(LU EN VO) Mais donnez-moi de la fantasy comme ça plus souvent s’il vous plaît ? Fantasy asiatique qui plus est, s’inspirant des wuxia. Et on peut dire que l’auteur brille par sa façon de décrire chaque combat. Il y a tant de différentes armes, de façon de combattre, qu’on ne s’essouffle jamais.
L’intrigue, quant à elle, change un peu des codes de fantasy et du concept d’Élu et prophétie, car ici, celle-ci se révèle fausse. Notre élu tombe donc bien haut de son piédestal. Ce piédestal étant un énorme problème d’ailleurs et j’ai a d o r é le début où Taishi comprend que l’éducation de l’élu n’est que poudre aux yeux. Peut-on réellement en vouloir à Jiang ? Il n’est que le fruit de ce qu’on lui a enseigné. Il va devoir désapprendre nombre de choses – et apprendre l’humilité un peu. Donc, j’ai d’abord eu un coup de cœur pour Taishi, une guerrière à qui il manque un bras, redoutée et redoutable, capable de tenir en respect une viperstrike et shadowkill, qui sont à deux contre elle. Pour autant, elle a bien conscience de ne plus être dans la fleur de l’âge, ce qui la rend d’autant plus respectable – et respectée. Sali, ensuite, qui est sur une mission pour retrouver le Khan (même si c’est sa sœur qu’elle recherche d’abord), mais j’aime trop ce qui se dégage d’elle. Bref, elle est géniale, son honneur durant les combats, du moins avec celleux qui le mérite, est plutôt beau, malgré sa mission de tuer l’élu – peut-on le lui reprocher quand la survie de son peuple et empereur immortel est lié à ce dernier ? Enfin, Qisami, elle est tellement dérangée, je l’adore ! Après, on voit qu’il y a plus de nuance à son personnage, mais elle prend son pied à assassiner des gens, you go girl i guess ? Et ce pouvoir de
se déplacer dans les ombres, j’aime trop
. Évidemment, l’évolution de Jian est top, et j’ai beaucoup aimé son passage à l’école et surtout Xinde, pardon, mais niveau personnage intéressant, le gars se pose là. Beaucoup de personnages secondaires sont vraiment bien écrit et j’ai hâte de les retrouver dans le tome suivant !
Voilà qui rend le roman génial, on a les différents points de vue des personnages auquel on s’attache et on comprend les motivations. Et j’ai trouvé que l’auteur maniait très bien sa plume pour chaque personnage ait sa propre voix.
Je m’interroge cependant sur
l’Oracle de Tiandi et l’Éternel Khan, car les deux semblent avoir une façon de « vivre » similaire : l’oracle renait, puis reprend sa forme première, le Khan est d’abord une personne qui a son essence (si j’ai bien compris) et cette personne finie par le devenir entièrement. Les parallèles sont là.
La suite, viiiite !