Ravenswood School - Quartier Libre

Forum dédié à tous les jeux qui sont des RPG (Role Playing Games) en français : Jeux de rôle
Yumeko

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Message par Yumeko »

Ottilie Wanderer dite Lottie
Germano-italienne│17 ans│175 cm│ Sorcière ǀ Esprit torturé et brisé│ Naïs

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Crawling

Je déteste cet endroit. Je déteste Ravenswood School. Je déteste tout ce qui se rapproche de près ou de loin au Haut Conseil. Cet endroit me rappelle ma situation, ma vie, mes pertes, mon état. Cette école est une prison dorée. J'ai troqué une geôle pour une prison. Un endroit où je ne peux m'enfuir. Je possède des chaines invisibles, des menottes que l'on ne voit pas. Pourtant, elles sont là. Elles pèsent sur mes épaules, dans mon esprit. Je les sens à chaque seconde. J'aimerais être n'importe où sauf ici. Parfois, j'aimerais disparaitre de ce monde. J'ai parfois ces pensées. Tout arrêté. Ne plus avoir à me lever le matin. Ne plus avoir à réfléchir. Ne plus avoir à respirer. Ne plus avoir à ressentir. C'est le pire. Parce que je ressens de la peine, de la tristesse, du mal être, de la souffrance. La joie et les rires me sont étrangers. Je ne les ressens pas. J'en suis incapable. Ils sont trop loin pour les effleurer, pour les atteindre. La seule lumière dans mes ténèbres est Bibou. S'il n'était pas là, je n'aurais plus raison de vivre. Il est la dernière personne à me raccrocher à la vie. Mais vivre demande des efforts. Elle demande de lutter. Lutter contre soi-même pour ne pas me noyer contre les émotions qui me tirent vers le fond. La dépression est devenue ma meilleure amie, ma confidente. Celle avec qui je me lève le matin et me couche le soir.
Je ne peux pas partager ma chambre avec Bibou. Cela nous est interdit. Fille et garçon ne peuvent partager la même chambre. Les dortoirs sont séparés. Pour moi, c'est difficile. Très difficile. Un crève-cœur. C'est comme si on m'éloignait de lui. J'ai vécu un enfer pendant plusieurs mois. Emprisonnés dans des pièces séparées. Liés seulement par la pensée. Mais ce n'était pas suffisant. Cela ne l'est toujours pas. J'ai besoin de lui. J'ai besoin de sa présence. J'ai besoin de sentir ses bras fort et réconfortant autour de moi. J'ai besoin de sentir son odeur rassurante. J'ai besoin d'entendre sa voix familière. Ma maison n'est pas un lieu, c'est mon frère. C'est l'endroit où je me sens à ma place, où je suis chez moi. Il est aussi mon attrape-rêve. Celui qui éloigne les cauchemars peuplant mes nuits.
Je suis relativement tranquille dans la forêt même s'il m'arrive de rencontrer des élèves. Je vais le plus loin possible du bâtiment, je m'en éloigne. Je cherche toujours un endroit calme, où personne ne me trouvera. En présence de n'importe quelle personne, je ne suis pas à l'aise. Je ne pense croiser personne ici mais je me fourvoie. Une fée fait son apparition et vient à ma rencontre. Je m'arrête. Je suis tendue, les mains serrant inconsciemment les sangles de l'étui du violoncelle. Son visage me rappelle un peu celle de mon frère dans l'enfance. Il y a quelque chose d'un peu similaire. Il sourit, il me salue, il se présente, il parle beaucoup. En dehors de Bibou, je ne discute avec personne. Je ne suis pas prolixe, je parle peu. Je n'ai pas grand chose à dire. Mon interlocuteur s'appelle Naïs, il est poli. Il est bavard. Il m'interroge. Je ne veux pas être dérangée. Je veux être seule. Je veux être tranquille. Je veux jouer sans spectateur, sans témoin, sans personne. M'écouter jouer n'est pas intéressant. Je suis redevenue une débutante. Cela aussi m'a été enlevé, il y a des années. Aujourd'hui, je reprends tout de zéro.
Il n'est pas méchant, il n'a pas de mauvaises intentions. Il n'a pas un mauvais fond. C'est une fée. C'est dans sa nature. J'essaye de me convaincre de tout cela. Il a remarqué mon étui mais ce n'est pas anormal. Il se voit facilement. Le violoncelle est un instrument plutôt imposant même s'il l'est moins que la contrebasse. Je fais l'effort de répondre, de ne pas l'ignorer, de partir sans un mot. Je peux faire cela même si je dois prendre sur moi pour ne pas fuir sa présence.
- Elle l'est, je réponds simplement au sujet de la forêt. Oui. C'est ça.
Dernière modification par Yumeko le dim. 29 juin, 2025 10:26 am, modifié 1 fois.
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Comme un poisson dans l'eau

Message par Yumeko »

Sebastian Marsan
Américain│17 ans│188 cm│ Elfe│Comique de service│Jaime

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Feeling good

Quand j’étais lycéen à la Nouvelle Orléans, je faisais partie du club de natation. Je m’entrainais plusieurs fois par semaine avec l'équipe. Il y avait une bonne ambiance, on s’entendait bien. Même si, parfois, on était concurrent sur certaines épreuves, il y avait de l’entraide. Et aussi de la compétition. Forcément, dans un sport individuel, il y en a toujours. J’avais plus l’impression qu’on se tirait vers le haut. Je voyais ça comme une façon de m’améliorer face aux autres gars de l’équipe. Essayer de nager plus vite que l'autre, faire un meilleur chrono, me dépasser. Je ne gagnais pas toujours, je n’étais pas toujours le meilleur. Je faisais de mon mieux. Quand on partait en championnat inter-lycée, la concurrence n’était plus l’équipe mais les autres nageurs extérieurs à l’équipe. J’aimais bien les compétitions, l’ambiance dans les gradins. On s’encourageait entre nous, on criait. C’était génial ! Et il y avait les relais. Soit en nage libre, soit en quatre nages en fonction de sa spécialité. En général, on m'inscrivant en dos ou en crawl. Là où j’étais le meilleur. Mes deux spécialités. Quand j’étais en dos, je commençais. Quand c’était la nage libre, je terminais. J’adorais les relais, j’étais encore plus motivé au sein de l’équipe à donner le meilleur de moi-même. Aujourd’hui, j’avoue, tout cela me manque.
Le hasard me fait retrouver Jaime, déjà arrivé à la piscine et prêt à nager. Peu d’élèves utilisent ce lieu donc il est souvent vide, peu fréquenté. J’avoue, cela me change de l’ancienne piscine où je m’entrainais. On était nombreux, plusieurs par couloir. A force, je m’y étais habitué. La première fois ici, cela m’a paru étrange. J’avais la piscine pour moi tout seul. Cela étant, j’ai rapidement apprécié cet espace. Aucune personne a dépassé sans gêner l’autre venant en sens inverse. J’apprécie beaucoup Jaime depuis notre première rencontre. Le courant est tout de suite passé entre nous. On a le même état d’esprit et le même sens de l’humour. Du coup, cela me fait plaisir de le voir ici. On va pouvoir se partager la piscine. C’est la première fois que je le vois ici. J’ai cru comprendre au détour d’une conversation qu’il aimait bien nager. Je suis curieux de le voir à l’œuvre.
Comme à mon habitude, je fais un trait d’humour et cela l’amuse. Je fais une supposition en rapport avec le Raven Potin et je tombe juste. Le pire, j’avais dit ça complètement au hasard. Je ne pouvais pas me douter que c’était lui. Je trouve ça encore plus drôle de le savoir. Le Boy Next Door. Si j’en crois les deux numéros, il jouit d’une petite réputation dans cette piscine, il aime bien profiter des lieux en charmante compagnie. Je souris amusé à cette pensée. Puisque je connais le sien, j’avoue le mien. Je n’ai pas hérité du pire surnom par le Canard. Dans un sens, je peux me sentir chanceux. Il m’observe de la tête au pied en souriant à son tour. Cette révélation semble l’amuser. Jaime me taille une réputation bien aidée par le Canard dont je terroriserais tout le monde. Il s’interroge sur le malheureux qui en a fait les frais. Je comprends aussi que sa sœur lui en a fait un résumé.
- Exactement ! Alors fais attention à toi, tu pourrais être le prochain, je réponds en essayant de prendre un air grave et dangereux. Ma victime s’appelle Kyriakos. Tu sais ce qu’on dit, il faut se méfier de l’eau qui dort. On me croit drôle et sympa. En réalité, je suis le croque-mitaine de Ravenswood. Ne pouvant garder mon sérieux plus longtemps, je lâche un rire qui n’a rien d’effrayant. Le pire, c’est que je ne voulais même pas lui faire peur mais ce fut un échec cuisant.
J’avoue, j’en profite aussi pour taquiner Jaime et la dénommée Rebelle à qui il souhaite peut-être donner des cours de natation. Sinon je me propose gentiment et avec un clin d’œil de la remplacer. J’apprécie Jaime, et clairement, il est beau. J’apprécie ce que je vois. Je plaisante aussi beaucoup donc il peut aussi me dire qu’à choisir, il préfère donner des cours à Rebelle ou je n’en ai pas besoin. Je ne le prendrai pas mal, cela m’amuserait. Je ne me vexe pas facilement. Il me sourit et m’informe n’attendre personne aujourd’hui. Dans ma tête, je me dis que demain, ça ne serait peut-être pas le cas. Je souris amusé. Avec humour, il me propose son aide à garder la tête hors de l’eau si je ne sais plus nager. Je ris à sa plaisanterie. Si j’en crois son petit sourire, il ne semble pas contre l’idée de me donner des cours particuliers ou autre. Enfin je crois. Je me dis autant aller au bout de la plaisanterie et de mon sous-entendu. Histoire de voir où tout ça ira.
- C’est une super idée, j’accepte ton aide avec plaisir. Je suis sûr que tu seras un super maitre-nageur avec moi.
Je pose mon sac de sport à terre et je retire mes vêtements que je range dans le sac. Une fois fermée, je le déplace contre le gradin, éloigné du bassin. Je reviens vers Jaime et réplique avec un nouveau clin d’œil.
- Je suis prêt pour mon cours Boy Next Door. On y va ?
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Proposition alléchante

