Blood Over Bright Haven est une bonne lecture, même s'il faut noter les différentes coquilles qui se trouvent dans le livre (absence de typo, formulation étrange, changement de prénom d'un personnage Sciona-Fiona (wtf), pour ne citer que ça) et ça a perturbé ma lecture, tant ça à tendance à me tendre. Au-delà de ça, la plume de M. L. Wang est plaisante, j'entends parler d'elle depuis Sword of Kaigen alors, j'étais curieuse de la découvrir. Forcément, là, c'est la plume traduite, donc à voir pour la lire en anglais un jour ! Pour en revenir au livre, un détail important : ce n'est PAS de la Dark Academia. Les protagonistes sont déjà diplômé.es. On est plutôt dans un milieu assez steampunk, j'ai trouvé ?
Notre protagoniste principale est détestable au début, très imbue d'elle-même, très "je ne suis pas comme les autres femmes" et on la suit dans ses prises de conscience. Pour autant, je trouve que ça donne plutôt un sentiment de "white feminism" et "white tears" (elle pleure beaucoup, punaise, ses glandes lacrymales tournent à plein régime). Elle représente à la fois un parti marginalisé (les femmes tiranaises), mais aussi privilégié contrairement aux femmes Kwenne, qui subissent de plein fouet le racisme de la ville dans laquelle elles sont soit nées, soit réfugiées. Le discours des Tiranais est identiques aux rhétoriques racistes qu'on entend sur les différents canaux, ce qui fait grincer des dents. Et Thomil représente les Kwen, et c'est l'un des personnages les plus intéressants, j'aurais aimé beaucoup plus de POV de son côté. Carra est la goat et j'aurais aimé la voir encore plus.
Maintenant, le livre est prévisible. J'avais deviné les gros axes narratifs dès le premier chapitre, et je trouve ça assez frustrant (même si satisfaisant aussi, paradoxalement) d'avancer dans un livre quand rien ne surprend vraiment. Sauf, un élément de la fin :
la mort de Sciona était une excellente fin pour son personnage, fidèle à elle-même et son égo dans un sens. Et si elle avait survécu, ça aurait été tellement un deus ex machina, ça aurait été déplaisant.
. Maintenant, les thèmes du livres sont importants, racisme, sexisme, génocide, violences, religions et
ce dernier point était aussi très intéressant, notamment sur les manipulations que ça engendre dans une société, car ici, tous les préceptes même de la religion est dûe au vol et l'extermination d'une autre culture et est utilisée comme justification. J'ai d'ailleurs trouvé que ça aurait mérité d'être beaucoup plus approfondis.
Bref, c'est une bonne découverte dans l'ensemble, même si je reste un peu sur ma faim. En effet, pour moi, il manque au moins un épilogue, mais c'est un goût personnel.