Hello, hello... Après un temps d'absence énormément long, je fais une tentative de retour. Ça n'a vraiment pas été facile dans les huit derniers mois, mettons. Bref, voici mes rp's longtemps attendus... Si quelqu'un d'autre voulait rp', je crois bien que j'ai encore Peter, Scott et Nat de dispo? (est-ce que j'oublie quelqu'un?) Je ne sais pas si je vais être hyper rapide, ceci dit.
Marie: Je dois dire que j'ai dû me retenir de toutes mes forces pour ne pas laisser la geek en moi ressortir à travers Artemis et faire un lien avec le Seigneur des Anneaux avec ton "il y a toujours de la viande au menu". Ça ne colle pas avec son personnage vraiment, malheureusement.



\*-*/ Fae \*-*/ Élève \*-*/ 16 ans \*-*/ 1m73 \*-*/ Malicieux \*-*/ Intuitif \*-*/
\*-*/ Télépathie limitée \*-*/ Réfectoire \*-*/ Avec Kimili \*-*/

Un costume, un costume... mais quel costume? Je pourrais peut-être me déguiser en fantôme? Comme ça je pourrais me terrer dans un coin, sans bouger ni parler. Si les gens essaient de me toucher, je me sauve en volant? Flottant, plutôt. Mais peu importe, ça pourrait être un plan. Ou encore simplement rester dans ma chambre et faire comme si je n'existais pas? C'est une bonne option aussi. Qui s'en rendrait compte? Je reviens toujours à cette vieille rengaine, mais ça n'empêche pas que ce soit la vérité. Je me suis bien entendu avec Qwill, mais je ne crois pas qu'il remarquera mon absence. Et les autres que j'ai rencontré, je ne crois pas avoir fait une si grande impression. Si je ne peux pas rester dans ma chambre, il faudrait que...
Je sursaute brusquement lorsque du mouvement devant moi attire mon attention. Une fille vient de s'installer à ma table. Face à moi. Je regarde à gauche et à droite, s'il n'y aurait pas quelqu'un d'autre qui serait apparu, mais rien. Alors pourquoi elle est là? Mes yeux s'écarquillent très grands au moment où elle prend la parole et s'adresse très clairement à moi puisqu'il n'y a personne d'autre autour. Je rougis violemment à la seconde où elle me demande si j'ai besoin d'aide pour trouver des idées de costume. J'ouvre la bouche pour répondre...
Mais aucun son ne sort.
Je réessaie et cette fois c'est un murmure incompréhensible:
-
Erwann... Je...
Je toussote pour essayer de retrouver ma voix, mais ce n'est pas facile. Je vois bien qu'elle est une fée comme moi et elle très jolie, ce qui rend les choses beaucoup plus angoissante et intimidante. Je finis par réussir à dire:
-
Tu sais comment se rendre invisible? Ça serait parfait pour moi.
Mon regard plonge vers la table à la seconde où les mots qui se sont échappés de ma bouche parviennent à mon cerveau et j'ai envie de me cogner la tête contre quelque chose. De dur. De très dur. C'est encore pire quand je me rends compte qu'elle n'a
certainement pas entendu quand j'ai dit mon nom. Alors mon commentaire est encore plus hors propos. Et je n'ai pas répondu à sa salutation...
-
Euh, salut, j'ajoute en sentant ma jambe se mettre à tressauter.
Moi c'est Erwann.
J'inspire légèrement et relève les yeux en continuant:
-
Désolé. Je... Je ne m'attendais pas à parler à quelqu'un...
Pour être honnête, chaque fois que ça arrive c'est une surprise... et apparemment je n'arrive pas à y échapper.