Message par Yumeko »

Aden
Canadien│16 ans│181 cm│ Loup-garou│ Asocial et grossier │ Esha

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Sexual Healing

Texte grossier et explicite

Peu de personnes m’adressent la parole. Je fais tout pour qu’on me foute la paix. Je veux qu’on me laisse tranquille. Je veux être peinard. C’est pas compliqué à comprendre, non ? Ça se voit sur mon visage et dans mon regard. J’ai pas envie de la compagnie des autres. Je veux être seul. Je sèche souvent les cours. Je ne suis pas inscrit en sport. C’est pas obligatoire donc j’ai esquivé. Je suis peu motivé pour faire du tennis. J’ai plutôt envie de casser des raquettes et de mettre des balles en pleine tête. Du basket ? Trop de monde. L’horreur. De l’escrime… C’est quoi ce sport au juste ? Et la gym ? La bonne blague. Le seul sport que je pratiquais et me plaisait, c’était le hockey sur glace. C’est pas ici que je vais trouver une patinoire. Le hockey et les anglais, je suis pas sûr que ça soit une grande histoire d’amour. Enfin, je sais pas et je m’en fous totalement. J’ai pas fait grand-chose ce matin. Et cet aprem, je ne compte pas en faire beaucoup plus. J’ai juste envie de sortir, de me poser dans un coin. Peut-être une promenade dans la forêt. Voilà le super programme de ma journée. Ironie quand tu me tiens.
Mais les choses ne se passent pas comme prévu. A peine, ai-je mis un pied en dehors du réfectoire que je me fais alpaguer par une nana. Je me tourne pour découvrir l’étrangère qui m’adresse la parole. Elle est grande, la peau mate, les cheveux longs, un visage agréable. Je la détaille quelques instants. Bien foutue de ce que j’en vois. Elle se présente et elle veut coucher avec moi semble-t-il. C’est la première fois ici que ça arrive depuis que j’ai mis les pieds ici. La plupart des gens ne m’approchent pas, c’est bien pour une raison. Elle est voulue. Mais elle, elle s’en moque. Elle est plutôt du genre direct. Je préfère les personnes qui vont droit au but. Pas besoin de s’encombrer quand on veut dire quelque chose. J’ai pas de temps à perdre en palabre. Je lui demande confirmation. On ne sait jamais et je ne me gène pas pour parler crument. Je ne tourne pas autour du pot. J’ai peu de chance de me tromper vu la façon dont elle me regarde. Je semble être à son goût. Ça tombe bien, elle l’est au mien. En plus, signe qui ne trompe pas. Je sens l’odeur de son excitation. Je la hume. Ça me plait. Et ça plait à mon loup. Il apprécie la femelle et son parfum. Elle veut me baiser. J’hausse un sourcil. Je ne crois pas. C’est moi qui vais la baiser. Vite et fort. Ça fait longtemps que je n’ai rien fait avec quelqu’un. Je vais pas refuser la proposition. Je suis con mais y’a des limites. On me propose de baiser alors je vais baiser avec elle.
Elle met du temps à me dire si on peut utiliser sa chambre. Hors de question d’utiliser la mienne. A tous les coups, y’a l’autre abruti et nympho sur les bords qui l’utilise. Il prend notre chambre pour un baisodrome. Putain, ça me tape sur le système. Je préfère éviter une mauvaise surprise en étant coupé dans mon élan. Bref, pas sa chambre non plus. Et c’est à moi de trouver un lieu. Ok, le message est clair. Elle s’en fout tant qu’elle baise. Parfait. Elle est pas difficile et moi non plus. Pas besoin de réfléchir des plombes.
- Je te baiserai, je clarifie. La forêt.
Je comptais y aller alors autant que ça soit pour la baiser. J’ai pas de problème avec ça. Après tout, je suis un loup. Je me mets en marche, lui jetant un coup d’œil pour voir si elle m’emboite le pas. Sinon tant pis pour elle. Mais vu comme elle est excitée, je la vois mal refuser. Elle n’est pas difficile comme elle dit. En silence, les mains dans les poches, je sors du bâtiment et je prends la direction de la forêt. Je connais bien les lieux à force. J’y passe le plus clair de mon temps. Il faut s’enfoncer dans la forêt, loin du bâtiment, à l’opposé du lac pour trouver des endroits tranquilles, où personne ne décide de m’emmerder. Je sais où aller, je prends cette direction. Je marche de longues minutes, éloigné le plus loin possible et trouve un coin qui convienne. Je m’arrête et me tourne vers Esha.
- Cet endroit fera l’affaire.
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Nouvelle rencontre

Message par Yumeko »

Cadeyrn Mainwaring
Gallois│17 ans│185 cm│ Loup-garou│Frère protecteur│Cynan et Brivael

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Hey brother

Je ne sais pas qui sera mon colocataire. Je ne le connais pas encore. J’ai simplement été informé de son arrivée aujourd’hui. Je le rencontrerai plus tard. Sans doute à la fin de la journée quand je retournerai dans ma propre chambre. J’ai longtemps partagé la mienne avec Ceri et Cynan quand j’étais enfant. Plus tard, chacun a eu la sienne. Je ne me sens pas dépaysé ici. Dans un sens, cette école me fait penser à l’endroit où je vis. En plus grand. A la maison, j’ai l’habitude de croiser du monde. L’endroit n’est jamais vide et silencieux. C’est toujours animé et bruyant. La meute, la famille contribue à cette ambiance. Ici, je ne connais encore personne en dehors de mon frère et ma sœur. C’est un nouveau lieu, avec des élèves venant de différents continents. Ceri semble déjà s’intégrer. Je ne suis pas très surpris. Elle n’est pas du genre à rester seule dans son coin. Elle est à l’opposé de Cynan, discret et dans son monde. Rester seul ne le dérange pas. Il aime la compagnie des ordinateurs et de sa console de jeux. Je ne sais pas comment il fait à rester assis aussi longtemps. J’en serai incapable, encore moins Ceri.
Je suis possessif mais j’accepte plus facilement de céder et prêter mes affaires quand cela vient d’eux. Même si je m’agace parfois quand ma sœur prend sans demander mon avis. Une habitude contrariante. Ici, elle ne pourra plus le faire. Elle ne pourra pas rentrer dans ma chambre comme dans un moulin. J’espère que mon colocataire sera respectueux, non sans-gêne. Sinon nous discuterons pour que tout se passe bien entre nous. Je souhaite que les choses se passent au mieux durant mon année ici. Si je me montre possessif envers mes affaires, je le suis aussi envers les miens. Je suis très protecteur avec eux ce qui agace bien Ceri. Je ne peux pas m’en empêcher, je suis comme cela. Je ne changerai pas. J’en suis bien incapable. Je ne veux pas les voir subir des désagréments. Je ne veux pas les voir blessé ou triste.
Dans la chambre de Cynan, nous rencontrons son colocataire. Il semble alerte et sur la réserve. Je le ressens. Légèrement plus grand que Cynan, une cicatrice apparait sur son visage. J’en fais abstraction, j’évite de me concentrer dessus. Je remarque immédiatement son appartenance à notre espèce. Un loup donc. Le mien est curieux de rencontrer un congénère. Il y en aura d’autres ici. C’est une question de temps avant de les croiser. Je ne sais pas si nous sommes très nombreux, l’espèce la plus représentée. Je le saurai avec le temps. Poli, je décide de nous présenter avec Cynan en lui serrant la main. Une habitude, une coutume dans ma meute. Comme il est nouveau, je lui propose même de lui faire visiter l’école. Il vient à peine d’arriver et il ne doit encore rien connaitre. Il n’a pas dû découvrir grand-chose ici. Je sens le regard de mon petit frère et je tourne la tête. La déception. Je lui ai proposé de regarder un film, et maintenant, je change le programme. Le colocataire s’ajoute à l’équation. Je dois lui paraitre inconstant. Ce n’est pas dans mes habitudes. Je comprends sa déception et je l’accepte. C’est ma faute.
Je reporte mon attention sur son colocataire qui se présente. Brivael. Après un petit temps, il me sert la main à son tour. Sa main est plus petite que la mienne. Elle est chaude et ferme. Il accepte ma proposition si on ne se sent pas obligé de le faire. Je sens que ce n’est pas totalement vrai comme si ses paroles ne reflétaient pas ses pensées. Cela manque de conviction. Je ne sais pas quoi en penser sur le moment. J’y réfléchirai après. Plus tard. C’est peut-être simplement une impression sans fondement. Avant de répondre, je tourne la tête vers Cynan et je lui parle en gallois.
- Cyn, je me rattraperai demain. Je te promets de passer toute la journée avec toi et tu choisiras le programme même s’il ne me plait pas. Et puis, ça te permettra de faire connaissance avec ton colocataire. Tu n’as pas envie ?
Je sens mon frère posé le pour et le contre dans sa tête avant de se décider même s’il n’est pas très enjoué.
- Ok, il dit simplement.
Puisque j’ai son accord, mon regard revient vers Brivael.
- Aucun problème. Allons-y. Il y a un endroit où tu aimerais aller en premier ?
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Pause déjeuner

