Hello !
Mini-update pour
janvier parce que j'ai des lectures qui arrivent à échéance. J'en ai fait d'autres pour février, mais celles-là, ce sera pour fin du mois - avec le congé qui arrive, j'aurai plus de temps
- Sapiens, une brève histoire de l’humanité de Yuval Noah Harari
[Quelques rois reviennent dans les explications que l’auteur donne. Par exemple : Le Roi Hammourabi ou encore les Rois catholiques Ferdinand II d’Aragon et Isabelle Ie de Castille]
Plutôt déçue de cette lecture, j'en attendais plus. J'ai apprécié les premiers chapitres - ça avait l'air d'un bon livre sérieux avec une écriture fluide et pas trop casse-tête. Le souci, c'est que la qualité se détériore avec un final utopique ou dystopique selon les goûts de chacun. Je n'ai pas été particulièrement impressionnée : certaines choses sont présentées limite comme révolutionnaires, mais au fond, sont banales, cela n'amène rien de terriblement neuf... L'humour et les métaphores au début (par exemple, celle du moustique) m'ont plu... et puis, on remarque que ça couvre des approximations, des généralisations, des suppositions, des choses qui font débat mais ce n'est pas explicite... et aussi des bêtises parfois. Le pire est selon moi ses idées qu'il présente comme des faits. Et je suis désolée, mais utiliser le prétexte de la vulgarisation, juste non. Cela n'excuse rien... Au contraire même.
[Ulysse, roi d’Ithaque est le personnage de l’Odyssée]
Je m'étais dit après l'Iliade, ce serait au tour de l'Odyssée et cela me faisait plus envie d'ailleurs. Ulysse étant un personnage que j'appréciais pour son intelligence et sa diplomatie dans l'Iliade. Je ne regrette pas ma lecture, mais je ne crois pas un jour relire l'un ou l'autre. J'ai réappris certaines choses (que j'avais oubliés si je les avais jamais sues) : les immortels avec leur baguette magique, le passage en Hadès, le paradoxe entre donner l'hospitalité (très importante, on nous en rabat les oreilles avec des exemples positifs : les rois Ménélas et Nestor entre autres... et les négatifs : les prétendants) et l'interdiction de mendier (très mal vu à l'époque)... J'ai repensé à tout ce que je connaissais sur la mythologie grecque mais aussi sur le culture de l'époque, via des livres que j'ai lus ou des cours que j'ai suivis. Il y a aussi certaines choses dont je me souvenais différemment : l'immortalité que lui offre Calypso... je pensais qu'il la refuserait parce que qui dit immortalité ne dit pas jeunesse éternelle... et je pensais que là, il racontait le conte d'Aurore, mais non. Il y a aussi le meurtre d'Agamemnon pour lequel Clytemnestre joue un rôle plus décisif, elle le piège dans son bain et Egisthe son amant passe à l'acte, mais non pas ici - en passant, il ne l'a pas volé, cet infanticide ! Bizarrement pas un mot d'Iphigénie dans l'Odyssée... mais moi, je n'ai pas oublié le sort qu'Agamemnon lui réservait dans l'Iliade, sa propre fille... Impossible de ne pas être du côté de Clytemnestre pour moi ! Le sort du mauvais père me réjouit, difficile de le prendre en pitié. Cela m'a fait horreur dont tout le monde dans l'Odyssée plaignait ce sale type.
