Et donc me revoilà pour valider les cérémonies suivaaaantes :
6/6
Litha
Lire un livre dont le titre contient un nom de plante : nom d'arbre, de fleur, de simple, d'herbe etc.
Peau d'âme, Tome 1 : Les Lilas du roi, d’
Aude Ziegelmeyer
Les lilas se sont des fleurs ! Et en plus c’est jolie et ça sent bon.
Peau d’Âme est une magnifique surprise. Au-delà de la beauté du livre (excellent travail de chez GulfStream éditeur), l’histoire est une très bonne réécriture du conte de Peau d’Âne. J’ai été transportée dès la première page, la plume travaillée de l’autrice m’emportant immédiatement. Et quel plaisir quand il s’agit d’une autrice française ! Je pense pouvoir dire qu’il s’agit là d’un bon coup de cœur et je n’ai qu’une hâte, avoir la suite entre mes mains. J’ai de la chance, l’attente ne sera pas trop longue.
Les personnages sont très bien écrit, on suit principalement Blanche, mais d’autres points de vue sont là pour apporter une autre dimension à l’histoire. Blanche, et sa vision faussée de sa cage dorée, qui, malgré les éléments sous ses yeux, préfèrent, jusqu’à son point de rupture, s’enfoncer dans le déni. Elle ne souhaite que plaire à son père, qu’il soit fier de l’avoir comme fille et héritière et ça sera là sa (leur) déchéance. Elle ignore tout du monde, un choix qu’elle regrette, mais se refuse aussi d’entendre – parfois – ce que ses cousines reprochent. Margot et Agnès sont aussi enfermées dans cette cage dorée, à l’instar de la fée. Et si, pour cette dernière, elle l’admet volontiers, il lui faut un long moment avant de comprendre qu’il en était de même pour une grosse partie des habitant.es du Palais d’Or. Toustes sont là pour renforcer le pouvoir du roi. Et ce roi, quel homme exécrable. Quelle ordure, même. Son destin, aussi funeste, est entièrement mérité. L’ironie étant que,
en tant que celui ayant fait “venir” la “bonne foi” il prie deux dieux/déesses païennes dans ses derniers moments. Sounds familiar, eh ?
Agnès et Margot sont donc les cousines de Blanches, des personnages très intéressantes et j’admets avoir préféré Margot. Cela dit, c’est celle que l’on voit bien plus dans ce tome. Agnès sera au centre du second tome.
La dualité entre la Bête et Blanche est très bien menée, elle a une voix qui lui est propre, bien qu’elle me donne l’impression de représenter toute la colère – la fureur et la rage même – et la rancœur de Blanche. Soit belle et tais-toi. Cette insatiabilité représentant tellement, au-delà du Roi ayant affamé sa fille, mais aussi toutes les paroles qu’elle a dû conserver au plus profond d’elle-même. Blanche avait faim de reconnaissance et c’est ce qui a fini par la dévorer de l’intérieur, jusqu’à ce qu’on la reconnaisse, elle.
Les fées sont des personnages terribles, être fantastiques et éternelles, elles s’ennuient tellement qu’elles jouent avec les humain.es pour s’occuper. Est-ce que ça sera le cas de toutes, ça, je suppose qu’on le découvrira dans la suite. Mais des événements font qu’on apprécie énormément le destin d’entre elle. Aveline mérite sa vengeance, Hortense mérite de
servir d’en-cas, quand on apprend à quel point elle et Felise ont manipulé la mère de Blanche. Révélations qui détruisent un peu plus ce monde auquel elle se rattachait.
Roland, maintenant est un personnage très intéressant et sa voix, dans le roman, est facilement identifiable, encore une fois un bon travail de l’autrice. Il est touchant pour sa droiture, mais aussi dans sa confusion entre la réalité de qui était son roi, et ce qu’il représentait pour lui.
Quant au Fou, il reste encore bien mystérieux. Il paraît être doté de certains pouvoirs. Par contre, c’est sa relation avec Blanche que je trouve un peu étrange, pour le coup. Cette dernière le décrit comme étant un ami, mais ça m’a paru sortir un peu de nulle part. C’est touchant, mais un peu incongru.
Les rois, comtes et autres hommes de pouvoirs sont des ordures. On est sur une énorme critique du patriarcat, du contrôle des femmes et de l'émancipation de ces dernières.
Bref, c’est bien long, donc j’ai adoré et j’ai hâte que le tome 2 sorte !
La Saint-Jean
Lire un livre avec un ou plusieurs personnages croyants (religion / mythologie).
L'Alchimiste, de
Paolo Coelho
Il est question de christianisme, et l’islam aussi.
L’Alchimiste est un livre qui a été énormément recommandé sur les différents réseaux. À tort ou à raison, c’est entièrement subjectif, il faut simplement essayer de se défaire de toutes ces attentes que l’on peut avoir, même inconsciemment, quand on commence cette histoire. La lecture reste simple, la prose a une certaine légèreté qui peut aller à la poésie par moment. D’un autre côté, elle reste parfois simpliste ou répétitive, mais cela fait écho avec le voyage de soi que parcourt Santiago.
Il faut aussi prendre en compte que cela a été écrit un par un auteur brésilien à la fin des années 80, donc tout ce qui touche à la religion peut interloquer. Donc, au-delà de cette portée religieuse et mystique, le message reste plutôt simple : on est notre plus grand ennemi quand il est question de réaliser son rêve. La peur nous freine et ce frein nous bloque. En gros, il faut tomber pour mieux se relever. Et parfois, à trop chercher, on ne voit pas ce qui se trouve en face de soi. Du moins, c’est un peu de cette façon que j’ai l’ai compris, mais je suis certaine que c’est loin d’être toutes les petites leçons disséminées à travers les pages.
Le parcours de Santiago à de ça de touchant, même s’il est aussi d’une extrême naïveté par moment, mais il apprend de ses rencontres et chacune des expériences qu’il vit le façonne pour devenir la personne qu’il est à mesure qu’il avance dans sa quête de lui-même. Un peu bateau, j’en conviens, mais c’est aussi là un peu le propos du bouquin.
C’était une bonne petite lecture, qui peut être sympathique à relire quand on sent que ça ne se va pas. Cependant, je comprends parfaitement qu’il ne plaise pas également !
Capac Inti Raymi
Lire un livre que vous placez dans la catégorie "Or" de votre bibliothèque Booknode.
Les Aventuriers de la mer, Tome 8 : Ombres et flammes, de
Robin Hobb
Il est en or, mais j’sais pas si vous avez besoin d’une capture d’écran ?
Quelle joie de se replonger dans l’univers des Aventuriers de la Mer ! C’est qu’il s’en passe des choses, on ne reste jamais sur notre faim – sauf quand on clôt le livre et qu’il manque la suite. Vraiment, ce tome était trop bien !
