Yume: Tu sais, je me dis que Lysandre et Erwann s'entendraient probablement plutôt bien



\*-*/ Fae \*-*/ Élève \*-*/ 16 ans \*-*/ 1m73 \*-*/ Malicieux \*-*/ Intuitif \*-*/
\*-*/ Télépathie limitée \*-*/ Réfectoire \*-*/ Avec Kimili \*-*/

Pourquoi est-ce que chacune de mes rencontres avec autrui est toujours marquée par ma flagrante incapacité sociale? Je dis bêtise après bêtise et ça c'est seulement quand j'arrive à prononcer un mot! Et je parle bien de ma voix qui m'échappe plutôt que de me faire interrompre par mon interlocuteur, ou interlocutrice... J'aimerais presque que ce soit ça, au fond. Je n'aurais pas à rien dire ou simplement hocher de la tête ici et là. Je ne sais pas si c'est pire que d'habitude parce qu'elle est très jolie... ou parce que c'est une fée comme moi et que malgré que les chances soient très minces... elle pourrait savoir à mon propos. À quel point est-ce que la nouvelle s'est répandue dans les communautés? Est-ce que mon père a prévenu des gens ici avant de me jeter devant la porte de l'école?
D'accord, c'est faux. Enfin, en partie. C'était un peu mon idée...
J'aurais juste aimé qu'il ne semble pas aussi... distant. Imperturbable. Face à ma décision.
Je reviens brutalement dans mes pieds lorsqu'elle me demande si je parle du costume d'Halloween quand je dis que je voudrais être invisible. Je me contente de hocher de la tête, mais elle poursuit de toute façon en disant que je ne pourrais ni danser ni discuter si je faisais ça. Je me fige à nouveau à ces mots et me retiens de dire "Justement, c'est ce que je veux", parce que j'aurais encore plus l'air d'un imbécile si je le faisais. Je soupire toutefois discrètement en voyant que de toute façon elle ne sait pas comment faire pour devenir invisible. Si seulement quelqu'un savait...
Qu'est-ce que j'avais dit à propos de ne pas avoir l'air plus imbécile que ce n'était déjà le cas? Clairement, c'était un mensonge, parce que lorsqu'elle me demande ce qui me fait peur, les mots s'échappent de ma bouche en un balbutiement que je ne peux pas ravaler:
-
Les... Les contacts physiques?
Et c'est précisément pendant que je dis ça qu'elle précise que les costumes d'Halloween doivent être effrayants. Bravo, Erwann. Vraiment. Mes joues s'enflamment et je me tords les mains sous la table. J'essaie difficilement d'humidifier ma bouche qui s'est asséchée pour ajouter comment je m'appelle, tentant un changement de sujet. Enfin, plus ou moins. Je n'avais pas réussi à me présenter précédemment, non? Je ne sais pas si je dois vraiment le considérer comme la vérité lorsqu'elle me dit qu'elle est ravie de faire ma connaissance... elle ne m'a pas entendu jusqu'ici ou quoi? Je suis une catastrophe sociale! J'ai envie de disparaître dans ma chaise lorsque je réponds:
-
Moi aussi. Je veux dire... De faire ta connaissance à toi. Pas la mienne...
Bah, bravo Erwann! Si elle ne pensait pas que tu étais un crétin avant, maintenant, c'est assuré! Et pourtant ce n'est pas le pire, parce que je m'excuse de mon comportement en disant que, et je me cite, "je ne m'attendais pas à parler à quelqu'un". Magnifique, vraiment. Parce que maintenant elle pense qu'elle me dérange. Ce qui n'est pas tout à fait le cas. Je suis immensément mal à l'aise, mais sa présence ne me
dérange pas. Pas vraiment. C'est beaucoup plus de l'inconfort et de l'inquiétude.
-
Non, non, ça va, je souffle tout bas, mais j'espère suffisamment haut pour qu'elle me comprenne.
Je suis juste... pas très doué. Avec ça. Avec les autres. Mais... euh... je pense que tu... tu dois bien l'avoir remarqué?
Pourquoi j'ai l'impression que ça s'est mieux déroulé avec Qwill et Diana? Et pourtant la dernière était une fille aussi. C'est quoi mon problème maintenant? Un fusible a brûlé dans mon cerveau et toutes mes maigres compétences sociales sont parties en fumée?



