Bonjour, je viens updater
mes dernières lectures de mars 
Toutes de la série
Arte et qui l'ont comme personnage principal. Je croyais avoir les trois derniers tomes de la série, apparemment pas. Je ne sais vraiment si je vais la continuer... tellement, j'ai bof apprécié. A voir, car je suis tout de même curieuse...
- Arte t°11 de Kei Ohkubo (manga)
C'est un peu la prédiction que j'ai faite du tome 10 qui devient vraie : je n'aime pas ce qu'ils ont fait du personnage historique de Dame Irène qui est
la fille de Jeanne La Folle, la sœur de Charles Quint, Caterina de Castille
- donc, le manga joue bien sur ses origines maternelles, pour en faire quelqu'un de passionné par... L'amour. On voit bien que c'est pour changer la donne entre Arte et Léo - c'est cousu de fil blanc. J'eusse préféré que cela restât un amour platonique ! Je n'aime pas les romances entre personnages hiérarchiquement différents. Ou alors, cela doit être bien mené... Mais je préfère deux égaux.
- Arte t°12 de Kei Ohkubo (manga)
Dans la continuation du tome 11. Le personnage d'Irène est apparemment "une adepte de l'amour" (beurk ?), elle le dit elle-même. Ce qui ne fait pas sens du tout...
Pour rappel, à cause de la folie (amoureuse) de sa mère, elle a été enfermée toute son enfance... Et sa mère a subi un long enfermement, jusqu'à sa mort - elle était dépressive.
Il y avait aussi tout intérêt à la dire inapte à régner politiquement, mais le manga préfère mettre en lumière l'amour et la jalousie
et pardon, mais moi aussi, j'enfermerais une personne se permettant de couper les cheveux de ses rivales - les concubines - qui ne font après tout, que leur boulot...
- bref, cette façon dont elle met sur un piédestal l'amour est ridicule. Le pire est la visite à la concubine déchue (tome 2) - où l'auteure lui fait dire qu'elle tient encore à son amour. Tout ça, pour quoi ? Pour pousser Arte à dévoiler ses sentiments ! Je n'adhérai jamais à un couple formé sur une relation prof/étudiant, donc maître/apprentie, c'est pareil. Cela me répugne profondément, peut-être parce que je suis prof, moi-même. Deux autres bémols (dans une suite de mauvaises notes) : Arte décide de faire une nouvelle nuit blanche, car elle a tant à faire ! et dans les pages bonus (qu'en général, j'aime bien car on en apprend plus) : on voit Dacia et Angelo - et Arte se dit : oh comment ils se connaissent ? Evidemment, elle vit tellement égoïstement qu'elle ne se rend même pas compte des gens et des relations autour d'elle.
- Arte t°13 de Kei Ohkubo (manga)
Le point positif du tome précédent était le suspens de la fin , où Monseigneur Silvio est bien pire que ce que l'on pensait, calculateur au possible. Et Arte n'est qu'un pion pour lui. Bref, ce suspens-là est très vite réglé, parce qu'on veut nous faire croire qu'Arte n'ayant pas dormi de la nuit (pas bien le surmenage) a perdu le peu de facultés mentales qu'elle avait et Silvio s'occupe vite de son cas. Et elle ne les récupère pas tout de suite, car Arte est persuadée
que si elle est en prison, c'est un malentendu...
Le suspens devient plus fort car avec son nouveau statut
de criminelle
- elle doit
quitter Florence.
- Arte t°14 de Kei Ohkubo (manga)
Pas trop mal - on passe par San Gimignano, mais on y reste qu'un peu de temps, malheureusement et pas pour une très bonne raison...
revoir Léo
: oui, c'est tout juste pour ça. Par contre, à part son précieux Léo, les autres amis, ils apprennent par hasard... Même Dacia qui retrouve la lettre perdue (le hasard fait bien les choses dis donc). Un autre truc négatif qui m'irrite : Arte reçoit une nouvelle robe, à peine mise, elle salit celle-ci. Pourquoi ? Oh, eh bien parce qu'elle voulait prouver qu'elle pouvait aider à sortir une cariole embourbée, pas la force de ses bras. Tellement c** - de plus ce n'est pas vrai. N'importe qui d'un tant soit peu sensé mettrait du bois, une planche, quelque chose sous la roue pour aider... Mais non, mettons juste plus de force et tombons dans la boue... Quelle mise en lumière de son intelligence ! Le meilleur du tome est quand Arte est confrontée à sa mère et à sa famille, car elle et sa troupe logent là. Elle a écrit beaucoup de lettres, auxquelles elle n'a jamais reçu de réponse. Bref, dans ce tome-ci, mes personnages préférés sont sa mère et aussi la dame de compagnie Azucena (mais elle me plaît depuis plusieurs tomes).