L’intrigue bat son plein, avec la course poursuite pour retrouver la Vivacia, tandis que Parangon navigue à nouveau et est partagé entre la joie et la colère, ainsi qu’un tas d’autres émotions. La pauvre vivenef a clairement eu une vie de merde, ce qu’on apprend en détail dans ce livre. Tout a du sens (ou presque). Brashen fait de son mieux pour être le capitaine qu’il a toujours rêvé d’être, malgré leur mission quasi suicidaire. En plus de devoir gérer un équipage qui, parfois, n’en fait qu’à sa tête. Bon, la romance avec Althéa me fait toujours un peu souffler, mais ça a le mérite de pas être (trop) mal fait. La trop grosse différence d’âge demeure quand un problème.
En parlant de la famille Vestrit, aucun membre n’a de repos : Malta doit gérer un gouverneur pourri gâté qui se croit l’élu des dieux, c’est aussi risible que pathétique. Il n’empêche qu’elle revient de loin, la petite et je suis contente de son évolution, même si elle ne méritait pas de vivre toutes ces embrouilles. Selden fait comprendre qu’il n’est pas juste un enfant, et sa relation avec Tintaglia est assez drôle. Quant à Keffria, elle semble amorphe dans sa misère et dans son deuil, ce qu’on peut difficilement lui reprocher. Ronica est toujours aussi cool, tandis que Heimain devrait se sortir les doigts du cul et apprendre à réfléchir par lui-même. Il se fait manipuler par tout le monde, c’est titre, quand même. Tout aussi triste que le destin des vivenefs presque.
Mon opinion sur Kennit (qui n’en demeure pas moins un personnage intéressant et bien écrit) : on peut lui crever les yeux et le brûler, ça me fera de belles jambes. Heimain mérite mieux, Etta mérite mieux (t’as un cerveau meuf, réfléchi un peu aussi sérieux), Foudre mérite mieux et
PARANGON MON BB TU MÉRITAIS ET MÉRITE MIEUX D’ACCORD !
J’ai pas envie qu’il arrive à son but, celui-là.
Ambre is da queen, y’a pas d’autres opinions acceptables

.
Reyn commence enfin à grandir, même s’il est chou, il me gonfle parfois, mais j'ai bien aimé ses interactions avec le bb dragon.
La politique entre les Marchands, Nouveaux Marchands, Tatoué.es, habitant de Désert des Pluies, c’est très chouette à voir et je suis en train d’avoir des idées sur la saga “La Cité des Anciens”, mais je peux encore me tromper. Je suppose que tu ricaneras un peu en lisant ces mots, Ilu !
Bref, la lecture du tome 9 se fera dans 2 livres, j’ai hâte !!
Alban Heifin
Lire un livre d'un auteur âgé de 50 ans ou plus.
L'Agent des ombres, Tome 1 : L'Ange du Chaos, de
Michel Robert
Il a 62 ans, car il est de 1964.
Un premier tome d’une saga d’un univers riche. L’auteur nous jette dans le vif du sujet dès le prologue – au demeurant plutôt long, pour un prologue, mais ça n’est en rien dérangeant. L’un des regrets que j’ai, serai l’absence d’une carte des différents Plan sur lesquels se rendent les personnages. En Fantasy, je trouve ce genre de détails très importants, de même qu’un glossaire, pour toutes les races et créatures mentionnées. Un détail oubliable pour certain.e.s, mais au combien utile pour moi.
Concernant les bons points de ce livre, j’ai apprécié la plume de l’auteur. Elle est riche, bien descriptive et on ne s’ennuie pas. Le personnage de Cellendhyll est assez intéressant, celui de Reydorn également, Kell est intrigante, de même que Marg. J’appréciais Nérine jusqu’à un certain moment, celui où elle
viole Cellendhyll. L’homme étant inconscient à ce moment, donc non consentant, ça s’appelle un viol, ça ne change rien si c’est “bien” (je reste dubitative) écrit.
Et voilà ce qui fait que j’ai eu beaucoup de mal avec le livre, le traitement des personnages féminins est lamentable et un ramassis de clichés pour beaucoup. Les scènes de sexe n’apportent rien, à l’instar de ces dernières dans beaucoup de film.
Après, il s’agit de Dark Fantasy, donc forcément, la violence est bien présente, les combats sont très biens décrits, les systèmes de magie présente bien que peu expliqué (peut-être dans les autres tomes ?). Les jeux de politiques entre les différentes puissances sont bien là également, et honnêtement un point qui me plaît le plus. J’ai bien aimé le personnage de Rathe, et sa vision de la confrérie des voleurs et l’aide qu’il apporte à l’ange du chaos. Pour ce dernier, c’est bien quand il arrive dans la cité des nuages que j’ai plus appréciés l’histoire. Un peu dommage sachant que ça se déroule après +250 pages. Vraiment, c’est la conclusion de la quête et vengeance de Cellendhyll que j’ai préféré, plutôt que le chemin que le mène à la cité. Je ne trouve rien à redire sur la résolution des problèmes.
Alors d’accord, j’ai mes griefs avec pas mal d’éléments (comme l’écriture et des personnages féminins, pour me répéter), mais j’admets avoir passé un bon moment et ne regrette pas de ne pas avoir stoppé ma lecture. Par ailleurs, la fin entre L’Ange du Chaos et Morion m’a donné envie de savoir la suite, mais ça ne sera pas pour maintenant !
Summanus
Lire un livre qui fait partie du top mille Booknode.
La Horde du Contrevent, d’
Alain Damasio
Le livre est classé 44/1000

Askip c'est un classique de la science-fiction française, eh bien, je préfère mille fois lire Asimov et Herbert (père). Et j'ai mon lot de reproches à faire à ces derniers, suffit d'aller lire les commentaires. À un moment, il s'agirait de brancher un peu son esprit critique plutôt que d'encenser un livre juste parce qu'il est considéré comme "classique".
Mais commençons par ce qui, selon moi, allait :
- L'univers en lui-même, le concept de contre – enfin surtout ce qui l'entoure, la détermination d'aller au bout de soi, etc.
- Une gestion du lexique et du vocabulaire – parfois – plaisante, notamment quand il était question de Caracole. J'ai conscience de l'énorme travail qu'un tel livre a dû fournir, et surtout le chapitre avec les joutes.
- L'idée des symboles pour les personnages n'étaient pas mauvais, mais pas exceptionnelles non plus.
- La fluidité d'un personnage qui apparaît à la fin, mais elle n'est pas tant développée. Dommage.
Allez, c'est tout, maintenant, les points négatifs :
- Golgolth.