\\ Loup-garou \\ Élève \\ 17 ans \\ Dominant \\ Discret \\ 1m73 \\
\\ 9 juin – Gémeaux \\ \\ Avec Lysandre \\

Le soulagement m'emplit lorsqu'il me confirme qu'on lui a remis plusieurs documents. Parfait! Ça veut dire qu'on n'aura pas à retourner à l'intérieur du lieu même qu'il vient de quitter ET qu'on n'aura pas à passer des heures à chercher la bonne chambre. Je n'ai rien de particulièrement plus intéressant à faire, mais je me doute bien, du peu que j'ai pu voir et sentir, qu'il préférait trouver sa chambre le plus tôt possible. Et peut-être avoir quelques instants seuls loin de toute autre personne. Je ne sais pas encore exactement si je suis le problème ou s'il s'agit plutôt de tout le côté social en lui-même.
Peut-être qu'il me le dira de lui-même un jour, mais en attendant je me contente d'un sourire le plus avenant possible, sans être particulièrement... effrayant ou insistant. Je ne veux pas l'effrayer ni lui donner l'impression que je suis quelqu'un qui va le suivre partout comme un chiot perdu. Je traîne avec les gens qui veulent de ma compagnie et je sais m'en aller lorsque j'ai ou l'autre a besoin d'un moment en solitaire. Je l'observe négligemment pendant qu'il fouille dans les affaires qu'on lui a remis. Je reconnais quelques-uns des documents, tous les nouveaux doivent le recevoir à leur arrivée, j'imagine. Mon sourire s'élargit franchement en le voyant sortir une enveloppe crème plutôt épaisse. Ah, voilà! Je le vois bien jeter un coup d'oeil à l'enveloppe, puis à moi et ainsi de suite. Avant que je ne puisse prononcer un mot, toutefois, il me demande si c'est un numéro de chambre. Je hoche de la tête avant de lancer:
-
Ouep! Et ça veut dire que tu n'auras pas à m'endurer des heures pour trouver ta chambre!
Je dois me retenir pour ne pas le bousculer de l'épaule amicalement comme je le ferais avec mes amis, ou encore des gens qui me semblent réceptif à ce genre de contact. Mais ce n'est pas son cas à lui. Je me secoue légèrement et m'empêche de me donner une gifle en arrière de la tête pour avoir été aussi ouvertement "Hé, je sais plus ou moins que tu n'es pas à l'aise avec moi". Peut-être qu'il ne le verra pas et le prendra plus comme si je suis un pot de colle ou particulièrement exubérant. Ça peut m'arriver d'être exubérant, mais ça dépend toujours des situations et de quel genre de compagnie qui m'entoure à ce moment précis.
Après lui avoir dit que je suis enchanté de faire sa connaissance puis de préciser que l'on peut maintenant entamer notre recherche pour sa chambre, je fais comme si de rien était, comme si ma bourde de plus tôt n'avait jamais exister:
-
Bon, 108. Ce n'est pas trop loin, à la différence près de ceux qui sont dans les étages des niveaux supérieurs. On aura quand même à monter un escalier. Tu as d'autres trucs à emporter? Je peux te donner un coup de main pour ça aussi.
J'ai deux bras, après tout. Et je ne conçois pas qu'il puisse avoir grand-chose qu'il aurait pu traîner avec lui que je n'arriverais pas à porter. Nous, les loups, on est fait plutôt fort. D'un autre côté, il n'a peut-être rien d'autre. Dur à dire. Certains arrivent ici avec l'entièreté de leur chambre, ou presque, alors que d'autres n'ont que ce qu'ils avaient sur le dos avant de débarquer. Mon sourire s'estompe un peu en songeant à Artemis et Peter. Oh, ils n'avaient pas exactement que ce "qu'ils portaient sur le dos" en débarquant ici, mais je crois que certains de leurs
bagages auraient pu ne pas faire partie du voyage...




