Mise à jour de
Juillet et
Août d'un même tenant histoire de commencer la rentrée dans les clous !

L'été des espions de Catherine Missonnier
5 juillet : Journée mondiale du bikini → Lire un livre dont le titre comporte un mot en lien avec l'été / la plage.
J'ai fait plutôt simple, j'ai choisi le mot Été.
Une aventure aussi addictive que charmante en compagnie de deux petits futés.
Campagne de Montélimar, Martin et Hugo profitent de la quiétude de ce début d'été : baignades à la rivière, chasse aux fossiles, observations de la faune, hôpital pour insectes... Que demander de plus ? Un complot d'espionnage, peut-être ?
J'ai adoré voir les liens se resserrer entre les deux garçons.
Malgré ses airs exubérants, Martin est un gamin sensible qui prête attention à son entourage, à leurs passions, et qui n'est pas dénué de bon sens.
Quant à Hugo, malgré son mutisme sélectif - ou peut-être bien à cause de - il est capable de lire le langage corporel des gens et s'efforce d'avoir toujours trois coups d'avance.
Outre cette aventure fort divertissante, les conseils de prudence à appliquer à vélo ou encore les recommandations envers les étrangers, les usages d'internet et des réseaux sociaux sont d'utilité publique.
En bref, une lecture très agréable qui ne prend pas ses jeunes lecteurs pour des idiots.
☆☆.。.:*・゚*:.。.☆☆

Ce Cœur empoisonné, Tome 1 de Kalynn Bayron
17 juillet : Journée mondiale des émojis → Lire un livre jeunesse ou young adult.
Il est catégorisé comme un young adult.
Une lecture agréable dans la veine du mouvement "Melanin in YA".
Mais voyons cela dans le détail, à commencer par l'objet !
Il est de belle facture : couverture cartonnée vert olive, "dorures" violettes, vernis sélectif sur la belle jaquette, les gardes sont plutôt discrètes mais la jaspage - très colorée - est réussie.
Surtout ! j'ai trouvé la reliure de qualité : il n'y a pas à se battre avec les pages car elles posent toujours bien à plat.
On peut donc apprécier tranquillement sa lecture, d'autant plus que la narration est si fluide que les pages se tournent d'elles-mêmes.
La façon dont la flore - qui est très animée dans ce livre - est décrite est hypnotisant.
S'agissant des personnages, j'ai adoré le noyau familial de Briséis. Les mamans Greene sont d'un soutient et d'une solidité qui font chaud au cœur. J'ai aimé la façon dont elles se complètent ainsi que leur politique de communication. Ça ne paraît pas forcé et ça fait du bien de voir une héroïne bien entourée tandis qu'elle se lance "à la recherche de ses origines".
Concernant les personnages secondaires, ils sont bien moins mémorables : excepté Marie et Karter (que je regardais toujours en coin parce qu'il ne fallait pas oublier l'aspect mystérieux du bouquin), il n'y a pas grand monde. Une brochette de "blancs" qui lancent des phrases cryptiques ou qui agissent bizarrement... quand ils ne sont pas tout simplement des antagonistes anonymes.
Petit aparté fort à propos sur le fait que l'héroïne est noire.
Ça fait plaisir de rencontrer quelqu'un qui ne saute pas de sous la douche pour aller sauver le monde avec les cheveux mouillés, le tout en restant à tomber, mais qui est obligée de poser ses miches pour finir ses vanilles. C'est beaucoup plus périlleux pour le reste du monde mais il y a un côté cathartique à suivre un personnage devant composer avec les mêmes difficultés que soi. Ça ne m'est pas vital mais j'apprécie. C'est d'autant plus approprié vu le contexte de sorcellerie voodoo. Je dirais même que ça coule de source.
Ce qui n'est pas forcément le cas de sa lignée... car on s'est bien gardé d'expliquer comment une famille qui se ressemble trait pour trait à chaque génération peut passer pour des afro-américains alors qu'elle a émergé au nord de la Turquie. Je n'en sais pas encore suffisamment pour déterminer si cela est improbable ou pas mais j'aurais aimé que ce point soit adressé dans l'histoire. Le fait est que dans le contexte actuel, je n'arrive pas à trancher entre une liberté scénaristique comme on en rencontre depuis toujours dans la fantasy ou une forme d'activisme voilé.
Pour ajouter à mon sentiment de gêne, j'ai trouvé que sur certains échanges, à travers certaines pensées, la ligne du racisme anti-blanc a été franchies. C'est vraiment dommage ; ça m'a sortie de mon immersion. Comme le disait ma grand-mère, si tu ne conçois pas qu'on parle de toi ainsi, abstiens-toi de faire de même sur le dos des autres.
Passons et revenons à notre héroïne, somme tout débordante d'amour pour ses mères.
Briséis est plutôt terre-à-terre, échaudée par sa difficulté à maîtriser son pouvoir et les réactions de ses pairs à ses étrangetés. Elle n'en reste pas moins courageuse et prête à donner sa chance à cette nouvelle vie, ne serait-ce que pour le bien de ses mères.
Mon seul reproche étant que malgré le manque d'informations et tous les avertissements, elle se montre parfois trop naïve. Grisée par la perspective d'enfin s'intégrer quelque part peut-être.
Il faut également reconnaître qu'elle n'est pas toujours fautive : le mystère est bien implémenté. À moins d'avoir relevé les incohérences lâchées au détour des dialogues, on ignore de quelle direction surgira le danger.
J'ai cependant été réellement déçue par le final.
Il est établi depuis le tout début que les plantes réagissent au moindre changement d'humeur de Briséis. À défaut d'avoir écouté les mises en gardes, indirectes comme directes, on s'attendrait à ce qu'avec 16 hectares de végétation, à l'extérieur comme à l'intérieur du manoir, elle parviendrait à amener le tome 2 de façon plus crédible... surtout que ce second et, à ma connaissance, dernier volet est moitié moins épais que le premier. Comme une demande extérieure d'ajouter du rab.
En bref, il a ses défauts mais il se lit très bien et je n'hésiterai pas à le recommander à un lectorat jeune adulte.
☆☆.。.:*・゚*:.。.☆☆