- Une narration alambiquée et tirée par les cheveux, pas loin de la branlette intellectuelle. Et j'adore Asimov, et niveau verbosité, le gars se pose là.
- Si on ne sait pas écrire des personnages féminins, juste, on n'en écrit pas, c'est simple. Le personnage de Golgolth est absolument écœurant pour ça, mais toute la Horde l'est également. Tous les hommes sont misogynes à souhait et les femmes (et non les filles ? ça va pas de les décrire ainsi ?) sont remplis de misogynie intériorisée.
- Trop d'incohérences : attendez, iels se baladent avec des traîneaux, des piafs, de quoi faire fondre de l'acier, mais ça gravit des montagnes tranquillou (bon j'exagère, y'en a qui meurent ou perdre des membres, donc c'était pas si tranquillou).
- Ça passe du temps ensemble h24, mais pour les bienfaits de l'intrigue, ça ignorent tous des uns des autres, alors que ça fait + 30 ans que ça contre ensemble. Logique.
- Qu'on ne vienne pas me dire que c'est du jamais vu, j'avais deviné la fin depuis un long moment, ainsi que d'autres éléments d'intrigues.
- La fin ? Tout ce ramdam pour ça ? D'où c'est innovant et pas prévisible, ptdr.
- Golgoth.
Bref, six jours de perdus.
Mais au moins je peux supporter Iludhara dans la déception qu'est ce cLaSsIqUe et ça, au moins, c'est marrant.
Et pour finir, on va faire un petit jeu, qui s'appelle "Dis-moi que c'est écrit par un homme, sans dire que ça a été écrit par homme." Je commence (ça spoile des choses, c'est sous balise spoiler, c'est votre responsabilité de choisir ou non d'être spoilé.e) :
"pour dire l'honnête, ça a pas claqué si féroce devant moi : une grosse mornifle, un pet de gonzesse" / "le vent aime les femmes. Il les aide à murir" / "de le frôler des seins" / "Les Fréoles redoublent d'applaudissements, sifflent des notes aiguës, ils me déshabillent du regard... Pour eux, j'existe depuis seulement quatre secondes..." / "La Capys : une vache à lait (...) pas chougner dans les jupes d'une femelle (...) ça se croit regardable...." / "Coriolis était vautrée dans les bras de son matelot, mais ses seins étincelaient en silence pour Caracole" / "aussi nue qu'une fillette" / "montrez vos burnes" / "Je préfère tailler la glace avec un Pack tassé qui de traîner de la femelle enceinte ou de la tafiole qui tremblote." / "Pour celles qu'auraient dans l'idée de poser un mioche tantôt, je veux être réglo : c'est votre droit. Je vous l'avorterai pas à coups de tatane dans le ballon. Mais vous savez ce qui nous attend. A vous de voir."
Voilà voilà
Obon
Lire un livre avec un fantôme ou esprit présent dans l'histoire.
Testament, Tome 3 : Humain·e·s, trop humain·e·s, de
Jeanne-A. Debats
Agnès côtoie et voit les fantômes.
Voilà qui conclue les aventures d'Agnès, en apparence du moins, car j'ignore si on la retrouve ailleurs, dans la bibliographie de l'autrice.
Testament est une trilogie que j'ai appréciée, notamment par sa lecture simple : on pose son cerveau et c'est partie, mais pour autant, sans prendre son lectorat pour des idiots. Au cours des différents tomes, l'autrice aborde des thématiques importantes (féminismes, sexisme, patriarcat, le viol, le racisme, la théologie aussi, pour se citer que ceux-là). J'ai parfois trouvé que cela était maladroit pour certaines, quant à d'autres, je ne sais pas si cela a été bien fait. Je l'espère en tout cas.
Pour en revenir à l'histoire, ce tome est celui qui m'a un peu plus déçue, dans le sens où, je trouve que cela laisse un aspect doux-amer à tout l'univers (peut-être est-ce un souhait de l'autrice, cela dit, vu la conclusion du roman). L'intrigue surprend au début, autant pour Agnès que pour l'Etude, mais finalement, on se doute à un moment de qui est le.a grand.e méchant.e. Le grand final n'en est que plus décevant, c'en devient même une conclusion facile et expéditive pour la personne concernée.
J'aurais préféré qu'on en apprenne plus sur les sorcières, puisque Agnès est, semble-t-il, enfin acceptée. Cela dit, j'ai apprécié découvrir Lise et Adjara, même si la façon dont elles se retrouvent mêlée à cette histoire est simplement à cause (ou grace) à Agnès. Un autre aspect un peu decevant.
Mais quand même, notons que j'ai apprécié cette épée - c'est aussi étrange à écrire qu'à lire, je suppose - associé à R2D2, les membres de l'étude également, bien qu'il faille mentionner qu'on apporte plus de lore et d'histoire sur le personnage de Navarre. Ce dernier possédant un tome le concernant, ça aurait été plus intéressant - je pense - d'en apprendre davantage sur d'autres, comme Thomas, par exemple. Géraud aussi, est toujours aussi intéressant,
ce qui rend sa trahison aussi prévisible que facile à voir venir. J'aurais préféré que ça ne soit pas lui "coupable".
Tout ce qui tourne autour de l'étude était vraiment chouette. Mention spéciale pour Pep, qui ne mérite que d'être aimée parce que c'est une chatonne adorable.
J'aurais apprécié plus d'éléments concernant la Langue Originelle et ce qu'on apprend à ce sujet aurait mérité d'être mieux développé. Quoi qu'il en soit, ça reste un moment agréable passé durant ces trois différentes lectures !
6/6
Souccot
Lire un livre qui comporte un personnage qui accomplit un voyage / un pèlerinage.
Histoires de moine et de robot, Tome 1 : Un psaume pour les recyclés sauvages, de
Becky Chambers
Froeur Dex décide de devenir un.e moine de thé, quittant la ville pour voyager sur une roulotte et s’arrêter là où iel veut, servant le thé aux personnes le désirant et écoutant ce qu’iels veulent bien lui raconter, les réconfortant, etc…
Un psaume pour les recyclés sauvages, c’est le monde qui fait une pause le temps de cette petite histoire. C’est le réconfort d’une tasse de thé après une rude journée, pendant une énorme averse alors qu’on est cloîtré.e chez soi, la satisfaction d’une boisson appréciée simplement parce que ça fait plaisir. La réussite de Becky Chambers est là, et c’est ce qu’on retrouve souvent dans ses romans : rendre sa douceur à la simplicité, au cours d’une aventure que l’on pourrait qualifier “d’humaine.”