\\ Élève \\ Louve-garou \\ 17 ans \\ 1m57 \\ En déplacement, puis au réfectoire \\ Avec Karla \\
Je ne sais pas exactement à quelle réaction je m'attendais en conduisant lentement, très lentement, Karla vers ce qui s'était passé pour moi avant que j'atterrisse ici. Je n'avais pas particulièrement d'attente. Mais je voyais plusieurs possibilités. De la pitié, de la compassion, de la colère, du mépris, tristesse, etc. Alors, oui, je m'imaginais un peu qu'elle pourrait sans doute éprouver un fort ressentiment, mais pas exactement... de la rage? Une colère intense et protectrice qui va au-delà de la simple colère. Parce que c'est ce qui semble sortir des pores de sa peau et qui vient agresser mes narines.
Mais j'aime bien.
C'est une réaction que je comprends. Une réaction que j'ai eu. Parmi d'autres, évidemment. J'ai peut-être frémis au moment où elle a passé tout près de parler de viol, mais je secoue fermement la tête pour lui signifier que non. C'est passé tout près, mais... il n'a pas eu le temps. D'aller jusque-là. Je crispe les mâchoires en me rappelant jusqu'où il est allé,
exactement. Je ferme les yeux l'espace d'une seconde, mais les rouvre presque aussitôt lorsqu'elle parle à nouveau, cette fois avec un ton moins élevé, ce qui est quand même un peu réconfortant, parce que je n'ai pas envie que tout le monde soit au courant non plus...
Même si maintenant, le compte est au nombre de deux.
Je souris face à ses paroles que je comprends tout à fait, j'aurais eu la même réaction si quelqu'un m'avait dit un truc pareil. Avant. Avant que ça m'arrive. Là, je ne sais pas. Je figerais sans doute. Un instant. Avant que la colère et la fureur s'emparent de moi pour me faire devenir un monstre. Un rire s'échappe de ma bouche quand elle me demande si je me suis vengée. C'est un rire à la fois sincère d'amusement, et aussi... d'amertume, de regret, de... mépris. Pour moi-même. Je regarde autour de nous pour m'assurer que personne nous prête attention et je m'approche d'elle pour lui souffler à l'oreille:
-
C'est... compliqué. Mais disons que je ne suis pas partie de là sans laisser ma marque. Ses parents étaient partis quand il a... quand il a... (J'inspire brutalement et laisse tomber mon bout de phrase pour continuer)
J'étais coincée... mais ma tête était encore libre. Alors je lui ai foutu mon crâne sur le front, éclatant sa lèvre au passage.
Un léger sourire revient sur mes lèvres quand je me rappelle la suite et je reprends:
-
Il a voulu répliquer, mais je lui ai envoyé mon genou au bon endroit, vu qu'il m'avait donné assez de jeu pour ça. J'ai pris la lampe sur la table de chevet et je l'ai assommé. J'ai saisis quelques trucs et j'ai peut-être ou peut-être pas vider leur coffre-fort pour de l'argent.
Est-ce que j'étais fière d'avoir recouru au vol? Non. Est-ce que ça m'embêtait? Non plus. À mes yeux, ils avaient eu ce qu'ils méritaient. Et pour tous les cauchemars qui ont suivi, c'était sincèrement la meilleure chose que j'aurais pu faire pour au moins réussir à disparaître de leur champ d'action. Je n'avais pas pu apporter toutes mes possessions... et ça, c'était mon plus grand regret concernant cette soirée-là. J'avais laissé derrière des choses qui comptaient pour moi... mais c'était m'enfuir tant que je le pouvais encore ou risquer de me faire coincer. C'était mes souvenirs ou de l'argent. Le péril ou la survie. Je porte la main à mon oreille pour la gratter, soulageant une démangeaison imaginaire tandis que je m'éloigne à nouveau de Karla, conservant une distance acceptable entre nous.
-
Je t'en veux pas, au fait. Pour ta réaction. J'aurais surement eu la même.
À une époque. Je n'ajoute pas ces trois mots, parce que je ne veux pas les énoncer à haute voix. Les dire rendrait les choses trop... réelles. Je me secoue la tête, dans l'espoir de faire disparaître toutes les pensées qui sont apparues pendant ce petit moment de notre discussion.
Je ne tarde pas à essayer de changer de sujet. On en vient donc à parler de l'école, des trucs qu'on aime à son propos. Évidemment, malgré que j'apprécie plusieurs choses ici, notre sujet précédent a laissé une marque dans mon cerveau et je ne peux m'empêcher de mettre un point négatif: peu importe où on est et ce qu'on est, il y a des cons partout. Elle abonde dans mon sens avant d'ajouter qu'elle espère qu'elle ne doit pas se sentir visée. Un sourire taquin étire mes lèvres et je rétorque:
-
Eh, m*rde. T'as tout deviné.
Au cas où elle n'aurait pas repéré l'amusement dans ma voix, je précise:
-
Je plaisante, hein. Pour être honnête... c'est sympa de voir qu'il n'y a pas que des cons chez les loups.
Ce à quoi j'ajoute un sourire tout ce qu'il a de plus sincère et qui ne possède que du sérieux, aucune taquinerie.
Au moment d'entrer dans le réfectoire, une odeur alléchante me parvient : celle de la viande. J'en salive presque tellement ma louve et moi on meurt de faim. Quand Karla énonce le fait que ce qui est bien ici, c'est qu'il y a toujours de la viande au menu, je ne peux m'empêcher de lâcher un grondement affirmatif. Ce à quoi j'ajoute:
-
Une chance, sinon je ne vois pas comment je pourrais réussir les cours physiques avec seulement de la laitue...
J'avais réussi à vivre avec très peu quelques mois auparavant, mais ça ne voulait pas dire que c'était une bonne chose. Que ce soit pour moi ou pour ma louve. Nous avions besoin de calorie pour grandir, pour se renforcir. Et peut-être un jour pour botter le c*l à ceux qui avaient voulu se servir de nous. J'éloigne le plus possible ces pensées de ma tête et je m'y applique en reprenant la parole tandis qu'on se dirige vers le comptoir du réfectoire:
-
T'as une place où tu préfères t'asseoir d'habitude?
Moi j'ai tendance à trouver un coin à l'écart où j'ai un mur dans le dos et la possibilité de voir qui entre et sort de la place. Des réflexes développés assez récemment, si on compte sur le nombre d'années de mon existence, mais qui ne partiront jamais. Pas avec ma louve. Pas avec tout ce que j'avais pu voir. Mais j'étais prête à faire un effort si Karla avait envie d'aller ailleurs. Quoique je ne serais probablement pas du tout à l'aise d'être au centre complètement.



