hâte d’y être.


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Caractère

Neev est quelqu’un de généralement souriant, elle n’a jamais eu d’autre véritable ami que Zolynn mais elle espère s’en faire de nouveaux. Elle appréhende tout de même un peu, ayant peur de faire une bourde ou mauvaise impression, mais elle est pleine de bonne volonté. Plutôt souriante, elle s’efforce d’être optimiste sur l’avenir, même si elle conserve beaucoup de rancœur envers les membres de sa famille. Susceptible, elle prend vite les commentaires pour elle-même, avec une tendance à l’auto-sabotage. Elle se dit souvent que tout est de sa faute, qu’elle est stupide, mais elle essaie de le surmonter. Elle ne gère pas très bien ses émotions et en ressent beaucoup, elle ne sait pas les cacher et son visage est plus ou moins un livre ouvert.


Physique

Neev possède plusieurs souvenirs de sa famille : une longue cicatrice sur l'extérieur de sa cuisse gauche - une ligne nette -, une ancienne brûlure sous son pied droit, une estafilade sous son oreille gauche descendant dans sa nuque, des ronds réguliers sur le haut de son bras droit - souvenir de trop de cigarettes -, une ligne irrégulière sur l'intérieur de sa paume droite.


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naji2807

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Re: Ravenswood School - Quartier Libre

Message par naji2807 »

Très bon personnage ! La fiche est validée et Neev est avec Ceri du coup ^^
Nithael

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Re: Ravenswood School - Sortie scolaire

Message par Nithael »

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Lorsque j'entends son rire résonner à mes oreilles, mon sang ne fait qu'un tour et une vague de chaleur me traverse le torse. Valente a ce côté solaire qui se retranscrit tellement dans son comportement, dans ses paroles ... et dans son rire. C'est comme si je me trouvais une nuit froide d'hiver, en face d'un chaleureux feu de bois, une tasse de thé à la main avec un bon livre. Sa présence seule parvient à me réconforter et me montrer un aspect plus lumineux de la vie. Je m'égare dans mes pensées à la simple sonorité de sa voix et je suis bien conscient que cela ne présage rien de bon pour moi. Pour autant, je n'ai pas envie que ce moment s'arrête. Je ne désire pas retrouver l'obscurité qui m'a trop longtemps assailli.

Mes yeux s'attardent sur son sourire, blanc comme la neige, et sur sa bouche charnue que tant de personnes doivent convoiter au sein de cette école. A côté de lui, je sais que je fais pâle figure, avec mes tâches de rousseur qui accompagnent à merveille la couleur carotte de mes cheveux. Je suis frêle et chétif comparé à lui, fort de sa carrure et de sa taille. Il représente à merveille ce qu'un Loup se doit d'être. Quant à moi, si je devais me comparer à un animal du monde, je serais sans doute un furet. Je tente néanmoins de faire abstraction de ce sentiment qui me tord l'estomac, afin de me concentrer sur notre conversation. C'est bien la première fois que je parviens à aligner plus de trois mots devant lui, je ne compte pas gâcher ce moment.

Je ne peux cacher ma surprise lorsque je l'entends parler de son passé durant lequel il n'a pu suivre des cours au sein d'une école. Trouverai-je pour autant le courage de lui demander ce qu'il s'est passé dans sa vie, si c'était par choix ou par un concours de circonstances ? Ai-je seulement le droit de lui poser cette question ? N'est-ce pas un sujet bien trop intime qui risquerait de le mettre mal à l'aise ? Pourtant, ma curiosité me taraude car, bien que nous soyons dans une école comprenant des êtres très spéciaux, c'est la première fois que je rencontre un élève reprenant le parcours scolaire aussi tard.

« Pour quelle raison as-tu arrêté l'école pendant toutes ces années ? », je finis par lâcher avant de me rendre compte de mon erreur. « Hum ... Je veux dire, tu n'as pas à répondre à cette question, c'est bien trop intime et cela ne regarde que toi. »

Une nouvelle fois, j'ai très envie de me cacher derrière mon sac, sentant mes joues s'échauffer à nouveau et détournant le regard, cherchant un endroit où fuir si l'envie s'en faisait trop forte. Qu'est-ce qui m'a pris bon sang ? Cela ne se fait pas de poser de telles questions à quelqu'un que je connais à peine. Il doit penser que je ne suis qu'une fouine ... Oui, une fouine, voilà un animal qui me correspond bien. Les fouines savent fuir particulièrement rapidement, si je ne m'abuse. Alors j'en suis probablement une et je ne vois qu'une solution désormais : partir dès que la première occasion se présentera.