Message par Yumeko »

Leigh Boleyn
Anglais ǀ 17 ans ǀ 175 cm ǀ Vampire ǀ Ex-futur soldat ǀ Evan
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Etre un vampire me fait percevoir plus de choses que les autres. Pas seulement en observant mais aussi en sentant, en écoutant. Il ne s'agit pas d'empathie. C'est un don qui s'apparente plus à la magie. Je ne sais pas si des élèves en sont pourvus. Il y a quelque chose d'intime à percevoir les émotions des autres. C'est une chose très personnel. Un peu comme la télépathie. J'avoue, je n'aimerai pas que l'on fouille dans mon esprit pour connaitre mes pensées. Je préfère les garder pour moi. Tout comme mes sentiments, ils n'appartiennent qu'à moi. L'un comme l'autre, c'est à moi de décider à qui les confier. Mes émotions ne se perçoivent pas facilement. Ethel encore moins. Elle ne laisse rien transparaitre comme si elle en était dépourvue. Ce n'est pas vrai. Je la connais bien. Elle laisse peu de place aux émotions. Notre éducation et nos entrainements n'y sont sans doute pas étrangers. Je ne sais pas si avec le temps, cela changera. Je me le demande. J'aimerais la voir plus ouverte mais les habitudes ont la vie dure. Ici, je peux être plus moi-même. Je peux être différent. Je me sens plus libre. Je n'ai plus à subir toutes ces contraintes et le rendez-vous tous les dimanches de notre père. C'est un soulagement. Avec lui, rien n'était jamais assez bien. Il ne semblait jamais satisfait de nos progrès. Sous son regard, on ne bronchait jamais. On se contentait d'accepter la critique, de la digérer, sans rien dire.
Quand je trouve une place au réfectoire, je demande à un garçon si je peux m'installer ici. Je ne veux pas m'imposer. Il souhaite peut-être être seul. Ethel fait partie de ces personnes. Lui accepte mais je ne suis pas sûr de sa réponse. Je perçois bien chez mon interlocuteur de la colère. La tension dans son corps, la crispation de son visage, la lueur enflammée dans son regard, le ton dans sa voix. Tout cela se remarque. Il ne le cache pas. Je tombe au mauvais moment. Je n'ai aucune difficulté à percevoir sa nature de loup-garou non plus. Elle est perceptible. Il est vrai, ici, toutes les espèces surnaturelles se côtoient. Encore une nouveauté pour moi. Il n'y avait que des vampires dans mon entourage. Cela n'a rien d'étonnant vu la famille dans laquelle j'ai été élevé. Aujourd'hui, cette famille s'est éloignée. Ethel et moi ne sommes plus les bienvenus. En tout cas, notre père, qui n'est pas le nôtre, nous ignore. Quant à notre géniteur, je ne sais pas s'il connait notre existence. Nous ne connaissons pas son identité. Pour le moment, je ne sais pas si j'ai envie de savoir, si je souhaite connaitre la vérité de nos origines, de notre naissance. Actuellement, seule notre mère a les réponses à nos questions. Et elle ne souhaite pas les partager.
Le garçon me confirme la possibilité de m'installer à cette place. Il m'explique pourquoi il est en colère mais je ne sais pas de quoi il parle. Le Raven Potin, j'entends ce nom pour la première fois. Il n'est pas en rogne comme il dit contre moi sauf si j'en suis l'auteur. Il s'excuse pour son humeur et ses mots je crois. Je peux qualifier son tempérament de sanguin sans mauvais jeu de mots. Je secoue brièvement la tête et je pose mon plateau sur la table. Je tire la chaise et je m'y assois.
- Je ne sais pas de quoi tu parles. Je n'ai jamais entendu le nom de Raven Potin avant aujourd'hui. C'est quoi au juste ?
Après quelques secondes, je décide de me présenter à lui.
- Au fait, je m'appelle Leigh.
naji2807

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Re: Ravenswood School - Quartier Libre

Message par naji2807 »

Karla Garcés
18 ans, Née le 30 août, 1m78
Louve Garou, Fille d'Alpha, Mexicaine, Sympa avec Artémis

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Non mais alors les trucs comme ça, je peux pas supporter... je sais pas si c'est mon instinct d'alpha ou je sais pas trop quelle connerie, mais putain franchement, ça me donne envie de cogner quelqu'un, d'apprendre qu'Artémis s'est en gros faite agressée sexuellement. Pourtant, je la connais pas depuis longtemps, mais honnêtement, mais si c'était une totale inconnue, ça m'aurait fait le même effet. Je supporte pas ce genre de trucs, et je réagis au quart de tour... Mais j'arrive à me calmer un peu, surtout que la pauvre a une petite réaction quand je mange de parler de viol, alors j'essaie de me calmer, et d'expliquer pourquoi je m'suis énervée comme ça.
Quand elle me confirme qu'elle s'est vengée, je peux pas m'empêcher de sourire. Ok, le vol, c'est mal, mais franchement, ils l'ont bien mérité ! J'irai jamais jeté la pierre à quelqu'un qui s'est vengé. Oeil pour oeil, dent pour dent, et encore, je trouve qu'un vol, c'est moins grave qu'une agression sexuelle, même si, de ce que je comprends, elle est pas allée jusqu'au bout.
- Bien joué meuf ! je peux pas m'empêcher de la féliciter. Ils l'ont bien mérité, et même, j'trouve que c'est rien un vol, comparé à ce qu'il t'a fait...
J'imagine même pas la rage dans laquelle j'aurais été si on m'avait ne serait-ce que coincée physiquement. Je me suis déjà fait chahuté par des cons, mais jamais à ce point-là, et j'ai toujours su remettre ce qui essayaient d'aller trop loin à leur place. J'ai envie de croire que c'est le genre de truc qui pourrait pas m'arriver, parce que je me suis entrainé dur, et que j'bats la plupart des garçons en combat au corps à corps, mais je sais que, sous le coup de la surprise, je pourrais me faire avoir, comme n'importe qui.
Artémis semble rester un peu mal à l'aise, et je m'en veux un peu, mais elle non, apparemment. Je lui souris, et ne reviens pas sur ce sujet désagréable.
- Cool, on est sur la même longueur d'onde.
C'est pour ça que, quand elle me dit grosso modo que, si, je fais partie des cons, je vois bien qu'elle plaisante. Alors je ris un peu, et lui donne un petit coup de poing sur l'épaule, sans y aller trop fort.
- T'inquiète meuf, j'avais compris ! Mais ouais non, y'a pas que des cons quand même, et puis, entre meufs, il faut bien qu'on serre les coudes hein ?
Combien de fois je me suis pris des remarques sexistes - ce que je supporte pas du tout - par des gros cons qui avaient rien dans la tête, ni dans l'caleçon d'ailleurs... Mais bref, c'est pas le sujet, là on va bouffer, pour récupérer des forces après toute cette dépense de ce matin. Ici, on mange vachement bien, y'a toujours de la viande au menu, et j'imagine que c'est en grande partie pour nous, parce qu'il y a pas vraiment de loup végétarien.
La remarque d'Artémis me fait rire, et je secoue la tête.
- Ah bah clairement, moi non plus, je suis pas un lapin, en fait, je préfère les chasser, je termine avec un sourire prédateur.
On va pour se servir, et Artémis me pose une question qui me fait hausser les épaules.
- ça dépend souvent des gens avec qui j'm'assois, toi t'as une place préférée ?
Je suis pas difficile de ce côté-là, donc on peut s'asseoir où elle veut.
naji2807