Impact de Olivier Norek
20 juillet : Journée mondiale du jeu d’échecs → Lire un livre avec une couverture noire et blanche.
Avec la permission express de la modération eut égard à l'auteur en rouge
Un thriller addictif qui change de l'ordinaire, non seulement parce que le coupable ne se cache pas mais parce que le mal dénoncé est déjà parmi nous.
En bref, on aimerait ne pas y penser mais ce sont des évènements à peine plus enjolivés que la réalité, trop impactants, pour être ignorés.
☆☆.。.:*・゚*:.。.☆☆

The Holiday de John Nicholl
22 juillet : Journée mondiale du hamac → Lire un livre dans lequel le personnage principal prend des vacances.
Toute la première moitié a lieu en vacances tandis que la seconde aborde la suite des évènements au retour des protagonistes.
Ce n'est pas mon style de lecture habituelle, celui où on passe la moitié du récit sans cadavre en vue ; celui où on attend sur des charbons ardents qu'un des protagonistes parte en vrille.
Au final, le coupable était entièrement prévisible mais l'anatomie du crime, la chronologie du larcin, les petits indices disséminés, la - longue - descente aux enfers... autant d'éléments décrits avec une vraisemblance à faire peur.
Le coupable est évident mais, ici, on se concentre plutôt sur l'enchaînement des évènements.
J'ai trouvé extrêmement intéressant de suivre ce couple si mal assorti.
George, dévot d'éducation, abusé par l'église, qui porte ses addictions comme des fiertés et qui, pourtant, est toujours englué par les préceptes de leur paroisse catholique.
Suzie, la brebis la plus fidèle du troupeau, endoctrinée et sous l'emprise de "Dieu son père" - littéralement - et qui peine à reconnaître son addiction aux anxiolytiques.
Deux êtres enchaînés par l'appât du gain pour l'un et les vœux sacrés du mariage pour l'autre.
... Et le lecteur vissé à son siège en se demandant s'il est possible de retrouver le premier maillon de la chaîne, l'élément qui aura conduit à ces vacances de la dernière chance.
En bref, un thriller psychologique qui ne fait pas les choses à moitié.
☆☆.。.:*・゚*:.。.☆☆

20, allée de la Danse, Tome 9 : Enquête à l'Opéra de Elizabeth Barfety
14 août : Journée internationale du rosé → Lire un livre dont la couverture est majoritairement rose.
J'avais le tome 1 en tête mais un autre usager de la médiathèque aura été plus rapide. Qu'à cela ne tienne, on part donc sur du rose layette.
J'aurais préféré commencer par le premier tome, naturellement, mais il était déjà emprunté et le concept d'enquête à l'Opéra était plaisant à imaginer.
Après lecture, j'ai été déçue par cet aspect.
J'avais terriblement envie de prendre Zoé entre quatre yeux et de lui dire de ne pas se perdre en conjectures, de se concentrer sur ses objectifs et de se mêler de ses affaires.
Malheureusement, vu qu'il s'agit d'un livre pour enfants où les adultes sont très peu impliqués, il faut attendre la toute fin pour que la jeune fille qui a décidément trop de temps et d'imagination se fasse remettre dans le droit chemin.
L'attente aura été pénible.
D'un autre côté, ce coup d'œil dans les coulisses de l'Opéra était très intéressant. Les cours, l'internat, les répétitions, la scène... tout cela dépeint un milieu fascinant.
Et, parallèlement, quelque peu terrifiant. La pression, la compétition, le jeune âge de certains élèves, l'isolement... je peux facilement me figurer le champ des horreurs possibles.
En bref, j'ai rapidement pris mes repères au sein de "la bande" mais l'intrigue était trop immature pour moi.
☆☆.。.:*・゚*:.。.☆☆