« Alors ... Hum ... Disons que je me suis habitué au rythme de cette école. J'ai aussi appris à marcher la tête basse et à choisir mes batailles. Mais me suis-je déjà plu un jour ici ? A de très rares occasions seulement ... »

Je ne prête même plus attention à ce que je dis et lui réponds machinalement. La vérité sort de ma bouche à mesure que mes yeux se posent sur chaque recoin de la zone où nous nous trouvons, comme cherchant désespérément une porte de sortie à ce moment d'embarras. Quant à me demander de poser à nouveau les yeux sur lui, c'est peine perdue. Je devais déjà lever la tête pour oser croiser son regard, alors parvenir à faire l'effort quand je suis dans cet état relèverait d'un miracle. Il doit me trouver tellement bizarre à présent ... Aurais-je seulement l'occasion de lui reparler un jour ? Je me sens ridicule et j'ai l'impression d'avoir tout gâché.


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Nithael

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Re: Ravenswood School - Sortie scolaire

Message par Nithael »

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A nouveau, je vois les larmes lui monter aux yeux lorsque je pose mes bras autour d'elle et, à nouveau, cela me fait quelque chose. Je n'aime pas la voir pleurer, d'autant plus que j'ai l'impression d'en être responsable. Je sais qu'elle a eu du mal à avaler le fait que je ne me rappelle pas de toute la soirée que nous avons passé ensemble lors du bal de début d'année, mais je ne pensais pas qu'elle en resterait si meurtrie. Malheureusement, je ne peux retrouver des souvenirs perdus dans les méandres de l'alcool, bien que je regrette amèrement ne pas me rappeler d'une nuit qui, j'en suis certain, fut très douce. A en voir sa réaction, j'ai également dû être assez performant malgré l'alcool, autrement elle ne serait pas si triste.

« Iphigénia ... Je suis désolé. »

Je ne peux trouver d'autres mots en ce moment. Elle me fait de la peine et je ne sais pas comment la réconforter. Je suis plutôt maladroit quand il s'agit de s'attarder sur les sentiments d'autrui. Elle n'en sait évidemment rien et doit me prendre pour un être plein de froideur et sans âme ... Ce que je suis au fond de moi, finalement. Mais je sais également que je n'ai pas envie de reproduire les mêmes erreurs. A défaut d'avoir pu être là pour Elle, je serai là pour Iphigénia, qui semble complètement chamboulée par ce qu'elle a à me dire. J'espère au moins qu'elle n'a pas tué un élève ... Auquel cas, elle aurait bien fait de s'adresser à moi pour la sortir de ce pétrin.

« En quoi puis-je t'aider ? Je sais que je ne suis pas toujours le meilleur exemple à suivre, mais si tu as des problèmes, je veux bien faire mon possible pour te sortir de là », j'enchaîne d'un ton compatissant.

J'accompagne mes paroles d'un sourire que je veux réconfortant, tandis que son regard plein de détresse croise le mien. Je ne sais pas quoi faire de plus, à part la serrer légèrement dans mes bras. Je dois admettre être un peu raide et ne pas me sentir à mon aise, car ce n'est pas dans ma nature d'être si affectueux. Mais je sens qu'en ce moment, elle en a bien besoin. Peut-être mon attitude envers elle l'aidera enfin à sortir de son mutisme et à me dire ce qui la tracasse. Si je dois également faire appel à Zinna pour nous aider, je n'hésiterai pas car je sais que c'est une personne de confiance. La directrice, quant à elle, me fait toujours un peu peur. Elle pourrait penser que c'est moi qui ai entraîné Iphigénia dans ses problèmes alors qu'il est évident que je n'ai rien fait.