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Re: Ravenswood School - Quartier Libre

Message par naji2807 »

Jaz Waves
Né le 22 avril, 18 ans, 1m95
Elfe, Surfeur, Demenien, Jem’enfoutiste, Dragueur avec Monika

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Voilà c'que j'aime, une fille qui a l'air de savoir c'qu'elle veut. Elle s'penche en avant, et j'en profite pour regarder sa poitrine, pace que j'vois bien que c'est c'qu'elle attend, et que je vais certainement pas me faire prier ! Elle a une jolie poitrine, même si j'en ai déjà vu des plus belles. Contrairement à c'que certains mecs pensent, c'est pas une histoire de taille. Une grosse poitrine, c'est bien, mais c'est pas le plus important. Moi, ce que j'préfère, c'est qu'elle soit bien arrondi, et qu'les seins tiennent dans mes mains. C'est pour ça qu'en vrai, une poitrine trop grosse, ça sert à rien.
- T'es du genre à donner des surnoms ? j'demande, comme elle dit qu'on verra bien.
Elle se redresse, mais ça m'gêne pas, j'suis pas non plus un obsédé qui a besoin d'voir la poitrine des filles en permanence.
Apparemment, elle aussi, elle est nouvelle. Franchement, je m'en fous de qui est nouveau et qui l'est pas, j'ai demandé pour faire la conversation, et parce qu'elle a posé la question la première. La question qu'elle me pose me fait hausser un sourcil, mais j'reste souriant. C'est une question qui pourrait être à double sens... Surtout qu'elle m'caresse la main... C'est pas désagréable, mais ça rajoute du sous-entendu. Alors j'demande clairement :
- Explorer les lieux ou explorer les relations ?
J'suis pas doué pour comprendre les sous-entendus, alors quand j'me dis qu'il y en a peut-être un, je fais en sorte de le faire disparaître en posant des questions, parce que sinon, je sais que j'vais passer pour un con. Et même si mon physique y est pour beaucoup dans l'obtention d'une relation sexuelle, il faut quand même pas qu'les filles me prennent pour un idiot.
Elle retire sa main, et me dit qu'elle me trouve à croquer. J'rigole un peu, et hausse les épaules :
- T'inquiète, j'l'aurai pas mal pris si tu t'souvenais plus, ça m'arrive aussi.
Comme ça, elle est au courant.
- Et en vrai, si tu veux m'croquer, ça m'gêne pas, j'ajoute, avec un sourire dragueur.
La seule vampire que j'ai connu m'a mordu une fois, et c'était assez kiffant.
naji2807

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Re: Ravenswood School - Quartier Libre

Message par naji2807 »

Tania Celeanar/Mlle Celeanar
24 ans, Née le 6 janvier, 1m66
Elfe, Bibliothécaire, Fleur Bleue, Discute avec Lawrence

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Je ne savais pas

Je sais qu'une bonne partie de mon intelligence est en lien avec ma nature d'elfe, et j'ai parfois trouvé cela injuste. Bien sûr, ça ne fait pas tout, et sans travailler, même avec les meilleures prédispositions qui soient, on n'arrive pas à grand-chose. Lawrence a raison, il existe des prédispositions dans tous les domaines, et si les elfes sont avantagés dans certaines disciplines, les autres espèces le sont aussi dans d'autres disciplines. Je lui souris donc, appréciant sa vision.
- Oui, tu as raison, et puis, en réalité, il faut quand même un peu de travail, pour arriver à avoir de bonnes notes, tout n'est pas qu'une question de prédisposition, sinon, nous n'aurions aucun élève elfe en difficulté.
En disant cela, je pense notamment à Mia, une jeune elfe qui est venue me demander des conseils de lectures récemment. Elle n'a pas voulu m'en dire plus, mais j'ai cru comprendre qu'elle n'avait jamais vraiment été scolarisée, ce qui génère certainement des difficultés...
Je finis par accepter l'idée de tutorer certains élèves, si nous mettons en place ce groupe d'entraide, et apparemment, Lawrence en est content. Je souris et rougis légèrement, mais acquiesce.
- Oui, c'est vrai, je pourrais l'ajouter à mon CV, je plaisante.
Etant une elfe, je sais que je vais vivre des centaines d'années, et je n'ai jamais envisagé les choses autrement... Enfin si, je sais que ma mère ne vivra pas éternellement, et qu'elle commence déjà à vieillir un peu, et ça me fait de la peine, surtout pour mon père, qui finira par la perdre... Mais en réalité, ma mère est en paix avec ça, tout comme Lawrence, me semble-t-il. En fait, ils ont un discours à peu près similaire. Selon eux, une vie plus courte est une vie où l'on profite plus... Je ne sais pas trop quoi en penser, je n'arrive pas à voir les choses de cette manière, parce que, de mon côté, je sais que j'ai du temps. Mais peut-être que je ne devrais pas projeter ce que je pense sur eux, après tout, je ne suis pas dans leur situation.
- Je vois, je réponds, ma mère pense un peu comme toi, elle dit que, quand la vie est courte, elle est plus intense... J'imagine en effet qu'on doit voir les choses différemment.
Je partage avec Lawrence les petites difficultés que j'ai rencontré, en tant que personne issue d'une famille de deux espèces. Je ne vais pas me plaindre, j'ai eu une enfance très heureuse, mais parfois, c'était difficile de cacher des choses à ma famille humaine... Mais je savais qu'il le fallait. J'explique ainsi une petite situation à Lawrence, et sa question me fait rire.
- Oh non, pas une histoire avec un lapin dans un chapeau ! En fait, c'était un concours de métamorphose d'objet, et je suis arrivé première, en transformant une citrouille en carrosse...
Je rougis et souris, parce que je me souviens très bien de cette histoire. J'ai toujours été fascinée par les contes de fées, et j'avais travaillé dur pour parvenir à cette métamorphose, qui a grandement impressionné les professeurs. Je dois avouer, cependant, que c'est bien la seule que j'ai aussi bien réussi... Mais je n'en suis pas peu fière pour autant.
Lawrence aussi me partage une de ses fiertés, et je souris largement :
- Oh oui, j'imagine que ça a du être un grand moment pour toi. Tu joues toujours de la batterie ?
La serveuse vient prendre nos commandes, puis nous reprenons notre discussion. Lawrence m'interroge, et j'acquiesce :
- Oui, je les vois encore, enfin sauf mon grand-père maternel, qui est décédé l'an dernier... Ma grand-mère aussi commence à vieillir, et ça me fait de la peine, mais je sais que c'est comme ça.
Combien de fois j'ai été tenté de lui faire prendre une position de rajeunissement, moi qui suis très proche d'elle... mais je sais que je ne peux pas, alors je me contente d'essayer de la voir le plus souvent possible, et de l'appeler le reste du temps.
#Belle
naji2807

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Re: Ravenswood School - Quartier Libre

Message par naji2807 »

Texte un peu grossier

Bryan McKenzie
17 ans, Né le 31 Octobre, 1m77, Vampire récemment transformé
P'tit Con, Junkie, Insouciant, Incontrôlable, Grossier, Pas méchant, Effraie Kyriakos

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Turn Up The Radio

C'est trop cool cette histoire de Canard, franchement ! Dans mon ancien lycée, j'avais un journal, mais il était tout pourri, surtout comparé à c'lui-là ! Là on peut lire plein d'trucs trop cool, et puis en plus il utilise des surnoms ! J'adore, même si j'avoue qu'celui d'Kyriakos est pas trop cool en vrai. Oh c'est p't'être pour ça qu'il fait la tête dans la salle de bain ? Il a lu et il est vexé ? Oh le pauvre... Mais j'vais lui r'monter l'moral moi, et puis aussi, l'aider avec son problème de constipation !
Il a toujours la voix qui tremble, mais au moins, il dit qu'il a pas mal au ventre, c'est déjà une bonne nouvelle ! J'reste derrière la porte, et réponds direct :
- Ah bien ! ça veut dire que c'est pas encore trop grave ! C'est quand la dernière fois que t'as fait caca ?
J'l'entends renifler. Est-ce qu'il pleure ? Ah bah merde alors... Il est si triste que ça à cause de son surnom ?
- Faut pas pleurer pour ça, tu sais, on peut essayer de demander au Canard de te changer de surnom, il nous a à la botte, Kimili et moi, je suis sûr qu'il peut nous rendre ce service !
Il dit qu'il a pas faim, et ça aussi, c'est sûrement une maladie, parce qu'il a jamais faim ! Oh je sais, il est sûrement anorexique ! J'suis tombé sur une émission qui parlait d'ça à la télé, et c'est vraiment pas jojo, mais maintenant qu'j'y pense, ça correspond vach'ment bien à Brindille ! Si ça se trouve, son estomac a déjà rétréci - il parlait d'ça dans l'émission, il disait qu'à force de pas manger, on pouvait faire rétrécir son estomac ! moi j'trouvais ça classe comme superpouvoir, même si en même temps, on a moins faim, du coup ! - et c'est pour ça qu'il a jamais faim... Le pauvre ! Faut qu'il mange, pour que son estomac retrouve une taille normale.
- Non non, je reste ! C'est de la non-assistance à personne en danger, si j'pars, j'réponds direct. Tu veux qu'j'aille en prison ? Allez viens Brindille, promis j'te f'rai pas manger grand-chose, mais tu sais, c'est pas bon de pas manger comme ça... Oh je sais ! Tu peux manger de la salade, ça fait pas grossir la salade !
Ah bah voilà, j'ai trouvé la solution, il faut qu'il commence par manger des trucs qui font pas grossir, genre des légumes et tout, et après, quand son estomac aura grossi de nouveau, on lui fera manger autre chose !
#LeSurvolté
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Re: Ravenswood School - Quartier Libre