Pourtant, l’autrice aborde des thématiques plus importantes, comme la recherche de soi, le but dans sa vie, qui ne va pas toujours de pair avec les envies que l’ont peu avoir. La peur aussi, de ne pas avoir de but et finalement de rater le cache quelque part. Dex ressent tout ça et tente par-dessus tout d’échapper à ce sentiment en quittant une première sa vie, puis une seconde fois, quand la routine ne lea plaît plus.
Omphale, doux robot à l’émerveillement communicatif, représente l’inverse, ou plutôt, trouver son “but” dans ses envies. Il veut observer les fourmis pendant plusieurs mois ou années ? C’est partie. Cette rencontre inattendue entre ces deux personnages est détonante, car les robots n’existent plus depuis des siècles et leur prise d’indépendance. Il y a là un clash des cultures, comme on pourrait dire. Pourtant, les deux s’apprivoisent, dans un respect et les erreurs de parcours. Frœur Dex m’a paru parfois un peu trop dur.e avec Omphale cela dit.
Toujours ravie aussi de voir cette façon que l’autrice à d’écrire avec inclusivité. La traduction m’a semblé plutôt bonne et quoiqu’en dise les plus réfractaires à l’écriture inclusive, ce n’est qu’en lisant du contenu où cela se trouve qu’on s’y habitue et ça reste agréable à lire. C’est tout là le concept d’une langue vivante, mais ça n’est pas le propos.
J’ai vraiment hâte de retrouver ce duo dans le prochain tome et voir comment notre petit (grand) robot avance dans sa mission !
🪿 Saint-Michel 🪿
Lire un livre avec deux couleurs opposées du cercle chromatique sur la couverture : rouge et vert / bleu et orange / violet et jaune.
Fairy Tail : 100 Years Quest, Tome 10, 11 & 12, de
Hiro Mashima
Couverture du tome 12, orange et bleu :
Tome 10 : Suzaku est un idiot finit, bien qu’un peu touchant quand même. La forme de dragon de Serene est plutôt cool et cet arc restait tout de même sympa.
Tome 11 : Le but de Serene est super chelou quand même.
Si on découvre des pouvoirs cool, pourquoi Ezra doit toujours finir nue aussi, c'est lassant, enfin, on le sait quand on connaît le manga depuis ses débuts. Bref, les batailles continuent, ça reste toujours très bien ryhtmé.
Tome 12 : Vraiment le combat de Lucy vs Kiria est ridicule, même si elle brille un peu sur la fin, mais c’est toujours si frustrant qu’il en soit ainsi pour elle. Ezra est toujours badass malgré tout, et il semblerait que les Dragons Divins ne soient pas tous aussi puissant quand iels se battent l’un contre l’autre. Quelle surprise de voir Serene en mauvaise posture (non).
Chuseok
Lire un livre dans lequel les protagonistes boivent du thé.
L'Art de la guerre, Tome 1 : L'Art de la prophétie, de
Wesley Chu
Tous les personnages, qu’importe où iels se trouvent dans l’univers boivent fréquemment du thé. Souvent amer, d’ailleurs.
(LU EN VO) Mais donnez-moi de la fantasy comme ça plus souvent s’il vous plaît ? Fantasy asiatique qui plus est, s’inspirant des wuxia. Et on peut dire que l’auteur brille par sa façon de décrire chaque combat. Il y a tant de différentes armes, de façon de combattre, qu’on ne s’essouffle jamais.
L’intrigue, quant à elle, change un peu des codes de fantasy et du concept d’Élu et prophétie, car ici, celle-ci se révèle fausse. Notre élu tombe donc bien haut de son piédestal. Ce piédestal étant un énorme problème d’ailleurs et j’ai a d o r é le début où Taishi comprend que l’éducation de l’élu n’est que poudre aux yeux. Peut-on réellement en vouloir à Jiang ? Il n’est que le fruit de ce qu’on lui a enseigné. Il va devoir désapprendre nombre de choses – et apprendre l’humilité un peu. Donc, j’ai d’abord eu un coup de cœur pour Taishi, une guerrière à qui il manque un bras, redoutée et redoutable, capable de tenir en respect une viperstrike et shadowkill, qui sont à deux contre elle. Pour autant, elle a bien conscience de ne plus être dans la fleur de l’âge, ce qui la rend d’autant plus respectable – et respectée. Sali, ensuite, qui est sur une mission pour retrouver le Khan (même si c’est sa sœur qu’elle recherche d’abord), mais j’aime trop ce qui se dégage d’elle. Bref, elle est géniale, son honneur durant les combats, du moins avec celleux qui le mérite, est plutôt beau, malgré sa mission de tuer l’élu – peut-on le lui reprocher quand la survie de son peuple et empereur immortel est lié à ce dernier ? Enfin, Qisami, elle est tellement dérangée, je l’adore ! Après, on voit qu’il y a plus de nuance à son personnage, mais elle prend son pied à assassiner des gens, you go girl i guess ? Et ce pouvoir de
se déplacer dans les ombres, j’aime trop
. Évidemment, l’évolution de Jian est top, et j’ai beaucoup aimé son passage à l’école et surtout Xinde, pardon, mais niveau personnage intéressant, le gars se pose là. Beaucoup de personnages secondaires sont vraiment bien écrit et j’ai hâte de les retrouver dans le tome suivant !
Voilà qui rend le roman génial, on a les différents points de vue des personnages auquel on s’attache et on comprend les motivations. Et j’ai trouvé que l’auteur maniait très bien sa plume pour chaque personnage ait sa propre voix.
Je m’interroge cependant sur
l’Oracle de Tiandi et l’Éternel Khan, car les deux semblent avoir une façon de « vivre » similaire : l’oracle renait, puis reprend sa forme première, le Khan est d’abord une personne qui a son essence (si j’ai bien compris) et cette personne finie par le devenir entièrement. Les parallèles sont là.
La suite, viiiite !
Zhongqiu
Lire un livre d'une maison d'édition qui existe depuis au moins 20 ans.
Dracula, de
Bram Stocker
ME J’ai lu : Elle est créée en 1958 par Frédéric Ditis.
Après tant d'années à prendre la poussière, voilà enfin un classique de plus de lu ! Voilà une lecture qui se prête à la saison, à croire que c'était fait exprès.
Plus sérieusement, j'ai plutôt passé un bon moment pendant cette lecture. Déjà, le format épistolaire change beaucoup de ce que j'ai l'habitude de lire. De plus, avec Dracula, j'ai aussi découvert le livre audio vers la moitié du livre (et je trouve que le format épistolaire s'y prête énormément !).
De façon globale, j'ai trouvé que la plume est vraiment belle, bien que très soutenue. On sent qu'il s'agit d'un autre temps, alors il m'a fallu un temps d'adaptation, mais j'adore ce genre de plume. On voit la recherche dans la traduction, donc c'était d'autant plus plaisant !
