Sherlocked_666 a écrit : mar. 21 janv., 2025 10:40 am
Je m'inscris maintenant à la
consigne 57 avec Katie de Michael McDowell.
Je valide cette consigne.
Ayant beaucoup apprécié la saga Blackwater du même auteur, j'ai décidé de me laisser tenter par Katie dès qu'il est apparu dans ma bibliothèque. Et il s'agit malheureusement d'une déception.
Le point de départ de l'intrigue était pourtant intéressant : la jeune Philomela apprend que son grand-père mourant souhaite lui léguer sa fortune considérable, mais que celle-ci est convoitée par sa belle-famille... laquelle est bien prête à commettre un meurtre pour s'enrichir. Mais Philo ne compte pas se laisser faire et entend bien venger son aïeul (et récupérer l'argent qui lui revient de droit). S'ensuit alors ce qui est décrit comme une "traque endiablée"... et c'est à ce moment-là que j'ai commencé à afficher une moue perplexe.
De cette traque, je n'ai pas ressenti les enjeux. Il s'agissait davantage d'un enchaînement d'heureuses coïncidences que d'une chasse quelconque. Philo et la vile Katie se trouvaient simplement souvent au même endroit, au même moment, c'est tout.
J'ai également été assez gêné par le manque de profondeur des personnages. Philo est une pauvre, brave fille débonnaire. Katie, en revanche, est un véritable monstre... sans que l'on ne comprenne vraiment pourquoi ? En plus d'être sacrément idiote et d'agir comme le ferait une véritable gamine, elle est assoiffée de sang. Elle tue comme elle respire et redouble d'ingéniosité en ce qui concerne les méthodes employées. Vu l'étendue des meurtres perpétrés et la manière dont ils sont réfléchis puis camouflés, on ne parle pas juste ici de pauvres gens incapables de faire preuve de recul ou de réfléchir sur le long terme tant leur situation est désespérée. Il aurait donc été intéressant de comprendre pourquoi ou comment Katie en est arrivée là, mais tant pis. Elle est juste stupide et méchante, et c'est dommage.
En résumé : une histoire faiblarde bourrée de facilités scénaristiques et portée par des personnages aussi creux que caricaturaux. Les scènes de violence ont fini par me lasser tant elles semblaient artificielles.