Message par naji2807 »

Adanedhel Isil, dit Adan
18 ans, Née le 5 février, 1m82
Elfe, Bon élève, Grand frère d'Erlina, Parle avec Jade

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Depuis que je suis devenu délégué, de nombreuses personnes que je ne connais pas me salue, alors je m'y suis habitué. Je me sens parfois un peu gêné, parce que je ne connais pas leurs noms, mais comme ils ne semblent pas vraiment vexés, je me dis que ce n'est peut-être pas si grave que ça.
C'est le cas de cette jeune fée, qui vient me saluer et me demander si elle peut s'asseoir en face de moi. Je lui réponds pas l'affirmative, n'ayant aucune raison de refuser sa demande. Elle s'installe, et me remercie, ce à quoi je lui réponds d'un hochement de la tête. J'imagine que, si elle est venue s'installer en face de moi, c'est qu'elle a quelque chose à me demander, donc je la regarde et attends. Je vois l'hésitation sur son visage, elle semble gênée, et je ne comprends pas pourquoi. Est-ce moi qui l'intimide ainsi ? Me voilà bien contrarié à cette idée... Je m'apprête à lui demander si tout va bien, quand elle prend soudain la parole et débite sans arrêter sa demande. Surpris, j'écarquille les yeux en l'entendant parler sans s'arrêter, comme si elle avait peur de ne pas arriver jusqu'au bout si elle s'interrompait... Je l'intimide donc bien ? Ou alors c'est quelqu'un de timide ? Mince...
- Bien sûr que je peux te donner des cours particuliers, et ne t'en fais pas, je ne demande aucun règlement.
J'espère que mes mots la rassureront tout de suite, mais je demande tout de même :
- Tout va bien ? Tu as l'air très stressée. C'est cette demande qui t'as tant inquiétée ? Si c'est le cas, ne t'en fais pas, on me la fait souvent, et je n'ai pas pour habitude de refuser.
Là encore, j'espère que mes mots l'apaiseront.
#PreuxChevalier
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Re: Ravenswood School - Quartier Libre

Message par naji2807 »

Tadji Saeed/Prince Tadji
18 ans, Né le 18 Mars, 1m83
Dhampir, Prince imbu de sa personne, Aide Abriel

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Je ne peux pas accepter qu'on se moque de moi en tout impunité, et dès que j'aurai trouvé le responsable de cette mascarade, je lui ferai payer ! En attendant, je ne tolérerai aucune moquerie, c'est pourquoi je vois d'un très mauvais oeil l'approche de ce jeune loup... Mais quand j'apprends qu'il s'agit d'un nouveau, je me sens légèrement soulagé. Je ne devrais pas avoir de problème avec lui. En plus, il me demande de l'aide... Intéressant, il pourrait m'être redevable par la suite.
Je me présente, et je suis agréable surpris de sa réponse. Un sourire étire mes lèvres, et je me sens déjà un peu mieux. Eh bien voilà une personne avec de bonnes manières ! C'est tellement rare, de nos jours, que je vais en profiter.
- Bien sûr que je suis un vrai prince. J'habite au Lesotho, tu connais ?
Je garde mon sourire, mais je prends un air plus sérieux.
- A vrai dire, il serait préférable que tu me vouvoies, oui... mais je suis magnanime, alors j'accepte que tu me tutoies, tant que tu m'appelles par mon titre.
Il semble impressionné de se retrouver face à un prince, et qui ne le serait pas ? Les gens d'ici sont vraiment ignorants... Mais voilà enfin quelqu'un qui apprécie mon statut à sa juste valeur !
En plus, le service qu'il demande n'est pas si difficile, j'ai juste à lui montrer sa chambre. Il me remercie, et j'acquiesce, un peu plus grave.
- Je sais, je suis comme ça. J'avais à faire, mais je ne peux pas résister à l'idée d'aider une jeune âme perdue.
Ce n'est pas tout à fait vrai, mais pas tout à fait faux non plus, après tout, je suis bien en train de l'aider.
- Suis-moi, c'est par là.
Je me mets en chemin vers les chambres des garçons.
#PrinceMelon
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Re: Ravenswood School - Quartier Libre

Message par naji2807 »

Erlina Isil
13 ans, Née le 21 Mars, 1m66
Fée, Petite Soeur d'Adan, Rayon de Soleil, Veut aider Neev

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Jessica s'est à peine éloignée, que je remarque une jeune fille qui a l'air perdue. Je suis quelqu'un de très sociable, et Adan me dit qu'un jour, ça causera ma perte, mais moi, je crois qu'il se trompe. C'est important d'aider les gens, d'aller vers eux et de tisser du lien avec les autres. Je suis persuadée que la plupart des conflits dans le monde se résoudraient avec un peu plus de discussion et d'empathie... Bien sûr, quand je dis ça, Adan dit que je suis bien une fée, et que je suis trop idéaliste... Mais ça ne m'empêchera pas d'essayer.
Bien sûr, ce n'est pas en allant voir cette jeune fille que je changerai le monde, mais papa dit toujours que même la plus petite bonne action peut faire la différence ! Alors je m'approche, et lui adresse un sourire, qu'elle me rend en se présentant.
- Oh c'est très joli comme prénom, je lui réponds aussitôt.
C'est bien ce que je pensais, elle est nouvelle et cherche à se repérer. Je suis ravie de sa demande, et acquiesce aussitôt.
- Oh oui, avec plaisir ! Et tu as raison, je suis bien plus loquace qu'un bout de papier, parfois même un peu trop, d'après mon grand-frère, donc si jamais tu trouves que je parles trop ou trop vite, n'hésite pas à m'interrompre, je ne me vexerai pas, promis !
Je suis sincère, je me vexe rarement, même si j'ai quand même mon petit caractère. mais je considère que, tant qu'une critique est constructive, il est important de bien la prendre, sinon, les gens n'oseront plus rien dire !
- Tu as déjà commencé ton tour ? Que je ne te remontre pas les mêmes choses une deuxième fois, j'explique, souriant toujours.
Mimie99

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Re: Ravenswood School - Quartier Libre

Message par Mimie99 »

Yume: Tu sais, je me dis que Lysandre et Erwann s'entendraient probablement plutôt bien :lol:

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\*-*/ Fae \*-*/ Élève \*-*/ 16 ans \*-*/ 1m73 \*-*/ Malicieux \*-*/ Intuitif \*-*/
\*-*/ Télépathie limitée \*-*/ Réfectoire \*-*/ Avec Kimili \*-*/

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Pourquoi est-ce que chacune de mes rencontres avec autrui est toujours marquée par ma flagrante incapacité sociale? Je dis bêtise après bêtise et ça c'est seulement quand j'arrive à prononcer un mot! Et je parle bien de ma voix qui m'échappe plutôt que de me faire interrompre par mon interlocuteur, ou interlocutrice... J'aimerais presque que ce soit ça, au fond. Je n'aurais pas à rien dire ou simplement hocher de la tête ici et là. Je ne sais pas si c'est pire que d'habitude parce qu'elle est très jolie... ou parce que c'est une fée comme moi et que malgré que les chances soient très minces... elle pourrait savoir à mon propos. À quel point est-ce que la nouvelle s'est répandue dans les communautés? Est-ce que mon père a prévenu des gens ici avant de me jeter devant la porte de l'école?

D'accord, c'est faux. Enfin, en partie. C'était un peu mon idée...

J'aurais juste aimé qu'il ne semble pas aussi... distant. Imperturbable. Face à ma décision.

