Bonjour,
Apparemment mon premier message ne s'est pas enregistré donc je suis bonne pour tout recommencer du début... Super...
Update pour février et mars.
- Arsène Lupin contre Herlock Sholmès de Maurice Leblanc (25/02-24/03) (roman plus de 100 pages)
[250 pages]
Je me souvenais que je n'aimais pas plus que ça les aventures de Lupin, mais j'avais oublié à quel point je le déteste. Je vais me débarrasser de tous les Arsène Lupin de ma PAL, tellement j'ai trouvé le personnage déplaisant : un fat orgueilleux, prétentieux qui se pense plus intelligent qu'il ne l'est ! J'aime les Sherlock Holmes, donc je pensais que ça irait dans ce tome-ci, contre Herlock Sholmès, mais il n'est malheureusement que la caricature de lui-même. Et Watson - Wilson aussi. Ils sont humiliés (surtout le premier car le deuxième est mis de côté très vite : l'auteur ne savait pas quoi en faire ?) par un type qu'ils auraient facilement pu tuer 3 à 4 fois. Va savoir pourquoi, personne n'appuie sur la gâchette. Et juste après, il fait son petit coq narquois. Quel $¨ùµ2é@# ! Il pense avoir le dessus grâce à son intelligence, dont il n'en a pas une once ! Il a juste une bonne organisation derrière lui : une maffia, un gang sans (trop de) violence avec plus de manières. Quoique celles-ci soient déplorables. Un seul homme face à une centaine, donc. A un moment donné, il se moque de Herlock Sholmes qui ne trouve pas toute la solution finale, et dit que s'il l'avait laissé faire, tout n'aurait pas fini dans les larmes mais avec des sourires (je vous ai dit que ce petit pédant parle de lui à la troisième personne ?)... Ce qui est un comble : il n'a rien cherché du tout et encore moins trouvé, tout lui a été servi sur un plateau d'argent - la complice est venue tout lui avouer ! Il ne doit rien à son intelligence, mais tout aux hommes sous ses ordres, qui bizarrement ne commettent jamais d'impairs, comme des robots, sans état d'âme. De plus, je disais qu'il n'était que caricature du vrai Sherlock, et pour s'en convaincre, il suffit de regarder la relation avec son Watson - qui passe d'un Docteur avec du bon sens et de la loyauté, à un abruti qui fonce, comme le ferait un Ganimard. Maurice Leblanc a d'ailleurs la parfaite métaphore pour ce brave Wilson : celle du chien et de son maître. Herlock traite mal Wilson
qui a failli mourir...
Je ne serais pas surprise d'apprendre que les adaptations ultérieures où Watson est un gros nigaud proviennent de l'idée que s'en faisait l'auteur. Tout dans ce livre me dégoûte.
- Le club des amateurs de romans policiers t°II : Le crime du SS Orient de C.A. Larmer (roman plus de 100 pages)
[Alicia est le perso principal]
J'ai moins aimé ce tome que le premier, ce qui n'augure rien de bon étant donné que je n'avais pas totalement adhérée à celui-là. Il y a peu de référence au Crime de l'Orient-Express excepté son nom, et la résolution de l'intrigue, de manière ténue. Impossible de faire l'enquête : le coupable et le mobile sont ridicules au possible, et pas plausible pour deux sous. Le huis-clos du bateau aurait pu me plaire, mais non car le club de lecture est à peine présent, alors que leurs hypothèses, leur dynamique, rendait le tout plus intéressant... Il n'y en a plus que pour Alicia qui est un boulet !
Ils sont invités à venir par le Docteur qui lui est sur la croisière pour travailler - le harcèle pour le voir alors qu'il travaille et ne se sent pas soutenue par lui à 100% - mais en même temps, Alicia n'est pas policière que je sache, de quoi elle se mêle ? Pourquoi les autres se laissent questionner ? - et qu'il ne partage pas toutes les infos - mais elle est bête où elle a oublié le secret médical ? Le vrai inspecteur lui demande de taire certaines informations - ce que toute personne sensée devrait faire, mais non, elle lui en veut de ne pas les partager avec elle et le club de lecture... Stupide ! Bref et pour tous ses horribles comportements, elle le quitte ? Sans doute pour mieux se jeter dans les bras de l'inspecteur, que lui trouve-t-il d'intéressant ? Je ne saurais le dire, mais Anders est mieux sans elle
- et moi, je suis mieux à l'idée de ne pas continuer cette série.