« Je n'ose pas trop m'avancer dans ce qui te tracasse mais ... Aurais-tu blessé un élève sans le vouloir ? »


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melemele14

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Re: Ravenswood School - Quartier Libre

Message par melemele14 »

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29 ans - Homme - Fée - Surveillant

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A l’instant où les mots quittent ma bouche, je sens que j’ai fait une bêtise. Il n’a jamais été question de sérieux entre Zinna et moi et, bien que je m’attache énormément à elle, je n’ai pas envisagé qu’elle pouvait souhaiter quoi que ce soit de plus que ce que nous partageons maintenant. Pourtant, quand je plaisante sur le fait de proposer mes avances à quelqu’un d’autre, je vois son sourire faiblir et une once de douleur traverser son regard. Instantanément, elle retourne sur le territoire de la plaisanterie et joue à la personne vexée, mais je l’ai trop côtoyée et voit dans ses mouvements qu’elle surjoue, probablement pour cacher la blessure que je lui ai involontairement infligée.

A ses mots, j’hésite entre la suivre dans sa plaisanterie, et faire comme si cet échange n’avait pas eu lieu, ou alors avoir une discussion sérieuse sur le sujet. Je sais que je surinterpréte peut-être ses réactions, peut-être que je me monte la tête et que je projette mes pensées sur elle. Après tout, bien que nous n’ayons jamais discuté d’une relation quelconque entre elle et moi, mon sang bout à l’idée qu’elle partage son lit avec une autre personne que moi actuellement. Alors que cette pensée me traverse l’esprit, je réalise que j’ai besoin d’avoir cette discussion avec elle. Je jette un oeil autour de nous et, rassuré que nous soyons seuls dans ce couloir, je l’attrape par la main et l’emmène dans une salle de classe vide, dont je ferme la porte derrière nous. Je me tourne alors vers elle et l’attrape par la taille afin de la serrer contre moi.

Je sais qu’on n’en a jamais discuté et qu’il n’en a jamais été question avant mais… Tu voudrais qu’il y ait de l’exclusivité entre nous ? Mon ton est emprunt de vulnérabilité, tout comme mon regard, me préparant déjà à un rejet de sa part.

Cette ambiance plus sérieuse a réveillé en moi une sensibilité que j’essaie de garder enfouie la plupart du temps. Je ne suis pas le genre de personnes à rechercher une âme soeur, un partenaire unique et exclusif qui m’accompagnerait le restant de ma vie. Cependant, j’ai trouvé chez Zinna une amie et une amante dont la compagnie me ravit et égaie mes journées. Ca ne veut pas dire que je vais la demander en mariage dès demain, mais j’avoue que maintenant que la question est posée, j’aimerais voir où tout ça pourrait nous mener. Que ce soit une relation de six mois ou de plusieurs années, je n’ai pas envie de me séparer d’elle tant que maintenant, j’ai envie de profiter de sa présence à mes côtés tant que je le peux. Et si elle souhaitait la même chose que moi, j’en serais plus que ravi.

C’est pourquoi alors qu’elle continue de plaisanter sur son idée de déguisement et sur la façon dont elle pourrait s’habituer à son traitement de reine, je prends sa main dans la mienne et la porte à mes lèvres, sans quitter ses yeux du regard. Je veux qu’elle comprenne ma sincérité dans mes gestes et que, bien que nous aimions plaisanter tous les deux, je suis très sérieux quant à cette discussion que j’ai entamée.

C’est totalement mon but, ma petite vampire.

Je sais qu’au vu du bruit que l’estomac de Zinna fait actuellement, je ne vais pas pouvoir la garder enfermée très longtemps dans cette pièce. Son enthousiasme pour la nourriture sucrée ne manque jamais de me faire rire. Je n’aurais jamais imaginé qu’une vampire puisse avoir tant envie de manger de la nourriture humaine et pourtant…

Vu ton appétit, il faudrait renommer ça une faim de vampire, ça serait plus correct ! Promis je ne te retiens plus longtemps, réponds-je avec un petit clin d’oeil pour détendre l’atmosphère.

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Aveeno

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Re: Ravenswood School - Quartier Libre

Message par Aveeno »

''Attention, texte un peu grossier!"