L’ambiance du château est bien posée, bien gothique, bien mystérieuse comme il faut. Toute cette partie, avec Jonathan chez le comte, était vraiment plaisante et l'atmosphère qui sombre entre terreur, folie et déni m'a vraiment plus.
Cependant, l’intrigue avançait quand même lentement et toute la partie sur Mina et Lucy pose le genre de femmes qu'elles sont, donc c'est intéressant, mais que c'est loooooooooong.
Quand tout le monde se retrouve dans le même coin du monde, par contre, là, j'étais totalement prise dans le récit. Par contre, pour oser prétendre que les hommes sont dotés de raison, je les ai trouvés PAS MAL DÉBILES (j'extériorise, sentez mes roulements d'yeux dans ces majuscules). Mina, notre queen, elle a un cerveau qui marche pour quatre, vraiment. Et pourquoi elle est pas aussi cool dans les adaptations ? "Gneugneugneu grand amour à travers les âges de Dracula ?" NON.
Elle a tout donné pour être considérée comme une personne à part entière, mais ils la traitent comme une enfant, plus d'une fois ? J'ai conscience que ça fait partie des mœurs de l'époque, on s'entend, mais il faut arrêter d’infantiliser les femmes. « Petite filles », « chère enfant » (bon, admettons, le Professeur est un vieil homme, soit, mais les autres n'ont pas d'excuses). Mais les hommes aussi en prennent pour leur grade. Parfois, ils sont associés à des petits garçons ?
Cependant, malgré les problèmes que j’ai avec le traitement infantilisant des femmes, on retrouve quand même des hommes qui n’ont pas peur de déclarer qu’ils aiment une personne, à voix haute, ainsi que d’exprimer des émotions (certaines (?)). Un autre point que m'a fait tiquer, c'est d'associer un cerveau d'enfant à celui d'un criminel, aujourd'hui ça ne passerait pas une seconde.
Bref, je cesse de divaguer et termine en déclarant que j'ai beaucoup aimé l'amitié qui lie ce groupe, apprécié la lecture et l'écoute de ce grand classique. J'ai trouvé l'atmosphère gothique bien présente ! Mais attention, ça n'a RIEN À VOIR, avec les adaptations au cinéma ! Et c'est autrement plus fantastique.
Thanksgiving
Lire un livre avec un personnage que vous jugez tarte : idiot ou détestable.
Les Salauds Gentilshommes, Tome 3 : La République des voleurs, de
Scott Lynch
Dans ce tome, j’ai vraiment trouvé que Locke était un idiot finit dès qu’il était question de Sabetha.
J'aime beaucoup le monde des Salauds Gentilhommes, j'adore Jean et Locke, mais ce tome a été compliqué à lire. La raison pour laquelle je ne le place pas en "lu aussi", est uniquement à cause de l'affection que j'ai pour les personnages (passés/présents). Mais commençons avec les éléments qui m'ont plus :
- Le découpage passé/présent : on en découvre plus sur l'enfance de notre petite troupe et combien il est compliqué pour des adolescents de grandir ensemble parfois. De cette façon, on en apprend plus sur la façon dont Chains donnait des leçons aux plus jeunes.
- Sabetha : alors, j'ai apprécié sa présence autant qu'elle m'a gonflé. Je voudrais la voir briller en tant que femme plutôt que par le prisme de Locke. Certaines de ses interventions étaient pleines de bon sens, ce que j'ai apprécié.
- Karthain : depuis le tome 1, on nous parle des Mages Esclaves, eh bien, là, on est servis ! On découvre comment iels fonctionnent, avec leurs élections qui ont lieu tous les 5 ans.
- Jean : le mec il en bave h24, mais ça reste le meilleur. Cœur sui lui.
- Patience : un personnage intéressant et effectivement, plutôt patient.
Mais tout ça, c'est assombrit par ce qui m'a déplu :
- Sabetha : la voleuse est uniquement présente comme élément romantique dans la vie de Locke. Dès que son nom est prononcé, dès qu'elle apparaît, on voit apparaît une loque. C'est assez pathétique pour un homme censé être de la trempe de Lamora. Sabetha nous est pourtant présentée comme une femme forte, depuis toujours, pourquoi pas et s'il y avait un tome se concentrant seulement sur elle, je serais curieuse de le lire.
- Locke : il est passé où le voleur plein de répartie svp ? On en apprend plus sur lui également et les "révélations" on ne sait pas si c'est du lard ou du cochon.
- Jean : mon personnage préféré et il brille beaucoup par son absence. Pour le coup, on le voit plus comme les muscles de Locke qu'autre chose, dans ce tome.
- la romance : ça commence à me courir sur le haricot les romances dans les fantasy en fait. Pourtant, ce n'est PAS le genre de la saga, mais ce tome se concentre beaucoup trop sur Locke et Sabetha, leur romance quand iels sont jeunes et quand iels se retrouvent. C'est bon, je n'en est rien à carrer, je voulais voir les arnaques, les manipulations, les batailles (d'ailleurs, Locke se porte pas trop mal pour un type qui a été aux portes de la mort, mais passons). Et pas voir un Locke complètement débile, dès qu’il voit sa rouquine. À croire que ce rare personnage féminin est uniquement présent pour nourrir le fantasme et l’égo du protagoniste masculin. Certes, il est vrai que son égo en prend souvent un coup.
- La fin, attention GROS SPOILER :
Mais pardon, le Fauconnier is back ? Vraiment ça m'a tellement fait souffler.
Bref, j'ai passé un moment correct, mais il m'a quand même fallu presque un mois pour le lire, donc ça en dit long.
Mehrgan
Lire un livre d'un auteur dont vous avez déjà lu plusieurs œuvres.
Marche ou crève, de
Stephen King
Si je suis encore capable de compter correctement, j’ai lu 21 livres de King.
Disclaimer, le livre est pas mal différent du film sortie cette année (2025).
Marche ou crève est réputé pour être une œuvre d'art du maître de l'horreur. L'aspect œuvre du bouquin, je le contredirais pleinement, l'aspect horrifique, je dirais qu'un gamin de 16 qui participe à une marche mortelle pour prouver quelque chose, c'est plutôt horrible. Mais ça démontre aussi que Ray n'était pas l'ampoule la plus éclairée du luminaire.
Ce livre, je l'ai lu sous forme de livre audio, et peut-être est-ce le format qui ne me convenait pas, mais je n'ai pas aimé. Ce n'est pas tant l'histoire, je pense, mais plus je vieillis et plus je trouve la plume de Stephen King chiante et sexiste, et quand je lève autant les yeux, et souffle autant, c'est mauvais signe.