- The Scholomance I : A Deadly Education de Naomi Novik (roman plus de 100 pages)
[El est le perso principal]
Ce livre, qu’une amie m’a pris et fait dédicacer, ne me disait absolument rien et franchement, je serais passée à côté d’une pépite ! J’ai adoré ma lecture. L’univers est prenant – et tant mieux, car c’est centré sur le sujet plus que sur l’action ! –, l’héroïne est géniale, sombre, originale et sarcastique (et vu ce qu’elle vit, c’est normal). On peut peut-être reprocher le côté répétitif, mais étant donné que El est une héroïne avec un caractère tel que je viens de le décrire, c’est absolument logique qu’elle ressasse. Ce tome-ci est vraiment un tome où peu de choses bougent et encore, pour El, il y a réellement une transformation qui aux yeux des lecteurs semble minime
: elle commence à se faire des amis
. Tous les personnages sont attachants, même les mauvais – j’adore la façon dont ils sont écrits. L’humour est vraiment impeccable – je ris beaucoup, alors qu’avec un livre, c’est plutôt rare !
- Arte t°4 de Kei Ohkubo (manga)
[Arte est le perso principal - malheureusement]
Mon avis reste assez identique aux trois précédents tomes, malheureusement. Je crois que je ne supporte par l’héroïne, si positive, si déterminée, si fascinante… Pour quelle raison est-elle si fascinante aux yeux de tout le monde ? C’est à un tel point qu’elle rallie à elle toutes les personnes qu'elle rencontre, même les récalcitrants. Le point positif de ce tome est son départ pour Venise – et dire qu’elle allait refuser – parce qu’évidemment, ce sachant choisie en partie parce qu’elle est une aristocrate, elle se sent obligée de refuser l’opportunité – Quoi !? on ne la reconnaît pas uniquement pour son talent ? alors, non merci ! Pour ne pas être privilégiée – mais je trouve que c’est encore pire, car cela ne renforce que son privilège de revenir sur sa décision, sans aucun souci. Enfin, au moins Youri est un personnage intéressant et sa petite nièce pour laquelle elle sera la préceptrice aussi.
- The Scholomance II : The Last Graduate de Naomi Novik (roman plus de 100 pages)
[El est le perso principal]
J’ai ressenti la même chose qu’au premier tome, et voir la transformation de mentalité de El et des autres qui la suivent, est extraordinaire. Surtout quand on est idéaliste comme moi, qui espère toujours atteindre un monde idéal et a l’impression de devoir prodiguer des efforts insurmontables pour y arriver. On se sent impuissant. Mais voilà, El ne l’est pas. Elle est d’ailleurs, extrêmement puissante. C’est bien son problème – son pouvoir est d’une si grande envergure, qu’elle doit sans cesse s’assurer de ne pas tuer par mégarde un autre sorcier, juste en voulant jeter un petit sort de ménage. Ce qui est en soi, assez drôle, mais comme elle le vit ainsi, très pénible. Peu importe, parce que dans ce tome, sa puissance est reconnue et indispensable. J’aime aussi que la Scholomance soit un personnage à part entière dont il faut deviner les objectifs, et qu’elle aussi (ainsi que Lake) n’attendait que ça : quelqu’un comme El. La manière dont elle s’y prend pour transformer (et en profondeur) toute une bande d’égoïstes en personnes solidaires, nous donne l’impression que nous aussi, à notre niveau, on pourrait y arriver. Mais quel suspens au final, heureusement que j’avais le dernier tome à portée de PAL

!
- Arte t°5 de Kei Ohkubo (manga)
[Arte est le perso principal - malheureusement]
Bon, j’arrête d’espérer qu’Arte remonte dans mon estime, tellement elle m’ennuie avec sa modestie forcée, qui sonne faux. Mais, heureusement, Caterina apporte un peu de fraîcheur : une petite chipie beaucoup plus attachante. Evidemment, elle finit par l’apprivoiser parce que son amour pour la cuisine interdit ressemble à ce qu’a vécu Arte et son amour pour l’art. Au moins, les dessins restent magnifiques, ce qui compense ma déception pour l’intrigue.
- The Scholomance III : The Golden Enclaves de Naomi Novik (roman plus de 100 pages)
[El est le perso principal]
Magnifique final, même si la Scholomance me manque. La seule chose que je regrette un rien est le manque de dialogues entre El et sa mère, bien amené au niveau des sentiments (surtout pour El et la situation de départ, c'est compréhensible), mais dont j'aurais voulu plus d'échanges à cœur ouvert. L’intrigue est tellement prenante, et les twists, pas si évidents et pourtant sous notre nez… ! Je ne peux pas trop en dire, mais qu’est-ce que j’ai pleuré dans ce tome : pour Lake, pour El, pour les enclaves (un peu), mais surtout pour les victimes des maw-mouth
qui sont multiples
Pour moi, le tome 3 conclut brillamment cette trilogie – je n’hésiterai jamais plus quand je verrai un livre écrit par cette auteure : promesse à moi-même !