Je reviens brutalement dans mes pieds lorsqu'elle me demande si je parle du costume d'Halloween quand je dis que je voudrais être invisible. Je me contente de hocher de la tête, mais elle poursuit de toute façon en disant que je ne pourrais ni danser ni discuter si je faisais ça. Je me fige à nouveau à ces mots et me retiens de dire "Justement, c'est ce que je veux", parce que j'aurais encore plus l'air d'un imbécile si je le faisais. Je soupire toutefois discrètement en voyant que de toute façon elle ne sait pas comment faire pour devenir invisible. Si seulement quelqu'un savait...

Qu'est-ce que j'avais dit à propos de ne pas avoir l'air plus imbécile que ce n'était déjà le cas? Clairement, c'était un mensonge, parce que lorsqu'elle me demande ce qui me fait peur, les mots s'échappent de ma bouche en un balbutiement que je ne peux pas ravaler:

- Les... Les contacts physiques?

Et c'est précisément pendant que je dis ça qu'elle précise que les costumes d'Halloween doivent être effrayants. Bravo, Erwann. Vraiment. Mes joues s'enflamment et je me tords les mains sous la table. J'essaie difficilement d'humidifier ma bouche qui s'est asséchée pour ajouter comment je m'appelle, tentant un changement de sujet. Enfin, plus ou moins. Je n'avais pas réussi à me présenter précédemment, non? Je ne sais pas si je dois vraiment le considérer comme la vérité lorsqu'elle me dit qu'elle est ravie de faire ma connaissance... elle ne m'a pas entendu jusqu'ici ou quoi? Je suis une catastrophe sociale! J'ai envie de disparaître dans ma chaise lorsque je réponds:

- Moi aussi. Je veux dire... De faire ta connaissance à toi. Pas la mienne...

Bah, bravo Erwann! Si elle ne pensait pas que tu étais un crétin avant, maintenant, c'est assuré! Et pourtant ce n'est pas le pire, parce que je m'excuse de mon comportement en disant que, et je me cite, "je ne m'attendais pas à parler à quelqu'un". Magnifique, vraiment. Parce que maintenant elle pense qu'elle me dérange. Ce qui n'est pas tout à fait le cas. Je suis immensément mal à l'aise, mais sa présence ne me dérange pas. Pas vraiment. C'est beaucoup plus de l'inconfort et de l'inquiétude.

- Non, non, ça va, je souffle tout bas, mais j'espère suffisamment haut pour qu'elle me comprenne. Je suis juste... pas très doué. Avec ça. Avec les autres. Mais... euh... je pense que tu... tu dois bien l'avoir remarqué?

Pourquoi j'ai l'impression que ça s'est mieux déroulé avec Qwill et Diana? Et pourtant la dernière était une fille aussi. C'est quoi mon problème maintenant? Un fusible a brûlé dans mon cerveau et toutes mes maigres compétences sociales sont parties en fumée?


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\\ Loup-garou \\ Élève \\ 17 ans \\ Dominant \\ Discret \\ 1m73 \\
\\ 9 juin – Gémeaux \\ \\ Avec Lysandre \\

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Le soulagement m'emplit lorsqu'il me confirme qu'on lui a remis plusieurs documents. Parfait! Ça veut dire qu'on n'aura pas à retourner à l'intérieur du lieu même qu'il vient de quitter ET qu'on n'aura pas à passer des heures à chercher la bonne chambre. Je n'ai rien de particulièrement plus intéressant à faire, mais je me doute bien, du peu que j'ai pu voir et sentir, qu'il préférait trouver sa chambre le plus tôt possible. Et peut-être avoir quelques instants seuls loin de toute autre personne. Je ne sais pas encore exactement si je suis le problème ou s'il s'agit plutôt de tout le côté social en lui-même.

Peut-être qu'il me le dira de lui-même un jour, mais en attendant je me contente d'un sourire le plus avenant possible, sans être particulièrement... effrayant ou insistant. Je ne veux pas l'effrayer ni lui donner l'impression que je suis quelqu'un qui va le suivre partout comme un chiot perdu. Je traîne avec les gens qui veulent de ma compagnie et je sais m'en aller lorsque j'ai ou l'autre a besoin d'un moment en solitaire. Je l'observe négligemment pendant qu'il fouille dans les affaires qu'on lui a remis. Je reconnais quelques-uns des documents, tous les nouveaux doivent le recevoir à leur arrivée, j'imagine. Mon sourire s'élargit franchement en le voyant sortir une enveloppe crème plutôt épaisse. Ah, voilà! Je le vois bien jeter un coup d'oeil à l'enveloppe, puis à moi et ainsi de suite. Avant que je ne puisse prononcer un mot, toutefois, il me demande si c'est un numéro de chambre. Je hoche de la tête avant de lancer:

- Ouep! Et ça veut dire que tu n'auras pas à m'endurer des heures pour trouver ta chambre!

Je dois me retenir pour ne pas le bousculer de l'épaule amicalement comme je le ferais avec mes amis, ou encore des gens qui me semblent réceptif à ce genre de contact. Mais ce n'est pas son cas à lui. Je me secoue légèrement et m'empêche de me donner une gifle en arrière de la tête pour avoir été aussi ouvertement "Hé, je sais plus ou moins que tu n'es pas à l'aise avec moi". Peut-être qu'il ne le verra pas et le prendra plus comme si je suis un pot de colle ou particulièrement exubérant. Ça peut m'arriver d'être exubérant, mais ça dépend toujours des situations et de quel genre de compagnie qui m'entoure à ce moment précis.

Après lui avoir dit que je suis enchanté de faire sa connaissance puis de préciser que l'on peut maintenant entamer notre recherche pour sa chambre, je fais comme si de rien était, comme si ma bourde de plus tôt n'avait jamais exister:

- Bon, 108. Ce n'est pas trop loin, à la différence près de ceux qui sont dans les étages des niveaux supérieurs. On aura quand même à monter un escalier. Tu as d'autres trucs à emporter? Je peux te donner un coup de main pour ça aussi.

J'ai deux bras, après tout. Et je ne conçois pas qu'il puisse avoir grand-chose qu'il aurait pu traîner avec lui que je n'arriverais pas à porter. Nous, les loups, on est fait plutôt fort. D'un autre côté, il n'a peut-être rien d'autre. Dur à dire. Certains arrivent ici avec l'entièreté de leur chambre, ou presque, alors que d'autres n'ont que ce qu'ils avaient sur le dos avant de débarquer. Mon sourire s'estompe un peu en songeant à Artemis et Peter. Oh, ils n'avaient pas exactement que ce "qu'ils portaient sur le dos" en débarquant ici, mais je crois que certains de leurs bagages auraient pu ne pas faire partie du voyage...


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\\ Élève \\ Louve-garou \\ 17 ans \\ 1m57 \\ En déplacement, puis au réfectoire \\ Avec Karla \\
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Retourner dans mon passé aussi récent n'est pas particulièrement agréable de base. Le faire deux fois de manière aussi rapprochée avec deux personnes différentes... c'est pire. Pourtant, comme pour d'autres choses, je prends sur moi. Ou j'essaie. Je n'ai jamais été particulièrement douée pour ça. Il faut dire que c'est un peu... contre nature. Je pense. La franchise de Karla me fait du bien toutefois, même si ça presque mention du mot que j'essaie le plus possible d'éviter me rend frémissante, de longs frissons désagréables parcourant ma colonne de haut en bas, de bas en haut. Mais je ne lui en veux pas. Et comme elle me demande si je me suis vengée, je ne peux que lui affirmer que oui, un léger sourire sur les lèvres.

Oh, oh oui ils auraient mérités bien d'autres choses. Mais le temps et l'énergie jouaient contre moi. J'acquiesce avant d'ajouter, tout doucement et suffisamment bas pour que d'autres oreilles très sensibles ne puissent pas m'entendre:

- Évidemment, ça restera entre nous? Mais je dois ajouter que... c'était bien seulement le début de ma vengeance. On ne se servira jamais de moi comme d'une poulinière, je ne le permettrai pas. Ni ne permettrai le fait de penser qu'on puisse le faire sans représailles.

À une autre époque, j'aurais sans doute eu Peter à mes côtés, couvrant mes arrières et montrant à quel point il n'était pas conseillé de se mettre la fratrie Fox à dos. Notre nom de famille nous avaient toujours bien allé lorsque l'on mijotait des mauvais coups. Notre complicité me manque toujours autant... mais je n'arriverai pas à me battre pour le ramener sur le chemin qui était le nôtre et de me renforcir pour me venger. Alors si je veux l'un, je dois abandonner l'autre.

Je ne peux pas me permettre de faiblesse.

Désolée Peter... tu devras trouver quelqu'un d'autre pour te rappeler qui tu es.