Pour autant, je reconnaîtrais un talent indéniable pour faire partager ce sentiment de longueur à la marche, interminable, alors que chaque marcheur tombe peu à peu. J'ai apprécié certains dialogues. Mais comme [certain.es](
http://certain.es/), la fin me rend perplexe et après tout ce périple, une fin avec un "tout ça pour ça ?" sur le bout des lèvres, était réellement frustrant. Il se peut – il est même fort probable – que ça soit là l'effet recherché également, après tout. Plusieurs indices offrent plusieurs options :
1) Garatty est tellement traumatisé par l'épreuve, par les morts de certains marcheurs auxquels il s'était attaché (notamment Mcgrieves), qu'il est enfermé si profondément en lui-même que ça seule réalité devient la marche, encore et toujours marcher. 2) Il s'est fait tué, car il ne répond pas aux ordres du commandant, 3) Sa route est terminée, il meurt comme Stebbins, et ce sont les ombre d'autres marcheurs qu'il aperçoit et on peut associer la figure sombre à celle de la Mort, 4) L'ombre est le commandant tout simplement, mais Ray est trop traumatisé – peut-on lui en vouloir ? C'est un enfant – pour l'entendre et comprendre réellement qu'il a gagné.
Bref, je comprends qu'on ait pu l'aimer autant que je comprenne que ça n'ait pas été le cas.
6/6
Yule
Lire un livre qui contient un "Y" dans son intitulé.
The Lake Witch Trilogy, Tome 1 : Mon cœur est une tronçonneuse, de
Stephen Graham Jones
Trilogy
Mon cœur est une tronçonneuse est un livre que j’ai découvert afin de remplir la consigne d’un défi, “Lire un slasher”. Merci, Ilu, je suppose ? Déjà, j’ignorais qu’il existait des livres du genre, donc on en apprend tous les jours. J’associais le slasher uniquement au cinéma, comme quoi…
Et franchement, bizarrement une bonne surprise ? Sans pour autant être une œuvre d’art, ça correspond totalement à ce qu’on peut s’attendre d’un slasher. Je voyais le film se dérouler sous mes yeux, à mesure que les pages se tournaient. Notre héroïne, d’ailleurs, est une fan de ce sous-genre de l’horreur et on se questionne si elle ne mélange pas la réalité et son imagination – aussi sanglante qu’elle soit – avec ce qu’elle vit. Un élément que j’ai vraiment adoré, c’était les devoirs pour faire remonter sa note d’histoire, qu’elle fait et partage à son professeur, Mr. Holmes, et dans lesquels se trouvent un nombre incroyable d’anecdotes sur le cinéma – les slashers bien sûr. J’ai d’ailleurs beaucoup apprécié la relation que lie les deux, bien qu’on ne les voie interagir ensemble que très peu. J’ai aussi apprécié les échanges avec le shérif, un bon gars aussi. Et des bons gars, il n’y en a peu, dans la vie de Jade. Elle a peu de bonnes personnes dans sa vie, tout cours. Voilà aussi un point qui colle avec le genre du slasher, après tout, même si
ce qui arrive au père de Jade, qui n’a de père que le lien biologique et rien d’autre, n’attriste absolument personne, qu’il crève. Sa mère, elle brille par son absence et c’est bien ça le problème, elle était où, quand la petite avec 6 ans ? et après ?
Bref.
Un bon livre qui collait vraiment à l’ambiance d’Halloween, de l’automne, quand la lumière se baisse et que la nuit tombe. Par contre, je me questionne si la présence de paranormale était vraiment là, ou si c’est Jade qui hallucinait après tout ça. Une découverte sympathique en tout cas, je garderais un œil sur la suite.
Noël
Lire un livre d'un auteur né en hiver : décembre à mars.
Re:Start, de
Katia Lanero Zamora
L’autrice est née le 5 mars !
Je pense, que Re:Start est un livre qui parlera à beaucoup de personnes, mais je ne le conseillerais pas à celleux pour qui l’image de soi est encore trop fragile. Ou peut-être que si. Mon hésitation s’explique assez facilement, parce qu’on a, dans cette nouvelle, tous ces problèmes liés à cette devise “d’être la meilleure version de soi-même”. S’il y a du vrai dans cette maxime, qu’elle porte en elle une grande motivation, tout l’inverse s’y trouve aussi, car cette quête de l’excellence peut s’avérer aussi extrêmement toxique, parce qu'elle est, d’une certaine façon, infinie. Pourtant, ce livre est aussi une leçon, je pense. Être déterminé.e et motivé.e à changer ses habitudes pour quelque chose de plus sain, oui, mais pas au détriment de sa santé physique et mentale.
Mais revenons-en au livre. J’ai plutôt apprécié, surtout avec le prologue qui donne le ton, bien glauque, à ce qu’on s’apprête à lire. L’aspect plus que sectaire du village, qui sélectionne les participantes selon des critères précis, donne, d’office, aux initiées, une reconnaissance évidente envers la patronne de cette entreprise internationale. Pourtant, le début nous montre une forme de bienveillance, avec le personnage de Mona, mais aussi que, tant que les initiées n’auront pas encore entamé leur parcours, elles ne sont pas bien considérées par d’autres. Elles ont hâte de s’y mettre, après un accueil des plus festifs, mais dès lors, on se rend vite compte que faire la fête a des conséquences, car chacune à un indice calorique à ne pas dépasser. Quitte à s’affamer.
Il est question de faim, la faim viscérale, qui fait mal à en avoir le corps qui tremble. Ou encore la faim qui s’éteint, mais veille, pour mieux se rappeler à soi. La privation de nourriture est considérée comme une torture et la torture, ça rend fou. Cette folie se ressent à mesure que Mona veille et mène l’enquête pour sauver ces filles, sauver son amie d’un destin bien plus funeste que ce à quoi elle pouvait l’imaginer – comme si, se couper des lamelles de peau pour les manger, tant la faim la rongeait, n’était pas déjà bien funeste. Mona est là pour veiller, mais qui veille sur elle, quand ses propres démons lui font face lorsqu’elle pose les yeux sur le miroir ? Car, à être nourris dans une société qui prône le paraître, le regard des autres étant d’une grande importante, à avoir grandi à coup de “brûler les excès”, à en avoir conscience, mais que cette fragilité ait été alimentée par les doctrines de re:start, eh bien ça ne peut qu’être l’image du serpent qui se mort la queue. Cyclique. Et triste.
Re:start n’est pas un livre facile à lire, il est assez poignant, percutant, mais aussi terriblement triste.
Mention très spéciale pour les ressources à la fin de la nouvelle, qui sont d'une grande importance et j'ai été agréablement surprise de les y trouver.
Dongzhi
Lire un livre avec une scène exhaustive de mets culinaires.