Ulysse est plus fatigant dans ce tome - les passages qui m'intéressaient étaient très courts finalement : la rencontre des fantômes en Hadès, la narration de son périple, quelques contes des Dieux (mais peu), l'épreuve qu'il passe et les preuves qu'il donne aux uns et aux autres (la cicatrice, la particularité de son lit...) - en dehors de cela, c'était d'innombrables longueurs - et non ce ne sont pas les épithètes qui m'ont fait cet effet. J'ai toujours aimé "Aurore aux doigts de rose", "Athéna aux yeux pers"... Non les longueurs viennent des longs dialogues où ils parlent des cadeaux, du détail d'un navire ou d'une arme ou simplement d'un changement d'interlocuteur. C'est assez saoulant comme description - ce qui m'a le plus ennuyée parmi celles-ci, sont les mensonges d'Ulysse. Il ment tout le temps, pour tester ses proches, mais si seulement ses mensonges avaient de l'intérêt mais non, ils sont aussi lassants que sa suspicion continue envers son fils Télémaque, ses bons serviteurs Eumée et Euryclée sa nourrice (qu'il prend à la gorge pour la faire taire quand elle le reconnait malgré tout, ce sale type...) et surtout sa femme Pénélope qui pourtant lui est restée on ne peut plus fidèle... Contrairement à lui qui pendant 20 ans, ne s'est pas privé de certains plaisirs... avec déesses et compagnie. Que m'importe si on me dit qu'il pleure non stop la journée, pour aller retrouver la déesse dans son lit, la nuit... - c'est un hypocrite. Le sexisme est irritant, surtout ces deux poids deux mesures.
Sinon, revenons aux épithètes, celle d' "Ulysse aux milles ruses", est complètement usurpée - tant elle est fausse. Il est vraiment stupide. Polyphème le cyclope, c'est lui qui a insisté pour aller le voir malgré ce que lui disait ses compagnons. Cela finit très mal. Il survit avec quelques uns grâce à une feinte devenue célèbre "Je suis personne", mais qu'il évente par orgueil, peu de temps plus tard, en donnant son vrai nom l'imbécile. Tous les malheurs qui s'ensuivent sont dus à Ulysse, car Poséidon n'a alors de cesse de vouloir sa perte. Mais il y en a d'autres qui aurait pu être évités... le vent d'Eole, les bœufs du Dieu Soleil... - il ne sait pas faire écouter ses hommes, l'incapable, mais surtout pour quelqu'un dont on dit qu'il s'exprime si bien, il n'arrive pas à communiquer correctement avec eux ! La plupart des quelques bons coups, bonnes idées et ruses, ne viennent pas de lui, mais des Dieux, de toute manière. On dirait un enfant guidé par la main et qui malgré ça, quand tu lui dit, surtout va bien à droite, il va tout droit et s'étonne de ce qui lui arrive. Bref, pour finir sur du positif, il y a des moments touchants aussi (on ne le croirait pas, mais si !) : les retrouvailles, surtout avec son chien Argos qui le reconnaît et meurt, mais aussi avec sa mère en Hadès.
- La communauté du Sud t°VII : La conspiration de Charlaine Harris
[Dans ce tome, nous retrouvons la Reine et d’autres personnages importants dans un sommet]
C'est avec un grand plaisir que je retrouve Sookie, même si on dirait qu'une bonne partie de son bon sens s'est envolé par la fenêtre - elle se jette constamment dans la gueule du loup, et bien sûr elle a sa raison qui revient de tome en tome : l'argent, mais quand comprendra-t-elle, elle est toujours à deux doigts de mourir... et elle va au-delà du raisonnable, pour quelques milliers dollars, ça n'en vaut plus la peine - je sais que c'est la carotte que l'auteure utilise, mais même, ça la fait un peu passer pour une fille superficielle, surtout dans ce tome... Barry qui vit la même chose qu'elle, a plus de limites, comment se fait-il qu'elle n'en mette pas plus pour vivre de manière plus correcte. Et ce avec tout le monde, même avec Eric (que je préfère aux autres prétendants). Contente d'avoir revu Eric, plus présent avec Pam aussi bien sûr, elle me fait rire à chaque apparition - moins heureuse de la manière dont il la traite lui aussi (quand il lui fait une scène sur la scène de piste, alors que quelques tomes auparavant, il aurait juste apprécié la vue et ça aurait été plutôt Bill qui aurait fait ce genre de remarque jalouse...). J'ai bien aimé ce qu'il se passe à Rhodes, au niveau des personnages (Barry, la Reine de Louisiane, André, Quinn... c'est assez naturel), mais l'ambiance de Bon Temps me manque et les intrigues étaient plutôt plates. Le coup de la Confrérie du Soleil, on s'en doutait depuis belle lurette, et je n'en reviens pas que cela ait pris autant de temps...