Avec Marco Polo, la grande aventure de Viviane Koenig, je valide ces 3 cases :
➤ BINGO AVENTURE
NATURE SAUVAGE
Devenu large et profond, le Tigre s’est mêlé à l’Euphrate et, tous deux, ils se sont transformés en un vaste marécage. Leurs eaux stagnantes offrent un asile à toutes sortes d’animaux sauvages, nuisibles, répugnants. J’ai hâte d’en sortir.
NAVIGATIONDimanche 19 mars 1273
Dixième jour de voyage sur cette piste sauvage depuis l’attaque du roi des voleurs ; le calme règne. [...] Il est certain que l’aridité du lieu ne donne pas envie d’y vivre, [...]
Mercredi 8 avril 1271
Qu’elle est belle ma galère avec ses mâts gigantesques et ses voiles gonflées de vent ! Avec une telle voilure, les rames ne servent que pour les manœuvres dans les ports ou par temps calme, par « bonace » comme disent les marins.
Après ces derniers jours d’activités fébriles, je me repose enfin, assis sur le pont.
Mercredi 15 avril 1271
Quelle journée abominable ! Le vent s’est levé avec le soleil, la mer s’est creusée de vagues plus hautes que le palais du doge, et les frères Polo se sont mis à prier. J’ai prié avec eux, cramponné au mât comme à la selle d’un cheval emballé. Que faire d’autre ? Roulis, tangage, haut-le-cœur, giclées d’eau salée, la mort approchait à grands pas. Entouré de marins prêts à mourir selon le bon plaisir de Dieu, j’ai tenté de me rassurer sans y parvenir. Tout à coup, après des heures de tempête, les flots se sont apaisés et les vents ont cessé. Alors, la vie a repris à bord comme avant. J’ai mis des vêtements secs et vérifié l’état de mes affaires. Par chance, précieux carnet, tu n’as pas été mouillé.
PIRATERIESamedi 9 mai 1271
Trente-trois jours de mer et, peu avant midi, les hauts remparts de Saint-Jean-d’Acre sont apparus à l’horizon.
[...]
Voiles baissées et rameurs à leurs bancs, ma galère est entrée au port, majestueuse. J’étais en Orient ! Quel choc !
[...]
Quitter Giovanni m’a peiné, mais on s’est promis de se revoir un jour prochain à Saint-Jean-d’Acre, à Venise ou ailleurs.
– Les marins se retrouvent toujours, m’a-t-il juré.
Mardi 5 mai 1271
Mon cher carnet, aujourd’hui j’ai failli mourir assommé, noyé, éventré ou transpercé par la lame d’un pirate, au choix !
[...]
Non, un navire inconnu se collait au mien tandis que des hommes armés, visages tannés par l’air marin, sautaient sur le pont, fonçant sur nous.
Des pirates !
[...]
Quelle bagarre alors ! Que de violence, de bruit et de sang ! Imitant Giovanni, j’ai marché bravement vers un assaillant à peine plus grand que moi. Je l’imaginais facile à vaincre. Grave erreur ! Petit et nerveux, il m’a jeté à terre avant même que j’aie pu lever mon couteau et m’a assené un redoutable coup de poing en pleine figure.
[...]
À mon réveil, j’ai découvert l’enfer autour de moi. Sur ma droite, j’ai aperçu une dizaine de morts allongés sur le pont, côte à côte, Vénitiens et pirates mêlés, serrés comme des poissons au marché.
[...]
J’ai assommé trois de ces pirates et en ai blessé plus encore.
[...]
Quand celui-ci s’abattit sur le sol, leur chef ordonna à ses hommes de cesser le combat. Alors là, quelle débandade ! Ah ! Ah ! Et maintenant, Marco, regarde fuir ces bandits !
Au loin, le bateau pirate s’éloignait vers la haute mer.