\\ Élève \\ Louve-garou \\ 17 ans \\ 1m57 \\ En déplacement, puis au réfectoire \\ Avec Karla \\
Retourner dans mon passé aussi récent n'est pas particulièrement agréable de base. Le faire deux fois de manière aussi rapprochée avec deux personnes
différentes... c'est pire. Pourtant, comme pour d'autres choses, je prends sur moi. Ou j'essaie. Je n'ai jamais été particulièrement douée pour ça. Il faut dire que c'est un peu... contre nature. Je pense. La franchise de Karla me fait du bien toutefois, même si ça presque mention du mot que j'essaie le plus possible d'éviter me rend frémissante, de longs frissons désagréables parcourant ma colonne de haut en bas, de bas en haut. Mais je ne lui en veux pas. Et comme elle me demande si je me suis vengée, je ne peux que lui affirmer que oui, un léger sourire sur les lèvres.
Oh, oh oui ils auraient mérités bien d'autres choses. Mais le temps et l'énergie jouaient contre moi. J'acquiesce avant d'ajouter, tout doucement et suffisamment bas pour que d'autres oreilles très sensibles ne puissent pas m'entendre:
-
Évidemment, ça restera entre nous? Mais je dois ajouter que... c'était bien seulement le début de ma vengeance. On ne se servira jamais de moi comme d'une poulinière, je ne le permettrai pas. Ni ne permettrai le fait de penser qu'on puisse le faire sans représailles.
À une autre époque, j'aurais sans doute eu Peter à mes côtés, couvrant mes arrières et montrant à quel point il n'était pas conseillé de se mettre la fratrie Fox à dos. Notre nom de famille nous avaient toujours bien allé lorsque l'on mijotait des mauvais coups. Notre complicité me manque toujours autant... mais je n'arriverai pas à me battre pour le ramener sur le chemin qui était le nôtre
et de me renforcir pour me venger. Alors si je veux l'un, je dois abandonner l'autre.
Je ne peux
pas me permettre de faiblesse.
Désolée Peter... tu devras trouver quelqu'un d'autre pour te rappeler qui tu es.
Je souris à Karla lorsqu'elle dit qu'on est sur la même longueur d'onde concernant la réaction face à une annonce comme la mienne. Et je ne parle pas de ma vengeance. Je suis toutefois immensément soulagée lorsque mon changement de sujet fonctionne. Même si parler de l'école, malgré tous ses avantages, me ramène au sujet des cons. Mais on arrive à trouver un terrain moins glissant concernant les cons, en plaisantant, je ne la considère pas du tout comme telle, mais je fais comme si. Un tout petit rire m'échappe lorsqu'elle rit avant de me donner un coup de poing sur l'épaule. Loin d'être douloureux, on y est allé bien plus fort pendant l'entraînement, de toute façon. Quand elle me dit que je n'avais pas besoin de préciser que c'était une plaisanterie, qu'elle avait bien compris, elle dit qu'entre filles il faut bien se serrer les coudes. J'acquiesce, un sourire plus léger et amusé sur les lèvres. J'ajoute:
-
Alors ça oui, il faut se serrer les coudes. Après l'entraînement d'aujourd'hui, je te paris qu'on ferait un duo redoutable.
Je lui donne un coup d'épaule pour marquer mes paroles. C'est une chose que j'ai appris à comprendre avec le temps, pourquoi je ressentais toujours le besoin de toucher les gens, d'initier des contacts. Quand j'étais petite, je me disais que c'était simplement le genre de chose qui arrive toujours avec la famille. Le besoin de les serrer dans nos bras, de les frôler de l'épaule, ou encore déposer notre tête sur leur épaule. Bousculer Peter quand on jouait. Mais en voyant le comportement des autres loups autour de moi, autant les fréquentables que les très peu fréquentables, je me rends compte que ça va sans doute beaucoup plus loin pour moi. La cohésion d'une meute ne peut pas fonctionner sans contact physique, aussi minime soit-il. C'est une manière de se rassurer, de se rappeler qu'on n'est pas seul.
Rien ne me retient ici, si ce n'est mon histoire de vengeance. Éventuellement, je vais devoir m'établir quelque part. Où? J'en ai aucune idée. Me joindre à une meute où je ne connais personne ne me semble pas du tout une idée alléchante. Vivre seule? Je pourrais sans doute le faire, mais ma louve n'aimera pas beaucoup. Si au moins, j'avais retrouver le Peter d'avant, on aurait pu prévoir quelque chose tous les deux. Rattraper le temps perdu...
J'oublie tout ça au moment d'entrer dans le réfectoire et de sentir l'odeur très alléchante de la viande. On échange quelques paroles sur le menu qui offre toujours de la viande et quand je fais une remarque que c'était une chance parce que je ne pourrais certainement pas tenir en mangeant seulement de la laitue, elle réplique qu'elle non plus et qu'elle n'était pas un lapin, elle préférait plutôt les chasser. Je me laisse aller à un autre petit rire en disant:
-
Pas faux!
Je perds un peu mon envie de rire en me disant que je n'avais pas vraiment eu beaucoup d'occasion de chasser avant d'arriver ici. De courir et laisser aller ma louve comme elle le voulait. Enfin... je préfère éviter de ne pas y penser et je demande à Karla si elle a un endroit où elle aime s'asseoir d'habitude. La réponse ne tarde pas et c'est un "ça dépend avec qui je suis". Ce qui me va parfaitement. Quand elle me retourne la question, je précise:
-
Pas spécifiquement. Mais je préfère avoir le mur dans mon dos pour voir tout autour de moi.
On pourrait penser, dans une certaine mesure, que c'est un truc de loup... mais je sais très bien que ce n'est pas
seulement ça. Peut-être que ma nature exacerbe ce besoin, mais ce n'est pas la
cause.