| Jeune Vampire | 1m78 | Élève | 17 ans | Viki | 1er janvier - Capricorne | Autodérision Forte |
| I Don’t Care Anymore | Au réfectoire | Avec Jaz |

Je souris du coin des lèvres en voyant qu'il utilise mon premier prénom, celui qui aurait dû être le mien depuis le tout début, mais qui ne le sera jamais sur le papier tant que je n'aurai rien fait à ce propos. Et je ne pourrai rien y changer si je ne fais pas bien le travail que l'on m'a donné. La raison pour laquelle je suis ici à la base. Je prends une nouvelle bouchée, lente et bien mesurée de mon Fruit de plasma, tout en approchant ma main de lui pour laisser un doigt glisser sur la table, sans toutefois le toucher.
Quand il ajoute que je peux l'appeler Jaz, ou comme je le souhaite, mon sourire devient un peu plus charmeur, ou tout au moins je le rends plus aguichant. Je me penche un peu vers lui, suffisamment pour m'appuyer contre la table, très légèrement. Mais ça suffit pour que ma poitrine s'y presse, un peu, juste un peu. Je vois très bien, toutefois, que ça fait un peu le même effet que les corsages d'époque. Je souffle d'une voix suffisamment audible pour qui m'entende, mais en rendant ma voix plus chaude qu'elle ne pourra jamais l'être vraiment:
-
Je retiens... et on verra bien?
Je lui adresse un léger clin d'oeil en terminant ma phrase et me redresse, prenant une position plus naturelle : celle que j'avais à la base. J'ai un sourire sur les lèvres quand je lui demande si ça fait longtemps qu'il est ici, ma voix se faisant mielleuse, sans retourner dans la chaleur précédente. J'aime bien joué avec les tonalités de ma voix, selon les situations, selon les propos... selon les personnes avec qui je suis. Je ne prends pas souvent ce ton avec Nat, disons. Très, très rarement serait plus juste. Sans que je puisse dire jamais, car ça s'est déjà produit.
Sa réponse me déçoit un peu, mais pas vraiment non plus. Je vais simplement avoir besoin de chercher ailleurs, chez quelqu'un d'autre, les questions qui me taraudent et qui sont directement liés à ma raison d'être ici. Mais après, ça ne veut pas dire qu'on ne peut pas trouver ensemble la réponse à mes autres questions, d'ordre beaucoup plus... personnelle. Si ça ne fait que quelques jours qu'il est ici, ça peut être une bonne opportunité autant pour lui que pour moi de fouiller un peu. Je tends à nouveau la main vers lui, mais cette fois je la pose sur la sienne, et trace un symbole inexistant sur le dos de celle-ci en disant:
-
Je suis arrivée en début d'année. T'as exploré beaucoup... ou pas encore?
Je commence à retirer ma main quand j'ajoute :
-
J'me disais bien que je ne t'avais pas vu avant. Je me souviens de tous ceux que je trouve à croquer.
Je le taquine, et en même temps non. Il me proposerait son cou et je ne dirais pas non. Mais mon but c'est simplement de m'amuser avec les expressions. La sorcière ratée que j'étais n'aurait pas pu avoir le sens de "mordre pour du sang" à cette affirmation. Quand on est vampire, c'est un peu différent. Pour le moment, je l'utilise exactement comme la majorité des gens l'aurait utilisé : qu'il me plaît.
Ah, mais parfois je ne peux pas m'empêcher de vivre sur le fil du rasoir, frôler la frontière invisible entre l'acceptable et l'inacceptable. Est-ce de ma faute si j'ai hérité des gènes de la personne la plus douée en ce sens?
Merci, papa!