Aℓєχαη∂яє Ɓℓσσмƒιєℓ∂
17 αηѕ/нσммє/Ɗнαмριя/avec Ethel





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Ethel Boleyn avait un regard dur, quelque chose dans ses yeux semblait austère et figé. Et j'avais le sentiment que la belle vampire ne s'amusait pas beaucoup, ou n'était pas autorisé à le faire.
La plupart des familles de vampires de sang pur traitaient les femmes différemment des hommes.
Les vampires mâles avaient beaucoup plus de liberté.
Les vampires femelles étaient souvent chaperonnées et la Haute Société attendait d'elles qu'elles se comportent très correctement à tout moment, et dès leur plus jeune âge.
Je me souvenais que mon frère et ma sœur aînés étaient traités différemment par mon père et ma belle-mère dans la maison familiale. Rosalyn était forcée d'être la jolie oie docile dans une cage, tandis que Joseph était libre de voler où il voulait, quand il le voulait. Et s'il faisait quelque chose de stupide, il ne recevait qu'une petite tape sur les doigts, rien de grave, car il était l'héritier McMahon.
C'était le 21e siècle, et pourtant les vampires femelles étaient considérées comme inférieures, innocentes et faibles par rapport aux vampires mâles. Ce qui était faux, car Rosalyn était tout aussi, sinon plus, effrayante et redoutable qu'un vampire mâle. Je le savais. M'attaquer pour me tuer avait été son passe-temps favori avant qu'elle ne se marie et ne quitte la maison.
En tout cas, les règles de bienséance dans la Haute Société des vampires de sang pur étaient beaucoup plus strictes pour les vampires femelles, et cela se voyait chez Ethel Boleyn.
Bon, je venais juste de la rencontrer, que savais-je vraiment d'elle et de la vie qu'elle menait? Mais c'était néanmoins mon sentiment.
C'était peut-être puéril, mais j'avais une étrange envie de la taquiner un peu et, par miracle, de la faire sourire; un vrai sourire.
La belle vampire m'informa qu'elle allait à la salle de sport et qu'elle avait besoin de quelqu'un pour son entraînement.
J'étais partant.
Oui, absolument. Mais d'abord, je dois monter dans ma chambre et prendre une douche. Tu viens avec moi?
Ou pourrais-je la rejoindre à la salle de sport? J'étais arrivé à cette école quelques heures plus tôt et j'avais déjà enfreint plusieurs règles, mais comme j'étais un garçon, il ne me faudrait pas une éternité pour prendre une douche et choisir des vêtements de sport, donc nous n'aurions pas à nous inquiéter de nous faire prendre.
Yumeko

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Message par Yumeko »

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Ottilie Wanderer dite Lottie
Germano-italienne│17 ans│175 cm│ Sorcière ǀ Esprit torturé et brisé│ Naïs