- Arte t°15 de Kei Ohkubo (manga)
Comme je l'espérais, on reste encore un peu dans la maison de sa mère - bonne discussion entre elles deux, parfois un rien simpliste, comme si Arte ne connaissait pas sa propre mère. D'autres choses qui me plaisent encore, sont les changements qui arrivent au fur et à mesure dans sa nouvelle vie. On rencontre par exemple, le fameux frère de Dame Irène. Mais comme c'est un personnage historique dont on a gardé beaucoup d'info, on le voit à peine (pas même son visage). La suite prévoit encore plus de changements (donc je suis plutôt positive) et relevant de nouveaux challenges en tant qu'étrangère dans une cour avec un accent à couper au couteau. On rencontre Guido, aussi, j'aime bien le perso - j'ai cette impression qu'il va tomber sous le charme d'Arte qui est magnifique sur la dernière page. Mini-bémol, c'est l'erreur historique dans les pages bonus...
- Arte t°16 de Kei Ohkubo (manga)
Le pire des tomes... Déjà, super déçue, car je n'avais pas compris que tant de temps s'est écoulé... J'aurais dû le comprendre à la longueur des cheveux... Et moi qui m'enthousiasmais devant les challenges à venir, ben, on a rien vu, du coup. Belle ellipse. Ensuite on a un passage où Léo encense Savonarole
The FUCK !
- ce type est un personnage historique dont rien que d'en entendre parler en cours, j'avais en horreur. Un moine qui a mené les foules à brûler toutes leurs richesses, donc les œuvres d'art avec. Et là, tu as cet imbécile de Léo qui dit que grâce à lui, il a eu l'opportunité de voir l'art de ses propres yeux. Et, ça, ça se dit aimer l'art ? Ah ! Quel ¨*ù"#%µ ! C'est un peu comme si Liesel dans la
Voleuse de livres encensait Hitler car grâce à lui elle a découvert les livres dans des autodafés !!! Et puis après le moine a été brûlé à son tour, il ose dire "qu'il n'avait que de la rancœur pour ce peuple, car je ne pouvais que lui être reconnaissant"

C'est le sommet ça ! Le peu d'estime que j'avais pour Léo est parti en fumée (pun intended). Je crois que je viens de comprendre pourquoi je déteste tant Arte, c'est une Mary Sue en puissance. Elle n'est pas comme toutes les autres femmes pour sa bonté naturelle, son énergie, sa persévérance etc. mais elle ne voit pas à quel point elle est différente ! La pauvre ! Tout son entourage ne voit que ça : ses qualités et ses bizarreries qui font qu'elle est si originale ! Le fait qu'elle se balade partout avec des robes rapiécées au possible : waw, c'est digne d'admiration, ça ? Un autre moment, elle serre la main des hommes qui vont la ramener à Florence et là : "tiens, une poignée de main ? Pas un baise-main, cette fille n'est pas comme les autres nobles. Elle a les mains rêches aussi." Comme si toutes ses particularités la rendaient impressionnante au possible. Elle n'est pas spéciale : elle est juste négligente ! Deux minutes plus tard, c'est pareil sur le bateau qui est une galère "ohlala, c'est une noble, elle va râler devant le manque de confort" et Arte dit "Oh pas de problème. J'ai déjà été sur une galère, et j'ai déjà ramé, - je peux aider avec des tâches à bord". Je n'en peux plus.
- Arte t°17 de Kei Ohkubo (manga)
Même chose dans ce tome-ci. Excepté qu'il y a une dernière scène au tome 16 - une scène choc tellement "grosse", qu'on la sentait venir. Bien sûr, l'auteure sadique (elle le dit elle-même) le fait exprès pour pouvoir provoquer une "nouvelle crise existentielle" à Arte qui a l'air seulement maintenant de se rendre compte de ce que son voyage veut dire, c'est-à-dire
du pourquoi des soldats la guident - au péril de leur vie, ils sont payés pour ça, mais elle n'a pas l'air de le réaliser - pourtant, un des soldats la sauve à un moment et lui dit "attention, tu nous es précieuse" et elle répond "ah oui, je vous indiffère, c'est pour l'argent que vous m'accompagner"... C'est quoi ce dialogue et cette attitude de m**** ?
mais aussi sur quel chemin dangereux elle les mène en voulant retourner à Florence,
pour Léo bien sûr
! Raison puérile s'il en est. Réfléchit-elle encore ? Et là, elle propose de continuer seule... ce dont j'étais sûre que ça arriverait. Heureusement, deux-trois fois Guido la remet à sa place... Il me sauve de mourir d'irritation. On retrouve Dacia et Angelo, mais même les changements positifs ne me réjouissent pas, à cause de la réaction d'Arte, qui là aussi réalise beaucoup de choses à retardement. Pour l'effet dramatique apparemment, elle ne leur écrit pas... ? C'est cheap.