Je souris à Karla lorsqu'elle dit qu'on est sur la même longueur d'onde concernant la réaction face à une annonce comme la mienne. Et je ne parle pas de ma vengeance. Je suis toutefois immensément soulagée lorsque mon changement de sujet fonctionne. Même si parler de l'école, malgré tous ses avantages, me ramène au sujet des cons. Mais on arrive à trouver un terrain moins glissant concernant les cons, en plaisantant, je ne la considère pas du tout comme telle, mais je fais comme si. Un tout petit rire m'échappe lorsqu'elle rit avant de me donner un coup de poing sur l'épaule. Loin d'être douloureux, on y est allé bien plus fort pendant l'entraînement, de toute façon. Quand elle me dit que je n'avais pas besoin de préciser que c'était une plaisanterie, qu'elle avait bien compris, elle dit qu'entre filles il faut bien se serrer les coudes. J'acquiesce, un sourire plus léger et amusé sur les lèvres. J'ajoute:

- Alors ça oui, il faut se serrer les coudes. Après l'entraînement d'aujourd'hui, je te paris qu'on ferait un duo redoutable.

Je lui donne un coup d'épaule pour marquer mes paroles. C'est une chose que j'ai appris à comprendre avec le temps, pourquoi je ressentais toujours le besoin de toucher les gens, d'initier des contacts. Quand j'étais petite, je me disais que c'était simplement le genre de chose qui arrive toujours avec la famille. Le besoin de les serrer dans nos bras, de les frôler de l'épaule, ou encore déposer notre tête sur leur épaule. Bousculer Peter quand on jouait. Mais en voyant le comportement des autres loups autour de moi, autant les fréquentables que les très peu fréquentables, je me rends compte que ça va sans doute beaucoup plus loin pour moi. La cohésion d'une meute ne peut pas fonctionner sans contact physique, aussi minime soit-il. C'est une manière de se rassurer, de se rappeler qu'on n'est pas seul.

Rien ne me retient ici, si ce n'est mon histoire de vengeance. Éventuellement, je vais devoir m'établir quelque part. Où? J'en ai aucune idée. Me joindre à une meute où je ne connais personne ne me semble pas du tout une idée alléchante. Vivre seule? Je pourrais sans doute le faire, mais ma louve n'aimera pas beaucoup. Si au moins, j'avais retrouver le Peter d'avant, on aurait pu prévoir quelque chose tous les deux. Rattraper le temps perdu...

J'oublie tout ça au moment d'entrer dans le réfectoire et de sentir l'odeur très alléchante de la viande. On échange quelques paroles sur le menu qui offre toujours de la viande et quand je fais une remarque que c'était une chance parce que je ne pourrais certainement pas tenir en mangeant seulement de la laitue, elle réplique qu'elle non plus et qu'elle n'était pas un lapin, elle préférait plutôt les chasser. Je me laisse aller à un autre petit rire en disant:

- Pas faux!

Je perds un peu mon envie de rire en me disant que je n'avais pas vraiment eu beaucoup d'occasion de chasser avant d'arriver ici. De courir et laisser aller ma louve comme elle le voulait. Enfin... je préfère éviter de ne pas y penser et je demande à Karla si elle a un endroit où elle aime s'asseoir d'habitude. La réponse ne tarde pas et c'est un "ça dépend avec qui je suis". Ce qui me va parfaitement. Quand elle me retourne la question, je précise:

- Pas spécifiquement. Mais je préfère avoir le mur dans mon dos pour voir tout autour de moi.

On pourrait penser, dans une certaine mesure, que c'est un truc de loup... mais je sais très bien que ce n'est pas seulement ça. Peut-être que ma nature exacerbe ce besoin, mais ce n'est pas la cause.


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| Jeune Vampire | 1m78 | Élève | 17 ans | Viki | 1er janvier - Capricorne | Autodérision Forte |
| I Don’t Care Anymore | Au réfectoire | Avec Jaz |

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Mon sourire ne disparait pas ni ne s'agrandit quand je le vois jeter un coup d'oeil vers ma poitrine qui est pressée contre la table, il faut dire que c'était un peu le but, d'une certaine manière. Je suis en expérimentation de différentes choses, et je compte bien profiter de ma présence ici pour être à la fois irréprochable dans le travail que l'on m'a remis, mais aussi dans des apprentissages... tout autre. Quand il me demande si je suis du genre à donner des surnoms, j'hausse des épaules. J'ai bien insinué que j'allais peut-être accepter sa proposition de l'appeler comme je veux, mais pour l'instant Jaz me convient.

- Ça dépend. Tu es du genre à aimer les surnoms?

Parfois, ça agace les gens. Moi, c'est mon vrai prénom qui m'agace. Il est dit quelque part qu'il faut de tout pour faire un monde. À mon humble avis, on pourrait sans doute se passer de certains. Et pourtant... si mon père n'avait pas existé... moi non plus je ne serais pas là. Ou pas telle que je suis. Je ne serais pas devenue une vampire et je n'aurais pas non plus connu Nat et son frère. Ma vie aurait sans doute été très différente. Peut-être plus heureuse dès la naissance... mais sans doute beaucoup plus ennuyante.

Tandis que je caresse sa main, je lui admets que je suis nouvelle aussi et j'en profite pour lui demander s'il avait déjà exploré ou pas vraiment. Faut dire que j'ai essayé un peu, mais pour l'instant je ne connais pas énormément d'endroit qui ne sont pas marqués sur la carte, disons. En le voyant hausser un sourcil, je me dis que j'ai peut-être été trop loin ou que j'ai mal compris ce qui se passait jusqu'ici. Suite à sa question, je penche la tête sur le côté comme si je réfléchissais à ce que j'avais voulu dire. Dans les faits... c'était un peu...

- Disons que c'est un peu les deux. Mais choisis l'option que tu préfères. Ou pas. C'est ton choix, je dis simplement en tapotant une fois sa main avant de retirer la mienne.

J'ajoute tout de même que je me doutais qu'il était nouveau, car je me serais souvenu de lui. Et évidemment, c'est vrai qu'il est à croquer, mais peu importe, je me serais souvenu de son visage. Peut-être pas de son nom, mais j'ai appris très tôt à reconnaître les gens. À les évaluer. De loin, ou de près quand je n'avais pas le choix. Parfois, je revois les visages des gens, ceux qu'ils avaient avant de perdre la peau qui le recouvre. On ne ressemble plus à grand-chose quand on n'est plus que muscles et os.

Il m'avoue que ça ne l'aurait pas déranger si je ne m'en étais pas rappelée, que ça lui arrive aussi. Je souris, cette fois un peu plus naturelle et moins dans un rôle quelconque. J'appuie mon menton dans la paume de ma main tandis que mon coude repose sur la table et j'avoue avec malice:

- J'oublie jamais un visage. Mais j'peux rien promettre pour les prénoms.

Quand il ajoute que, en fait, si je veux le croquer, il n'a rien contre, j'émets presque un petit grondement approbateur, tout près du ronronnement. Le jeu reprenant son contrôle sur moi. Mais j'ai quand même pris des habitudes de repas depuis ma transformation. Souvent impliquant plus d'un met et un compagnon. Et quelques... activités supplémentaires. Cette fois, mes deux coudes se retrouvent sur la table quand je me penche davantage vers lui, plus proche que la première fois, la tête reposant sur la jointure de mes deux mains.

- Ouuuh, ça c'est intéressant. Dommage que ce soit contre les règles... comme d'autres choses, d'ailleurs.

Ce que je trouve particulièrement stupide. Même si je peux comprendre pourquoi. Mais s'ils pensent qu'ils font assez de surveillance pour empêcher les jeunes de s'amuser entre eux... ils n'ont rien compris, eux. J'y vais encore dans les sous-entendus, mais je n'ai pas envie d'y aller complètement franchement, ça m'éloignerait du plaisir du jeu. Enfin, je n'ai pas envie d'y aller complètement franchement maintenant, mais ça risque d'être relativement bientôt. Très bientôt. Sauf s'il n'entre pas dans le jeu.
Dernière modification par Mimie99 le jeu. 09 oct., 2025 1:03 am, modifié 1 fois.
Yumeko

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Premier jour à Ravenswood

Message par Yumeko »

C'est fort possible :)

Lysandre Isella
Suisse ǀ 16 ans ǀ 183 cm ǀ Féetaud ǀ Douceur et délicatesse ǀ Scott