| Jeune Vampire | 1m78 | Élève | 17 ans | Viki | 1er janvier - Capricorne | Autodérision Forte |
| I Don’t Care Anymore | Au réfectoire | Avec Jaz |

Mon sourire ne disparait pas ni ne s'agrandit quand je le vois jeter un coup d'oeil vers ma poitrine qui est pressée contre la table, il faut dire que c'était un peu le but, d'une certaine manière. Je suis en expérimentation de différentes choses, et je compte bien profiter de ma présence ici pour être à la fois irréprochable dans le travail que l'on m'a remis, mais aussi dans des apprentissages... tout autre. Quand il me demande si je suis du genre à donner des surnoms, j'hausse des épaules. J'ai bien insinué que j'allais peut-être accepter sa proposition de l'appeler comme je veux, mais pour l'instant Jaz me convient.
-
Ça dépend. Tu es du genre à aimer les surnoms?
Parfois, ça agace les gens. Moi, c'est mon vrai prénom qui m'agace. Il est dit quelque part qu'il faut de tout pour faire un monde. À mon humble avis, on pourrait sans doute se passer de certains. Et pourtant... si mon père n'avait pas existé... moi non plus je ne serais pas là. Ou pas telle que je suis. Je ne serais pas devenue une vampire et je n'aurais pas non plus connu Nat et son frère. Ma vie aurait sans doute été très différente. Peut-être plus heureuse dès la naissance... mais sans doute beaucoup plus ennuyante.
Tandis que je caresse sa main, je lui admets que je suis nouvelle aussi et j'en profite pour lui demander s'il avait déjà exploré ou pas vraiment. Faut dire que j'ai essayé un peu, mais pour l'instant je ne connais pas énormément d'endroit qui ne sont pas marqués sur la carte, disons. En le voyant hausser un sourcil, je me dis que j'ai peut-être été trop loin ou que j'ai mal compris ce qui se passait jusqu'ici. Suite à sa question, je penche la tête sur le côté comme si je réfléchissais à ce que j'avais voulu dire. Dans les faits... c'était un peu...
-
Disons que c'est un peu les deux. Mais choisis l'option que tu préfères. Ou pas. C'est ton choix, je dis simplement en tapotant une fois sa main avant de retirer la mienne.
J'ajoute tout de même que je me doutais qu'il était nouveau, car je me serais souvenu de lui. Et évidemment, c'est vrai qu'il est à croquer, mais peu importe, je me serais souvenu de son visage. Peut-être pas de son nom, mais j'ai appris très tôt à reconnaître les gens. À les évaluer. De loin, ou de près quand je n'avais pas le choix. Parfois, je revois les visages des gens, ceux qu'ils avaient avant de perdre la peau qui le recouvre. On ne ressemble plus à grand-chose quand on n'est plus que muscles et os.
Il m'avoue que ça ne l'aurait pas déranger si je ne m'en étais pas rappelée, que ça lui arrive aussi. Je souris, cette fois un peu plus naturelle et moins dans un rôle quelconque. J'appuie mon menton dans la paume de ma main tandis que mon coude repose sur la table et j'avoue avec malice:
-
J'oublie jamais un visage. Mais j'peux rien promettre pour les prénoms.
Quand il ajoute que, en fait, si je veux le croquer, il n'a rien contre, j'émets presque un petit grondement approbateur, tout près du ronronnement. Le jeu reprenant son contrôle sur moi. Mais j'ai quand même pris des habitudes de repas depuis ma transformation. Souvent impliquant plus d'un met et un compagnon. Et quelques... activités supplémentaires. Cette fois, mes deux coudes se retrouvent sur la table quand je me penche davantage vers lui, plus proche que la première fois, la tête reposant sur la jointure de mes deux mains.
-
Ouuuh, ça c'est intéressant. Dommage que ce soit contre les règles... comme d'autres choses, d'ailleurs.
Ce que je trouve particulièrement stupide. Même si je peux
comprendre pourquoi. Mais s'ils pensent qu'ils font assez de surveillance pour empêcher les jeunes de s'amuser entre eux... ils n'ont rien compris,
eux. J'y vais encore dans les sous-entendus, mais je n'ai pas envie d'y aller complètement franchement, ça m'éloignerait du plaisir du jeu. Enfin, je n'ai pas envie d'y aller complètement franchement
maintenant, mais ça risque d'être relativement
bientôt. Très bientôt. Sauf s'il n'entre pas dans le jeu.