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Crawling

Il y a des jours avec et des jours sans. Les jours avec, je peux les compter sur les doigts de la main. Les jours sans sont les plus nombreux. Parfois, Bibou arrive à m'arracher un sourire mais cela arrive rarement. Je vois qu'il arrive à se reconstruire et à aller de l'avant. Pas après pas, il fait des efforts. Il a cette force et ce courage dont je suis dépourvue. Je n'y arrive pas. Je me sens continuellement angoissée et triste. Je n'arrive pas à reposer mon esprit. Mes nuits sont parsemées de cauchemars. Elles sont agitées. Je me réveille parfois en sursaut, en sueur ou tremblante, sentant les ombres danser derrière mes paupières. Ils sont récurrents. La plupart du temps, je rêve de la même personne. Je l'ai surnommé Corbeau. A cause de ses cheveux noirs aux reflets bleutés et ses petits yeux noirs en amande. Son visage est gravé au fer rouge sur ma rétine, dans ma mémoire. Il hante mes souvenirs et mes nuits.
Je me secoue intérieurement. J'essaye d'éloigner le monstre de mon esprit, de mes souvenirs pendant un moment. Il me faut penser à autre chose. Il faut occuper mon esprit à autre chose. Epuisée, j'ai fini par trouver le sommeil, tard dans la nuit. J'ai peu dormi et lorsque je me suis réveillée tout à l'heure, il faisait jour. L'heure du petit-déjeuner était passé depuis trop longtemps. L'heure du déjeuner allait commencer. Pourtant, je n'ai pas envie de me lever du lit. La chambre est silencieuse. Ma colocataire n'est pas là. Je fixe le plafond de longues minutes avant de décider à me mouvoir. Même me lever du lit me demande un certain effort. Chaque geste, chaque action me coûte. Ne rien faire parait le plus facile. Je ne le fais surtout pour Bibou. Lui dont j'arrive à puiser un peu de force. S'il n'était pas là, je ne serai plus là aujourd'hui. Je n'aurai plus la force de vivre. Il est le seul à me faire tenir. Vivre est un grand mot, survivre serait plus juste.
Je fais les quelques pas me séparant de la salle de bain. J'enlève mon pyjama et je me glisse dans la baignoire pour prendre une douche. Je fais couler l'eau attendant de la sentir se réchauffer. Je prends le temps de me laver. Prisonnière, j'ai appris que c'était un luxe. J'ai été privée de cela. L'une des nombreuses privations dont j'ai été victime. Je laisse l'eau chaude glisser sur ma peau, me savonner et me rincer. Je ferme les yeux, puisant un peu de réconfort en cela. Je finis par couper l'eau et je sors de la baignoire pour m'enrouler dans une serviette épaisse. Je prends encore le temps de chercher des vêtements pour m'habiller. Je regarde à peine mon reflet dans le miroir. Je sais quelle image il me renvoie. Une adolescente au regard éteint, cernée, le visage encore aminci par les privations. Je m'attache les cheveux en une queue de cheval. Ils ont poussé, ils n'ont pas été coupés depuis de longs mois. Avant ma captivité, ils étaient teints en noir. Ils ont eu le temps de pousser. La moitié de sa longueur ayant repris sa couleur naturelle plus claire.
Je n'aime pas manger au réfectoire. Il y a trop de monde. Je ne me sens pas à l'aise au milieu des élèves et du brouhaha. Je prends mes repas tôt ou tard, là où il y aura le moins de personnes. Ce midi sera un jour tôt. Je mange avec une certaine rapidité. Je ne me sens pas sereine. Je ne prends pas de plaisir à me sustenter. Je n'y arrive pas. Il m'arrive de me forcer à avaler quelque chose. Aujourd'hui ne fait pas exception à la règle. Je passe le moins de temps possible dans cette salle. Je n'aurai pas passé plus de quinze minutes avant de m'éclipser en déposant les restes de mon repas sur un plateau. Je récupère une pomme et une orange pour plus tard. Je peux les manger où je le veux, quand je veux. Je retrouver la sécurité relative de ma chambre. Je ne me sens jamais réellement en sécurité. Je ne ressens pas ce sentiment, il m'est devenu inconnu. Seul Bibou me le fait un peu ressentir.
Mon regard se porte sur mon instrument de musique. Un violoncelle. Je n'y avais pas joué depuis des années, depuis ma fuite avec mon frère. J'ai repris la musique quand je suis arrivée contre mon gré dans cette école. Les débuts furent compliqués, c'était comme reprendre de zéro. Des années à s'exercer réduit à néant ou presque. En dehors de Bibou, c'est ce qui me procure le plus de réconfort. J'enfile un blouson et je prends l'étui de mon violoncelle le portant dans le dos. Enfermée trop longtemps, je cherche à retrouver l'extérieur le plus souvent. Je quitte la pièce et je prends le chemin de la forêt. Il ne pleut pas aujourd'hui sinon je ne jouerai pas dehors. Je m'enfonce de la forêt, m'éloignant de l'enceinte de l'édifice. Je marche un long moment pour mettre le plus de distance possible, pour m'isoler.
Mais je ne suis pas seule à avoir eu la même idée. J'entends des pas et je me tends légèrement. Un élève apparait dans mon champ de vision. Je découvre une fée aux cheveux roux, à la peau pale, aux yeux clairs. Il n'est pas très grand. Il ne me dépasse pas. Il est à quelques mètres de moi, je me suis arrêtée de marcher. Il parle et sourit en même temps. Je remarque en premier sa politesse. Il s'exprime longuement. Je dois assimiler diverses informations. Une salutation, une excuse, l'impression des lieux, une arrivée, un manque de savoir-vivre et une présentation. J'ai peu de contacts en dehors de Bibou et cela me laisse toujours une impression étrange. Je suis et je vis en décalage avec les personnes autour de moi. Je ne cherche aucun contact avec autrui par habitude et par expérience. Je n'arrive pas à être détendue même s'il se montre souriant, sociable et avenant. Je laisse passer quelques secondes avant de lui répondre. Je peux au moins faire cela.
- Bonjour. Je m'appelle Ottilie.
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