Les Enquêtes du commandant Gabriel Gerfaut, Tome 1 : Que son règne vienne de Gilles Milo-Vacéri
16 août : Journée mondiale du cerf-volant → Lire un livre dont l'auteur a un prénom ou un nom composé.
Le nom de famille de l'auteur.
La couverture et le synopsis se sont révélés plus effrayants que le contenu en lui-même.
Il faut dire que les descriptions ne sont pas nombreuses et que l'identité de la plupart des coupables nous est connue. De quoi atténuer considérablement l'aspect horrifique des meurtres.
La part belle est faite à la traque et au personnage de Gabriel Gerfaut dans le rôle du chasseur.
Dommage que certaines fulgurances du commandant sortent de nulle part, ce qui détonne d'autant plus que les éclairs de génie qu'il daigne expliquer sont très satisfaisants à lire.
On se retrouve donc avec un fin limier aux "tiroirs mentaux" bien organisés, capable d'assurer à la fois le rôle du médecin légiste, du policier et du psychologue. C'est impressionnant mais ce n'est pas très divertissant de le voir traîner sa cohorte de coéquipiers comme des petits canards.
Autre bémol de l'enquêteur trop "rusé" : cela paraît aberrant qu'il puisse passer à côté d'éléments évidents, a fortiori lorsque l'auteur agite une énorme carotte devant le nez des lecteurs.
Une façon comme une autre de rallonger le récit, je suppose...
Du moins le pensais-je jusqu'à la conclusion.
Je l'ai trouvée à la fois inattendue et décevante. Ce virage ésotérique vient à nouveau diminuer l'horreur dont est capable l'être humain au profit de quelque chose qui dépasse les personnages.
En bref, la couverture et l'installation sont réussies mais la suite prend une direction qui ne m'intéresse pas.
☆☆.。.:*・゚*:.。.☆☆

The Love Hypothesis de Ali Hazelwood
20 août : Journée mondiale du moustique → Lire un livre avec un personnage qui est énervant.
Perdue au milieu d'une autre brochette de personnages, je ne dis pas. Mais comparativement à l'excellent casting de ce bouquin, le personnage d'Ahn m'a été insupportable. Elle est la seule ombre au tableau.
J'avais décidé de repousser cette lecture jusqu'à ce que je me sorte de mon propre marasme doctoral et, de fait, j'ai été "trigger" à quelques reprises durant la phase d'installation. Étonnement, c'est passé assez vite !
L'autrice explique que tourner ses tracas et son stress permanent en dérision lui a été thérapeutique et je pense que cela a agi de même sur moi aussi.
L'humour est aussi délicat que les anecdotes sont à peine exagérées.
De même, les personnages sont attachants d'emblée.
Olive et Adam sont bruts de décoffrage mais également persévérants, sincères et vulnérables. Ils me sont apparus humains et j'ai énormément apprécié leur romance toute en clichés mais hors des sentiers battus à la fois. Autrement dit, comment insuffler de la fraîcheur dans un schéma familier.
Finalement, mon seul bémol vient d'Anh.
Sa présence est le moteur essentiel du scénario mais je trouve la problématique plutôt bancale ; ce n'est rien qui n'aurait pu être surmonté un fois que de l'eau aurait coulé sous les ponts. Le fait est que Anh a raison de se méfier des sentiments d'Olive puisqu'elle ne tourne véritablement la page qu'en se découvrant un intérêt pour Adam.
Mais Ahn est celle qui fait avancer la relation des protagonistes en les manipulant dans des situations cocasses. Certes, cela produit des échanges hilarants mais son comportement m'a fait grincer des dents tout du long. Je n'arrivais pas à déterminer si ses encouragements très poussifs partent d'une intention sincère ou si, incapable de concevoir une relation autre que la sienne, elle ignore délibérément les limites posées par son amie au caractère plus introvertie.
Je suis soulagée que ce point particulier ait été abordé vers la fin du récit !
Dernier point et encore en lien avec Ahn : j'ai trouvé dommage qu'il n'y ait pas d'exemples concrets des discriminations faites aux femmes scientifiques de couleur.
Nous avons des anecdotes de discriminations envers les doctorants - hommes comme femmes - mais rien de spécifique aux femmes de couleur. Ahn étant très engagée et son combat étant important, j'ai été d'autant plus étonnée qu'il fasse effet d'une toile de fond délavée.
En bref, une romance qui a été recommandée de toute part et je comprends pourquoi.
☆☆.。.:*・゚*:.。.☆☆

Le Club des vampires tricoteurs, Tome 4 : Chaussettes et baguette de Nancy Warren
28 août : Journée mondiale du nœud papillon → Lire un livre dont le titre contient un vêtement.
Chaussettes.
C'est Noël au club des tricoteurs et qui dit nouvelle activité, dit nouveau meurtre. L'inspecteur Ian a raison, Lucy est un oiseau de mauvais augure.
J'avais reproché au précédent opus d'être trop évident, celui-ci ne l'est que légèrement moins. J'ai donc pris énormément de temps à le finir, a fortiori compte tenu qu'il n'est pas si long que ça.
En bref, c'est sympathique mais les enquêtes sont très simples et la romance est loin d'être captivante. Le concept s'est essoufflé.
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