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Le Grand Secret

Je suis soulagé. Soulagé d'avoir tous les documents en ma possession sans avoir à entrer de nouveau au secrétariat. L'idée de devoir le faire m'angoisse. Devoir m'exprimer dans une langue étrangère n'est pas un exercice facile. Au contraire. Je ne maitrise pas l'anglais. Mon niveau est loin d'être parfait. Ma compréhension orale et mon vocabulaire sont moyens. Je sais par avance, cela sera difficile de suivre les cours en anglais. Cela sera difficile de comprendre également mes interlocuteurs surtout s'ils parlent vite, s'ils ont un fort accent ou un vocabulaire très varié. Je le sais, je vais devoir faire beaucoup d'efforts pour arriver à un meilleur niveau. Pour le moment, heureusement, ce garçon fait attention. J'arrive à le comprendre plus ou moins et à lui répondre. Mes réponses ne sont pas très élaborées, ni très complexes. Je fais des phrases courtes et simples.
Parmi les documents, il y a même une enveloppe épaisse où est inscrit un numéro. Je sens un objet à l'intérieur. Je l'interroge et pense comprendre. Il doit s'agir d'une clé. Il acquiesce et ajoute quelque chose. J'essaye de traduire ses mots dans ma tête. Il y a un mot que je ne comprends pas. Il y a quelque chose que je n'aurais pas à faire plusieurs heures mais je ne sais pas quoi. Il doit vouloir dire que je ne vais pas avoir à chercher ma chambre pendant des heures. Cela doit être sûrement ça.
- C'est bien.
Chacun se présente à son tour. Scott semble sympathique, sociable, avenant. Il n'hésite pas à vouloir m'aider à trouver ma chambre. C'est gentil de sa part. Tout le monde ne l'aurait pas fait. Cela me soulage un peu de recevoir de l'aide même si devoir serrer une main me provoquer un peu de stress. Les contacts physiques sont devenus plus difficile. Mais je le sais, Scott ne me veut aucun mal. C'était pour se présenter, une coutume que l'on retrouve dans de nombreuses cultures. Je me détends très légèrement après ce contact. Je vais bien. Tout va bien. Je vais pouvoir trouver ma chambre et ranger mes affaires. Je pourrais aussi essayer d'explorer les lieux sans me perdre. Ça serait bien. Et j'appellerai papa et maman plus tard pour leur raconter mon installation à Ravenswood et comment est l'école. Je n'ai pas vu grand chose pour le moment.
Scott m'explique où se trouve ma chambre. Il faut aller à l'étage. Il me pose une question. Il parle de mon sac. Je n'ai pas emporté beaucoup de choses. Des vêtements principalement. Je ne pouvais pas tout prendre. J'ai dû faire des choix. J'aurais aimé pouvoir prendre beaucoup de livres mais j'ai aussi dû faire des choix. Je ne pouvais pas tout emporter. Cela me fut plus difficile. Je crois qu'il me propose son aide.
-D'accord. Oh... Non. C'est très gentil. Je n'ai pas grand chose. Un petit sac et un grand sac. Je peux... porter.
Je bute sur le dernier mot, mettant quelques instants à trouver le bon.
Nithael

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Message par Nithael »

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Lorsque Valente me questionne sur ma relation avec ma soeur, mon coeur se serre un peu plus et je me mords la lèvre en tournant la tête vers le reste de la cour d’école, la cherchant en vain du regard. Tant de souvenirs remonte à la surface pendant une discussions à laquelle je n’étais pas préparé. Je me sens flatté que Valente cherche à en savoir davantage sur moi, car c’est chose rare en ce bâtiment. Mais le fait est que je ne suis pas certain d’avoir envie d’être honnête avec lui sur la vraie raison qui fait qu’aujourd’hui, ma soeur et moi ne nous adressons plus la parole.

« Je préférerais honnêtement que nos silences soient dus à de la simple jalousie fraternelle … », je commence en cherchant dans son regard un sentiment qui me pousserait à lui faire confiance sur ce que je m’apprête à lui dire. « Mais la situation est tellement plus complexe. »

Dans son regard étonnamment tendre, je décèle surtout de la compassion et de la curiosité. Aucun sentiment de jugement ne transparait dans la manière dont il pose les yeux sur moi et, maintenant que j’y pense, je n’en ai jamais eu la sensation. Est-ce que son intérêt pour moi se dissipait s’il apprenait la vérité sur moi ? Après tout, qu’ai-je à perdre ? Un ami potentiel qui ne fait même pas encore partie de ma vie ou de mon coeur ? Au moins, je serai fixé sur ce que pense réellement Valente de moi.

« Je suis gay, Valente. Et ma famille est catholique ... JE suis catholique. »

Un long soupir s’échappe de mes lèvres à l’issue de ces mots qui ont tant pesé sur moi ces nombreuses années. Je ne m’étais même pas rendu compte avoir retenu mon souffle pendant cette vingtaine de seconde où j’ai pesé le pour et le contre. Je sens mon coeur s’affoler dans ma poitrine car il faut bien reconnaitre que la seule fois où j’ai prononcé ces mots à voix haute, j’ai fini le visage en sang à la porte de chez moi. D’une main, je me gratte l’arrière de la tête en entreprenant ma marche vers l’Infirmerie, tout en me raclant la gorge pour percer le silence que je sens peser sur nous. A moins que cette impression ne soit qu’une invention de mon cerveau pour se convaincre que ce que je ressens depuis toujours n’est pas naturel.

« Penses-tu toujours que je suis meilleur que la plupart des gens ? », je lui demande alors dans un sourire teinté de tristesse.

Je ne parviens pas à poser les yeux sur lui car j’ai trop peur de ce que je pourrais y trouver. Pourtant, je ne peux m’empêcher de sourire alors qu’il semble toujours me suivre vers l’Infirmerie. Deux possibilités s’offrent maintenant à lui : faire preuve de tolérance et accepter qu’une personne de son entourage soit différente, ou s’éloigner au détour d’un couloir et ne plus jamais m’adresser la parole. Quoiqu’il en soit, je n’en dirai pas plus sur ce que je ressens au regard de mon homosexualité, du dégout qui me prend lorsque je pose les yeux sur moi dans le miroir, ou encore de l’envie de vomir qui me serre les tripes lorsque je regarde des vidéos sur mon ordinateur tout en me touchant. Il n’a pas besoin de savoir l’ampleur de mes sentiments, encore moins ce que je ressens à son égard.


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Nithael

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Message par Nithael »

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Elle tente probablement de m’adoucir la nouvelle ou de faire preuve de compassion ne me partageant ses propres craintes, mais elle ne peut comprendre que c’est le futur qui me fait peur, pas le présent. J’ai peur de ce que cet enfant pourrait devenir, du danger qu’il pourrait représenter pour elle et pour le reste de la société. S’il devait s’avérer être un monstre comme son père, je ne me le pardonnerais pas.

J’ai presque envie de rire devant le ridicule de ma situation : j’en paraitrais presque humain lorsque mes pensées sont engourdies par l’alcool. Je suis moins égoiste, plus présent dans la réalité, plus conscient de mes actes et de leurs répercussions. Je me rends également compte à quel point j’ai été imprudent avec elle. Je me suis laissé emporter par mon besoin de chaleur humaine ainsi que par sa douceur et sa beauté. Lorsque je la regarde, elle porte déjà les marques d’une belle grossesse. Elle irradie une lumière inhabituelle et ses cheveux flamboient encore plus que d’ordinaire. Pourtant, son regard laisse transparaitre autant d’hésitation que le mien.

Puis, elle prononce des mots qui me font lâcher mon verre vide, lequel s’écrase sur la moquette de la chambre. C’est d’un geste presque machinal que je me penche pour le ramasser, ses mots résonnant encore dans mon esprit. « Ils ne sont même pas nés … » Bon sang mais combien d’enfants porte-t-elle ? J’ai presque peur de poser la question et une envie de m’arracher les yeux me prend brutalement. A la place, je serre mon verre tellement fort qu’il en vient à se briser entre mes doigts. Je sens à peine le liquide chaud se déverser le long de ma main, l’esprit encore embué. Comme si je n’avais pas assez merdé, il a fallu qu’elle m’annonce non pas une, mais au moins deux grossesses. Mais quel con !

« Pitié, dis-moi qu’ils ne sont pas plus de deux … Tu n’as pas besoin de connaitre mes raisons, Iphigénia », je lui réponds alors d’un air grave.

Je me passe une main sur le visage pour me redonner une contenance, avant de me rappeler que je suis en train de saigner devant une Vampire, et une Vampire enceinte. J’ignore comment elle pourrait gérer ses pulsions et je ne souhaite pas la faire souffrir davantage. Je me précipite alors dans la salle de bains afin de rincer ma main et d’évacuer le plus de sang possible dans l’évier.

« Je suis désolé, je ne voulais pas te mettre dans cette situation alors que tu es … »

Je ne parviens pas à finir ma phrase car mon cerveau refuse d’accepter le fait qu’elle puisse être enceinte, encore moins de moi. D’autant plus qu’elle m’a confirmé vouloir la mener à son terme. Est-ce mal d’espérer qu’elle tombe un jour sur son ventre et qu’ils ne survivent pas ? Je ne souhaite pas qu’elle se blesse car je tiens à elle, mais je continue à être envahi de ces pensées sombres. Comment pourrais-je être ne serait-ce que l’exemple d’un père pour eux ? C’est impossible.

« J’espère qu’ils hériteront tout de toi, c’est tout ce que je peux dire », j'ajoute en revenant dans la pièce, cherchant désespérément dans les armoires de la chambre une boite à pharmacie, la main enveloppée dans une serviette de bain ensanglantée.

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