L’Agneau égorgera le lion, de
Margaret Killjoy
Heureusement que je n’avais pas encore rendu le livre à la bibliothèque ! Voici l’extrait :
Un mixte entre horreur, fantastique sous fond d'anarchisme et ça détonne comme on peut s'y attendre ! Il s'agit d'un bon premier tome, qui nous présente Danielle, en quête de réponse sur une mort très mystérieuse, mais elle découvre le pot-au-rose. Cette quête, c'est la raison la poussant à rejoindre le village d'anarchistes.
Si j'ai trouvé que la façon dont elle est si facilement acceptée par le groupe de personnages principaux était un peu rapide, ça ne dérange pas tant que ça. Le climax était aussi un peu précipité, mais je dois admettre avoir beaucoup aimé le concept autour de Uliksi.
Cependant, j'aurais quand même préféré en savoir plus sur la magie de cet univers, mais je suppose qu'on en découvrira davantage dans le tome prochain.
Hanoucca
Lire un auteur qu'on vous a recommandé / conseillé de lire.
Ici n’est plus ici,
Tommy Orange
Recommandé par Ilhudara !
Voilà un livre qui est important à lire et dont le prologue coupe déjà le souffle : il démontre combien il est important de connaître l'histoire de son pays et des atrocités commises dans le passé, car elles ont forcément un impact sur le présent – et le futur.
On suit plusieurs personnages, dont les destins sont liés d'une façon ou d'une autre, ce que l'on découvre au fur et à mesure, et on voit combien chacun.e d'entre elleux n'a pas une vie simple, à cause de plusieurs facteurs. En les suivant, on découvre donc ce qu'est que de faire partir des descendants des Premières Nations, et combien l'importance de l'identité est présente, pour se rattacher à des racines qu'on a tenté de faire disparaître.
Ces personnages, on s'y attache et c'est dur parfois. Souvent, même. L'alcoolisme, la drogue, la violence, les abus... aucun n'a vraiment été épargné et ce qui est terrible, c'est que tout cela est un cycle qui ne paraît pas avoir de fin.
Shab-e Yalda
Lire un livre dont le titre comporte une partie interne du corps : sang, veines, os, cœur etc.
Briser les Os, de
Cassandra Khaw
Y’a
os dans le titre

Lu après avoir découvert l'autaire avec Chanter le silence, je retrouve John Persons avec joie. Toujours aussi grinçant, on en découvre bien plus sur lui ici, normal, car il s'agit du premier tome de "Persons Non Grata" et le jeu de mots me fait pas mal sourire.
La plume de Cassandra Khaw est toujours aussi plaisante et iel manie très bien le genre de l'horreur. Les créatures qui sont décrites n'ont rien de beau, c'est même aussi crade que les quartiers de Londres décrits. C'est étrange, car j'y trouve aussi une forme de poésie sur la façon dont l'histoire est narrée. Je comprends aussi mieux pourquoi on parle de ces livres comme "horreur lovecraftienne". En effet, je ne m'attendais
pas à avoir Shub-Niggurath dans l'histoire ! Une bonne surprise
.
J'ai aussi aimé ce côté détective privé en pleine enquête, même si c'était peu développé. On est sur une nouvelle, donc on ne peut pas tout faire. Quoi qu'il en soit, j'espère retrouver un jour une autre histoire avec ce personnage, car il est très intrigant, que ce soit son passé, son existence, son fantôme.
Lire un livre dont le prénom ou le nom de l'auteur est aussi un nom commun : toute langue acceptée.
Soyal
Lire un livre dont un des personnages est parent.
Le Restaurant de l'amour retrouvé, d’
Ogawa Ito
La mère de Rinco est un personnage récurrent dans le livre, elle se prénomme Ruriko.
Je n’avais aucune attente de ce livre et pourtant, je l’ai dévoré en une journée. La littérature japonaise, c’est vraiment quelque chose d’autre, je suis toujours agréablement surprise. Alors oui, ce n’est pas pour tout le monde, mais comme pour tout.
Je tiens quand même à mentionner qu’on passe un peu vite sur son chéri de trois ans qui se casse en volant toutes les possessions de Rinco. Le résumé parle de chagrin d’amour, mais on est sur un quelque chose d’un peu plus grave tout de même. J’ai trouvé dommage qu’il n’y ait pas de résolution sur cet aspect-là, car c’est vraiment du vol en fait, donc un crime ? Ou alors, il y a quelque chose de différent sur le sujet au Japon. J’aurais aussi aimé qu’elle retourne au restaurant où elle travaillait pour dire qu’elle partait. Mais, je comprends le choc qu’elle a subi. Rentrez chez soi, et trouver son appartement entièrement vide du sol au plafond, sauf pour un trousseau de clefs et la saumure de cachée… il y a de quoi traumatiser, oui. De choquer tellement fort qu’on en perde sa voix. Et c’est une façon intéressante d’approcher le traumatisme, le deuil d’une – ou plusieurs – relation(s). On croit connaître quelqu’un et finalement, on est agréablement, ou terriblement surpris.
Après, le thème du livre n’est pas vraiment le règlement de comptes, mais la cuisine et se trouver dans sa cuisine et j’ai a d o r é l’approche de Rinco sur la création de l’Escargot. Elle est déterminée à donner vie à sa vision, autant pour mettre de côté en plus profond de son esprit pourquoi elle se trouve là, dans son village natal. Le déni est une chose puissante, ce dont elle se rend compte une fois les travaux de l’Escargot terminés. Ignorer une situation, ça peut être très facile, jusqu’à ce que ça te frappe en plein visage. Les odeurs et saveurs, de façons générales, sont des outils très puissants pour ça et j’ai trouvé que c’était bien amené. De même que sa vision de la nourriture, avoir le plus de produits locaux possible, avec ses balades en forêt pour récolter ce que la nature est bien gracieuse de mettre à disposition. C’était beau.
J’ai aussi trouvé intéressant cette approche de la relation mère/fille. Entre elles, les non-dits sont si puissants, alors qu’il suffisait de, je ne sais pas, se parler sans se lancer des piques ? Au moins, c’est quelque chose d’internationale, ça.
Bref, une lecture qui donne vraiment faim – tout avait l'air délicieux, mais jamais je n'ai imaginé que j'aurais autant envie de manger du pigeon ??? – tout en mettant un peu de baume au cœur. Sauf quand
Hermes est tué et mangé, je n'étais pas très contente, mais j’aurais dû l’anticiper.
Enfin voilà, c'était une très bonne lecture !
Et du coup, la saison en cours :
4/6
Ostara
Lire un livre avec un enfant parmi les personnages principaux : jusqu'à 12 ans inclus.
Le Monde de Narnia, Tome 1 : Le Neveu du magicien,
C. S. Lewis
En 1900, moment où l’histoire a lieu, Diggory a 12 ans et Polly 11.
Retour en enfance, avec une relecture du Neveu du Magicien et c'est aussi bien que dans mes souvenirs !
Avant-dernier livre de la saga de publié, il présente une introduction à Narnia, ou, pour être plus correcte, sa création, ainsi que la façon dont Jadis est arrivée là-bas. Le premier couple de Roi et Reine, qui ne sont pas des nobles de base. Et l'origine de "Fils d'Adam et Fille d'Eve" – pas besoin de réfléchir beaucoup pour voir d'où on tire ces thèmes-là, hein. De même pour Aslan qui sait tout/voit tout.
On en apprend d'ailleurs un peu plus sur la Sorcière, mais également sur la manière dont le monde a été façonné par Aslan. J'ai d'ailleurs beaucoup aimé le champ lexical utilisé pour qualifier les différentes notes du chant du Lion en fonction de ce qu'il a créé.
Bref, je comprends encore pourquoi j'avais vraiment apprécié plus jeune. Alors d'accord, ça a un peu vieilli certes, mais la plume reste très agréable à lire et je trouve ça vraiment bien pour les enfants, qu'on ne prend pas pour des idiots illettrés comme ça semble être le cas ces temps-ci.
Nowruz
Lire un livre d'une maison d'édition ou d'une collection qui commence par S : Sabran / Seuil / Soleil / Stock / Sarbacane / Swikie / Spinelle / Scrineo / Stardust / STeditions etc.
Moi qui n’ai pas connu les hommes,
Jacqueline Harpman
La ME c’est Stock !
Moi qui n’ai pas connu les hommes, est un peu un OVNI. Pour autant, découvrir ce monde du point de vue de la seule personne ayant connu les choses comme elles sont là, mais pas l'avant, apporte une forme de questionnement sur ce que sont l’identité et la communauté. Plus jeune, elle est exclue des conversations entre les 39 autres femmes, qui se souviennent du monde d’avant et lui refusent certaines informations, notamment tout ce qui touche à la sexualité. Or, quand tout change pour elles, elle découvre ce qu’est que d’appartenir réellement à un groupe, bien qu’elle reste aussi en marge dudit groupe, car il lui manque un grand nombre de codes sociétaux qu’elle n’a pas pu avoir en grandissant. Mais elle se questionne aussi sur la façon dont le temps s’écoule, apprenant par le fait de l’estimer en comptant, ce qui démontre là une bonne débrouillardise, mine de rien. Elle a soif d’apprendre et ça reste touchant de voir combien elle désire comprendre et apprendre. Pourtant, elle a une approche différente des autres femmes, surtout sur le plan empathique.
C’est vraiment un livre intéressant à lire, car ça permet de se poser pas mal de question. On a aussi le thème de la quête/de but dans la vie, l’approche du passé et de la nostalgie/mélancolie également. Bref, c’est une lecture qui, je pense, dois se lire à plusieurs reprises.
Cela dit, je peux comprendre que ça déplaise, la narratrice peut paraître froide ou prétentieuse, mais pour ma part, je lui ai trouvé simplement un fort désir d’émancipation, d’être prise au sérieux et qu’on entende sa voix.
Une très bonne découverte, en somme, bien qu'on demeure sans réponse sur bien des points.
Shunbun no Hi
Lire un livre d'un auteur décédé.
La Maison hantée,
Shirley Jackson
L’autrice est décédée en 1965
Comme beaucoup, je me suis lancée dans cette lecture après avoir vu la série de Mike Flannagan, The Haunting of Hill House – avec un décalage de plusieurs années, s’entend. Voilà longtemps que j’avais cette histoire dans mes envies, et si la saison ne se prête pas tant que ça à l’horreur, ça ne m’a pas empêché d’être transportée entre les murs de Hill House.
Il est intéressant de voir les différences entre le livre et les choix fait pour la série, que l’on doit plutôt voir comme deux œuvres distinctes. L’autrice, ici, manie sa plume avec réussite pour mettre saon lecteurice dans l’ambiance de cette vieille maison au passé brumeux. Chaque mot est là pour ajouter une pierre à l’édifice, nous faire douter de la santé mentale de ses occupants. Entre réalité et mensonges, notamment en ce qui concerne les paroles des personnages, que nous connaissons peu, voire pas du tout, comment savoir si ce qu’iels disent est réel ? Toustes peut s’inventer une nouvelle vie après tout, puisque personne ne se connaît. Du coup, personne ne sait sont vraiment les autres, sauf la maison, si on lui en laisse l’opportunité. Eleanor en est la preuve, après tout. Il y a toujours une certaine dissonance entre ce qu’elle dit et ce qu’elle pense, et en fin de compte, on ne parvient jamais vraiment à savoir si elle apprécie ou non Theodora et Luke. On sait qu’elle abhorre (si j’ai bien compris) être seule, ce qui la rend à la touchante, mais ajoute une énorme tristesse autour de son personnage. Theodora est intrigante aussi, de même que Luke. Le docteur, qu’on voit trop peu débattre des événements, finit par se faire étouffer sur la fin. D’ailleurs, les deux personnages qui débarquent à la fin, mais pourquoi ? Iels étaient d é t e s t a b l e s.
Bref, j’ai passé un bon moment, la plume est aussi très plaisante, et je pense que, pour saisir toutes les nuances offertes à cette vieille bicoque, il faudrait que je le relise un jour, mais pas tout de suite, je ne tiens pas à y finir emmurée.
Dísablót
Lire un livre qui se déroule dans une époque historique (réelle) passée.
Le Pianiste,
Wladyslaw Szpilman
C’est le témoignage de l’auteur sur ce qu’il a vécu durant la guerre.
Le Pianiste est un témoignage terriblement poignant. Et il n'est jamais trop tard pour le découvrir. Ici, le témoignage de Wladyslaw Szpilman est factuel dans ce qu'il a vécu, les pensées qui l'ont traversées, la peur qu'il a eue et l'amour qu'il porte à sa famille. C'est vraiment un témoignage qui touche profondément et qui, je pense, il est important de découvrir.
C'est déjà terrible quand on apprend l'histoire à l'école et en découvrant les pans encore plus sombres en grandissant, c'en est une autre de la découvrir sous la plume d'une personne qui l'a vécu. Dans le cas ce livre, on peut même ajouter la mention de la présence des extraits d'un journal tenu par un soldat allemand qui a tenté d'aider autant qu'il le pouvait.
Petite mention pour la présence de la présence de la chronologie de la guerre et des événements relatés dans ce témoignage.
🪻Mes saisooons🪻